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Point de presse de Mme Marie-Karlynn Laflamme, porte-parole du troisième groupe d’opposition pour les aînés, et M. Joël Arseneau, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé, de services sociaux et de soins à domicile

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Friday, March 20, 2026, 9 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures vingt-trois minutes)

M. Arseneau : Oui, bonjour, tout le monde. Aujourd'hui, jour d'interpellation sur le thème des aînés, qui est extrêmement important. Vous savez que le Québec va faire face à un mur par rapport au défi que représente le vieillissement de la population. La courbe démographique, au Québec, est sans appel et malheureusement, depuis huit ans, on reporte les échéances constamment avec le gouvernement de la CAQ. Il n'y a pas de plan de match pour les 10 ou les 20 prochaines années, et c'est de ça qu'on va parler aujourd'hui. Et le dossier des aînés, maintenant, est entre les mains de ma collègue députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, et donc c'est elle qui va procéder à l'interpellation, je suis là en soutien. Je vais donc lui laisser la parole pour élaborer un peu sur les propositions qu'on a à amener, aujourd'hui, lors de cette interpellation.

17867 20193 Mme Laflamme :Merci, Joël. Je sais que ça lui fait mal au cœur de laisser tomber le dossier des aînés. Maintenant, pour moi, c'est important, je l'ai dit lors de mon entrée en Chambre, puis je le répète. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean, c'est l'une des régions où la population est la plus vieillissante, alors, pour moi, c'était vraiment important de pouvoir avoir ce dossier-là et d'en porter la parole.

Alors, on a appris, d'ailleurs, hein, la semaine dernière, là, qu'il y a quelques semaines, le budget du système de prestations fédérales, Cúram était passé de 1,75 à 6,6 milliards, en plus que 85 000 aînés ont été privés de leur pension de sécurité de la vieillesse en raison de défaillances.       Aujourd'hui, on apprend d'ailleurs qu'Ottawa ignore combien coûtera le fonctionnement. C'est inacceptable. On ne parle pas assez souvent des dépenses éhontées du gouvernement fédéral, et cette fois-ci, ce sont les aînés qui en paient le prix. J'aurais aimé vous dire que dans le budget qui a été déposé cette semaine, il y avait de grandes mesures pour les aînés, malheureusement, plusieurs groupes ont déjà commencé à dénoncer qu'il y avait bien peu de mesures pour eux dans les budgets, ce que nous faisons aussi. C'est un manque de vision de la CAQ, Joël le disait et je le répète : Depuis huit ans, dans le dossier des aînés, on ne sait pas où on s'en va, ne serait-ce qu'en hébergement, en continuum de soins. C'est une gestion qui se fait à la petite semaine, et, encore là, au détriment de ceux et celles qui ont bâti le Québec. Par exemple, l'Alliance québécoise des milieux de vie pour aînés dénonce qu'il s'agit, encore une fois, d'un rendez-vous qui est manqué, qui va accentuer sans aucun doute la crise qui est déjà installée dans l'ensemble du continuum de soins, d'hébergement, d'habitation. Saviez-vous que le nombre d'aînés qui a besoin de soutien à l'autonomie passera de 289 000 en 2025 à 400 000 en 2035? C'est 111 000 personnes supplémentaires sur dix ans qui auront besoin de ces services-là. Malheureusement, bien peu de choses dans le budget pour nos aînés.

Journaliste : Merci de vous occuper de moi, entre autres.

Mme Laflamme : Oui.

Journaliste : C'est une question pour le député Arseneau, qui n'a pas tout à fait rapport avec votre sujet d'aujourd'hui, quoiqu'il est très, très important. M. Arseneau, on apprend, là, que le premier ministre va rester comme député à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de son mandat. Qu'est-ce que vous pensez?

M. Arseneau : Écoutez, je pense que c'est la chose à faire. Vous savez, quand on a un mandat qui nous est confié, d'abord par les électeurs dans notre circonscription, donc, de savoir que le premier ministre va répondre à... aux attentes de la population jusqu'à la toute fin de son mandat comme simple député, je pense que c'est tout à son honneur. Donc, je salue cette décision-là du premier ministre et je suis certain que, dans le rôle de simple député au sein de sa formation politique, ce sera complètement différent pour lui, mais qu'il décide de prendre cette responsabilité-là jusqu'à la prochaine élection, bien, écoutez, je pense que c'est la bonne chose à faire.

Journaliste : J'entends des critiques de gens qui disent : Il va toucher une prime de 300 000 $, alors que son salaire annuel est de 290 000, il va retomber simple député à 142 000, alors que le PDG de la Caisse de dépôt gagne 5,9... 4,9 millions de dollars. Est-ce que tout ça, c'est mérité selon vous, vous qui siégez et, un jour, vous allez peut-être prendre le pouvoir? Est-ce que le premier ministre gagne assez cher, puis cette prime-là, est-ce qu'il y a droit?

M. Arseneau : Je pense qu'on ne peut pas à la fois blâmer les gens qui quittent en fin de mandat, en disant qu'ils n'ont pas rempli leurs obligations, puis dire que les gens qui quittent devraient... les gens qui changent de poste comme le premier ministre, devraient quitter maintenant pour ne pas toucher cette prime-là, parce que ça coûte de l'argent aux contribuables. Le contrat, il est clair, lorsque le premier ministre ou tout autre député a été élu, on connaît les conditions de travail, les conditions salariales et les conditions une fois que l'on quitte la politique ou une fois qu'on est défait après un mandat. Donc, cette prime-là cumulée par le premier ministre, elle est méritée. Elle est déjà inscrite dans les conditions de travail des députés, des conditions de travail qui sont largement inférieures à celles du palier fédéral, par exemple.

Et on peut aussi comparer avec des hauts fonctionnaires de l'État qui font un salaire encore plus élevé que le premier ministre, alors que la responsabilité du premier ministre, on le reconnaîtra là, est supérieure et fondamentale pour l'État du Québec.

Journaliste : Merci.

M. Arseneau : Merci.

(Fin à 9 h 28)

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