Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures)
M. Tanguay : Alors bon matin
à chacun et à chacune. J'aimerais aborder rapidement deux sujets avec vous, ce
matin, d'abord la fonderie Horne, en Abitibi-Témiscamingue. Ce qui se passe là
bas, c'est un bouleversement, bouleversement pour l'économie régionale, bouleversement
pour l'avenir de centaines d'emplois directs, centaines d'emplois indirects.
Certains analystes vont même jusqu'à parler de 4 % du PIB de l'Abitibi-Témiscamingue,
c'est le poids que pèse la fonderie Horne dans la... dans l'économie régionale.
Une fois que j'ai dit ça, oui, il y a des enjeux de santé publique, mais nous
ne pouvons pas laisser les choses aller comme le fait le gouvernement de
François Legault. François Legault qui, je le rappelle, est normalement le
ministre responsable de la région, alors, au Parti libéral du Québec, nous
demandons la création d'une cellule de crise pour l'avenir de la fonderie
Horne, qui regrouperait, évidemment, les représentantes, représentants de la
fonderie, du gouvernement, de la Ville de Rouyn-Noranda, la santé publique et
les acteurs économiques et sociaux doivent être mis dans le coup également.
Alors, important, fonderie Horne, ça prend une cellule de crise rapidement
pour voir la suite des choses et l'avenir, parce que le poids dans l'économie,
toujours dans un souci de protéger la santé publique, est excessivement
important. En ce sens là, qu'ont-ils fait? Mme Fréchette et M. Drainville,
lorsqu'ils étaient ministres de l'Économie, de l'Environnement, c'est
directement un dossier qui touche leurs deux ministères. Ils sont partis
rapidement en chefferie, ils n'ont pas réglé, ils n'ont pas fait avancer le
dossier, tout comme le premier ministre, et ça, nous le dénonçons.
Maintenant, nous allons aborder rapidement
le PEQ. Le PEQ, l'immigration sous contrôle que nous souhaitons, bien, on voit
que sous la CAQ, avec l'abolition du PEQ, on voit que le gouvernement, par une
mauvaise décision, qui s'entête à ne pas donner des droits acquis, bien, fait
en sorte que des centaines de travailleuses et travailleurs déjà intégrés
risquent de quitter, c'est très tangible et en ce sens là, ça vient impacter
négativement nos services publics et nos entreprises. Et sans plus tarder, je
cède la parole à mon collègue André Morin.
M. Morin : Merci, Marc.
Bonjour. Alors oui, parlons... parlons du PEQ, une décision de la CAQ sans
analyse économique rigoureuse, les régions sont abandonnées, les villes sont
abandonnées, nos entreprises sont abandonnées et il y a un impact très
important sur l'économie et des entreprises dans les régions du Québec. D'ailleurs,
ce matin, on lisait, dans le Journal de Québec, que plusieurs maires de
villes importantes, notamment Québec, Lévis, vilipendent la CAQ avec sa
décision. Je reconnais qu'un gouvernement peut abolir, modifier un programme,
mais il y a la manière. Et avec l'abolition du PEQ, sans aucune planification,
la CAQ nuit aux régions, nuit à nos entreprises. Et rappelez-vous, les gens qui
sont impactés, et il y en a des centaines qui m'ont écrit à mon bureau, qui m'ont
appelé, ce sont des gens qui sont au Québec depuis des années, plusieurs à l'invitation
du gouvernement du Québec. Ils sont venus ici, ils ont travaillé, ils ont
étudié, ils parlent français, ils ont appris le français, ils payent des taxes,
ils ont des logements depuis des années, et là, le gouvernement dit, sans crier
gare : Bien, maintenant, on ne vous veut plus. Bonjour. Et ça, il y a un
impact direct sur nos entreprises, mais aussi sur la prestation de nos services
publics, alors ce n'est quand même pas banal. Et il y a pire encore, parce qu'il
y a un grand nombre de Français qui m'ont contacté et la décision arbitraire du
gouvernement fait en sorte que ça nuit à la réputation du Québec, 19253 en France. Alors, pensez-y, pour un
gouvernement qui se dit nationaliste, nuire à nos relations diplomatiques avec
la France, il faut le faire. Merci.
