Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures vingt-quatre minutes)
M. Tanguay : Alors, bon matin
à chacun et à chacune. Quand on vous dit que le gouvernement est sur pause, on
le constate encore une fois. À ce jour, nous n'avons toujours pas de
confirmation du moment du budget, et on s'enligne pour avoir un retard d'au
moins un mois. Nous avons besoin au Québec d'avoir un débat public sur ce qu'il
y aura dans le prochain budget. Des décisions importantes sont sur pause. Par
exemple, HMR, phase deux, on parle d'un peu plus de 300 millions, est-ce
que ce sera dans le budget ou pas? Bien, il faudra attendre au moins un mois de
plus pour savoir, avoir la réponse. Puis, pendant ce temps-là, c'est un projet
qui ne peut pas être planifié et aller de l'avant quant à la phase deux, après
le stationnement.
Alors, nous voyons malheureusement un
premier ministre, François Legault, qui n'a plus vraiment d'autorité, François
Legault qui voit, là, son parti se déchirer entre M. Drainville, Mme Fréchette,
et il n'y a pas de gouvernail, malheureusement.
Et nous demandons, le Parti libéral du
Québec, non seulement une date du budget, mais nous ne demandons que ce ne soit
pas le calendrier de la chefferie de la CAQ qui détermine si on va avoir un
budget à temps ou pas. C'est important. Les Québécoises et Québécois, là,
veulent savoir puis ils veulent avoir un débat sur comment seront dépensés
leurs taxes et impôts.
Je cède maintenant la parole à Fred
Beauchemin.
M. Beauchemin : Merci, Marc.
La CAQ fait encore tout ce qu'elle fait de... qui ne devrait pas être fait pour
l'économie. Malheureusement, retarder le budget, là, pour des raisons
électoralistes, parce que peut-être les deux candidats veulent ajouter des
promesses électoralistes dans le budget, là, c'est contre ce que la CAQ devrait
faire actuellement.
En retardant le budget, la CAQ va réduire
la prévisibilité. En réduisant la prévisibilité, on retarde des investissements
privés dans notre économie, dans nos PME. En faisant ça, évidemment, ce que ça
fait, c'est que ça va ralentir l'économie. Puis, encore une fois, je le dis,
là, la CAQ le fait pour des raisons purement électoralistes. Girard le sait, il
doit le comprendre, là, le Vérificateur général n'a pas vraiment eu confiance
dans son demi-plan de retour à l'équilibre budgétaire. Cette stratégie-là,
électoraliste, de la CAQ va... évidemment pas l'aider pour sa réputation.
On n'est pas du tout dans le même contexte
de ce qui s'est passé au fédéral. Actuellement, la CAQ ne le fait que pour des
raisons électoralistes. Elle n'est pas à l'écoute de l'économie. La CAQ va
nuire à nos PME. C'est malheureusement les Québécois qui vont continuer à payer
pour ces mauvaises décisions de la CAQ.
Journaliste : ...le parti de
l'économie, vous vous réclamez d'être le parti de l'économie, Québec solidaire
vient de dire que le gouvernement doit suspendre l'abolition du PEQ, est-ce que
vous êtes favorables à cette proposition-là, compte tenu, là, que les candidats
à la chefferie se déchirent entre eux, à savoir clause grand-père, pas de
clause grand-père, clause acquis, pas de... pas de clause de droit acquis?
M. Tanguay : Nous, on veut
effectivement, puis on n'a pas attendu Québec solidaire pour le dire, qu'il y
ait une clause de droit acquis. Et le PEQ faisait ses preuves. Est-ce qu'il
était... Est-ce qu'il était perfectible? Bien entendu. Mais c'est un programme
qui permettait de justement sortir des personnes qui voulaient avoir la
citoyenneté canadienne du fameux tourniquet de renouveler 11789 des permis de travail, renouveler les
permis de travail. Ils étaient dans une voie un peu plus rapide... je ne dirais
pas «rapide», mais un peu plus rapide pour obtenir la fameuse citoyenneté
canadienne, et, en ce sens-là, pour nous, on le dénonce. Je termine
là-dessus : ce sont nos services publics et nos entreprises dans toutes
les régions du Québec qui en font les frais. Ce n'est pas un gouvernement
économique, la CAQ.
Journaliste
: M.
