Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures deux minutes)
M. Zanetti : Alors, vous êtes
nombreuses et nombreux ce matin, Noël approche. Je voulais parler aujourd'hui
de cette réaction des groupes environnementaux du Québec, de plusieurs groupes
par rapport à la dérive autoritaire de la CAQ, qui est en train de mettre en
péril l'environnement. Moi, je trouve que c'est extrêmement préoccupant. C'est
des constats qu'à Québec solidaire on partage.
La stratégie du gouvernement, en ce moment,
de dire : On veut réduire les processus pour que les choses aillent plus
vite, si c'était juste ça, ce serait formidable. Tout le monde est pour l'efficacité.
Le problème, c'est que c'est à peu près impossible que ça ne se fasse pas au
détriment de l'environnement, surtout pendant que le gouvernement est en train
de couper dans la fonction publique, pendant que le gouvernement a enlevé
énormément de postes au ministère de l'Environnement. On ne peut pas dire :
Les choses vont aller plus vite, tout en enlevant du monde qui travaillent à
traiter ces... ces demandes-là, ces autorisations environnementales là, qui
sont extrêmement importantes, parce que ces gens-là protègent l'environnement
au Québec. Et donc il faut s'assurer qu'on garde ces choses-là en place.
Et cette semaine, bien, les consultations
sur une potentielle révision de la norme des GES au Québec vont prendre fin, et
tout s'enligne pour que le gouvernement recule sur les cibles, et retarde
encore le Québec dans sa transition écologique, et moi, je n'en reviens pas de
voir le gouvernement faire ça. Puis je me mets à la place des jeunes aujourd'hui
qui regardent ce qui s'en vient, la situation devient de plus en plus critique,
de plus en plus difficile, il y a de plus en plus de pression pour qu'on fasse
une transition écologique, puis ils voient un gouvernement qui ne pense
absolument pas aux conséquences long terme de ce qu'ils sont en train de faire
puis qui sont en train de plomber la dette climatique du Québec. C'est
extrêmement grave, puis nous, on va s'opposer à ça le plus vite possible, le
plus fort possible, pour s'assurer que le gouvernement entende raison avant
Noël.
M. Cliche-Rivard : Merci,
Sol. Bonjour, tout le monde. Écoutez, ça fait quelques jours, quand même
quelques fois que je viens vous parler de la crise de l'itinérance, qui est
encore, là... qui frappe son sommet, avec les moins 20, moins 25 qu'on vit, là,
en ce mois de décembre. Vous avez entendu parler, à Longueuil, malheureusement,
l'homme, là, qui cherchait à se réchauffer dans un bâtiment abandonné, qui a
malheureusement perdu la vie, là. Ce sont des drames qu'on doit absolument
éviter. Et, s'il y avait des places suffisantes en refuges, puis si on avait le
financement adéquat du milieu communautaire, bien, selon toute vraisemblance et
selon les statistiques aussi du Bureau du coroner, on serait à même de sauver
des vies.
L'année passée, il y a 108 personnes
au Québec qui ont perdu la vie en situation d'itinérance. On va attendre les
bilans de cette année, mais force est de constater que ça ne s'en va pas dans
la bonne direction puis... à quelques mois de l'échéance du plan d'action, là,
de ce qui finance le milieu de l'itinérance, le plan d'action interministériel
qui se termine au 31 mars. C'est un plan de cinq ans. Les sommes n'ont pas
été annoncées, le renouvellement des sommes n'a pas encore été annoncé, puis
c'est dans trois mois et demi, là, ça, là.
N'importe qui à la maison, là, qui serait
à se faire dire par son boss que sa job expire ou que son contrat finit le 31 mars
serait en train d'envoyer des C.V. N'importe qui n'accepterait pas ça. Le
milieu communautaire ne doit pas subir ça. Le milieu communautaire a besoin de
prévisibilité, a besoin de savoir exactement où est-ce qu'ils s'en vont,
quelles embauches ils peuvent maintenir, quels services ils peuvent maintenir.
Le 31 mars, c'est demain matin, pour le pilier communautaire.
