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Point de presse de M. Claude Béchard, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation et ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Réforme des institutions démocratiques

Version finale

Le jeudi 17 juin 2010, 11 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trois minutes)

M. Béchard: Alors, bonjour à tous. Je voulais juste vous rencontrer ce matin et vous dire quelques mots pour nos attentes en vertu de la fin de semaine du Parti québécois et de leur congrès national.
Pour nous, ça sera une belle occasion, on espère, de voir qui mène dans le mouvement souverainiste, qui mène au PQ, et de faire en sorte d'enfin connaître quels sont les perspectives et quelles sont les orientations de Mme Marois, parce que, depuis... Ça fait trois colloques qu'ils font où il n'y a absolument rien qui est décidé et qu'elle se fait retourner par ses membres. Alors là, il y a une belle occasion pour elle, en fin de semaine, de voir de quel camp elle est, c'est-à-dire que c'est un test de transparence. Est-ce qu'elle est de la démarche de M. Parizeau, qui dit que ça prend beaucoup de chicanes, ça prend beaucoup de conflits pour créer vraiment une situation dans la quelle ça va être plus facile de faire passer un référendum ou encore d'avoir des conditions gagnantes? Dans le fond, il y a 23 thèmes différents qui ont été abordés depuis René Lévesque, depuis l'étapisme jusqu'aux référendums sectoriels de Mme Marois. De voir où elle est au juste et de voir...
Parce que, quand on l'écoute, quand on écoute Gilles Duceppe à Ottawa et on voit ce que Gilles Duceppe fait, c'est qu'on a l'impression qu'il y a un autre référendum qui s'en vient. Est-ce qu'il y a, oui ou non, un autre référendum dans le prochain mandant péquiste? Alors, c'est ce qu'on souhaite connaître, en fin de semaine, dans la résolution-cadre qui va être... qui va être déposée ou adoptée. Et, en même temps, si jamais ce n'est pas clair sur la souveraineté, bien, qu'elle dise à M. Duceppe, s'il ne peut pas aider à Ottawa, d'arrêter de nuire, parce que, là, il se promène en pyromane, il dit à tout le monde à l'extérieur du Québec qu'il va y avoir un autre référendum, mais ça, ils n'ont pas le courage de le dire à personne au Québec. Alors, si au moins Mme Marois peut demander au pyromane d'Ottawa d'arrêter de se promener avec ses allumettes, ça serait déjà un plus.
L'autre chose qui est bien importante, c'est que cette démarche-là de M. Duceppe et le flou qui est, je dirais, laissé aller par Mme Marois autour de la démarche souverainiste, bien, notre inquiétude, c'est que ça nuise à l'économie du Québec. Parce que cette démarche-là peut nuire à des investisseurs, peut nuire à des gens qui veulent venir au Québec, qui veulent se lancer en affaires au Québec et qui entendent parler encore d'un autre référendum, alors que ce n'est pas clair du tout qu'il va y en avoir un ou pas. Alors, il faut éclaircir ça, il faut que Mme Marois profite de la fin de semaine pour éclaircir ça, et c'est le voeu qu'on a au niveau des... du quand, des circonstances, de la question, et qu'elle mette un peu son pied à terre là-dessus et de nous parler de cette démarche-là.
Et vous dire que les derniers qui en ont parlé, de la démarche, on se souvient des trois mousquetaires, les trois ont pris leur retraite, M. Valois, M. Tremblay, M. Bourdeau, qui ont pris leur retraite. Là, il y a l'a b c d de la souveraineté. En tout cas, on ne leur souhaite pas le même sort qui est arrivé aux mousquetaires. Mais ce qui est important, c'est qu'on puisse éclaircir cette situation-là, et c'est ce qu'on attend de Mme Marois en fin de semaine, c'est-à-dire d'avoir une position qui est claire, de savoir où elle s'en va, qui mène dans le Mouvement souverainiste et qu'elle éclaircisse la position qu'il y a entre elle et M. Duceppe, alors est-ce que, oui ou non, il y aura un référendum dans le prochain mandat du PQ, si jamais il y a un prochain mandat péquiste au Québec, mais qu'au moins on sache quelles sont les cartes que les gens veulent jouer.

