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Point de presse de Mme Lise Thériault, porte-parole de l'opposition officielle en matière d’éthique et de déontologie

Version finale

Le jeudi 8 novembre 2012, 11 h 08

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures neuf minutes)

Mme Thériault: Bonjour, tout le monde. Charles vous a distribué copie des procès-verbaux du conseil exécutif de l'arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie, où on voit clairement qu'il y a des décisions qui ont été prises auxquelles M. Lavallée a participé.
L'objet de ma question, aujourd'hui, au ministre responsable de la métropole, c'était tout simplement pour s'assurer que le ministre a fait toutes les vérifications nécessaires qui s'imposent. Je considère que les allégations concernant tous les propos qui sont tenus à la commission Charbonneau concernant l'implication des gens de l'exécutif, des gens dans l'entourage de l'ancien maire de Montréal, M. Tremblay, sont des allégations qui sont troublantes. Et, puisque M. Lavallée a quand même oeuvré sept ans dans l'entourage du maire Gérald Tremblay, bien, je pense qu'on doit faire les vérifications.

M. Lessard (Denis): Mais est-ce que vous soutenez qu'il a participé, qu'il a su quelque chose? Parce qu'il est membre du comité au même titre que M. Dauphin ou que M. Forcillo, tout ça. Est-ce qu'on peut dire qu'il a su quoi que ce soit?

Mme Thériault: Je dis qu'il faut poser la question. On ne peut pas faire deux poids, deux mesures en alléguant que le maire Tremblay savait, qu'il était au courant, alors que M. Lavallée a participé aux décisions au même titre que le maire de Montréal, au même titre que les autres membres du comité exécutif. Et ce que je demande au ministre aujourd'hui, c'est de vérifier et de refaire des vérifications.

M. Lessard (Denis): Mais il vous a dit qu'il l'a fait. Est-ce que...

Journaliste: Ça ne vous rassure pas?

Mme Thériault: Il y a une différence entre poser des questions ou: C'est correct, mon André, je prends ta parole. Vous n'êtes pas sans savoir que M. Lavallée a déjà été sous-ministre à la métropole à l'époque où il y avait un gouvernement péquiste. Je considère que M. Lavallée a été assez longuement dans l'entourage du monde municipal, que, s'il y avait des choses à voir, j'imagine qu'il aurait pu les voir, lui aussi. Et la question, elle est tout à fait légitime.

M. Lavallée (Hugo): Mais vous ne voyez pas de différence entre ce que M. Tremblay a fait et ce que M. Lavallée a fait? Parce que, M. Tremblay, il y a quand même des gens qui ont prétendu, devant la commission Charbonneau, qu'il était au courant d'une double comptabilité. Est-ce qu'on a des preuves à cet effet-là dans le cas de M. Lavallée?

Mme Thériault: Moi, je vous donne des procès-verbaux, ce matin, dans lesquels vous voyez clairement que M. Lavallée était à la table lorsque les décisions ont été prises, notamment les dépassements de contrats qui ont été acceptés dans son arrondissement quand il était maire à une compagnie qui a été nommée carrément à la commission Charbonneau comme étant membre de la mafia. Donc, les questions sont légitimes.
On ne peut pas prétendre à dire qu'on va être un gouvernement plus blanc que blanc, qu'on va s'asseoir sur un pilier qui s'appelle l'intégrité et nommer des gens dans des postes stratégiques, particulièrement concernant la métropole, et penser qu'on ne pourra pas faire les vérifications nécessaires. Donc, je demande au ministre de vérifier.

Mme Dufresne (Julie): Est-ce que vous laissez entendre que ça entache la réputation du gouvernement, qu'il pourrait y avoir le même genre de procédés douteux au gouvernement péquiste?

Mme Thériault: Bien, moi, je fais tout simplement dire que, lorsqu'on réclame des choses sur la base d'allégations, et c'est ce que le ministre Lisée lui-même a demandé au maire Tremblay, de réfléchir... Je ne réclame pas la démission de M. Lavallée, je demande au ministre de vérifier.

M. Laforest (Alain): Je me souviens très bien... Mme Thériault, je me souviens très bien, moi, il y a un an, que, lorsque les gens amenaient des allégations en Chambre, vous étiez outrée de cette situation-là parce qu'il n'y avait pas de preuve, pas d'accusation. Ce n'est pas un peu ça que vous faites aujourd'hui?
Mme Thériault: Non. Ce qui me dérange aujourd'hui, c'est qu'on ait deux poids, deux mesures, parce que M. Tremblay est un libéral; M. Lavallée est un péquiste notoire. C'est deux poids, deux mesures. Il est nommé par le Conseil des ministres dans un secteur qui est névralgique. Il a passé sept ans dans l'entourage du maire de Montréal, dont comme chef de cabinet, dont comme vice-président du comité exécutif. Il a été responsable des dossiers du transport, il a été maire d'un arrondissement, il a participé à des décisions pour octroyer des contrats à des gens qui faisaient partie d'un cartel et des compagnies qui sont liées à la mafia montréalaise. Ça mérite des réponses aux questions.

M. Lavallée (Jean-Luc): Mais vous êtes quand même en train de semer un doute sur l'intégrité de tous les membres du comité exécutif, là, à la ville de Montréal. Ce n'est pas un peu ça que vous faites, là, ce matin?

