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Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau

Événement spécial - Transcription

Version finale

Le vendredi 22 novembre 2002, 14 h 13

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Quatorze heures treize minutes)

M. Robert Tremblay: Nous en sommes maintenant à l'ouverture officielle de la séance du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau, alors, la cérémonie pour cette ouverture officielle. Nous allons donc procéder de la façon suivante. Nous allons donc entendre le premier vice-président, la première intervention de M. Brouillet, et une deuxième intervention de Mme Burgers, une troisième de M. Ciaccia, et de M. Baril.

Alors donc, j'inviterais le premier vice-président et le président du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau, M. Raymond Brouillet, à prononcer l'allocution d'ouverture.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Chers jeunes députés du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau, distingués invités, mesdames, messieurs, c'est avec plaisir que j'ai accepté l'invitation de présider les débats de cette séance du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau. Soyez les bienvenus dans ce haut lieu de la démocratie québécoise qu'est l'hôtel du Parlement. L'Assemblée nationale est fière d'accueillir des jeunes en provenance de l'Afrique, de l'Asie, de l'Amérique et de l'Europe dans cet édifice où plus de 2 000 parlementaires depuis 1884 s'expriment et débattent de sujets et d'enjeux qui préoccupent la société québécoise.

L'Assemblée nationale est heureuse de prendre part à cette initiative du Secrétariat international de l'eau. Cette activité, organisée par le Secrétariat international de l'eau, est aussi organisée par le soutien de nombreux partenaires, permet à plus de 70 participants en provenance d'une vingtaine d'États de se pencher sur une proposition de l'eau, une proposition favorisant l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène. Voilà une initiative qu'il convient de souligner. Encore une fois, il est rafraîchissant de constater qu'il y a des jeunes qui assument leurs responsabilités de citoyens et qui sont préoccupés par le sort de leurs semblables.

Ce n'est pas la première fois que l'Assemblée nationale accueille de jeunes parlementaires. Organisé en collaboration avec l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, le Parlement francophone des jeunes a réuni ici, à Québec, en juillet 2001, des députés de 16 ans et 17 ans de toute la Francophonie. De plus, l'Assemblée nationale du Québec, chaque année, met en oeuvre un programme pédagogique complet visant à éveiller les citoyens et les citoyennes québécois et québécoises de tous âges aux réalités politiques, économiques et sociales de notre État démocratique, et ainsi, à les inviter à participer de façon informée, consciente et volontaire à la vie de la cité.

Trois des simulations parlementaires se tenant dans le cadre de la mission éducative de l'Assemblée nationale ont déjà étudié des projets de loi ayant l'eau pour thème. En 1997, le Parlement jeunesse étudiait la Loi sur la gestion de l'eau; l'année suivante, en 1998, le Parlement étudiant portait son attention sur la Loi sur les eaux souterraines; et le Forum étudiant, en 1998 et en 2002, adoptait la Loi sur la gestion des eaux souterraines et la Loi sur la protection de l'eau. C'est donc vous dire que les jeunes d'ici ont un intérêt marqué pour cette ressource naturelle si chère aux Québécois et aux Québécoises.

Jeunes députés du monde et chers jeunes députés, votre présence au Québec démontre l'intérêt que vous portez à la gestion de l'eau. Vous avez choisi de traduire cet intérêt en siégeant dans un parlement. Ce faisant, vous assumez vos responsabilités de citoyens en participant à un débat essentiel pour les sociétés du monde.

Comme vous le savez, la participation est à la base d'une saine démocratie. Démocratie et participation vont de pair. Dans toute société démocratique, il existe une nécessité, celle du citoyen actif. Au XIXe siècle, de nombreux théoriciens tels John Stuart Mill, John Law ou encore Alexis de Tocqueville exprimaient l'idée que l'existence de la démocratie reposait sur des citoyens possédant à la fois un haut degré d'information politique, un profond attachement aux valeurs du pluralisme et une volonté d'engagement. Aujourd'hui, votre présence en ce parlement témoigne de cette volonté d'engagement qui vous anime. Votre désir de participer à un débat public et votre volonté d'améliorer la qualité de vie de vos concitoyens sont réjouissants pour l'humanité.

L'Assemblée nationale du Québec est heureuse de participer à la réalisation de cette journée parlementaire qui vous permettra de débattre sur la proposition de Loi sur l'eau douce. Vous vous joignez ainsi aux nombreuses personnes qui sont préoccupées par la gestion de l'eau et son accès à travers le monde.

Je vous remercie beaucoup.

M. Robert Tremblay: Merci, M. Brouillet. Je vous présenterai maintenant Mme la directrice adjointe du programme Eau Potable et Assainissement de l'UNICEF, Mme Lizette Burgers, à prononcer son allocution.

Mme Lizette Burgers: M. le vice-président de l'Assemblée nationale, M. le ministre délégué à l'Environnement du Québec, Mmes et MM. les consuls, Mmes et MM. les députés, chers collègues et amis. Au nom du Fonds des nations unies pour l'enfance, UNICEF, je tiens à exprimer notre admiration pour les efforts déployés cette semaine au cours du premier Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau.

Depuis plus de 30 ans, l'UNICEF s'est impliqué dans le secteur de l'eau et a opéré dans une centaine de pays. Nous avons concentré nos efforts sur le développement de la petite enfance et la survie des enfants en bas âge, secteur nécessitant l'accès à l'eau salubre et à l'assainissement. Cependant, l'UNICEF reconnaît que la contribution des jeunes ainsi que l'aide qu'ils méritent sont souvent ignorés. Dans le secteur de l'eau, par exemple, les enfants et les jeunes sont le point de mire de tous nos efforts, mais souvent ils sont plutôt bénéficiaires de nos programmes d'intervention plutôt que les partenaires actifs. C'est pourquoi leur rôle dans l'identification et dans la promotion de politiques, de pratiques et d'investissement en matière d'eau et d'environnement est largement méconnu.

Un Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau est donc une étape nécessaire et stimulante dans l'établissement de partenariats avec des jeunes et les enfants. Comme le Secrétariat international de l'eau et les nombreux organismes partenaires représentés aujourd'hui, nous croyons que de tels partenariats sont essentiels pour améliorer la valeur et mieux diriger l'orientation des politiques d'intervention ainsi que pour former une prochaine génération d'utilisateurs d'eau informée et motivée ayant en main les outils nécessaires pour s'impliquer.

Dans le cadre de cette démarche, la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations unies nous sert de référence. La Convention a été signée par les représentants de presque tous les gouvernements du monde et traite du droit de chaque enfant à l'information, à l'éducation, à la participation et aux infrastructures nécessaires en ce qui concerne l'eau pure et l'assainissement de l'environnement.

Nous tenons à exprimer toute notre gratitude à l'Assemblée nationale du Québec pour avoir rendu possible un événement aussi signifiant pour l'histoire du secteur de l'eau. Nous tenons aussi à remercier le Secrétariat international de l'eau pour avoir pu rassembler avec un tel succès les jeunes et les organisations non gouvernementales pour cette assemblée.

Finalement, nous tenons à féliciter vous tous, les jeunes et leurs accompagnateurs, pour leur implication et leur engagement. Aujourd'hui, il incombe à nous tous de continuer dans cette veine et d'assurer que les expériences et les idées des jeunes soient intégrées de manière significative aux discussions qui auront lieu à Kyoto en mars 2003, ainsi qu'aux décisions qui seront prises. Je vous remercie.

M. Robert Tremblay: Merci, Mme Burgers. J'inviterais maintenant le secrétaire-trésorier du conseil d'administration du Secrétariat international de l'eau, M. John Ciaccia, à prononcer son allocution.

M. John Ciaccia: M. le Président, mesdemoiselles et messieurs du Parlement de la Jeunesse pour l'Eau, distingués invités, c'est un grand honneur pour moi, au nom du Secrétariat international de l'eau, de souhaiter la plus cordiale des bienvenues à tous les participants et participantes du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau.Vingt-six pays sont représentés ici aujourd'hui, et j'ai eu le privilège, au cours de ma carrière politique, de visiter un grand nombre d'entre eux. J'en garde le souvenir merveilleux, tant des endroits que j'ai visités que des gens que j'ai rencontrés. Je veux vous souhaiter la bienvenue à l'Assemblée nationale du Québec, dans cet édifice élégant, d'une grande beauté architecturale et, surtout, combien chargé d'histoire. Comme vous le savez sans doute, Québec est le plus vieux parlement en Amérique du Nord, et nombre de débats ont eu lieu dans cette enceinte, tous exercés dans la plus pure tradition démocratique de notre pays.

Vous avez la chance, dans cette Chambre aujourd'hui, de formuler et proposer des mesures qui devraient être prises pour faire face à l'une des questions les plus importantes pour le présent et l'avenir de l'humanité: l'eau. Cette préoccupation pour l'eau n'est pas nouvelle, celle-ci étant la source de la vie depuis que le monde est monde. Je trouve très approprié et rempli de bon sens que vous délibériez sur l'eau à cette époque, maintenant, et adoptiez des mesures, en fait, votiez des lois au sein même du plus vieux Parlement en Amérique du Nord.

Ces positions qui seront développées, discutées puis adoptées, seront par la suite présentées à l'Assemblée mondiale des Sages pour l'eau de Kyoto, qui se réunira en mars 2003. Imaginez la chance que vous avez de pouvoir influencer les décideurs du monde entier et d'apporter une contribution durable à la gestion de la ressource à la base même de toute vie sur terre, si tristement négligée et trop souvent maltraitée.

Nous ne pouvons et ne pourrons jamais surestimer l'importance de l'eau dans la vie quotidienne de tous les peuples. Premièrement, il n'existe aucun substitut à l'eau. Il en existe pour d'autres produits et ressources, que l'on pense au pétrole, au gaz naturel ou toute autre ressource, mais l'eau est irremplaçable.

Il est possible que vous soyez déjà au courant de ces données extrêmement troublantes, mais je crois qu'elles le sont suffisamment pour les rappeler une nouvelle fois. Il faut le dire au monde entier, la situation qui existe aujourd'hui, pour qu'ils puissent prendre conscience des problèmes qu'on fait face, tout le monde entier, au sujet de l'eau.

1,2 milliard de personnes, une personne sur cinq dans le monde, n'ont pas accès à de l'eau potable. Près de 3 milliards vivent sans équipement sanitaire, pas d'égout, de toilette ni même de latrines. 5 millions de personnes par année meurent de maladies d'origine hydrique facilement évitables comme la diarrhée, la dysenterie et le choléra. Vous voyez maintenant l'immense importance de travailler à des projets qui amènent l'eau aux communautés qui en ont tant besoin.

Peter Gleick, President of the Pacific Institute for Studies in Development, Environment, and Security in Oakland, [Interprétation] a dit dans son livre de 1998-1999, il a dit que, pour environ 3 milliards de personnes, l'accès à un service sanitaire qui ressemble à ce qui existait dans la Rome ancienne serait une amélioration significative dans la qualité de vie de ces personnes-là. Alors, Peter Gleick a écrit ça, alors imaginez que 3 milliards de personnes vivent dans une situation qui est inférieure à celle que connaissaient les Romains à l'époque antique et, partout dans le monde, voyez des effets des problèmes de l'absence d'eau ou le problème qui touche les ressources aquatiques, que ce soit à Beijing, où il y a quatre pouces par année d'enfoncement dans la terre, ou même à Mexico, par exemple, c'est près d'un pied par année. Donc, il y a de moins en moins d'eau.

Alors, l'eau est la source de vie et c'est la source aussi de l'alimentation. Par exemple, ça prend environ un millier de tonnes d'eau ne serait-ce que pour produire une tonne de céréales. Si nous n'arrivons pas à bien gérer la ressource, est-ce que le monde, dans un proche avenir, perdra la capacité de pouvoir s'alimenter? Alors, vous voyez ce qui est en jeu ici. [Fin de l'interprétation]

Aucun pays n'est épargné. Il est vrai qu'au Canada, et particulièrement ici au Québec, nous sommes privilégiés de bénéficier de réserves d'eau douce plus que suffisantes, pour le moment. Mais cela ne fait que souligner le problème et rend encore plus impératif l'extrême prudence que nous devons observer dans la gestion de nos propres ressources pour ne pas les gaspiller.

[Interprétation] Nous pouvons nous demander pourquoi nous nous sommes mis dans une telle situation, aussi dangereuse. Et nous ne nous trompons pas, cette situation est extrêmement dangereuse. L'eau est un problème global, mondial qui exige la coopération de tous et toutes pour trouver des solutions. Nous ne pouvons plus éviter le problème. Si nous continuons dans la même veine nous allons directement créer un désastre pour l'humanité entière. Maintenant, c'est une question de vie. [Fin de l'interprétation]

Bien entendu, cette question soulève des problèmes sociaux, économiques et politiques. Du point de vue social, nous ne pouvons plus ignorer la situation critique de ceux qui souffrent et meurent à cause de la rareté des réserves d'eau douce, alors que d'autres bénéficient sans compter de cette ressource. Notre conscience sociale ne le permettra pas. Les communications instantanées rendent maintenant les situations critiques vécues par les uns accessibles à tous les autres, et on ne peut plus les ignorer.

Du point de vue économique, il existe des milliers d'activités qui dépendant de l'eau, de l'agriculture à la fabrication de produits. On parle beaucoup de mondialisation actuellement mais sans eau, il est permis de se demander ce que ça peut bien donner, la mondialisation. On ne peut décemment traiter l'eau comme on traite la vente de sacs à main Gucci ou tout autre produit. L'eau, ce n'est pas un produit de luxe ni même un produit tout court; elle est vitale à chaque être humain et, de ce fait, chacun y a droit.

Enfin, du point de vue politique, les gouvernements doivent fournir la ressource à leur population. L'accès et l'utilisation appropriée des réserves d'eau deviennent une préoccupation politique majeure. Comment un gouvernement réagit-il lorsque son pays connaît une pénurie d'eau, alors que son voisin contrôle les eaux en amont ainsi que l'approvisionnement? Pour l'eau, alors que son flot traverse les affluents et poursuit sa course incessante, les frontières n'existent pas. Elle ne se demande pas dans quel pays elle se trouve et n'a besoin ni de passeport ni de visa.

La nature ne fait pas de politique. Seul l'homme est l'animal politique. Et c'est là où vous pouvez apporter une immense contribution. Nous avons vécu et puis nous continuerons de vivre des divisions, des différences et des conflits entre peuples et nations. Ne serait-ce pas merveilleux si, dans les conflits et les divisions qui existent aujourd'hui et qui prennent racine dans l'histoire, dans la résistance au changement, dans la propension de l'homme à répéter les erreurs du passé et ne pas appliquer les leçons de l'histoire, ne serait-ce pas merveilleux si vous pouviez dégager un élément rassembleur autour duquel tout le monde pourrait s'unir et travailler ensemble, un idéal noble qui transcenderait l'histoire et le temps et qui veillerait au bien-être futur de chacun? Cet élément unificateur pourrait se concentrer sur l'eau, la nécessité de travailler ensemble, de conserver ses réserves, de la gérer correctement, de la rendre disponible à tous pour nourrir la vie et non la détruire.

Voilà le défi qui vous attend, la jeunesse: développer une vision élargie qui utilise de nouveaux moyens qui ne sont pas ancrés dans le passé, rechercher des solutions qui bénéficieront à tout le monde dans l'avenir, fondées sur des besoins légitimes, le partage équitable des ressources et de la vie, sans égard aux créneaux des uns et des autres, au pays ou à la couleur. Vous êtes engagés dans un travail extrêmement important pour l'humanité. N'ayez pas peur d'épouser les idéaux, travaillez autour d'eux, vous pouvez les réaliser. Merci.

M. Robert Tremblay: Merci, M. Ciaccia. J'inviterais maintenant le sous-ministre adjoint à la Direction générale des politiques environnementales, M. Pierre Baril, à prononcer son allocution.

