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Conférence de presse de M. Pierre Arcand, ministre des Relations internationales

Bilan de la mission en Chine

Version finale

Le vendredi 16 octobre 2009, 9 h 01

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Neuf heures une minute)

M. Shirley (Sarah): Je me présente, Sarah Shirley, attachée de presse du ministre Arcand. Bienvenue à la conférence et merci d'être là ce matin. Merci à vous également, du côté de Shangai, au ministre et à tous ses invités.
Je vous explique brièvement le déroulement de la conférence. En fait, le ministre fera son bilan de la mission en Chine qu'il a effectuée cette semaine. Ensuite, les entreprises pourront parler à leur tour, il y en a quelques-unes qui ont des annonces, des choses comme ça, et puis finalement on pourra procéder à la période de questions.
Donc, M. Arcand, je vous invite à prendre la parole pour votre bilan.

M. Arcand: Alors, merci infiniment. J'espère que vous m'entendez bien. Il est présentement 21 heures et quelques minutes ici, à l'heure de Shangai. Nous sommes vendredi soir. Vous savez qu'il y a environ 12 heures donc de décalage entre ce qui se passe à Québec et ici, à Shangai.
Je dois vous dire que nous sommes très heureux. Nous avons terminé ce soir cette tournée qui nous a menés en fait dans toute la Chine, dans une grande partie de la Chine. Je pense que, premièrement, c'était sous un thème très particulier, qui était le thème de l'environnement, mais il y avait aussi beaucoup d'autres choses reliées à ça. C'est la plus importante délégation d'affaires en environnement qui a été menée en Chine depuis en fait le début... depuis fort longtemps, en fait depuis plusieurs années. Nous avons visité les villes de Beijing. Nous avons visité la ville de Tianjin. Nous avons visité, dans la province du Shandong, la ville de Jinan et nous sommes ce soir ici, à Shangai, pour pouvoir discuter de cette mission.
Nous avons fait, d'abord sur le plan strictement politique... nous avons renouvelé l'entente en matière d'éducation, en matière d'éducation avec la République populaire de Chine. J'ai eu l'occasion de renouveler cette entente avec le vice ministre de l'Éducation, M. Hao Bing, qui est également une personnalité très importante dans la région de Pékin, et également nous avons en fait eu de nombreuses séances, trois forums en fait, sur les questions environnementales, où il s'agissait évidemment d'établir des maillages importants entre les gens de Beijing, ceux de la province du Shandong et aussi également la région de Shanghai. Dans les résultats importants qui se sont déroulés et qui risquent de se dérouler, il y a évidemment plusieurs annonces qu'on ne peut pas faire parce que les négociations ne sont pas terminées ou, dans d'autres cas, il y a des plus importantes négociations à survenir un peu plus tard. Il y a des choses qu'on ne peut pas dire.
Dans les choses qu'on peut dire cependant, il y a une firme, qui s'appelle Premier Tech, qui a signé, dès cette semaine, une entente de un demi-million pour la gestion des eaux usées. Vous aviez une entreprise qui s'appelle Hydronov, qui a, avec la ville de Dalian, une entente de 75 millions de dollars, encore là, pour la gestion des eaux usées. Il y a une entreprise, que vous connaissez bien en Beauce, qui s'appelle Canam, qui, entre autres, a une entente pour l'installation dans une écocité à Tianjin, qui est un projet absolument incroyable. Canam Manac va faire en fait des parois murales à haute efficacité énergétique. Il y a la firme Sinologik, qui a ouvert son bureau de façon spécifique dans la région de Jinan. Nous avons également eu une firme de Dorval, qui s'appelle Sixtron, qui également produit, et je ne suis pas un expert en matière environnementale... mais c'est en fait des films pour le solaire et qui également est en train de conclure une entente très importante avec la Chine.
Donc, ce sont essentiellement les grandes lignes. Il y a aussi une entreprise qui s'appelle Unima, une entreprise québécoise de technologie multimédia, qui avait participé à la première mission du Québec en Chine en 2006 et qui a conclu deux ententes partenariat pour le développement de sa technologie. Ils font... Ils ont un logiciel de traduction avec en fait un partenaire chinois qui s'appelle Winshare, qui, ce partenaire, a le monopole de l'enseignement du primaire sur le territoire chinois.
Alors, ça vous indique un peu ce qui a été accompli cette semaine.
J'ai également participé à Shanghai hier à l'inauguration de l'exposition sur Norman Bethune, qui est très connu de tous les Chinois, et ça, ça avait lieu dans le parc où la ville de Montréal a déjà une espèce de pavillon dans le parc, et aujourd'hui j'ai participé au dévoilement, pour l'Exposition universelle de Shanghai de 2010, de la conférence de presse qui annonçait évidemment la participation de Montréal et du gouvernement du Québec à la thématique. Dans cette exposition à Shanghai, il y a les pavillons des pays, mais il y a aussi des pavillons thématiques, et Montréal sera au coeur d'un pavillon thématique qui parle des meilleures pratiques urbaines, et c'est évidemment le projet Saint-Michel, le projet de la Tohu, entre autres, là, qui sera mentionné.
Donc, nous avons eu ces conférences. À chaque endroit, il y avait plus d'une centaine de personnes qui ont participé à ces conférences qui ont été suivies par des séances de réseautage. Nous avons visité. Et, juste pour vous donner un ordre de grandeur, je n'ai pas tellement à vous faire de grands dessins sur les chiffres absolument incroyables qui existent actuellement en Chine, des taux de croissance, vous savez, la mauvaise période de récession, ils ont eu un taux de croissance de leur produit intérieur brut, entre 7 % et 8 %, ils croient dépasser les 10 % d'ici la fin de l'année.
Vous savez, M. Charest parle du projet de La Romaine comme étant probablement un des principaux projets, sinon le principal projet en Amérique du Nord, qui est un projet quelque part autour de 7 milliards de dollars. Juste pour votre information, pour établir l'ordre de grandeur, le projet d'écocité, qui est financé par le gouvernement chinois, dans lequel il y a également des fonds de la région de Singapour qui participent à ça, c'est un projet de 200 milliards de dollars et qui vise littéralement, selon des normes très strictes, à créer, à l'intérieur de cette ville de Chang Jiang finalement, une population nouvelle à l'intérieur d'une écocité qui va contenir d'ici 2013 90 000 personnes, et en 2020 ils en seront rendus à 350 000 personnes. Alors, vous avez un parc industriel de haute technologie non polluant, vous avez des édifices qui vont être bâtis là, des unités de condominiums, etc., qui seront selon les dernières normes en matière environnementale. C'est une écocité absolument incroyable. Et également il y avait, je dirais, un volet très touristique aussi, dans le sens où le ministère du Tourisme était présent, et je voudrais d'ailleurs profiter de l'occasion pour présenter les gens qui m'accompagnent aujourd'hui et qui sont avec moi, parce que vous avez des domaines qui sont très pointus, si jamais il y en a qui ont des questions.
Alors, près de moi, il y a Mme Louise Pagé, qui est sous-ministre au Tourisme.

