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(Huit heures quatre minutes)
M. Tanguay : Bonjour, collègues.
Bonjour, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup, collègues. Alors, ce matin, vous
avez devant vous une équipe libérale, le Parti libéral du Québec, l'opposition
officielle, une équipe de députés aguerris, une équipe de députés qui ont parlé
toute la journée, mardi, mercredi, et encore une fois ce matin, des vraies
affaires qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.
Face à nous, nous avons la CAQ en fin de
régime et c'est un constat de tous. Legault, Fréchette, Drainville, peu importe
qui poursuivra ce gouvernement, ils auront géré pendant huit ans comme des
péquistes. La CAQ essaye un renouveau de façade. Huit ans d'un gouvernement
brouillon, d'improvisation, de promesses rompues et d'échecs. Huit ans qui ont
mené au point culminant, à la décote et à la perte de nos services publics.
Perte, diminution de l'accès de nos services publics. La CAQ de François
Legault, de Fréchette ou de Drainville aura été, finalement, comme le Parti
québécois, sauf qu'il n'y avait pas de date, eux autres, de référendum. Ils ont
divisé les Québécoises et Québécois, ils ont dilapidé les fonds publics. Et ça,
c'était très caractéristique, entre autres, du gouvernement de Pauline Marois. Le
gouvernement de Pauline Marois nous avait laissé, le Parti libéral du Québec en
2014, avec un déficit de 5,7 milliards de dollars. Le Parti libéral
de Philippe Couillard a instauré de la rigueur et les services étaient mieux
donnés en 2014-2018 qu'aujourd'hui avec la CAQ. Nous leur avons laissé, en 2018,
l'argent des Québécoises et Québécois, 7 milliards de dollars, et là,
c'est des déficits après déficits.
Paul St-Pierre Plamondon, celui qui n'aime
pas être contredit, celui qui, évidemment, à toutes les fois qu'il parle, c'est
comme parole d'évangile, on ne peut pas le remettre en question. Très soupe au
lait, St-Pierre Plamondon. Bien, désolé, à l'aube de cette session
parlementaire, l'équipe du Parti libéral du Québec va lui donner la réplique.
Et, encore une fois, nous réitérons qu'il doit des excuses aux Québécoises et
Québécois. Quand lui vient nous parler de Gandhi, vient nous parler du
colonialisme, vient reprocher à Mark Carney d'avoir fait l'accolade à Bonhomme
Carnaval. Ça a-tu de l'allure, ça! Voyons donc! Et il s'en offusque. Il a mis
son discours central de la fin de son congrès dimanche dernier sous cet angle-là.
Pendant ce temps-là, nous autres, au Parti
libéral du Québec, on va parler des vraies affaires, du coût de la vie qui
explose, le logement qui est inaccessible, les services publics qui sont sous
pression. Face à un mauvais gouvernement, on l'a vu hier, 6 300 travailleuses
et travailleurs de la santé risquent de quitter le Québec à cause de la
mauvaise approche du PEQ de François... de Jean-François Roberge, qui
appuie Mme Fréchette. C'est ça, la CAQ. Bien, PSPP, Paul St-Pierre Plamondon,
puis le Parti québécois veulent en rajouter une couche et font une surenchère
identitaire.
Alors, nous, on va parler des vraies
affaires, on va parler de l'économie, des finances publiques, de santé, de
logement, d'éducation, de nos aînés, de nos jeunes. C'est ça, le Parti libéral
du Québec, axé sur les vraies affaires. Et nous serons parallèlement ça, car
nous sommes les seuls capables de donner la réplique au Parti québécois, qui a
une seule obsession : c'est un plan pour la séparation, ce n'est pas un
plan pour la santé, bien plus occupé des banques... de la Banque du Québec que
des banques alimentaires. Nous sommes, le Parti libéral du Québec, le seul
parti qui sera et qui est capable, qui a la capacité de donner la réplique à
Paul St-Pierre Plamondon. Et, à terme, le 5 octobre prochain, Québécoises
et Québécois auront un choix clair : Est-ce qu'ils veulent un plan
séparation, avec une turbulence économique, ou s'ils veulent une équipe de
députés, avec un nouveau leadership, aguerris, le Parti libéral du Québec, parti
de l'économie, parti des services publics? Ça sera ça, le choix. Puis, dans
l'intervalle, la session parlementaire commence mardi prochain. On est fin
prêts, avec une équipe de députés du Parti libéral du Québec aguerris. Voilà.
Merci.
Des voix : ...
M. Tanguay : Merci. Merci.
Le Modérateur : Merci.Merci
beaucoup. On va commencer avec la période de questions. Je ne sais pas qui qui
veut commencer.
M. Tanguay
: Briser la
glace.
Le Modérateur : Pas tout le
monde en même temps. Micro de droite.
M. Tanguay
: Merci. Au
revoir!
Journaliste : Bonjour. Vous
parlez de la... Vous avez évoqué le déficit. Bon, on est dans les consultations
prébudgétaires. Jusqu'où le gouvernement doit-il aller pour réduire le déficit
dans le prochain budget? Puis est-ce que vous êtes d'accord avec la proposition
qui a été... qui avait été faite par le ministre Charette de réduire de
15 % le coût des projets dans le PQI?
M. Tanguay : Écoutez,
d'abord, le PQI, c'est à peu près n'importe quoi sous la CAQ. Le PQI est
sous-estimé, puis on me corrigera si j'ai tort, de 75 milliards de
dollars. Je vous donne l'exemple, qui a été frappant, de mars de l'an passé,
justement à la veille du budget, où Dubé, M. Dubé avait dit : Bien, HMR,
c'était une annonce précipitée. C'est parce qu'il ne l'avait pas, l'argent.