M. Pierre Baril: M. le Président et députés du Parlement Mondial de la Jeunesse sur l'Eau, distingués invités, chers amis de l'eau. Je voudrais d'abord vous féliciter pour l'ampleur du travail que vous avez accompli toute cette semaine, malgré les tentations qui devaient être assez grandes dans un site enchanteur comme à Duchesnay, avec la belle neige qu'il y a eu depuis le début de la semaine. Si vous êtes ici, c'est parce que l'eau vous tient à coeur et que vous avez voulu consacrer une semaine à la préparation d'un projet de loi sur l'eau. Tout comme vous, je trouve ça, cette idée, un projet magnifique, un projet emballant.Le ministère de l'Environnement est vraiment fier de s'associer à un tel événement, à plusieurs titres. D'abord, l'objet des débats – l'eau – lui-même, c'est une ressource qui est au coeur de nos préoccupations. Et je ne peux passer sous silence cette heureuse coïncidence entre les deux événements: l'adoption d'un projet de loi sur l'eau par le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau et, à quelques jour près, le lancement officiel par le Québec de sa première politique de l'eau, ici même, à l'Assemblée nationale. Ensuite, nous sommes également fiers de nous associer à cet événement pour ce qui est du processus démocratique dans lequel ont lieu les débats et, enfin, pour la présence de jeunes venus du monde entier pour nous rappeler que nous sommes responsables, nous adultes, d'un héritage important qu'est la ressource eau, qu'il faut non seulement préserver, mais aussi valoriser pour la transmettre aux générations futures.

Les divers Parlements jeunesse permettent aux jeunes Québécoises et Québécois de se familiariser avec le fonctionnement de nos institutions parlementaires. À l'heure où l'on parle parfois du manque d'intérêt pour la politique et la vie publique, il est important de montrer que les vraies décisions se prennent en dialoguant, dans le respect de chacun. Pas de Parlement, et c'est la loi du plus fort et, dans les cas les plus graves, c'est la force pure qui décide.

Nous avons donc accueilli avec enthousiasme l'idée d'un Parlement qui réunirait des jeunes venus du monde entier, et ce, d'autant plus que ces jeunes, dont vous êtes, avaient l'intention de consacrer à l'eau leur session de travail. Vous êtes venus de tous les continents et de pays où le contexte de l'eau est parfois très différent du nôtre bien sûr. Vous êtes venus débattre de l'avenir de l'eau à l'issue d'une semaine d'intenses travaux et en appliquant à la lettre le processus démocratique de l'Assemblée nationale du Québec. Vous allez proposer votre propre vision, vos espoirs et vos attentes vis-à-vis de l'eau et de sa gestion par la communauté humaine. Par votre présence ici, vous démontrez votre profond attachement à cette héritage qu'est l'eau.

La question de l'eau ne se présente pas de la même façon selon les pays – vous l'avez sûrement constaté par vous-mêmes en discutant entre vous depuis le début de la semaine. Certains pays disposent d'eau douce en abondance, ce qui est, par chance, notre cas ici. On retrouve en effet sur notre territoire 3 % des eaux douces renouvelables de la planète, dont près de la moitié est concentrée sur le bassin hydrographique du fleuve Saint-Laurent, là où on retrouve aussi la quasi-totalité de la population québécoise. Notre territoire est par ailleurs constellé de lacs et de rivières par milliers. Comment s'étonner dans ces conditions que nous ayons l'impression que l'eau ne peut nous manquer et que le Québec soit l'un des États dans le monde où on consomme le plus d'eau per capita, soit 700 l par personne par jour. Mais la sécheresse de ces derniers étés nous a appris que l'eau n'est pas toujours aussi disponible que nous le pensions, et nous devrons, nous aussi, apprendre à l'économiser.

Il y a des chiffres qui sont parlants. L'eau recouvre 71 % de la surface de la terre, mais l'eau douce ne représente que 2,5 % de l'eau présente sur la terre. La plus grande partie de cette eau douce, soit 70 %, se retrouve sous forme de calotte glaciaire et la quasi-totalité du reste se retrouve dans les sols sous forme d'humidité ou à l'intérieur des nappes aquifères profondes. Depuis 100 ans, la consommation d'eau augmente deux fois plus vite que la population: Elle a été multipliée par sept au cours du XXe siècle et le rythme s'est accentué à partir de 1950. La consommation a doublé au cours des seuls derniers 20 ans. La croissance de la population n'explique pas tout cependant. Il faut aussi tenir compte des besoins nouveaux dans la population et de retraits d'eau nécessités par l'intensification de la production agricole et par l'industrialisation.

Or, la répartition de l'eau douce sur la terre est loin de correspondre à la répartition de la population. Il faut souvent aller de plus en plus loin pour trouver de nouvelles sources d'approvisionnement en eau et celles-ci sont de plus en plus dispendieuses à exploiter ou encore de plus en plus source de conflits graves. Comme si cela ne suffisait pas, on dirait que l'homme n'arrive pas à maintenir la qualité de ses sources d'approvisionnement. En effet, les activités humaines s'accompagnent le plus souvent de rejets polluants qui sont loin d'être toujours contrôlés et traités. Dans plusieurs régions du monde, la seule eau accessible est une eau polluée avec les conséquences auxquelles on pense sur la santé. Une telle situation ne peut laisser personne indifférent. N'oublions pas non plus que la nature, les écosystèmes, les espèces végétales et animales, bien sûr tout ce qui fait que la planète est accueillante pour l'humanité ne doit pas être détruit par une consommation irresponsable de l'eau en oubliant le principe maintenant fondamental du développement durable.

Dans son message à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, le 22 mars dernier, le directeur général de l'UNESCO déclarait que: «Sans une meilleure gestion des ressources hydriques et des écosystèmes, deux tiers de l'humanité manqueront parfois cruellement d'eau d'ici à 2025. En 2050, toutes les régions du monde pourraient être affectées.» 2025, 2050, c'est demain, c'est presque aujourd'hui. C'est le monde dans lequel vous vivrez. C'est pour vous que le monde doit s'attaquer dès maintenant au problème, et je trouve très réconfortant de vous voir ici tous à débattre de la question. Les défis sont grands, vous en avez largement débattu cette semaine.

L'une des façons de parvenir à relever ces nombreux défis est d'adopter une approche de gestion intégrée de l'eau. C'est ce que le Québec va encore pousser plus loin en lançant officiellement la Politique nationale de l'eau la semaine prochaine, ici même. En effet, le gouvernement du Québec entend mettre en place la gestion intégrée de l'eau à l'échelle du bassin versant. Le gouvernement souhaite favoriser une plus grande participation des citoyens et des citoyennes à la gestion de l'eau et de ses usages. C'est pourquoi il leur reconnaît un rôle grandissant dans le nouveau mode de gouvernance qu'il veut mettre en place.

Nous reconnaissons que nous sommes en quelque sorte des privilégiés quand on voit les besoins qui se manifestent un peu partout dans le monde. Nous en sommes très conscients. Nous savons que nous sommes dépositaires d'un pourcentage appréciable des réserves d'eau douce renouvelables du monde, et c'est de notre devoir de les protéger. Tout cela sera aussi au coeur des débats l'an prochain pour l'Année internationale de l'eau douce et au troisième Forum mondial de l'eau en mars prochain à Kyoto, au Japon, où certains d'entre vous participeront et où, je peux vous l'affirmer, le Québec sera présent. L'eau, c'est la vie, c'est l'avenir, c'est un legs unique qu'il faut chérir précieusement, c'est un bel héritage qu'il nous faut transmettre aux générations futures, c'est aussi, quelque part, la source de ce qui est la beauté du monde, et vous êtes là pour nous le rappeler. Merci. Bons travaux.

M. Robert Tremblay: Alors, merci beaucoup pour tous ces témoignages importants dans le cadre de votre Parlement Mondial. Maintenant, la parole est aux participants députés du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau.

Je vais suspendre pendant deux minutes – vous demeurez à vos places – pour permettre à nos invités de quitter et également permettre à nos coprésidents de prendre leurs sièges. Alors, suspension de deux minutes.

(Suspension de la séance à 14 h 45)

(Reprise à 14 h 49)

Le Président (M. Raymond Brouillet): Veuillez vous asseoir, s'il vous plaît. Alors, nous allons débuter notre séance par les dépôts des rapports de commissions. Là, je vais inviter le coprésident de commission M. Beaton-Johnson, député du Canada, à prendre la parole. M. le député. M. le député, vous pouvez...

M. James Beaton-Johnson (Canada): Je suis prêt.

Le Président (M. Raymond Brouillet): You have to stand up. Everybody who wants... Ceux qui ont à parler have to stand up. Read your report.

M. James Beaton-Johnson (Canada): M. le Président, j'ai l'honneur de déposer le rapport de la commission anglophone qui a siégé le 18 novembre 2002 afin de procéder à l'élection du coprésident de la commission. Les coprésidents de la commission, James Beaton-Johnson, c'est moi, Michael Pronovost, Elias Fares et Fernandez Valls Guillem.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci. Nous allons déposer le rapport.

Je pense qu'il y a... There is another report. I think so, hein? Vous avez encore un autre...

M. James Beaton-Johnson (Canada): M. le Président, nous avons l'honneur de déposer le rapport de la commission du Parlement de la Jeunesse pour l'Eau qui a siégé le 19 et 21 novembre 2002 afin de procéder à l'examen détaillé de la proposition de loi intitulée Loi sur l'eau. La proposition de loi a été adoptée avec des amendements. Les coprésidents de la commission, James Beaton-Johnson, Elias Fares, Michael Pronovost et Fernandez Valls Guillem.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Ce rapport est également déposé.

Nous en sommes maintenant à l'examen du rapport synthèse des commissions, rapports qui viennent d'être déposés, et j'invite le coprésident de commission M. Beaton-Johnson, député du Canada, à prendre la parole. M. le député.

M. James Beaton-Johnson (Canada): M. le Président, je demande que l'Assemblée du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau prenne en considération le rapport synthèse des commissions.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Afin de procéder à l'examen du rapport synthèse des commissions, j'informe cette Assemblée que j'ai reçu quatre propositions d'amendement. Elles sont toutes recevables. Je vais maintenant donner lecture du premier amendement proposé.

Le premier amendement, présenté par le député Beaton-Johnson, se lit comme suit: L'article 5 de l'avant-proposition de loi sur l'eau est amendé en insérant, à la fin, après le mot «marchandise», les mots suivants: «lorsqu'elle est dans son état naturel, sauf si elle est transportée».

Alors, j'invite maintenant le coprésident de commission M. Beaton-Johnson, député du Canada, à nous expliquer les motifs de son amendement. Je vous rappelle qu'en vertu de l'article 9 des règles de procédure vous disposez d'un temps de parole de deux minutes. Alors, M. le député, je vous cède la parole pour votre intervention.

M. James Beaton-Johnson (Canada): [Interprétation] Il déclare que ça ne doit pas être considéré comme de la marchandise. En ajoutant, qu'elle est dans son état naturel à moins qu'elle ne soit transportée, on dit que les compagnies qui dépendent de la vente de l'eau ne seront pas fermées et les employés ne perdront pas leur emploi. Et aussi, si quelqu'un doit prendre de l'eau, transporter ça dans le pays, il peut encore le vendre comme marchandise parce que la personne paie pour le service, l'eau est transportée. Alors, de cette façon-là, on peut encore la considérer comme de la marchandise dans ces cas-là. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci. Ceci met fin à l'examen du premier amendement. Nous allons procéder à la mise aux voix de cet amendement qui se lit comme suit, je répète: L'article 5 de l'avant-proposition de loi sur l'eau est amendé en insérant, à la fin, après le mot «marchandise» les mots suivants: «lorsqu'elle est dans son état naturel, sauf si elle est transportée».

Alors, en vertu de l'article 10 des règles de procédure, la mise aux voix se fait en ce moment par un vote à main levée.

Alors, j'invite donc les députés qui sont pour l'amendement de lever la main, s'il vous plaît.

Ceux qui sont contre, levez vos mains. Merci.

Et ceux qui s'abstiennent.

Alors, l'amendement est adopté à la majorité.

Je vais donner lecture maintenant du second amendement proposé. L'article 3 de l'avant-proposition de loi sur l'eau est modifié en le remplaçant par ce qui suit:

«Article 3. 1° L'accès facile à l'eau potable et à l'assainissement est un droit humain;

«2° L'eau pure est un droit fondamental de tous les êtres vivants.»

J'invite maintenant le coprésident de commission M. Fares, député du Canada, à nous expliquer les motifs de son amendement. Je vous rappelle, comme je l'ai fait tantôt, que vous avez deux minutes pour votre intervention. M. Fares.

M. Elias Fares (Canada): [Interprétation] On voulait changer ça parce qu'on pense que c'est beaucoup plus clair et fort comme énoncé. Ça montre que les tous les êtres vivants ont un droit inhérent à avoir de l'eau potable. Ça dit aussi que c'est un droit humain, un droit humain pour les équipements d'assainissement et pour l'eau potable. On croit que cela va avoir un meilleur impact si on change le libellé, et ça va être mieux pour la loi au complet. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Ceci met fin à l'examen du deuxième amendement. Nous allons procéder à la mise aux voix de cet amendement que je viens de lire. Il n'est peut-être pas nécessaire de le répéter, je viens à peine de le lire. Et le vote se prendra aussi à main levée.

J'invite donc les invités qui sont pour l'amendement à lever la main, s'il vous plaît. Merci.

Ceux qui sont contre.

Et ceux qui s'abstiennent.

Alors, l'amendement est adopté.

Nous allons maintenant aborder le troisième amendement, dont je vous fais lecture. Le troisième amendement présenté par le député Pronovost se lit comme suit: Le paragraphe 7 de l'article 14 de l'avant-proposition de loi sur l'eau est modifié en insérant, à la fin, après le mot «problème», les mots «de même que pour la création d'une commission de jeunes qui prendraient part aux décisions en émettant leurs opinions».

Alors, j'invite le coprésident de la commission M. Pronovost, député du Québec, à nous expliquer les motifs de son amendement, et vous avez aussi deux minutes pour votre explication. Merci.

M. Michael Pronovost (Québec): Je vous dirais, en premier, que nous avons choisi cet amendement-là parce que nous pensons que les jeunes sont le futur des sociétés. Donc, ils devraient avoir un droit d'opinion, de donner leur avis sur les grandes questions concernant l'eau, puisque plus tard, si les choses sont acceptées, ils devront connaître comment ça s'est passé. Puis, en donnant leur opinion, ça leur donne un avantage pour le futur, parce qu'ils sont le futur. C'est la seule raison, je dirais, qui nous a fait choisir cet amendement-là. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, je vous remercie, M. le député. Ceci met fin à l'examen du troisième amendement. Nous allons procéder à la mise aux voix en levant aussi la main, à main levée.

Alors, ceux qui sont en faveur de cet amendement, veuillez bien lever la main, s'il vous plaît. Merci.

Ceux qui sont contre.

Ceux qui s'abstiennent.

Alors, l'amendement est adopté.

Maintenant, nous abordons le quatrième amendement dont je vous fais lecture. Le quatrième amendement, présenté par le député Fernandez Valls, se lit comme suit: Ajouter, après l'article 11, l'article 11.1. C'est un nouvel article. Voici le texte:

«Les Parlements doivent appuyer la régulation de l'utilisation des pesticides et autres produits toxiques en général afin de prévenir la contamination de l'eau et doivent endosser l'utilisation des alternatives innovatrices écologiquement durables.»

Alors, j'invite le coprésident de la commission M. Fernandez Valls, député d'Espagne, à nous expliquer les motifs de son amendement. M. le député. M. Guillem Fernandez Valls (Espagne): [Interprétation] Nous avons des personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable. C'est un thème très complexe. Il y a beaucoup de causes. L'agriculture moderne produit plus de contamination que tous les autres secteurs, 65 % de l'angoisse dépend de l'agriculture, les pratiques agricoles. Ils doivent utiliser énormément de pesticides qui se retrouvent dans les différentes rivières et sources d'eau. La recherche en cette matière indique que, dans plus de 55 pays, les nitrates qui viennent des engrais ont contaminé énormément les eaux avec des conséquences sur la santé humaine. Pour cette raison, nous proposons cet amendement. Merci, M. le Président. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Ceci met fin à l'examen sur le quatrième amendement. Nous allons le mettre aux voix et j'inviterais les députés en faveur de cet amendement à bien lever la main, s'il vous plaît. Merci. Ceux qui sont contre. Et ceux qui s'abstiennent. Alors, l'amendement est adopté.

Nous en sommes maintenant au débat sur l'adoption finale de la proposition de Loi sur l'eau douce. Tel que convenu, lors de la tenue des commissions, pour débuter le débat, nous allons entendre trois délégués qui participeront à l'Assemblée mondiale des Sages sur l'eau. Par la suite, les députés, par ordre alphabétique des pays, prendront la parole. Pour terminer, nous entendrons trois autres délégués qui participeront à l'Assemblée mondiale des Sages pour l'eau. Au terme de ce débat, nous procéderons à l'adoption finale de la proposition de loi.

Je vais donc maintenant céder la parole à Mme Maja, députée d'Afrique du Sud, en lui rappelant qu'elle dispose d'un temps de parole de deux minutes en vertu de l'article 12 des règlements de procédure. Alors, j'invite Mme la députée.