Mme Pagé (Louise): Bonjour.

M. Arcand: Mme Pagé m'a accompagné dans cette mission et Mme Pagé va demeurer en Chine un peu plus longtemps pour rencontrer d'autres autorités chinoises. Elle aura l'occasion de vous expliquer brièvement le genre de potentiel qui existe en Chine pour le Québec; M. David Bronsard...

M. Bronsard (David): Bonjour.

M. Arcand: ...travaille pour Sinologik. M. Bronsard est un expert pour les questions d'entreprise, pour l'établissement des entreprises québécoises en Chine, il pourra nous en parler; il y a M. Charles Despins...

M. Despins (Charles): Bonjour.

M. Arcand: ...qui est président de PROMPT, P-R-O-M-P-T, qui est un consortium de recherche universitaire, et il aura l'occasion de vous parler quelques instants; et M. Patrick Drogui, qui est ici.

M. Drogui (Patrick): Bonjour.

M. Arcand: M. Patrick Drogui est de l'INRS, l'Institut national de la recherche scientifique, qui faisait partie également de notre délégation.
Alors, les chiffres, c'était environ 65 personnes, 45 entreprises qui étaient présentes lors de cette mission en Chine. Nous sommes très heureux. La réponse, du côté de la Chine, est une réponse qui a été extrêmement positive, et je pense que... inutile de vous dire que l'État chinois a déjà annoncé qu'il allait investir, d'ici les prochaines années, les deux prochaines années, plus de 170 milliards de dollars pour prendre le virage technologique. Et, pendant que nous étions en Chine, le président Obama a annoncé sa venue en Chine le 15 novembre prochain pour discuter avec les autorités chinoises. Et je pense que, quand on parle de l'avenir du sommet de Copenhague, je pense qu'une grande partie de cet avenir ne sera pas nécessairement décidée au Canada mais sera décidée probablement lors de cette rencontre qui aura lieu à la mi-novembre en Chine.
Alors, essentiellement, c'étaient les grandes lignes. Je pense qu'on aura l'occasion d'entrer un peu plus dans les détails, si vous le voulez. J'aimerais peut-être céder la parole à Mme Pagé, du Tourisme, pour quelques minutes.

Mme Pagé (Louise): Alors, bonjour. Nous, du ministère du Tourisme, nous travaillons avec nos partenaires chinois depuis 2005, puisque j'accompagnais le premier ministre Charest au moment où on a amorcé nos discussions, et, depuis 2005, ce sont des discussions très intenses, et je suis très heureuse de voir que nous avons enfin réussi à conclure des ententes.
Alors, pour les villes de Shanghai et Beijing, nous allons travailler avec les agences, les grands tours opérateurs chinois, que sont CTS et CITS. Ce sont des gens avec qui nous allons travailler en matière de tourisme d'affaires. Puisque vous savez que le Canada n'a pas le statut de pays de destination approuvée, donc les Chinois ne peuvent pas décider librement de venir faire du tourisme chez nous, mais la porte d'entrée pour favoriser le tourisme, c'est le tourisme d'affaires. Donc, le tourisme d'affaires, ce sont les congrès, les colloques, les missions, les voyages, ce qu'ils appellent, de motivation et la participation dans les grands réseaux des placements, des forums internationaux, des grands syndicats ou des grandes corporations professionnelles.
Le tourisme d'affaires au Québec, brièvement, c'est 1 milliard de dollars par année, et nous comptons, avec notre collaboration avec la Chine, de doubler ce milliard d'ici les prochaines années. Nous avons de grandes ouvertures et nous recevrons, en 2010, des tournées de familiarisation des tours opérateurs. Nous avons eu des discussions très pointues avec nos collègues de l'ambassade du Canada pour l'émission des permis de séjour et de visas. Donc, nous sommes très enthousiastes de poursuivre nos travaux avec ces grandes agences. Aujourd'hui, nous avons rencontré CYTS, qui est de la ville de Shanghai, et nous avons aussi conclu le même type d'entente.
Le deuxième volet de notre mission, c'est... Vous savez que le Shandong est une province jumelée au Québec et nous allons... nous sommes à finaliser les termes d'un protocole d'entente avec le Shandong, qui nous permettra effectivement d'accélérer nos échanges en matière de tourisme d'affaires avec cette province, et nous recevrons, nous l'espérons, près de 40 000 touristes chinois au cours de la prochaine année, ce qui nous permettra de doubler le nombre de touristes chinois au Québec, qui ne sont que de 16 000 au cours de la prochaine... de l'année qui vient de s'écouler.

