Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures une minute)
M. Zanetti : Bonjour, tout le
monde. Alors, on voudrait commencer tout d'abord en félicitant la nouvelle
députée de Chicoutimi, Mme Laflamme, qui a fait une élection, qui a
travaillé fort, puis qui l'a eue avec un beau résultat, alors félicitations, cette
députée qu'on a bien hâte de rencontrer ici, à l'Assemblée nationale.
On
veut évidemment aussi féliciter notre candidate, Jeanne Palardy et son équipe
qui ont fait une campagne… une campagne extraordinaire, vraiment connectée avec
les enjeux de l'heure, ceux dont tout le monde parlait dans tous les réseaux,
notamment l'enjeu de l'immigration, l'abolition du PEQ, qui est très, très
dommageable pour les milieux à la fois des entreprises, des services publics,
les milieux universitaires et d'enseignement supérieur à Chicoutimi. On a été
cette voix-là avec Jeanne. Le caucus a été très impliqué aussi dans la
partielle. Cinq députés sont allés, dont Ruba trois fois, moi, deux fois aussi.
Et je pense qu'on est vraiment... on a là une équipe qui est... qui est bien
rodée pour la prochaine élection générale. On est bien contents de ça. On a
parlé aussi de coût de la vie, d'environnement, d'immigration et
d'indépendance. Ça a été les thèmes vraiment centraux qui ont... qui ont été
ceux de notre candidate. Et on est bien fiers de ça. C'est... C'est tout pour
moi pour l'instant.
Mme Ghazal : Oui. Très bien.
Bien, merci. Moi aussi, à mon tour, je veux féliciter Mme Laflamme. Ce n'est
pas facile, hein? Ça prend du courage de mettre sa face sur une pancarte. Je
veux féliciter toutes les personnes qui ont participé à cet exercice
démocratique. Et féliciter beaucoup aussi Jeanne. On était là hier soir.
Vraiment, il y a une équipe dynamique. Et elle a fait une excellente campagne.
Quelqu'un de très connecté sur le terrain.
Je veux venir sur une décision vraiment
totalement ridicule. Et j'ai hâte que le gouvernement de la CAQ, et
Jean-François Roberge, et François Legault, qu'ils décident de faire marche
arrière sur le PEQ. On l'a vu, imaginez, les provinces sont rendues, au
Canada... sont rendues plus attractives que le Québec pour les immigrants
francophones. Ça fait que ces immigrants francophones, la crème de la crème de
ceux de l'immigration qu'on rêve d'avoir ici au Québec, sont en train de s'en
aller ailleurs parce que les provinces canadiennes sont en train de les
attirer, puis ils sont en train de quitter. Et on apprend aussi qu'il y a
1 000 profs dans un réseau de l'éducation qui n'est déjà pas
attractif, le réseau de l'éducation publique, il y a 1 000 profs à cause
du PEQ qui... on risque de perdre. C'est catastrophique.
Pourquoi est-ce qu'on est en train de
nuire au Québec, à son économie, à nos services publics, à nos régions?
Pourquoi est-ce qu'on est en train de faire ça? Parce que la CAQ et le Parti
québécois ont décidé de faire de la surenchère sur l'immigration. Ils ont
décidé d'instrumentaliser l'immigration pour montrer à quel point, eux autres,
ils font les gros bras. Et, pendant ce temps-là, ce n'est pas juste les
immigrants eux-mêmes qui vivent des drames humains, les gens qui viennent ici,
qui vivent des situations inhumaines à cause de la mesquinerie de la CAQ et du
discours ambiant sur l'immigration, à cause du Parti québécois et de la CAQ,
mais on nuit aussi à nos enfants dans nos écoles, on nuit aussi aux gens, à nos
entrepreneurs, on nuit à notre économie, on nuit à nos services publics.
C'est tellement d'un ridicule. Je
comprends que, là, on attend un nouveau chef dans... à la CAQ, une nouvelle
première ministre ou un nouveau premier ministre. On n'a pas de temps à perdre.
C'est maintenant que Jean-François Roberge devrait sortir de son entêtement,
qu'il arrête de nuire aux Québécois, qu'il arrête de nuire à nos enfants dans
nos écoles puis qu'il ramène le PEQ maintenant.