Mme Kamogelo Maja (Afrique du Sud): (Absence d'interprétation)

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. J'invite maintenant Mme Mc Master, députée de Belgique, à prendre la parole pour un temps de deux minutes. Mme la députée.

Mme Joni Mc Master (Belgique): [Interprétation] Ça me fait plaisir d'être une des délégués qui va aller à Kyoto pour défendre notre texte. Je vais m'assurer que toutes les heures que nous avons passées pour travailler sur ce texte ne seront pas perdues. Ce que nous avons fait ici, au Canada, est excellent, et je voulais que ça continue à Kyoto, parce que, l'équipe sur l'eau, ce n'est pas seulement un thème sur lequel on a travaillé pendant une semaine. Il faut travailler là-dessus toute notre vie. Il y a plusieurs points intéressants dans la proposition de loi, et je suis sûre que certains d'entre eux peuvent être mis en oeuvre. Alors, j'espère et je vais demander au gouvernement, à Kyoto, de respecter nos propositions, parce que nous sommes l'avenir de demain. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Je vous ferai remarquer que souvent, dans nos Assemblées, au terme d'une intervention, quand nous voulons manifester que nous apprécions l'intervention, nous pouvons applaudir. Alors, je vous invite... Alors, vous pourrez le faire pour tous les autres aussi.

J'invite maintenant Mme Barahona Flores, députée d'Équateur, à prendre la parole, en lui rappelant qu'elle dispose aussi d'un temps de deux minutes. Madame, vous avez la parole.

Mme Zayra Barahona Flores (Équateur): [Interprétation] Chers amis députés, M. le Président, ces journées parlementaires, pour tous les jeunes qui ont travaillé à cette question de l'eau, ont été très difficiles. Nous avons mis toutes nos énergies, tout notre coeur et, surtout, tout le désir que nous avons de faire en sorte que cette loi ne reste pas lettre morte, pour que, chacun d'entre nous, nous puissions commencer à mettre cela en pratique, pour diffuser cette nouvelle loi partout dans le monde. Nous voulons que cela ne soit pas simplement un document de plus, mais que cela ait véritablement un impact et que chacun le mette en pratique. Ça, ce n'est que le début d'un grand travail que nous devons faire dans l'avenir. Nous sommes les agents du développement de nos communautés. Et nous sommes disposés à prendre cette responsabilité pour l'amour que nous avons envers nous-mêmes et envers notre planète. Merci beaucoup. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Pour la suite du débat, j'invite les députés par ordre alphabétique des pays à prendre la parole. Et je vous rappelle que vous avez, chacun, chacune, deux minutes maximum pour votre intervention. Alors, je vais commencer tout d'abord par l'Afrique du Sud.

Mme Lilian Sedulawesi (Afrique du Sud): [Interprétation] D'abord, je voudrais vous remercier tous. Et je voudrais remercier d'avoir eu l'occasion de venir ici, au Québec, et de dire jusqu'à quel point l'eau est importante et jusqu'à quel point nous étions passionnés, et mettre plus l'accent sur le fait que nous aimons l'eau et que l'eau est un de nos besoins essentiels. Et nous espérons et nous prions que les ambassadeurs que nous avons choisis hier vont nous représenter l'année prochaine à Kyoto. Merci beaucoup. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Nous passons maintenant à l'Algérie, et vous êtes trois participantes. Alors je crois que la première, c'est Mme Maache. C'est ça? Vous êtes dans l'ordre ici. Alors, Mme la députée.

Mme Jihane Maache (Algérie): Bon. Alors, bonjour à tous. Nous savons tous que l'eau est un besoin vital à tous les êtres vivants et c'est pour cela que notre objectif essentiel est que chaque être vivant ait accès à l'eau équitablement et à une eau saine.

Et c'est pour cela que nous sommes réunis ici, que nous sommes venus de quatre coins du globe pour essayer de faire bouger les choses. Et, durant cette semaine, toutes les délégations, plusieurs pays, ont travaillé ensemble main dans la main sans aucune discrimination pour aboutir à un consensus final. J'espère que cette loi sera respectée dans tous les pays du monde et que tout le monde... pour que tout le monde ait accès à l'eau, une eau saine. Et voilà.

Et je voudrais remercier le Québec pour nous avoir accueillis très, très, très chaleureusement et aussi tous les gens qui vont nous représenter à Kyoto en 2003. Voilà, merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie Mme la députée. Encore de l'Algérie, Mme Sahli, je vous cède la parole.

Mme Yamna Sahli (Algérie): Alors, bonjour à tous. Je vous invite à retourner avec moi il y a environ 3 milliards d'années quand éclatait la première tempête pluvieuse qui durera des siècles et formera les océans. Ceux-ci engendreront à leur tour les premiers acides aminés puis les premières cellules. À cette époque, les océans recouvraient la majeure partie de la terre. L'eau était le maître de la planète. L'homme, quant à lui, n'apparaîtra que deux millénaires plus tard. Les dernières frontières ne se mettront en place qu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Avant, l'eau était une ressource planétaire. Elle est devenue une ressource nationale, voire régionale. Le partage que comptent imposer les frontières n'est pas toujours juste. Le problème, c'est qu'il y a très peu de gens qui dénoncent cette situation frustrante et injuste. Tout le monde ou presque se plaît à dire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Or, nous, aujourd'hui, en tant que jeunes, nous, on dit que tout ne va pas bien.

Les nations et les peuples ont développé une sorte d'égoïsme en s'appropriant les ressources comme l'eau, tant et si bien qu'ils en ont oublié que l'eau est d'abord une ressource naturelle appartenant à la planète, dans laquelle l'homme ne tient qu'une place de locataire éphémère. Il faut donc que les peuples de la terre s'unissent, se rassemblent dans un élan de solidarité, effaçant les frontières et les différences. Et, puisque les dirigeants et les décideurs adultes semblent ne pas vouloir faire le premier pas, nous, aujourd'hui, les jeunes, nous l'avons fait. Ils nous a fallu une semaine de long et laborieux travail, mais nous y sommes arrivés.

Le fruit de notre union est cette loi que j'approuve aujourd'hui. La première loi universelle basée sur le partage et la solidarité, faite par les jeunes de différents pays, de différentes cultures et différentes religions. Nous nous sommes donné la main pour ne former qu'un seul peuple, le peuple de la planète bleue.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Encore de l'Algérie, Mme Baba Khelil. Mme la députée, je vous cède la parole.

Mme Siham Baba Khelil (Algérie): Bonjour, je m'appelle Baba Khelil Siham; je viens d'Algérie. J'ai été élue pour représenter l'Algérie car je suis très sensible aux problèmes d'environnement et surtout aux problématiques de l'eau, car je fais partie d'un pays aride.

J'ai été très contente de participer à cette semaine parlementaire, car ça m'a mise en contact avec plusieurs personnes du monde entier et qu'on a réussi à trouver un terrain d'entente pour résoudre ces problèmes.

J'espère maintenant que cette loi s'appliquera et apportera beaucoup de bien auprès de tout le monde et qu'on n'entendra plus jamais parler des problèmes d'eau. Merci à tous.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Les deux prochains intervenants seront de la Belgique: d'abord, M. le député Wille. M. le député.

M. Brecht Wille (Belgique): M. le Président, députés de tous les pays, j'espère que toute la loi va être acceptée, surtout le point 14.7 qui propose que tous les pays... d'avoir un ombudsman. Pourquoi? Parce que, là où j'habite, on en a déjà un ombudsman et ça fonctionne très bien et il y a beaucoup de gens qui viennent à Gand, qui viennent parler à l'ombudsman. Je pense qu'il est très près des gens. En tout cas, ça fonctionne bien, l'ombudsman.

Et je voudrais remercier l'organisation qui a rendu ceci possible parce que nous avons maintenant beaucoup d'expérience. J'espère que la loi va être adoptée en Belgique. C'est la dernière chose que je dis au nom de toute la délégation de Belgique. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Le prochain intervenant sera M. Mortier. Je vous cède la parole.

M. Pieter Mortier (Belgique): Les choses que je voulais dire, il les a déjà dites, alors je vais seulement vous remercier tous. Parce que moi, de la délégation de Belgique, j'ai partagé mes expériences avec vous et j'espère et je suis sûr que nous allons faire une différence avec la loi et avec l'expérience que nous avons, que nous pouvons transmettre à d'autres gens. Alors, nos problèmes vont être réglés. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Les trois prochaines intervenantes proviennent de la Bulgarie. Et le premier sera M. le député Ilianov Donchev. M. le député.

M. Victor Ilianov Donchev (Bulgarie): [Interprétation] Je suis très heureux d'avoir pu faire partie de cette réunion et je suis très impressionné par cette organisation. J'espère que le problème de l'eau va être réglé. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Le prochain intervenant sera M. le député Guiaourov. M. le député.

M. Anguel Guiaourov (Bulgarie): [Interprétation] Je suis très heureux d'être ici parce que nous avons fait des changements, des bons changements, pour améliorer la loi. Et j'ai confiance que ceci sera adopté dans les pays partout au monde. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): On vous remercie beaucoup. Et la prochaine intervenante sera Mme la députée Uzunova.

Mme Maria-Emanuilova Uzunova (Bulgarie): [Interprétation] Je suis heureuse d'être ici. Je suis heureuse d'avoir rencontré tant de tolérance et d'unité parmi tant de pays et de cultures. Alors, je voulais vous dire une citation qui dit: «Tout problème a dans ses mains un don». Alors, on a besoin des problèmes parce qu'on a besoin des dons qui sont dans ces problèmes-là. Je crois que chacun d'entre vous connaissez des problèmes reliés avec l'eau dans leur pays, alors il sait jusqu'à quel point... un cadeau il va ramener aux gens en réglant ces problèmes-là. Alors, c'est pourquoi nous sommes ici. Nous sommes ici parce que nous voulons créer un monde qui va nous fournir un meilleur avenir pour nous tous, de l'eau potable pour tous les êtres humains et tous les êtres vivants. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Les prochains intervenants sont du Canada et j'invite Mme la députée Trottier à prendre la parole.

Mme Amy Trottier (Canada): [Interprétation] Bonjour, je m'appelle Amy Trottier, je suis du Canada. C'est tout un honneur pour moi d'être ici et de représenter le Canada à ce Parlement de la Jeunesse pour l'Eau. J'ai appris beaucoup au sujet des préoccupations qui existent partout dans le monde. C'était merveilleux de voir autant de représentants de partout qui sont ici pour améliorer le sort de l'être humain. Je crois que c'est une première étape dans la bonne direction. Cela donnera à tous les être humains accès à l'eau et aussi de donner un appui à ceux qui n'ont pas des eaux qui sont saines. Alors, nous avons des opinions collectives qui sont présentées ici, des idées collectives. Lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons déplacer des montagnes. Je vous remercie infiniment. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Brouillet): Merci, Mme la députée. Le prochain sera M. le député Fares.

M. Elias Fares (Canada): Mesdames, messieurs, distingués invités, je serai bref et concis. Nous sommes ici... nous représentons 30 pays différents, mais nous sommes ici pour traiter d'un seul point, l'eau. Ensemble, avec nos idées, nos opinions, nous avons pu franchir une étape. Nous sommes ici comme individus, comme citoyens, représentants d'un message, d'un message qui sera lancé aux représentants de Kyoto. Cette semaine, nous avons travaillé en tant que rivaux, en tant que collègues, en tant qu'amis également. Nous avons délégué, nous avons débattu, nous avons discuté, mais nous n'avons jamais perdu de vue notre objectif. Je suis très fier de vous tous, vous avez tous une place privilégiée au sein de mon coeur. Croyez toujours en ce que vous croyez et n'oubliez pas que vous n'êtes pas seul dans votre combat. Je vous remercie. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Le prochain député du Canada sera M. Beaton-Johnson.

M. James Beaton-Johnson (Canada): [Interprétation] Bon après-midi, distingués invités et autres membres, députés, c'est merveilleux d'être parmi autant de personnes qui viennent de pays différents et aussi dans cet immeuble qui est incroyable et qui nous a accueillis si aimablement. Mais ce travail est vraiment incroyable que nous avons tous accompli ensemble. Nous avons entre les mains la fusion des idées, des opinions au sujet de la préoccupation suivante, l'eau, et ça existe partout au monde. Et grâce à nos efforts concertés, nous avons pu, donc, arriver à un objectif commun en utilisant trois langues différentes. Alors, le message global que les jeunes veulent lancer au reste du monde, c'est de dire que l'eau potable est un droit fondamental de l'ensemble des êtres humains, que l'eau potable devrait être gratuite. L'eau douce devrait être gratuite et accessible à tous. Et l'eau est source de vie.

Ce n'est pas uniquement un document papier que nous voulons remettre. Non. C'est quelque chose que nous voulons donner comme arme à ceux qui seront à Kyoto et nous pensons que ce qui va se passer maintenant, l'utilisation de l'eau, fera toute une différence au monde. Je crois que, grâce à nos propositions, toute personne dans le monde aura droit à l'eau potable pour les années à venir. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci. Le prochain intervenant sera Mme la députée Smith. Mme la députée.

Mme Elissa Smith (Canada): [Interprétation] Je m'appelle Elissa Smith. C'est tout un honneur pour moi d'être ici aujourd'hui. Au cours de la dernière semaine, j'ai eu l'occasion de représenter ma partie du Canada, c'est-à-dire la région des Grands-Lacs, à ce Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau, et donc j'espère pouvoir contribuer à ce qui se passe sur le front de l'eau.

Alors, nous avons passé outre les barrières qui sont dues à la langue, à la culture et tout pour arriver à un projet de loi. Chacun d'entre nous a pu exprimer ses opinions, ses expériences, ses connaissances au sujet de l'eau et ils ont pu aussi apporter ce qu'ils avaient venant de leur propre région du monde. Alors, nous avons appuyé les éléments importants de notre projet de loi. Je pense que nos représentants de Kyoto pourront bien représenter nos préoccupations. Je vous remercie infiniment. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Le prochain intervenant sera M. le député Holland.

M. Kyle Holland (Canada): [Interprétation] Premièrement, j'aimerais remercier les organisateurs de cet événement. Il y a eu beaucoup d'efforts pour faire en sorte que cet événement ait lieu et ce jeune Parlement a fait beaucoup de choses au cours de l'année dernière et on s'est rendu compte quelles étaient les préoccupations au sujet de l'eau partout au monde. C'est merveilleux de permettre aux jeunes de participer à cette préoccupation. Je pense qu'à Kyoto nous pourrons transmettre ce message qui touche l'eau et la façon dont on doit l'utiliser dans le monde et j'espère que partout les jeunes vont pouvoir retourner chez eux avec un message concernant l'eau, un message collectif. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Les deux prochaines intervenantes seront des députées provenant de l'Équateur. J'inviterais tout d'abord Mme la députée Vergara Herdoiza. Alors, Mme la députée.

Mme Analiz Vergara Herdoiza (Équateur): [Interprétation] L'eau, c'est un élément physique liquide qui est formé par deux molécules d'hydrogène et d'oxygène. C'est le sens que nous avons trouvé dans le dictionnaire. Mais le sens réel de ce petit mot va bien au-delà de cela. Ça signifie la vie, la joie, la prospérité, la santé, c'est-à-dire l'humanité. Il semblerait bizarre qu'on soit en train de tuer la base même de notre survie, mais nous devons penser qu'en parlant on ne va pas changer grand-chose. Ce que nous devons faire, c'est agir. C'est notre tâche en tant que citoyens du monde et, en plus, en tant que jeunes, de décider quel va être notre avenir. Nous devons lutter ensemble pour nos objectifs communs. Non seulement aujourd'hui ni demain, mais à chaque jour de notre vie quotidienne, nous devons partager nos connaissances et notre loi avec notre communauté d'origine et lancer des mouvements sur l'importance de l'eau. Seulement avec cela, cette prise de conscience, avec dévouement, nous pourrons faire face à ce grand problème qu'on a maintenant avec l'eau. Autrement, dans l'avenir, nous allons faire face avec des problèmes beaucoup plus graves que ceux d'aujourd'hui, et peut-être que ce sera trop tard pour les résoudre. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine intervenante, également de l'Équateur, Mme Lima Guajan.

