(Dix heures cinq minutes)
Mme Massé : Alors, bonjour tout
le monde, très heureuse d'être là. Je pense que la question qui est posée à
l'interpellation aujourd'hui est extrêmement importante parce qu'on a besoin,
au Québec, d'espoir, on a besoin de rêver. Et d'ailleurs je ne comprends absolument
pas pourquoi le premier ministre a fait le choix de ne pas venir lui-même défendre
sa vision du fédéralisme.
À Québec solidaire, notre position est
claire : l'indépendance, c'est un pays de projets, c'est une vision à long
terme, c'est une vision de fierté. Lorsqu'on a rencontré, d'ailleurs, le
président Grímsson, on a partagé rapidement des aspirations. Et, dans ce
sens-là, ce matin, c'est vraiment avec plaisir que je vais être là, au nom de
ma formation politique, pour aller discuter, malheureusement avec le leader,
mais discuter de cette vision-là.
M. Bovet (Sébastien)
:
Est-ce que c'est le bon forum, Mme Massé, dans la mesure où, ici, c'est
des travaux parlementaires, c'est du législatif, c'est de l'exécutif? Le projet
de souveraineté est peut-être un projet que caressent beaucoup de Québécois,
mais pas nécessairement dans le Parlement, actuellement. Est-ce que c'est le
bon forum?
Mme Massé : Bien, en fait, à
mon sens, c'est un forum de plus. C'est que, là, on a un gouvernement qui, à
travers ses politiques, amène sa vision, puis sa vision, elle est fédéraliste.
Alors, qu'on puisse en délibérer… Vous savez comme moi, une interpellation,
c'est un échange, c'est on discute, c'est on pose des questions, c'est on
partage nos visions, et, dans ce… et c'est, surtout, télédiffusé. Alors, c'est
permettre aux Québécois et Québécoises d'avoir, d'une part…
Moi je vais aller défendre la vision de
Québec solidaire, de l'indépendance. Je vais aller expliquer pourquoi être
indépendants, ce n'est pas sur une base ethnique qu'on fait ça, mais bien sur
une base d'avoir une posture — comme l'Islande,
d'ailleurs — d'indépendance face aux grands diktats… financiers de ce
monde — voyons, les mots m'échappent à matin! Alors, oui, je pense
que c'est un des forums, et, honnêtement, parler de souveraineté et
d'indépendance, je pense qu'on ne le fait pas assez souvent.
M. Bovet (Sébastien)
:
M. Bédard, tout à l'heure, a utilisé le terme… Vous avez parlé de
M. Couillard, M. Bédard a utilisé le terme de «fédéralisme radical»
pour parler de l'attitude du gouvernement de M. Couillard dans ce
contexte-là. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce qualificatif?
Mme Massé : Bien, il faudrait
que je voie avec M. Bédard qu'est-ce qu'il voulait dire au juste. Pour
sûr, et je pense que le premier ministre ne s'en cache pas, c'est un
fédéraliste assumé. Mais pourquoi il n'est pas là pour venir la défendre, cette
vision-là? Alors, c'est décevant.
M. Harrold (Max) :
Can I just ask you what you think about him not being here, about Mr. Couillard
not being here today?
Mme Massé :
Oh yes! It's so… You know, when you think something, when you're sure that
you're right, as he is thinking that the federalism it's the right thing to do,
you have to be there to explain your vision. And that's why we are
very — «déçus»? We are very…
Des voix
:
Disappointed.
Mme Massé : …disappointed! — disappointed that he is not here to explain his vision.
Mme Montgomery (Angelica)
: Ms. Massé, your party has been very vocal against the cuts
that have been made by the Liberal Government. There
are new job numbers that have just come out that look very positive for the Government,
about 70 000 new jobs since last spring. Does this show that, in some
ways, what the Liberals are doing isn't that bad for the economy?
Mme Massé : All
around the world, austerity brings the States not in the top of the economy but
in the bottom of the economy. So, pretty sure… You know, every year, around
46 000 jobs are created by themselves, without any intervention. So, I
think the way that this Government cut all in the public services… this is very
important, you know. If you have new jobs but it's all in Wal-Mart at «salaire
minimum», minimum wage, I'm not sure it's a good idea because these women — because we know, in the
public services, it's 75 % of women — have to go and work in Wal-Mart
to bring money home. This is not a good idea. Merci
(Fin à 10 h 9)