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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire, et M. Sol Zanetti, porte-parole de Québec solidaire

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 14 octobre 2026, 13 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Treize heures trente-sept minutes)

Mme Ghazal (Ruba) : Bonjour, tout le monde. Très, très heureuse de vous retrouver ici, dans l'enceinte du Parlement, avec Sol, avec toute l'équipe de Québec solidaire, cette équipe renouvelée de Québec solidaire. Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, on accueille les plus expérimentés, incluant Alexandre Boulerice — il est où? Oh! il est caché, bien caché — mais aussi celles qui nous amènent un vent de fraîcheur, Stéphanie, Roxane et Gisèle.

À cette belle équipe, les Québécoises et les Québécois ont donné le mandat d'être une opposition constructive, que ce soit pour lutter contre l'itinérance, pour régler la crise du logement, pour assurer la sécurité des femmes. Le nouveau gouvernement du Québec pourra compter sur notre collaboration. Mais collaborer ne veut pas dire donner un chèque en blanc. On va s'opposer à toute mesure qui aggrave la crise du logement, qui affaiblit nos services publics, qui rompt avec la tradition d'accueil du Québec, dont j'ai moi-même bénéficié, ou qui nous fait reculer en matière d'environnement.

Sur ces enjeux, les Québécoises et Québécois pourront compter sur l'équipe de Québec solidaire pour défendre leurs intérêts avec toute la détermination que vous nous connaissez. D'ailleurs, vous ne serez pas étonnés, on va le répéter très souvent, comme je l'ai fait, comme Québec solidaire, on l'a fait : la priorité des priorités, c'est le logement. N'importe qui est sérieux dans sa volonté de s'attaquer à la crise humanitaire de l'itinérance doit absolument agir sur le logement s'il ne veut pas voir exploser le nombre de personnes en situation d'itinérance. Il y a urgence d'agir et c'est pour ça que, dès aujourd'hui, nous demandons au gouvernement de prolonger le moratoire sur les évictions. Sinon, c'est des centaines et des centaines de locataires qui vont recevoir, comme cadeau de Noël, en décembre, des avis d'éviction. On va travailler d'arrache-pied pour éviter ça et prolonger le moratoire qui se termine au début de l'année prochaine. On demande aussi au nouveau gouvernement du Québec d'interdire les évictions durant l'hiver. Personne, aucun Québécois, aucune Québécoise ne devrait être jeté à la rue de son logement quand il fait -20 dehors. C'est le gros bon sens.

Les Québécoises et Québécois peuvent aussi compter sur Québec solidaire pour être un rempart contre l'austérité. On va se tenir debout pour protéger nos services publics et demander au gouvernement d'éviter les mesures d'austérité, particulièrement en éducation. On voit ce qui se passe en ce moment, en France, on sait ce qui attend les gouvernements qui désinvestissent dans l'avenir de leur jeunesse. On ne peut pas continuer à laisser nos écoles tomber en morceaux. C'est le cas au Québec. On ne peut pas abandonner nos profs, notre personnel scolaire, on ne peut pas abandonner nos enfants et leur avenir. L'éducation, c'est beaucoup trop important pour décider de faire des économies là-dedans. L'école publique, tout le monde y tient. C'est un des plus grands vecteurs d'égalité, d'inclusion et de richesse de notre société. C'est notre responsabilité d'en prendre soin.

Alors, voilà, on commence dès ce matin avec ce premier caucus, avec une équipe déjà mobilisée, déjà déterminée à travailler pour le bien être des Québécois, pour le bien commun. Puis je sens qu'on va réussir, avec notre équipe, à faire de grandes choses. Les gens peuvent compter sur Québec solidaire pour être leur voix et pour travailler très fort pour améliorer leur vie. Merci beaucoup, Je laisse maintenant la parole à Sol.

M. Zanetti (Sol) : Merci, Ruba. Je vraiment content qu'on se retrouve ici, dans notre premier caucus à la fois expérimenté et renouvelé, avec notre belle équipe qui est... avec qui j'ai vraiment hâte de développer des liens nouveaux. C'est une législature qui est particulière qui commence, une législature dans laquelle on a un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale du Québec. Ça crée des opportunités de travailler ensemble sur des choses qu'on a en commun, et dans ces circonstances-là, nous, à Québec solidaire, on va avoir, dans le fond, plus de pouvoir que jamais pour aller chercher des gains plus que jamais. On va faire de notre balance du pouvoir un levier pour obtenir des résultats et améliorer la vie des gens.