Journaliste : Mme Ghazal,
hier, dans son discours, Paul St-Pierre Plamondon a dit qu'il avait entendu la
peur des électeurs de Chicoutimi. Vous êtes un parti indépendantiste qui veut
l'indépendance. Il dit qu'il fallait faire preuve d'intelligence et de jugement
avant de tenir le référendum. Est-ce qu'il est en train de reculer?
Mme Ghazal : Vous lui
demanderez si c'est ça qu'il est en train de faire. Nous...
Journaliste : ...
Mme Ghazal : Nous, à Québec
solidaire, c'est sûr qu'on est très connectés avec la population. Puis, moi, je
l'ai déjà eue, l'occasion de le dire, les gens, dans la situation actuelle,
avec les tarifs de Trump, ils sont inquiets. Et cette inquiétude est tout à
fait légitime, puis on la comprend, puis on comprend très bien. On a un processus
d'accession à l'indépendance qui est très, très, très différent de celui du
Parti québécois, vous le connaissez, celui de la Constitution. Pour permettre
aux gens, de façon démocratique... c'est l'Assemblée constituante ou de façon
démocratique de pouvoir s'exprimer puis parler de ces peurs légitimes.
Je vais laisser Sol aussi continuer
là-dessus.
M. Zanetti : Oui. C'est ça.
Bon. Ça fait... Ça fait longtemps quand même que le Parti québécois existe, et
depuis 1995, c'est dans son ADN de reculer sur la question de l'indépendance.
Alors, évidemment, nous, on l'a à l'oeil.
Nous, nous ne reculerons pas. Et, tout en
étant très conscients des tensions géopolitiques actuelles, puis de ce que ça
fait dans le climat, puis de l'insécurité que ça peut créer, ce qu'on propose,
nous, en fait, c'est que le rempart à ces tensions géopolitiques là, c'est
l'alliance avec des puissances moyennes, des alliances qui sont libres, des
alliances qui ne sont pas se soumettre aux décisions des autres, des alliances
qui sont à créer. Et puis c'est ça, la clé, d'être capable de continuer cette
démarche vers l'indépendance malgré une situation géopolitique tendue.
Journaliste : Mais, si le
Parti québécois formait un gouvernement minoritaire, par exemple, en 2026,
est-ce que vous seriez prêts à l'appuyer pour qu'un référendum ait lieu, s'il y
a besoin d'autres appuis au sein de la Chambre?
M. Zanetti : Sur la question
de l'indépendance, comme sur tous les projets de loi présentés, nous, on appuie
toujours les projets de loi en faveur desquels nous sommes, on est en faveur de
l'indépendance du Québec. Alors, nous autres, on va toujours être des alliés
des peuples du Québec. Je parle des peuples aussi parce que je veux inclure
autour de la table de cette réflexion-là, les nations autochtones, Premières
Nations inuites. Et, clairement, nous, on est des alliés.
Journaliste : Et iriez-vous
jusqu'à dire que le contexte géopolitique nuit à un projet de référendum?
M. Zanetti : Je pense qu'il
n'en tient qu'à nous.
Journaliste
: ...
M. Zanetti : Oui, oui, je
comprends. Je pense qu'il n'en tient qu'à nous. Je pense que ça crée de
l'insécurité. Pas juste au Québec, mais partout. Même les membres de l'OTAN se
font maintenant menacer par la superpuissance au cœur de l'OTAN, qui est les
États-Unis. Alors, ça crée de l'incertitude partout dans le monde. Ça, je
comprends ça. Maintenant, la solution à ça, à cette menace aux souverainetés,
bien, c'est plus de souveraineté. Ce n'est pas de reculer sur nos souverainetés,
reculer sur nos démarches d'accession à l'indépendance.
Journaliste : Mais dans la
perspective d'un référendum sur la souveraineté, est-ce que c'est un défi
supplémentaire?
M. Zanetti : C'est un défi.
C'est clair que c'est un défi qu'il faut... il faut prendre acte de ça. Mais
c'est un défi qui est surmontable et qu'on est capable de surmonter. Qu'on va
surmonter en faisant ce que le Québec fait plus que les autres provinces,
c'est-à-dire des relations internationales, mais en faisant ce que le Québec a
historiquement, évidemment, moins fait que des pays, parce qu'on n'est pas un
pays, c'est-à-dire crée des alliances sur le plan politique, je pense qu'il
faut commencer à réfléchir à ça dès maintenant.
Journaliste : Vous avez dit
que vous étiez très connecté avec la population.