On demande à la CAQ, au pire, au plus
tard, de déposer le plan d'action au plus tard le 31 décembre, pour qu'au
moins ils aient un peu de prévisibilité. Je ne comprends pas que tout ça n'ait
pas été réglé au mois de juin. Je ne comprends pas qu'on soit en décembre, à
moins 25, puis que les organismes ne sachent pas encore qu'est-ce qui va se
passer dans quelques mois.
Dans un deuxième temps, on dépose aussi
aujourd'hui une motion pour demander au gouvernement de s'engager sur le prix
de l'épicerie, à évaluer toutes les options disponibles. Le panier d'épicerie
coûte de plus en plus cher. Ça va coûter 1 000 $ de plus aux familles
l'année prochaine. On demande au gouvernement d'étudier sérieusement la
question, de faire des propositions. On espère aller chercher leur engagement
aujourd'hui pour être sûr que François Legault s'intéresse autant que Québec
solidaire aux prix de l'alimentation. Merci.
Journaliste : ...itinérance,
est-ce que vous pensez que le changement de ministre a pu avoir des
conséquences... délais, ou...
M. Cliche-Rivard : Peut-être,
mais comment ça se fait qu'on n'a pas réglé ça au mois de juin? Comment ça se
fait que... Je veux dire, même si... Tu sais, M. Carmant est parti cet automne,
mais ça aurait dû être réglé depuis longtemps, ça, les fonds, c'est des mandats
quinquennaux, c'est cinq ans d'enveloppes. Comment se fait-il qu'on n'a pas
dit : Bien, écoutez, peut-être qu'on n'est pas prêts pour faire un autre
plan quinquennal, mais on reconduit les sommes officiellement pour 2026, on
permet à tout le monde de continuer?
L'année passée, on a eu ces mêmes
discussions là. Il y a des appels à projets qui sont sortis en novembre, en
novembre, pour ouvrir des places en décembre, ça n'a pas de bon sens. Le milieu
a besoin de prévisibilité. Peut-être que le départ de M. Carmant a causé des
délais, mais ça n'avait pas de bon sens, de toute façon, qu'on ne soit pas
encore... que ce ne soit pas encore réglé, là, au plein milieu de l'automne.
Journaliste : Est-ce qu'on
est dans une situation actuellement où on relance une campagne de peur, là? Il
y a des négociations entre la Fédération des omnipraticiens, les spécialistes,
deuxième rencontre avec M. Legault. Puis là on a une cinquantaine de lettres
qui sont parties en avril, et des GMF qui vont fermer. Vous vous rappelez de
l'épisode précédent, là. Est-ce qu'on est encore dans une campagne de peur,
selon vous?
M. Zanetti : Bien, je pense
qu'on est dans une crise, en ce moment, dans le système de santé, qui a été
causée par la CAQ, et par sa loi n° 2, et par son attitude dans ses
négociations avec les médecins. Puis ce que le gouvernement doit faire, là,
c'est retirer la loi n° 2. En ce moment, il doit envoyer un message clair,
puis il n'y a aucun message de bonne foi autre qu'il peut envoyer à ce stade-ci
que de retirer la loi n° 2. Il faut qu'il la retire avant Noël pour qu'en
ce moment tous les médecins au Québec qui sont en train de réfléchir à sortir
du réseau, à quitter le réseau, bien, qu'ils se disent : Il y a peut-être
un espoir. Il doit leur envoyer un espoir.
Journaliste : Êtes-vous prêts
à sortir de vos vacances pour venir la modifier, la loi n° 2?
M. Zanetti : Bien, sans
problème. Encore mieux, la retirer, là, ça, ce serait l'idéal, parce que la
modifier, il faudrait que ça se fasse en négociation avec les gens, là, il faut
que ça marche, la prochaine loi, là.
Journaliste
:
...pourparlers, là.
M. Zanetti : Je comprends, il
y a des pourparlers, mais il faut d'abord qu'il la retire, la loi n° 2, il
faut qu'il l'abroge. Ça, il peut faire ça rapidement. Il peut faire ça cette
semaine.
Journaliste : ...ça, là, de
suspendre la loi n° 2 avant de parler? Il parle alors qu'elle n'est pas
suspendue.
