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Point de presse de M. Amir Khadir, député de Mercier

Bilan de session

Version finale

Le vendredi 10 décembre 2010, 9 h 30

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-trois minutes)

M. Khadir: Merci. Bonjour, tout le monde. Merci de votre présence. La session parlementaire, donc, se termine aujourd'hui, et c'est l'heure des bilans. Alors, voici celui de Québec solidaire.
Le gouvernement traverse une grave crise de légitimité démocratique. Il engendre, par son refus d'écouter la population, d'écouter les demandes légitimes venant de multiples secteurs de la société, il engendre le cynisme. La crise de légitimité démocratique prend son origine également dans le fait que nos élites politiques ont négligé des principes au profit d'intérêts privés. Certaines élites économiques, des gens excessivement puissants, des gens qui possèdent une bonne partie de notre pouvoir économique se sont comportés de manière immorale en ayant recours à tous les moyens pour concentrer encore davantage de privilèges entre leurs mains. Abus de confiance, trafic d'influence, collusion, évasion fiscale massive, salaires et bonus faramineux, indécents, aux dirigeants, voici quelques-unes des raisons de cynisme, de cette absence de légitimité démocratique.

Les Québécois n'acceptent plus cette situation, les Québécois en ont assez. Qu'on soit adepte de René Lévesque, qu'on soit adepte de Tommy Douglas ou qu'on soit adepte de Mahatma Gandhi, je pense qu'on peut dire sans risque trop de se tromper que les gens veulent que la politique soit basée sur les principes et que l'économie puisse rimer avec éthique, avec honnêteté. Québec solidaire a cherché a faire la promotion de modèles de développement économique et politique qui correspondent mieux à ces valeurs et à la volonté de plus en plus de gens pour que le gouvernement soit transparent, soit honnête, pour que l'économie prenne le virage écologique et pour qu'on puisse avoir une fiscalité plus juste parce que la prospérité, il faut d'abord la partager.
Alors, nous, pour notre part, on a tenté, tout au cours de la session, de refléter du mieux qu'on a pu la volonté de notre population qui s'est exprimée de multiples façons. La réalité est qu'on est sans doute aussi au début, nous l'espérons, d'une ère nouvelle, pas parce qu'il n'y a pas eu de batailles politiques dans le passé mais on voit une participation citoyenne, à tous les échelons, admirable.
Rappelons-nous seulement - j'en mentionne quelques-uns - Sept-Îles sans uranium. Ils ont réussi à créer un consensus régional. Des citoyens engagés ont réussi à alerter l'opinion publique, créer un consensus contre l'exploitation de l'uranium sur la Côte-Nord. Les écoles passerelles, formidable mobilisation des gens pour la défense du français. La Marche mondiale des femmes, 10 000, à Sept-Îles. La Coalition contre la hausse des tarifs, on était 70 000, au mois de mars, dans les rues de Montréal, pour protester contre le budget Bachand. Je pense que c'était en avril. Enfin, la date m'échappe un peu. Les gaz de schiste, que penser de cette admirable mobilisation des citoyens devant toute l'élite économique, avec la complicité du gouvernement, qui voulait faire passer dans la gorge des gens de la vallée du Saint-Laurent? Alors, les gens se sont mobilisés. En quelques semaines, l'industrie du gaz de schiste, sur le plan bataille politique, était à terre. Ça, c'est en dépit de l'absence de la collaboration du gouvernement. Les Madelinots, même les Madelinots, petite population des Îles-de-la-Madeleine, qui se sont mobilisés pour dire qu'eux n'étaient pas d'accord qu'on mette à risque de pollution le golfe du Saint-Laurent. Les mines, une nouvelle coalition de plus en plus active qui se fait entendre, qui ont appuyé d'ailleurs notre demande de mettre fin... notre bannissement de la production de l'uranium. Tout récemment encore, la mobilisation des étudiants, qu'on n'a pas vue depuis longtemps. Et que penser - et je terminerai là-dessus - que penser, que dire de la pétition qui a recueilli, en l'espace de quelques semaines, 250 000 signatures de citoyens qui d'abord disent: Il faut une enquête publique contre la corruption, pas uniquement pour épingler des gens, mais parce que les gens ne veulent plus de ce système et veulent que leur volonté soit mieux représentée, mais aussi parce qu'ils étaient contre la hausse des tarifs. D'ailleurs, le jeune qui a proposé la pétition, au départ, c'est ça qui était son objectif, de mobiliser les gens contre la hausse des tarifs dans les services publics, et ce qu'on demandait aux citoyens de faire et qu'on ne demandait pas aux élites de faire, c'est-à-dire de contribuer. Et, finalement, aussi ceux qui sont contre l'exploitation des gaz de schiste. Merci beaucoup de votre attention.

