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Point de presse de Mme Agnès Maltais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre du Travail et ministre responsable de la Condition féminine

Version finale

Le vendredi 20 septembre 2013, 11 h 15

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures quinze minutes)

Mme Maltais : Alors, bonjour, tout le monde. Le Conseil du statut de la femme, c’est un phare. Il est là depuis des années pour éclairer la voie aux Québécoises et aux Québécois pour atteindre la pleine égalité entre les hommes et les femmes. Je le connais, moi, depuis longtemps, depuis mes relations amicales avec Claire Bonenfant. Et j’ai connu ses nombreuses et successives présidentes : Diane Lemieux, Christiane Pelchat, l’autre Diane. Il y a eu… Et il y a maintenant Mme Julie Miville-Dechêne.

Depuis 2008, le Conseil du statut de la femme a tracé la voie. Il y a eu deux avis successifs, en 2008 et en 2011, qui ont dit : Il faut aller vers la laïcité. C’est sûr que ces avis ont inspiré le gouvernement. Maintenant, le Conseil des ministres, mercredi, a nommé, au conseil d’administration du Conseil du statut de la femme, quatre femmes solides, expérimentées, avec des expériences très diverses, diversifiées, qui, je pense, vont être d’un apport important au Conseil du statut de la femme. Ces quatre femmes, comme tous les membres du Conseil du statut de la femme, ont toute liberté d’action et de parole, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Conseil du statut de la femme. Il ne saurait en être autrement. Alors, si quelqu’un se demande si elles pourraient ou devraient faire des études pour aller plus loin dans les avis qu’elles ont déjà déposés, eh bien, c’est à elles d’en décider. Et si c’est un beau projet et si ça peut éclairer encore mieux la société québécoise, pourquoi pas? Pourquoi pas? Mais c’est à elles d’en décider, et je n’interviendrai jamais là-dedans.

Mme Miville-Dechêne a senti une ingérence dans les nominations. Ce sont ses propres mots. Ces nominations sont dans la continuité historique du Conseil du statut de la femme, tant par leurs qualités — personne ne conteste la compétence de ces quatre femmes — que par le fait qu’elles sont dans la continuité historique des avis du Conseil du statut de la femme. Alors, je souhaite maintenant à Mme Miville-Dechêne de continuer à travailler en toute sérénité, après ses mots, en toute sérénité avec ce conseil d’administration, qu’elles tirent le meilleur d’elles-mêmes, au pluriel bien sûr. Merci.

Mme Lajoie (Geneviève) : Mme Maltais, ont-elles encore, les quatre nommées, ont-elles encore l’indépendance requise, puisqu’elles se sont prononcées publiquement sur la charte, pour siéger au Conseil du statut de la femme?

Mme Maltais : Tout à fait. J’espère que toutes les femmes qui sont au conseil d’administration du conseil ont des opinions, qu’elles les assument, qu’elles vont les porter. Mais, comme je vous l’ai dit, ces quatre femmes sont dans la continuité historique des avis du Conseil du statut de la femme. Ces quatre femmes arrivent après les avis du Conseil du statut de la femme. Si elles veulent maintenant regarder la situation, c’est leur choix.

Des voix : …

Mme Maltais : Je m’excuse, je n’entends pas…

M. Ouellet (Martin) : Comment ne pas y voir comme une tentative de paqueter le conseil pour qu’il se prononce selon l’avis du gouvernement?

Mme Maltais : L’avis du Conseil du statut de la femme est là depuis 2008. Il y a deux avis qui ont été déposés, 2008 et 2011. Alors, ces femmes sont dans la continuité historique du Conseil du statut de la femme. Si elles veulent revoir… si tout le conseil — elles sont 18, hein, 18, 18 membres, dont 11 votantes — si elles veulent revoir l’avis, c’est leur décision. Si, comme le demande Mme Miville-Dechêne, parce que c’était sa principale demande, hier, que j’ai entendue, si elles veulent faire les études pour comprendre mieux l’impact de ce que nous proposons, eh bien, qu’elles le fassent. Elles n’ont aucune commande, aucun mot d’ordre. M’imaginez-vous donner un mot d’ordre à Lucie Martineau? Oh boy!

M. Dutrisac (Robert) : Pourquoi avoir nommé quatre femmes qui partagent les mêmes vues sur la laïcité? Pourquoi ne pas avoir nommé des gens avec des avis, disons, peut-être plus diversifiés?