M. Arcand: Voilà. Peut-être que je passerai la parole maintenant à M. David Bronsard, de Sinologik, pour nous parler justement des entreprises, ici, québécoises en Chine.

M. Bronsard (David): Bon. Bonjour. En premier, Sinologik est une entreprise de consultants qui aide les entreprises québécoises à pénétrer le marché chinois. Pour cette mission-ci, on regardait le niveau environnement, qui un marché qu'on cherche à développer. C'est un marché neuf en Chine mais qui doit représenter un marché de 500 milliards à 1 000 milliards de dollars d'ici 2013, d'où l'intérêt d'une mission comme celle-ci.
Pour nous, qui viennent d'ouvrir nos bureaux à Tianjin cette année, bien que ça fait plusieurs années que nous sommes en Chine, moi, ça fait depuis 1996 que je suis ici, une visite comme ça, pour une entreprise comme la nôtre, nous permet de rehausser notre crédibilité par rapport aux intervenants gouvernementaux chinois, car les affaires en Chine sont toujours très reliées encore au gouvernement chinois. Donc, pour les intervenants, de voir qu'il y a un représentant du gouvernement québécois ici donne une crédibilité non seulement à notre entreprise, mais aussi aux entreprises qui accompagnent le ministre. Et autrement, pour notre entreprise, il y a aussi le fait de pouvoir amener les entreprises québécoises chez nous, à nos bureaux à Tianjin, pour pouvoir leur présenter nos services et présenter sur le terrain sur quoi on travaille.
Donc, les retombées pour nous, c'est qu'il y a plusieurs entreprises qui ont connu nos services et qu'on va voir au cours des prochaines semaines comment nous allons pouvoir coopérer pour justement pénétrer le marché chinois. Merci.

M. Arcand: Merci. M. Charles Despins représente PROMPT, qui est un consortium de recherche universitaire.

M. Despins (Charles): Oui. Donc, Merci M. le ministre. Bonjour à vous tous. Donc, PROMPT est un consortium industriel universitaire de recherche et développement dans le secteur des technologies de l'information et des communications, et lundi nous avons procédé à l'annonce d'un partenariat d'intégration technologique et de distribution commerciale entre une PME de Longueil et membre de PROMPT, la société Unimasoft, et une entreprise chinoise, Winshare, et pour le marché de l'éducation. Et c'est une annonce, là, on est très heureux. On a été très heureux d'annoncer que, pour Unima, ça ouvre un marché potentiel de plus de 200 millions de dollars pas année pour une PME en croissance, là, de la Rive-Sud.
Et, en parallèle avec tout ça, on a annoncé un second partenariat, cette fois-ci, vraiment, de R&D, de l'ordre d'environ 2 millions de dollars, avec l'Université Nankai, de Tianjin, tout près de Beijing, et également l'École polytechnique de Montréal et le Centre de recherche informatique de Montréal, dans le fond, pour appuyer l'évolution de la technologie, qui est le sujet du premier partenariat. Et, comme PROMPT d'ailleurs est en partie appuyé financièrement par le gouvernement du Québec, c'est un excellent exemple, je dirais, de suivi de mission en Chine, parce que, comme M. Arcand l'a mentionné, Unima avait participé à la mission en Chine de sa prédécesseure en 2006. Et puis, disons, sur un autre ordre d'idées, on a également fait beaucoup de développement avec différents partenaires industriels et universitaires au niveau d'une opportunité émergente pour notre industrie dans le secteur de ce qu'on appelle les technologies d'information et les communications écologiques ou leur application et leur conception dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, une opportunité économique, là, qui est estimée à environ 800 milliards de dollars US par année, à l'échelle globale, mais une opportunité qui est vraiment émergente à ce stade-ci.

M. Arcand: Merci. Et, en terminant, peut-être M. Patrick Drogui, qui est de l'Institut national pour la recherche scientifique.

M. Drogui (Patrick): Bonjour. Je tiens tout d'abord à remercier M. le ministre Arcand et son équipe de nous avoir donné l'opportunité de faire partie de cette importante mission Québec-Chine, laquelle mission nous a permis de faire des échanges fructueux avec différentes universités chinoises et de rencontrer également des futurs partenaires industriels.
Vous savez, le développement économique de la Chine ne fait pas l'ombre d'un seul doute. En revanche, ce développement économique, qui a entraîné une industrialisation intense et incontrôlée, est accompagné par une pollution importante de l'eau et de l'air. Donc, face à cette importante problématique, les gestionnaires scientifiques chinois doivent faire face à ce grand défi et ils ont montré un intérêt important à pouvoir collaborer avec l'INRS. La preuve en est qu'avant le mois de décembre l'INRS doit recevoir un partenaire chinois qui entend collaborer le plus rapidement possible dans un projet très important, et nous sommes capables d'aller chercher un montant de 1 million de dollars. Merci.

