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(Neuf heures vingt-trois minutes)
M. Arseneau : Oui, bonjour,
tout le monde. Aujourd'hui, jour d'interpellation sur le thème des aînés, qui
est extrêmement important. Vous savez que le Québec va faire face à un mur par
rapport au défi que représente le vieillissement de la population. La courbe
démographique, au Québec, est sans appel et malheureusement, depuis huit ans,
on reporte les échéances constamment avec le gouvernement de la CAQ. Il n'y a
pas de plan de match pour les 10 ou les 20 prochaines années, et c'est de
ça qu'on va parler aujourd'hui. Et le dossier des aînés, maintenant, est entre
les mains de ma collègue députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, et donc
c'est elle qui va procéder à l'interpellation, je suis là en soutien. Je vais
donc lui laisser la parole pour élaborer un peu sur les propositions qu'on a à
amener, aujourd'hui, lors de cette interpellation.
17867 20193 Mme Laflamme :Merci,
Joël. Je sais que ça lui fait mal au cœur de laisser tomber le dossier des
aînés. Maintenant, pour moi, c'est important, je l'ai dit lors de mon entrée en
Chambre, puis je le répète. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean, c'est l'une des régions
où la population est la plus vieillissante, alors, pour moi, c'était vraiment
important de pouvoir avoir ce dossier-là et d'en porter la parole.
Alors, on a appris, d'ailleurs, hein, la
semaine dernière, là, qu'il y a quelques semaines, le budget du système de
prestations fédérales, Cúram était passé de 1,75 à 6,6 milliards, en plus
que 85 000 aînés ont été privés de leur pension de sécurité de la
vieillesse en raison de défaillances. Aujourd'hui, on apprend d'ailleurs
qu'Ottawa ignore combien coûtera le fonctionnement. C'est inacceptable. On ne
parle pas assez souvent des dépenses éhontées du gouvernement fédéral, et cette
fois-ci, ce sont les aînés qui en paient le prix. J'aurais aimé vous dire que
dans le budget qui a été déposé cette semaine, il y avait de grandes mesures
pour les aînés, malheureusement, plusieurs groupes ont déjà commencé à dénoncer
qu'il y avait bien peu de mesures pour eux dans les budgets, ce que nous
faisons aussi. C'est un manque de vision de la CAQ, Joël le disait et je le
répète : Depuis huit ans, dans le dossier des aînés, on ne sait pas où on
s'en va, ne serait-ce qu'en hébergement, en continuum de soins. C'est une
gestion qui se fait à la petite semaine, et, encore là, au détriment de ceux et
celles qui ont bâti le Québec. Par exemple, l'Alliance québécoise des milieux
de vie pour aînés dénonce qu'il s'agit, encore une fois, d'un rendez-vous qui
est manqué, qui va accentuer sans aucun doute la crise qui est déjà installée
dans l'ensemble du continuum de soins, d'hébergement, d'habitation. Saviez-vous
que le nombre d'aînés qui a besoin de soutien à l'autonomie passera de 289 000
en 2025 à 400 000 en 2035? C'est 111 000 personnes
supplémentaires sur dix ans qui auront besoin de ces services-là.
Malheureusement, bien peu de choses dans le budget pour nos aînés.
Journaliste : Merci de vous
occuper de moi, entre autres.
Mme Laflamme : Oui.
Journaliste
: C'est une
question pour le député Arseneau, qui n'a pas tout à fait rapport avec votre
sujet d'aujourd'hui, quoiqu'il est très, très important. M. Arseneau, on
apprend, là, que le premier ministre va rester comme député à l'Assemblée
nationale jusqu'à la fin de son mandat. Qu'est-ce que vous pensez?
M. Arseneau : Écoutez, je
pense que c'est la chose à faire. Vous savez, quand on a un mandat qui nous est
confié, d'abord par les électeurs dans notre circonscription, donc, de savoir
que le premier ministre va répondre à... aux attentes de la population jusqu'à
la toute fin de son mandat comme simple député, je pense que c'est tout à son
honneur. Donc, je salue cette décision-là du premier ministre et je suis
certain que, dans le rôle de simple député au sein de sa formation politique,
ce sera complètement différent pour lui, mais qu'il décide de prendre cette
responsabilité-là jusqu'à la prochaine élection, bien, écoutez, je pense que
c'est la bonne chose à faire.
Journaliste
: J'entends
des critiques de gens qui disent : Il va toucher une prime de 300 000 $,
alors que son salaire annuel est de 290 000, il va retomber simple député
à 142 000, alors que le PDG de la Caisse de dépôt gagne 5,9...
4,9 millions de dollars. Est-ce que tout ça, c'est mérité selon vous,
vous qui siégez et, un jour, vous allez peut-être prendre le pouvoir? Est-ce
que le premier ministre gagne assez cher, puis cette prime-là, est-ce qu'il y a
droit?
M. Arseneau : Je pense qu'on
ne peut pas à la fois blâmer les gens qui quittent en fin de mandat, en disant
qu'ils n'ont pas rempli leurs obligations, puis dire que les gens qui quittent
devraient... les gens qui changent de poste comme le premier ministre,
devraient quitter maintenant pour ne pas toucher cette prime-là, parce que ça
coûte de l'argent aux contribuables. Le contrat, il est clair, lorsque le
premier ministre ou tout autre député a été élu, on connaît les conditions de
travail, les conditions salariales et les conditions une fois que l'on quitte
la politique ou une fois qu'on est défait après un mandat. Donc, cette prime-là
cumulée par le premier ministre, elle est méritée. Elle est déjà inscrite dans
les conditions de travail des députés, des conditions de travail qui sont
largement inférieures à celles du palier fédéral, par exemple.
Et on peut aussi comparer avec des hauts
fonctionnaires de l'État qui font un salaire encore plus élevé que le premier
ministre, alors que la responsabilité du premier ministre, on le reconnaîtra
là, est supérieure et fondamentale pour l'État du Québec.
Journaliste
: Merci.
M. Arseneau : Merci.
(Fin à 9 h 28)