Finalement, tollé, on a vu ce qui s'est passé à HMR. Ils ont... Ils ont été
chercher à gauche et à droite suffisamment d'argent pour faire le
stationnement. Mais là on attend. Justement, dans le PQI, là, il n'y a rien de
prévu pour la prochaine phase. C'est près de 500 millions de dollars
qu'on a besoin, dans le PQI, qu'ils déboursent, l'année 2026, pour la
phase suivante à HMR. Donc, le PQI, sous la CAQ, ça aura été un stationnement.
Ce que le Québec a besoin, c'est de rigueur avec cœur. Le Québec a besoin d'un
gouvernement, et ce sera l'offre du Parti libéral du Québec, qui va bien gérer
les finances publiques, maximiser le retour sur investissement, faire de
belles... de bonnes priorités puis donner les services.
Journaliste : ...dans le
fond, vous ne demandez pas à la CAQ de faire un effort supplémentaire pour
réduire le déficit parce que, vous dites, c'est les libéraux qui vont le faire
une fois élus? Je veux dire...
M. Tanguay : La CAQ, là,
première des choses qu'ils devraient faire, là, c'est de savoir compter, donc
d'avoir un PQI qui tient la route, et aussi d'arrêter de gaspiller. La CAQ a
gaspillé. Quand vous regardez, là... Je vais vous donner ce seul exemple là,
ils arrivent au pouvoir, il y a 7 milliards d'argent de surplus. Le
premier budget qu'ils ont déposé, il y avait un surplus de 4 milliards...
4 millions, il était à équilibre, 4 millions. Ils ont dépensé 7 milliards.
Alors, la CAQ... Après ça, ça n'a été que des déficits. La CAQ a été incapable
de gérer. Ce sera le legs de François Legault, François Legault qui s'était
présenté comme un comptable rigoureux. Malheureusement, il nous en a conté une
bonne.
Journaliste : En fait, c'est
un peu ça, votre point, c'est : Il est trop tard.
M. Tanguay : Bien, c'est
fini, la CAQ. Il est trop tard, là. Que ce soit Mme Fréchette, M. Drainville ou
je ne sais pas qui, là, ça ne changera rien, là, c'est un échec sur toute la
ligne. Puis on en a sur preuves, là, posez-nous toutes les questions dans tous
les dossiers.
Je vais vous donner un autre exemple. Ce
matin, là, les familles qui attendent une place en service de garde, ça a coûté
13 millions, le registre. Je comprends qu'il y a 250 000 inscriptions,
mais 13 millions de dollars... Puis la ministre de la Famille, elle
dit : Ah! tout va bien, tout va bien, tout va bien. Heille! ça prenait
deux à trois jours avant d'avoir une place pour les gestionnaires de CPE, là ça
leur prend un mois et demi. Dans... Ce petit exemple là, là, démontre
l'incapacité d'un gouvernement qui est en fin de régime, qui est déjà, là, dans
le cadre de porte. Ils s'en vont, c'est parti, c'est fini, la CAQ. Alors, ça va
être entre le PQ, les turbulences, ou le Parti libéral, la rigueur avec coeur
et donner les services.
Journaliste : Merci.
Journaliste
:
Concernant le projet de constitution, avez-vous l'impression que Simon
Jolin-Barrette remet Christine Fréchette à sa place?
M. Tanguay : Je pense que
c'est pas mal ça. Il a parlé qu'il était souverain...
Une voix : ...
M. Tanguay
: Il est
souverain? Je pensais qu'il était contre ça, lui, le souverain... mais sauf
quand c'est lui. Alors, Simon Jolin-Barrette, il n'aime pas ça, les souverains,
de par ce monde. Mais lui, quand c'est lui, il est souverain.
Alors, on va les laisser se chicaner entre
eux autres. Je ne sais pas comment, peut-être son éventuelle future première
ministre va prendre ça. Je ne sais pas si à un moment donné, elle va
dire : Bien, la souveraine, c'est moi. Ça se veut un travail d'écoute et
d'équipe. Même entre eux autres, ils ne sont pas capables de s'écouter. Et je
tiens à souligner le travail remarquable que fait André Morin dans ce
dossier-là. On l'a dénoncé. N'allez pas jouer dans le droit des femmes à
l'avortement. N'allez pas jouer là-dedans, n'allez pas le mettre à risque.
Reculez. Puis on lui demande de reculer.
Alors, ils ne sont même pas capables de
s'écouter entre eux autres. Imaginez.
Journaliste : S'ils ne
reculent pas, est-ce que, vous, l'opposition officielle, vous comptez faire du
temps pour que ce projet de loi là ne soit pas adopté d'ici la fin de la
législature?
M. Tanguay : Je n'en suis pas
dans les stratégies parlementaires. Puis nous, tout ce qu'on fait, c'est...
présentement, c'est d'écouter, faire notre job, d'écouter lors des auditions.
On va déposer, le cas échéant, s'il est appelé, le projet de loi, on va déposer
des amendements puis on va faire le débat. Le but, ce n'est pas de faire du
temps pour faire du temps, là, puis de bloquer. Le but, c'est de faire notre
job, puis de démontrer par A plus B qu'il met à risque. Il met à risque. Tout
le monde est venu lui dire. Alors, il faut qu'il écoute.
Journaliste : Vous essayez de
vous présenter comme l'alternative pour le prochain gouvernement, mais est-ce
qu'au cours des prochains mois, vous risquez d'être rattrapés par vos propres
fantômes? Rapport Fournier, Enquête criminelle de l'UPAC, qu'est-ce qu'on fait
avec Marwah Rizqy... Est-ce que ça, ça risque d'occuper le... l'agenda, en ce
qui vous concerne?
M. Tanguay : Moi, je pense
qu'on est capables de passer notre message. Je pense que vous avez vu notre
message passer pas mal bien, mardi, mercredi, puis ce matin, à date, ça va
bien, là.