M. Zanetti : Je comprends,
mais moi, ce que je vous dis, c'est : Il y a les fédérations, là, qui
négocient, en ce moment, mais les échos qu'on a du terrain, là, c'est que...
les médecins qu'on connaît, là, puis le monde qui connaissent du monde, là, ce
qu'ils nous disent, c'est qu'en ce moment ils ont besoin d'espoir. Nous, là,
quand ils nous demandent : Heille! Toi, tu fais de la politique, qu'est-ce
que tu en penses, ça va-tu rester, la loi n° 2, ou pas? Puis c'est ça, le
critère, là. Ce qui leur donnerait espoir, c'est qu'on enlève la loi n° 2,
parce qu'en ce moment ils voient bien qu'il y a des négociations, mais ça fait
longtemps qu'il y a des négociations puis que ça ne donne pas grand-chose. Ça
fait que, là, c'est le signal nécessaire que le gouvernement doit renvoyer.
Journaliste : Comment ça se
fait, M. Zanetti, que vous n'avez pas réussi à convaincre votre propre
directeur de campagne de l'importance de l'indépendance chez QS?
M. Zanetti : L'indépendance
est très importante, évidemment. Puis, quand on veut savoir qu'est-ce qu'un
parti politique est, je pense qu'il ne faut pas écouter ce que les gens disent,
il faut regarder ce que ce parti politique là fait. Et ce que ce parti
politique là fait, c'est de promettre l'indépendance dans un premier mandat,
c'est d'avoir démarré une campagne, la campagne Nouveau Québec, depuis plus de
deux ans pour promouvoir l'indépendance partout sur le territoire, c'est
d'avoir élu, dans la dernière année, deux co-porte-parole qui font de
l'indépendance leur priorité absolue. C'est ça, Québec solidaire, c'est ça
qu'on fait. Alors, c'est là-dessus qu'il faut l'évaluer.
Journaliste : ...directeur de
campagne ne vous a pas cru, là, bien, en tout cas, il n'a pas été convaincu. Ça
fait que comment vous pensez que les Québécois vont l'être si même lui, qui
était collé sur vous, ne croit pas à votre discours?
M. Zanetti : Je ne pense pas
que les raisons derrière son départ soient politiques. Je pense qu'il a des
raisons qui sont personnelles là-dessus puis je ne développe pas là-dessus.
Journaliste : «Personnelles»,
qu'est-ce que vous voulez dire... qu'est-ce que vous voulez dire par là?
M. Zanetti : Je ne vais
donner absolument aucun mot de plus sur ce sujet-là.
Journaliste
: Mais
c'est vis-à-vis de vous?
M. Zanetti : Je ne vais donner
aucun... aucun...
Journaliste
: Mais ce
qu'il dit dans sa lettre, ce n'est pas vrai?
M. Zanetti : Je ne vais donner
aucun commentaire supplémentaire à ce que j'ai déjà dit là-dessus.
Journaliste : Vous ne croyez
pas ce qu'il y a dans sa lettre?
M. Zanetti : J'ai répondu
beaucoup de choses à cette question-là dans les dernières secondes.
Journaliste : Si vous dites
que c'est personnel, c'est entre vous et lui, ou quelqu'un de l'équipe, ou
l'ensemble de l'équipe?
M. Zanetti : Je n'ajouterai
rien à ce que j'ai déjà dit.
Journaliste : ...c'est vous
qui l'avez ouverte, la porte. Ce n'est pas nous autres, là.
M. Zanetti : Je le sais, mais
je ne vais pas plus loin que ça.
Journaliste
:
Personnelles de quel type?
M. Zanetti : Je ne vais pas
plus loin que ça.
Journaliste
: Est-ce
que ça vous... ça provoque un questionnement chez vous? Parce que ce qu'il
critique, entre autres, ce sont des... des attaques, on va le dire comme ça, de
certains membres du Québec solidaire à l'endroit du chef du parti. Est-ce que
ça, ça provoque une remise en question chez vous, de dire : Peut-être
qu'on devrait agir autrement à l'égard de Paul St-Pierre Plamondon?