M. Duchesne (Pierre): Si je comprends bien, M. Khadir, pour vous, ce qui se passe là ne contribue pas à une montée du cynisme des citoyens. Parce qu'on entend ça beaucoup dans les... dans les propos, les commentaires des gens qui suivent la politique.

M. Khadir: Oui. Je tiens évidemment à le préciser exactement dans le sens que vous le dites, parce que c'est sûr qu'il y a une certaine élite d'affaires, je pense, qui profite du fait... qui voudrait... enfin, qui pourrait profiter du fait que les gens deviennent de plus en plus cyniques et abandonnent la politique. Ce que les gens abandonnent, c'est le vieux modèle, c'est la vieille classe politique. Ils ont un cynisme aigu, aiguisé par rapport aux élites politiques, mais pas par rapport à ce qui les concerne, pas par rapport à ce qui se passe en société. Ils sont même très mobilisés sur des dossiers qui les concernent et, de manière, je dirais, admirable, sont capables de coaliser leurs forces, on l'a vu, de différentes manières. Cette pétition de 250 000, c'est une espèce de coalition de forces. Vous voyez là-bas des gens contre la corruption, d'autres contre les gaz de schiste, contre la hausse des tarifs, puis ils sentent qu'il arrive un moment où ils ont besoin de parler ensemble.

M. Journet (Paul): Par rapport à la pétition, le nombre de signataires stagne, ça a pas mal plafonné. Est-ce que ça vous déçoit? Et est-ce que vous estimez qu'elle aura un impact?

M. Khadir: Non, mais j'espère que oui. Je pense que ce qu'on a fait à date tient suffisamment du reflet d'une certaine unanimité dans la société. Les gens estiment peut-être que ce n'est pas la peine d'en rajouter. De toute façon, les citoyens, actuellement, font circuler aussi, je pense, à ma connaissance, des pétitions écrites. Que ça soit 250 000, 500 000 ou 750 000, un gouvernement qui est à l'écoute aurait déjà changé un peu son attitude, aurait déjà montré un peu plus de compréhension.

J'invite vraiment M. Charest, M. Fournier de changer d'attitude. Je pense que M. Fournier était là d'ailleurs pour changer les perceptions. Or, son attitude ne change pas du tout, aggrave la perception que voilà un gouvernement qui a une pratique achevée, je dirais, du cynisme politique. Et ils sont tous en train de fuir l'histoire au lieu de tenter de faire l'histoire.

M. Journet (Paul): On parle beaucoup de cynisme, mais est-ce que vous estimez que le gouvernement, lui, a fait un bon coup cet automne?

M. Khadir: Écoutez, il faut réfléchir, ça ne vient pas spontanément à l'esprit. Un bon coup... un peu... Ah oui! Bien, quand il recule sur certains dossiers, quand il finit par... Par exemple, dans le gaz de schiste, là, on peut-u se dire quand même qu'ils ont été obligés de mettre pas mal d'eau dans leur vin. Le BAPE, ça a été une concession qu'ils ont faitr, puis j'espère... Bon..
Maintenant, ah oui, un bon coup, là ça vient de me revenir, c'est M. Charest qui veut améliorer la mobilité de la main-d'oeuvre entre la France et le Québec - bon, prenons-en un - ou M. Bolduc qui, timidement, un très petit, petit, petit bon coup, il va aller chercher 70 millions. Évidemment, nous, on lui avait dit comment, comme l'Ontario, comme la Nouvelle-Zélande, aller chercher à peu près entre 1 et 2 milliards de réduction par année dans le coût des médicaments. Bien, ils ont quand même réussi à aller peut-être... se décider à aller faire 70 millions, étant donné les questions qu'on avait posées. Est-ce que c'est assez bon pour vous?

M. Journet (Paul): Ce n'est pas à moi de juger.

M. Khadir: D'accord.

M. Duchesne (Pierre): ...M. Charest doit démissionner, vous le répétez, pour le bien-être de la fonction?

M. Khadir: Bien, c'est-à-dire que M. Charest a un choix. Il peut ne pas démissionner... Moi, je n'insiste pas pour qu'il démissionne. Parce qu'il pourrait décider de mener une enquête publique, demander à la population de le faire. Quand on a dit qu'il fallait peut-être qu'il démissionne, c'est que, s'il n'est pas capable d'être à la hauteur de ses fonctions de chef d'État, bien l'autre solution honorable, c'est de démissionner. Quand il ne fait pas la commission d'enquête devant l'ampleur des allégations et qu'il reste là, il déshonore la fonction.

M. Duchesne (Pierre): Avez-vous dénoncé le RRQ, comme le demande le député Ouellette? Je ne sais pas si vous l'avez entendu, mais il a fait un point de presse juste avant vous. Il va déposer une motion pour dénoncer les gestes du RRQ, sa campagne, là, de... où il a publié la liste des grands donateurs.