Alors mon point, c'est qu'on est
parfaitement conscients de ces enjeux-là. On va les prendre un à un, puis on se
doit, là, au-delà de nous autres, là, de nos défis internes, là, on se doit de
donner aux Québécoises et Québécois la seule alternative crédible au plan de
séparation de Paul St-Pierre Plamondon qui ne veut pas gouverner, qui veut se
séparer. Alors, on se doit ça, on doit ça pour notre démocratie aux Québécoises
et Québécois, puis, à terme, avec un nouveau leader, un nouveau leader qui est
en chemin, un nouveau leadership, on va représenter cette alternative-là.
Journaliste : Bonjour,
Valérie Gaudreau, Le Soleil.
On évoquait la constitution qui est un
des... à la reprise des travaux. Si vous aviez à identifier, là, dans toutes
ces vraies affaires-là, un cap, là, que vous allez maintenir pendant la session
des audiences ou un projet de loi qui vous tient particulièrement à cœur, là,
qu'il faudrait régler avant de partir en campagne électorale.
M. Tanguay : Bien, on a bien
hâte de voir le dernier budget de la CAQ. Notre question, c'est jusqu'à quel
point sera-t-il calamiteux? Alors, l'économie, c'est important. On a référé à
la surenchère identitaire péquiste, caquiste, blanc bonnet, bonnet blanc en
immigration... risque de nous coûter 6 300 travailleuses,
travailleurs en santé.
Je venais vous parler de l'économie. Ce
matin, Alstom, 175 travailleuses et travailleurs, entre autres à La
Pocatière, au Québec, à Saint-Bruno-de-Montarville, sont à risque de devoir
quitter dans 12, 18 mois. Et Alstom, encore une fois, comme pour nos
services publics, met, lève le drapeau rouge. Alors nous, ce sera économie,
économie, économie, pour qu'on puisse avoir un budget équilibré puis donner les
services. Tout part de là. Et Mme Fréchette, malheureusement, comme François
Legault, s'est disqualifié en matière économique, s'est disqualifié en matière
économique. Et j'en veux pour preuve le fait que même Jean-François Roberge se
sent à l'aise avec Mme Fréchette. Oubliez ça, la clause de droits acquis, ça
n'arrivera pas puis on va perdre des travailleurs essentiels.
Journaliste : Aussi, le
caucus, c'est l'occasion pour les troupes de se partir sur la ligne de départ.
À l'heure actuelle, sur la députation libérale, combien reviennent? Avez-vous
fait le compte à jour?
M. Tanguay : Ah! écoutez,
j'ai... à date, j'ai confiance que...
Une voix : ...
M. Tanguay
: Oh! non,
non. Mais je n'ai pas eu vent que personne n'avait l'intention de ne pas se
représenter, honnêtement là. Mais je ne vais pas préjuger, mais, à date, je
pense qu'on est à 100 %.
Journaliste : Merci.
Des voix : ...
M. Tanguay : On est entre
nous. Bien oui, bien oui, on est en entre nous.
Des voix : ...
M. Tanguay
: Ça ne sort
pas d'ici.
Une voix : ...
M. Tanguay
: Oui, c'est
ça.
Journaliste : Bonjour à tous.
Vous avez cité Philippe Couillard et les
surplus budgétaires, la rigueur. Est-ce que vous demandez à votre prochain
chef, qui va vraisemblablement être Charles Milliard, de s'inspirer de Philippe
Couillard en matière de gestion des finances publiques?
M. Tanguay : Ce que l'on voit
étrangement revenir, c'est un peu le scénario... Une campagne électorale est
toujours distincte, on ne peut pas faire du copier-coller à 100 %, mais on
peut, des fois, dresser certaines analogies. Ce qu'on voit poindre à l'horizon,
c'est un peu le type de campagne qu'on avait eu en 2014. Rappelez vous, un
gouvernement qui avait été en perte totale de contrôle des finances publiques.
Pauline Marois qui, après seulement 18 mois... M. Marceau, ministre des
Finances à l'époque, contrairement à M. Girard, avait eu l'honnêteté, la
lucidité et la transparence de dire : On s'est beaucoup trompé. Alors,
perte de contrôle des finances publiques, 2014-2026, services qui ne sont pas
adéquats, même chose, et l'importance de reprendre le contrôle, d'avoir de la
rigueur et d'améliorer les services. C'était quoi, le slogan? Ensemble, on va
s'occuper des vraies affaires. Bien, les vraies affaires, ça va être au Parti
libéral du Québec, puis on va... on va aller de l'avant. Puis maintenant, avec
le leadership renouvelé qui est en marche, nous avons tous confiance que ce
sera sur ces bases-là qu'en équipe, sous son leadership, le prochain chef,
bien, on va aller en ce sens là.
Journaliste : Vous avez dit
que la CAQ a gouverné comme des péquistes. Les deux candidats...
M. Tanguay
: Puis je ne
mets pas de T à la fin, hein, péquisse.
Journaliste
: ...oui,
avec beaucoup de S, oui.
M. Tanguay
: Non, mais
c'est important.
Journaliste : Vous avez...
bien, évidemment, les deux aspirants candidats sont deux anciens péquistes,
également. Est-ce que vous craignez que dans le cas d'un troisième référendum,
la CAQ se joigne au PQ dans l'autobus du Oui?
M. Tanguay : Il faudrait leur
demander. Il faudrait leur demander. D'abord... ils ne sont pas capables de
dire qu'ils voteraient Non au prochain référendum, parce qu'ils voteraient Oui,
au prochain référendum. Alors, il faudrait... Je pense qu'ils doivent, ils
doivent... nous autres, là, on va voter Non, puis on est le seul parti sur
l'échiquier politique au Québec qui peut clairement dire : Nous sommes
fédéralistes, parce que l'on veut assumer, au sein de la Fédération canadienne,
le nationalisme québécois qui va dans l'épanouissement. Alors, écoutez, ce sera
blanc bonnet, bonnet blanc. Encore une fois, ce sont M. Legault, Mme Fréchette,
M. Drainville, sont des souverainistes, ont été péquistes, sont des
souverainistes, voteraient Oui à un référendum, et c'est cette même
approche-là. Tout ce que veut Paul St-Pierre Plamondon, c'est bâtir sur les
huit ans de François Legault. Il va faire une surenchère identitaire, va
clairement dire que l'anglais, c'est une menace, c'est une menace, l'anglais.