M. Arcand: Voilà. Juste en terminant, je peux juste vous dire simplement, c'est peut-être la conclusion de cette mission en tout cas pour le volet environnement : Je pense que le gouvernement chinois, de façon très claire, dans les discussions que nous avons eues avec eux, il... sur les questions environnementales, on n'en est plus à la négation, on est vraiment au niveau de l'action actuellement. Ça paraît dans la volonté d'à peu près tous les dirigeants non seulement au niveau central, ceux qu'on a vus à Beijing, mais également les vice-gouverneurs qu'on a rencontrés, les gens à Shanghai, ici, au niveau municipal, je pense que tout le monde reconnaît qu'il y a urgence en la matière. Alors, voilà.

Mme Shirley (Sarah): Merci, M. le ministre, et merci également à tous les gens qui vous accompagnent. Donc, on est maintenant prêts à passer à la période de questions. J'aimerais simplement vous sensibiliser au fait qu'il y a un court délai entre la Chine et ici, donc vous assurer que le voyant rouge est bel et bien allumé sur votre micro avant de prendre la parole, pour éviter d'éventuels quiproquos. Et puis le média qui pose la question va apparaître à l'écran, donc vous saurez à ce moment-là que c'est bel et bien à vous de prendre la parole. Je vous demanderais également de nommer votre nom et le média que vous représentez. M. Duchesne.

M. Duchesne (Pierre): Bonjour. Pierre Duchesne, de Radio-Canada. Ma question au ministre Arcand: Vous avez parlé de Canam Manac, de parois murales; est-ce que c'est lié donc à ce que vous parliez, de l'écocité? J'aimerais que vous puissiez m'en dire plus. Et ensuite, sur le projet de gestion des eaux usées, j'imagine que c'est l'entreprise de Rimouski, là, quand on parle de Premier Tech, quelles sont les retombées pour les gens ici en termes d'emplois et de retombées économiques?

M. Arcand: Pour les gens de? Juste le dernier bout.

M. Duchesne (Pierre): Les retombées économiques donc pour les gens d'ici, les gens de Premier Tech. Est-ce qu'il y a des emplois de créés ici ou les emplois sont créés Là-bas?

(Consultation)

M. Arcand: O.K. Alors, écoutez, pour répondre à votre question, je vais... je pourrais simplement vous dire que, dans le cas de Canam Manac, c'est une entente qui a été signée, ce qu'on appelle un MOU, là, un Memorandum of Understanding, qui a été signée et qui devrait déboucher éventuellement sur certainement des... ces espèces de parois murales, là, qui vont être là, et je pense que c'est une entente qui va certainement, d'après ce que les gens me disaient, représenter éventuellement plusieurs millions de dollars. Ça, donc c'est la première des choses, et donc ça va créer évidemment des emplois pour les gens de la région de la Beauce.
Pour ce qui est de Premier Tech, évidemment, ça maintient des emplois dans ce domaine-là. Ça va certainement ouvrir des possibilités énormes pour cet employeur du Québec. Je peux vous dire qu'on parle d'une entente quand même, de départ, dans la gestion des eaux usées, une entente d'un demi-million de dollars. C'est donc des gens du Québec qui vont se rendre en Chine et qui vont être donc en mesure de donner certains éléments de conseil au Chinois dans ce domaine.
Alors, ça ne créera pas nécessairement immédiatement des emplois pour le Québec, mais ça assure quand même des contrats pour cette entreprise, et ça risque de déboucher à long terme sur plusieurs emplois.
Donc, dans ces deux cas-là, je pense que ça assure une certaine continuité pour nos entreprises québécoises.

M. Duchesne (Pierre): Si je peux me permettre une deuxième question, de façon plus générale cette fois-ci. Vous êtes littéralement dans le ventre du dragon, alors j'aimerais ça, voir... de votre côté, la menace chinoise, dont on parle si souvent, comment vous la voyez, comme vous êtes sur les lieux, vous voyez la puissance du marché chinois.
Et ma deuxième question, du même ordre général: Comment un ministre élu dans un système démocratique représentant le parlementarisme britannique essaie de transmettre aux Chinois des valeurs importantes qui sont la démocratie?