M. Plouffe (Robert): Je suis toujours fasciné d'entendre les libéraux placer leurs attentes, déposer leurs attentes, là. J'aimerais ça savoir pourquoi. Vous avez vraiment des attentes envers le PQ? Que ça soient les péquistes...

M. Béchard: Bien, parce que c'est fondamental...

M. Plouffe (Robert): ...face à leur chef, ça va, mais vous face à la chef du PQ...

M. Béchard: Oui, bien, je donne deux, trois exemples. Par exemple, tu te promènes à l'extérieur, puis les gens entendent parler des lettres de Duceppe puis entendent parler de ces choses-là, ils se disent: Est-ce que, oui ou non, il va y avoir un troisième référendum au Québec?
Nous, notre stratégie est claire, on est fédéralistes. Oui, on veut que le fédéralisme avance, qu'il évolue, qu'on ait des ententes avec le fédéral. Parfois, il y en a. Parfois, il n'y en a pas. Mais notre cheminement est assez clair, alors que, du côté du Parti québécois, c'est toujours l'ambiguïté. Un chef... Il y a 23 thèmes différents qui ont été abordés, là, la tournée des grandes oreilles sous Pierre Marc Johnson, la cage à homards sous Jacques Parizeau, on se souvient des conditions gagnantes, la saison des idées. Il y a toujours un nouveau thème qui apparaît comme pour cacher l'article 1 puis cacher c'est quoi, là. Est-ce qu'on est souverainistes ou on ne l'est pas? Est-ce qu'ils ont honte d'être souverainistes? Est-ce qu'ils ont honte de dire c'est quoi, leur démarche? Et c'est ça qu'on veut savoir parce que, quelque part, ça fait partie du paysage politique québécois.
Nous, on est clairs sur nos positions, alors il faut qu'ils soient clairs sur leur position aujourd'hui. Puis ça va faire un an et demi qu'il n'y a pas eu de décisions dans un conseil national, dans un congrès du Parti québécois. Alors, il y a une belle occasion pour Mme Marois, en fin de semaine, de prendre des décisions, de prendre... de montrer qui mène dans ce mouvement-là.

Journaliste: O.K. Sur... Il y a peut-être d'autres questions sur le sujet, là...

M. Dutrisac (Robert): Bien, sur cette question-là, juste... Donc, ce qu'on peut comprendre, c'est que, pour le Parti libéral, c'est beaucoup mieux d'avoir un Parti québécois, disons, plus radical avec l'idée d'un référendum qu'un Parti québécois qui proposerait un bon gouvernement ou, à la rigueur, une gouvernance, là...

M. Béchard: On va les prendre comme ils sont, mais, présentement, c'est parce qu'on ne sait pas comment ils sont. Puis je pense qu'eux autres mêmes ne le savent pas. Demandez, en fin de semaine, aux gens du Parti québécois, dans un conseil national, là: Qui vous êtes, là? C'est un peu le test du mini-wheat, là: Est-ce qu'on est plus sucrés ou on est plus givrés? Ça dépend de l'heure du jour, peut-être, que vous allez le demander, mais en tout cas... Mais tout ça pour dire que, dans le test du mini-wheat, ce qu'il est important de savoir, c'est: Est-ce qu'ils sont plus souverainistes ou moins souverainistes?
Il y a une tendance qui dit: On va laisser ça de côté, on va commencer par gouverner puis on verra; puis il y a une autre aile qui est plus radicale. Mais, pendant ce temps-là, tu as Gilles Duceppe, à Ottawa, qui se promène en disant: Bien, moi, je veux un autre référendum, puis il va y en avoir un troisième, puis qui dit ça partout à l'international.