Et en plus de tout ce qu'a nommé Ruba, je retiens aussi qu'elle a obtenu un engagement clair du premier ministre lors des débats pour une réforme du mode de scrutin. Je pense plus que jamais, avec les dernières élections, que le modèle ne fonctionne plus. On le constate. Le Parti québécois a obtenu 46 % des sièges avec 28 % des voix. C'est une injustice démocratique. Mais la santé de la démocratie, à l'heure actuelle, avec ce qu'on voit ailleurs dans le monde, là, c'est plus important que jamais. Avec la multiplicité des voix politiques au Québec, on a le devoir d'assurer à tout le monde que leurs voix comptent. Alors, j'ai une demande pour le premier ministre. Une fois que la personne ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques sera nommée, bien, qu'il la mandate d'organiser une rencontre avec les autres partis représentés à l'Assemblée nationale et le Mouvement Démocratie nouvelle pour travailler ensemble à la... à réformer le mode de scrutin. Paul St-Pierre Plamondon a débuté sa campagne en disant qu'il allait faire ce qu'il disait. Eh bien, là, il l'a dit à Ruba, au débat des chefs, qu'il allait faire une réforme du mode de scrutin, c'est le temps de montrer qu'il a une parole. Ça commencerait bien le mandat. Et c'est quelque chose qui peut être fait, cette rencontre-là, dès la semaine prochaine ou la semaine suivante. Alors, bien, merci, on va laisser place à vos questions.

Mme Ghazal (Ruba) : Merci, Sol.

Le Modérateur : Merci, Sol. Merci, Ruba. On va maintenant prendre vos questions. Vous pouvez vous diriger vers les micros. Isabelle.

Journaliste : Oui. Bonjour. Isabelle Porter, du Devoir.

Mme Ghazal (Ruba) : Bonjour.

Journaliste : À ce sujet-là, votre demande, est-ce qu'elle vise une réforme, une... particulière? On parle d'une proportionnelle en tant que telle ou d'un système mixte?

M. Zanetti (Sol) : Ce qui avait fait l'objet de plein de consultations puis d'une entente entre différents partis politiques en 2018, dont le Parti québécois, c'était un système proportionnel mixte compensatoire à répartition régionale. Donc, c'est... c'est technique, là, mais nous, c'est... c'est vers ça qu'on s'oriente. C'est le consensus qu'il y a eu. Tu sais, je pense que la consultation de la société civile, elle a été faite maintes et maintes fois, dont la dernière fois en 2018, des discussions entre les parties, il y en a eu. Là, la CAQ a débarqué de ce consensus-là. On a vu... J'ai cru comprendre la semaine dernière que le Parti libéral du Québec montrait de l'ouverture. Donc, moi, je pense qu'ils doivent être invités à cette rencontre-là, dont je parle. C'est pour ça que j'ai dit : Tous les partis invités représentés à l'Assemblée nationale.

Et, oui, l'objectif pour que chaque vote compte, donc, c'est qu'il y ait une proportionnalité entre le pourcentage de voix obtenues puis le pourcentage de sièges. Puis je suis certain... On s'est déjà entendus sur un modèle assez précis, alors maintenant, je pense qu'il est le temps de venir réitérer ce consensus-là et puis dire comment est-ce qu'on le met dans un projet de loi.

Journaliste : Sinon, je... je voudrais vous entendre sur le référendum en Alberta. Là-bas, en ce moment, les gens se font questionner non pas seulement sur la pertinence de faire l'indépendance, mais sur un paquet d'autres questions. Est-ce que Québec solidaire serait favorable à ce qu'un éventuel référendum au Québec inclue d'autres questions? Puis, si oui, lesquelles?

M. Zanetti (Sol) : Heille! Ça, c'est... c'est beaucoup de détails pour quelque chose d'hypothétique, qui n'est pas maintenant. Je ne rentrerai pas dans, tu sais, le commentaire trop approfondi de ce que font les Albertains en ce moment, mais je leur souhaite de faire une décision qui représente vraiment ce qu'ils veulent pour leur avenir.

Mme Ghazal (Ruba) : Mais, tu sais, nous, pendant la campagne, même avec Sol, on a proposé de donner plus de pouvoir à la population avec des référendums d'initiative populaire. Donc, ce n'est pas juste le gouvernement qui pose une série de questions. Parce que les gens, ils sont cyniques, là. Ils ont l'impression qu'ils votent une fois aux quatre ans, ceux qui votent, puis après ça, bien, ils n'ont plus droit à la parole. Tu sais, le nombre de pétitions qu'ils nous demandent de prendre à l'Assemblée nationale, puis, après ça, ils ont l'impression que leur voix ne compte plus. Nous, comme parti politique démocrate, on veut évidemment tabler sur cette opportunité historique. Puis Sol va prendre en charge ce dossier-là au nom de Québec solidaire pour nous assurer que le mode de scrutin, qui est totalement malade, qui ne fonctionne pas, avec lequel on a voté en 2026, bien, que ce soit le dernier, puis qu'il y en ait un autre. Mais aussi ce qu'on a mis de l'avant, puis on pourra en discuter avec les autres partis politiques, c'est que quand il y a un enjeu qui est important ou une décision qui a été prise au parlement qui va à l'encontre de beaucoup de citoyens, puis que les citoyens se mobilisent en grand nombre avec un grand nombre de votes, de signatures d'une pétition un peu partout au Québec puis qu'ils la soumettent, bien, que ce soit possible qu'il y ait un référendum pour qu'ils puissent défaire une mauvaise décision ou qu'ils puissent en tous cas avoir leur voix au chapitre entre deux élections. Les gens ont besoin de ça. Ça, ce serait aussi une façon de donner la parole aux Québécois et Québécoises et au peuple.