Mme Ghazal : Oui.
Journaliste
: Or, hier,
vous avez eu moins de 6 %, là, dans la partielle, c'est 6 % de moins
que la dernière fois. Comment vous pouvez dire que vous êtes connecté avec la
population si vous avez des résultats comme ceux-là?
Mme Ghazal : Les propositions
qu'on met de l'avant sont populaires et elles sont attractives. Maintenant,
dans le contexte d'une partielle, c'est un contexte difficile. Chicoutimi,
comme je vous dis, on a... On avait Jeanne, notre candidate, on a aussi une
base qui est très présente et très ancrée dans la région, mais ça reste quand
même que c'est un endroit plus difficile pour Québec solidaire. Historiquement,
ça l'a été et avec une partielle où est-ce que, disons, l'intérêt n'était pas
très présent, là. Moi, j'étais présente sur le terrain, sur les propositions,
sur les enjeux, moi, j'étais aux épiceries puis je parlais aux gens sur le coût
de l'épicerie. Ça, les propositions que Québec solidaire, on met de l'avant,
les gens sont d'accord avec ça. Et aussi sur la question... aussi sur la question...
aussi sur la question du logement, de la crise du logement, on est extrêmement
à l'offensive à Québec solidaire sur ces enjeux-là. Donc, ce résultat-là ne
traduit pas la qualité ou ne traduit pas l'attractivité des propositions de
Québec solidaire. Ce résultat-là ne traduit... qu'on a vu hier, ne traduit pas
l'attractivité des gens de Chicoutimi ou de la population québécoise sur les
mesures qu'on met de l'avant pour régler la crise du coût de la vie et la crise
du logement. Maintenant, la question vous me l'a posée à chaque sondage,
maintenant...
Journaliste : C'est quoi
votre point de mesure? C'est quoi votre point de mesure si ça ne fonctionne
même pas durant...
Mme Ghazal : Maintenant, la
question... la question... Je... On va se parler un par-dessous l'autre tout le
temps, sans arrêt.
Journaliste
: Moi
j'aimerais juste savoir...
Mme Ghazal : Je sais... vous
n'aimez peut-être pas ma réponse, moi, je n'aime pas souvent vos questions,
mais j'y réponds avec respect. Je réponds avec respect. Je m'en viens, il faut
me laisser le temps de répondre, messieurs.
Donc, maintenant, à Québec solidaire, vous
me posez souvent la question aussi par rapport aux sondages et tout ça. Nous,
on a... on a eu une période de transition si... plus lente, les gens apprennent
à nous connaître, à nous aimer. Il va y avoir une campagne électorale générale
en octobre 2026. Tout n'est pas dessiné d'avance. Le résultat d'hier... Moi, je
suis fier de la campagne puis des propositions qu'on a mises de l'avant. Le
résultat, est-ce que c'est ça que j'aurais voulu? Bien sûr que non. Maintenant,
est-ce que c'est fini, puis c'est terminé, puis on plie bagage? Bien sûr que
non. On va continuer à être à l'offensive, à attaquer les vrais coupables des
crises du coût de la vie, de la crise du logement, qui ne sont pas
l'immigration, qui sont plutôt une solution. Et on est bien en selle avec cette
nouvelle... nouveau leadership que vous avez, avec les nouvelles candidatures
que vous allez voir avec nous, se joindre à nous pour une équipe et tout n'est
pas terminé à cause du résultat d'hier.
Journaliste : Vous allez
avoir un candidat issu du NPD prochainement.
Mme Ghazal : Je ne sais
pas...
Journaliste : M. Boulerice.
Vous, vous avez déjà...
Mme Ghazal : C'est des
rumeurs.
Journaliste
: ...confié
votre... votre inclination vers ce parti-là? Or, il y a un candidat à la
direction du NPD, Avi Lewis, qui dit : Ça prendrait des épiceries gérées
en partie par l'État. Est-ce que ça, ça serait... pour réduire les prix. Est-ce
que ce serait une bonne... une bonne mesure à proposer lors des prochaines
élections, selon vous?
Mme Ghazal : Je vais
commencer par corriger une prémisse que vous avez dite dans votre question sur
le fait que moi, j'appuie le NPD. Moi, dans l'histoire, depuis que j'ai 18 ans,
donc ça fait très longtemps, j'ai eu maintes, maintes occasions de voter. J'ai
voté très, très, très souvent bloc. D'autres fois, j'ai voté NPD. Maintenant,
j'ai décidé d'annuler mon vote au fédéral. Donc, ce sont des choses comme ça.