Mme Gladis Virginia Lima Guajan (Équateur): [Interprétation] Bon après-midi à tout le monde. Je suis Gladis Lima et puis je représente l'Équateur avec fierté. Je viens d'une collectivité qui vit au nord de l'Équateur. Depuis toute petite, je sais ce que ça veut dire de prendre soin de l'eau. À Cotacachi, qui est près de ma collectivité, on nous donne de l'eau pour notre terre et pour notre vie quotidienne, et nous avons appris à nous organiser pour pouvoir la distribuer de façon sage. Nous travaillons près de la communauté pour que l'eau soit propre et nous pensons que cela est possible à cause de nos efforts. Je suis venue ici au Parlement pour partager de mes expériences et pour aussi m'enrichir avec les expériences des autres pays et d'apporter tous ces exemples à mon pays. Je suis sûre que nos efforts de ces jours-ci vont être une contribution pour résoudre les problèmes de l'eau et pour que ces problèmes soient pris en compte et résolus une fois pour toutes. Merci beaucoup. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Les trois prochains intervenants proviennent de l'Espagne. Je cède la parole tout d'abord à M. le député Fernandez Valls. M. le député.

M. Guillem Fernandez Valls (Espagne): [Interprétation] Merci, M. le Président. Je vais vous parler d'un des sujets que je touche d'habitude, parce que je trouve que c'est très intéressant. Hier, lors de l'élection des représentants, j'ai dit à mes camarades: Je suis content parce que j'ai accompli ma mission. Cette mission, c'est sur la Loi mondiale de l'écologie qui dit: Pensez globalement, mais agissez localement. Est-ce que vous pensez... Y a-t-il une autre façon plus globale de penser qu'un Parlement mondial comme celui-ci... Et, quand nous reviendrons chez nous pour agir localement, on devra mettre en pratique tout ce que nous avons pris ici. Donc, il est évident que nous avons accompli notre mission. Il est vraiment très agréable de travailler avec vous tous et toutes, et je voudrais vous remercier tous pour cette lutte qui continue. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Prochaine intervenante, Mme la députée Santos Mir.

Mme Mercè Santos Mir (Espagne): [Interprétation] Bonjour, avant tout, je voudrais vous dire que je suis très heureuse d'être ici et au sein du parlement du Québec qui a certaines similarités avec mon parlement, celui de Catalogne. Une de notre caractéristique de mon pays, de la Catalogne, c'est le bon sens, même si pas tout le monde l'a. Maintenant, vous répondez que l'eau des rivières et des fleuves n'appartient pas à un seul pays mais sinon à tout le monde. S'il y a quelqu'un qui laisse l'eau couler, d'autres qui ne l'utilisent pas bien, nous devons rappeler à tout le monde que nous voyageons tous dans le même bateau, avec l'objectif unique de vivre. Moi, je me considère pacifiste, et, si c'est nécessaire, si on a besoin d'une grande armée pour éviter l'agression envers l'eau, on le fera. Mais je ne pense pas que cela sera nécessaire, car, pour nous, l'eau est tout. Merci beaucoup. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine intervenante sera Mme la députée Bombardo Ayats. Mme la députée.

Mme Marta Bombardo Ayats (Espagne): [Interprétation] Je m'appelle Marta. Je suis très fière d'être ici avec vous tous et toutes pendant toute cette semaine. Nous avons entendu parler, débattu des problèmes de tous les pays et on a apporté des solutions. En Espagne, on en a aussi, des problèmes. En Espagne, nous avons un plan hydrologique national qui est d'apporter de l'eau en abondance un peu partout. Ça semblerait quelque chose de génial. Mais, en fait, c'est une véritable catastrophe parce que, pour donner tous les moyens à tout le monde, ça détruit l'environnement et ça crée des nécessités là où il n'y en avait pas. Par exemple, il y a eu un problème avec le fleuve qui venait canaliser... d'un fleuve qui vient de France, et puis ce qui vient polluer et qui va contre notre loi qui dit que l'eau, on ne peut pas l'utiliser pour des fins économiques. Nous nous proposons une nouvelle culture de l'eau, c'est-à-dire une meilleure utilisation de l'eau, améliorer sa qualité, l'état écologique, et la gérer de façon plus efficace. [Fin de l'interprétation] Le Président (M. Brouillet): Je vous remercie Mme la députée. Les deux prochains intervenants viennent des États-Unis. Et je cède la parole tout d'abord à Mme la députée Disert... Dysert? Dysert. Mme la députée.

Mme Anna Dysert (États-Unis): [Interprétation] Bon après-midi. C'est un grand honneur pour moi de faire partie de ce Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau, et également je suis très contente d'avoir pu participer activement à ce rôle.

Cet abus de l'eau, cette contamination de l'eau, eh bien, si on combine ça à l'approvisionnement limité de l'eau, eh bien, nous avons certainement une crise devant nous, et le monde doit affronter cette crise. Étant donné le fait que c'est tellement sérieux de nos jours, il faut faire quelque chose pour conserver l'eau.

Vous savez, nous avons 47 pays qui partagent le même bassin hydrographique et la protection et la conservation de l'eau est la seule voie possible, et j'espère que nous pourrons travailler en collaboration pour pouvoir garder l'eau potable. N'oublions pas que l'eau douce, l'eau potable est rare et, d'une certaine façon, insuffisante. Nous devons faire preuve de solidarité. Nous voulons avoir de l'eau propre, de l'eau saine, et cela permettra d'avoir un monde où il n'y a pas de conflit au sujet de l'eau et où tous les besoins sont satisfaits. Je vous remercie infiniment. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Le prochain intervenant sera M. le député Boisvert.

M. Phillip Boisvert (États-Unis): [Interprétation] Bon après-midi à vous tous, merveilleuses personnes de partout. J'aimerais influencer les gouvernements, les médias parce que je voudrais que tout le monde soit au courant de ce qui se passe au sujet de l'eau. Par exemple, sur le plan international, vous savez ce qui s'est produit en Espagne: Il y a eu un pétrolier qui maintenant a coulé et qui entraîne le décès, la mortalité de toute sorte d'espèces. Nous avons au Québec des problèmes avec les porcheries qui polluent les fleuves, les lacs et aussi l'eau potable.

Moi, j'ai un rêve: de vivre dans un monde où les conflits liés à l'eau n'existent plus, un monde dans lequel tous, que ce soient les jeunes ou les personnes âgées, les riches, les pauvres, tout le monde, les gens qui vivent dans les villes, ceux qui vivent dans les régions rurales, les autochtones, les non-autochtones, tous aient accès à l'eau potable, à l'eau dans laquelle ils puissent se baigner, l'eau qui puisse alimenter les forêts, et autres. J'aimerais voir ce rêve se réaliser au courant de ma vie. Je vous remercie. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Les trois prochains intervenants viennent de France. Tout d'abord, M. le député Lemoine.

M. Yann Lemoine (France): Alors, bonjour, M. le Président et mes chers collègues. Je m'appelle Yann et je fais partie de la délégation française. J'ai la profonde conviction que l'eau va devenir une source d'enjeu, même de conflit mondial, dans les années à venir et c'est pour cela que tout le monde doit s'en occuper. Vite.

C'est aussi pour cela que j'ai voulu participer à ce Parlement, et j'espère que l'action des jeunes sera prise en compte. Nous avons beaucoup travaillé et des idées nouvelles sont apparues. J'ai eu la chance de vivre en Afrique pendant deux ans et je voudrais porter un message aux pays les plus riches. Nous avons des ressources, nous avons de l'argent et nous avons donc des responsabilités. La responsabilité de garder nos ressources en eau propre, ce qui n'est pas toujours le cas; secondement, la responsabilité d'aider nos amis les plus pauvres pour l'accès à l'eau, et je regrette que les efforts de solidarité ne soient pas assez importants.

Pour toutes ces raisons, je voterai ce projet de loi qui est, selon moi, essentiel pour la survie de notre planète. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. La prochaine intervenante, Mme la députée Decima.

Mme Émilie Decima (France): Bonjour à tous. Je m'appelle Émilie Decima. Je viens de France. Dans notre pays, nous ne devrions pas avoir de problèmes d'eau, car notre pays est un pays riche en eau et en argent, mais pourtant nous avons des problèmes. Je souhaite dire que, pour moi, élue du Conseil départemental junior de la Dordogne, la politique, c'est s'occuper des gens. Mais je trouve que l'on ne s'en occupe pas assez. À ce niveau-là, si on veut sauver la planète, il faudra beaucoup plus s'occuper du BNB, le bonheur national brut, que du PNB, le produit national brut.

Le projet de loi sur lequel nous avons, je pense, beaucoup travaillé est une première étape, et j'espère que les adultes auront la sagesse de prendre en compte notre avis. Pour nous, l'eau est un droit; c'est aussi un devoir et c'est surtout un moyen de paix et de bonheur. Merci à tous.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Le prochain intervenant, M. le député Bérard.

M. Léon Bérard (France): M. le Président, chers collègues députés du monde entier, bonjour. La présente loi est le fruit d'un long travail collectif, et c'est ensemble aujourd'hui que nous allons la concrétiser.

Ce Parlement des jeunes a été, je pense, un franc succès et il prouve que les jeunes pourraient prendre plus de place dans la réflexion des problèmes mondiaux. Si des problèmes subsistent, c'est certainement car des adultes n'ont pas réussi à les résoudre. Peut-être les jeunes peuvent-ils leur apporter des idées nouvelles, mais les adultes sauront-ils les écouter?

En ce qui concerne notre héritage commun, l'eau, je suis très heureux que des actions telles que ce Parlement soient accomplies, car il est nécessaire d'agir vite et bien. Je peux vous le dire ici, nous, les jeunes, nous sommes pressés de voir les choses changer. Pour nous. les générations futures sont ici et maintenant. C'est nous. L'eau, c'est la vie mais, malheureusement, l'eau, c'est aussi une trop grande source, une trop grande cause de décès, d'où l'importance d'arriver à des accords internationaux. Je voterai donc cette loi et je la défendrai avec ardeur dans mon pays.

Pour conclure, les jeunes ont cette rage de vaincre non pas pour tirer profit de quoi que ce soit, mais pour que nous puissions un jour vivre tous sur une planète propre. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Les trois prochains intervenants viennent d'Israël. Et je cède la parole à M. le député Heffetz. M. le député.

M. Eliran Heffetz (Israël): [Interprétation] Bonjour. Je m'appelle Eliran. J'habite dans une petite ville d'Israël. J'aimerais ça vous dire que l'eau n'appartient pas à un seul individu mais à l'ensemble de la planète, et tout le monde a le droit d'avoir accès à l'eau propre. Partageons tous ce privilège et faisons ensemble quelque chose pour que les générations futures puissent bénéficier de cette source. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Prochain intervenant, Mme la députée Mizrahi.

Mme Adi Mizrahi (Israël): [Interprétation] Bonjour. Je m'appelle Adi Mizrahi, et j'habite en Israël, et je suis très contente de pouvoir partager ce problème au sujet de l'eau.

Je travaille à un projet en Israël dans mon organisme, et on discute de cette eau qui est une source de pollution pour mon pays. Et nous avons une source d'eau, un cours d'eau qui est pollué dans notre pays, et la solution pour enrayer ce problème dépend de la bonne volonté de tous. Il faut arrêter de polluer l'eau. Il faut travailler en collaboration. Autrement dit, lorsque je retournerai dans mon pays, je vais travailler auprès des écoles, je vais aussi lancer un message aux adultes pour qu'ils prennent plus conscience de ce problème de pollution. Je veux aussi travailler avec nos voisins pour, donc, sauvegarder la rivière Jourdain et pour préserver la paix. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Le prochain intervenant, M. le député Bayadsi.

M. Ameed Bayadsi (Israël): [Interprétation] Bonjour. Je m'appelle Ameed Bayadsi. Je travaille aussi avec Les Amis de la terre et je suis ici pour parler de problème de l'eau dans la ville dans laquelle je vis. Et je peux dire que, l'eau, non seulement est-elle rare, mais encore est-elle polluée. Et nous devons tous faire quelque chose pour protéger l'eau. Nous avons aussi d'autres problèmes chez nous. Nous n'avons pas vraiment de bons réseaux. Nous utilisons des sources d'approvisionnement souterraines qui sont polluées, et nous pouvons dire que les cours d'eau sont tous pollués et que cela engendre des problèmes de santé et également de la mortalité. Mais nous avons aussi des cours d'eau qui viennent de Palestine.

J'aimerais que, de plus en plus, les personnes arrivent à conserver l'eau et arrêtent la pollution. Nous devons travailler ensemble pour avoir des cours d'eau qui soient assainis, salubres. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Maintenant, les prochains intervenants viennent du Japon. Tout d'abord, M. le député Watanabe.

M. Kai Watanabe (Japon): [Interprétation] Bonjour, tout le monde. Je suis Kai. Je viens du Japon. J'ai vraiment aimé cet événement. Grâce à cette commission, j'ai vu jusqu'à quel point l'eau était importante. La pollution de l'eau, par exemple, est une question très importante. Alors, qu'est-ce que nous devrions faire maintenant? Je pense que nous devrions communiquer la gravité de cette situation à de nombreuses personnes, et j'espère que les gens vont commencer à conserver l'eau, petit à petit. Finalement, il y a des passages intéressants dans mon dictionnaire. Qu'est-ce qu'un lion? C'est comme un très grand chat. J'ai essayé de changer le mot. Qu'est-ce que l'eau? C'est comme une vie. Merci beaucoup. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Le prochain intervenant du Japon, M. Hirata.

M. Yoshimichi Hirata (Japon): [Interprétation] Je suis Yoshimichi Hirata. Je viens de Tokyo au Japon. Nous avons besoin de l'eau pour vivre. Les animaux ont besoin de l'eau aussi. Si l'eau manque, c'est un problème très grave, parce que nous ne pouvons pas vivre sans cette eau. Nous devrions nous assurer de ne pas détruire l'eau et ensuite l'eau va nous soutenir, si on ne la détruit pas. L'eau est très importante et c'est un droit fondamental des êtres humains. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Les trois prochains intervenants viennent de la Jordanie. Tout d'abord, je cède la parole à M. le député Mouawiah Yousef Al Ghzawai.

M. Mohammed Mouawiah Yousef Al Ghzawai (Jordanie): [Interprétation] Je suis Mohammed et je viens de la Jordanie. Tout le monde sait que le problème auquel nous faisons face n'est pas seulement pour mon pays, mais la plupart des pays sont frappés par ce problème-là. En Jordanie, nous dépendons des ressources de l'eau, entre autres, le Jourdain, qui s'assèche et devient pollué. Nous utilisons l'eau surtout pour l'irrigation et l'utilisation domestique. L'agriculture est le plus grand consommateur d'eau. Nous utilisons beaucoup d'eau. Afin de régler le problème, nous devons arrêter de polluer l'eau, utiliser moins d'eau pour l'irrigation en utilisant des méthodes différentes qui économisent l'eau. Nous travaillons avec les gens du reste du Moyen-Orient pour essayer de diminuer l'utilisation de notre eau. De plus, nous encourageons les gens en Jordanie, l'Israël et en Palestine d'avoir une entente commune pour sauvegarder et protéger notre eau. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Le prochain intervenant, M. le député Saleh AbuZeihah.

M. Mohammad Saleh AbuZeihah (Jordanie): [Interprétation] Je suis Mohammad. Je viens de la Jordanie. La Jordanie est connue comme étant un pays semi-aride. Il n'y a pas assez de ressources en eau. La source principale est la pluie. Lorsqu'il n'y a pas de pluie, il n'y a pas d'eau. L'eau du Jourdain a été captée avant, c'était la ressource principale, et maintenant elle est polluée, cette eau. On se rend compte maintenant que les problèmes de l'eau sont graves et qu'il y a des graves pénuries d'eau. En Jordanie, nous avons implanté certaines mesures, comme, par exemple, un projet pour diminuer l'eau. Aussi Les Amis de la terre ont travaillé dans mon village pour mettre l'accent sur l'importance des bonnes relations et les bonnes communications entre les différents intervenants, les communautés qui partagent les mêmes ressources en eau. Nous espérons qu'un jour nous verrons que nos ressources en eau seront protégées et gérées de façon durable par les trois pays: la Jordanie, la Palestine et Israël. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Avant de poursuivre, j'inviterais tous ceux qui interviennent de fermer votre appareil, l'appareil de traduction que vous avez, parce que ça fait de l'interférence et le bruit qu'on entend.

Alors, maintenant, la prochaine intervenante, Mme la députée Nawwaf El Awwad. Mme la députée.