Tanguay, pour François Legault, là, en ce moment, il n'y a pas une opportunité,
là, de démontrer que le gouvernement n'est pas sur pause? Il pourrait très bien
s'imposer puis dire : Ça suffit, on recule.
M. Tanguay
: Tout à
fait. Malheureusement. François Legault, il a essayé une fois, une fois, depuis
le retour en Chambre, de s'imposer, c'est quand il a déclaré, péremptoirement,
que tout le monde, à la CAQ, était pour le troisième lien, y incluant les deux
candidats à la chefferie. On a vu que les gens ont arrêté de se chicaner, ça a
pris une fraction de seconde, puis ils ont recontinué à se chicaner.
Malheureusement, on constate que M. Legault, François Legault, puis je trouve
ça triste, à la limite, là, n'a plus aucune autorité, et on a une absence de
leadership. Puis on attend le grand soir, un peu comme les péquistes, là, du
12 avril prochain. Pendant ce temps-là, les Québécoises et Québécois
paient pour un gouvernement, ils veulent un leadership.
Journaliste
: Mais, au
PLQ, est-ce qu'on est pour ou contre le troisième lien, là? Il semble qu'il y
ait des... des petites divergences dans...
M. Tanguay
: J'ai déjà
répondu là-dessus. On aura l'occasion de vous revenir sur, entre autres, qu'elle
est notre vision par rapport au très, très long terme. Alors, il y a des
solutions à court terme, il y a des solutions qui peuvent être appliquées
présentement. Je cite toujours l'exemple du pont à étagement sur Lebourgneuf,
qui viendrait diminuer la congestion dans ce secteur-là, parce qu'il y a eu des
développements dans le nord, ils n'ont plus d'argent. Alors, nous, on va vous
revenir avec les détails de ce qui pourrait être, entre autres, des solutions
sur le très long terme.
Journaliste
: Votre
futur chef, il est pour le troisième lien.
M. Tanguay
: On aura
l'occasion de revenir là-dessus.
Journaliste : Sur le fait
que, ce matin, le PQ interpelle les maires et mairesses... précisément à eux,
en disant : Êtes-vous conscients des impacts de demander un droit acquis
sur les services publics? C'est quand même... leur redonner un peu le fardeau
de la preuve.
M. Tanguay : Wow! Alors, on
voit très bien... bel exemple où le Parti québécois fait... fait une surenchère
identitaire avec la CAQ sur le dos de travailleuses et travailleurs qui sont déjà
intégrés, qui parlent français aussi bien que vous et moi. Puis je reviens avec
cet exemple-là de Daniela Martinez, 29 ans, qui est arrivée ici en 2019,
de la Colombie, qui est superviseure de réservations dans un hôtel, et elle est
à risque de devoir quitter parce que son permis de travail, à cause de
l'abolition du PEQ, ne serait pas renouvelé. Elle parle aussi bien français que
vous et moi, elle est intégrée. Alors, le PQ, pour des raisons électoralistes,
de faire une... sur le dos de travailleurs et travailleuses, dire :
l'immigration, c'est une menace, l'anglais, c'est une menace. Surenchère
identitaire, pendant ce temps là, on manque le bateau.
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous avez pensé la position exprimée par Bernard Drainville, hier, qui
réclame une clause de droit acquis pour certains travailleurs?
M. Tanguay
: Bien, je
pense que pour certains travailleurs... est-ce qu'on a le luxe au Québec, pour
les autres travailleurs qui ne sont pas certains dans la tête de Drainville?
Est-ce qu'on a le luxe de voir partir des femmes et des hommes qui sont
intégrés, qui parlent français, qui paient des taxes et impôts puis qui,
actuellement, il y a quelqu'un qui leur donne un emploi. Il y a quelqu'un qui
leur donne un emploi. On irait dire à la personne qui l'engage tant au public,
au privé : Bien, vous n'avez pas d'affaire à leur donner un emploi, qu'ils
retournent chez eux. C'est inacceptable. Économiquement : PQ, CAQ, même
affaire. Quand je vous dis que la CAQ c'est le PQ sans date de référendum, on
est là, là.
Journaliste
: Est ce
que le ministère des Ressources naturelles est au service de l'industrie
forestière? Lorsqu'il suffit d'un appel, là, pour que Domtar puisse avoir la
forêt qu'ils souhaitent.