Je suis comme les Québécois et Québécoises, très connectée. Ça varie en lien
avec tout ce qui se passe au niveau fédéral. Et donc, une fois que j'ai corrigé
cette affirmation fausse que vous venez d'énoncer, je vais répondre à votre
question.
Nous sommes en train de travailler sur une
plateforme qui va être adoptée par nos membres au mois de mai et on va avoir
toutes sortes de mesures sur une de nos priorités très fondamentales, qui est
le coût de l'épicerie, le coût du logement et le coût de la vie. Ce qu'on a
mis... ce qu'on a présenté récemment, comme solution très populaire... Je vous
le dis, là, je fais des vox pop auprès des épiceries puis je dis aux gens de
plafonner les profits des grosses épiceries qui ont des marges de profits
importantes, avec des PDG qui ont fait des... qui font des millions et des
millions de dollars en primes puis. après ça, qui ont le culot de nous dire que
ça va augmenter, là, tous les prix de l'épicerie vont augmenter. C'est
tellement honteux. Ces gens-là, on doit les mettre au pas puis dire : On
veut plafonner le coût de l'épicerie.
Après ça, le gouvernement, il n'y a rien
de fait à ça. Ça fait que, là, on a dit : Parfait! Ayons une commission
pour avoir des experts pour étudier cet enjeu qui fait souffrir les Québécois
en ce moment. En ce moment, on a des enfants qui vont à l'école sans manger.
Puis ici, souvent, à l'Assemblée nationale, on discute du sexe des étoiles. Il
faut qu'on soit avec le monde qui souffre et qu'on arrête de vouloir ici
protéger une... des gens qui sont déconnectés. Ça fait longtemps qu'ils n'ont
pas vu que le pain, ça coûte cher, au Québec, puis que les gens vont au
Dollarama pour la...
Journaliste : ...la
tarification dynamique dans les épiceries?
Mme Ghazal : Absolument.
C'est totalement... Je me... j'ai même peut-être déjà fait une réaction, c'est
totalement horrible. On veut l'ubérisation de nos épiceries, on est rendus là.
Pendant ce temps-là, le gouvernement est assis sur ses deux mains.
Sérieusement, en ce moment, je suis très indignée à quel point on parle du coût
de la vie, on en parle tout le temps, et on a toute une classe politique qui
s'en fout puis qui parle de d'autres choses. Allez à l'épicerie parler avec le
vrai monde, comment ils vivent ça, le vrai, vrai monde, pas celui de Bernard
Drainville.
Journaliste : ...Mme Ghazal,
qu'est-ce qu'il y a dans votre... dans votre cœur pour que vous ayez tant
d'agressivité en vous ce matin?
Mme Ghazal : Vous vous
qualifiez ça comme de l'agressivité, moi, je qualifie ça comme une colère
saine. Peut-être, quand une femme se met en colère, ça ressemble à de
l'agressivité, c'est peut-être que c'est comme ça que c'est interprété. Moi je
le sens... moi je sens... je suis indignée.
Journaliste : ...lié au
résultat d'hier?
Mme Ghazal : Oh mon Dieu! Mon
Dieu! Moi, je suis à Québec solidaire depuis 2006.
Journaliste : ...couvre
l'actualité, donc on est obligés, des fois, d'essayer de voir s'il y a des
liens entre...
Mme Ghazal : Bien, vous
voulez faire... vous voulez que je m'étende puis que je fasse de la
psychologie...
Journaliste : Bien, c'est
parce que j'ai une question, vous avez dit quelque chose d'intéressant tantôt.
Mme Ghazal : Moi, je suis
indignée, indignée. Ça fait des... Ce n'est pas la première fois que je parle
du coût de l'épicerie, puis du logement, puis de la crise, puis des gens qui viennent
dans nos bureaux en braillant parce qu'ils se font traiter comme... mettez tous
les qualificatifs, par des... puis des Shapiro. On les voit. Puis ces gens-là,
je ne fais pas juste faire ma revue de presse puis venir en parler, je sens ce
qu'ils vivent, je sens ce qu'ils ressentent puis j'ai envie... puis je ne suis
pas la seule, Sol, les députés de Québec solidaire, ça fait depuis que
Françoise et Amir étaient à l'Assemblée nationale, on est... On ne veut pas
juste être la bonne conscience de l'Assemblée nationale, on veut parler de ce
qui se passe pour vrai, avec des mesures puis des propositions de contrôle des
loyers qui sont rigoureuses, qui sont le gros bon sens. Et on prêche dans le
désert, en ce moment, parce que la classe politique est déconnectée de la population.