Mme Maltais : Parce que c’est la continuité historique du Conseil du statut de la femme. Le Conseil du statut de la femme a sorti deux avis. C’étaient des conseils nommés par le Parti libéral, ce n’était pas par nous. En toute indépendance, en 2008 et en 2011, le Conseil du statut de la femme a statué sur la laïcité. Alors, on a envoyé des gens, des femmes fortes, solides, chacune dans leur domaine de compétence qui est demandé par la consultation qui a eu lieu, entre autres une chef syndicale. Comment refuser quand on a la proposition qui arrive de Lucie Martineau, présidente du SFPQ? Cette femme-là, moi, je pense, pour tous les débats qui vont avoir lieu au Conseil du statut de la femme, si elle désire être là, mérite d’être là.

M. Poinlane (Pascal) : …au cours des dernières heures, Mme Maltais, personnellement appelé Mme Julie Miville-Dechêne pour lui parler de la charte?

Mme Maltais : Je l’ai appelée, parce que j’avais demandé à la rencontrer avant le dépôt de la charte, parce que je voulais absolument qu’on en jase, c’est normal, et pour d’autres projets. Alors, oui, j’ai eu une discussion avec elle au téléphone. Ça n’a pas été le moment le plus facile ni pour l’une ni pour l’autre, mais en aucun cas, en aucun cas, je n’ai passé de commande à Mme Miville-Dechêne.

M. Poinlane (Pascal) : Mais elle a senti de la pression, elle a senti de l’ingérence, elle l’a dit hier.

Mme Maltais : Je suis désolée si elle l’a senti, je n’en ai pas fait.

Des voix : …

La Modératrice : Je m’excuse, Tommy Chouinard.

M. Chouinard (Tommy) : Mme Maltais, en 2008 puis en 2011, comme vous dites, le Conseil du statut de la femme disait : On est pour l’interdiction de signes religieux ostentatoires dans la fonction publique. C’est ça dont vous parlez…

Mme Maltais : Tout à fait et plus loin, même…

M. Chouinard (Tommy) : Là, vous dites que vous avez choisi… s’il vous plaît…

Mme Maltais : Ils voulaient même isoler plus loin encore le conseil.

M. Chouinard (Tommy) : D’accord. Est-ce qu’on doit comprendre que vous avez choisi quatre personnes qui respectaient intégralement… sur la base de leur opinion sur ces avis-là?

Mme Maltais : Ce n’est pas sur la base de leur opinion. À travers les… Les personnes qui sont là sont les personnes qui, à mon avis, sur plein de sujets, sont les personnes qui sont d’une haute compétence, d’une très haute compétence.

M. Chouinard (Tommy) : Non, mais vous dites : C’est dans la continuité des avis, donc…

Mme Maltais : Je dis que je suis consciente que les personnes que j’ai nommées sont tout à fait dans la continuité historique, mais je n’aurais pas nommé n’importe qui pour ça. La présidente du SFPQ, ce n’est pas n’importe qui. Julie Latour, ce n’est pas n’importe qui. C’est des gens qui méritent d’abord d’être là. Le premier critère, c’est la compétence, c’est la force, c’est l’apport qu’elles peuvent amener à la réflexion sur la situation de la femme québécoise sur plein de sujets, sur plein de sujets.

Maintenant, je suis consciente qu’elles sont dans la continuité historique de ces avis. Il n’y a pas de problème.

M. Chouinard (Tommy) : Mme Maltais, est-ce que vous reprochez à Mme Miville-Dechêne de ne pas s’inscrire dans la continuité historique des avis du Conseil du statut de la femme?

Mme Maltais : Mme Miville-Dechêne, jusqu’ici, ne s’est pas située à l’encontre des avis. Je pense que c’est au Conseil du statut de la femme de revoir cette décision si elles le veulent.

La Modératrice : Jocelyne Richer.

M. Chouinard (Tommy) : …

Mme Richer (Jocelyne) : Mme Maltais… Mme Maltais…

La Modératrice : Désolé, Tommy. Jocelyne.

M. Chouinard (Tommy) : …décision-là au Conseil des ministres…

Mme Maltais : Non, ce que j’ai entendu de Mme Miville-Dechêne, c’est qu’elle croyait que l’arrivée de ces femmes l’empêcherait de faire des études. Je dis que ces femmes-là… Je ne vois pas pourquoi, s’il y a un beau projet, si ça permet d’éclairer la société, elles ne le feraient pas. Je n’ai jamais parlé à ces femmes-là directement, d’abord, avant la nomination. Et ensuite, je sais qu’il y en a d’entre elles qui ont dit : Oui, mais est-ce que je vais pouvoir continuer à prendre la parole et parfois contre le gouvernement? Et j’ai répondu oui.