L'immigration est une menace également. Il va bâtir là-dessus pour le pousser un
peu plus loin. La CAQ et le Parti québécois, la seule chose qui les
différencie, c'est une date pour le référendum.
Journaliste : Sur le projet
de loi n° 2. Bon, on a vu que le gouvernement a laissé tomber les cibles
de performance pour les médecins omnipraticiens, il semble y avoir beaucoup de
flou, beaucoup de choses à négocier encore. On parlait de prise en charge de
500 000, mais finalement, c'est des inscriptions de 500 000.
Qu'est-ce que vous allez demander, par rapport à la loi 2, au gouvernement,
dans les prochaines semaines?
M. Tanguay : Quel gâchis!
Quel gâchis! Rappelez-vous François Legault, Eye of the Tiger, Sylvester
Stallone, Legault, qui était là : Puis moi, je vais en découdre avec les
médecins! Bien, Sylvester Stallone, il s'est... il s'est fait un knock out lui-même,
François Legault, puis celui qui a lancé la serviette, Mickey, là, ça a été
Christian Dubé. Alors... Mais quel gâchis! Quel gâchis! Il y a une date butoir,
le 28 février prochain. On va questionner, dès la semaine prochaine, au
retour, qu'ils s'attendent à avoir des questions en santé, là. Qu'arrive-t-il?
Ce n'est pas réglé avec les spécialistes, comme vous le dites. On leur
demandait de livrer le service sans les outiller, puis on n'a pas respecté la
voix de la science, le rapport du 31 mars dernier. Alors, on va... on va
demander au gouvernement, pour les quelques semaines, mois, qui leur restent,
là, qu'est ce qu'ils ont l'intention de faire. Mais nous, il va falloir
qu'on... comme prochain gouvernement libéral, il va falloir faire... remettre
ça sur les rails. Ça a complètement déraillé.
Journaliste : Justement,
qu'est ce que vous feriez en tant que gouvernement libéral? Qu'est-ce que vous
changeriez à cette entente?
M. Tanguay : Première des
choses, là, on s'assurerait que tout le monde ait lu le rapport du 31 mars
dernier, 2025, qui parlait de coconstruction. Qui parlait, au bas de la page 47,
qui disait : Oui, il faut revoir la rémunération des médecins. Tout le
monde est d'accord. Il faut revoir la rémunération des médecins, mais sur la
base d'une interdisciplinarité accrue, d'une co-construction. Qu'est-ce qui
marche? Qu'est-ce qui ne marche pas? Les outiller. Et ça, ça ne peut pas se
faire en criant ciseau, comme il l'a fait de façon brouillonne avec le projet
de loi 2. Puis, je termine là-dessus. On l'a questionné matin, midi, soir,
à la dernière session parlementaire, puis il disait : Moi, je ne reculerai
pas, je ne reculerai pas. Il a reculé, il nous a fait perdre des mois précieux.
Puis, il y a des médecins, des hommes et des femmes, qui ont déjà quitté, puis
qui ne reviendront pas. Une question qui se pose : Quel est l'état des
lieux? Combien de médecins ont quitté, puis qui ne reviendront pas, depuis cet
automne dernier? Puis quel est son plan d'urgence pour qu'on puisse donner les
services?
Journaliste : Est ce que vous
seriez prêt à avoir un bras de fer avec les fédérations de médecins advenant
que vous... vous seriez au gouvernement? Dans le sens, faire un peu ce que
François Legault semble ne pas avoir terminé?
M. Tanguay : Bien, François
Legault, c'est ce qu'il voulait. François Legault voulait partir en guerre avec
les médecins. Et ceux qui en ont payé le prix, c'est les patients, les
Québécoises et Québécois. Alors, encore une fois, les experts en matière de
santé le disent, ça prend de la coconstruction. Vous ne pouvez pas imposer une
réforme, pas juste les médecins, les infirmières, les infirmières praticiennes,
les travailleurs sociaux, tous ceux qui gravitent dans le réseau, pour dire
comment on peut offrir les services de façon plus efficiente.
Journaliste : Bonjour à tous.
Actuellement, ici, à l'Assemblée nationale, numéro un, numéro deux, vous êtes
en restructuration. Vous êtes en restructuration. On ne peut pas contester
qu'actuellement vous êtes le capitaine en second. Quelle est la garantie que
tout ce que vous nous avez dit au cours des prochains jours, lorsque le
prochain chef va arriver, le cap va être le même?
M. Tanguay : Écoutez, on a un
ADN commun au Parti libéral du Québec. Il est clair qu'un nouveau leader arrive
avec des idées, sinon, s'il disait : Bien, moi, je veux juste le poste
puis je n'ai pas d'idées nouvelles... C'est important, c'est sain, et c'est ce
que nous souhaitions, et c'est ce dont nous avons besoin comme formation
politique, là. On est parfaitement conscients de ça. Alors, moi, je salue un
leadership renouvelé. Et, en ce sens-là, c'est normal qu'il arrive avec de
nouvelles idées. Mais l'ADN du Parti libéral du Québec, là, l'économie,
finances publiques, services, ne change pas. Et ça, ce sera le même bon Parti
libéral du Québec.
Journaliste : Étiez-vous en accord
avec la sortie qu'a fait le candidat Milliard contre le discours de Mark
Carney?
M. Tanguay : Oui. Puis
j'ai...
Journaliste : Et quel a...
quelle a été la signification pour vous de cette sortie-là?
M. Tanguay : La sortie du...
de M. Milliard?
Journaliste : Sur le discours
des plaines d'Abraham, là.