Journaliste : M. Morin,
là-dessus, là, justement, hier, M. Roberge vous a répondu en Chambre
qu'accepter tous les temporaires sur le territoire québécois, ça prendrait
12 ans, là, puisque c'est 350 000 personnes. J'imagine que ce n'est pas
votre objectif, mais, dans les clauses grand-père que vous voulez offrir aux
immigrants du PEQ, à qui voulez-vous les offrir, là, pour nous donner une idée?
Est-ce que... est-ce que vous avez déjà fait ce calcul-là?
M. Morin : En fait, moi, ce
que... ce que je vous dis, oui, le ministre a sorti ce chiffre hier, mais je le
disais tout à l'heure, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que ces gens-là sont
ici depuis des années. Alors, s'ils sont ici depuis des années, s'ils ont eu
des CAQ ou des CSQ donnés par le gouvernement du Québec, bien, c'est parce que
le gouvernement du Québec n'a pas géré son immigration correctement.
Et il faut savoir que ces gens-là sont
dans des secteurs névralgiques maintenant de notre économie, la santé,
l'éducation, les entreprises, les régions. Et donc, si, demain matin, on leur
dit, alors qu'ils étaient prêts à déposer un dossier : Ah! bien là, vous
devez quitter, bien là, il y a un impact majeur. Et je peux vous dire également
que, dans les faits, concrètement, là, moi, dans ma circonscription, Acadie,
là, on a une extraordinaire boulangerie qui s'appelle La Bête à pain. Bien,
eux, ils avaient des employés français et ils sont repartis parce qu'ils n'ont
pas pu rester.
Journaliste : ...à la
question, M. Morin. La clause grand-père, vous la demandez pour qui
précisément? Et ça viserait combien de personnes?
M. Morin : Oui. Je la demande
pour les gens qui sont ici à l'invitation du gouvernement du Québec, qui se
sont insérés dans ce programme-là et qui avaient le droit de déposer leur
dossier. Donc, à la date où le ministre, évidemment, a voulu changer son
programme, bien, moi, ce que je dis, c'est : Ceux qui étaient ici, eux
devraient avoir droit à une clause grand-père. Et après ça...
Des voix : ...
M. Morin : ...et après ça...
après...
Journaliste : ...C'est
combien?
M. Morin : Oui, mais
laissez-moi... M. Laforest, je veux juste répondre à madame, puis je vous...
Journaliste : ...
M. Morin : ...je vous reviens
après. Et par la suite... et par la suite monsieur pourra... les gens pourront
appliquer puis leur dossier sera étudié. Combien de personnes exactement, M.
Laforest? Je ne pourrais pas vous répondre à ce chiffre exact. Mais il y a une
chose qui est sûre, par exemple, ce que ça fait concrètement, c'est que ça nuit
à nos entreprises et ça nuit à nos régions. Oui.
Journaliste : Mais c'est
juste que ce qu'on... ce que le gouvernement dit, c'est que ces gens-là
n'avaient pas encore appliqué au PEQ. Ils étaient probablement en voie de, là,
on s'entend là-dessus, mais... Donc, comment on fait pour déterminer qui serait
éligible à cette clause grand-père là? Parce qu'ils ne sont pas dans le
programme actuellement.
M. Morin : Alors, ceux, comme
je vous dis, qui ont été invités par le gouvernement du Québec, qui sont au
Québec et qui voulaient se prévaloir de ce programme-là, ces gens-là devraient
avoir le droit de déposer leur dossier, puis par la suite le gouvernement devra
étudier leur dossier. Le PEQ avant, là, ce n'est pas tout le monde qui était
nécessairement accepté. Il y avait des critères, dont celui notamment de parler
français. Alors, ça, c'est essentiel. Mais, une fois que j'ai dit ça, ces
gens-là devraient au moins avoir le droit de soumettre leur dossier pour qu'ils
soient analysés par le gouvernement.
