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Point de presse de M. Marc Tanguay, chef de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le jeudi 29 janvier 2026, 8 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quatre minutes)

M. Tanguay : Bonjour, collègues. Bonjour, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup, collègues. Alors, ce matin, vous avez devant vous une équipe libérale, le Parti libéral du Québec, l'opposition officielle, une équipe de députés aguerris, une équipe de députés qui ont parlé toute la journée, mardi, mercredi, et encore une fois ce matin, des vraies affaires qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.

Face à nous, nous avons la CAQ en fin de régime et c'est un constat de tous. Legault, Fréchette, Drainville, peu importe qui poursuivra ce gouvernement, ils auront géré pendant huit ans comme des péquistes. La CAQ essaye un renouveau de façade. Huit ans d'un gouvernement brouillon, d'improvisation, de promesses rompues et d'échecs. Huit ans qui ont mené au point culminant, à la décote et à la perte de nos services publics. Perte, diminution de l'accès de nos services publics. La CAQ de François Legault, de Fréchette ou de Drainville aura été, finalement, comme le Parti québécois, sauf qu'il n'y avait pas de date, eux autres, de référendum. Ils ont divisé les Québécoises et Québécois, ils ont dilapidé les fonds publics. Et ça, c'était très caractéristique, entre autres, du gouvernement de Pauline Marois. Le gouvernement de Pauline Marois nous avait laissé, le Parti libéral du Québec en 2014, avec un déficit de 5,7 milliards de dollars. Le Parti libéral de Philippe Couillard a instauré de la rigueur et les services étaient mieux donnés en 2014-2018 qu'aujourd'hui avec la CAQ. Nous leur avons laissé, en 2018, l'argent des Québécoises et Québécois, 7 milliards de dollars, et là, c'est des déficits après déficits.

Paul St-Pierre Plamondon, celui qui n'aime pas être contredit, celui qui, évidemment, à toutes les fois qu'il parle, c'est comme parole d'évangile, on ne peut pas le remettre en question. Très soupe au lait, St-Pierre Plamondon. Bien, désolé, à l'aube de cette session parlementaire, l'équipe du Parti libéral du Québec va lui donner la réplique. Et, encore une fois, nous réitérons qu'il doit des excuses aux Québécoises et Québécois. Quand lui vient nous parler de Gandhi, vient nous parler du colonialisme, vient reprocher à Mark Carney d'avoir fait l'accolade à Bonhomme Carnaval. Ça a-tu de l'allure, ça! Voyons donc! Et il s'en offusque. Il a mis son discours central de la fin de son congrès dimanche dernier sous cet angle-là.

Pendant ce temps-là, nous autres, au Parti libéral du Québec, on va parler des vraies affaires, du coût de la vie qui explose, le logement qui est inaccessible, les services publics qui sont sous pression. Face à un mauvais gouvernement, on l'a vu hier, 6 300 travailleuses et travailleurs de la santé risquent de quitter le Québec à cause de la mauvaise approche du PEQ de François... de Jean-François Roberge, qui appuie Mme Fréchette. C'est ça, la CAQ. Bien, PSPP, Paul St-Pierre Plamondon, puis le Parti québécois veulent en rajouter une couche et font une surenchère identitaire.

Alors, nous, on va parler des vraies affaires, on va parler de l'économie, des finances publiques, de santé, de logement, d'éducation, de nos aînés, de nos jeunes. C'est ça, le Parti libéral du Québec, axé sur les vraies affaires. Et nous serons parallèlement ça, car nous sommes les seuls capables de donner la réplique au Parti québécois, qui a une seule obsession : c'est un plan pour la séparation, ce n'est pas un plan pour la santé, bien plus occupé des banques... de la Banque du Québec que des banques alimentaires. Nous sommes, le Parti libéral du Québec, le seul parti qui sera et qui est capable, qui a la capacité de donner la réplique à Paul St-Pierre Plamondon. Et, à terme, le 5 octobre prochain, Québécoises et Québécois auront un choix clair : Est-ce qu'ils veulent un plan séparation, avec une turbulence économique, ou s'ils veulent une équipe de députés, avec un nouveau leadership, aguerris, le Parti libéral du Québec, parti de l'économie, parti des services publics? Ça sera ça, le choix. Puis, dans l'intervalle, la session parlementaire commence mardi prochain. On est fin prêts, avec une équipe de députés du Parti libéral du Québec aguerris. Voilà. Merci.

Des voix : ...

M. Tanguay : Merci. Merci.

Le Modérateur : Merci.Merci beaucoup. On va commencer avec la période de questions. Je ne sais pas qui qui veut commencer.

M. Tanguay : Briser la glace.

Le Modérateur : Pas tout le monde en même temps. Micro de droite.

M. Tanguay : Merci. Au revoir!

Journaliste : Bonjour. Vous parlez de la... Vous avez évoqué le déficit. Bon, on est dans les consultations prébudgétaires. Jusqu'où le gouvernement doit-il aller pour réduire le déficit dans le prochain budget? Puis est-ce que vous êtes d'accord avec la proposition qui a été... qui avait été faite par le ministre Charette de réduire de 15 % le coût des projets dans le PQI?