M. Tanguay : Oui, moi, j'ai
trouvé ça préoccupant et il ne faut pas que ce le soit, évidemment, mais c'est
peut-être le constat qu'on n'a toujours pas de régime forestier alors que,
rappelez-vous les incendies de 2023, là, le forestier en chef avait dit :
Là, là, plus que jamais, il faut mettre à jour le régime forestier, ce qui n'a
pas du tout été fait puis on a vu Maïté Blanchette Vézina puis toute la saga.
Mon point à votre question : Non, il ne faut pas que ce soit ça. Ça prend
un régime équilibré. On a d'importants emplois forestiers partout en région,
notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Abitibi, mais il faut avoir un régime
forestier qui permette une prévisibilité, ce qu'on n'a pas.
Journaliste : Le ministre
Simard, qu'est qu'il doit faire face à cette situation?
M. Tanguay : Bien, il faut
qu'il... il faut qu'il se grouille puis il faut qu'il dépose un plan, sa vision
d'un régime forestier renouvelé et adapté, ce qu'on n'a pas. Il est arrivé au
lendemain qu'il ait déchiré, la CAQ, ce qui était proposé puis ce qui avait été
défendu bec et ongles par la ministre de l'époque. On est face à un
gouvernement qui n'a pas agi.
Journaliste : Encadrer
l'utilisation de la clause dérogatoire au Québec avec une loi-cadre, est-ce que
c'est intéressant comme proposition?
M. Tanguay : Je pense que ça
mérite un débat. Au Parti libéral du Québec, on n'est pas là ce matin, mais je
pense... et on salue le débat, le Barreau a le droit de s'exprimer et je pense
que ça peut très bien, oui, faire partie d'un débat public, tout à fait. Mais
au Parti libéral du Québec, on n'est pas là pour l'instant.
Journaliste
: ...
M. Tanguay
: On n'est
pas là parce qu'on n'a pas fait le débat à l'interne, mais on le fera le cas
échéant. Mais ce n'est pas une idée qui date d'hier, ça. C'est une idée qui
circule au Québec...Mais on n'est pas là pour l'instant. Mais je trouve ça
intéressant, puis bravo pour le Barreau qui s'exprime!
Journaliste : Donc, vous
n'êtes pas contre? Vous n'êtes pas contre.
M. Tanguay : On n'est
pas là. Quand je dis qu'on n'est pas là, on n'est pas là. Je ne suis pas pour,
je ne suis pas contre. Non, non.
Journaliste : Bien, vous
dites : Je trouve ça intéressant, ça mérite un débat, on n'est pas là...
Ça veut dire vous n'êtes pas contre.
M. Tanguay : On n'est
pas pour, on n'est pas contre, on n'est pas là.
Journaliste : Mais qu'est-ce
que vous pensez de l'utilisation qu'on en a fait dans les dernières semaines,
la clause dérogatoire?
M. Tanguay : Bon, si je
mets ça de côté, la CAQ a passé la gratte, la gratte dans les droits et
libertés fondamentales sur le projet de loi n° 21,
sur le projet de loi n° 96, sur le projet de loi n° 9, entre autres, je pense à l'immigration, mais on me
corrigera si j'ai tort, peut-être pas sur lui, mais sur le n° 21,
puis le n° 96... a passé la gratte dans les droits et
libertés les plus fondamentales de toutes les Québécoises et de tous les
Québécois, là.
Alors, en ce sens là, la CAQ a abusé, a
abusé de l'utilisation de la clause dérogatoire. Il en avait le droit
formellement en vertu de la constitution, mais lorsque de façon préventive,
vous n'attendez même pas que votre loi soit testée par les tribunaux puis
invalidée... puis, après ça, vous pouvez l'utiliser... Il a dit : Je ne veux
même pas le débat judiciaire, je veux faire taire tout le monde. Puis de façon
préventive, je pense, sur les 38 articles, entre autres, de la charte
québécoise, il passe la gratte. C'est une mauvaise utilisation de la clause
nonobstant.
Journaliste : Ça devrait être
interdit, ça...
M. Tanguay : Pas que ça
devrait interdire, ce n'est pas ça je vous dis. C'est qu'il a... on va le
juger, et l'histoire le jugera sur la façon. Il a le droit de le faire, il a le
droit de le faire...
Journaliste
: ...
M. Tanguay : Attends un
peu. Il a le droit de le faire. Mais il en a... il l'a mal utilisé. De façon
préventive que ça... ça n'avait été jamais vu.