M. Ouellet (Martin): Qu'est-ce que vous souhaitez, monsieur...

M. Béchard: Et ça, ça n'aide pas.

M. Ouellet (Martin): Précisément, qu'est-ce que vous souhaitez?

M. Béchard: Qu'ils prennent une position. Est-ce que, oui ou non, il va y avoir un référendum s'il y a un prochain mandat du Parti québécois? C'est quoi, leur programme? Qu'on puisse jouer, là, le vrai jeu. Ça fait un an et demi qu'ils n'ont rien décidé là-dessus puis qu'ils laissent traîner une ambivalence qui nuit aux intérêts du Québec, qui nuit aux intérêts économiques du Québec, parce que, le travail qu'on fait pour relancer l'économie, pour attirer les investisseurs, bien, quand eux arrivent par en arrière puis ils disent: Ah, mais il y a le spectre de la turbulence puis des perturbations de la souveraineté, ça n'aide pas. Alors, qu'ils disent où ils sont puis on va jouer le jeu avec eux là-dessus.

Mme Brassard (Marie-Andrée): M. Béchard... vous dites: Ils ont discuté d'environ une vingtaine depuis un an et demi...

M. Béchard: 23.

Mme Brassard (Marie-Andrée): Ils discutent beaucoup. D'un autre côté, on a M. Charest qui dit: Le PQ est vide de sens, est vide de contenu. Alors, est-ce qu'il n'y a pas là une contradiction?

M. Béchard: Bien non, justement, parce qu'ils...

Mme Brassard (Marie-Andrée): Il y a de la discussion...

M. Béchard: ...ne décident pas, il n'y a pas de contenu. On le voit ce matin, là. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui peut nous dire si, oui ou non, il va y avoir un autre référendum au Québec si jamais le PQ prenait le pouvoir? C'est quoi, leur plateforme? Où est-ce qu'ils s'en vont? Par exemple, ils nous ont parlé, à un moment donné, de... Ils ne voulaient pas, en 2002, de la clause «nonobstant», ils ne l'ont pas mise; là, ils voudraient la mettre. Bon, bien, dans tous ces sujets-là, à quelle enseigne ils logent? Et, en fin de semaine, c'est une belle occasion, ça fait un an et demi qu'ils n'ont pas pris de décision, alors qu'ils en prennent une en fin de semaine, qu'ils commencent à nous dire où ils sont, et ça, je pense, ça va être bénéfique pour le débat politique au Québec et ça va contribuer à diminuer le vide au Parti québécois.

M. Plouffe (Robert): Sur un autre sujet. M. Deltell vient de dire que ça prendrait peut-être, compte tenu de tout ce qui se passe, M. Bellemare qui refuse d'aller devant M. Bastarache, le fait que le Parti québécois vient d'être exclu, ça donne une drôle d'opinion, le système est entaché... suspendre la commission Bastarache et aller en commission parlementaire, est-ce que vous êtes d'accord avec ça?

M. Béchard: D'abord, la première chose, sur l'ADQ, M. Deltell, ce que je comprends à date, c'est qu'ils n'ont pas souhaité être entendus ou ne veulent pas nécessairement être entendus, on l'a vu dans plusieurs débats, ce qui nous fait dire qu'on est peut-être plus en avant d'un Gérard d'estrade qu'un chef de parti, là - au lieu d'un Gérard Deltell, d'un Gérard d'estrade - parce qu'ils ne veulent pas être entendus de toute façon. On ferait une commission parlementaire, ils nous diraient: Bien, ce n'est pas neutre, la commission parlementaire est dirigée par un député libéral, ou il y a plus de libéraux sur la commission qu'il y a de péquistes, ou quoi que ce soit.
Moi, je pense que, quand tu n'as pas peur de ce que tu vas dire, le forum importe peu. Quand tu ne sais pas trop ce que tu as à dire, quand tu ne veux pas trop parler, bien là tu essaies de faire beaucoup de brouillage autour du forum pour discréditer le forum. Quand M. Bastarache... quand Me Bastarache a été nommé, moi, ce que j'en ai entendu de l'extérieur, de tous les partis, c'est que c'était la bonne personne à nommer, que c'était quelqu'un de neutre qui n'était pas impliqué, qui a été juge à la Cour suprême puis que sincèrement c'était dur à trouver mieux. Puis là tout le monde s'est attaqué à la crédibilité de M. Bastarache. Si les gens ont quelque chose à dire, peu importe le forum, ça ne devrait pas les inquiéter.