M. Khadir: M. Charest et l'équipe libérale voudraient qu'on dénonce le réseau de résistance québécois...

M. Duchesne (Pierre): Que l'Assemblée nationale dénonce les pratiques du Réseau de résistance du Québécois, qui consistent à utiliser de manière pernicieuse les informations fournies par le DGE.

M. Khadir: De la part d'un premier ministre qui, il y a une semaine, est allé sur le plateau de Tout le monde en parle pour dire que le Parlement ne doit pas se transformer en tribunal populaire, permettez-moi de dire que c'est assez inconsistant. Ensuite, je ne vois pas pourquoi le RRQ devrait être... Il me semble que le bottin téléphonique ou Canada 411, ça existe. Alors, il est où, le problème, là? La liste des donateurs est rendue publique pour quelle raison, si ce n'est pas parce que les gens doivent savoir qui donne à qui, pour un contrôle démocratique, et surtout qu'il s'agit de sérieuses questions sur le financement du Parti libéral? Alors, s'il y a des gens qui ne sont pas contents parce qu'ils pensent qu'être associés au Parti libéral, au financement du Parti libéral est une honte, bien ils n'ont rien qu'à cesser de donner au Parti libéral. C'est simple. Ils ont d'autres partis. Ils peuvent donner à l'ADQ, je ne sais pas, au parti de la lévitation transcendantale ou...

M. Laforest (Alain): Mais le fait que ces gens-là reçoivent des lettres, est-ce que vous trouvez que c'est de l'intimidation ou vous trouvez que c'est dans le processus logique?

M. Khadir: Mais non, c'est tout à fait... c'est tout à fait démocratique. Ils ont donné, ils sont dans la place publique. D'accord? Ils ont donné à un parti libéral. Il faut qu'ils aient le courage de leurs convictions. Moi, je suis sûr que ceux qui ont donné pour leurs convictions, pour des principes - et il y a des libéraux qui sont des hommes et des femmes de principe, j'en suis persuadé - ceux-là, quand ils vont recevoir une lettre, ils vont pouvoir expliquer, si ça leur tente, ou ils la jetteront à la poubelle, si ça ne leur tente pas. Ils pourront expliquer: Voici les raisons pour lesquelles je donne au Parti libéral.
C'est sûr que, si leurs raisons de don au Parti libéral c'est pour avoir des avantages financiers, pour avoir des contrats, des permis de garderie ou des nominations, là ils ont un problème. Je les comprends d'être mal à l'aise. Mais je leur signale que, s'ils font ça, ce n'est pas moralement et légalement acceptable.

M. Dutrisac (Robert): La lettre, elle est menaçante, quand même. On dit que ces gens-là sont des cibles. Il y a l'image du patriote avec un fusil, qui est une image que le FLQ a utilisée. Franchement, quand on regarde la lettre, il y a comme un sous-entendu menaçant dans cette lettre-là qui est...

M. Khadir: Oui, moi, mais je viens de voir. Mais, écoutez, là, peut-être, il y a des choses que je ne ferais pas, là. Mettre ce truc dans le fond, je ne ferais pas. Je vous rappelle que la résistance citoyenne, pas les fusils, la résistance, la notion de résistance est une notion noble en démocratie occidentale. C'est des résistants qui ont vaincu le fascisme. D'accord? Alors, cessons de diaboliser des choses. Les patriotes, c'est des résistants aussi à une certaine époque.
Maintenant, si je comprends le réseau de la résistance du Québec - je ne connais pas assez le détail - c'est des gens qui s'appuient fortement sur ce symbole que le peuple québécois a le droit de se défendre contre des choses qui portent atteinte aux intérêts du peuple. J'espère que le réseau de la résistance du Québec ne veut pas dire que le peuple doit prendre les armes aujourd'hui, là. En tout cas, nous, on ne serait pas d'accord parce que, nous, on est sur l'arène politique, on participe aux élections puis on pense que c'est démocratiquement qu'on peut mener cette résistance. Mais tout le reste, c'est une rhétorique de victimisation du Parti libéral, et je refuse de tomber là-dedans.

M. Robillard (Alexandre): Mais, M. Khadir, si, disons, je ne sais pas, mais vos contributeurs à Québec solidaire étaient l'objet d'une campagne semblable, est-ce que ça vous embarrasserait? Est-ce que ce serait quelque chose...