Journaliste : Donc, vous êtes
ouvert au fait que... que l'on limite les pouvoirs d'un éventuel gouvernement
libéral?
M. Tanguay
: On
n'est pas là. Ça mérite réflexion.
Journaliste
: Non,
mais, c'est parce que, quand vous parlez de la CAQ, c'est parce que vous
personnalisez, vous le reliez à la CAQ, mais si vous êtes au pouvoir, est-ce
que vous seriez d'accord avec ça?
M. Tanguay : De?
Journaliste
: Bien,
avec ce que le Barreau propose.
M. Tanguay
: Ah!
mais comme je vous dis...
Journaliste
: Parce que
ça menotte quand même...
M. Tanguay
: On
n'est pas là. Je ne vais pas, moi, de façon péremptoire, vous dire si on est
pour, on est contre. Je vous dis que c'est un débat...
Journaliste
: OK, donc,
vous êtes pour quand ça concerne la CAQ, mais vous ne le savez pas.
M. Tanguay
: Non,
je n'ai pas dit que j'étais pour quand ça concerne la CAQ. La CAQ sera jugée
sur sa façon dont elle l'a utilisé. Je n'ai pas parlé... j'ai parlé de façon
indépendante de l'encadrement par un vote aux deux tiers, ou quoi que ce soit,
de l'exercice de la clause nonobstant. Indépendamment de cela, je n'ai pas
attendu le mémoire du Barreau pour vous dire que la CAQ utilisait de façon
abusive, parce que... préventive sur tous nos droits à la clause nonobstant, ça
fait des années qu'on le dit.
Journaliste
: Sur Live
nation et evenko, est-ce que vous partagez la colère des petits festivals qui
voient les millions de dollars que le gouvernement accorde en subventions à...
M. Tanguay
: Je
pense qu'il faut être vigilant, et il faut s'assurer que notre culture puisse
bénéficier également de l'aide financière nécessaire et justifiée pour qu'il y
ait, oui, des spectacles en français et que notre culture soit soutenue. Une
fois qu'on a dit ça, Montréal, plaque tournante de grands spectacles
fussent-ils en anglais, bien, aussi, je pense que c'est important de ne pas
jeter le bébé avec l'eau du bain. Alors, je pense qu'il faut être vigilant,
mais il faut soutenir notre culture francophone. Puis le gouvernement,
malheureusement, n'en a pas fait assez.
Journaliste
: Et sur
l'abolition du prix plancher, là, avec l'essence, finalement, il semble que ça
ne donnait pas peut-être le résultat escompté. On continue de payer trop cher.
M. Tanguay
: Oui,
mais, nous, on n'était pas là pour abolir la taxe sur l'essence, là, la taxe
carbone, on n'était pas là du tout. Maintenant, pour s'attaquer au coût de la
vie, l'essence est un élément important, c'est un élément. On avait fait
plusieurs propositions puis cette année électorale, comme on dit, on va se
ramasser, là, puis on va arriver entre autres sur les politiques du Parti
libéral du Québec pour lutter contre le coût de la vie. Je vais vous... je vais
vous redonner ce qu'on avait dit, entre autres, je vous cite ce seul
exemple-là : abolition —ce qu'on avait dit à l'époque — de
la TVQ sur les produits de première nécessité qui sont encore taxés à la
pharmacie, vous allez payer une taxe sur les brosses à dents, sur le shampoing,
c'était un des éléments. Chaque parti politique devra arriver avec des mesures
tangibles pour s'attaquer au coût de la vie.
Le Modérateur
: En
anglais.
Journaliste
: Should the government be
allowed to use the notwithstanding clause on laws involving secularism?
M. Tanguay :
Again, I think that to use it as a
preventive strike to… to forbid any citizens to have his say in court, I think
that it's unreasonable. Unjustifiable. So, that being said, a piece of
legislation, every piece of legislation could be... potentially be impacted by
such a clause. But the way the CAQ had perform it prior to any judicial debate
and suspending everyone's every rights, it was clearly unreasonable,
unjustifiable, and the CAQ will be severely judged by the population.
Journaliste :
So, you agree somewhat, then, with the
Barreau and the idea of restricting...
M. Tanguay :
I think that the Barreau has the right
to put forward such a suggestion. The Québec Liberal Party we will not... We
are not there as we speak. That being said, this is an interesting debate to
have to conduct. But for us, we today, là, we're not… we're not there. But it's
very interesting, interesting food for thought.