M. Plouffe (Robert): Mais est-ce que le fait justement que M. Charest ait pris part à cette décision de nommer M. Bastarache, le fait que ce ne soit pas la ministre de la Justice mais bien le ministre Dupuis qui ait appelé lui-même, est-ce que déjà vous n'avez pas, vous-même, nuit à la crédibilité de la commission Bastarache?

M. Béchard: Toute commission, à un moment donné, qui vient du gouvernement ou des gouvernements, puis ça, ça a été démontré encore dans des articles récents... il faut qu'il y ait quelqu'un quelque part qui nomme, à un moment donné. Ça finit toujours là. Même si on fait un comité à part avant pour peut-être... bien là sur qui va être sur ce comité-là, ça prend quelqu'un pour décider. Les gens voulaient qu'on agisse rapidement; on l'a fait. Et monsieur... Me Bastarache...

M. Plouffe (Robert): Personne ne vous a demandé d'agir rapidement pour une commission Bastarache, ils ont demandé d'agir rapidement pour une commission d'enquête publique...

M. Béchard: Me Bastarache...

M. Plouffe (Robert): ...sur la construction, sur le...

M. Béchard: ...peu importe la provenance des commentaires, quand Me Bastarache a été nommé, personne n'a remis en question sa crédibilité. Sincèrement, pour plusieurs, pour nous, c'est la meilleure personne, c'était et c'est encore la meilleure personne à avoir pour ce genre de commission là. Et, regardez, là, on parle d'une commission qui a un mandat quand même assez restreint, sur la nomination des juges, des sujets connexes à la nomination des juges, et regardez tout le brouillage qu'il y a autour de ça. Si les gens ont quelque chose à dire, il me semble... tu as de quoi que tu veux dire, que tu veux sortir, tu dois avoir hâte de le dire, tu as hâte que ça commence, tu as hâte que ça se fasse. Et prenons, par exemple, le Parti québécois. Le Parti québécois a réussi à déposer une demande pour ne pas être entendu, bien ils ont réussi, ils ne seront pas entendus. Mais, s'ils veulent être entendus, qu'ils déposent une demande pour être entendus. Alors, c'est...

M. Plouffe (Robert): Qui vous garantit qu'il serait entendu s'il fait une demande de...

M. Béchard: Ah, c'est tout le monde... Dès le départ, dès le départ, là, quand ils ont déposé ça, sur le banc, Me Bastarache l'a dit: Ça me paraît un peu bizarre. Plusieurs commentaires commencent à le dire aussi que c'est beaucoup plus de la stratégie du Parti québécois que de déposer ça innocemment, puis là, woup! ça ne marche pas tout d'un coup. Voyons donc! Les gens sont compétents, les gens savent exactement ce qu'ils font. Nous, on y voit beaucoup plus de la stratégie pour ne pas être entendu, de la part du Parti québécois, que de la stratégie pour être entendu puis aller dire des choses.

M. Plouffe (Robert): Pour quelle raison?

M. Béchard: Je ne sais pas. Peut-être qu'ils n'ont rien à dire. Demandez-leur, demandez-leur pourquoi qu'ils ne font pas plus d'efforts pour être entendus puis pour avoir une demande qui respecterait la jurisprudence qui est en cours pour être entendus dans ce type de commission là.

M. Plouffe (Robert): Vous n'avez aucune garantie, quand même, que, s'il se présentait comme parti...

M. Béchard: C'est à la commission Bastarache à décider. Moi, je fais juste reprendre...

M. Plouffe (Robert): Alors, elle a décidé, M. Béchard, c'est pour ça que vous...

M. Béchard: Oui, mais elle décidé selon ce qu'elle avait. Mais ce qu'on entend des commentateurs aujourd'hui puis ce qu'on a entendu de Me Bastarache sur le banc quand ça a été déposé, c'est que c'est un peu bizarre comme demande. Et ça ressemble beaucoup plus à une demande pour ne pas être entendu, de la part du Parti québécois, qu'une demande pour être entendu.