Journaliste : ...vous êtes en
colère...
Journaliste
: Est-ce
qu'en fait...
Des voix : ...
Mme Ghazal : Attendez!
Attendez, s'il vous plaît! On va le laisser poser sa question. On est tout
ouïe. Allez-y, je vous écoute.
Journaliste : ...un échange,
quelque part, ici, là, donc, je pense que vous comprenez la dynamique, là, on
a... respectueusement. C'est juste parce que vous avez dit quelque chose qui
semble intéressant, là, quand vous avez expliqué les résultats d'hier à
Chicoutimi, vous avez parlé de défis historiques. Moi, j'aimerais juste savoir
à quoi vous faites référence quand vous parlez de défis historiques. Vous avez
dit... vous avez parlé du résultat puis vous avez dit : À Chicoutimi, on a
des défis historiques, et c'est... Vous avez prononcé, ces deux mots-là. Je
veux juste essayer de comprendre à quoi vous faites référence.
Mme Ghazal : Non, ce que j'ai
dit, c'est que, historiquement, on n'a jamais fait plus que... par exemple, tu
sais, dans les chiffres, là, si on les regarde, c'est... historiquement, quand
on regarde les chiffres, c'est un terrain difficile, mais ce n'est pas un
terrain infertile pour Québec solidaire puisqu'on est connectés.
Journaliste
: ...parlé
de défis historiques. Vous avez utilisé les mots «défis historiques». Donc, à
quoi vous faites référence quand vous parlez de défis historiques dans
Chicoutimi?
Mme Ghazal : Bien, je parle
des résultats, là, tu sais. La dernière fois, on a eu comme 12 % en 2022.
Journaliste
: Qui ne
changent pas, donc.
Mme Ghazal : Ça fait que... ça
fait que, tu sais, il y a eu des fois des hauts, des fois des bas. Ça fait que
je suis consciente du défi, mais ça ne remet pas en question l'attractivité des
propositions qu'on met de l'avant.
Journaliste : Quels sont les
défis historiques?
Mme Ghazal : Là, je... je ne
sais pas... Moi, je fais juste référence aux chiffres à travers le temps.
Journaliste : ...moi,
j'essaie de comprendre, au-delà des chiffres, à quoi vous faites référence.
Mme Ghazal : Bien, moi, je
regarde maintenant pour l'avenir. On s'en va en campagne en octobre 2026 et on
va être encore plus à l'offensive, et vous allez nous voir, et vous me voyez
déjà avec l'équipe solidaire à l'offensive, à…
Journaliste
: …vous
n'avez aucune idée des défis historiques auxquels… dont vous parlez.
Mme Ghazal : …on va être à
l'offensive encore. On a un nouveau leadership. On a été en période de
transition et maintenant on a un nouveau leadership puis on est bien en selle, Sol
et moi, avec toute l'équipe solidaire pour présenter des solutions qui sont le
gros bon sens pour les crises que vivent les gens. Et moi, je suis confiante
pour octobre 2026, les dés ne sont pas joués.
Des voix : ...
Mme Ghazal : Je ne me
rappelle pas avoir dit «défis historiques».
Journaliste
: Mais qu'est-ce
qui fait que vous ayez des difficultés historiquement à l'extérieur...
Des voix : ...
Journaliste
: On a eu...
On a eu un résultat similaire... Vous avez un résultat similaire Arthabaska,
même chose à Terrebonne, même chose... Qu'est-ce qui fait qu'encore une fois on
revient toujours un peu à la même chose avec Québec solidaire, mais vous n'êtes
pas parvenus à sortir de Montréal?
Mme Ghazal : Bien, on a eu
des hauts et des bas. Tu sais, dans les résultats, ce n'était pas toujours
comme la catastrophe tout le temps, et il y a eu des hauts et des bas. Puis en
ce moment, on est… après une période de transition, on est ici bien en selle
pour… pour la suite, pour amener des propositions qui soient… qui sont le gros
bon sens sur des enjeux qu'on est les seuls ici à parler.