Journaliste : Juste pour clarifier. Sur le fond, dans votre tête, quand il y aura un référendum, c'est sur une seule question. A priori, vous n'avez pas pensé en ajouter d'autres, là?

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, on n'a pas pensé à cette... à celui-là, là, pour faire le pays. Mais cela dit, ça ne nous empêche pas de dire : On va attendre de faire du Québec un pays pour donner la voix à la population. On peut dès maintenant faire la proposition de Québec solidaire, des référendums d'initiative populaire, pour donner la voix au peuple.

Journaliste : Merci.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Encore sur la réforme de mode de scrutin. Est-ce que... Pour aller plus vite, la CAQ avait quand même avancé un projet de loi qui avait été étudié, est-ce qu'on pourrait partir de ça comme base ou, pour vous, ce n'était pas bon?

M. Zanetti (Sol) : On avait nous aussi déposé un projet de loi après l'abandon de la CAQ. Cela dit, ce projet de loi là, quand même, était le fruit de beaucoup de compromis faits à un parti qui, au fond, ne voulait plus vraiment faire la réforme du mode de scrutin. Donc, je pense qu'on peut. Il y a beaucoup de travail qui a été fait, mais disons que le projet de loi qui a déjà été déposé par la CAQ, puis même le nôtre, je pense qu'on pourrait y amener des modifications qui assurerait une meilleure adéquation entre le pourcentage de sièges, pourcentage de voix. Il faut toujours garder en tête cette affaire-là, puis ce n'est pas quelque chose qui prendrait du temps, il faut juste qu'on s'assoie. Si on s'entend sur l'objectif, là, ça va être très rapide.

Journaliste : Puis, est-ce que, dans votre tête, c'est possible de le faire, disons, pour que les prochaines élections aient un nouveau mode de scrutin?

M. Zanetti (Sol) : Tout à fait.

Journaliste : Puis, en sous-question, vous, dans le fond, vous ne croyez pas que ça demande un référendum, là, comme l'avait suggéré François Legault à l'époque pour changer le mode de scrutin?

M. Zanetti (Sol) : Non, absolument pas. Je pense que c'était une tactique dilatoire de sa part, là. Il voulait chercher des façons de gagner du temps, puis, finalement, il l'a juste tout simplement abandonné. Nous, on pense que ça se fait tout à fait. Je ne me souviens plus exactement des délais que disait... donnait Élections Québec pour dire combien de temps ça prenait à implémenter un tel système, mais, c'est moins d'un an, dans ma mémoire.

Donc, je pense qu'il y a un an entre... au moins un an entre maintenant et les prochaines élections, et ça nous donne le temps de faire ça. Et ça permettrait de faire... de donner à la politique québécoise un visage vraiment nouveau. Alors, moi, j'espère que la personne qui sera nommée responsable des institutions démocratiques la semaine prochaine, qu'elle sera motivée par la réforme du mode de scrutin. C'est un... Ça serait un signal fort à envoyer, que ça se peut.

Journaliste : Bonjour, Jean-François Poudrier, Noovo Info. Pour rester dans le domaine de la réforme électorale, d'abord, je voudrais peut-être vous entendre sur le sort de la CAQ dans cette élection-là, justement, avec 13 % des voix, 500 000, plus de 500 000 votes, ils se retrouvent avec aucun député. Puis, en sous-question par rapport à ça, est-ce que ce ne serait pas un peu trop de gouvernement minoritaire pour la suite des choses? Parce que ce serait plus difficile d'avoir un gouvernement majoritaire par la suite, là.

M. Zanetti (Sol) : Bien d'abord, je pense que la Coalition avenir Québec, là, ils ont récolté ce qu'ils ont semé, là, puis assez brutalement, là. S'ils n'avaient pas abandonné cette réforme, aujourd'hui, ils auraient 15, 16 députés, là, à peu près, mais là ils en ont zéro. Donc, ça montre que quand on est au pouvoir, il faut prendre une décision pas à courte vue pour l'intérêt du parti au moment où il prend la décision, il faut penser aux prochaines générations, à ceux qui vont nous suivre.

Puis il faut penser à tous les partis, puis à tout le monde, puis surtout aux gens qui votent pour les partis puis qui veulent être représentés à la juste mesure. C'est ça, le... c'est ça, l'enjeu. Il y a des gens qui sont très frustrés de dire : Moi, je vote pour un parti, mais il y a vraiment moins de sièges que de votes... pourcentage de votes obtenus, ce n'est pas juste, je ne me sens pas représenté. Alors, ça, c'est vraiment important pour nous.