M. Tanguay : Sur le discours.
Bien, je pense que c'est important pour nous de faire les bonnes analyses, des
bons... des bonnes distinctions. Le discours de Mark Carney, et moi-même, je
l'ai dit, je l'ai affirmé, était maladroit, était maladroit.
Maintenant, une fois qu'on a dit ça, puis
qu'on l'a reconnu, bien, force est de constater que Paul St-Pierre Plamondon,
lui, a pris ça pour faire tout son discours dans... en substance, de dimanche
passé, en nous parlant de Gandhi, du colonialisme, puis de Bonhomme Carnaval,
puis en référant avec des citations à l'esclavagiste, puis à des peuples
dominés. Alors, si c'est ça, Paul St-Pierre Plamondon, on va lui donner la
réplique. Mais, nous, on va toujours revenir aux vraies affaires :
l'économie, finances publiques puis les services.
Journaliste : Une petite
question juste pour M. Ciccone, là, qui...
M. Tanguay : Envoie, Enrico.
Journaliste : ...qui va vous
faire sourire, là.
M. Tanguay : Bien, il a tout
le temps le sourire, de toute manière. Il est comme Bonhomme.
Journaliste : Oui. Bon. Vous
avez joué dans la Ligue nationale. Ce soir, dans un match régulier, l'Avalanche
du Colorado va porter le chandail des Nordiques, une opération marketing.
Comment vous trouvez ça? Est-ce que vous trouvez que c'est un peu audacieux
pour les vrais partisans des Nordiques qui sont encore frustrés?
M. Ciccone :Contrairement à votre... ce que vous pensez, M. Laforest,
parce que je connais votre position là-dessus, vous êtes une personne qui a eu
énormément de peine quand les Nordiques ont quitté. Moi aussi d'ailleurs. Moi,
je... j'ai toujours été un gars très, très traditionnel. Moi, les Nordiques, je
les ai, même si c'étaient mes adversaires... je les ai toujours dans le cœur.
Moi, de voir une équipe qui revient, puis qui revient ramener l'histoire d'une
équipe passée, une équipe qui a été aimée par les gens de Québec, au lieu de
voir ça comme une claque au visage, moi, je le vois comme un... comme un
hommage, un hommage à une très, très, très grande équipe, qui nous a bien
représentés ici, au Québec. Puis, moi, je vais vous dire la même chose, je l'ai
vu, les Stars de Dallas... Vous savez que j'ai été repêché par les North Stars,
là, pour les plus vieux, là, qui connaissent cette équipe-là. Moi, quand je
vois... quand j'ai vu une fois, pendant un match, les Stars de Dallas porter le
chandail des North Satrs, ça m'a fait chaud au cœur. Ça m'a fait chaud au cœur
parce que...
Journaliste : ...les ramener
à Québec, les Nordiques?
M. Ciccone :Ah! entièrement! Entièrement. Je suis entièrement d'accord
avec vous, M. Laforest, on les ramène à Québec!
M. Tanguay : Les vraies
affaires! On est en plein sur la ligne, Enrico, lâche pas!
Journaliste : Bien,
justement, dans le même ordre, je ne sais pas si vous avez vu...
M. Tanguay : Ah oui? Tu veux
continuer?
Journaliste : Non, mais je
vais vous poser la question parce qu'il y a un émir du Qatar qui veut investir
à Washington dans les Capitals de Washington, dans la Ligue nationale. Est-ce
que vous seriez d'accord à ce que des intérêts étrangers qui viennent soit
d'Arabie saoudite ou du Qatar, etc., investissent dans le retour d'une équipe
ici?
Des voix : ...
Journaliste : Bien, ça peut
être, oui, M. Ciccone, mais...
M. Ciccone :Mais, encore une fois, ça dépend. On peut le voir le verre
à moitié vide ou à moitié plein, là. Tu sais, moi, je vais vous donner un
exemple, ce que j'ai vu. J'étais justement au Maroc avec mon collègue il y a
quelques semaines, Monsef, puis...
Journaliste : ...
M. Ciccone :Pardon?
Journaliste : Ça se place
bien.
M. Ciccone :Oui, oui, oui. Non, parce que vous allez où j'en viens.
C'est parce qu'ils ont inauguré cette semaine un aréna à Rabat. OK. Puis là
moi, je vois le hockey comme étant un sport qui... qui devient de plus en plus
international. Quand on commence à aller chercher des pays où il y a du désert,
là, puis qu'on commence à faire des arénas, puis qu'on commence à développer
notre sport national... Puis, tu sais, j'ai vu qu'on se l'est fait un petit peu
arracher par les États-Unis, là, avec leur... au niveau du développement, mais
ça, c'est une autre histoire. Moi, de voir des étrangers venir ici s'intéresser
au hockey, tant mieux.
Cependant, je pense qu'il faut protéger
notre sport aussi, là, je veux dire. Puis, encore une fois, là, quand il y a
des étrangers qui viennent acheter une équipe ici, au Canada, puis on l'a vu
avec M. Gillett, à l'époque, là, c'est parce qu'il y en a qui ont dormi au gaz,
des Québécois, parce qu'il y en a qui auraient pu l'acheter, le Canadien de
Montréal, parce que c'était une maudite bonne affaire, avec l'aide de la Caisse
de dépôt. Ça fait qu'il y en a qui ont dormi au gaz dans ce temps-là. Ça fait
que ça prouve que les investisseurs locaux aux États-Unis ou même ici, au
Québec et au Canada... tu sais, faites attention aussi, là, il faut toujours
rester vigilant.
Journaliste : Bien, c'est
parce que... Mais ça soulève la question des droits humains, là, si, par
exemple, on arrive dans des...
M. Ciccone :
Ah! OK. Sur ça...
Journaliste
: ...dans
des pays où il y a des investisseurs...
M. Ciccone :
Oui, je comprends.