M. Arcand: Bon. Très bonne question. Je pense que, écoutez, le but de cette mission, de façon très claire, c'est de reprendre, au Québec, notre part de marché. Quand on regarde, par exemple, les exportations chinoises, c'est sûr que les exportations chinoises, elles ont été époustouflantes. Et je n'ai pas les chiffres précis devant moi, mais je m'en rappelle assez bien, on a parlé de quelque chose qui allait jusqu'à 10 fois par rapport à 1999. Ce que les Chinois ont exporté vers le Québec, c'était quelque chose comme 700 millions, et là on est rendus à 7 milliards, ou quelque chose comme ça, 7, 8 milliards. Donc, c'est des chiffres absolument effarants, et ça, évidemment c'est dans bien des sphères d'activité. Donc, c'est sûr que, les gens qui connaissent un peu plus la Chine, à chaque fois qu'ils reviennent à tous les six mois, voient des nouveaux buildings, voient des choses vraiment incroyables. Si vous me... Alors ça, c'est le premier point.
Donc, le but de cette mission... C'est que, nous, quand on regarde ce que les Chinois exportent actuellement, ils exportent environ 17 % de leur matière, ils l'exportent au Canada. Et, nous, le Québec, ce qu'on exporte vers la Chine, ça représente seulement 10 % à peu près. Donc, il y a un... Donc, normalement, on devrait exporter théoriquement pour 17 % aussi, si on veut balancer les choses, mais on exporte seulement pour 10 %. Donc, je pense qu'il y a un travail à faire. On le fait cette fois-ci en environnement parce qu'on a quand même une certaine crédibilité là-bas et on essaie d'aller chercher le maximum pour nos entreprises québécoises. Alors, ça, c'est l'espèce d'écart qu'on essaie d'aller chercher actuellement par le travail que l'on fait. Maintenant, ma perception du gouvernement chinois et des autorités chinoises que j'ai rencontrés, je vous dirais que ce n'est pas un gouvernement qui m'apparaît être un gouvernement d'idéologues. J'ai toujours l'impression que les dirigeants chinois, que tous ceux que nous rencontrons d'abord premièrement ont à peu près tous... connaissent l'Amérique du Nord, sont allés en Europe, ont fait plusieurs missions à l'extérieur, sont présents. J'ai vraiment l'impression évidemment qu'on est en présence de gens très intelligents qui opèrent ce que j'appelle China inc., si on veut, une entreprise vraiment très capitaliste, entre guillemets, très consciente des problèmes du peuple. Il y a actuellement en Chine un écart beaucoup trop grand, même ils l'admettent volontiers, entre les riches et les pauvres. Il y a une nouvelle classe de riches, et ils voudraient certainement s'attaquer au problème, entre autres, d'un régime, par exemple, d'assurance maladie universel beaucoup plus universel. Eux, ils ont presque la médecine à 10 vitesses, je dirais, il y a différentes formules. Alors, je pense qu'ils en sont conscients. Mais ils abordent très peu... Je l'ai abordée, évidemment jamais en public, avec eux, la question des droits de l'homme, mais j'aborde avec eux cette question-là en privé. Et eux évidemment là-dessus sont très réservés face à cette question. Et souvent je dois vous dire que, dans les rencontres, ce que l'on se fait dire, c'est bien sûr qu'on n'a pas la même vision des choses dans ce domaine-là, et...
Donc, mais, moi, vous savez, il y a des instances, je dirais, à l'ONU qui sont là pour surveiller cette situation. Vous comprendrez qu'un ministre du Québec, même s'il aborde cette question avec eux, n'a pas un pouvoir très déterminant, vous en conviendrez.

Mme Shirley (Sarah): M. Allard.

M. Allard (Daniel): Oui, bonjour, M. le ministre, Daniel Allard, je suis le rédacteur en chef du cyberjournal CommerceMonde. Je voulais revenir sur un point de votre communiqué où on lit que, suite à votre visite de l'écocité de Tianjin, que ça a permis de constater que les entreprises québécoises ont des solutions technologiques à offrir et des avenues de collaboration nombreuses.
J'étais avec la délégation du maire L'Allier en 2001 en Chine et, je vous dis, je vous jure que ce n'était pas compliqué d'être innovant... de penser d'être innovant, pour les Chinois, parce qu'après 24 heures le nez nous coulait, puis les yeux étaient tout rouges. Alors, je voudrais que vous développiez. Est-ce que votre visite de ce site-là vous a impressionné par rapport à ce que... à ce qu'ils veulent faire ou c'est plutôt les entreprises québécoises, c'est heureux de voir qu'on a encore des technologies innovantes qui peuvent prendre de la place dans un... Parce qu'on en parle beaucoup, de cette écocité-là, mais, bon, souvent c'est des maquettes, et tout. Je ne sais pas... dans quatre ans, 2013, alors...

M. Arcand: Écoutez, d'abord, moi, je peux vous dire simplement ce que j'ai appris là-bas. C'est que premièrement c'est une... Il y a de nombreuses écocités à travers le monde. Enfin, il y en a quelques-unes. Celle-là a ceci de particulier, d'abord, la dimension, qui est incroyable. On parle, d'ici 2013, c'est seulement dans quatre ans, même trois ans, on parle d'habiter, sur une espèce de très large bande de terrain où il y avait du sel, où on ne pouvait pas rien faire pousser, etc., on parle d'habiter 90 000 personnes, 90 000 personnes, des familles, des gens âgés, etc., et donc ça, c'est le premier projet, et éventuellement, d'ici 2020, environ 350 000. Alors ça, c'est la première des choses.
Deuxièmement, et dans la région de Tianjin et également dans le Shandong, le Québec semble avoir, au niveau justement de la gestion des eaux usées, semble avoir une compétence qui est reconnue par les Chinois. Ça semble être, en tout cas, une de nos très grandes forces. Et je dois vous dire que là-bas, malgré tout ce qu'ils peuvent faire, ils ont besoin, je pense, d'une partie de notre expertise, parce que je dois vous dire que, dans la région du Shandong, en particulier, et même dans la région de Tianjin, il ne pleut pas, les éléments sont très... c'est vrai qu'ils avaient des usines de pâtes et papiers qui polluaient énormément, ils ont des centrales au charbon qui ont beaucoup pollué, mais je dois dire aussi que le climat, de façon générale, ne pollue pas, et ils essaient de trouver d'autres solutions parce qu'il manque d'eau et ils ont tenté de prendre le fleuve. Il y avait un fleuve qui allait du sud vers le nord, et ils ont essayé de faire cette espèce de transfert, si on veut, et ça n'a pas encore donné des résultats énormes.
Donc, ils essaient toutes sortes de solutions, et je dois vous dire que le Québec peut les aider certainement au niveau des autres solutions. Également, je pourrais peut-être vous dire qu'on a cette compétence-là, mais il y plusieurs petites et moyennes entreprises également au Québec qui apportent des solutions nouvelles. Et, moi, si ça peut vous donner une indication, j'étais avec des gens de SNC-Lavalin, qui étaient... Mme Wong, qui est la responsable de l'Asie pour SNC-Lavalin, et elle m'a dit, suite à cette mission : SNC-Lavalin avait délaissé tout le secteur environnemental, et on va s'y remettre parce qu'il y a vraiment un potentiel énorme pour les entreprises québécoises en termes de consultation dans tous ces domaines-là. Je ne sais pas si le monsieur de Sinologik, qui connaît encore mieux le marché, peut en dire plus là-dessus. Le fleuve dont on parlait, c'est les Trois-Gorges, hein, c'est ça?