Mme Heba Nawwaf El Awwad (Jordanie): [Interprétation] Bonjour. Je suis Heba. Je viens de la Jordanie. Je travaille avec Les Amis de la terre Moyen-Orient en tant que bénévole. Mon village est une des communautés où nous travaillons pour conscientiser les gens à l'eau pour qu'ils utilisent l'eau sagement. Nous travaillons dur pour avoir des bonnes relations entre notre peuple et nos voisins, parce que nous croyons que de la bonne eau, ça cause des bons voisins. Nous pouvons avoir des bons voisins. Dans mon village, nous n'avons pas assez d'eau pour l'irrigation ou pour les usages domestiques. Il faut qu'on ait une bonne gestion de l'eau pour conserver l'eau non seulement pour nous, mais aussi pour la prochaine génération. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine intervenante, du Kenya, Mme Wambui Mwariri. Mme la députée.

Mme Christine Ann Wambui Mwariri (Kenya): [Interprétation] Bonjour tout le monde. Christine, du Kenya. Je suis très heureuse d'être ici pour aider à donner de l'eau à tout le monde, parce que c'est une question très importante. Sans eau, nous allons tous mourir. Alors, j'espère que les solutions que nous avons trouvées aujourd'hui vont être utilisées pour régler les problèmes partout dans le monde, surtout en Afrique, parce que nous, vraiment, avons des problèmes très graves de pollution d'eau et d'assainissement. Et parfois on n'a même pas d'eau. Alors, il faut qu'on marche pendant plusieurs kilomètres pour aller chercher de l'eau, qui n'est pas très propre, de toute façon. Alors, j'espère que les problèmes des jeunes, qui vont être les chefs de demain, vont être réglés par ces générations actuelles.

Au nom de mon pays, je voudrais remercier les organisateurs pour nous avoir donné l'occasion d'être ici pour régler le problème de l'eau et remercier aussi tous les gens pour leur coopération. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Maintenant, de Madagascar, Mme la députée Rakotomalala.

Mme Lovasoa Marie-Ange Rakotomalala (Madagascar): Merci, M. le Président. Je m'appelle Rakotomalala Lovasoa Marie-Ange. Je viens de Madagascar. Je suis très heureuse de prendre la parole devant cette honorable assistance. Je suis d'autant plus heureuse que nous sommes réunis pour une même cause, celle de protéger l'eau. En effet, nous considérons que cet élément vital pour tout être vivant subit de plus en plus un gaspillage de la part de l'homme, et il est temps pour nous d'être conscients de cette situation. C'est pourquoi la réunion du Parlement Mondial de la Jeunesse a été organisée ici, au Québec, du 18 jusqu'à maintenant. J'espère que la proposition de loi que nous allons vous faire tout à l'heure sera adoptée à l'unanimité et qu'elle sera mise en avant pour tous les pays de la planète bleue. En tout cas, pour Madagascar, je vais me battre pour qu'elle soit appliquée. Sur ce, mesdames, messieurs, je vous remercie de votre aimable attention.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, je vous remercie, Mme la députée. Je vais maintenant céder la parole à Mme la députée Ramaharobandro. Mme la députée.

Mme Ny Haingo Ramaharobandro (Madagascar): Merci, M. le Président. Alors, bonjour tout le monde. Avant tout, j'aimerais adresser mes salutations dans ma langue nationale aux Malgaches qui sont présents dans la salle – s'exprime dans sa langue – et j'aimerais d'abord parler de la situation des jeunes dans mon pays.

Ils ont toujours été confrontés aux problèmes liés à l'eau. En effet, à cause du manque d'eau, nous sommes obligés d'aller puiser notre eau à des kilomètres d'ici, de notre maison. À cause du manque d'eau aussi, nous vivons dans des quartiers insalubres avec de très mauvaises conditions hygiéniques. Et, à cause du manque d'eau, nos petits frères et soeurs sont souvent exposés à des maladies, tels la diarrhée, le choléra et le tétanos, et ils meurent avant même d'atteindre leur cinquième année.

Tout ceci pour vous dire que, nous, les jeunes, nous sommes conscients de la situation et de la gravité de notre situation et c'est pour cela que nous sommes plus que jamais décidés à surmonter les défis et à prendre notre avenir en main. Et nous l'avons d'ailleurs prouvé en étudiant et en améliorant la proposition de loi sur l'eau. Et, jour et nuit, nous avons travaillé là-dessus et nous espérons qu'elle sera adoptée et qu'elle pourra aboutir à des réalisations concrètes et positives. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Les prochains intervenants viennent de Malte. Tout d'abord, M. le député Agius.

M. Daniel Agius (Malte): [Interprétation] Bon après-midi, M. le Président. Bonjour, mes amis. Je suis Daniel et je viens du plus petit pays qui participe dans ce Parlement de la Jeunesse sur l'Eau. Je suis très heureux d'être ici et je suis très fier d'avoir travaillé avec tant de personnes aussi expertes.

L'eau, à Malte, est très précieuse. Puisque nous n'avons pas de rivières ou de lacs, nous devons être très sages avec l'utilisation de l'eau et nous préserver toute la pluie qui tombe sur nos îles. Je crois au droit à la vie. Nous sommes tous d'accord que l'eau signifie la vie, et donc j'ai confiance que l'eau ne va pas seulement être approuvée en tant que droit pour l'homme mais qu'elle va aussi être fournie à tous les gens qui en ont besoin. Finalement, je voudrais féliciter les six personnes qui vont aller à Kyoto, au Japon, l'année prochaine. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie M. le député. Avant de poursuivre, ça fait déjà plusieurs heures que nous sommes assis, je vous indique que nous allons entendre encore huit députés et nous prendrons une pause d'une dizaine de minutes pour pouvoir nous dégourdir et puis nous détendre un peu.

Alors, le prochain intervenant sera Mme la députée Abdilla. Mme la députée.

Mme Dorianne Abdilla (Malte): [Interprétation] Bonjour, M. le Président. Je suis de Malte et, d'abord, je voudrais vous remercier tous pour m'avoir donné ce privilège de parler à un Parlement du Québec concernant la question de l'eau. Ce que je voudrais dire, c'est que chaque personne sur terre a le droit d'avoir de l'eau propre et potable. Toutefois, nous avons aussi le devoir de protéger l'eau. Ça devrait être conservé autant que possible, et ceci peut être fait de plusieurs façons différentes. Une d'entre elles c'est d'établir des processus de recyclage comme, par exemple, que l'eau de deuxième classe provenant des eaux traitées soit utilisée pour l'irrigation en agriculture. En fait, à Malte, ce projet est déjà implanté mais je crois que nous devons travailler fort pour promouvoir ceci encore plus. Nous devrions nous assurer que de plus en plus de gens soient conscientisés que la disponibilité de l'eau est un problème, parce que c'est seulement lorsque les gens vont être conscientisés du problème qu'ils vont commencer à faire quelque chose pour prendre soin de notre eau si précieuse. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine, Mme la députée Pace Spadaro.

Mme Elaine Pace Spadaro (Malte): [Interprétation] Bon après-midi, M. le Président, délégués et distingués invités. Je suis Elaine Pace Spadaro de Malte. Sur notre île, l'eau potable est très rare, il y a peu de pluie et pas de lacs ou de rivières. Donc, on prend une partie de notre eau de la mer. Donc, nous devons protéger le peu d'eau potable naturelle que nous avons naturellement. De plus, il faut que l'eau de la mer reste potable parce que nous en avons besoin pour obtenir de l'eau potable.

Je vous remercie de m'avoir laissé l'occasion pour m'exprimer moi-même concernant cette question de l'eau qui est importante pour l'humanité tout entière. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Les prochains intervenants sont du Mexique, et je cède la parole à M. le député Perez Ortiz.

M. Santiago Ignacio Perez Ortiz (Mexique): [Interprétation] Je m'appelle Santiago Perez Ortiz. Je viens du Mexique. Je suis passionné du sujet de l'eau parce que 94 % de l'eau dans le monde se trouve dans les océans et seulement 5 % se trouve... et seulement 1 % est disponible pour la consommation humaine. C'est un thème extrêmement préoccupant pour nous. Au rythme où nous allons, dans les années qui viennent, si nous perdons le petit pourcentage auquel je viens de faire allusion, nous allons nous trouver devant de grandes difficultés.

Nous faisons la promotion de l'agriculture organique et biologique et proposons l'utilisation de produits non chimiques. Également, dans notre région, nous essayons d'utiliser des systèmes sanitaires secs, qui n'utilisent pas l'eau, et les résidus sont utilisés comme fertilisants. Merci beaucoup. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Prochaine intervenante, Mme la députée Perez Ortiz du Mexique.

Mme Dulce América Perez Ortiz (Mexique): [Interprétation] J'aimerais vous saluer tous, M. le Président, mesdames, messieurs les députés, les personnes qui nous accompagnent.

D'abord, j'aimerais dire que je suis très fière d'être ici, au Canada. C'est très important, je crois, de parler de cette question de l'eau. Je me sens donc très fière. C'est une semaine de travail qui peut-être a été très difficile mais, à la fois, ça a été très important et très intéressant pour moi.

Et tout ce que nous avons appris, je pense, pourrait servir d'exemple pour les prochaines générations. L'eau est un sujet très important pour notre planète terre car, comme tous nous le savons, l'eau fait partie de nos vies, parce que la grande partie de notre corps est formé d'eau et, sans l'eau, aucun être humain ne pourrait survivre. L'eau est une nécessité fondamentale et tous les êtres humains en ont besoin. C'est pourquoi on doit éviter de la contaminer, car tous, nous y avons droit et tous également, nous avons la responsabilité de la protéger.

Un des principaux problèmes de mon pays, le Mexique, c'est la pollution des rivières et des fleuves. Les personnes ont la mauvaise habitude parfois de lancer des déchets dans les rivières et les fleuves qui débouchent ensuite sur les mers, et le plus grand problème, c'est l'utilisation de produits chimiques qui causent tant de mal à l'environnement et aux eaux profondes et aux nappes phréatiques, pas seulement dans notre pays mais dans le monde en entier. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Je vais maintenant céder la parole aux prochaines intervenantes de l'Ouzbékistan. Tout d'abord, Mme la députée Abdurahimova. Mme la députée.

Mme Zulayho Abdurahimova (Ouzbékistan): [Interprétation] Bonjour. Je viens de l'Ouzbékistan, c'est dans l'Asie centrale. Le but de ma visite ici était de contribuer à l'approbation de la loi et je la représenterai aussi à Kyoto en 2003. Je suis très heureuse d'être ici. Ça a été une bonne expérience pour nous tous de partager sur les problèmes de l'eau dans nos pays. Nous avons été un petit peu en retard la première journée mais, la deuxième journée, nous avons essayé de nous impliquer dans la rédaction de cette loi. Alors, ça n'a pas été facile de simplement rédiger la loi et de faire des amendements parce qu'il y avait plusieurs groupes et ils ont travaillé très fort. Alors, j'espère qu'ils vont adopter ce projet de loi et nous allons essayer de mettre en oeuvre cette loi dans notre propre pays.

Au nom de mon Conseil de la jeunesse en Ouzbékistan et de mon école, je souhaite aux organisateurs et aux gens qui ont préparé cet événement... je suis très reconnaissante et je les remercie. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie beaucoup, Mme la députée. Maintenant, la prochaine intervenante, Mme la députée Gafurova.

Mme Oyzodahon Gafurova (Ouzbékistan): [Interprétation] Bonjour à vous tous, je suis Gafurova, je viens d'Ouzbékistan et c'est en Asie centrale. Le but de ma visite aussi était de contribuer à approuver la loi sur laquelle nous avons travaillé ici pendant quatre jours. Lorsque je vais revenir en Ouzbékistan, je voudrais aussi présenter cette loi à nos jeunes citoyens et je voudrais dire que je suis très heureuse. Je peux dire que ça a été très bien et je ne peux pas exprimer jusqu'à quel point je suis heureuse. Et la visite au Canada aussi m'a laissé une très bonne impression. J'ai bien apprécié tout le travail et les groupes ont vraiment travaillé très fort pour faire un bon travail et cela m'a impressionnée aussi le travail de tous les groupes de ce Parlement.

Et je voudrais exprimer mon souhait aux délégués qui vont aller présenter cette loi et on devrait protéger les ressources de l'eau parce que c'est un héritage que nous tenons de nos ancêtres. Et, je souhaite que nous protégions ces ressources pour la prochaine génération et je veux aussi mettre l'accent sur le fait que l'eau est une source de la vie. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. La prochaine intervenante, Mme la députée Juraeva.

Mme Dilafruz Juraeva (Ouzbékistan): [Interprétation] Le but de notre visite ici, était de montrer le problème de l'eau potable et de régler le problème de l'eau potable. Nous voudrions que cette loi qui va être approuvée qu'elle soit envoyée à Kyoto et je voudrais que tout le monde connaisse ce projet de loi sur l'eau. Nous sommes ici, au Canada, pour quatre jours et tous les gens, ici, ont travaillé très fort et je pense que nous avons fait un bon travail.

Je veux que ce projet de loi soit approuvé et implanté dans l'avenir, et nous souhaitons que cette loi soit approuvée. Il n'y a pas de vie sans l'eau, selon moi. Et je voudrais remercier les organisateurs qui ont organisé cet événement pour régler les problèmes de l'eau et je suis très reconnaissante envers ces organisateurs. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Nous allons entendre encore deux prochains, les deux représentants du Pakistan, et nous ferons une pause après pour quelques minutes. Alors, j'invite M. le député Tayab du Pakistan.

M. Mehmood Tayab (Pakistan): (S'exprime dans une langue étrangère; absence d'interprétation)

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. La prochaine intervenante, Mme la députée Azam.

M. Bilal Azam (Pakistan): [Interprétation] Honorables membres du Parlement de la jeunesse, membres de cette Assemblée, c'est un très grand honneur pour moi d'être ici aujourd'hui, provenant du Pakistan, pour participer à cette Assemblée du Parlement mondial de la jeunesse pour l'eau.

L'eau est devenue un problème important pour le monde et plusieurs communautés, et j'ai très peur de ce qui va arriver si nous ne faisons rien pour régler le problème de l'eau. À chaque seconde, un enfant meurt dans le monde à cause de l'eau polluée. Trois millions de gens vont être sans eau potable d'ici 25 ans. C'est une menace pour notre avenir. Mais ce Parlement est un espoir pour nous, et j'espère que nous allons faire quelque chose d'utile pour l'avenir grâce à ce Parlement mondial de la jeunesse pour l'eau. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, je vous remercie. Maintenant, nous allons suspendre les travaux pour 15 minutes, et vous reviendrez, nous terminerons après ça. Donc, nous suspendons. Disons qu'à 4 h 30, dans 15 minutes, il faudrait que vous soyez revenus, et nous allons poursuivre les interventions. Nous suspendons.

(Suspension de la séance à 16 h 14)

(Reprise à 16 h 38)

Le Président (M. Brouillet): Alors, Mmes et MM. les députés, vous pouvez vous asseoir, et nous allons poursuivre nos travaux.

Alors, les prochains intervenants viennent de la Palestine. Et je céderais la parole à M. le député Labadi. M. le député.

M. Adi Labadi (Palestine): [Interprétation] Merci, M. le Président. J'aimerais d'abord dire que je suis très content d'être ici au Canada, surtout dans la province de Québec, pour parler du problème de l'eau dans le monde parce que c'est un problème très important. J'aimerais remercier tous les organisateurs qui nous ont permis d'être ici dans cette partie de l'Amérique, et j'espère que nous allons trouver certaines solutions pour résoudre ce problème. J'aimerais, pour terminer, vous dire que de travailler ensemble, avec nos voisins, ce problème de l'eau donc va permettre d'arriver à une certaine paix pour la Palestine. Je vous remercie infiniment. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Je vais céder la parole maintenant à M. le député Abu Rabia.

M. Mohammad Abu Rabia (Palestine): [Interprétation] Bonjour tout le monde. J'aimerais dire qu'au nom de la délégation de la Palestine j'aimerais remercier les organisateurs qui nous ont réunis ici aujourd'hui. Je m'appelle Mohammad. Je viens de la Palestine, d'une petite ville qui se trouve au centre de la Palestine, et j'ai travaillé donc dans les questions liées à la terre dans mon pays. Et je peux dire que, dans la plupart des foyers, on a très peu d'accès à l'eau. Nous avons un système d'égout qui fait en sorte que nous avons besoin d'avoir de l'eau pure et nous avons besoin aussi d'avoir des eaux souterraines. Alors, je vous remercie infiniment. Nous avons besoin donc d'eau. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, je vous remercie, M. le député. Les prochains intervenants sont du Québec, et j'invite M. le député Ouellet.