M. Tanguay : Écoutez, d'abord, le PQI, c'est à peu près n'importe quoi sous la CAQ. Le PQI est sous-estimé, puis on me corrigera si j'ai tort, de 75 milliards de dollars. Je vous donne l'exemple, qui a été frappant, de mars de l'an passé, justement à la veille du budget, où Dubé, M. Dubé avait dit : Bien, HMR, c'était une annonce précipitée. C'est parce qu'il ne l'avait pas, l'argent. Finalement, tollé, on a vu ce qui s'est passé à HMR. Ils ont... Ils ont été chercher à gauche et à droite suffisamment d'argent pour faire le stationnement. Mais là on attend. Justement, dans le PQI, là, il n'y a rien de prévu pour la prochaine phase. C'est près de 500 millions de dollars qu'on a besoin, dans le PQI, qu'ils déboursent, l'année 2026, pour la phase suivante à HMR. Donc, le PQI, sous la CAQ, ça aura été un stationnement. Ce que le Québec a besoin, c'est de rigueur avec cœur. Le Québec a besoin d'un gouvernement, et ce sera l'offre du Parti libéral du Québec, qui va bien gérer les finances publiques, maximiser le retour sur investissement, faire de belles... de bonnes priorités puis donner les services.

Journaliste : ...dans le fond, vous ne demandez pas à la CAQ de faire un effort supplémentaire pour réduire le déficit parce que, vous dites, c'est les libéraux qui vont le faire une fois élus? Je veux dire...

M. Tanguay : La CAQ, là, première des choses qu'ils devraient faire, là, c'est de savoir compter, donc d'avoir un PQI qui tient la route, et aussi d'arrêter de gaspiller. La CAQ a gaspillé. Quand vous regardez, là... Je vais vous donner ce seul exemple là, ils arrivent au pouvoir, il y a 7 milliards d'argent de surplus. Le premier budget qu'ils ont déposé, il y avait un surplus de 4 milliards... 4 millions, il était à équilibre, 4 millions. Ils ont dépensé 7 milliards. Alors, la CAQ... Après ça, ça n'a été que des déficits. La CAQ a été incapable de gérer. Ce sera le legs de François Legault, François Legault qui s'était présenté comme un comptable rigoureux. Malheureusement, il nous en a conté une bonne.

Journaliste : En fait, c'est un peu ça, votre point, c'est : Il est trop tard.

M. Tanguay : Bien, c'est fini, la CAQ. Il est trop tard, là. Que ce soit Mme Fréchette, M. Drainville ou je ne sais pas qui, là, ça ne changera rien, là, c'est un échec sur toute la ligne. Puis on en a sur preuves, là, posez-nous toutes les questions dans tous les dossiers.

Je vais vous donner un autre exemple. Ce matin, là, les familles qui attendent une place en service de garde, ça a coûté 13 millions, le registre. Je comprends qu'il y a 250 000 inscriptions, mais 13 millions de dollars... Puis la ministre de la Famille, elle dit : Ah! tout va bien, tout va bien, tout va bien. Heille! ça prenait deux à trois jours avant d'avoir une place pour les gestionnaires de CPE, là ça leur prend un mois et demi. Dans... Ce petit exemple là, là, démontre l'incapacité d'un gouvernement qui est en fin de régime, qui est déjà, là, dans le cadre de porte. Ils s'en vont, c'est parti, c'est fini, la CAQ. Alors, ça va être entre le PQ, les turbulences, ou le Parti libéral, la rigueur avec coeur et donner les services.

Journaliste : Merci.

Journaliste : Concernant le projet de constitution, avez-vous l'impression que Simon Jolin-Barrette remet Christine Fréchette à sa place?

M. Tanguay : Je pense que c'est pas mal ça. Il a parlé qu'il était souverain...

Une voix : ...

M. Tanguay : Il est souverain? Je pensais qu'il était contre ça, lui, le souverain... mais sauf quand c'est lui. Alors, Simon Jolin-Barrette, il n'aime pas ça, les souverains, de par ce monde. Mais lui, quand c'est lui, il est souverain.

Alors, on va les laisser se chicaner entre eux autres. Je ne sais pas comment, peut-être son éventuelle future première ministre va prendre ça. Je ne sais pas si à un moment donné, elle va dire : Bien, la souveraine, c'est moi. Ça se veut un travail d'écoute et d'équipe. Même entre eux autres, ils ne sont pas capables de s'écouter. Et je tiens à souligner le travail remarquable que fait André Morin dans ce dossier-là. On l'a dénoncé. N'allez pas jouer dans le droit des femmes à l'avortement. N'allez pas jouer là-dedans, n'allez pas le mettre à risque. Reculez. Puis on lui demande de reculer.

Alors, ils ne sont même pas capables de s'écouter entre eux autres. Imaginez.

Journaliste : S'ils ne reculent pas, est-ce que, vous, l'opposition officielle, vous comptez faire du temps pour que ce projet de loi là ne soit pas adopté d'ici la fin de la législature?

M. Tanguay : Je n'en suis pas dans les stratégies parlementaires. Puis nous, tout ce qu'on fait, c'est... présentement, c'est d'écouter, faire notre job, d'écouter lors des auditions. On va déposer, le cas échéant, s'il est appelé, le projet de loi, on va déposer des amendements puis on va faire le débat. Le but, ce n'est pas de faire du temps pour faire du temps, là, puis de bloquer. Le but, c'est de faire notre job, puis de démontrer par A plus B qu'il met à risque. Il met à risque. Tout le monde est venu lui dire. Alors, il faut qu'il écoute.

Journaliste : Vous essayez de vous présenter comme l'alternative pour le prochain gouvernement, mais est-ce qu'au cours des prochains mois, vous risquez d'être rattrapés par vos propres fantômes? Rapport Fournier, Enquête criminelle de l'UPAC, qu'est-ce qu'on fait avec Marwah Rizqy... Est-ce que ça, ça risque d'occuper le... l'agenda, en ce qui vous concerne?

M. Tanguay : Moi, je pense qu'on est capables de passer notre message. Je pense que vous avez vu notre message passer pas mal bien, mardi, mercredi, puis ce matin, à date, ça va bien, là.