Journaliste : ...qui voulait
potentiellement postuler au PEQ? C'est un peu...
M. Morin : Bien, les gens qui
rencontrent les critères du programme alors qu'il existait et qui étaient ici.
Parce qu'il y avait quand même des critères, là : deux ans à avoir étudié,
à avoir travaillé, à apprendre le français, etc. Bien, ces gens-là, dans ces
critères-là, devraient pouvoir soumettre leur dossier. Puis après ça est-ce
qu'ils vont être tous acceptés? Là, ça, je ne peux pas vous le garantir, parce
qu'il y avait quand même des critères dans le PEQ, là, mais ces gens-là
devraient pouvoir. Parce qu'elle est là, l'injustice.
Et c'est ça que je répète. Ces gens-là ont
été souvent invités par le gouvernement du Québec, notamment dans le domaine de
la santé, et là on leur dit : Vous avez fait des études, vous travaillez
depuis deux ans, vous avez un logement, vous êtes ici, vous avez des enfants,
ils vont à l'école, ah, mais, en passant, moi, j'ai aboli le programme, j'ai
changé les règles, puis, dans mon nouveau programme, il y a une série de
critères. Et c'est là que ça ne marche pas. Puis c'est pour ça que je vous dis
que, quand on planifie l'immigration, ça doit se faire sur du moyen et long
terme. Parce que ces gens-là, ce sont des humains et là ils vivent des drames.
Journaliste : Bien, M.
Drainville, lui, donc, envisage une clause grand-père puis son adversaire,
Christine Fréchette, en début de semaine, a promis un plan d'action
humanitaire, je la cite, elle veut... elle veut tripler le nombre d'invitations
faites à travers le PTSQ puis l'élargir au secteur récréotouristique, puis
s'engage à renouveler le certificat d'acceptation du Québec à tous ceux qui
sont déjà ici. Est-ce que ça, c'est une bonne idée? Et M. Roberge, comme il
appuie Mme Fréchette, pourquoi il ne l'a... il ne le fait pas maintenant?
M. Morin : Bien, ça, c'est
une excellente question qu'il faudrait poser à M. Roberge. Parce que moi, je
lui dis, à M. Roberge, depuis des mois, et des mois, et des mois. Là, le Parti
libéral du Québec, on ne s'est pas réveillé à matin pour vous dire que
l'abolition du PEQ, c'était une injustice. On le dit depuis des mois. Mais...
Journaliste : ...vous êtes
prêt à y aller aveuglément sans savoir combien de gens ça concerne ?
M. Morin : Aveuglément? Non,
sûrement pas. Bien non.
Journaliste : Bien, vous avez
dit tout à l'heure : Je ne sais pas combien de monde ça concerne.
M. Morin : Oui, mais entre ça
puis «aveuglément», c'est deux choses. Moi, ce que je vous dis, c'est :
les gens qui sont ici, qui pouvaient appliquer, qui ont été invités alors que
le programme existait, ces gens-là devraient avoir le droit de postuler pour le
PEQ, parce que, et ça, je l'ai dit aussi, on ne change pas les règles du jeu à
la fin de la troisième période.
Journaliste
: ...ça
concerne.
M. Morin : Mais, comme je
vous ai dit, le nombre exact, je ne le connais pas, effectivement.
Journaliste
: Troisième
lien... Troisième lien, nouveau recul...
Journaliste
: Donc...
Donc... Juste avant... Juste pour finir, là, excuse-moi, Alain...
Journaliste
: ...on a
10 minutes de passées là-dessus.
Journaliste : Bien, je
m'excuse, Alain. Oui. Donc, pour vous, la position du gouvernement...
Journaliste
: ...
Journaliste
: C'est-tu
correct? La position du gouvernement, elle est intenable, selon vous?
M. Morin : Bien là, c'est-à-dire,
la position actuelle, oui, parce qu'elle est fondamentalement injuste.
Maintenant, là, les candidats Drainville, Fréchette arrivent avec des
modifications. On va voir ce que ça va donner. Mais ce que je dis,
c'est que ce qu'ils ont fait, ce que le ministre Roberge a fait, c'est une
injustice, puis il faut réparer cette injustice-là, puis il faut la dénoncer.