Journaliste : Et concernant maintenant l'avis juridique par rapport à la présence de la lieutenante-gouverneure lors de l'ouverture de la session, du discours d'ouverture et tout ça, quelle est votre opinion par rapport à cela? Et est-ce que vous craignez que peut-être ça risque de dérailler un peu la... le début de la session, si jamais il y a des contestations, si on se retrouve devant les tribunaux en raison de ça? Est-ce que vous croyez que c'est le moment de s'adresser... de régler cette question-là?

M. Zanetti (Sol) : Bien, on n'a pas consulté cet avis juridique, là, dans les détails et tout ça. Évidemment, nous autres, on n'est pas favorables à la monarchie, hein, on veut la démocratie, puis il n'y a pas, je pense, de mauvais moment de réfléchir aux... à nos institutions puis à comment est-ce qu'elles pourraient être plus démocratiques puis comment est-ce qu'on pourrait dépenser moins d'argent dans des fonctions comme ça puis mettre ça là où c'est vraiment utile. Alors, on est capables. On a montré dans le passé qu'on était capables de faire évoluer nos institutions au Québec, là. Je pense que c'est possible encore.

Journaliste : Et même de le faire tout de suite, quitte à retarder un peu, quelques...

M. Zanetti (Sol) : Oui, bien là, nous autres, on est favorables à l'idée. Après ça, on n'a pas l'avis juridique entre les mains puis tout ça. Je pense que c'est des choses... c'est des discussions qu'il faut avoir aussi avec l'Assemblée nationale du Québec. Puis je suis persuadé qu'il y a une façon de faire les choses dans l'ordre.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Vous avez demandé... Marie-Josée Paquette-Comeau, Radio-Canada. Vous avez demandé au prochain premier ministre, au premier ministre désigné d'allonger le moratoire, en fait, sur les évictions.

Mme Ghazal (Ruba) : Oui.

Journaliste : Qu'est-ce que vous êtes prêts à donner en échange?

Mme Ghazal (Ruba) : Moi, ce n'est pas comme ça que j'aborde les choses. C'est-à-dire que, moi, je suis confiante. On est confiants qu'on est capables d'obtenir des gains. C'est le gros bon sens de dire qu'en ce moment il y a une crise du logement qui continue. Des logements qui sont construits à 2 000 $ et plus partout au Québec, ça ne s'appelle pas «résorber la crise». Ces logements-là sont vides. Donc, la crise continue, et c'était la raison d'être du moratoire. Puis c'est vraiment grâce à Québec solidaire si le gouvernement, à l'époque de la CAQ, a décidé d'avoir un moratoire, c'est parce que nous, on était là, puis on a travaillé très fort pour être la voix des gens qui, sinon, se retrouvaient à la rue.

Donc là, la situation, la crise du logement, elle n'est pas résorbée, elle n'est pas réglée. Donc, c'est tout à fait logique de prolonger le moratoire. Puis c'est une question du gros bon sens. Ça fait qu'on a vraiment deux demandes. Prolonger le moratoire, parce qu'à cause du moratoire, bien, il y a plein de propriétaires, peut-être, qui ont déjà préparé leur avis d'éviction, en se disant : Le moratoire va se terminer au mois de mai prochain. Donc, c'est maintenant, là, c'est en décembre que les gens vont recevoir leurs cadeaux de Noël, d'avis d'éviction, en pleine crise, en pleine crise de l'itinérance, il n'y a pas de logement. Donc, le gros bon sens, c'est de le prolonger, c'est ce qu'on demande.

Ça fait que moi, je suis confiante, comme on était capables de le faire dans le passé, qu'on est capables, juste avec ça, pour le bien-être des Québécois, de prolonger le moratoire puis aussi de ne pas permettre d'évincer des gens en plein hiver, là. Là, on parle de la crise de l'itinérance, Paul St-Pierre Plamondon dit que c'est une priorité des priorités pour lui. Il prend ça lui-même, c'est lui, le superministre de l'itinérance comme premier ministre. Moi, je trouve que c'est une bonne chose. Je suis contente que ce soit lui. Maintenant, ce que ça va prendre, c'est des actions. Celle que je viens de nommer, celle de pas... d'interdire les évictions en plein hiver, puis aussi d'avoir un engagement financier. Et, jusqu'à maintenant, moi, je n'ai pas entendu aucun engagement financier en matière d'itinérance, de l'argent supplémentaire pour... parce que ça ne peut pas être juste les villes et les municipalités qui sont aux prises avec cette crise de l'itinérance.

Les organismes communautaires qui n'en peuvent plus, il va falloir qu'il y ait de l'argent qui sorte. On n'a même pas besoin d'attendre, là, tu sais, de siéger. Il peut, tout de suite, avoir des engagements pour qu'il y ait de l'argent pour régler la crise de l'itinérance puis les deux demandes qu'on vient de faire.

Journaliste : Par rapport à Santé Québec, pendant la campagne électorale, vous aviez dit que ce n'était pas le moment d'aller jouer dans les structures, mais le Parti québécois travaille actuellement un projet de loi pour abolir Santé Québec. Est-ce que vous allez appuyer un projet de loi qui abolit Santé Québec?