M. Nicolas Ouellet (Québec): Bonjour. Premièrement, je voudrais vous dire que je suis très fier du travail que, nous tous, on a accompli durant la semaine. Je pense que la loi qu'on a ici représente bien notre idéologie. J'espère qu'elle va aider les dirigeants de ce monde à améliorer les choses dans leur pays respectif. Je suis aussi très content qu'on nous ait laissés se pencher sur les problèmes mondiaux afin qu'on puisse prouver que, nous aussi, les jeunes, on peut avoir de bonnes idées. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Mme la députée Guay.

Mme Marie-Michelle Guay (Québec): Bonjour tout le monde. Je crois que tous les efforts que nous avons fournis cette semaine ont porté fruit. On a maintenant un projet de loi qui, s'il est accepté, va améliorer la qualité de vie d'un bon nombre de personnes dans le monde. J'aimerais féliciter la Commission française avec laquelle j'ai travaillé et notre coprésident pour l'excellent travail qu'ils ont fait. J'aimerais aussi remercier les personnes qui m'ont donné la possibilité de participer à ce Parlement avec vous, car cette semaine extraordinaire m'a permis de m'ouvrir les yeux sur le monde et de connaître de nouveaux visages. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Maintenant, Mme la députée Tardif.

Mme Eléna Tardif (Québec): Bonjour à tous. Je m'appelle Eléna. Je suis parfaitement en accord avec les modifications que nous avons apportées à la loi. Selon moi, l'eau potable est importante et tout le monde devrait y avoir accès. J'espère que le fruit de notre travail, c'est-à-dire le projet de loi, sera accepté et mis en application afin que le gaspillage, la pollution et tous les autres problèmes soient, en grande majorité, réglés.

Je voudrais dire bravo aux gens de toutes les commissions pour l'excellent travail que nous avons fait afin que nos cours d'eau soient protégés, de même qu'un gros merci au président et aux coprésidents de la Commission française, ainsi qu'à tous les intervenants qui nous ont aidés durant cette extraordinaire semaine. Pour terminer, je crois que, si tout le monde y met du sien, on va réussir à créer un monde merveilleux. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. La prochaine intervenante, Mme la députée de Montigny.

Mme Sarah de Montigny (Québec): Bonjour tout le monde. Je m'appelle Sarah de Montigny. Je veux dire à tous que je suis extrêmement contente du travail que nous avons accompli ensemble. Cette loi qui porte la vraie couleur des jeunes aura, j'en suis sûre, un très grand impact sur notre futur. Nous avons mis tous nos efforts, tout notre coeur afin d'arriver à un résultat digne de ce que la jeunesse vaut réellement. Je voudrais finalement ajouter que j'ai grandement apprécié la présence de vous tous, provenant de 25 pays différents du monde entier. Alors, bravo à tous pour votre merveilleux travail et merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie. Je cède la parole maintenant à Mme la députée Bégin.

Mme Dominique Bégin (Québec): Bonjour. Je m'appelle Dominique Bégin et je vis à Montréal, au Québec. Tout d'abord, je veux dire que ce fut un honneur de représenter les jeunes du Québec avec mes collègues pour la question de l'eau. Je suis totalement en accord avec la proposition de loi que nous avons rédigée, puisque celle-ci annonce un avenir meilleur pour tous. Mais, afin que cette loi connaisse un succès, tous devront mettre du leur partout dans le monde, tel que nous, les jeunes, l'avons fait cette semaine afin d'écrire cette proposition de loi. L'eau est une ressource à qui nous devons la vie, il faut donc la protéger et non provoquer sa disparition.

J'ai bien apprécié l'ouverture d'esprit de chacun lors des travaux en commission. En tant que Québécoise, je suis fière d'avoir pu vous accueillir tous dans notre province pour cet événement unique. J'espère que la parole des jeunes occupera finalement la place qui lui revient et que nous réussirons à faire changer les choses pour le meilleur grâce à cette loi. Merci à vous tous.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci bien. Maintenant, la prochaine intervenante, Mme la députée Laturaze.

Mme Clémence Laturaze (Québec): Bonjour, chers députés et membres du Parlement. Je suis très honorée d'être aujourd'hui ici, parmi vous. Je voudrais premièrement tous vous féliciter. Nous avons fait un très bon travail ensemble. Nous avons travaillé tellement fort que nous sommes ici aujourd'hui, solidaires, ensemble pour proposer une loi qui, j'espère, va être acceptée pour que tout le monde puisse avoir accès à de l'eau. Cette loi, c'est la nôtre. Nous, les jeunes, qui n'avons pas tout le temps un droit de parole, nous, les jeunes, qui allons être représentés à Kyoto, au Japon, en mars 2003, je suis très fière que nous ayons un droit de parole cette année.

Cette semaine, j'ai eu une très belle expérience. J'ai rencontré des personnes magnifiques, qui m'ont montré différentes cultures, qui m'ont montré leur pays, que ce n'est pas tout le monde qui a accès à l'eau. Nous avons travaillé très fort ensemble, chacune dans nos commissions. On essayait de trouver toujours un accord qui aurait pu plaire à tout le monde, ce qui n'était pas toujours très évident. Je suis contente qu'on aurait pu régler ce problème qui est mondial, nous, les jeunes.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine, Mme la députée Perras.

Mme Gabrielle Perras (Québec): Bonjour. Je voudrais féliciter toutes les commissions pour leur excellent travail, tout d'abord. Je crois que les efforts fournis durant cette semaine nous ont permis de créer une loi qui défend les droits des populations du monde. Pour moi, la solidarité, c'est un des points essentiels de la loi. Puis je crois que cette semaine, on a beaucoup d'exemple de solidarité, par exemple Israël, la Palestine. Moi, j'ai trouvé ça magnifique. Et la Jordanie, quand vous avez chanté ensemble, pour nous, c'est une image de solidarité, pour moi, en tout cas.

Qu'est-ce qui est dommage, c'est que l'eau, c'est une source de conflit dans plusieurs pays du monde. Puis je crois que cette semaine, bien, au moins, ça a permis de donner de l'espoir, car je crois que nous avons constaté que l'eau, c'est un bien commun qui devrait nous unir et non nous détruire. En tant que Québécoise qui vous a accueillis, merci d'être venus dans notre pays nous montrer vos expertises. Parce que, nous, le Québec, on a un pays d'eau comme vous dites puis on est un pays qui gaspille énormément, mais en voyant le manque d'eau à travers le monde, je crois que nous, les Québécois, la délégation québécoise va parler pour vous, on va être votre voix dans notre pays. Merci beaucoup.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci beaucoup, Mme la députée. Maintenant, Mme la députée Nadeau.

Mme Sarah Nadeau (Québec): Bonjour. Je m'appelle Sarah. Tout d'abord, j'ai adoré ma semaine et j'espère que le Parlement Mondial de la Jeunesse ne sera pas le dernier et qu'il y aura d'autres Parlements qui permettront aux jeunes d'échanger et d'avoir le pouvoir. Je souhaite que, dans l'avenir, tous les pays pourront reconnaître que, nous, les jeunes, on a une opinion, sur les problèmes mondiaux comme l'eau par exemple, aussi bonne que les adultes, même meilleure parfois. Nous devons être très fiers de nos efforts faits cette semaine. Finalement, j'espère que l'eau ne deviendra jamais la raison d'un conflit mondial, car c'est en vivant dans la paix que nous trouverons des solutions et non dans la violence. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. Maintenant, M. le député Pronovost.

M. Michael Pronovost (Québec): Alors, bonjour. Tout d'abord, je voudrais remercier toutes les délégations et les commissions qui ont fait un travail remarquable. Je suis très satisfait de cette semaine, et j'apprécie beaucoup qu'on soit arrivé à un consensus final, qu'on soit tous d'accord. Tous ensemble, on a fait vraiment un travail excellent. Et je peux vous dire que je suis totalement en accord avec la nouvelle loi qu'on a modifiée, et je crois qu'elle sera très bien mise en application à l'ensemble des pays du monde entier.

Et en tant que Québécois, ça a été un honneur de vous recevoir et de travailler avec vous. Et c'est avec des rencontres comme celle-là que l'on aura un jour un monde solidaire. Et je voudrais aussi dire qu'il nous a fait très plaisir de vous recevoir dans nos familles et que vous serez toujours les bienvenus. Merci.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Maintenant, Mme la députée Champagne.

Mme Sandra Champagne (Québec): Bonjour à tous. Premièrement, je voudrais remercier l'organisation des Écoles vertes Brundtland, qui m'ont permis d'être ici aujourd'hui. Merci aussi aux organisateurs et aux organismes qui nous ont permis à nous tous, jeunes des quatre coins du monde, de se réunir et de parler d'un sujet qui nous tient tous à coeur, l'eau.

Ce ne fut pas facile, mais on a réussi à démontrer à tout le monde que, quand on s'y met tous, on peut, dans le respect et dans le partage, arriver à un consensus. Je suis très fière de ça puis je crois que notre loi représente bien notre but principal, notre idéologie: Que l'eau soit partagée partout à travers le monde également et qu'on cesse de la polluer.

Je voudrais aussi vous dire que ça nous a fait plaisir de vous accueillir dans nos familles et dans nos écoles et que vous serez toujours les bienvenus. Merci beaucoup.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Nous passons maintenant aux trois prochains intervenants de la République tchèque. Tout d'abord, M. le député Duchoslav.

M. Jan Duchoslav (République tchèque): [Interprétation] M. le Président, bon après-midi. Mesdames et messieurs, je m'appelle Jan Duchoslav et je travaille donc pour la République tchèque. J'aimerais remercier tous les organisateurs pour le travail qu'ils ont fait et qui nous a permis de nous exprimer, de nous réunir et de chercher des solutions à un problème, et je crois que ça a été très fructueux.

Je pense qu'il est important d'essayer de trouver des solutions pratiques à des problèmes aussi graves que la gestion de l'eau. Je pense que ce serait très bien aussi d'avoir de meilleures connaissances sur les aspects juridiques qui pourraient nous aider dans notre travail. Je pense qu'il y aura beaucoup d'objectifs qui seront atteints au cours des prochains mois et je pense qu'enfin nous arriverons à de bons résultats. Je vous remercie. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée Buzkova.

Mme Pavlina Buzkova (République tchèque): [Interprétation] Mesdames et messieurs, merci de m'avoir donné la possibilité de vous adresser ici, à l'Assemblée nationale.

Je viens du centre de la République tchèque. Il y a beaucoup de cours d'eau dans notre pays et il y a beaucoup de pollution qui arrive dans nos rivières et qui vient d'ailleurs. Et nous avons des changements, chez nous, qui sont dus à la pollution. Nous devons veiller à nos eaux. Nous avons eu un gouvernement démocratique, et cela, seulement depuis 1999. Beaucoup de choses ont changé depuis 1999. La nature n'est pas uniquement une source qui existe pour l'industrie. J'espère que de plus en plus de personnes vont se rendre compte que l'eau, c'est beaucoup plus que ce que veulent les industries. L'eau est pour tout le monde.

Et je vous remercie à vous tous qui avez pu organiser cette réunion. Cette expérience a été très valable. J'ai pu rencontrer des personnes tout à fait amicales et intéressantes qui venaient de partout au monde. [Fin de l'interprétation] Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine intervenante, Mme la députée Martincova.

Mme Hana Martincova (République tchèque): [Interprétation] Bon après-midi. Je m'appelle Hana Martincova et je suis membre de la délégation de la République tchèque.

La pollution est certainement le problème le plus aigu chez nous, et tout ce qui touche l'assainissement des eaux est un problème qui nous touche de très près. Le plus grand problème est dû au fait que nous utilisons l'eau de façon intensive. Alors, nous devons veiller à ce que les cours d'eau de la République thèque sont là... Mais nous avons un réseau ferroviaire qui est très dense et qui transporte tout ce dont les gens ont besoin. Les cours d'eau sont menacés chez nous et nous avons une mauvaise utilisation de l'eau. J'espère que, de plus en plus, nous pourrons avoir des mesures d'assainissement des eaux et aussi des installations d'équipement sanitaire.

J'ai appris cette semaine à arriver à une certaine tolérance vis-à-vis de tous les représentants de tous les pays. Je sais que, si nous arrivons à nous réunir sans guerre, je sais que nous arriverons à quelque chose. Nous arriverons à une planète bleue. L'eau, c'est la vie. La vie, c'est à nous. Nous devons protéger l'eau, parce que c'est une source vitale. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, Mme la députée. La prochaine intervenante sera Mme la députée de la Roumanie. Les trois prochains seront de la Roumanie. Mme Voica.

Mme Ana-Florina Voica (Roumanie): [Interprétation] M. le Président, chers collègues, ça a été une semaine très difficile pour nous. Maintenant, nous sommes satisfaits, parce que nous voyons le résultat de tous nos efforts, c'est-à-dire une loi sur l'eau. Nos intérêts, nos préoccupations s'y retrouvent. Nous, jeunes personnes de partout dans le monde, pouvons changer la destinée de la planète pour que les générations futures puissent bénéficier de l'eau. Chacun d'entre nous avons eu la possibilité d'exprimer nos idées, nos opinions. Nous avons pu voter également de façon démocratique. Nous avons élu six personnes qui vont représenter nos intérêts à un niveau plus élevé, c'est-à-dire à Kyoto en l'an 2003. L'eau, pour nous, c'est non seulement une question de stratégie, c'est une question de vie, c'est une question de bonheur, c'est une question de qualité. Nous devons donc lutter contre ce qui détruit l'eau, la pollution et le reste. Nous voulons aussi que l'eau soit propre et qu'elle soit accessible à tous. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. La prochaine intervenante, Mme la députée Gruia.

Mme Mihaela Catalina Gruia (Roumanie): [Interprétation] Chers collègues, j'ai eu cette grande chance de pouvoir participer à ce Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau. Nous avons travaillé ensemble pour avoir une législation au sujet de l'eau qui reflète nos opinions, nous, les jeunes de partout. Nous sommes maintenant à la dernière phase de notre travail, et, au-delà de nos différences nationales, culturelles et autres, nous avons mis ensemble nos efforts pour arriver à un objectif collectif. Nous espérons que nos efforts ne seront pas vains. Je vous remercie. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Le prochain intervenant, M. le député, de la Roumanie, Pristavu.

M. Tiberiu-Constantin Pristavu (Roumanie): [Interprétation] Mesdames et messieurs, en tant que délégué roumain à ce Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau, j'aimerais d'abord vous remercier, ainsi que mes collègues, parce que, à la fin d'une semaine de dur labeur, nous avons pu enfin avoir un projet de loi qui servira d'outil efficace et qui devrait être analysé par tous les Parlements du monde qui ont la possibilité de prendre des décisions politiques. J'espère que des principes de ce genre seront adoptés à d'autres réunions. Je sais que mon plus grand souhait, c'est de voir la mise en oeuvre de ces principes et la mise en pratique de ces principes le plus rapidement possible pour qu'on puisse protéger toutes les sources d'eau qui existent sur la terre. Nous avons besoin d'eau pure si nous voulons la survie de la planète. Sans eau, il n'y a pas d'avenir.

Le Parlement que nous représentons représente le Parlement des jeunes qui existe partout au monde, et nous voulons que l'eau demeure un élément sain. En tant que représentant de la Roumanie, j'espère que le message qui est transmis au nom des jeunes de mon pays, donc mon message, aidera à mobiliser les ressources nécessaires pour mettre en oeuvre des programmes écologiques qui n'en sont qu'à leur début. Je suis content d'avoir pu partager les idées avec des collègues qui viennent de partout du monde et je crois que le débat que nous avons maintenant pourra améliorer ce qui se passe sur la terre. Et je crois également que nous pourrons aider, grâce à notre travail, ce qui se fait au niveau des politiques à venir au sujet de l'eau. Je vous remercie. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Maintenant, de Russie, Mme la députée Polevaya.

Mme Anna Polevaya (Russie): [Interprétation] Bon après-midi. Je viens de la Russie. Le problème que nous discutons aujourd'hui, c'est d'essayer de trouver ensemble des solutions non seulement pour notre pays, mais pour l'ensemble de la planète. C'est un grand honneur pour nous d'avoir pu représenter notre pays au Québec, au Canada, à ce Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau. Nous avons pu échanger nos idées avec d'autres participants. Alors, nous avons eu certains représentants de notre pays à ce Parlement. Et nous avons pu, ensemble, faire quelque chose. Et je crois que nous donnons une certaine image aux adultes. Nous montrons aux adultes ce que nous pouvons faire. Nous pavons la voie à d'autres actions. Je crois que notre pays, la Russie, a fait ce qu'il a pu pour défendre les idées. Et je vous remercie. Je crois que ce n'était pas une perte de temps. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Je cède la parole maintenant à M. le député, de Russie aussi, Kostin.