Voilà.
Journaliste : Troisième lien,
nouveau recul, on en pense quoi à matin?
M. Tanguay : On en pense quoi
à matin? Autre exemple d'un gouvernement qui est sur pause, autre exemple d'un
gouvernement... Qu'on... Le troisième lien, là, au-delà de ce que tout un
chacun en pense, on voit un gouvernement qui a cessé d'agir dans ce dossier-là.
C'est un autre exemple, qui s'additionne à celui où... j'espère qu'on va avoir
la précision, à celui qui s'est ajouté hier, quand je soulevais que le ministre
Girard a annoncé un report de son budget après la course. Il réfléchit très
sérieusement. C'est... C'est ce qu'il va faire. Alors, posons la question à M.
Girard : Le budget, c'est pour quelle date? Confirmez-vous que c'est après
le 12 avril? Puis, après le 12 avril, ça va être une semaine, deux semaines
après? De un.
De deux, troisième lien, un autre exemple
patent d'un gouvernement qui est sur pause puis qui ne fait pas avancer les
dossiers.
Journaliste : ...sur pause,
est-ce qu'il faudrait tirer la plug carrément sur cette idée d'un troisième
lien central, qui ne semble pas avoir beaucoup d'appuis, là?
M. Tanguay : Ça prend, encore
une fois, une proposition qui soit réfléchie et qui tienne la route. Il y a des
enjeux de mobilité dans la capitale nationale. Il y a plusieurs solutions à
court, moyen et à très long terme. Et ça, bien, ça prend évidemment... ça prend
du sérieux dans ce dossier-là.
Journaliste : ...tire la plug
sur le troisième lien central?
M. Tanguay : Bien, écoutez,
c'est au gouvernement à faire la démonstration que c'est la bonne... la bonne
solution. Nous, on va vous revenir avec... avec une proposition sous un nouveau
leadership, nous aurons l'occasion de vous revenir avec les détails...
Journaliste : ...de prendre
position non plus. Donc, vous reconnaissez qu'au Parti libéral la course à la
chefferie vous met un peu dans l'embarras par rapport à cet enjeu-là, qui est
assez controversé?
M. Tanguay : Non, pas du
tout.
Journaliste : ...position en
ce moment, là.
M. Tanguay : Oui. Alors là,
je vais vous répondre. La mobilité, l'enjeu de mobilité, ça fait des années
qu'on le décrie sous la CAQ. De un. De deux, il y a des enjeux de mobilité
nord-sud. Il y a des solutions à court, moyen et à très long terme. Le cas
échéant, un troisième lien, une solution à très long terme, doit être analysé
de façon sérieuse et... ce que n'a pas fait la CAQ. C'est un dossier qui
n'avance pas du tout, avance, recule, avance, recule. Puis là on apprend à
matin qu'ils vont le remettre sur la glace. Alors, c'est ce qu'on constate.
Puis, encore une fois, je termine là-dessus, l'enjeu de mobilité dans la
capitale nationale et le transport nord-sud, c'est un enjeu réel, puis il y a
différentes solutions, dont à très long terme.
Journaliste : Pourquoi, quand
vous parlez du troisième lien, vous dites toujours «solution à très long
terme»? Vous voulez jeter ça aux calendes grecques, ce projet-là?
M. Tanguay : Non. Bien, vous
le savez, Champlain, ça s'est fait, quoi, en cinq ans, puis ça a été à vitesse
grand V. Quand on parle de telles infrastructures, le cas échéant, que ça soit
transport collectif, comme on le proposait en 2022, on proposait un lien
nord-sud pour du... le tramway, c'est sur plusieurs années, et ça, ça prend de
la planification hors de tout reproche.
Journaliste : ...vous dites
que, sur le troisième lien... parce que j'essaie de comprendre, là vous
reprochez au gouvernement de mettre ça sur pause puis de tergiverser avec. Vous
devriez être content, c'est ça... Vous dites que ce n'est pas votre projet,
vous devriez être content qu'ils le mettent sur la glace, vous devriez les
féliciter, non?