Mme Ghazal (Ruba) : Ce qui est important, là, c'est, au Québec, surtout en matière de réformes de structure en santé, d'apprendre des erreurs du passé puis de faire des bilans. Qu'est-ce qui est arrivé avec la CAQ? Qu'est-ce qu'ils ont fait? Ça a été le ministre de la Santé et le premier ministre qui ont décidé de faire une réforme mur à mur, en créant Santé Québec, sans consulter personne, sans s'assurer que si ça va vraiment en amener plus de soins. Donc, il ne faut pas recommencer... Moi, j'invite Paul St-Pierre Plamondon, le nouveau gouvernement, à ne pas refaire la même erreur que la CAQ, puis décider sans consulter les travailleurs, travailleuses, sans voir comment décentraliser le système de santé.

Une chose qui était bonne, c'est que, pendant la campagne électorale, M. St-Pierre Plamondon, d'autres aussi ont dit qu'ils sont d'accord avec la décentralisation. Ça fait que là, pour une question de cohérence, on ne peut pas dire : On est pour la décentralisation, puis, après ça, écrire un projet de loi sans consulter tout le monde, en disant : On va l'abolir. On n'a pas besoin d'une réforme de structure. Ce qu'on a besoin, c'est de décentraliser le système, d'écouter les travailleurs, travailleuses, puis d'amener plus d'efficacité pour donner des soins à la population. Ça fait que je lui demanderais d'apprendre des erreurs du passé puis de ne pas les refaire.

Journaliste : Donc, s'il consulte la population, les travailleurs, syndicats, etc., vous pourriez appuyer un projet de loi qui abolirait Santé Québec.

Mme Ghazal (Ruba) : Bien là, en ce moment, ce qu'on entend, c'est qu'il est en train de travailler là-dessus. Il n'y a pas de consultation, il n'y a rien. C'est lui-même, dans son bureau, avec son comité de transition qu'il est en train de faire ça. Moi, ce que je vois, c'est ce qui a été fait dans le passé.

Journaliste : Donc, ça vous inquiète, en ce moment, que ça se passe dans les bureaux et pas sur le terrain. 

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, c'est parce qu'on perd du temps pendant ce temps-là. Décentralisons, consultons les gens qui ont les deux mains dedans, qui connaissent la population, qui connaissent les patients, qui savent qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas. Puis on ne peut pas avoir une solution mur à mur, peu importe ce qu'il va faire comme réforme de structure dans le bureau du premier ministre. Si c'est déconnecté de ce qui se passe partout puis que ça va être du mur-à-mur, ça ne marche pas. On l'a vu, ça fait plusieurs réformes qu'on a... au Québec. Ce n'est pas ça que les patients ont besoin.

Ça fait que commençons par faire les choses dans l'ordre. Consulter les gens pour vrai, ne pas arriver avec une idée fixe, puis dire : Moi, c'est là que je m'en vais, suivez-moi ou suivez-moi pas. C'est ce que la CAQ a fait. On ne va pas recommencer dans le même... à jouer dans le même film.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Bonjour. Ce matin, vous nous aviez dit que vous seriez intraitable sur l'austérité pour votre collaboration avec un gouvernement minoritaire. Est-ce que ça veut dire que, dès que les augmentations des budgets des services publics seront sous l'inflation, vous voterez contre un budget éventuel, à partir du moment où on n'atteint pas une augmentation équivalente à l'inflation?

Mme Ghazal (Ruba) : Nous allons être intraitables sur l'austérité. Donc, s'il y a une augmentation des dépenses plus basses que les revenus, ça, ça veut dire qu'il va avoir un impact sur les services à la population, notamment dans notre système d'éducation, dans notre système de santé, dans les services sociaux. En ce moment, on ne peut pas encore continuer à faire payer les enfants, les gens qui ont besoin de soins encore plus, ce n'est pas comme si notre système de santé puis notre système d'éducation allaient bien pour faire des coupes puis de l'austérité. Donc, nous, nous allons nous tenir debout, comme on l'a fait dans le passé. On l'a fait, hein, dans le passé, avec le gouvernement de la CAQ. Moi, je m'en rappelle très bien, de Bernard Drainville, quand il était ministre de l'Éducation, en catimini, pendant l'hiver, il a fait des coupures dans le système d'éducation, et on a été au front, à Québec solidaire, partout, là, avec les gens qui étaient indignés par ces coupes, parce que ça avait un impact sur leurs enfants, des parents, du personnel et même des directions. On a été dans la rue avec eux pour dire : Ça n'a pas de bon sens, de faire payer les enfants du Québec. Et, finalement, il y a eu un remaniement ministériel, Sonia LeBel est arrivée puis elle a reculé sur cette coupe-là.