Mme Richer (Jocelyne) : Mais, Mme Maltais, il est assez rare de voir…

Mme Maltais : C’est quoi le problème?

Mme Richer (Jocelyne) : Il est assez rare de voir le président d’un organisme comme ça attaquer l’intégrité du gouvernement. Est-ce que Mme Miville-Dechêne a toujours votre confiance?

Mme Maltais : Elle a notre confiance, et je viens de parler à Mme Marois ce matin, je voulais lui dire cela. Mme Marois est d’accord, et nous souhaitons qu’elle travaille avec les membres du conseil d’administration pour le bien du Conseil du statut de la femme. Nous souhaitons qu’elle continue.

M. Lafille (Julien) : Est-ce que la vitesse à laquelle vous avez procédé à ces nominations n’est pas un peu exceptionnelle?

Mme Maltais : Attention, il y a des nominations qui étaient là… qui retardaient depuis un an. Il a fallu refaire toutes les listes, il a fallu retrouver le monde. Après ça, il a fallu faire une consultation. Il y en a qui ont lâché seulement le 19 août. Alors, on a fait la nomination à peu près en même temps.

M. Lafille (Julien) : Mais vous avez demandé… vous avez contacté des groupes comme le FFQ…

Mme Maltais : Tout à fait.

M. Lafille (Julien) : …jeudi seulement, la semaine dernière, et déjà, mercredi, vous entérinez ces nominations.

Mme Maltais : J’ai eu 19… 16 propositions, ça fait que les gens ont eu le temps de me répondre. 16 propositions. Et je vous dis, là, h’ai choisi les femmes les plus pertinentes, et dans le débat, et pour d’autres débats de la société québécoise : Leila Lesbet, Julie Latour...

La Modératrice : M. Laforest; ensuite, M. Lavoie.

M. Laforest (Alain) : Vous avez parlé tantôt de l’entretien avec Mme Dechêne, qui n’a pas été des plus agréables. Pourquoi?

Mme Maltais : Oh, c’est parce qu’on est deux personnalités fortes, je le lui reconnais. Mais c’était sur... c’était quelque chose qui n’était pas là, les études ou quoi que ce soit, sur la charte ou sur autre chose. C’est un... On s’est peut-être un peu mal comprises puis, à la fin, on a fini très paisiblement, bonjour, bonjour.

M. Laforest (Alain) : Mais ça s’est fait avant sa sortie ou après la sortie?

Mme Maltais : Avant, avant, avant.

M. Laforest (Alain) : Est-ce que vous lui avez parlé depuis?

Mme Maltais : Non. Non, parce que je ne voulais justement pas qu’il y ait une impression, là, que j’intervenais parce qu’elle est intervenue. Je lui accorde notre confiance.

M. Laforest (Alain) : Donc, elle a émis des réserves sur les nominations que vous faisiez?

Mme Maltais : Non, c’était bien avant ça.

M. Laforest (Alain) : Mais, si elle sent de l’ingérence, c’est parce que...

Mme Maltais : Non. Bien non, je n’ai pas...

M. Laforest (Alain) : ...elle a émis des réserves, non?

Mme Maltais : Elle émet des réserves, mais je vous dis, moi, que je ne lui ai pas parlé. Je lui ai annoncé les nominations, tout simplement, après, parce que je voulais qu’elle les apprenne personnellement.

M. Laforest (Alain) : Mais cette conversation-là que vous avez eue avec elle, c’est quand vous avez déposé le projet de charte?

Mme Maltais : C’est avant.

M. Laforest (Alain) : Avant le dépôt du projet de charte.

Mme Maltais : Ah, c’est il y a longtemps. C’est il y a longtemps.

M. Laforest (Alain) : Donc, il y avait déjà des tensions, il y avait déjà un embryon de flamme entre le Conseil du statut de la femme et votre position?

Mme Maltais : Non, pas du tout. Ce n’était pas sur une position, c’était sur autre chose.

M. Poinlane (Pascal) : Mais est-ce que c’étaient des discussions sur la laïcité de l’État?

La Modératrice : Non. M. Lavoie. M. Lavoie. Désolée.

M. Lavoie (Gilbert) : Mme Maltais, est-ce que la représentante de la CSN était plus pertinente?

Mme Maltais : Je viens de voir le communiqué de la CSN. On a consulté la CSN. Ils n’ont pas envoyé de nom et ne nous ont pas demandé, par le biais de ça, la demande de renouvellement. On a été étonnés. Peut-être qu’ils avaient mal compris le processus. Donc, il n’y a pas de siège réservé au Conseil du statut de la femme. Alors, j’avais Lucie Martineau du SFPQ qui désirait y être et je trouvais pertinent. J’avoue que c’était une candidature fort intéressante.