Alors mon point, c'est qu'on est parfaitement conscients de ces enjeux-là. On va les prendre un à un, puis on se doit, là, au-delà de nous autres, là, de nos défis internes, là, on se doit de donner aux Québécoises et Québécois la seule alternative crédible au plan de séparation de Paul St-Pierre Plamondon qui ne veut pas gouverner, qui veut se séparer. Alors, on se doit ça, on doit ça pour notre démocratie aux Québécoises et Québécois, puis, à terme, avec un nouveau leader, un nouveau leader qui est en chemin, un nouveau leadership, on va représenter cette alternative-là.

Journaliste : Bonjour, Valérie Gaudreau, Le Soleil.

On évoquait la constitution qui est un des... à la reprise des travaux. Si vous aviez à identifier, là, dans toutes ces vraies affaires-là, un cap, là, que vous allez maintenir pendant la session des audiences ou un projet de loi qui vous tient particulièrement à cœur, là, qu'il faudrait régler avant de partir en campagne électorale.

M. Tanguay : Bien, on a bien hâte de voir le dernier budget de la CAQ. Notre question, c'est jusqu'à quel point sera-t-il calamiteux? Alors, l'économie, c'est important. On a référé à la surenchère identitaire péquiste, caquiste, blanc bonnet, bonnet blanc en immigration... risque de nous coûter 6 300 travailleuses, travailleurs en santé.

Je venais vous parler de l'économie. Ce matin, Alstom, 175 travailleuses et travailleurs, entre autres à La Pocatière, au Québec, à Saint-Bruno-de-Montarville, sont à risque de devoir quitter dans 12, 18 mois. Et Alstom, encore une fois, comme pour nos services publics, met, lève le drapeau rouge. Alors nous, ce sera économie, économie, économie, pour qu'on puisse avoir un budget équilibré puis donner les services. Tout part de là. Et Mme Fréchette, malheureusement, comme François Legault, s'est disqualifié en matière économique, s'est disqualifié en matière économique. Et j'en veux pour preuve le fait que même Jean-François Roberge se sent à l'aise avec Mme Fréchette. Oubliez ça, la clause de droits acquis, ça n'arrivera pas puis on va perdre des travailleurs essentiels.

Journaliste : Aussi, le caucus, c'est l'occasion pour les troupes de se partir sur la ligne de départ. À l'heure actuelle, sur la députation libérale, combien reviennent? Avez-vous fait le compte à jour?

M. Tanguay : Ah! écoutez, j'ai... à date, j'ai confiance que...

Une voix : ...

M. Tanguay : Oh! non, non. Mais je n'ai pas eu vent que personne n'avait l'intention de ne pas se représenter, honnêtement là. Mais je ne vais pas préjuger, mais, à date, je pense qu'on est à 100 %.

Journaliste : Merci.

Des voix : ...

M. Tanguay : On est entre nous. Bien oui, bien oui, on est en entre nous.

Des voix : ...

M. Tanguay : Ça ne sort pas d'ici.

Une voix : ...

M. Tanguay : Oui, c'est ça.

Journaliste : Bonjour à tous.

Vous avez cité Philippe Couillard et les surplus budgétaires, la rigueur. Est-ce que vous demandez à votre prochain chef, qui va vraisemblablement être Charles Milliard, de s'inspirer de Philippe Couillard en matière de gestion des finances publiques?

M. Tanguay : Ce que l'on voit étrangement revenir, c'est un peu le scénario... Une campagne électorale est toujours distincte, on ne peut pas faire du copier-coller à 100 %, mais on peut, des fois, dresser certaines analogies. Ce qu'on voit poindre à l'horizon, c'est un peu le type de campagne qu'on avait eu en 2014. Rappelez vous, un gouvernement qui avait été en perte totale de contrôle des finances publiques. Pauline Marois qui, après seulement 18 mois... M. Marceau, ministre des Finances à l'époque, contrairement à M. Girard, avait eu l'honnêteté, la lucidité et la transparence de dire : On s'est beaucoup trompé. Alors, perte de contrôle des finances publiques, 2014-2026, services qui ne sont pas adéquats, même chose, et l'importance de reprendre le contrôle, d'avoir de la rigueur et d'améliorer les services. C'était quoi, le slogan? Ensemble, on va s'occuper des vraies affaires. Bien, les vraies affaires, ça va être au Parti libéral du Québec, puis on va... on va aller de l'avant. Puis maintenant, avec le leadership renouvelé qui est en marche, nous avons tous confiance que ce sera sur ces bases-là qu'en équipe, sous son leadership, le prochain chef, bien, on va aller en ce sens là.

Journaliste : Vous avez dit que la CAQ a gouverné comme des péquistes. Les deux candidats...

M. Tanguay : Puis je ne mets pas de T à la fin, hein, péquisse.

Journaliste : ...oui, avec beaucoup de S, oui.

M. Tanguay : Non, mais c'est important.

Journaliste : Vous avez... bien, évidemment, les deux aspirants candidats sont deux anciens péquistes, également. Est-ce que vous craignez que dans le cas d'un troisième référendum, la CAQ se joigne au PQ dans l'autobus du Oui?

M. Tanguay : Il faudrait leur demander. Il faudrait leur demander. D'abord... ils ne sont pas capables de dire qu'ils voteraient Non au prochain référendum, parce qu'ils voteraient Oui, au prochain référendum. Alors, il faudrait... Je pense qu'ils doivent, ils doivent... nous autres, là, on va voter Non, puis on est le seul parti sur l'échiquier politique au Québec qui peut clairement dire : Nous sommes fédéralistes, parce que l'on veut assumer, au sein de la Fédération canadienne, le nationalisme québécois qui va dans l'épanouissement. Alors, écoutez, ce sera blanc bonnet, bonnet blanc. Encore une fois, ce sont M. Legault, Mme Fréchette, M. Drainville, sont des souverainistes, ont été péquistes, sont des souverainistes, voteraient Oui à un référendum, et c'est cette même approche-là. Tout ce que veut Paul St-Pierre Plamondon, c'est bâtir sur les huit ans de François Legault. Il va faire une surenchère identitaire, va clairement dire que l'anglais, c'est une menace, c'est une menace, l'anglais. L'immigration est une menace également. Il va bâtir là-dessus pour le pousser un peu plus loin. La CAQ et le Parti québécois, la seule chose qui les différencie, c'est une date pour le référendum.