M. Bronsard (David): C'est ça. Ils veulent transférer l'eau du sud vers le nord. Donc, de prendre l'eau du réservoir des Trois- Gorges, du grand barrage, et de déménager ça vers le nord, pour pouvoir combler les besoins d'eau dans la région complète du nord-est, donc, Tianjin, Beijing, Hebei... Du côté de l'écocité, la question des technologies, c'est que ce projet-là est un projet entre la Chine et Singapour, et les technologies qui vont être introduites dans cette ville-là devraient être... vont être, comment dire, triées. Ce n'est pas n'importe qui qui peut rentrer dans cette île-là. Le système de sélection est très, très, très serré. Donc, c'est sûr que les entreprises québécoises... ça fait deux fois que j'accompagne des entreprises québécoises à l'écocité, et à chaque fois les représentants de l'écocité ont été impressionnés par les gestions techniques que les entreprises québécoises ont pu offrir.

M. Drogui (Patrick): Je peux peut-être rajouter quelque chose, parce que, lors de notre visite à l'écocité, on a un représentant québécois qui a eu l'opportunité de faire une présentation sur les techniques de traitement par des plantes, la phytofiltration, ils ont été très intéressés. Ils ont même demandé la présentation. Donc, c'est quelque chose qui les intéresse beaucoup. Donc, je pense que c'est un créneau dans lequel on pourrait travailler avec eux.

Une voix: Alors, j'espère que ça complète un peu votre question.

Mme Shirley (Sarah): ...

M. Allard (Daniel): Oui. C'est... il y a une entreprise ici, à Québec, qui se spécialiste justement dans le fait d'intéresser les compagnies québécoises à s'intéresser aux technologies chinoises, et ça, je... les bras m'étaient tombés quand j'ai appris ça, mais... Donc, on en avait à en apprendre des Chinois. Et là je lis dans votre communiqué qu'ils semblent encore être capables d'en apprendre de nous, c'est pour ça que j'aurais aimé... je me demandais si vous pourriez avoir des exemples plus concrets que la compétence en eaux usées, là, et... Alors, c'est ça. Et donc, si je comprends, il y a des technologies triées là-bas? Donc, il y a une espèce de concours, là, où on essaie actuellement de placer ces technologies. Est-ce que c'est exact?

M. Drogui (Patrick): Ce que je peux dire, ils reçoivent pas mal d'invités ou de représentants, et donc ils vont faire le choix des technologies dites vertes. Et, lorsque nous avons présenté une technologie québécoise, la phyto... la phytofiltration, c'est l'utilisation de traitements d'épuration utilisant des plantes pour épurer les eaux, ils ont été très intéressés, et je pense qu'il va y avoir un suivi dans ce sens-là. Donc, c'est un exemple que l'on puisse donner aujourd'hui, mais je pense qu'il va y avoir d'autres technologies auxquelles ils seront très certainement intéressés.

M. Bronsard (David): Et à l'inverse, où les Chinois ont des technologies à présenter, on voit beaucoup au niveau des énergies renouvelables... Donc, l'éolienne, le solaire sont des technologies... on est allés visiter justement une entreprise qui fait des chauffe-eau solaires. Donc, il y a certaines technologies très, très, très ciblées au niveau des énergies renouvelables que la Chine tente présentement d'exporter. Au niveau des autres, comme des traitements des eaux usées, traitements de l'eau, purification de l'air, la Chine n'est pas encore rendue là.

Mme Shirley (Sarah): Vous avez une question?

M. Castonguay (Alain): Oui.

Mme Shirley (Sarah): Alors, M. Castonguay, pour la question suivante.

M. Castonguay (Alain): Oui, bonjour, M. le ministre. Alain Castonguay, du magazine Québec inc. J'ai assisté l'an dernier à une présentation faite par des gens de SECOR-Taktik ici, à Québec, qui arrivaient d'une mission, qui s'intéressent beaucoup au marché chinois. Et l'an dernier plusieurs des entrepreneurs qui étaient présents s'inquiétaient du problème du respect de la propriété intellectuelle. J'aimerais ça savoir si la situation évolue du côté chinois, dans le sens qu'on sait que les Chinois sont très intéressés à développer leur marché local pour les besoins de leur population, mais qu'ils ne sont pas très respectueux parfois du respect de la propriété intellectuelle. Et, même si la Chine a joint les rangs de l'Organisation mondiale du commerce, on sent encore beaucoup de préoccupations de la part des entrepreneurs canadiens et québécois à ce sujet-là. J'aimerais vous entendre là-dessus.