M. Tanguay : Non, on ne
félicitera pas le gouvernement sur le troisième lien. Je ne connais pas
personne au Québec qui va féliciter le gouvernement sur le troisième lien, un
dossier qui a été mal mené, dans tous les sens du terme. Puis, encore une fois,
ce matin...
Journaliste : Mais il prend
une décision qui fait votre affaire. Vous devriez le féliciter.
M. Tanguay : Bien, la
décision... Non, c'est une pause. Ils mettent ça sur la glace parce qu'ils ne
savent pas ce qu'ils vont faire, parce qu'il y a une course à la chefferie,
puis ça n'a pas l'air clair qui qui va gagner. Puis le ministre Julien veut
se... veut être du bon bord, j'imagine, quand il va proposer son troisième lien
à lui.
Journaliste : Mais vous
n'êtes pas capable de dire c'est quoi, votre proposition?
M. Tanguay : Oui, tout à
fait. Nous aurons l'occasion, sous un leadership renouvelé, de vous revenir
avec le... avec des éléments de réflexion.
Journaliste
: ...la CAQ
dit la même chose.
M. Tanguay
: Non...
Bien, la CAQ, ils ont perdu huit ans.
Journaliste : Bien oui. La
CAQ dit...Ils vont attendre la course à la chefferie, M. Tanguay.
M. Tanguay : La CAQ a perdu
huit ans. Encore une fois, ça prend des débats, ça prend des 11789 solutions sur le très long terme. Il faut
réfléchir à ça, puis c'est normal.
Journaliste
: ...vous
aviez déjà proposé ça...
M. Tanguay
: On va vous
revenir, on va vous revenir avec des détails... on aura l'occasion dans les
prochaines semaines, prochains mois. Chose certaine, les gens de la
Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, ils ont le droit de savoir ce
que les partis politiques proposent, puis c'est ce qu'on va faire de façon
très, très tangible.
Journaliste
: Vous
proposez une cellule de crise pour Glencore...
M. Tanguay
: Oui.
Journaliste
: ...mais
est-ce que le gouvernement devrait accepter de conserver la norme de
15 nanogrammes et de respecter en fait les demandes de l'industrie pour
garder...
M. Tanguay
: La norme
québécoise, au moment où on se parle, c'est trois nanogrammes d'arsenic par
mètre cube, c'est la norme. Maintenant, j'entends qu'il peut y avoir des
débats, des discussions quant à la fiabilité ou à...
Journaliste
: L'entreprise
a une réglementation actuellement, là, elle a une possibilité d'avoir
15 nanogrammes.
M. Tanguay
: Jusqu'à
15, mais la norme québécoise demeure à trois. Donc, quand on parle de cellule
de crise, Glencore veut s'inscrire dans le long terme. Je suis allé visiter
Glencore en juin 2024, d'autres collègues également. Encore une fois, la santé
publique, il ne faut pas transiger là-dessus, mais il faut avoir un débat sur
ce qui est acceptable ou pas au point de vue scientifique. Et il y a certains
débats par rapport à cette fameuse norme là. Alors, ça ferait partie de
l'enjeu, ce serait même un enjeu central de la cellule de crise pour permettre
de donner une prévisibilité à Glencore, puis de conserver les emplois et le
poumon économique, 4 % du PIB de l'Abitibi, ce n'est pas rien. Je pense
que ça prend une cellule de crise.
Journaliste
: ...est-ce
qu'elle devrait être plus souple...
Journaliste
:
...êtes-vous d'accord avec ça?
M. Tanguay
: Il faut
que le débat soit fait par les scientifiques. Ce n'est pas moi ce matin qui va
vous le dire : Ce n'est pas trois, c'est une autre norme. Chose
certaine...
Journaliste
: ...les scientifiques
nous disent que c'est trois nanogrammes, donc...
M. Tanguay
: La loi le
dit, il faudrait avoir un débat là-dessus pour s'en assurer...