Journaliste : Sur le projet de loi n° 2. Bon, on a vu que le gouvernement a laissé tomber les cibles de performance pour les médecins omnipraticiens, il semble y avoir beaucoup de flou, beaucoup de choses à négocier encore. On parlait de prise en charge de 500 000, mais finalement, c'est des inscriptions de 500 000. Qu'est-ce que vous allez demander, par rapport à la loi 2, au gouvernement, dans les prochaines semaines?

M. Tanguay : Quel gâchis! Quel gâchis! Rappelez-vous François Legault, Eye of the Tiger, Sylvester Stallone, Legault, qui était là : Puis moi, je vais en découdre avec les médecins! Bien, Sylvester Stallone, il s'est... il s'est fait un knock out lui-même, François Legault, puis celui qui a lancé la serviette, Mickey, là, ça a été Christian Dubé. Alors... Mais quel gâchis! Quel gâchis! Il y a une date butoir, le 28 février prochain. On va questionner, dès la semaine prochaine, au retour, qu'ils s'attendent à avoir des questions en santé, là. Qu'arrive-t-il? Ce n'est pas réglé avec les spécialistes, comme vous le dites. On leur demandait de livrer le service sans les outiller, puis on n'a pas respecté la voix de la science, le rapport du 31 mars dernier. Alors, on va... on va demander au gouvernement, pour les quelques semaines, mois, qui leur restent, là, qu'est ce qu'ils ont l'intention de faire. Mais nous, il va falloir qu'on... comme prochain gouvernement libéral, il va falloir faire... remettre ça sur les rails. Ça a complètement déraillé.

Journaliste : Justement, qu'est ce que vous feriez en tant que gouvernement libéral? Qu'est-ce que vous changeriez à cette entente?

M. Tanguay : Première des choses, là, on s'assurerait que tout le monde ait lu le rapport du 31 mars dernier, 2025, qui parlait de coconstruction. Qui parlait, au bas de la page 47, qui disait : Oui, il faut revoir la rémunération des médecins. Tout le monde est d'accord. Il faut revoir la rémunération des médecins, mais sur la base d'une interdisciplinarité accrue, d'une co-construction. Qu'est-ce qui marche? Qu'est-ce qui ne marche pas? Les outiller. Et ça, ça ne peut pas se faire en criant ciseau, comme il l'a fait de façon brouillonne avec le projet de loi 2. Puis, je termine là-dessus. On l'a questionné matin, midi, soir, à la dernière session parlementaire, puis il disait : Moi, je ne reculerai pas, je ne reculerai pas. Il a reculé, il nous a fait perdre des mois précieux. Puis, il y a des médecins, des hommes et des femmes, qui ont déjà quitté, puis qui ne reviendront pas. Une question qui se pose : Quel est l'état des lieux? Combien de médecins ont quitté, puis qui ne reviendront pas, depuis cet automne dernier? Puis quel est son plan d'urgence pour qu'on puisse donner les services?

Journaliste : Est ce que vous seriez prêt à avoir un bras de fer avec les fédérations de médecins advenant que vous... vous seriez au gouvernement? Dans le sens, faire un peu ce que François Legault semble ne pas avoir terminé?

M. Tanguay : Bien, François Legault, c'est ce qu'il voulait. François Legault voulait partir en guerre avec les médecins. Et ceux qui en ont payé le prix, c'est les patients, les Québécoises et Québécois. Alors, encore une fois, les experts en matière de santé le disent, ça prend de la coconstruction. Vous ne pouvez pas imposer une réforme, pas juste les médecins, les infirmières, les infirmières praticiennes, les travailleurs sociaux, tous ceux qui gravitent dans le réseau, pour dire comment on peut offrir les services de façon plus efficiente.

Journaliste : Bonjour à tous. Actuellement, ici, à l'Assemblée nationale, numéro un, numéro deux, vous êtes en restructuration. Vous êtes en restructuration. On ne peut pas contester qu'actuellement vous êtes le capitaine en second. Quelle est la garantie que tout ce que vous nous avez dit au cours des prochains jours, lorsque le prochain chef va arriver, le cap va être le même?

M. Tanguay : Écoutez, on a un ADN commun au Parti libéral du Québec. Il est clair qu'un nouveau leader arrive avec des idées, sinon, s'il disait : Bien, moi, je veux juste le poste puis je n'ai pas d'idées nouvelles... C'est important, c'est sain, et c'est ce que nous souhaitions, et c'est ce dont nous avons besoin comme formation politique, là. On est parfaitement conscients de ça. Alors, moi, je salue un leadership renouvelé. Et, en ce sens-là, c'est normal qu'il arrive avec de nouvelles idées. Mais l'ADN du Parti libéral du Québec, là, l'économie, finances publiques, services, ne change pas. Et ça, ce sera le même bon Parti libéral du Québec.

Journaliste : Étiez-vous en accord avec la sortie qu'a fait le candidat Milliard contre le discours de Mark Carney?

M. Tanguay : Oui. Puis j'ai...

Journaliste : Et quel a... quelle a été la signification pour vous de cette sortie-là?