M. Arcand: Je vous remercie. C'est une très bonne question, et je vous remercie. Et j'aimerais pouvoir répondre à ça. J'ai rencontré, moi, un entrepreneur québécois qui est en Chine depuis fort longtemps et qui, entre autres, comme vous le savez, a quand même œuvré, par exemple il a ouvert les Fruits & Passion en Chine, une vingtaine de Fruits & Passion en Chine. J'ai vu, j'ai vu également, il a ouvert également les produits Lassonde du Québec, il a une certaine présence. Lui, il était un genre de franchisé, et donc il avait une présence également en Chine. Et on a eu d'ailleurs une discussion sur la question de la propriété intellectuelle. Et ce qu'il a dit essentiellement, c'est que, premièrement, il faut connaître la loi chinoise, que la loi chinoise n'est pas une loi qui est très... qui est beaucoup plus faible que nos lois, contrairement à ce qu'on peut penser. Eux disent simplement que souvent les gens qui arrivent avec un certain produit sont mal préparés lorsqu'ils arrivent en Chine, sont mal guidés lorsqu'ils arrivent en Chine, et ça occasionne, à ce moment-là, des problèmes. Lui, dans tous les cas, il a pris un avocat chinois. Il a dit: J'ai fait breveté chacune de mes choses, il dit, on ne peut jamais être... Et c'est d'ailleurs la même chose dans bien des sociétés, pas juste la société chinoise. Il a dit: Par la suite, je n'ai jamais eu de problème. Et non seulement ça, vous savez que la justice en Chine, dans tous les domaines, est assez expéditive aussi. Si jamais vous avez un problème de brevet, je vous garantis, il m'a dit: Dans un des cas, j'ai eu une décision qui a été en ma faveur, et ça, dans les 10 jours qui ont suivi.
Alors, je pense que les Chinois, je peux vous dire, et le gouvernement chinois attachent une très grande importance ces temps-ci à leur image dans le monde. Je peux vous dire que, sur ces questions-là, ils en sont conscients. Il faut cependant que les compagnies fassent attention et ils enregistrent leurs noms, qu'il y ait des brevets très clairs, qu'il n'y ait pas de problème de ce côté-là. Et, je dois vous dire, j'ai eu l'occasion de discuter même avec des gens qui oeuvrent en Russie, puis c'est un peu le même problème. Si vous ne faites pas attention, que vous n'êtes pas prudents, vous pourriez avoir des problèmes. Mais je pense que ceux qui travaillent bien ne devraient pas avoir de problème de cet ordre en Chine.

Mme Shirley (Sarah): M. Auger, de l'Impact Campus.

M. Auger (Paul-Émile): Oui. Bonjour, M. le ministre. Donc, avec cette mission, vous semblez développer un créneau québécois en matière d'écologie et d'environnement. Je voudrais savoir quel impact ça aurait sur la recherche universitaire puis la recherche au Québec par rapport au développement des nouvelles technologies en matière d'environnement.

M. Arcand: L'impact universitaire? Bien, premièrement, vous savez il y a... déjà on a des ententes avec plusieurs universités chinoises. Donc, je pense qu'on a parlé de l'Université Nankai. Cette université-là, c'est une université de haut savoir qui a une réputation mondiale, c'est là qu'a, entre autres, étudié Zhou Enlai, un des grands dirigeants chinois qui... donc c'est une université dans laquelle on a quand même des ententes. Et on a des ententes dans le Shandong, entre autres. Je pourrais peut-être demander à certaines personnes de nous en parler, mais je pense que les universités chinoises, de façon générale, sont très intéressées à faire affaire avec nos universités. Je dois vous dire qu'il faut maintenir le dialogue de ce côté-là.

Mme Shirley (Sarah): Il y a une question.

M. Drogui (Patrick): Peut-être ajouter quelque chose. Dans le cadre de nos rencontres, nous avons rencontré différents professeurs de différentes universités, et ils ont manifesté leur intérêt à collaborer avec l'INRS dans le domaine des technologies environnementales pour le traitement des eaux usées en vue de leur utilisation. Parce que, vous savez, en Chine, il n'y a pas beaucoup d'eau comme au Québec, et, vu la population, il faut qu'ils réutilisent l'eau. Donc, nous avons discuté, on a trouvé des points d'entente, et j'ai indiqué tout à l'heure dans mon introduction qu'en décembre l'INRS recevra un professeur, le professeur Xu, de l'Université de Shandong, pour établir les bases de la collaboration qui va consister à échanger des étudiants. On aura des étudiants chinois qui viendront faire des études à l'INRS, et également l'Université de Shandong pourra recevoir des stagiaires québécois. Donc, il va y avoir un partenariat. Et il m'a même dit qu'on était capable d'aller chercher un montant de 1 million de dollars pour pouvoir entreprendre ce projet. Donc, ça peut avoir donc des retombées intéressantes pour le Québec.

M. Arcand: M. Despins, qui est pour PROMPT.

M. Despins (Charles): Oui, je pourrais peut-être ajouter, pour compléter tout simplement la réponse : je pense qu'il faut s'apercevoir, dans le fond, que la Chine maintenant est le deuxième investisseur en recherche et développement au monde après les États-Unis. Donc, il y a des investissements massifs qui ont été faits par les Chinois dans leurs institutions universitaires depuis 10 à 15 ans, et aujourd'hui les institutions universitaires chinoises sont vraiment top niveau, et d'autant plus qu'il y a une masse critique énorme. Je vous donne un seul exemple un peu anecdotique, mais, par exemple, on a un partenaire, nous, dans le secteur des technologies d'information et des communications, on a un partenaire, la Beijing University of Posts and Telecommunications. Il y a 20 000 étudiants dans un seul programme: Génie électrique, option télécommunication. 5 000 gradués par année. C'est énorme comme masse critique et c'est ce à quoi on fait face. Donc, c'est très intéressant pour nous de faire des partenariats avec eux pour la compétence et la masse critique.