Journaliste
:
Évidemment, ce n'est pas les mêmes droits que chez nous, ce n'est pas les mêmes
privilèges, notamment pour les femmes...
M. Ciccone :Ah! oui, bien, il faut toujours... Ah! effectivement, il
faut toujours être vigilant, il faut toujours rester conscient de ça, ça,
c'est... c'est clair et certain. Mais, en même temps, ça revient toujours
aussi... c'est une industrie privée, hein, le propriétaire lui-même doit se
conscientiser puis décider aussi. Il a le droit de décider à qui il veut
vendre. Merci.
Journaliste
: Ma
question, c'est... c'est un peu en lien avec celle d'Alain, précédemment, pas
celle du hockey, l'autre avant.
M. Tanguay
: Oui, oui.
Journaliste
: Est-ce
que vous avez consulté les deux candidats? Parce que les... à la CAQ, eux
autres, ils ont... en prenant les décisions dans la planification de la
prochaine session, bien, ils avaient, à l'intérieur de la salle, les deux
candidats, là, Bernard Drainville et Mme Fréchette, donc ils pouvaient
intervenir à savoir si, par exemple, certaines orientations que pourrait
prendre le parti faisaient leur affaire ou non. Est-ce que vous avez fait la
même chose? Avez-vous consulté les deux candidats, M. Milliard et M. Roy, à
savoir si les orientations que vous allez donner à la prochaine session
correspondent à leurs attentes?
M. Tanguay : Trois choses.
D'abord, ce qu'on va faire durant la prochaine session ne va pas surprendre
personne, là, vous allez nous entendre... attendez-nous sur le terrain de
l'économie, finances publiques et donner les services aux Québécois, de un.
De deux, on a des personnes qui sont
candidats qui ne sont pas membres du caucus, donc, de facto, ils ne sont pas
autour de la table. Mais, ceci dit, je veux dire, on est en lien constant, on
est tous d'abord et avant tout des militants libéraux.
Je vous donne l'exemple. J'ai croisé les
deux personnes auxquelles vous faites référence, M. Milliard, M. Roy, mardi
soir au 5 à 7, là, puis on a eu des bonnes conversations, puis on se parle.
C'est le même ADN libéral, alors on ne va pas s'autosurprendre sur le...
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Il était
là au 5 à 7, alors... Puis on se parle entre libéraux, puis tout ça. Puis
surprenez-vous pas, l'ADN demeure le même bon ADN, là, puis ce qu'on va mettre
de l'avant.
Maintenant, au niveau de la plateforme
électorale, des propositions, ça, ça se fera avec notre prochain chef. On ne va
pas dévoiler, dans les prochaines semaines, la plateforme électorale. Ça va
être de la construction avec le prochain chef.
Journaliste : Je comprends,
vous avez... vous avez comparé tout à l'heure la... ce qui s'en vient avec
2014, hein?
M. Tanguay : Oui.
Journaliste : Si jamais le
Parti libéral prend le pouvoir, il va se ramasser un peu dans la même
situation, c'est-à-dire avec un déficit important.
M. Tanguay
:
Épouvantable.
Journaliste
: À cette
époque, vous avez été étiquetés comme un parti qui avait fait régner
l'austérité au Québec. Justement, vous plaidez encore pour des finances
publiques saines, et tout ça. Donc, comment faire cette fois-ci pour ne pas vous
faire étiqueter de parti de l'austérité si jamais vous prenez le pouvoir?
M. Tanguay : Alors, encore
une fois, puis vous avez vu que j'ai mentionné un peu plus tôt, il y a quelques
minutes, rigueur avec coeur, s'assurer que l'on reprenne contrôle des finances
publiques, mais s'assurer, parallèlement à ça, que les Québécoises et Québécois
non seulement en aient pour leur argent, mais n'aient pas de diminution de
services, aient plutôt une stabilisation et une augmentation des services.
Une fois que j'ai dit ça, une fois que
j'ai dit ça, et on se l'est dit, là, je ne vais pas vous révéler un secret de
caucus, il va falloir que tous les partis, nous les premiers, on dise la vérité
aux gens, là, quel est l'état des lieux, là. La... Ce que François Legault va
nous laisser, auquel auront participé Mme Fréchette et M. Drainville, c'est une
maison en désordre. La maison est en désordre. Ils ne sont même pas capables de
faire face aux obligations quotidiennes, courantes et essentielles de l'État de
donner les services. Les plafonds nous tombent sur la tête dans plusieurs
hôpitaux. Ils n'ont pas d'argent. Encore une fois, premier rendez-vous,
prochain budget, le 500 millions pour HMR, est-ce qu'il va être au
rendez-vous? J'en doute, parce qu'ils ne l'ont pas, l'argent.
Alors, tout ça pour vous dire que, oui, ce
sera une rigueur avec coeur pour pouvoir donner les services et... parce que ce
qu'on a eu, là, sous les gouvernements libéraux, là, la cote de crédit a
changé, dans l'histoire moderne, cinq fois, elle s'est améliorée cinq fois.
Sous la CAQ, ça a été la décote de François Legault. Et le parallèle que je
fais, rappelez-vous en décembre 2013, sous Mme Marois, Fitch avait mis le
Québec sous surveillance, on s'en allait vers la décote. Ils avaient parti en
élection, déposent un budget, pas de cahier de crédits, ils ne voulaient pas
qu'on le sache. Alors, il y a beaucoup de similitudes.
Et c'est pour ça que... puis je termine là
dessus, qu'avec une honnêteté intellectuelle minimale, on est capable... Force
est de constater que François Legault, il a géré comme un péquiste et que Paul
St-Pierre Plamondon propose de rajouter un quatre ans aux huit ans de François
Legault. Sauf que là, lui, c'est gouverner pour séparer. Ce n'est pas gouverner
pour donner les services.