M. Tanguay : La sortie du... de M. Milliard?

Journaliste : Sur le discours des plaines d'Abraham, là.

M. Tanguay : Sur le discours. Bien, je pense que c'est important pour nous de faire les bonnes analyses, des bons... des bonnes distinctions. Le discours de Mark Carney, et moi-même, je l'ai dit, je l'ai affirmé, était maladroit, était maladroit.

Maintenant, une fois qu'on a dit ça, puis qu'on l'a reconnu, bien, force est de constater que Paul St-Pierre Plamondon, lui, a pris ça pour faire tout son discours dans... en substance, de dimanche passé, en nous parlant de Gandhi, du colonialisme, puis de Bonhomme Carnaval, puis en référant avec des citations à l'esclavagiste, puis à des peuples dominés. Alors, si c'est ça, Paul St-Pierre Plamondon, on va lui donner la réplique. Mais, nous, on va toujours revenir aux vraies affaires : l'économie, finances publiques puis les services.

Journaliste : Une petite question juste pour M. Ciccone, là, qui...

M. Tanguay : Envoie, Enrico.

Journaliste : ...qui va vous faire sourire, là.

M. Tanguay : Bien, il a tout le temps le sourire, de toute manière. Il est comme Bonhomme.

Journaliste : Oui. Bon. Vous avez joué dans la Ligue nationale. Ce soir, dans un match régulier, l'Avalanche du Colorado va porter le chandail des Nordiques, une opération marketing. Comment vous trouvez ça? Est-ce que vous trouvez que c'est un peu audacieux pour les vrais partisans des Nordiques qui sont encore frustrés?

M. Ciccone :Contrairement à votre... ce que vous pensez, M. Laforest, parce que je connais votre position là-dessus, vous êtes une personne qui a eu énormément de peine quand les Nordiques ont quitté. Moi aussi d'ailleurs. Moi, je... j'ai toujours été un gars très, très traditionnel. Moi, les Nordiques, je les ai, même si c'étaient mes adversaires... je les ai toujours dans le cœur. Moi, de voir une équipe qui revient, puis qui revient ramener l'histoire d'une équipe passée, une équipe qui a été aimée par les gens de Québec, au lieu de voir ça comme une claque au visage, moi, je le vois comme un... comme un hommage, un hommage à une très, très, très grande équipe, qui nous a bien représentés ici, au Québec. Puis, moi, je vais vous dire la même chose, je l'ai vu, les Stars de Dallas... Vous savez que j'ai été repêché par les North Stars, là, pour les plus vieux, là, qui connaissent cette équipe-là. Moi, quand je vois... quand j'ai vu une fois, pendant un match, les Stars de Dallas porter le chandail des North Satrs, ça m'a fait chaud au cœur. Ça m'a fait chaud au cœur parce que...

Journaliste : ...les ramener à Québec, les Nordiques?

M. Ciccone :Ah! entièrement! Entièrement. Je suis entièrement d'accord avec vous, M. Laforest, on les ramène à Québec!

M. Tanguay : Les vraies affaires! On est en plein sur la ligne, Enrico, lâche pas!

Journaliste : Bien, justement, dans le même ordre, je ne sais pas si vous avez vu...

M. Tanguay : Ah oui? Tu veux continuer?

Journaliste : Non, mais je vais vous poser la question parce qu'il y a un émir du Qatar qui veut investir à Washington dans les Capitals de Washington, dans la Ligue nationale. Est-ce que vous seriez d'accord à ce que des intérêts étrangers qui viennent soit d'Arabie saoudite ou du Qatar, etc., investissent dans le retour d'une équipe ici?

Des voix : ...

Journaliste : Bien, ça peut être, oui, M. Ciccone, mais...

M. Ciccone :Mais, encore une fois, ça dépend. On peut le voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, là. Tu sais, moi, je vais vous donner un exemple, ce que j'ai vu. J'étais justement au Maroc avec mon collègue il y a quelques semaines, Monsef, puis...

Journaliste : ...

M. Ciccone :Pardon?

Journaliste : Ça se place bien.

M. Ciccone :Oui, oui, oui. Non, parce que vous allez où j'en viens. C'est parce qu'ils ont inauguré cette semaine un aréna à Rabat. OK. Puis là moi, je vois le hockey comme étant un sport qui... qui devient de plus en plus international. Quand on commence à aller chercher des pays où il y a du désert, là, puis qu'on commence à faire des arénas, puis qu'on commence à développer notre sport national... Puis, tu sais, j'ai vu qu'on se l'est fait un petit peu arracher par les États-Unis, là, avec leur... au niveau du développement, mais ça, c'est une autre histoire. Moi, de voir des étrangers venir ici s'intéresser au hockey, tant mieux.

Cependant, je pense qu'il faut protéger notre sport aussi, là, je veux dire. Puis, encore une fois, là, quand il y a des étrangers qui viennent acheter une équipe ici, au Canada, puis on l'a vu avec M. Gillett, à l'époque, là, c'est parce qu'il y en a qui ont dormi au gaz, des Québécois, parce qu'il y en a qui auraient pu l'acheter, le Canadien de Montréal, parce que c'était une maudite bonne affaire, avec l'aide de la Caisse de dépôt. Ça fait qu'il y en a qui ont dormi au gaz dans ce temps-là. Ça fait que ça prouve que les investisseurs locaux aux États-Unis ou même ici, au Québec et au Canada... tu sais, faites attention aussi, là, il faut toujours rester vigilant.

Journaliste : Bien, c'est parce que... Mais ça soulève la question des droits humains, là, si, par exemple, on arrive dans des...

M. Ciccone : Ah! OK. Sur ça...

Journaliste : ...dans des pays où il y a des investisseurs...