La Modératrice : M. Bergeron, ensuite monsieur...

M. Bergeron (Patrice) : Mme Maltais, mais, constamment, vous parlez d’indépendance, mais vous n’arrêtez pas de parler de continuité historique. Ce n’est pas... En fait, vous n’essayez pas de lier les mains du conseil, encore une fois?

Mme Maltais : Pas du tout. Ces femmes-là sont très indépendantes. Elles sont quatre qui arrivent, ils sont 11 votants, 18 au total. Elles ont liberté de délibération et de décision.

M. Bergeron (Patrice) : Il n’en reste pas moins que, dans l’opinion publique, on a l’impression que vous êtes en train de pourrir, avec des nominations partisanes, le BAPE, et le Conseil du statut de la femme, puis...

Mme Maltais : Je m’excuse. Je voudrais juste régler une chose, là. Je n’ai aucune idée de l’affiliation politique de ces quatre personnes. Je vous dis, là, ce n’est pas une nomination...

M. Bergeron (Patrice) : ...opinion, quand même, madame...

Mme Maltais : Attention. Ce ne sont pas des nominations partisanes. Je n’ai aucune idée de ce que pense Julie Latour de la situation politique au Québec, aucune idée. Lucie...

M. Bergeron (Patrice) : Mais vous connaissez leur position sur la laïcité, madame.

Mme Maltais : Oui, tout à fait, et je dis que ces femmes-là sont... Écoutez, là, regardez la qualité des noms qui sont là, regardez les compétences de ces femmes-là et dites-moi laquelle n’a pas sa place au Conseil du statut de la femme.

M. Ouellet (Martin) : Mais vous connaissiez leur opinion sur la charte.

Mme Maltais : Dites-moi laquelle n’a pas sa place. Vous allez être embêtés.

M. Bergeron (Patrice) : …sur la laïcité de la charte.

Mme Maltais : Tout à fait, et j’ai dit que la continuité historique est intéressante dans ce cas-là.

Mme Lajoie (Geneviève) : Donc, vous n’auriez pas nommé quelqu’un qui n’allait pas dans la continuité historique?

Mme Maltais : Attention! S’il y avait eu une candidature de ce même niveau, vraiment, je pense que ça aurait pu être intéressant, mais ce sont les quatre personnes les plus solides qui sont arrivées dans les nominations que j’ai eues. Les autres étaient intéressantes aussi, mais j’avoue que ces quatre personnes-là étaient très intéressantes.

M. Corbeil (Michel) : Mme Maltais, Mme Miville-Dechêne ne remet pas en cause les compétences des quatre personnes que vous avez nommées, elle en a contre l’espèce de pensée unique qui va régner au conseil d’administration. Votre rôle, ce n’était pas justement de s’assurer qu’il y ait aussi un équilibre d’opinions sur cette question-là aussi?

Mme Maltais : Écoutez, l’opinion du Conseil du statut de la femme, elle a été émise en 2008, elle a été émise en 2011, et l’opinion du conseil…

M. Corbeil (Michel) : Mais Mme Miville-Dechêne…

Mme Maltais : Attendez un peu.

M. Corbeil (Michel) : …n’est pas d’accord avec vous.

Mme Maltais : Mais vous me posez une question, je vais vous répondre. Peut-être que vous ne voulez pas cette réponse-là, mais l’opinion du Conseil du statut de la femme, elle est publique, elle est connue depuis cinq ans. C’est un phare, il éclaire la voie puis il dit : C’est par là qu’on s’en va. Alors, moi, je trouve que tout ça est bien, son opinion est connue.

Maintenant, si le Conseil du statut de la femme, à partir de ce qu’il a fait, là… C’est une féministe qui vous parle, là. J’y crois profondément, à cette institution-là, moi. Je les ai connues, Claire Bonenfant, cette gang-là, là, c’est des gens que je côtoie. Alors, si ces gens-là veulent changer de position, veulent travailler, veulent faire des études, go, c’est à vous, c’est votre conseil. C’est le conseil des Québécoises, c’est clair.

M. Corbeil (Michel) : Donc, les opinions divergentes sur cette question-là, de la part des féministes, vous les écartez.

Mme Maltais : Pas du tout. Voyons donc! J’ai appris par Mme Miville-Dechêne qu’il y avait des divergences, puis c’est elle-même qui a dit qu’est-ce qui se passait au conseil d’administration. Je ne le savais pas.