Journaliste : Je voudrais
vous entendre un petit peu. Est-ce que vous êtes au courant? Est-ce que vous
pouvez nous informer s'il y a un des membres du caucus qui a été rencontré par
l'UPAC concernant l'enquête qui a cours actuellement, et est ce que vous nous
tiendrez informés si c'est le cas dans les prochaines semaines?
M. Tanguay : Chacun peut se
gouverner comme il l'entend. Moi, je l'ai déjà dit hier, moi, je n'ai pas été
convoqué, je n'ai pas de rendez-vous, je n'ai pas rencontré l'UPAC. Le jour où
ce sera le cas, je vous en informerai.
Journaliste : ...derrière
vous, est-ce que vous êtes au courant si...
M. Tanguay : Maintenant,
deuxième partie de la réponse. Maintenant, moi, je ne vais pas commencer à
brosser un tableau... qui a été rencontré? Il y a des rencontres qui se font
présentement. L'UPAC l'avait affirmé il y a plusieurs semaines, il y a une
enquête en cours, des gens sont rencontrés. Nous, on n'est pas là pour faire
l'enquête de l'enquête : Ah, OK, c'est qui le prochain ou la prochaine qui
va être rencontré? C'est quoi les questions? Il faut laisser le processus
suivre son cours, processus qui risque d'être long, hein, on connaît les délais
de telles... de telles enquêtes, mais moi, je ne vais pas rendre public ce qui
doit être... on doit respecter leur indépendance. Mais moi, je vous le dirai
quand je le serai.
Journaliste : OK, mais
vous... donc, vous ne dites pas, aujourd'hui : Il y en a qui ont été
rencontrés ou pas. On ne le saura pas.
M. Tanguay : Je n'irai pas
là, moi. Moi, je n'irai pas là. Tout un chacun est libre de se gouverner, s'ils
veulent vous en faire part... Moi, c'est ce que je ferai. Mais on ne fera pas
une enquête de l'enquête, là, honnêtement. Puis je sais que ça pourrait être
intéressant, mais l'objectif, c'est de voir le résultat de l'enquête. C'est de
voir le résultat de l'enquête. Puis, pendant ce temps là, bien, on va parler
des vraies affaires.
Journaliste : ...juste, vous
avez parlé des garderies, donc du portail, en fait, actuellement. Je ne sais pas
si on pourrait juste clarifier ça. Il y a des bogues, les places restent
libres, les directeurs et directrices de garderie disent que c'est... que ça ne
marche pas, finalement, le portail. Vous, vous... Quel est votre commentaire
là-dessus?
M. Tanguay : Ils voulaient...
ils sont arrivés, la CAQ, ils ont dit : Tassez-vous du chemin. Nous
autres, on sait gérer. Place 0-5, c'est une coopérative qui n'est pas liée à
l'État, c'est tout croche, c'est une feuille Excel. On connaît ça. Il y a eu
trois reports de la date de livraison. Il y a eu un rapport de la VG qui
disait : Heille, là, votre système pour remplacer Place 0-5, là, quand
est-ce qu'il va arriver? Puis il y a plusieurs déficiences dans... l'intervalle
auquel que... vous n'avez pas répondu. Ça, là, je vous rapporte à 2018, c'était
le constat de la CAQ : On va régler ça, nous autres. Là, on est à la fin
de leur mandat de huit ans. Finalement, ils l'ont fait, le système
informatique, et c'est pas mal tout croche. L'algorithme de priorisation de
sélection ne fonctionne pas. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est, entre autres,
un directeur adjoint, ce matin, dans l'article, qui disait : Ça nous
prenait deux ou trois jours avant, là, ça nous prend un mois et demi, puis
c'est tout croche. C'est ça, la CAQ, c'est ça, la CAQ. M. Charest disait :
Si tu n'es pas capable de régler les petites affaires, tu ne régleras pas les
grandes affaires. Ça, ce n'est peut-être pas une affaire de plusieurs milliards
de dollars, mais quand vous n'êtes pas capable de régler ça, puis c'est
correct, ils ne sont pas bons, mais au moins, qu'ils le reconnaissent. Quand je
vois la ministre qui dit : Tout va bien. Voyons donc!
Journaliste :
Bonjour, good morning.
M. Tanguay
: Hi.
Journaliste
:
Mr. Jolin-Barrette told us yesterday that Bill 1, at the end of the
exercise, with the clause by clause examination, opposition parties will be on
his side and... will vote in favor of it and that the Québec Liberal Party
cannot be against the equality between men and women, and the fact that a man,
according to the Constitution, won't be able anymore to ask for, specifically
not to be served by a woman at the SAAQ. So, he's basically throwing you the
ball. Is that true, that you are on his side? It's going to be super easy to adopt
Bill 1?
M. Tanguay
:
So, it's... Simon Jolin-Barrette is such a positive guy, you know, such a
positive approach, cool guy. So, he's saying : At the end of the day,
you'll see that I'm right and you were wrong. You know, asking all the
questions, making all the suggestions, so he must listen. He's not... he's
incapable of even listening to his future boss, Mme Fréchette, saying :
I'm the one... sovereign in my... on this case. So... he welcomes everyone who
agrees with him without asking any questions, that's the problem with Simon
Jolin-Barrette, and that's, on a larger picture, the problem of that bad
government, not listening. They're not even capable of listening to each other.
So, at the end of the day, we'll do our job, André Morin is doing a terrific
job on this... on this important issue, and we will propose amendments, we'll
work, but... it's not true that we will accept anything just because it's from
Mr. Simon Jolin-Barrette, come on. And with respect to
the fundamental rights and freedoms, it was in place even before the election
of Simon Jolin-Barrette. Sorry
to mention. We put it in place with Robert Bourassa, for instance. So we'll...
we're here to work and to defend every one, every Quebeckers fundamental
rights.
Journaliste :
And just the clarification. Yesterday, Ruba Ghazal, Québec solidaire legislative
leader, asked for a meeting with Bernard Drainville and Christine Fréchette,
since Christine Fréchette opened the door for changes like... And she wants to
talk about the risk of putting in the bill 1, the abortion rights, women's
abortion rights. What about you? Do you want to have a meeting with Ms.