M. Ciccone : Oui, je comprends.

Journaliste : Évidemment, ce n'est pas les mêmes droits que chez nous, ce n'est pas les mêmes privilèges, notamment pour les femmes...

M. Ciccone :Ah! oui, bien, il faut toujours... Ah! effectivement, il faut toujours être vigilant, il faut toujours rester conscient de ça, ça, c'est... c'est clair et certain. Mais, en même temps, ça revient toujours aussi... c'est une industrie privée, hein, le propriétaire lui-même doit se conscientiser puis décider aussi. Il a le droit de décider à qui il veut vendre. Merci.

Journaliste : Ma question, c'est... c'est un peu en lien avec celle d'Alain, précédemment, pas celle du hockey, l'autre avant.

M. Tanguay : Oui, oui.

Journaliste : Est-ce que vous avez consulté les deux candidats? Parce que les... à la CAQ, eux autres, ils ont... en prenant les décisions dans la planification de la prochaine session, bien, ils avaient, à l'intérieur de la salle, les deux candidats, là, Bernard Drainville et Mme Fréchette, donc ils pouvaient intervenir à savoir si, par exemple, certaines orientations que pourrait prendre le parti faisaient leur affaire ou non. Est-ce que vous avez fait la même chose? Avez-vous consulté les deux candidats, M. Milliard et M. Roy, à savoir si les orientations que vous allez donner à la prochaine session correspondent à leurs attentes?

M. Tanguay : Trois choses. D'abord, ce qu'on va faire durant la prochaine session ne va pas surprendre personne, là, vous allez nous entendre... attendez-nous sur le terrain de l'économie, finances publiques et donner les services aux Québécois, de un.

De deux, on a des personnes qui sont candidats qui ne sont pas membres du caucus, donc, de facto, ils ne sont pas autour de la table. Mais, ceci dit, je veux dire, on est en lien constant, on est tous d'abord et avant tout des militants libéraux.

Je vous donne l'exemple. J'ai croisé les deux personnes auxquelles vous faites référence, M. Milliard, M. Roy, mardi soir au 5 à 7, là, puis on a eu des bonnes conversations, puis on se parle. C'est le même ADN libéral, alors on ne va pas s'autosurprendre sur le...

Journaliste : ...

M. Tanguay : Il était là au 5 à 7, alors... Puis on se parle entre libéraux, puis tout ça. Puis surprenez-vous pas, l'ADN demeure le même bon ADN, là, puis ce qu'on va mettre de l'avant.

Maintenant, au niveau de la plateforme électorale, des propositions, ça, ça se fera avec notre prochain chef. On ne va pas dévoiler, dans les prochaines semaines, la plateforme électorale. Ça va être de la construction avec le prochain chef.

Journaliste : Je comprends, vous avez... vous avez comparé tout à l'heure la... ce qui s'en vient avec 2014, hein?

M. Tanguay : Oui.

Journaliste : Si jamais le Parti libéral prend le pouvoir, il va se ramasser un peu dans la même situation, c'est-à-dire avec un déficit important.

M. Tanguay : Épouvantable.

Journaliste : À cette époque, vous avez été étiquetés comme un parti qui avait fait régner l'austérité au Québec. Justement, vous plaidez encore pour des finances publiques saines, et tout ça. Donc, comment faire cette fois-ci pour ne pas vous faire étiqueter de parti de l'austérité si jamais vous prenez le pouvoir?

M. Tanguay : Alors, encore une fois, puis vous avez vu que j'ai mentionné un peu plus tôt, il y a quelques minutes, rigueur avec coeur, s'assurer que l'on reprenne contrôle des finances publiques, mais s'assurer, parallèlement à ça, que les Québécoises et Québécois non seulement en aient pour leur argent, mais n'aient pas de diminution de services, aient plutôt une stabilisation et une augmentation des services.

Une fois que j'ai dit ça, une fois que j'ai dit ça, et on se l'est dit, là, je ne vais pas vous révéler un secret de caucus, il va falloir que tous les partis, nous les premiers, on dise la vérité aux gens, là, quel est l'état des lieux, là. La... Ce que François Legault va nous laisser, auquel auront participé Mme Fréchette et M. Drainville, c'est une maison en désordre. La maison est en désordre. Ils ne sont même pas capables de faire face aux obligations quotidiennes, courantes et essentielles de l'État de donner les services. Les plafonds nous tombent sur la tête dans plusieurs hôpitaux. Ils n'ont pas d'argent. Encore une fois, premier rendez-vous, prochain budget, le 500 millions pour HMR, est-ce qu'il va être au rendez-vous? J'en doute, parce qu'ils ne l'ont pas, l'argent.

Alors, tout ça pour vous dire que, oui, ce sera une rigueur avec coeur pour pouvoir donner les services et... parce que ce qu'on a eu, là, sous les gouvernements libéraux, là, la cote de crédit a changé, dans l'histoire moderne, cinq fois, elle s'est améliorée cinq fois. Sous la CAQ, ça a été la décote de François Legault. Et le parallèle que je fais, rappelez-vous en décembre 2013, sous Mme Marois, Fitch avait mis le Québec sous surveillance, on s'en allait vers la décote. Ils avaient parti en élection, déposent un budget, pas de cahier de crédits, ils ne voulaient pas qu'on le sache. Alors, il y a beaucoup de similitudes.

Et c'est pour ça que... puis je termine là dessus, qu'avec une honnêteté intellectuelle minimale, on est capable... Force est de constater que François Legault, il a géré comme un péquiste et que Paul St-Pierre Plamondon propose de rajouter un quatre ans aux huit ans de François Legault. Sauf que là, lui, c'est gouverner pour séparer. Ce n'est pas gouverner pour donner les services.