Donc, nous, ça va être comme ça, ça va être comme ça qu'on va être guidés. On va être la voix des gens qui n'en peuvent plus de ne pas avoir de service tout en payant beaucoup d'impôts. Ça ne peut pas continuer. Et on a été clairs, à Québec solidaire, puis c'est le mandat qu'on a, parce qu'on a été très clairs, puis on est élus, ici, pour être la voix des gens qui ont besoin d'avoir un bon système d'éducation, un bon système de santé et non pas des coupes. L'austérité, là, ça va avoir un impact sur la population. On va être leur voix.

Journaliste : Puis sur les... la relation avec le gouvernement, est-ce que vous serez prêts à appuyer le gouvernement dans des projets de loi qui ne sont peut-être pas ceux que vous aviez dans votre plateforme, en échange, si je peux dire, de mesures que vous voulez pour faire avancer vos propositions?

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, tu sais, nous, notre boussole, c'est le bien commun, c'est améliorer la vie des Québécois et Québécoises qui, en ce moment, se privent, souffrent beaucoup, que ce soit de la crise dans nos services publics, que ce soit la crise du coût de la vie, je veux dire, des gens qui travaillent à temps plein et qui vont faire l'épicerie, puis il faut qu'ils regardent, là, quels produits ils vont être capables de mettre dans leur panier d'épicerie. Ça, c'est quotidien, c'est beaucoup de gens, c'est une classe moyenne qui a l'impression de s'appauvrir et ils ont besoin d'être représentés à l'Assemblée nationale, puis ça, c'est Québec solidaire.

Ça fait qu'on va être debout à chaque fois que le gouvernement va aller dans le sens de régler la crise de l'itinérance avec de l'argent puis des sommes investies — pas juste des vœux pieux — à chaque fois qu'il va aller dans le sens des demandes que Québec solidaire fait, par exemple, sur le mode de scrutin ou sur le moratoire sur les évictions, ou ne pas mettre du monde à la rue pendant l'hiver, à chaque fois qu'il va aller dans le sens d'investir dans nos services publics, nous, on va collaborer, on va être là, on va être présents, puis on va même le féliciter s'il va dans le bon sens. Mais s'il va dans le sens contraire de la population, bien, on va être là puis on va se tenir debout.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Oui, bonjour à tous. Patrick Bellerose, Journal de Montréal. Je comprends que Québec solidaire ne proposera pas de député pour devenir président de l'Assemblée. Est-ce que vous pouvez expliquer pourquoi? J'imagine que vous voulez éviter de perdre un vote au Parlement lors de votes serrés?

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, nous, on est dans un parti d'opposition, puis pour nous, ce qu'on veut, c'est avoir des dossiers puis travailler pour les Québécois et Québécoises. Donc, c'est comme ça, moi, ça... on ne nous a jamais offert ça, puis on a... ça ne nous intéresse pas, là. Quand on va être au gouvernement, par exemple, oui, ça va nous intéresser, bien sûr.

Des voix : ...

Journaliste : Sur la question de ma collègue, juste... juste pour bien préciser, donc, je comprends que vous n'entendez pas négocier votre appui si le gouvernement va dans le sens de votre propre intérêt. Donc, il n'est pas question...

Mme Ghazal (Ruba) : Attendez, vous parlez de quoi, maintenant, de la présidence encore?

Journaliste : Non, non…

Mme Ghazal (Ruba) : Ah! OK, OK, je… OK.

Journaliste : Pour revenir dans le sens dela question de ma collègue.

Mme Ghazal (Ruba) : OK, OK. Parfait.

Journaliste : Donc, vous n'entendez pas... vous n'entendez pas négocier votre appui, si le gouvernement va dans le bon sens, dans le fond, si le gouvernement s'en va dans le sens des propositions que vous avez déjà faites dans le passé.

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, ce n'est pas «négocier», ça a l'air comme faire des choses, je... Nous, ce qu'on fait, c'est : on a des propositions pour que les gens arrêtent de perdre leur logement puis se retrouvent à la rue. On a des propositions pour que la classe moyenne qui travaille fort arrête de s'appauvrir. On a des propositions pour que les enfants en difficulté, bien, leurs parents qui n'ont pas assez d'argent, bien, soient... on ne les prive pas d'avoir, par exemple, des services, ou public, d'orthophonistes et une éducation de qualité.

Ça fait que nous, on va être là puis on va travailler pour les Québécois et Québécoises. C'est ça, notre travail, c'est pour ça que les gens nous ont élus, puis on va être à l'Assemblée nationale, puis on va faire ce travail-là. Puis on a obtenu des gains dans le passé, même face à un gouvernement majoritaire. Là, on a un gouvernement minoritaire. Moi, je suis confiante, puis j'arrive en me disant qu'on va être capable de convaincre les autres partis politiques pour réformer le mode de scrutin. Moi, je suis confiante que ça va fonctionner, parce qu'on est bons, on est efficaces puis on travaille toujours avec notre boussole, qui est le bien-être du Québec. Donc, je suis confiante qu'on va réussir à obtenir des gains par le gros bon sens, donner une voix à la population, puis faire en sorte que les gens ne se retrouvent pas à la rue en pleine crise du logement puis de l'itinérance.