M. Poinlane (Pascal) : Mais pourquoi l’avoir appelée personnellement? Est-ce que c’était pour lui mettre de la pression pour qu’elle appuie la charte?

Mme Maltais : Pas du tout. Non. La charte allait être déposée le lundi, et je voulais la rencontrer avant pour qu’on en parle. N’est-ce pas normal? Je pense que c’était respectueux. Je vais vous dire ceci : toutes les ministres de la Condition féminine ont régulièrement des repas ou des discussions avec… des échanges avec les présidentes du Conseil du statut de la femme. Ne pas le faire, vous auriez pu le questionner aussi.

M. Poinlane (Pascal) : Elle dit qu’elle a vécu des pressions, elle dit que ça a été difficile.

Mme Maltais : Je ne suis pas d’accord. Je dis que je n’ai pas fait de pression.

M. Laforest (Alain) : Donc, vous rejetez l’argument de l’opposition qui vous demande aujourd’hui de surseoir à ces nominations-là.

Mme Maltais : Écoutez, ce que j’ai entendu, Mme St-Pierre, là, aller dire que ces personnes-là n’étaient pas ou à peu près pas légitimes au… Non, non, non. Ces femmes-là sont très compétentes, méritent d’être assises autour de la table.

La Modératrice : Bon, en anglais, M. Dougherty.

M. Dougherty (Kevin) : Mme Maltais…

Une voix : …

M. Dougherty (Kevin) : Sorry, I’m going first, OK? You say that the «conseil» has come out in favour of secularism starting in 2008, fine, and that’s why you can pack the council, but that’s…

Mme Maltais : I’m not… I don’t pack the council.

M. Dougherty (Kevin) : You didn’t pack the council?

Mme Maltais : I didn’t pack the council. There are 11 voters, 18 people. We’ve nominated four, which is in the historical continuity of the CSF and their advisors.

M. Dougherty (Kevin) : But the issue here is religious signs. They’re saying: What is the impact, if you say to a woman : You can’t wear a hidjab if you want to work at the Revenue Department? Does she leave her job. And what do you say to these people? You know, this is a real problem.

Mme Maltais : What I’ve heard of Mrs. Mme Miville-Dechêne , the president of the CSF, she told us : I want to make studies and I’m aware the people… the Government has nominated people, so that I don’t make these studies. Please, the CSF must do its job, and, if they want to make studies, if it’s pertinent, they should do it. I agree with that. I agree with the fact that they must clarify the position if they need to. No problem.

M. Dougherty (Kevin) : But what do you think… you know, a woman who is working at the Revenue Department, who wears a hidjab, she has to choose between continuing to wear the hidjab or staying at home, you know. She can take it off and keep working or she can go home.

Mme Maltais : Are you asking me my opinion on the charter? I do completely agree with the charter.

M. Dougherty (Kevin) : Completely?

Mme Maltais : Completely.

Mme Montgomery (Angelica) : When you talk about the historic continuity, why is it important for you to underline this when it comes to these nominations?

Mme Maltais : OK. Because the Conseil du statut de la femme has enlightened the situation of women, the women’s status in Québec . It’s its job, it’s its mandate. And since five years now, it’s telling to us : We must go in this direction, we must go in that direction. It’s a very clear position, which has been repeated twice.

So it’s important for us to see what’s the main stream of the Conseil du statut de la femme , its clear advice, and to «les appuyer», to give them… it’s an «appui». But, if they want now to look at what this told us and to bring changes, it’s their turn now. And we didn’t give under… we didn’t do meddling, it’s their opinion. And, believe me, nobody could say to Mrs. Martineau, which is the president of a union, what to say. They’re free.

M. Harrold (Max) : Do you think she should… do you think…

La Modératrice : C’est assez, merci. M. Harrold, c’est la dernière.

M. Harrold (Max) : OK. On the basis of the whole matter, people have said that wearing a veil… this charter will advance women’s equality for those women who are wearing a hidjab. Do you agree with that, that they… by forcing them to remove it, to choose between their job and their faith, do you agree that this will be an advance for women’s equality?

Mme Maltais : I do agree with the charter and I do agree, but we’re having a debate on this, and I do agree with the Conseil du statut de la femme . But, if the Conseil du statut de la femme do believe that it’s important to bring more points, more lighting on these points, come on, go. They have our confidence. Mrs. Miville-Dechêne has our confidence.

(Fin à 11 h 34)

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