J'aimerais ça entendre, j'aimerais ça — vous
allez avoir les autres parties tantôt, si vous voulez, là, vous n'êtes pas
obligés — mais, par exemple, leur demander qu'est-ce qu'ils
proposent, eux, concrètement, pour la crise du coût du logement? Sincèrement,
c'est quoi, les mesures qu'ils mettent de l'avant? Nous, on a même eu des gains
pour, par exemple, par rapport aux aînés, aux locataires aînés pour les
protéger. Qu'est-ce qu'ils proposent pour l'épicerie? Qu'est-ce qu'ils
proposent pour tout ce qui touche les gens? Il n'y a eu personne d'autre que
moi, comme chef parlementaire, qui s'est levé en Chambre pour poser des
questions sur ces enjeux au premier ministre.
Ça fait qu'on est à l'offensive. Nous, on sait
qui sont les coupables, les gros… les gros, les multimillionnaires et aussi les
gros... les gros PDG, les PDG des grosses entreprises multinationales et aussi
les spéculateurs immobiliers, entre autres. Et c'est eux qu'on laisse faire
puis qu'on laisse faire ce qu'ils veulent, puis on est dans le Far West, dans
le marché immobilier, dans l'épicerie, un peu partout. On est les seuls à
proposer des mesures.
J'aimerais ça entendre le Parti québécois,
j'aimerais ça entendre le Parti libéral et la CAQ proposer des mesures. Ils
peuvent même en prendre, de celles qu'on met de l'avant.
Journaliste
: Mais vous
dites que vous proposez des mesures pour le coût de la vie, les coûts du
logement qui vivent les gens et ça les rejoint tous. Mais…
Mme Ghazal : Oui, c'est très
populaire quand je leur en parle.
Journaliste
:
Exactement. Pourquoi ça ne se traduit pas en appuis plus solides que ça à
Québec solidaire?
Mme Ghazal : Parce que moi, je
viens d'arriver avec Sol comme nouveau leadership du parti, les gens sont en
train d'apprendre à nous connaître. On va être plus à l'offensive. Tu sais, à
Chicoutimi, les gens nous ont écoutés. Je le voyais, là, tu sais, Jeanne, là,
elle marquait des points puis quand j'étais avec elle, puis les autres députés
aussi, Sol, Manon, Andrès, Étienne. C'était très bon. Ça fait que les gens ont
commencé, là, après la période de transition qu'on a eue, à nous écouter, ils
vont nous entendre en 2026, en octobre.
Journaliste
: Ils ne
vous connaissaient pas assez.
Journaliste : Est-ce que
l'Assemblée nationale est un…
Mme Ghazal : Moi, je suis… je
suis très, très confiante. On va créer la surprise plus que ce que vous pensez.
Journaliste : Est-ce que l'Assemblée
nationale est un milieu toxique? Est-ce que les élus mentent ou intimident?
M. Zanetti : Oui. L'Assemblée
nationale comme institution n'est pas un milieu toxique, et dans le climat
politique actuel, c'est dénoncé fréquemment par tous les partis politiques, il
arrive qu'il y ait des mensonges, ça, c'est clair. Les citations sont très
nombreuses, tout le monde le dit, et je pense que c'est important que les
parlementaires puissent s'exprimer sur ça, qu'ils puissent s'exprimer sans que…
sans que ce soit censuré, sans que ce soit oblitéré comme débat.
Journaliste : Donc, «toxique»
était trop fort?
Journaliste
: …de ce
qui se passe ici.
Journaliste
: Donc,
toxique, c'était trop fort?
M. Zanetti : Il y a eu des
rectificatifs qui ont été faits. Haroun a précisé sa pensée, puis on est
parfaitement en phase avec ça. On l'a défendu très clairement puis on maintient
cette position.
Journaliste : …jamais menti à
l'Assemblée nationale?
M. Zanetti : Écoutez, non,
là, mais…
Mme Ghazal : Tu sais, je veux
juste dire, même moi, par exemple, quand je prends la parole, là, là, on m'a
traitée d'être agressive, mais bon, c'est correct, en colère.
Journaliste : Écoutez… mais
excusez, Mme Ghazal, s'il vous plaît, je ne vous ai pas traitée d'être
agressive.
Mme Ghazal : Mais vous avez
perçu que j'étais agressive.