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: Oui, mais
il pourrait y avoir d'autres réflexions, et là-dessus, je pense que la santé
publique est ouverte également à voir ces débats-là. Si la norme est confirmée
à trois...
Journaliste
: ...la
science?
M. Tanguay
: Non, ce
n'est pas ça que je vous dis. Bien, voyons, donc. Ce matin, je me lève, puis je
ne crois pas la science, moi.
Journaliste
: Mais
pourquoi...
Journaliste
: ...il
faut revoir la science.
M. Tanguay
: La science
évolue, la science évolue, la science évolue avec les nouvelles façons de
mesurer l'impact, entre autres, sur l'activité humaine. Alors, la science
évolue. Encore une fois, et aussi du côté de Glencore, qui semble dire
15 nanogrammes, je ne peux pas aller en bas de ça, moi, bien, il faut voir
sur les aspects techniques. Mon point, c'est qu'il faut s'assurer qu'il y ait
une pérennité de l'industrie en respectant la santé publique, parce que
l'impact économique est majeur.
Journaliste
: ...c'est
de protéger les emplois, c'est ça que vous voulez...
M. Tanguay
: Non.
Journaliste
: Bien, sur
cette question-là, je veux dire, en protégeant les emplois, est-ce qu'on ne
donne pas un passe-droit à Glencore?
M. Tanguay
: Non, pas
du tout. On est dans la réalité terrain d'une industrie qui est là pour faire
du recyclage, du recyclage, entre autres des cellulaires. C'est une industrie
qui est bonne pour l'environnement dans ce qu'elle fait, récupère les
cellulaires, les appareils électroniques, va récupérer les matériaux précieux.
Dans la chaîne de recyclage, c'est un maillon important. Maintenant, son
activité a un impact sur... sur les êtres humains qui vivent autour. Il faut en
discuter, il faut s'assurer d'avoir les bonnes normes. Puis ce n'est pas moi,
ce matin, qui va remettre en question ça, mais il y a place à débat
scientifique là-dessus. Puis la science évolue, les nouvelles façons de mesurer
évoluent également.
Mon point, je ne suis pas en train
d'annoncer, puis je termine là-dessus, ce n'est pas trois, c'est quatre, c'est
cinq, c'est... Ce n'est pas moi qui va faire ça, mais ça prend une cellule de
crise. Parce que là il y a un train qui semble être... avoir quitté la gare...
Un plan pour fermer Glencore, est-ce que l'industrie... Est-ce que Glencore, la
fonderie, est-ce qu'ils sont sérieux là-dedans? Puis je pense que oui, alors,
ça prend une cellule de crise.
Journaliste
: ...sur
les médecins, sur les médecins, M. Tanguay...
Journaliste
: ...c'est
quoi, dans le fond, qui vous inquiète, là?
M. Tanguay
: C'est
santé publique et l'économie.
Journaliste
: M.
Tanguay, il y a un autre fleuron québécois qui vient d'être vendu aux
Américains pour 2 milliards, là, l'entreprise Edify de techno à Sainte-Foy. La
Caisse de dépôt, entre autres, a des... là-dedans. Est-ce que ça vous déçoit?
M. Tanguay
: Bien,
écoutez, c'est toujours... Puis je ne suis pas au courant des détails, en toute
honnêteté, de cette transaction-là, mais il est clair que, quand on entend de
telles nouvelles, ce n'est pas... ce n'est pas... ce n'est pas une bonne
nouvelle quant à la propriété de nos grandes entreprises ici par des
Québécoises et des Québécois. Il est clair que ce n'est pas une bonne nouvelle.
Maintenant, il peut y avoir des transactions où des emplois sont consolidés.
Alors, il faudra voir, je pourrai vous revenir avec les détails de ça.
Journaliste
: M.
Tanguay, sur les médecins, on va avoir la nouvelle loi 2.0. Il faut quand même
faire vite là, parce que l'ancienne loi arrive le 27 février...
M. Tanguay
: 28.
Journaliste
: ...28,
êtes-vous prêt à collaborer pour accélérer là-dedans? C'est quoi, vos
intentions? Qu'est-ce qu'il devrait y avoir, dans ce projet de loi là, qui
ferait que vous allez dire oui?