Journaliste :
But you said that this idea to have a
law that will restrict or give a framework for the use of the notwithstanding
clause has been… it's a debate has been going on for years. So how come the
Québec Liberal Party doesn't have a clear position on this issue?
M. Tanguay :
We'll… we'll… we'll… We will have one.
That being said, and again, the way historically by which this clause had been
put forward, it was not has the CAQ as done in the past seven years. That being
said, so we saw that, with the CAQ, the... to a certain extent very
unreasonably use the notwithstanding clause. So, I think that it's now a
conversation, a debate that we can have. But again, today we're not there.
Journaliste :
And for the Québec Experience Program,
the PEQ…
M. Tanguay :
That.
Journaliste :
…are you asking for a grandfather
clause…
M. Tanguay : Yes.
Journaliste
: …for all, everyone that is here in Québec already…
M. Tanguay : Yes, yes.
Journaliste
: …and that could not even have send an application because both
parts of the PEQ were put on hold?
M. Tanguay :
Yes.
Journaliste
: And so, grandfather clause for everyone?
M. Tanguay :
For everyone, for everyone, grandfather
clause. Now, that being said, grandfather clause for what? To apply and to be
judged on the merit of the of one spot, but to apply and to be judged on the
merit of the file, and we have to refer to the fact that there's already in
place conditions linked to the PEQ. So, and again, when we're talking about
workers, men and women who are working very hard in the public …for the public
services or even within our PME, I think that it's… it's… it's clearly a… a… a…
bad approach, and that's why we were asking for a grandfather clause.
Journaliste :
And are you asking for the abolition of
the… of the suspension… Like, are you asking for the suspension of the
abolition of the PEQ? Like because there is a leadership race right now.
M. Tanguay :
Yes.
Journaliste
: Drainville wants to have a grandfather clause.
M. Tanguay :
For certain parts of workers.
Journaliste
: Roberge end Fréchette, no.
M. Tanguay :
Yes.
Journaliste
: So are you asking, a, just wait like put the abolition of the PEQ
on… on hold as you put iton hold in the past?
M. Tanguay : Absolutely, absolutely. Because again, it goes to my first point.
There's no leadership as we speak in Québec. So, you have two candidates at the
succession of François Legault
fighting each other on every very different vision. That being said, Mr.
Drainville is not asking for… he's not suggesting a grandfather clause for
every worker, but for certain categories of workers, for us, it's for everyone,
and then, they will be able to apply, and their case will be judged on its
merit.
Journaliste :
What are the real consequences if Mr.
Girard delays the budget to after the leadership race?
M. Tanguay :
No public debate. And I let Fred also
add. No public debate, not knowing where are we leading? For instance, big
project like… like HMR, they need $300 millions plus to continue phase II of
this project. We are in February; we have to wait until the end of April. Every
big project that needs to… put… to move forward are slowed by this.
M. Beauchemin :
And now we're standing with Marc just
talked about the issue mainly, as it relates to our small and medium sized
businesses is that they can't see… they can't see the forecast, they don't have
any idea what the government's is going to do in terms of investing into the
economy, what are the repercussions for them. And so, what that creates is that
the mindset from a business owners' perspective is to restrain investment into
its own business, because you never know, the government is delaying, you know,
what needs to… well, well, what should have happened before. And so, because
you don't have that… that vision, you don't have that view of what's to come,
you're going to be delaying investment. That's going to slow down businesses.
It's going to slow down the economy. It's going to slow down revenue for the
government in Québec. It's going to increase our deficit.
Journaliste
: But it's happened before that the governments have delayed budgets.
It's not the first time this happens. It doesn't necessarily have to be in
March through.
M. Beauchemin :
But the reason why the CAQ is doing is
purely for political reason is purely to satisfy either Frechette or David. It
has nothing to do with what's going on in North America, has nothing to do
what's going on with global market has nothing to do with currencies, nothing
at all. It only has to do with what Christine or Bernard wants to have in the
platform going forward, and he wants to embody that into the PNL, or if you
want the… the actual budget itself. And so, you know, we don't know, we don't
even know what the how they're going to be financing all their… their, you
know, excessive ideas. Thank you. Merci.
Journaliste : Merci beaucoup.
(Fin à 11 h 43)