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(Quinze heures quatorze minutes)
M. Tanguay : Alors, on
apprend, il n'y a même pas une heure, que Christine… Fréchette est maintenant
est d'accord… Contrairement à la décision du Conseil des ministres à laquelle
elle avait participé, maintenant, Christine Fréchette, elle est d'accord pour
rouvrir, réactiver le PEQ pour une période de deux ans, et elle est en
contradiction claire avec celui qui l'a appuyé dans la course à la chefferie il
y a quelques jours, Jean-François Roberge. Jean-François Roberge, ministre de l'Immigration,
appuie Christine Fréchette. Lui, il est pour l'abolition du PEQ et elle est pour
réactiver le PEQ. Contradiction sur un dossier qui fait rage au Québec et qui
touche à des travailleurs et des travailleuses qui sont sur le territoire du
Québec et dont le projet de vie et l'apport au Québec est mis de côté. Trois
constats. D'abord, elle dit : Moi, pour arriver à cette décision-là, elle
dit j'ai rencontré des intervenants. Pourquoi elle, elle les a rencontrés puis elle,
elle a changé d'idée? On invite M. Jean-François Roberge à aller
rencontrer les mêmes personnes. Qui sait, peut être qu'il va arriver à la même
conclusion qu'elle?
Deuxième élément, elle parle pour rétablir
le lien de confiance. Elle-même constate une chose, il y a une perte, i y a un
bris de lien de confiance entre ce ministre-là, Jean-François Roberge, et la
population, pas juste celles et ceux qui sont touchés directement par le PEQ, mais
également la population, tous les intervenants qui dénoncent cette mauvaise
décision. Et elle en profite pour en sacrer une autre à Bernard Drainville, on
a besoin de ça au Québec. Elle parle de Bernard Drainville en disant qu'il fait
une fausse promesse, promet une fausse clause. Elle dit qu'il ne connaît pas le
dossier, Bernard Drainville. Puis elle dit qu'il avance des solutions
simplistes. Christine Fréchette vient de démolir son collègue à la CAQ, son ex-collègue
ministre au Conseil des ministres. Elle vient de le descendre en flammes encore
une fois pour en rajouter une couche. S'il y avait de la chicane, là, on est
rendus au deuxième palier.
Pendant ce temps là, François Legault, il
n'est pas à Québec, François Legault, il est ailleurs, puis François Legault
pérore, puis il parle, puis personne ne l'écoute. Alors, c'est ça, le Québec,
dans une fin de régime, d'une chefferie où ça s'entredéchire, où il y a un
ministre qui fait bien ce qu'il veut puis qui appuie quelqu'un qui est contre
lui. C'est la pagaille la plus complète. On demande à François Legault, là, qui
n'est pas encore parti, semble-t-il, il a encore son chèque de paye, à mettre
son pied à terre, sonner la fin de la récréation, d'ouvrir ses ornières lui
aussi, puis de faire la seule chose qui se doit faire en sorte de réactiver le
PEQ. Là, c'est Christine Fréchette qui se désolidarise avec cette décision-là
et qui sort publiquement. Alors, c'est ça, la CAQ fin de régime? Quelle
faillite!
Je cède maintenant la parole à mon
collègue.
M. Morin : Alors, toute une
déclaration de Christine Fréchette cet après-midi. Oui, elle va accorder une
clause de droits acquis pour le PEQ. Alors là, le ministre de l'Immigration,
Jean-François Roberge, il est plus isolé, il est tout seul. Ça n'a pas de bon
sens. La personne qu'il appuie, parce qu'il a donné son appui à Christine Fréchette,
bien, elle-même le désavoue. Alors là, ce qu'il faut, c'est d'abord peut-être qu'il
parle à la CAQ, parce que ce n'est pas tellement bon pour la population du
Québec en général, ce n'est surtout pas bon pour notre économie. Et là, il est
complètement isolé, désavoué. Il lui reste une chose à faire, d'abord, accorder
une clause aux droits acquis pour le PEQ, et vite. Si lui. Il n'est pas capable
de prendre cette décision-là, il faudrait que le premier ministre leur parle,
parce que là, ce que ça fait sur le terrain, parce que, nous, on est sur le
terrain contrairement au ministre, c'est des gens qui sont en détresse, en
pleurs, des employeurs qui vont perdre des employés qui ne savent plus quoi
faire avec des délais. On ne peut pas attendre, il faut que la décision soit
prise. Maintenant, on doit arrêter des drames humains, il faut absolument un
claude de droits acquis pour le PEQ maintenant. Merci.
M. Tanguay : Bravo! Vas-y en anglais.
M. Morin : We've heard today that Christine Fréchette will grand a grandfather
clause for those workers in the… in Québec. Well, the minister of Immigration,
Mr. Roberge, is totally alone and he wishes to move forward with his idea, his
new program, PRTQ. It doesn't work. The only program that will really help the Québec
economy is the PEQ. He should open a grandfather clause, he should respect his
word, that is very important, and he should act now because he is alone for his
new program. All the others are against him. Mr. Roberge, please, act now!
M. Tanguay : And I have a simple question for this bad CAQ Government, who is in
charge? Who is in charge: François Legault, Jean-François Roberge, Christine
Fréchette, Bernard Drainville? Who is in charge? In the time being, waiting for
the end result of this leadership race, we're talking about human beings who
are, you know, facing this tragic decision. So, who is in charge,
M. François Legault? Thank you.
(Fin à 15 h 19)