M. Zanetti : Je pense qu'il
faut que dans nos actions, on pense toujours à l'indépendance du Québec et
aussi à l'unité du camp du Oui. Et il y a plusieurs visions, là, qui s'opposent
là-dedans, comment atteindre une unité du camp du Oui. Moi, je pense qu'il y a
des critiques qui doivent être faites qui sont importantes au nom de l'unité du
camp du Oui, puis c'est ça, notre démarche qu'on fait. C'est rare qu'on fait
des critiques à l'égard du Parti québécois, nonobstant les réactions
épidermiques que ça suscite, là.
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Oui, je... oui,
je trouve que c'est une partie infime de notre action politique. Quand on le
fait, bien, ça fait réagir, il y a beaucoup de victimisation de l'autre bord,
et on... tu sais, c'est une façon aussi de sortir du débat. Mais le débat, il
est le suivant, il est extrêmement important de le faire, de le faire
fièrement. Le débat, c'est que, pour rassembler une majorité de Québécoises et
Québécois pour l'indépendance, il va falloir qu'on tire des leçons de 1995. Il
y en a deux. La première, qu'il y a plus de néo-Québécois et néo-Québécoises
dans le camp du Oui. Puis la deuxième, que le processus lui-même soit
co-construit avec les nations autochtones du Québec. Et ça, le Parti québécois
ne l'entend pas, et nous autres, on fait exister cette idée-là dans le... dans
le mouvement indépendantiste, et on veut rassembler le mouvement
indépendantiste derrière ces idées-là. Pourquoi? Pas pour le fun. Bien, c'est
le fun aussi. Mais c'est pour que ça fonctionne.
Journaliste : ...dans le
parti... dans le parti, il n'y a pas tant d'indépendantistes que ça. Ça, c'est
ses mots, là.
M. Zanetti : Quand on veut
savoir ce qu'un parti politique est, n'écoutez pas ce que les gens disent,
regardez ce que ce parti politique là fait. Je l'ai dit tantôt.
Journaliste : Est-ce
qu'objectivement... est-ce qu'objectivement... parce qu'on voit que M.
Thibodeau veut réaliser l'indépendance... est-ce que votre parti est le mieux
placé pour réaliser l'indépendance dans un prochain mandat en... former le
prochain gouvernement en 2026?
M. Zanetti : Cette question-là
est très conjoncturelle, puis je ne la trouve pas nécessairement, tu sais... je
vais attendre... votre question, hein, et vous m'attendez avec une brique puis
un fanal... je pense que tout est possible. Il y a deux... il y a à peu près
deux éternités entre maintenant et la prochaine élection, et il faut qu'on soit
capables au Québec, de regarder les conditions objectives de réussite du camp
du Oui, qu'on se batte pour celles-là, peu importe la pression.
Moi, là, ça fait longtemps que je fais du
militantisme indépendantiste, j'ai commencé en 2012, et la pression, là, auprès
des indépendantistes, pour dire «allez au Parti québécois», là, de tout
temps, elle a été très forte, et, si on les avait écoutés, je ne pense pas
qu'on serait aujourd'hui dans une situation où tous les partis politiques du
Québec... ou tous les partis politiques du Québec...
Des voix : ...
M. Zanetti : ...ou tous les
partis politiques du Québec proposent de faire l'indépendance dans un premier
mandat. Ça, là, il y a 13 ans, là, c'était une aberration, c'était quelque
chose qu'on considérait complètement impossible. Aujourd'hui, c'est arrivé, la
valeur et l'idée pour laquelle on doit se battre aujourd'hui. Et puis... et
puis il ne faut pas se conformer, et il faut résister là-dedans, parce qu'elle est
importante, c'est l'idée que le camp du Oui doit gagner, il doit avoir une
approche inclusive. Oui?
Journaliste
: Vous
dites qu'il faut tirer des leçons de 1995, mais Françoise David, moi, je me
souviens, elle avait dit : J'ai tiré les leçons de 1980, je n'avais pas
voté pour le oui, puis je m'en suis voulu. Est-ce que ça pourrait vous arriver,
vous, de ne pas voter pour le oui, de ne pas être dans le camp du oui?