Journaliste : Bien, vous avez un pouvoir que... vous avez un pouvoir que vous n'avez jamais eu dans le passé, face à un gouvernement minoritaire. Donc, il n'est pas question pour vous, par exemple, de bloquer un projet de loi en disant : Bien, on n'a pas obtenu ce qu'on voulait pour la réforme du mode de scrutin ou pour l'itinérance, donc on va bloquer tel projet de loi pour obtenir tel autre?

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, c'est... c'est parce que, là, on parle en théorie, là. Nous, on arrive. On arrive puis on va faire notre travail de parlementaires. Après ça, est-ce qu'il y a des discussions, des... Je veux dire, il n'y a rien sur la table, là. Ça fait que, tu sais, je ne veux pas préjuger de ce qu'on va faire, de ce qu'on ne va pas faire. Mais moi, je ne vois pas ça comme une négociation. Moi, ce que je vois ça, c'est comme on va faire notre travail de parlementaires à l'Assemblée nationale puis on va utiliser notre balance du pouvoir pour le bien-être des Québécois et Québécoises. Puis on va y aller en fonction de ce qui est présenté devant nous.

En ce moment, tout ce qu'on a, c'est une volonté du gouvernement du PQ de faire une priorité de l'itinérance. Mais là, moi, ce que je n'entends pas, c'est les sommes sonnantes et trébuchantes. Moi, ce que je veux, c'est de l'argent qui soit investi pour ça. Puis on a des propositions pour prévenir la crise de l'itinérance. Comment est-ce qu'on prévient la crise de l'itinérance? En ne permettant pas à des locataires de se retrouver à la rue en pleine crise du logement puis en ne permettant pas aussi un moratoire... bien, en prolongeant le moratoire. Donc, on a des solutions, travaillons ensemble.

Journaliste : ...une clarification. Vous dites qu'il n'y a pas d'argent qui a été mis de l'avant, mais le PQ a proposé 1 milliard par année, là, pour l'itinérance pendant la campagne.

Mme Ghazal (Ruba) : Oui, c'est... c'est dans la campagne. Mais, en ce moment... en ce moment, même Soraya Martinez Ferrada, la mairesse de Montréal, elle a dit qu'elle a besoin de cet argent-là. En ce moment, c'est quoi qui se passe? Ça va être quoi? Qu'est-ce qui s'en vient concrètement, là, pour l'hiver? L'hiver, c'est demain matin, ça fait que l'hiver n'attend pas après nous, là, puis nos travaux, puis notre... notre calendrier parlementaire. L'hiver arrive. Il y a des gens qui vont être encore plus... Tu sais, moi, je ne veux pas qu'on se retrouve... On est à 12 000 personnes en situation d'itinérance, je ne veux pas qu'on se retrouve avec 13 000, 14 000, 15 000. On a des solutions pour contrer ça, puis il faut qu'il y ait de l'argent qui arrive. Donc, j'invite rapidement le gouvernement à s'asseoir avec les maires et mairesses, M. Bruno Marchand, qui en fait aussi une priorité, et Mme Soraya Martinez Ferrada, un peu partout, avec les organismes communautaires. Tu sais, moi, il n'y a pas longtemps, dans un organisme communautaire, dans mon comté, il a fallu que je me batte puis que je parle avec le ministre de l'Itinérance pour m'assurer qu'ils ne perdent pas leur financement de base. Ça fait que je ne... on ne veut plus se retrouver là-dedans. On veut que tout le monde ait l'argent suffisant pour pas que personne ne se retrouve à la rue puis qu'on soit encore dans une crise humanitaire comme à chaque hiver.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Bien, justement, prolonger un moratoire comme ça sur les évictions... mesure concrète.

Mme Ghazal (Ruba) : Oui, tout à fait.

Journaliste : Si vous n'avez pas gain de cause, est-ce que vous avez un recours? Est-ce que vous avez...

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, moi, les gens l'ont vu, là, tu sais, moi, je suis quelqu'un... Puis, tu sais, notre slogan, c'était C'est possible. On est... Moi j'arrive avec c'est possible de faire entendre raison et le gros bon sens au gouvernement, qui a prolongé le moratoire alors qu'on est en pleine crise de l'itinérance et en pleine crise du logement. C'est le gros bon sens et c'est bon pour la population. Donc, moi, je suis confiante que juste avec ça, avec le... ce qu'on amène, qu'on va réussi à obtenir gain de cause puis qu'on va réussir à convaincre le gouvernement et même les autres partis politiques.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Bonjour à tous. Les dernières années ont quand même été tumultueuses pour Québec solidaire. Je parle à... disons, dans la gestion interne. Là, vous avez un caucus renouvelé en partie. Est-ce qu'il y a des processus qui ont été mis en place pour peut-être éviter que ça se reproduise?