Journaliste
: Exactement.
Mme Ghazal : Est-ce que ça,
par exemple… Tu sais, j'ai déjà dit, tu sais, tout le monde ici, on a une
responsabilité, comme élu, d'élever le débat, hein, puis de parler. Les gens
nous observent. Surtout en année électorale, ils nous regardent aller puis ils
voient comment est-ce qu'on se comporte. Est-ce qu'on est parfaits? Non. Est-ce
que moi je suis parfaite? Pas du tout. Moi aussi, j'ai des défauts. Moi aussi,
des fois, je m'emporte dans le feu de l'action et je dis des choses au salon
rouge. Je ne vous rappellerai pas quoi, je pense que vous vous en rappelez. Ça
arrive qu'on se laisse entraîner.
Maintenant, ce qui est important, c'est,
tout le monde, qu'on élève le débat puis qu'on ne s'attaque pas entre nous. Il
y a des choses... Tu sais, la semaine passée, quelqu'un a dit : Ah! c'est
du mensonge. Notre pauvre présidente a essayé de calmer les affaires puis de
dire : C'est des... de ne pas prononcer des mots qu'on n'a pas le droit de
prononcer, mais qu'on prononce quand même. Puis ça vient de tous les élus, de
tout le monde, parce qu'on est des gens passionnés dans ce débat-là. C'est
important qu'on élève le débat et c'est important que les gens puissent
s'exprimer quand ils se sentent mal à l'aise. C'est tout à fait légitime et
même encouragé. Les gens aiment ça, le franc-parler. Il faut... il faut
aussi... il faut aussi leur donner ça.
Le Modérateur
: En
anglais.
Journaliste : Just in
English, about... Paul St-Pierre Plamondon said last night in Chicoutimi, like, the scrum that he gave, that
he would postpone, he heard people in the riding of Chicoutimi about their
fears of Donald Trump, and it's not the right moment for the referendum and
Québec independence. But now he said that he may postpone the consultation
after Trump's mandate due. Is it bringing more... like, more uncertainty, like,
on this debate, like, he's adding layers and confusing... he is sending a
confusing message?
M. Zanetti :
Yes, it's confusing, but at the same
time it's coherent... it's coherent with Parti
québécois' history. It is in their DNA to postpone
referendums forever since 1995. And now I think that Paul St-Pierre Plamondon is... is preparing,
you know, the audience for something like that. It could happen. So, yes, it's
a problem.
And we... we are hearing
also insecurity. I think the whole world feels insecure about Donald Trump
being President of the United States right now. In Greenland, they are... they
are also insecure, and in many countries, of course. And I think that the
answer to that, the answer to this threat on people's sovereignty is not doing
compromises on sovereignty. It's defending our sovereignty even more and
gaining more sovereignty. And, we can do that by making alliances with other
countries in the world. That is the key to our global security, that is the way
that the world can face this insecurity created by one President.
Journaliste :
You said that Paul
St-Pierre Plamondon spoke like you until last night.
Now he changed his mind, it seems. He's backtracking, you think?
M. Zanetti : Yes, I think...
Journaliste
: Because, you know, he wants to win the next general election, so he
wants to play with this referendum date?
M. Zanetti : I think that what he said last night is a cue that he might
backtrack. It wouldn't... He wouldn't be the first leader of Parti québécois to backtrack on referendums
and to postpone it forever. It's kind of in their DNA. And, yes, it's a... it's
not a good thing to backtrack on that. It's not a good thing to backtrack on
the sovereignty that we need for the peoples of Québec. And I say «peoples» in
plural because, of course, the First Nations and the Inuit for us are included
in that project of sovereignty. We have to defend it without backtracking.
Journaliste :
What do you make of your party's
result, though, last night, less than 6% of the vote? Is that concerning going
into the next general election?
M. Zanetti :
Well, what is... what we saw last night
is... Yes, we saw the result, and we also saw a great candidate and a great
team that did a great campaign, speaking about the issues that were really in
the center of attention to everybody in the health system, in the union
universities and CEGEP, in the... in the enterprises and the businesses. And
what we saw is also a team that is ready for... getting ready for the next
election and the that they have hope. You know, it's really important to keep
hope when you do politics because sometimes, you know, it takes time, it takes
time to go forward.
Le
Modérateur : Merci.
Mme Ghazal : Merci.
(Fin à 11 h 26)