M. Sergey Kostin (Russie): [Interprétation] Je suis de la Russie, je m'appelle Sergey et je suis de Russie. Nous avons travaillé ensemble au cours de cette semaine pour faire en sorte que l'eau figure sur un document important et qui sera présenté en plus haut lieu. Je sais que l'eau est quelque chose de vital. Et je suis très fier de pouvoir présenter ce projet de loi parce que, comme vous le savez, les problèmes liés à l'eau sont multiples et il faut régler les problèmes. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Nous passons maintenant à la Suède avec Mme la députée Pollack.

Mme Jenny Pollack (Suède): [Interprétation] Il y a un an, j'étais sur les bancs de l'école, j'essayais de voir quel était le lien entre la façon de vivre et l'environnement. Je savais que j'avais une influence négative sur la nature parce que j'utilisais trop d'eau chaude, j'utilisais constamment les machines à laver, les machines à sécher et, quelquefois, j'utilisais de l'eau chaude pour faire la vaisselle. Et je ne me rendais pas vraiment compte que j'utilisais beaucoup d'eau, j'utilisais beaucoup trop d'eau chaude et ce n'était pas essentiel à la qualité de la vie, en fait.

Une de mes raisons de venir ici c'était pouvoir discuter de la situation qui existe dans d'autres pays. J'ai beaucoup appris des autres jeunes gens qui représentent d'autres pays et, demain, je retourne chez moi et j'aurai avec moi vos idées qui seront source d'inspiration. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie. Prochain intervenant, M. le député Nilsson.

M. Mikael Nilsson (Suède): [Interprétation] Comme j'ai remarqué, je me rends compte que je ne suis pas le seul à aimer la proposition qui est sur la table. Je peux dire que c'est vraiment un très beau projet de loi. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Bien, merci, M. le député. Maintenant, M. le député Isaksson.

M. Niklas Isaksson (Suède): [Interprétation] Bonjour, tout a déjà été dit et, en tant que dernier présentateur, il n'y a qu'une seule chose qui reste à faire: Levons tous notre verre, notre verre d'eau. Buvons à sa pureté, à sa propreté parce que nous aimons tous l'eau. À votre santé!

(Applaudissements)

M. Niklas Isaksson (Suède): Les délégués de la Suède vous remercient tous. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): C'est très bien comme ça d'avoir levé le verre à notre santé mais il y a encore quelques intervenants. Alors, je céderais la parole tout d'abord à Mme la députée du Japon, Kato, qui a dû s'absenter quelques minutes quand avons nous passé par le Japon. Alors, je lui cède la parole.

Mme Mayo Kato (Japon): [Interprétation] C'est un grand honneur d'être avec vous ici. Je m'appelle Mayo Kato et je suis de Tokyo. Mayo Kato, donc c'est mon nom et j'aimerais parler de deux choses. C'est la pollution qui est due à l'industrialisation qui existe dans notre pays et ça a créé des situations intolérables; autre problème qui existe chez nous, c'est la pollution qui existe.

Nous importons 60 % de l'alimentation que nous avons besoin d'autres pays, la majorité, des pays exportateurs: par exemple, les États-Unis, le Canada et l'Australie et d'autres pays d'Europe. Mais d'autres pays qui nous apportent la nourriture, ça vient des pays en développement. Et, bien souvent, cette nourriture est affectée par l'eau. Et nous avons besoin d'eau salubre pour pouvoir procéder à des activités agricoles et autres.

Le Japon pourrait avoir une alimentation qui ne serait pas aussi saine si l'eau n'est pas pure. Et je sais que je m'intéresse de plus en plus au problème lié à l'eau. Et j'ai pu voir quels sont les problèmes qui existent partout dans le monde grâce à cette conférence. Je vais certainement faire un résumé de ce qui s'est produit ici à l'Assemblée nationale et je pourrai certainement intéresser d'autres Japonais à cette question-là. Je sais que c'est ma mission la plus importante en tant que représentante, ici, de mon pays. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Merci, Mme la députée. Nous avions réservé pour la fin aussi deux de vos délégués. On en avait trois mais il y en a un qui est intervenu pendant la... tantôt, les interventions. Il nous reste deux délégués. Mme Hisham Yousef Obeid, députée de Palestine, alors je vous cède la parole pour deux minutes.

Mme Rasha Hisham Yousef Obeid (Palestine): [Interprétation] Nous sommes ici venant du Moyen-Orient, la Palestine, Jordanie et Israël pour partager notre vision que la coopération entre tous ces pays est la seule façon de réussir. Nous remercions les organisateurs et vous tous.

La Palestine souffre des pénuries d'eau et de la pollution de l'eau souterraine. De plus, l'eau de surface est de mauvaise qualité. Dans notre communauté, nous allons faire une étude de faisabilité pour utiliser l'eau traitée provenant des communautés juives pour l'agriculture dans les communautés palestiennes. C'est un exemple d'une situation où les deux côtés peuvent trouver leur avantage, non seulement pour l'eau. Ce n'est pas seulement pour l'eau que les deux côtés peuvent trouver leurs avantages, mais aussi une bonne relation entre les voisins. Nous devons nous entendre ensemble, les Palestiniens, les Jordaniens, travailler ensemble pour nous assurer d'un approvisionnement en eau suffisant pour tout le monde. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, là, nous sommes rendus vraiment au dernier et non le moindre: j'invite maintenant M. Talanin, député de Russie, à prendre la parole pour deux minutes. M. Talanin.

M. Evgeny Talanin (Russie): [Interprétation] Bon après-midi. La région de l'Europe de l'Est est représentée par les délégations de la Bulgarie, la République tchèque, la Roumanie et la Russie.

L'histoire des pays dans notre région est la même, alors nos problèmes concernant l'eau sont les mêmes: il y a de la pollution causée par l'industrie et l'agriculture et les déchets domestiques. Et tout le monde subit ces mauvais effets. Il n'y a pas assez d'eau, même d'eau potable pour boire. Alors, ce sont des problèmes aussi qui sont similaires dans le reste du monde.

Il y a quelques petites organisations, et des nouvelles organisations apparaissent à tous les jours pour lutter contre ces problèmes de pénurie d'eau. Nous avons beaucoup d'idées pour régler ces problèmes, mais pour régler ces problèmes nous faisons de la recherche sur la qualité de l'eau, les sources de pollution dans différents domaines. Nous communiquons aussi avec des gens au niveau local pour qu'ils apprennent à mieux utiliser l'eau. Nous communiquons avec les autorités locales et même les gouvernements locaux pour leur discuter des problèmes de l'eau et parfois ils sont d'accord avec nous et ils font des choses pour régler ces problèmes.

Nous protestons aussi contre la construction de barrages et nous essayons de trouver des moyens de régler d'autres problèmes reliés à l'eau. Parfois, les gouvernements ne font pas assez. Nous allons essayer de régler ce problème lorsque nous allons devenir des adultes. Alors, les représentants de tous ces quatre pays qui représentent la région de l'Europe de l'Est, au mois de mars prochain, sur le Forum mondial de l'eau, mais je vais parler non seulement pour notre région, mais au nom du monde tout entier. Il y a des problèmes qui peuvent être réglés seulement avec la participation de tous les pays. Et aussi, je veux représenter les intérêts de notre région. Nous avons travaillé vraiment très fort cette semaine, nous avons discuté, 60 membres ensemble, pour essayer de trouver des solutions à ces problèmes pour que nous puissions prendre des moyens pour régler ces problèmes. Alors, je vais faire mon possible pour que ceci soit implanté. C'est notre monde et c'est notre responsabilité d'améliorer la situation.

Et, en terminant mon discours, je voudrais remercier les organisateurs pour avoir organisé cet événement et pour avoir rendu ce Parlement mondial aussi intéressant que possible. Et aussi je voudrais remercier toutes les familles qui nous ont accueillis cette semaine. Merci. [Fin de l'interprétation]

Le Président (M. Raymond Brouillet): Je vous remercie, M. le député. Au cas où on aurait oublié quelqu'un, si quelqu'un n'avait pas eu l'occasion de prendre la parole, soit parce qu'il était absent quelques minutes, et tout, vous pourriez vous lever et prendre la parole. Alors, je crois que vous avez été très assidus, tout le monde, d'après ce que je peux voir, était là, et je vous remercie beaucoup.

Ceci met fin au débat sur l'adoption finale de la proposition de loi. Nous allons procéder à la mise aux voix de la proposition de loi sur l'eau. En vertu de l'article 3 et 4 des règles de procédure, la mise aux voix se fait par appel nominal.

Avant de procéder au vote par appel nominal, je vais vous expliquer le déroulement de ce type de vote. Les députés seront invités à se lever à tour de rôle à l'appel du pays qu'ils représentent. Le secrétaire désigne le pays, et là, vous vous levez l'un après l'autre. Chaque député prononce clairement son nom. It's a nominal vote: your name, votre nom. Et, après, vous dites si vous êtes pour, contre ou abstention. Alors, je laisse au traducteur de traduire le pour, contre ou abstention, et vous pourrez utiliser une des langues que nous utilisons, en anglais en espagnol, et même pour les Russes, je pense que tout le monde sait que Da, ça veut dire, oui, je crois. Niet veut dire non. C'est ça? Alors, nous allons procéder comme ça, one by one selon les pays. Mme la secrétaire.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Afrique du Sud. Mme Lilian Sedulawesi (Afrique du Sud): Lilian Sedulawesi. Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Afrique du Sud.

Mme Kamogelo Maja (Afrique du Sud): Kamogelo Maja. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Algérie.

Mme Jihane Maache (Algérie): Jihane Maache. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Algérie.

Mme Yamna Sahli (Algérie): Yamna Sahli. Je suis pour cette loi.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Algérie.

Mme Siham Baba Khelil (Algérie): Siham Baba Khelil. Je vote pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Belgique.

M. Brecht Wille (Belgique): Brecht Wille. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Belgique.

M. Pieter Mortier (Belgique): Pieter Mortier. Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Belgique.

Mme Joni Mc Master (Belgique): Joni Mc Master. Moi aussi, je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Bulgarie.

M. Victor Ilianov Donchev (Bulgarie): Je suis d'accord avec toute l'information dans ce document.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Bulgarie.

M. Anguel Guiaourov (Bulgarie): Pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Bulgarie.

Mme Maria-Emanuilova Uzunova (Bulgarie): Maria-Emanuilova Uzunova. Je vote en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Canada.

Mme Amy Trottier (Canada): Amy Trottier. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Canada.

M. Elias Fares (Canada): Elias Fares. Je suis en faveur de cette loi.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Canada.

M. James Beaton-Johnson (Canada): James Beaton-Johnson. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Canada.

Mme Elissa Smith (Canada): Elissa Smith. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Canada.

M. Kyle Holland (Canada): Kyle Holland. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Équateur. Mme Zayra Barahona Flores (Équateur): Zayra Barahona Flores, je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Équateur.

Mme Analiz Vergara Herdoiza (Équateur): Analiz Vergara Heredoiza. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Équateur.

Mme Gladis Virginia Lima Guajan (Équateur): Gladis Virginia Lima Guajan. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député d'Espagne.

M. Guillem Fernandez Valls (Espagne): Guillem Fernandez Valls. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Espagne.

Mme Mercè Santos Mir (Espagne): Mercè Santos Mir. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Espagne.

Mme Marta Bombardo Ayats (Espagne): Marta Bombardo Ayats. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée des États-Unis.

Mme Anna Dysert (États-Unis): Anna Dysert. Je suis en faveur de cette loi.

La Secrétaire adjointe: M. le député des États-Unis.

M. Phillip Boisvert (États-Unis): Phillip Boisvert. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de France.

M. Yann Lemoine (France): Yann Lemoine. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de France.

Mme Émilie Decima (France): Je m'appelle Émilie Decima et je suis pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député de France.

M. Léon Bérard (France): Léon Bérard. Je vote pour cette loi.

La Secrétaire adjointe: M. le député d'Israël.

M. Eliran Heffetz (Israël): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Israël.

Mme Adi Mizrahi (Israël): Adi Mizrahi. Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député d'Israël.

M. Ameed Bayadsi (Israël): D'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Japon.

Mme Mayo Kato (Japon): Mayo Kato. Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Japon.

M. Kai Watanabe (Japon): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Japon.

M. Yoshimichi Hirata (Japon): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Jordanie.

M. Mohammed Mouawiah Yousef Al Ghzawai (Jordanie): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Jordanie.

M. Mohammad Saleh AbuZeihah (Jordanie): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Jordanie.

Mme Heba Nawwaf El Awwad (Jordanie): En faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Kenya.

Mme Christine Ann Wambui Mwariri (Kenya): Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Madagascar.

Mme Lovasoa Marie-Ange Rakotomalala (Madagascar): Marie-Ange, je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Madagascar.

Mme Ny Haingo Ramaharobandro (Madagascar): Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Malte.

M. Daniel Agius (Malte): Je vote en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Malte.

Mme Dorianne Abdilla (Malte): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Malte.

Mme Elaine Pace Spadaro (Malte): Je suis en faveur de cette loi.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Mexique.

M. Santiago Ignacio Perez Ortiz (Mexique): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Mexique.

Mme Dulce América Perez Ortiz (Mexique): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Ouzbékistan.

Mme Zulayho Abdurahimova (Ouzbékistan): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Ouzbékistan.

Mme Oyzodahon Gafurova (Ouzbékistan): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée d'Ouzbékistan.

Mme Dilafruz Juraeva (Ouzbékistan): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Pakistan.

M. Bilal Azam (Pakistan): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Pakistan.

M. Mehmood Tayab (Pakistan): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Pakistan.

Mme Nida Azam (Pakistan): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député de la Palestine.

Mme Rasha Hisham Yousef Obeid (Palestine): Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de la Palestine.

M. Adi Labadi (Palestine): Je suis d'accord.

La Secrétaire adjointe: M. le député de la Palestine.

M. Mohammad Abu Rabia (Palestine): Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Québec.

M. Nicolas Ouellet (Québec): Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Marie-Michelle Guay (Québec): Pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Eléna Tardif (Québec): Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Sarah de Montigny (Québec): Sarah de Montigny. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Dominique Bégin (Québec): Dominique Bégin. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Clémence Laturaze (Québec): Clémence Laturaze, et je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Gabrielle Perras (Québec): Gabrielle Perras. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Sarah Nadeau (Québec): Sarah Nadeau. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député du Québec.

M. Michael Pronovost (Québec): Michael Pronovost. Je vote pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée du Québec.

Mme Sandra Champagne (Québec): Sandra Champagne. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député de la République tchèque.

M. Jan Duchoslav (République tchèque): Jan Duchoslav. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de la République tchèque.

Mme Pavlina Buzkova (République tchèque): Pavlina Buzkova. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de la République tchèque.

Mme Hana Martincova (République tchèque): Hana Martincova. Je suis en faveur de cette loi.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Roumanie.

Mme Ana-Florina Voica (Roumanie): Florina Voica. Je vote pour.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Roumanie.

Mme Mihaela Catalina Gruia (Roumanie): Mihaela Gruia. Je vote pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Roumanie.

M. Tiberiu-Constantin Pristavu (Roumanie): Tiberiu Pristavu. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Russie.

Mme Anna Polevaya (Russie): Anna Polevaya. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Russie.

M. Evgeny Talanin (Russie): Evgeny Talanin. Je suis pour.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Russie.

M. Sergey Kostin (Russie): Kostin, Sergey. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: Mme la députée de Suède.

Mme Jenny Pollack (Suède): Jenny Pollack. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Suède.

M. Mikael Nilsson (Suède): Mikael Nilsson. Je suis en faveur.

La Secrétaire adjointe: M. le député de Suède.

M. Niklas Isaksson (Suède): Niklas Isaksson. Je vote en faveur de cette loi.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, j'inviterais M. le secrétaire général à nous donner le résultat du vote. Je crois qu'il n'y aura pas de surprise.

Le Secrétaire: Alors, M. le Président, le résultat du vote est le suivant: pour: 75; contre: 0; abstentions: 0.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, je déclare donc solennellement que le projet de loi sur l'eau est adopté à l'unanimité. Alors, bravo.

Ceci met fin à la période des travaux du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau. Je vous inviterais à garder vos sièges pour quelques instants. Nous allons suspendre les travaux pour permettre... Deux, trois minutes, nous allons suspendre pour permettre aux invités qui vont participer à la séance de clôture d'entrer, et tout.

M. le député, vous auriez quelque chose à ajouter? Non? Ah, ça va, c'est bien. Bien. Vous savez, la coutume est quand on prend la parole... Bon. Alors, c'est pour ça.