Mme Thériault: Je vous ferais remarquer que c'est exactement ce que tout le monde pense, qu'effectivement il y a des questions qui sont posées par rapport à l'intégrité des gens. Et moi, je dis: Bien, c'est bon pour le maire Tremblay, c'est bon aussi pour M. Lavallée. Les questions s'imposent, et je demande au ministre de vérifier afin de dissiper, évidemment, les doutes qui pèsent sur la classe politique.

M. Lavallée (Hugo): Quel genre de vérifications exactement vous voudriez qu'il fasse? Il dit qu'il a déjà posé toutes les questions. Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse de plus, exactement?

Mme Thériault: Bien, moi, je pense que, quand on participe à l'octroi de certains contrats comme ça... Vous avez trois exemples ici où ce sont des décisions auxquelles M. Lavallée a participé. J'imagine qu'il a pris plusieurs décisions le temps qu'il était à la ville de Montréal. Il y a des vérifications qui s'imposent également pour savoir à combien de décisions il a participé à octroyer des contrats à des entreprises qui sont liées à la mafia ou qui font partie du cartel.

M. Laforest (Alain): Est-ce qu'il devrait se retirer le temps de la commission Charbonneau, d'après vous?

Mme Thériault: Pardon?

M. Laforest (Alain): Est-ce qu'il devrait se retirer de son poste le temps de la commission Charbonneau?

Mme Thériault: Je ne demande pas la démission de M. Lavallée, je demande à ce qu'on puisse faire les vérifications qui s'imposent. Et c'est une décision qui appartient au gouvernement et à M. Lavallée.

M. Lessard (Denis): Quelles vérifications vous satisferaient? Parce que vous allez dire: Bien, il lui a demandé: Mon André, tu n'as pas fait ça?, puis ça va s'éteindre là, là. Quels gestes concrets vous satisferaient?

Mme Thériault: Honnêtement, j'aurais aimé des vérifications en profondeur avant l'embauche de M. Lavallée. Maintenant, ceci étant dit, la balle, elle est dans le camp du ministre, et c'est à lui de faire les vérifications qui s'imposent ou aux gens du conseil exécutif.

M. Lessard (Denis): Est-ce qu'on demande à la police ou est-ce qu'on... C'est quoi, une vérification en profondeur?

Mme Thériault: Bien, une vérification... on peut aller vérifier la quantité de contrats qui ont été octroyés. Je pense qu'il y a certainement des recoupements à faire. Et il y a d'autres questions à poser. J'imagine qu'à la commission Charbonneau... Il reste encore 75 témoins à entendre. On verra bien ce que les témoins auront à dire, également.

Journaliste: Est-ce qu'une vérification par l'UPAC...

M. Dutrisac (Robert): Il s'est mis justement à la disposition de la commission Charbonneau. Ce n'est pas suffisant, ça? Si la commission Charbonneau le convoque, il va y aller.

Mme Thériault: Bien, je vous ferais remarquer qu'il y a également des gens qui sont à la commission Charbonneau qui ont été sous le coup d'enquêtes policières, notamment, et qui se mettent à la disposition de la commission Charbonneau.

M. Dutrisac (Robert): Il me semble qu'il n'y a pas d'enquête sur M. Lavallée, là, en ce moment.

Mme Thériault: Bien, c'est au ministre de répondre. Si le ministre est satisfait des réponses de M. Lavallée sans qu'il y ait eu d'enquête diligente... Lorsqu'on nomme un si haut fonctionnaire, il me semble qu'il y a un minimum de vérifications à faire, d'autant plus qu'il était dans l'entourage de Gérald Tremblay depuis au moins sept ans, dans des fonctions hautement stratégiques.

Mme Montgomery (Angelica): Ms. Thériault, how do we know that this is not a coincidence? Nobody knows what Mr. Lavallée actually knew.

Mme Thériault: Sorry?

Mme Montgomery (Angelica): No one knows what Mr. Lavallée is aware of or not. How can you argue that this isn't just a coincidence?

Mme Thériault: I asked to the Minister to make an inquiry because I think, when we put somebody like M. Lavallée - he worked seven years with the former mayor, M. Tremblay, I think he had a nomination like a people who was coordinate all the things in Montréal city - I think they need a verification because, in the past, when M. Lavallée was at the «comité exécutif», mayor of «l'arrondissement» Rosemont-Petite-Patrie and chief of staff of mayor Tremblay, he takes some decisions, and I think we had to have answers about the question.

Mme Montgomery (Angelica): Isn't this kind of ironic, considering all the allegations that have been made against the Liberals?

Mme Thériault: I think it's not fair if the Parti québécois says: Because M. Tremblay, it's a Liberal, he had to think about what he's supposed to do, and now, because M. Lavallée, it's a «péquiste», he works for the Parti québécois 10 years ago and more, and, for him, it's OK. I think it's not fair to do one thing for the Liberals, another one for the PQ. And I think the most important, it's make de verifications, just to be sure, OK, if the contracts and the decisions of M. Lavallée takes part, it's OK.

M. Duboyce (Tim): I want to ask you about a different partisan nomination. How concerned are you that André Boisclair, in arguably the most important job for the Québec Government outside of the territory of Québec, will promote Québec sovereignty in New York?

Mme Thériault: I think the Minister of International Relations said: The most important, it's the people who know what Québec does. And I hope Mr. Boisclair doesn't take advantage of that nomination to make the promotion of the sovereignty.
Thank you.

Journaliste: Merci.

(Fin à 11 h 18)

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