M. Zanetti : Absolument pas.
Absolument pas.
Journaliste : ...pas?
M. Zanetti : C'est
complètement impossible. Je vais voter oui. C'est bon? C'est clair.
Journaliste : ...puissent
regarder le train péquiste passer puis se dire : Heille! Moi, je veux
embarquer là-dedans? C'est eux autres qui nous proposent, qui martèlent ce
sujet-là. Ils ont un peu la vision d'Option nationale présentement, le PQ, là.
Le chef confirme qu'il va y avoir... que c'est ça, c'est vers l'indépendance
qu'ils s'en vont.
M. Zanetti : Je vais vous
donner une anecdote qui va répondre à votre question, là, je ne pars pas sur
une autre affaire.
Journaliste : ...c'est :
Est-ce que vous les comprenez?
M. Zanetti : Bien, je ne fais
pas ces choix-là puis je ne fais pas cette analyse-là. En 2016...
Journaliste : ...
M. Zanetti : Bien oui. La
question c'est : Je ne fais pas la même analyse qu'eux. Mais je veux... je
veux...
Journaliste : ...
M. Zanetti : Bien, vous ne
voulez pas mon anecdote? OK. C'était... elle était comme bonne.
Journaliste : ...allez-y.
M. Zanetti : En 2016, là,
première course à la chefferie du PQ, OK, j'ai fait un débat contre Paul
St-Pierre Plamondon au Yeast à Montréal. Tout ça est sur YouTube. Et le débat
était le suivant : moi, je disais il faut faire l'indépendance dans un
premier mandat, puis lui, il disait il ne faut pas faire l'indépendance dans un
premier mandat, il faut le faire dans un deuxième mandat seulement s'il y a des
signaux clairs de la population en ce sens. Puis il ne détaillait pas vraiment,
à mon souvenir, la façon d'y arriver. Et par ailleurs, à cette époque-là, il
disait aussi qu'il fallait absolument que le Parti québécois fasse un trait sur
l'épisode de la Charte des valeurs, puis qu'il soit inclusif, puis à la défense
de toutes les causes d'inclusion, si je résume. Et là il y a eu un changement
extrêmement important, tu sais. Le point de vue de l'inclusion, moi, j'aurais
préféré qu'il reste comme ça, Paul St-Pierre Plamondon. Puis, sur la question
de l'indépendance, il a cheminé. Mais, si on n'avait pas fait ces débats-là à
l'époque, puis si on s'était ralliés au PQ, là, bien, aujourd'hui, on ne serait
pas dans une situation où il y a une mobilisation sans précédent depuis 30 ans
dans le mouvement indépendantiste.
Journaliste : ...sur un
point?
M. Zanetti : Bien, sur ce
point-là, moi, je salue le changement de tous les indépendantistes du Québec,
de la société civile, de tout le monde qui, depuis 10 ans et plus
notamment, mais depuis plus souvent...
Journaliste : ...selon M.
Thibodeau.
M. Zanetti : Quand vous
voulez savoir ce qu'un parti politique est, ne regardez pas ce qui... ce que
les gens... ce que certaines personnes très minoritaires en disent. Moi,
aujourd'hui, j'ai eu des contacts dans mon équipe de campagne, qui sont très
étonnés par ce qui se passe puis ils sont tous derrière moi. Ils ne comprennent
pas ce qui se passe, ils sont...
Journaliste : ...est-ce qu'il
y a une majorité de membres de Québec solidaire qui appuie la... la
souveraineté?
M. Zanetti : Les membres de Québec
solidaire sont tous indépendantistes, sinon ils n'adhéreraient pas à ce
parti-là puis ils ne seraient pas les choix que ce parti-là fait en instance.
Ils ne choisiraient pas ces programmes-là, pas ces porte-parole-là.
Journaliste : ...M. Thibodeau
jette une passerelle vers le PQ qui n'existait pas jusqu'à tout récemment parce
que vous vous regardiez en chiens de faïence et que là, oups! on donne un
signal que ça se peut, c'est peut-être même souhaitable, et le premier d'une
longue série...