M. Plouffe (Robert): Peut-être sur un autre sujet, à moins qu'on... Sur un tout autre sujet, il y a...

M. Béchard: On va-tu prendre un café?

M. Plouffe (Robert): Bien oui, on pourrait... Non, mais...

M. Béchard: Veux-tu de l'eau?

M. Plouffe (Robert): C'est parce que le café, la caméra ne suit pas. Mais sur... Il y aurait, semble-t-il, une décision... Bon, enfin, M. Charest préférerait reporter à plus tard un remaniement. Je comprends que c'est délicat comme question, mais est-ce que ça vous avantagerait qu'on puisse prendre l'été avant de...

M. Béchard: Ça ne me dérange pas du tout. Ça ne me dérange pas du tout. On ne peut pas... on ne peut pas prévoir l'avenir. Alors, ça, c'est entre les mains du premier ministre, alors c'est à lui de décider de nos avenirs, et peu importe le mandat, peu importe l'endroit, c'est à nous de travailler le mieux possible.

Mme Montgomery (Angelica): Mister, you're saying that the Parti québécois deliberately presented a request that would have been refused by judge Bastarache?

M. Béchard: Well, that's what we heard from a lot of people this morning and by Mr. Bastarache himself. When he saw it on Monday, I think he said: Well, we have some doubts about the way that they propose their presentation. And I think that the Parti québécois put on the table a proposition to not be heard... be hear by Mr. Bastarache, and not a good proposition to be hear and to say what they have to say.
I think that, when you have something that is clear, that is the truth, that it's what you... you have no doubt about what you want to say, the place where you say it is not really important. I think that the problem is when you have not a lot of things or nothing to say. In those cases, you put a lot of pressure on the commission or the forum to be sure that you will not be... attend.

Mme Montgomery (Angelica): Now, a lot of people are saying that we can't continue with this public inquiry because there is at least a perception out there now that it is not... biased. Can we continue with this public inquiry people don't believe in?

M. Béchard: Absolutely. Because when we put this commission in place, a few months ago, all the commentators, all the comments that we had on Mr. Bastarache was very great, and a lot of people said that he was the best person to put there. And we still believe that he's the best people to be there. And we just don't know, and we just don't see why we have to stop it or do anything else. When you have something to say, I think that you want to say as fast as you can. And now it's a little bit funny to see that the Parti québécois and Mr. Bellemare just don't want to be there. They're talking a lot about the credibility, about the way that the forum and the commission will work. But, at the end, for us, we are ready to go there and to talk. and we hope that all the people who have something to say are in the same kind of thinking. We want to start it. We want to see it. We want to see the recommendations of Mr. Bastarache as soon as possible because, if there is some problem, we want to regulate it as fast as we can.

Mme Brassard (Marie-Andrée): M. Béchard, est-ce que je peux obtenir une précision concernant le PQ? Quel statut devrait-il réclamer pour être entendu?

M. Béchard: Je ne suis pas dans... Je ne suis pas un expert en la matière...

Mme Brassard (Marie-Andrée): Non, mais c'est parce qu'il a déjà réclamé d'être intervenant ou participant.

M. Béchard: Oui, oui. Je ne suis pas...

Mme Brassard (Marie-Andrée): Alors, qu'est-ce qu'il faudrait qu'il fasse, là, le PQ pour être entendu?

M. Béchard: Je ne suis pas en place puis je ne suis pas en situation pour recommander au PQ quoi que ce soit. Ils ont des avocats puis ils ont des gens qui sont très compétents pour leur proposer la meilleure solution.

Mme Brassard (Marie-Andrée): ...