Journaliste : Je voudrais vous entendre un petit peu. Est-ce que vous êtes au courant? Est-ce que vous pouvez nous informer s'il y a un des membres du caucus qui a été rencontré par l'UPAC concernant l'enquête qui a cours actuellement, et est ce que vous nous tiendrez informés si c'est le cas dans les prochaines semaines?

M. Tanguay : Chacun peut se gouverner comme il l'entend. Moi, je l'ai déjà dit hier, moi, je n'ai pas été convoqué, je n'ai pas de rendez-vous, je n'ai pas rencontré l'UPAC. Le jour où ce sera le cas, je vous en informerai.

Journaliste : ...derrière vous, est-ce que vous êtes au courant si...

M. Tanguay : Maintenant, deuxième partie de la réponse. Maintenant, moi, je ne vais pas commencer à brosser un tableau... qui a été rencontré? Il y a des rencontres qui se font présentement. L'UPAC l'avait affirmé il y a plusieurs semaines, il y a une enquête en cours, des gens sont rencontrés. Nous, on n'est pas là pour faire l'enquête de l'enquête : Ah, OK, c'est qui le prochain ou la prochaine qui va être rencontré? C'est quoi les questions? Il faut laisser le processus suivre son cours, processus qui risque d'être long, hein, on connaît les délais de telles... de telles enquêtes, mais moi, je ne vais pas rendre public ce qui doit être... on doit respecter leur indépendance. Mais moi, je vous le dirai quand je le serai.

Journaliste : OK, mais vous... donc, vous ne dites pas, aujourd'hui : Il y en a qui ont été rencontrés ou pas. On ne le saura pas.

M. Tanguay : Je n'irai pas là, moi. Moi, je n'irai pas là. Tout un chacun est libre de se gouverner, s'ils veulent vous en faire part... Moi, c'est ce que je ferai. Mais on ne fera pas une enquête de l'enquête, là, honnêtement. Puis je sais que ça pourrait être intéressant, mais l'objectif, c'est de voir le résultat de l'enquête. C'est de voir le résultat de l'enquête. Puis, pendant ce temps là, bien, on va parler des vraies affaires.

Journaliste : ...juste, vous avez parlé des garderies, donc du portail, en fait, actuellement. Je ne sais pas si on pourrait juste clarifier ça. Il y a des bogues, les places restent libres, les directeurs et directrices de garderie disent que c'est... que ça ne marche pas, finalement, le portail. Vous, vous... Quel est votre commentaire là-dessus?

M. Tanguay : Ils voulaient... ils sont arrivés, la CAQ, ils ont dit : Tassez-vous du chemin. Nous autres, on sait gérer. Place 0-5, c'est une coopérative qui n'est pas liée à l'État, c'est tout croche, c'est une feuille Excel. On connaît ça. Il y a eu trois reports de la date de livraison. Il y a eu un rapport de la VG qui disait : Heille, là, votre système pour remplacer Place 0-5, là, quand est-ce qu'il va arriver? Puis il y a plusieurs déficiences dans... l'intervalle auquel que... vous n'avez pas répondu. Ça, là, je vous rapporte à 2018, c'était le constat de la CAQ : On va régler ça, nous autres. Là, on est à la fin de leur mandat de huit ans. Finalement, ils l'ont fait, le système informatique, et c'est pas mal tout croche. L'algorithme de priorisation de sélection ne fonctionne pas. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est, entre autres, un directeur adjoint, ce matin, dans l'article, qui disait : Ça nous prenait deux ou trois jours avant, là, ça nous prend un mois et demi, puis c'est tout croche. C'est ça, la CAQ, c'est ça, la CAQ. M. Charest disait : Si tu n'es pas capable de régler les petites affaires, tu ne régleras pas les grandes affaires. Ça, ce n'est peut-être pas une affaire de plusieurs milliards de dollars, mais quand vous n'êtes pas capable de régler ça, puis c'est correct, ils ne sont pas bons, mais au moins, qu'ils le reconnaissent. Quand je vois la ministre qui dit : Tout va bien. Voyons donc!

Journaliste : Bonjour, good morning.

M. Tanguay : Hi.

Journaliste : Mr. Jolin-Barrette told us yesterday that Bill 1, at the end of the exercise, with the clause by clause examination, opposition parties will be on his side and... will vote in favor of it and that the Québec Liberal Party cannot be against the equality between men and women, and the fact that a man, according to the Constitution, won't be able anymore to ask for, specifically not to be served by a woman at the SAAQ. So, he's basically throwing you the ball. Is that true, that you are on his side? It's going to be super easy to adopt Bill 1?

M. Tanguay : So, it's... Simon Jolin-Barrette is such a positive guy, you know, such a positive approach, cool guy. So, he's saying : At the end of the day, you'll see that I'm right and you were wrong. You know, asking all the questions, making all the suggestions, so he must listen. He's not... he's incapable of even listening to his future boss, Mme Fréchette, saying : I'm the one... sovereign in my... on this case. So... he welcomes everyone who agrees with him without asking any questions, that's the problem with Simon Jolin-Barrette, and that's, on a larger picture, the problem of that bad government, not listening. They're not even capable of listening to each other. So, at the end of the day, we'll do our job, André Morin is doing a terrific job on this... on this important issue, and we will propose amendments, we'll work, but... it's not true that we will accept anything just because it's from Mr. Simon Jolin-Barrette, come on. And with respect to the fundamental rights and freedoms, it was in place even before the election of Simon Jolin-Barrette. Sorry to mention. We put it in place with Robert Bourassa, for instance. So we'll... we're here to work and to defend every one, every Quebeckers fundamental rights.