Fréchette and Mr. Drainville about this?
M. Tanguay :
The meeting already happened with the
consultation. We have so many groups knowing the law, knowing the reality,
telling: It's bad, don't do this. So just... I'm referring Madam Ghazal to what
has been said in the reports table and in the... during the consultation.
Everything has been said. Now it's for the government to listen to it and to
back off with respect to this threat, this threat.
Journaliste :
One question for Mr. Fortin.
M. Tanguay :
Sure.
Journaliste :
There was Bill 106, there was Bill 2,
Bill 16, and now, you'll see a new bill to put together the modifications of
the special law on doctors, according to the agreement with the FMOQ, and maybe
there will be an agreement with the FMS... the federalist... the federation for
specialists. So, what's your work starting from now, since there is so much like...
so many points in this future bill that are still so vague for patients.
M. Fortin :
You just said it. So, there was Bill
102, Bill 2, Bill 15, and the services aren't getting any better. And you want
to know why the services aren't getting any better? It's because they're not
actually listening to the experts. The experts gave them a roadmap. They told
them: This is what you need to do in order to improve the health care system,
to improve frontline access. And they did the exact opposite.
If the government is
serious about... in their final session here, if they're serious about
improving access to health care, they have to rely on the experts, listen to
what they have to say, and make sure that... ensure that doctors can work
together with nurses, with nutritionists, work with social workers. That's true
frontline access. And the only way they can do that is if they have the human
resources to do it.
Right now, there are 6000
health care workers who under... who are under threat of having to leave the
province, having to leave their jobs, having to leave their patients. That
philosophical ideology of the CAQ and the PQ is what's going to hurt the health
care system. Try to recruit a nurse abroad right now by telling her: Hey! Why
don't you come here for two years, and in two years, well, we'll see. Maybe
we'll send you back to your country. Maybe we won't. We don't know. How in the
world are we going to improve the health care system? How are we going to
attract the people that we need in our health care system, if that's the way we
treat them?
Journaliste :
Good morning.
M. Tanguay
: Good morning.
Journaliste :
I'm back from the CAQ.
M. Tanguay :
Ah! Poor you.
Une voix :
...
Journaliste : Trois-Rivières...
Trois-Rivières is a fun town, no
it's...
M. Tanguay :
True.
Journaliste :
Mr.
Tanguay, I know you spoke about this yesterday, but I would like to get you
again at the... Do you think comments like the ones made by Doug Ford yesterday
are helpful to the federalist cause, and your cause... is it... are such
comments helpful to you, or do they just stimulate the PQ?
M. Tanguay :
I think that he has a fundamental right
to express himself. He's a partner within the Federation. We have to consider
him in all the other provinces and territories as partners. I think that he has
absolutely the right to express himself and to say what he said yesterday, and
on... We agree with him. It's going to be a disaster. That being said, and I
think that he's perfectly fine with it and he respects that, it's going to be a
debate that we will conduct here in Québec among Quebeckers.
Journaliste :
So, should they mind... like, people,
like, in the last two weeks, Mr. Carney and Mr. Ford have made comments that
the PQ has pounced on, has grabbed and used. Is that... is that a good thing?
M. Tanguay :
It's important for them to express
themselves. So, you know...
Journaliste :
But shouldn't they be minding their own
business?
M. Tanguay :
It's their own business. They will be
impacted as well as at the first instance to Quebeckers. So they have a fundamental right to express themselves, and
they... it's perfectly fine with us that they are doing it. That being said,
the referendum, if there's any, and I hope that they'll... that's not going to
be the case, of course, but that debate will occur here, in Québec. But they
are partners within this federation and they have a absolutely right to express
themselves.
And again, it goes to
Paul St-Pierre Plamondon, who doesn't want to govern Québec, he wants to
separate Québec from our... from our historical economical allies, which is the
country that we help build in Canada. We, the Québec Liberal Party, are the
only true federalist party willing to make sure that Québec will assume his
leadership within the federation. And that will be our line of attacks with
respect to Paul St-Pierre Plamondon.
Journaliste :
At the CAQ, Mr. Legault was saying that
even though there's a leadership race, the Government is not on pause, not...
is not on hold. And then we had the Finance Minister come out, Mr. Girard, and
was unable to say whether the budget would come out before April 12th or after
April 12th. So there seems to be a... there seems to be some paralysis in...
M. Tanguay :
Absolutely. Absolutely. And you're
right, the Minister of Finance mentioned that he's not going to table his budget
prior to April the 12th, prior to the end of this leadership race. So, of
course, we are... we see the CAQ, the last months of that very bad Government.
Now, Mr. Legault announced that he will not be there after the leader... the
next leader will be elected. It's clear for us that the Government, as bad as
they were, is now on pause. And we will have to wait minimum a month after the
due date for the budget. So, again, it's a pity, but hopefully, 2026, it's
going to be the occasion to have a debate on what we want to do for the future
of Québec, and it's going to be between PLQ and the PQ.
Journaliste :
But do you think the Government has the
legitimacy to proceed with like Bill 1 and Bill 9 on prayers in streets? Do
they... Are... Is it legitimate for them to proceed if they don't have a
leader?
M. Tanguay :
I think that, again, we are strongly
against the way they're doing things and the way that they are setting aside
fundamental rights. We will continue to do our job. That being said, they were
elected. It's... It's the same, «hein»? Fréchette, Drainville, Legault, it's
the same. And, even for us, it's the same... Plamondon to this... Fréchette,
Drainville, Legault, Plamondon : more
of same. That being said, they have been elected. And we are preparing for our
new leader, and we will have tangible proposal to put forward.
Le
Modérateur : Merci beaucoup, tout le monde.
M. Tanguay : Merci beaucoup!
Bonne session!
(Fin à 8 h 44)