M. Béchard: Bien oui. Parce qu'à l'évidence, lundi, selon Me Bastarache puis des commentateurs depuis ce temps-là, tout le monde dit que ce que le Parti québécois a déposé, ce n'était vraiment pas crédible, c'était beaucoup plus pour ne pas être entendu que pour être entendu. Alors, il y a sûrement quelques bons avocats puis quelques bonnes personnes qui vont leur dire: Si vous voulez être entendus, là, selon la jurisprudence qui existe, voici la meilleure façon de déposer une demande puis voici la meilleure façon qu'on pourrait être acceptés. Et là ils verront. Mais je ne suis pas en position pour leur recommander quoi écrire. Puis je ne charge peut-être pas assez cher, non plus.

Des voix: ...

M. Duboyce (Tim): Why are you... Why are you concerned... Why are you concerned about the activities of the Parti québécois this week-end? Your party is not going to hold a referendum, so why do you even care of what they're doing?

M. Béchard: No, because that will be very helpful for the debate in Québec for the next months, first of all. And the other thing, it's when we heard and when we see Gilles Duceppe make the promotion of the sovereignty everywhere around Québec but not in Québec and say... Mr. Duceppe says very clearly that we'll have... he will... we will have another referendum in Québec. So, where he takes it? And that's why we want to know who is the leader in this sovereignist movement in Québec. If it's Mme Marois, we hope that the next weekend will give her an occasion to be clear to let us know where she wants to go, if, yes or no, we will have another referendum. I think it's a good test of leadership for Mme Marois because, if she wants a referendum, she just has to tell us when, where, what will be the way. That's what we want to know. Because now she took no decision... took no decision in the last 18 months around those questions. I think it's a good occasion for her, this weekend, to show her leadership.

M. Duboyce (Tim): Why would she give away her strategy to you or anybody else?

M. Béchard: Because Gilles Duceppe is around the world and say that we'll have another referendum. It's not very helpful for economy because we know that... and Mme Marois knows because she said that in the past, it's five years of perturbation, as she said, if there's another referendum. So, we just want to be sure that, if Mr. Duceppe and if the sovereignists could not be helpful in the economic growth in Québec, we just want to be sure that they will not give us bad news around the world. So what is their position? There's no position, for the moment, in the Parti québécois. We just want to know what will be the position of this party.

M. Grant (John): You're here today bringing up the idea of a referendum, the PQ, squeezing them. Tomorrow, at the same time, the Liberals and Jean Charest will be celebrating the victory of the Lesage Government. Are you trying to make Quebeckers forget your Government?

M. Béchard: No. We just want to be sure that all the Quebeckers will not forget our Government and they still remember that we are there to defend the interests of Québec, defend the economic growth of Québec and defend our heritage. We are really proud of what we did in the past. We've got a great history in our party, and I think it's why it's a great occasion, this weekend, to celebrate it. With Mr. Lesage, or Mr. Bourassa, or Mr. Charest, we've got great Premiers, great leaders in Québec who made great things, but we're still at the government, and we'll govern, and that's what we are doing now.

M. Grant (John): You know, you're the Minister of Intergovernmental Affairs. Over the past year or so, you've collecting grievances against the federal Government almost weekly. Is this the kind of federation that you want to live in, where Stephen Harper decides everything, calls Québec a nation and forgets? Is that what you want?

M. Béchard: I think that we made some great progresses and some... for example, in the federal transit, and money that we have in health, and some agreements that we have. We know that we could not be perfect, we could not have a perfect note, but, at the end, the question is we have more winning things than loosing things. That's what is important for us. And it's not the end.
And, if the Parti québécois wants to have more power for the sovereignty, we just want to have more power for the Quebeckers and for our possibilities of development in Québec. And we still make some revendications at the federal Government, we'll still be there, and we'll just not drop the ball. And, in the next days and the next months, we will be back with some other things that we want. But we have to work day after day. And our demands do not depend only on one people in Ottawa. And we want to be very clear, we're working with all parties in Ottawa to be sure that what Québec wants all the people in Ottawa know it.
Merci.

(Fin à 11 h 22)

 

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