M. Arcand: Une des choses également que je pourrais peut-être ajouter, on n'en a pas beaucoup parlé, mais, vous savez, j'ai signé l'entente avec la République populaire de Chine au niveau de l'éducation, et ce que ça représente, c'est quand même des bourses d'exemption, 105 bourses d'exemption de frais de scolarité pour les étudiants chinois qui vont privilégier la maîtrise et le doctorat, 20 bourses d'excellence pour les chercheurs chinois, il y aura 10 bourses complètes pour les étudiants québécois, plus 15 bourses qui sont partielles, des échanges de professeurs, de chercheurs. Il y a quand même beaucoup de choses qui se passent.
Vous allez me dire: Il y en a plus du côté des Chinois, mais vous comprenez qu'on essaie de balancer un peu. Quand on regarde notre population et la population de la Chine, le Québec est quand même globalement gagnant dans ce domaine.

Mme Shirley (Sarah): Merci, M. Arcand. M. Allard, de CommerceMonde, avait une question supplémentaire.

M. Allard (Daniel): Juste avant de poser ma question, quand vous dites les chiffres pour les bourses, là, 105, et etc., j'imagine que c'est annuel, ça.

M. Arcand: Oui.

M. Allard (Daniel): Ma question, c'est: Vous avez parlé de jumelage. J'ai été content d'apprendre que le Québec était jumelé avec une province. Tout à l'heure, je mentionnais que le maire L'Allier à Québec était allé faire un jumelage avec la ville de Xian en 2001, et je crois que c'est un jumelage aussi que la ville de Montréal a avec Shanghai, et je ne sais pas s'il y a d'autres villes...

M. Arcand: Oui.

M. Allard (Daniel): ...québécoises qui ont des jumelages. Mais est-ce que vous en avez entendu parler ou est-ce que vous l'avez senti, ça, que ça existait, ces jumelages-là?

M. Arcand: Oui. Celui du maire L'Allier, je dois vous dire bien honnêtement, je n'en ai pas entendu parler, parce qu'à un moment donné il y a 24 heures dans une journée, mais je dois vous dire que j'ai eu l'occasion, et je peux peut-être vous le dire également, j'ai eu l'occasion, d'une part, de rencontrer aujourd'hui les autorités de Shanghai, et on a parlé beaucoup de l'entente qui existe entre Montréal et Shanghai sur le plan de la coopération. C'est une entente qui a ses limites à cause des pouvoirs de la municipalité de Montréal, et j'ai suggéré qu'il y avait peut-être matière à avoir ces relations qui seraient en complément de ce qui est déjà fait entre Montréal et Shanghai, parce que Shanghai est non seulement une très, très grande ville de 20 millions de personnes, mais c'est également une province, et c'est une province qui a une très, très... (panne de son) ...provinciale qui pourrait compléter...

(Panne de son)

(9 h 46-9 h 49)

M. Arcand: Bon. Allo? Oui. On est de...

Mme Shirley (Sarah): Bonjour, M. le ministre. Donc, on vous a perdu temporairement.

M. Arcand: Oui. On est de retour, là.

Mme Shirley (Sarah): Est-ce que vous pouvez poursuivre votre propos?

M. Arcand: On avait probablement loué pour une heure, et puis ça dépasse un peu.

Mme Shirley (Sarah): Je vous laisse poursuivre, M. le ministre.

M. Arcand: Bien, c'est ça. Alors, je disais simplement... On me dit que Victoriaville a aussi une entente dans le domaine...

M. Bronsard (David): Alors, cité soeur, avec la ville de Zhengzhou.

M. Arcand: Alors, voilà. Pour votre information, évidemment, de loin, je pense que l'entente la plus importante, c'est avec... probablement l'entente de coopération avec le Shandong et également l'entente évidemment entre Montréal et Shanghai, qui est très importante aussi.
Puis vous m'avez entendu quand j'ai expliqué pourquoi, le Shandong, là?

M. Allard (Daniel): Non.

M. Arcand: Bien, Bombardier évidemment est présent au Shandong, une usine très importante, Power Corporation a commencé à investir au Shandong également. Et donc il y a plusieurs, si on veut, de nos entreprises majeures du Québec qui sont déjà là, et donc on continue. D'ailleurs, la statue de Confucius est sur la Grande Allée, pour votre information, elle a été inaugurée... je crois que c'était au mois de juin, l'an dernier.

Mme Shirley (Sarah): Donc, est-ce qu'il y avait des questions supplémentaires de notre côté?

M. Allard (Daniel): ...annuel, là, les bourses?

Mme Shirley (Sarah): Je vous laisse poser votre question à M. le ministre.

M. Allard (Daniel): Les bourses étaient bien annuelles? Les bourses pour les étudiants?

M. Arcand: Oui. Oui, les bourses annuelles.

M. Allard (Daniel): O.K.

Mme Shirley (Sarah): Alors, merci à tous pour votre collaboration. Merci, M. le ministre, merci à vos invités. Et puis c'est ce qui conclut notre conférence de presse aujourd'hui. Au revoir.

M. Arcand: Bien, merci infiniment.

Des voix: Merci. Au revoir.

(Fin à 9 h 51)

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