M. Tanguay
: Nous, on a
toujours été prêts à collaborer, et j'en veux pour preuve la dernière journée
de décembre où on a fait adopter, en catastrophe, un projet de loi, justement
pour reporter dans le temps, au 28 février, leur mauvaise loi n° 2, qu'ils nous avaient enfoncé dans la gorge, dans le
bâillon. Alors ça, je pense que c'est la définition même d'une opposition
officielle sérieuse et responsable 11789 qui
est prête à collaborer. Maintenant, si le gouvernement veut encore une fois
faire un pas de plus pour scrapper ce qu'il nous avait enfoncé dans la gorge,
bien, on va l'aider à reculer. Nous, ce qu'on veut, si c'est bon pour les
patients, puis l'accès aux soins, clairement, on est là pour aider un
gouvernement qui est en déroute, qui a abandonné les Québécoises et Québécois
en santé.
Le Modérateur
: On
passe en anglais.
Journaliste
: But it's a blitz. I mean, if
the new law has to come into effect by the end of the month, you have a blitz
again with the new bill on doctors in front of you?
M. Tanguay :
Again, this government was not... has
not accustomed us to think ahead prior to any piece of legislation, for
instance. So, you're right saying that... most probably, it's going to be a
blitz, because there's a deadline : February the 28th. So, they created it
themselves, this very bad situation, and in the meantime, the Quebeckers
doesn't have the services. So, again, we will read, first of all, with the...
the bill will be tabled in a couple of hours, and we'll read it, and we will be
willing to, responsibly, to work to help the government to go away from his bad
approach.
Journaliste :
It's just that you can't go back the
special law of doctors after February 28th if there's no, like, a new law in
place...
M. Tanguay :
Because the law that he imposed is
impractical, the law that he imposed, its... it's impractical, so they gain
time, in December, to push this aside until February 28th and now we'll read
the... the bill, but again, the healthcare system is... You know, lots of
Quebeckers are suffering because of the healthcare system state behind the CAQ
government. So again, we'll read the piece of legislation that they will be
tabling, and we'll be willing to work.
Journaliste :
Do you still receive phone calls? I
remember Monsef Derraji, like, being in contact with several doctors, do you
still receive phone calls of doctors that are panicked because of the special
law on doctors? And they...
M. Tanguay :
I think that we saw a change of
approach with the government when they decided to negotiate and acting in good
faith, we saw that there is some results, still, there's a lot of work to do. I
think that the government must continue to act in good faith, but again, we...
still, we are suffering from impacts caused by these last months of fight.
Journaliste :
...last question. The health minister,
Sonia Bélanger said that... yesterday, said that 75 000 of patients were
now taken care of collectively or individually, but in the agreement with the
GPs, it's 500 000, half a million patients. So, we're far away.
M. Tanguay : We're far away, and how many lost their doctors in the meantime? So,
it's interesting to see that : Oh, potentially, 75 000 will gain
access to a doctor or a group of doctors, but that being said, for the last
months, how many doctors left or... Québec, or left the practice? So... and
what's the impact on thousands and thousands of Quebeckers who have lost their
doctors? So... not only do we have to look at the gains, but we have to look at
the losses, and we are asking for these numbers, as well.
Journaliste :
The Horne Smelter, Glencore, how does
the government balance Public Health and keeping jobs?
M. Tanguay :
They must take this... they must take
this... issue very, very seriously, that's why we are asking for an emergency
committee who will regroup the government, not only the government, but santé
publique, the Glencore as well, and the city of Rouyn-Noranda and the actors
of... of the economy of the region. So, they must address this very, very
important challenge because it's so important for the economy of the region,
and that being said, it's a question of healthcare and economy, both must be
respected and worked together. But again, we saw two ministers leaving for the
leadership race, one was for the environment, the other one was for the
economy, the... Why they haven't perceived that issue and why there's no
solution in place as we speak?
Une voix :
...
M. Tanguay
: Merci.
(Fin à 8 h 24)