Mme Ghazal (Ruba) : C'est... C'est... Dans toutes les bonnes familles, des fois, il y a des... des petites chicanes qui arrivent, là, même dans des couples, dans... tout le monde. Et, après ça, ça arrive dans toutes les bonnes familles, dans tous les bons partis. Et, après ça, maintenant, aujourd'hui, c'est derrière nous. On est dans une équipe expérimentée et renouvelée. Et moi, je suis confiante, là. Puis je le vois, là, les... Que ce soit la population du Québec ou nos membres, nos militants, tout le monde a beaucoup, beaucoup aimé la campagne positive, constructive, propositionnelle qu'on a menée. Et ça, ça a amené comme un vent de motivation encore plus grande pour continuer à faire avancer les idées du seul parti progressiste à l'Assemblée nationale.

Journaliste : Mais vous n'allez pas imposer une discipline, disons, plus ferme aux députés?

Mme Ghazal (Ruba) : Non. Ils m'écoutent vraiment bien. J'ai juste à les regarder dans les yeux, puis ils m'écoutent. Andrés! Mais vous savez comment on est. Je dis : On nous écoute. Il y a aussi Sol, tu sais. On... Moi, je suis confiante que ça va très bien aller. Puis je le sens. Pourquoi? Parce qu'on travaille pour le bien des Québécois et Québécoises puis on a des solutions pour eux.

Journaliste : Merci.

Le Modérateur : Merci, tout le monde. OK, oui, très rapidement, très rapidement.

Journaliste : Une dernière petite question. C'est la première fois que... que vous vous retrouvez dans... Québec solidaire, dans une situation de gouvernement minoritaire où vous avez une balance du pouvoir. Est-ce que... Comment ça va fonctionner avec vos instances internes? C'est quoi, la latitude de l'aile parlementaire pour... pour donner des appuis qui peuvent être critiques à des projets de loi, un budget, etc.? Est-ce que vous devez avoir... Comment ça fonctionne avec le parti, disons, si je peux...

Mme Ghazal (Ruba) : Oui. Bien... Bien, c'est les mêmes... le même fonctionnement habituel. Il n'y a rien qui change à ce niveau-là, là. Vous lirez nos statuts. On a... Tu sais, on va avoir un conseil national... je regarde mon ancienne présidente, un conseil national, un congrès l'année prochaine, tout ça. Ça fait que ça va être la même façon. On a toujours été un parti foncièrement démocratique où les membres que... Sol et moi, on connaît quasiment tout le monde par cœur, là, ils ont tous notre cellulaire... où il y a cette façon collégiale et démocratique de travailler. Puis, ça, ça va continuer. Nos processus ne changent pas.

Le Modérateur : Merci, tout le monde...

Journaliste : ...

Le Modérateur : Il va falloir qu'on aille travailler après. Je suis désolé.

Journaliste : ...Là-dessus, en fait, c'est juste une petite curiosité par rapport à : Est-ce que... Parce qu'un gouvernement minoritaire ça peut aller très vite aussi, est-ce qu'il y a...

Mme Ghazal (Ruba) : Ça peut être quoi?

Journaliste : Un gouvernement minoritaire ça peut aller très vite, je veux dire, dans le sens où...

Mme Ghazal (Ruba) : Oui, oui, oui.

Journaliste : ...beaucoup plus vite que le rythme normal. Le fait que vous soyez des porte-parole, est-ce qu'il y a une manière d'être peut-être plus réactifs tout en ayant vos militants derrière vous dans la manière de travailler?

Mme Ghazal (Ruba) : Bien, sérieusement, je veux dire, il faudrait... Moi, je suis porte-parole avec Sol, Sol est arrivé plus tard, tu sais, depuis... je ne m'en rappelle plus, là, novembre 2024, puis, je veux dire, s'il y a des gens qui sont réactifs... tu sais, on l'est, là. On a réussi à obtenir des gains, la loi Gabie Renaud, plein de choses. On a réussi à faire avancer beaucoup, beaucoup de choses pour les gens, pour les Québécois et Québécoises, puis les membres sont là, et nos processus sont pareils.

La plateforme que j'ai présentée, qu'on a présentée pendant 40 jours pendant la campagne électorale, ce n'est pas moi qui l'ai écrite dans mon bureau, là, ça a été dans... lors d'un congrès en mai, où c'est... Vous avez assisté, là, au débat ouvert, on est d'accord, on n'est pas d'accord, et tout ça. On est sortis de là unis, avec une plateforme où on disait, par exemple, de taxer les grandes fortunes. Puis, ça, c'est les membres qui l'ont amené de l'avant. Puis ça a été une des propositions dont on m'a parlé le plus. Puis on a fait avancer les choses, là, pendant cette campagne électorale.

Ça fait que les choses ne changent pas, qu'on soit minoritaires, majoritaires. On continue à faire notre travail, avec notre parti, avec les Québécois, avec notre aile parlementaire.

Le Modérateur : Merci, tout le monde.

(Fin à 14 h 09)


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