Journaliste : And just the clarification. Yesterday, Ruba Ghazal, Québec solidaire legislative leader, asked for a meeting with Bernard Drainville and Christine Fréchette, since Christine Fréchette opened the door for changes like... And she wants to talk about the risk of putting in the bill 1, the abortion rights, women's abortion rights. What about you? Do you want to have a meeting with Ms. Fréchette and Mr. Drainville about this?

M. Tanguay : The meeting already happened with the consultation. We have so many groups knowing the law, knowing the reality, telling: It's bad, don't do this. So just... I'm referring Madam Ghazal to what has been said in the reports table and in the... during the consultation. Everything has been said. Now it's for the government to listen to it and to back off with respect to this threat, this threat.

Journaliste : One question for Mr. Fortin.

M. Tanguay : Sure.

Journaliste : There was Bill 106, there was Bill 2, Bill 16, and now, you'll see a new bill to put together the modifications of the special law on doctors, according to the agreement with the FMOQ, and maybe there will be an agreement with the FMS... the federalist... the federation for specialists. So, what's your work starting from now, since there is so much like... so many points in this future bill that are still so vague for patients.

M. Fortin : You just said it. So, there was Bill 102, Bill 2, Bill 15, and the services aren't getting any better. And you want to know why the services aren't getting any better? It's because they're not actually listening to the experts. The experts gave them a roadmap. They told them: This is what you need to do in order to improve the health care system, to improve frontline access. And they did the exact opposite.

If the government is serious about... in their final session here, if they're serious about improving access to health care, they have to rely on the experts, listen to what they have to say, and make sure that... ensure that doctors can work together with nurses, with nutritionists, work with social workers. That's true frontline access. And the only way they can do that is if they have the human resources to do it.

Right now, there are 6000 health care workers who under... who are under threat of having to leave the province, having to leave their jobs, having to leave their patients. That philosophical ideology of the CAQ and the PQ is what's going to hurt the health care system. Try to recruit a nurse abroad right now by telling her: Hey! Why don't you come here for two years, and in two years, well, we'll see. Maybe we'll send you back to your country. Maybe we won't. We don't know. How in the world are we going to improve the health care system? How are we going to attract the people that we need in our health care system, if that's the way we treat them?

Journaliste : Good morning.

M. Tanguay : Good morning.

Journaliste : I'm back from the CAQ.

M. Tanguay : Ah! Poor you.

Une voix : ...

Journaliste : Trois-Rivières... Trois-Rivières is a fun town, no it's...

M. Tanguay : True.

Journaliste : Mr. Tanguay, I know you spoke about this yesterday, but I would like to get you again at the... Do you think comments like the ones made by Doug Ford yesterday are helpful to the federalist cause, and your cause... is it... are such comments helpful to you, or do they just stimulate the PQ?

M. Tanguay : I think that he has a fundamental right to express himself. He's a partner within the Federation. We have to consider him in all the other provinces and territories as partners. I think that he has absolutely the right to express himself and to say what he said yesterday, and on... We agree with him. It's going to be a disaster. That being said, and I think that he's perfectly fine with it and he respects that, it's going to be a debate that we will conduct here in Québec among Quebeckers.

Journaliste : So, should they mind... like, people, like, in the last two weeks, Mr. Carney and Mr. Ford have made comments that the PQ has pounced on, has grabbed and used. Is that... is that a good thing?

M. Tanguay : It's important for them to express themselves. So, you know...

Journaliste : But shouldn't they be minding their own business?

M. Tanguay : It's their own business. They will be impacted as well as at the first instance to Quebeckers. So they have a fundamental right to express themselves, and they... it's perfectly fine with us that they are doing it. That being said, the referendum, if there's any, and I hope that they'll... that's not going to be the case, of course, but that debate will occur here, in Québec. But they are partners within this federation and they have a absolutely right to express themselves.

And again, it goes to Paul St-Pierre Plamondon, who doesn't want to govern Québec, he wants to separate Québec from our... from our historical economical allies, which is the country that we help build in Canada. We, the Québec Liberal Party, are the only true federalist party willing to make sure that Québec will assume his leadership within the federation. And that will be our line of attacks with respect to Paul St-Pierre Plamondon.

Journaliste : At the CAQ, Mr. Legault was saying that even though there's a leadership race, the Government is not on pause, not... is not on hold. And then we had the Finance Minister come out, Mr. Girard, and was unable to say whether the budget would come out before April 12th or after April 12th. So there seems to be a... there seems to be some paralysis in...

M. Tanguay : Absolutely. Absolutely. And you're right, the Minister of Finance mentioned that he's not going to table his budget prior to April the 12th, prior to the end of this leadership race. So, of course, we are... we see the CAQ, the last months of that very bad Government. Now, Mr. Legault announced that he will not be there after the leader... the next leader will be elected. It's clear for us that the Government, as bad as they were, is now on pause. And we will have to wait minimum a month after the due date for the budget. So, again, it's a pity, but hopefully, 2026, it's going to be the occasion to have a debate on what we want to do for the future of Québec, and it's going to be between PLQ and the PQ.

Journaliste : But do you think the Government has the legitimacy to proceed with like Bill 1 and Bill 9 on prayers in streets? Do they... Are... Is it legitimate for them to proceed if they don't have a leader?

M. Tanguay : I think that, again, we are strongly against the way they're doing things and the way that they are setting aside fundamental rights. We will continue to do our job. That being said, they were elected. It's... It's the same, «hein»? Fréchette, Drainville, Legault, it's the same. And, even for us, it's the same... Plamondon to this... Fréchette, Drainville, Legault, Plamondon : more of same. That being said, they have been elected. And we are preparing for our new leader, and we will have tangible proposal to put forward.

Le Modérateur : Merci beaucoup, tout le monde.

M. Tanguay : Merci beaucoup! Bonne session!

(Fin à 8 h 44)

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