Alors, très bien. Alors, nous allons suspendre pour quelques minutes, et je vous prierais de rester à vos places.

(Suspension de la séance à 17 h 23)

(Reprise à 17 h 28)

M. Robert Tremblay: Alors, nous sommes maintenant à une cérémonie tout à fait particulière, suite à l'adoption à l'unanimité de la proposition de loi sur l'eau. Alors, j'inviterais, s'il vous plaît, les personnes à venir me rejoindre ici.

Alors, j'inviterais tout d'abord le député du Québec, Michael Pronovost, qui a été désigné pour venir remettre cette proposition de loi. J'inviterais également Mme la ministre des Relations internationales du Québec, Mme Louise Beaudoin, à venir me rejoindre ici, à ma gauche. J'inviterais la députée du Japon, Mme Mayo Kato, à venir ici, à ma droite et j'inviterais également le reste de la délégation japonaise à venir me rejoindre ici, les deux autres députés japonais, venir me rejoindre ici.

Alors, j'inviterais, sans plus tarder, M. le député de la délégation du Québec à venir, s'il vous plaît, pour remettre la proposition de loi.

M. Michael Pronovost (Québec): Donc, c'est avec honneur que je vous remets cette proposition de loi au nom de tout le Parlement Mondial de la Jeunesse sur l'Eau, sur laquelle plusieurs pays ont travaillé avec effort et dont nous sommes tous fiers. Merci.

M. Robert Tremblay: Maintenant, je vous demanderais de demeurer à vos places, s'il vous plaît. Demeurez à vos places. J'inviterais maintenant M. le délégué de l'Assemblée mondiale des Sages pour l'eau, M. Yuji Nishida pour recevoir cette proposition de loi de sa délégation japonaise. Monsieur.

M. Nishida (Yuji): [Interprétation] Merci à tous les jeunes. Je suis représentant du troisième Forum mondial sur l'eau et je vais ramener cet excellent résultat de cette réunion, je vais ramener ça au Japon, au secrétariat du troisième Forum mondial sur l'eau. Et nous avons beaucoup apprécié le travail que vous avez fait cette semaine, et j'ai hâte de vous voir au Japon bientôt. Merci. [Fin de l'interprétation]

M. Robert Tremblay: Merci beaucoup, M. Nishida. Alors, vous pouvez reprendre vos sièges. Merci.

Nous avons maintenant la fin de cette petite cérémonie, qui, pour tous, est tout à fait remarquable, et nous souhaitons que cette proposition de loi dure encore longtemps.

J'inviterais maintenant le secrétaire général du Secrétariat international de l'eau, M. Raymond Jost, à prononcer une allocution.

M. Raymond Jost: Tout à l'heure, tout à l'heure. On va la réserver pour Mme la ministre et pour nos amis qui ne l'ont pas vue, si M. le Président me le permettra, mais je ne lui demanderai pas. Comme ça, il n'aura pas le choix.

M. le Président, Mme la ministre, chers députés, chers partenaires, chers amis, bien, je pense que les sceptiques sont confondus. Qui aurait penser et qui a fait la preuve qu'on peut sortir une loi en une semaine, venant de tous les coins du monde, et une loi qui non seulement est un produit de cette semaine, mais qui, dès la semaine prochaine, sera associée, au Québec, au lancement de la politique de l'eau, qui ira à Kyoto par les ambassadeurs et qui ira très, très loin, puisque, l'année prochaine, c'est l'Année mondiale pour l'eau? C'est le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau.

Qui aurait pensé qu'on puisse rassembler la Palestine, la Jordanie et Israël? Qui? La télévision? C'est le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau.

Qui, il y a 12 ans, 15 ans, aurait pensé qu'on envoie un délégué de la Russie avec un suppléant de la République tchèque? C'est le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau.

Moi, je peux vous dire, en tant que secrétaire international de l'eau, avec tous nos partenaires, que le résultat et le travail qui est sorti de là, ce n'est pas un an, deux ans, trois ans, c'est au moins... Qu'on me rappelle, ça fait combien de dizaine d'années qu'existe le Parlement du Québec en Amérique du Nord?

Une voix: 210 ans.

M. Raymond Jost: 210? Bien nous, on sera là 215 ans. Cette loi, elle est bonne pour les deux prochains siècles.

Tout ça pour vous dire que ces résultats sont absolument magnifiques. Et, en arrière de cela, il y a des gens, vous-mêmes. Il y en a beaucoup qui, il y a deux mois, ne savaient pas qu'ils allaient se trouver ici, réunis dans cette magnifique bâtisse. Il y a beaucoup de gens qui ont contribué qui, il y a trois semaines, ne savaient pas qu'ils allaient être associés. Je suis sûr que même la ministre, si ça fait une semaine qu'elle le sait, c'est beaucoup. Et je peux vous dire qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent pas encore aujourd'hui qu'ils seront associés et qu'ils feront partie de ce mouvement. Il y en aura beaucoup, beaucoup, fiez-vous sur le Secrétariat international de l'eau et ses partenaires. Et je veux simplement... Et je ne vais pas faire la liste de tous les partenaires, excusez-moi, de toute façon, j'en oublie, mais il y a un partenaire sans lequel cette chose n'aurait pas pu se faire, c'est le Québec, et principalement l'Assemblée nationale du Québec.

Et là – je ne sais pas si c'est des habitudes de la Chambre, mais je vous l'ai dit, je vais la prendre la liberté, s'il y a quelqu'un à blâmer, ce sera moi – alors, les députés, s'il vous plaît, comme tous les matins, comme tous les soirs, vous allez me suivre ou vous lever, s'il vous plaît. Vous la connaissez, mais, s'il vous plaît, ici, on est dans un endroit sérieux, alors, au moins, respectez mon leadership. Toute la semaine, j'ai été bafoué alors, s'il vous plaît, suivez-moi. On y va? Un, deux, trois, quatre, cinq.

M. le Président, je m'excuse si j'ai transgressé les règles de l'Assemblée, mais, de toute façon, vous n'avez pas le choix.

Alors, à l'époque – dire ça, je commençais à me sentir vieux, mais – quand on était autour de la table et qu'on discutait en famille, comme nous, il y avait un sage, qui était le grand-père, ou la grand-mère. Et, quand ce sage avait parlé, on disait: Maintenant, tu te tais, tu n'as plus rien à dire. Bien oui! Alors, moi, j'ai décidé d'inverser et ce que je vous propose dorénavant, c'est: Quand les jeunes ont parlé, nous, on se tait. On n'a qu'à se taire. Vous êtes d'accord avec ça?

Des voix: Oui.

M. Raymond Jost: Voilà! Et alors... Mais comme nous, les adultes, vous ne pourrez pas vous passer de nous, quand même, et qu'on a besoin de vous, vous avez besoin de nous, bien, c'est par le biais, puisqu'on n'a plus droit de parler... Mme la ministre, vous qui êtes une homme de culture, une homme de bon goût, une esthète, eh bien, voilà ce qu'on vous offre. C'est simple, c'est le chrysanthème, qui est le symbole du Japon; le lys, le Québec; c'est l'eau du Saint-Laurent. L'eau n'appartient à personne, c'est un bien commun. Il faut la gérer correctement sur un plan local, mais l'eau fondamentalement n'appartient à personne. Alors, c'est l'eau qui amènera le lys du Québec au Japon.

Et voilà tout simplement, par le langage des fleurs, ce qu'on voulait vous exprimer Mme la ministre. Merci beaucoup. Et on espère que... on est convaincus... Nous, nous sommes convaincus que ce que vous nous avez permis, au Québec, de faire, c'est là à vie, comme l'eau. Merci beaucoup.

Mme Louise Beaudoin: Alors, M. le secrétaire général du Secrétariat international de l'eau, si je ne connaissais pas, maintenant je connais et je connais pour de bon et pour toujours.

Chers députés, chers amis, je dois donc dire un bonjour tout particulier à celle qui occupe mon siège en ce moment. Nous sommes 120 dans la salle, nous sommes ici trois jours par semaine. Je suis très contente de vous rencontrer – vous venez d'Afrique du Sud.

Alors, M. le Président, cher Raymond Brouillet, chers amis, d'entrée de jeu, je tiens à vous remercier et surtout à vous féliciter pour le travail accompli à l'occasion de cette session du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau. Je suis arrivée quelques minutes avant le temps prévu et, derrière, sur un écran de télévision, j'ai pu suivre la fin de vos travaux. Non seulement le vote nominal que vous avez pris, et ce vote à l'unanimité, mais aussi un certain nombre de vos interventions.

Donc, je vous remercie pour l'intérêt bien sûr que vous portez à cette question qui est appelée à devenir un enjeu de première importance, on le sait, dans les relations entre les peuples au cours de ce siècle et je vous félicite pour la contribution importante que vous apportez à ce débat auquel toute la planète est conviée par l'adoption donc de ce projet de loi. En effet, votre génération sera celle qui aura à vivre avec les conséquences des décisions prises en la matière.

Et je suis, bien évidemment, particulièrement heureuse que ce projet de loi ait été adopté ici, dans le salon bleu de l'Assemblée nationale du Québec. Car notre gouvernement participe activement aux grands débats nationaux et internationaux relatifs à la problématique de l'eau. Et, M. le secrétaire, vous l'avez dit, la semaine prochaine, le gouvernement du Québec rendra publique, en présence d'un certain nombre de jeunes... Donc, c'est André Boisclair, qui est notre ministre de l'Environnement, qui va rendre publique la première politique nationale de l'eau du Québec. Il est donc pertinent que votre Parlement se soit réuni à l'intérieur de ces murs, ici.

De plus, vous le savez sûrement maintenant, le Québec compte des réserves d'eau douce qui sont parmi les plus importantes du monde. Cette richesse, nous devons la respecter, la protéger et la consommer de façon responsable. L'eau, vous l'avez dit, M. le secrétaire général, doit être reconnue comme étant un bien commun de l'humanité qui doit être régi en fonction de l'intérêt général, puisque nous savons déjà que, si nous agissons autrement, l'accès à l'eau potable pourrait devenir, d'ici une quinzaine d'années, la source de conflits majeurs dans le monde.

L'eau fait partie de notre patrimoine collectif. Il importe d'en assurer la pérennité et de favoriser le maintien de sa qualité pour le bénéfice de la collectivité – j'ai entendu tout à l'heure quelques-uns d'entre vous le dire et le répéter. En ce sens, les élus doivent considérer que l'eau à l'état naturel est irremplaçable. Par conséquent, elle ne peut être considérée comme une marchandise ni être soumise aux règles du marché. Les élus du monde entier sont donc appelés à réglementer et à concilier souvent les usages souvent conflictuels de l'eau. La préservation des écosystèmes et des habitats naturels est régulièrement confrontée aux activités de développement économique dont certaines bien sûr peuvent être légitimes. Il y a là un débat qui interpelle les élus de façon constante, puisque ce débat ne sera jamais résolu de façon définitive, ce qui signifie que notre génération d'élus, votre génération d'élus et celles qui suivront auront toutes, sans exception, à réfléchir sur le sujet mais aussi à agir comme vous l'avez fait aujourd'hui. Nous, les élus devons et devrons agir en fonction de l'intérêt général, c'est-à-dire de toujours faire prévaloir le droit des individus d'avoir accès à l'eau pour répondre à leurs besoins fondamentaux, et nous en sommes loin encore malheureusement.

Alors, chers jeunes députés, merci encore une fois pour cet important travail que vous avez accompli et puissent nos préoccupations être entendues dans tous les pays qui sont représentés aujourd'hui – je pense qu'il y en a 27, donc 27 pays, vous n'incluez pas le Québec là-dedans, donc il y en a 28 – nos préoccupations être entendues dans tous les pays, puisqu'il y a des jeunes Québécois qui sont représentés ici aujourd'hui, et nos actions être menées dans ce même esprit fraternel. Et j'espère que cette semaine passée chez nous au Québec aura été non seulement productive et passionnante, mais que vous aurez aussi découvert ce coin du monde, le Québec. Merci beaucoup.

M. Robert Tremblay: Merci, Mme la ministre, de votre appui. J'ai eu le plaisir et le bonheur de partager les espoirs, les réflexions de ces jeunes-là au cours de cette dernière semaine. J'ai été très impressionné par le sérieux avec lequel ils ont mené leurs travaux. Je les en félicite et je pense que la Loi sur l'eau qu'ils ont adoptée était entre bonnes mains et qu'elle s'en va aussi entre bonnes mains.

Alors, sans plus tarder, je passerais maintenant la parole au premier vice-président de l'Assemblée nationale, M. Raymond Brouillet, pour l'allocution de clôture. M. Brouillet.

Le Président (M. Raymond Brouillet): Alors, mes chers jeunes, bien chers amis, c'est merveilleux de vous voir venus des quatre continents. Il y en a un cinquième mais ce sera pour la prochaine fois, le cinquième. Là, il y en a quatre qui sont représentés, 20 et quelques pays, toutes les cultures, les croyances, les religions, les opinions diverses à tous points de vue. Mais il y a des choses quand même qui, au niveau de l'humanité, nous rassemblent. Il y a un front commun, il y a des valeurs communes, il y a des biens communs. Et, autour de ça, il n'y a pas de différence qui tienne, nous réussissons toujours à nous rejoindre et vous l'avez montré cette semaine, d'être arrivés à un consensus sur un projet de loi portant sur l'eau.

Moi, je tiens tout d'abord à vous féliciter chaleureusement et à vous remercier pour le travail que vous avez fait. L'Assemblée nationale, pour elle, est très heureuse d'avoir apporté sa contribution à cette semaine parlementaire. Le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau a été pour vous, chers participants, une occasion unique d'élaborer une proposition de loi concernant l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène, occasion aussi de suggérer des actions concrètes liées à la fois à la gestion de l'eau et aussi au rôle que peut y jouer la jeunesse et enfin d'élire des représentants qui siégeront à l'Assemblée mondiale des sages pour l'eau à Kyoto, en mars 2003. Vous pouvez vraiment être satisfaits de l'ampleur du travail effectué, vous pouvez en être très fiers.

Le Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau a également constitué une tribune exceptionnelle servant à faire prendre conscience à tous de l'importance de l'eau et de sa gestion pour l'avenir de l'humanité. Les personnes qui ont eu la chance d'assister à vos débats, et celles aussi par le truchement de la télévision, sont maintenant mieux conscientisées en ce qui concerne cet enjeu d'une importance capitale. Et, c'est vrai, on ne peut pas s'imaginer comment, dans certains coins du monde, on n'a pas cette conscience de l'urgence du problème de l'eau.

On a le cas du Québec où il y a une surabondance d'eau, on vous l'a dit, et ce n'est que récemment finalement qu'on arrive à amener les gens à prendre conscience que, même si, nous, nous en avons en surabondance, même là il faut la protéger et il faut penser aussi à tous ces pays, à tous ces peuples, ces gens qui manquent d'eau. Et, dans un sentiment de partage et solidarité, nous devons, nous aussi, ici, pour nous, oui, mais pour les autres peuples qui ont besoin d'eau, ménager notre eau et savoir la gérer d'une façon durable et efficace.

Votre Parlement consacre l'indispensable droit, autant que le devoir des jeunes, à participer pleinement à l'élaboration du monde d'aujourd'hui et de demain. Nos sociétés ne peuvent que bénéficier de votre apport. Il est toujours impressionnant de voir un si grand nombre de jeunes discuter, partager, débattre et parvenir à établir un consensus.

Tout en provenant d'horizons très différents, vous avez démontré un bel esprit d'ouverture et de civisme qui a permis d'adopter une proposition de loi commune. À travers vous, nous avons constaté le haut degré de conscientisation politique environnementale des jeunes du monde. Le respect et le sérieux qui ont caractérisé vos travaux parlementaires leur rendent hommage.

Je me tourne maintenant vers les accompagnateurs, les experts et toutes les personnes-ressources qui vous ont encadrés, vous, jeunes députés, dans vos travaux parlementaires. Je vous remercie chaleureusement. Sachez que votre appui a été déterminant dans le succès de cette magnifique entreprise.

Mes remerciements vont finalement au Secrétariat international de l'eau, et à son secrétaire particulier, et à tous ses partenaires qui ont permis la réalisation de cette belle initiative. Je peux vous dire que l'Assemblée nationale est heureuse d'avoir été associée au Parlement Mondial de la Jeunesse pour l'Eau. C'est un honneur pour nous et une fierté de vous avoir reçus ici. Et je tiens à vous remercier, à vous féliciter encore une fois et je n'ai qu'à vous souhaiter maintenant un bon retour dans chacune de vos régions. Merci.

(Fin à 17 h 55)