M. Khadir: Quand...

M. Robillard (Alexandre): ...que vous dénonceriez ou vous laisseriez ça aller en disant: C'est la démocratie?

M. Khadir: Quand cela va arriver, je vais prendre leur défense puis je vais leur suggérer d'écrire à ces gens-là pour expliquer pourquoi ils ont donné. Et, s'ils ont donné de manière malhonnête, pour obtenir des faveurs de moi, ou de Mme David, ou du parti, bien je vais dire: Écoutez, là, cessez, ça ne correspond pas à nos valeurs. C'est simple.

M. Charest pourrait faire la même chose, écrire à tous ces gens-là, leur donner des arguments: Dites c'est pourquoi, c'est pour nos principes, parce qu'on fait un bon travail, parce qu'on défend les intérêts de la population, parce qu'on est à l'écoute de la population. M. Charest, s'il avait un bon bilan, pourrait très facilement le défendre. C'est que le bilan du gouvernement est désastreux. Le gouvernement a honte sans doute de lui-même et ne veut pas embarrasser des gens d'être associés à son gouvernement. C'est ça que je comprends.

Le Modérateur: Can we get English questions?

M. Khadir: Thank you very much.

M. Nagata (Kai): Can we ask what stands out for you from the last six months or the last parliamentary session?

M. Khadir: The inability of this Government to listen to the population, that's one side, the fact that they're completely deaf to the real needs of our population, are blocking the necessary changes in terms of development, prosperity, better tax burden, because, now, actually, it's only the middle class that is contributing and the most powerful in our society, are taking a lot of advantages from the decisions of the Government. That's one side.
But, the other side of the story, what stands out is the mobilization, the capacity of our population to resist. Remember the Shell gas, remember uranium in Sept-Îles, remember students, remember 10 000 people marching in favor of the rights of the women and also more equality, in Rimouski, just a few weeks ago, and, most, I would say, symbolically, the 250 000 people who have signed a petition which demonstrates the capacity of our population to, on the main issues, show their opinion, to mobilize now, and that's very good for Québec.

M. Nagata (Kai): What are you going to be thinking about as you prepare for the next session? What are you working on?

M. Khadir: We're going to continue to work on some very important issues, on the mining issue and the question of royalties on our resources. It's inadmissible that, in our country, in modern time Québec, private business, private corporations have such a control over our natural resources. We have good examples in international community, we have Norwegian, we have even African countries who are doing better than us in controlling their resources. So we want to put maximum pressure to come out of the 19th century and arrive to the 21st century in terms of natural resources.
On the question of the health expenditures, we think what is damaging the health system actually is the inflationist cost of the drugs. Ontario has shown the way to go. Ontario has done what New Zealand has done, negotiating better prices for medication. If we do so, Québec could expect between $1 and $2 billion, each year, of economy. Imagine what it would represent in increasing services, in better serving our people.

Mme Bryan-Baynes (Elysia): Do you think that there's a way for the Government to get beyond the cynicism that's being present throughout the session?

M. Khadir: I hope so. I don't know who will continue to «conseiller»... to counsel M. Charest. But what they're doing now is encouraging... is a lack... determination to increase the cynicism of the population. Fortunately, people don't abandon, people continue to mobilize, as I told, continue to resist, and to realize, to make Government «reculer» - how do you say it? - set back on more important issues. But, if M. Charest continues like that, I think it is «irrécupérable»... I'm sorry for my English. «Irrécupérable»? There is no way for the Liberal Government to come back in the political scene and expect any gain in the next elections.

Mme Bryan-Baynes (Elysia): ...cynicism isn't just necessarily towards the Liberal Government but towards politics in general. What can other parties...

M. Khadir: Not towards politics, I'm sorry. I don't see cynicism towards politics when hundreds of people, in a matter of few days, go to the auditions of the Bureau d'audiences publiques pour l'environnement. I don't see cynicism amongst students when they come here, to the National Assembly, in front of the elite, economical elite to say: No, we don't want increase in our fees. No, they're involved. What is cynicism is against those ruling elites, the ruling political parties, the ruling mayors, who are entangled with corruption scandal.

Mme Bryan-Baynes (Elysia): ...you don't see anything wrong with...

M. Khadir: Well I think the image of the patriot in the letter is a bit exaggerated and inappropriate. But I think the Liberals are trying to put themselves in the situation of victims because they have such a bad «bilan»...such a bad «bilan»...

Une voix: ...

M. Khadir: ...track record during this last year that they need something to grab on and they think they have found something, but I don't think very much people will indulge to that. I remind M. Charest that he should be proud that so many people contribute to his party, and he should call them, write to them and say: Here are the reasons why you should help the Liberal Government. If he has arguments. Of course, his disastrous track record maybe makes him feel that he's not in such a position. But, otherwise, if these people think there is a «honte»... there's a shame to donate to the Liberal Party because they have done so in return of some advantages, well they have to stop. That's simple.
Thank you very much.

(Fin à 9 h 52)

 

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