M. Zanetti : Non, je n'ai pas
cette crainte-là.
Journaliste : ...là, quand
elle passe justement en entrevue à Radio-Canada puis elle dit, elle, elle
voterait non dans ce contexte-là, ce n'est pas... ce n'est pas envoyer un drôle
de signal, ça, de... au parti puis aux militants de Québec solidaire, qu'une...
une militante chez vous, une députée très connue dise : Bien, dans ce
contexte-là, non...
M. Zanetti : Ce qu'il faut...
Journaliste : ...ce n'est pas
un pays que je veux?
M. Zanetti : Ce que je pense
que tout le monde qui est indépendantiste puis qui a sincèrement à cœur que ça
se réalise doit aujourd'hui réaliser, c'est le fait qu'il faut qu'on rassemble
le mouvement indépendantiste. Puis, pour rassembler, il faut arrêter de... de
cliver et de diviser le mouvement indépendantiste. C'est quoi, les enjeux qui
divisent le plus le mouvement indépendantiste? C'est les enjeux d'inclusion.
Qu'est-ce que fait le Parti québécois? Bien, il prend les positions les plus
radicales possibles, et ça cause une division importante du... du rassemblement
indépendantiste.
Moi, ce que je pense qu'on doit faire, là,
c'est de renouer avec l'héritage du souverainisme inclusif de Gérald Godin.
Aujourd'hui, c'est Québec solidaire qui les... qui sont... on est les héritiers
de ça. Il faut tenir bon. C'est important. On a besoin de ce retour aux racines
là pour être capables de gagner.
Le Modérateur : On va passer
en anglais.
Journaliste : ...une frange
Option nationale chez Québec solidaire, d'après vous, ou c'est comme diffus,
dissous dans QS?
M. Zanetti : Il y a... Il n'y
a pas... Il y a eu une greffe qui a pogné, puis aujourd'hui, bien, tout le
monde est solidaire et indépendantiste.
Journaliste :
Can the CAQ be trusted to strike the
right balance between environment and developing big projects?
M. Zanetti :
I think that the balance is off. The...
What is doing the Government right now, the CAQ Government, is really
dangerous. They're taking out rules and... and some laws, and they're cutting
on the people who work to apply those... those rules, so it's very dangerous
for the environment. And it's not the good time, in 2027, to do... We have to
protect the environment.
Journaliste :
How big of a blow was it to lose Mr. Thibodeau
to the PQ?
M. Zanetti :
I must admit that I was sad. But I'm
doing politics since quite some time now, and I'm not angry.
Journaliste :
So, Q5, you're… That's what you're referring to when you say that they're
scrapping some environmental protections. First of all, it's based off of a
federal legislation. Do you take issue with Québec inspiring... taking
inspiration from Ottawa...
M. Zanetti :
It's... I'm really preoccupied about
that. This is dangerous because in Ottawa right now we have a government that
tries to encourage oil exploitation. And this is very bad for the climate and
the… They want to make it easier to destroy the planet. I think that Québec's
government should do completely otherwise.
Journaliste :
Do you think the mood may be shifted
when people are a bit more willing to maybe weaken some environmental
regulations for the sake of economic development in the face of the threat from
the states, for example.
M. Zanetti :
Well, it's... it's really... By the way,
Mr. Drainville is trying to scare people. He's saying if we protect the
environment, people will lose jobs. This is completely false. People will
lose... will lose jobs if we don't protect the environment because it will
bring deaths and chaos. And in this society, it's really... it's really
damaging what could occur in 20, 30 years if we don't act right now. So, we
have to protect jobs. We can do both. We can do this environmentally... the
environmental transition and protect jobs, create new jobs and have a job for
everyone. This is completely possible.
Journaliste :
And you're expecting backlash from
indigenous groups, environmental groups...
M. Zanetti :
Yes. Of course. Of course. We have...
Everything we have to do from now on in Québec, it has to be in respect of the
sovereignty of every people, every nation in Québec and in respect of the
environment.
Journaliste :
...
M. Zanetti : Yes.
(Fin à 11 h 21)