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Point de presse de M. Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, et M. Marc Tanguay, leader parlementaire de l’opposition officielle

Version préliminaire

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, March 26, 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement


 

8 h 24 (version non révisée)

(Huit heures vingt-cinq minutes)

M. Tanguay : Bon matin à chacun et à chacune. Vous allez me permettre dans un premier temps, avant de céder la parole à mon collègue Monsef Derraji, de réagir au communiqué de presse qui a été émis ce matin par Air Canada concernant la capacité ou l'incapacité de Michael Rousseau de s'exprimer en français. On le sait, c'est clair, c'est dans la loi fédérale, la Loi sur les langues officielles, il y a une obligation, notamment pour le PDG, de s'exprimer en français. Il doit être capable de le faire. On l'a vu, dans les... derniers jours, son incapacité à le faire.

Le communiqué de presse qu'on a lu attentivement, où il mentionne que «malgré de nombreux... de nombres de leçons au fil des années, je demeure incapable de m'exprimer adéquatement en français.» Le communiqué de presse, ce matin, «malgré de nombreuses leçons, je suis incapable de m'exprimer en français», pour nous, ça ne tient pas la route. Il n'a pas été capable de justifier cette incapacité-là. Alors pour nous, très clairement, Michael Rousseau doit démissionner parce que le PDG d'Air Canada doit être capable de s'exprimer en français. Ça fait des années qu'il a cet engagement-là, cet engagement personnel là, et la réponse qu'il nous donne ce matin par le communiqué de presse ne tient pas la route. Il doit démissionner.

Je vais maintenant céder la parole à mon collègue Monsef.

M. Derraji : Merci, Marc. Écoutez, aujourd'hui, on lance un avis de recherche par rapport aux 300 millions promis à l'hôpital... pour l'hôpital HMR. Et vous avez vu la publicité lancée par la Coalition HMR aujourd'hui, une publicité adressée directement aux deux candidats à la chefferie de la CAQ, Mme Fréchette et M. Bernard Drainville. Ils leur demandent un engagement ferme par rapport aux 300 millions.

Cet hôpital est important pour l'ensemble des Québécois, pas uniquement les Montréalais, pas uniquement les gens de l'est de Montréal. C'est un hôpital où, s'il n'y a pas les 300 millions, ça va compromettre, compromettre l'année de lancement de cet hôpital et ça va compromettre les soins qu'on offre à la population.

Donc, l'avis de recherche. Et il en sait. Et j'espère que le gouvernement va enfin dévoiler où ils sont, les 300 millions, dans son budget qui vient d'être déposé. Merci.

Journaliste : M. Tanguay, la nuit porte conseil ou... Parce que votre position a évolué depuis hier, là...

Journaliste : Oui, votre chef, il ne disait pas ça hier, là.

M. Tanguay : Écoutez, il est clair qu'en vertu de la loi Air Canada doit avoir un PDG qui puisse s'exprimer ou une PDG qui... s'exprimer en français. Ce n'est pas le cas.

Ce matin, la réaction officielle, le communiqué de presse, lorsqu'il dit : Malgré plusieurs leçons, je paraphrase, je suis toujours incapable, alors qu'il sait que ça fait des années qu'il doit l'apprendre, pour nous, là, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ça ne tient pas la route, cette déclaration-là. Mais ça veut dire quoi? Ça veut dire encore dans plusieurs années, il va dire : Bien, j'ai rajouté d'autres leçons, je ne suis toujours pas capable? La limite a été atteinte ce matin avec le communiqué de presse. Il doit démissionner.

Journaliste : ...pourquoi hier le chef disait que c'est une entreprise privée, il n'allait pas jusque là, puis là, aujourd'hui...

M. Tanguay : Oh, non, non. Mais, je veux dire, de tout temps, il est clair qu'en vertu de la loi fédérale il y a une obligation de pouvoir s'exprimer en français. Et, en ce sens là, la réaction officielle que nous avons reçue finalement ce matin est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ça ne tient pas la route de dire : Malgré un grand nombre de leçons au fil des années, je demeure incapable de m'exprimer adéquatement en français». Lorsqu'il le dit, OK, c'est la dernière goutte qui faisait... qui était nécessaire pour faire déborder le vase. Il doit démissionner.

Journaliste : ...c'est un aveu qu'il n'est pas capable de prendre... qu'il contrevient à la loi, finalement. Alors, est-ce que vous pourriez aller plus loin? Si vous dites que ça contrevient à la loi, il doit y avoir des recours? De dire : Bien, écoutez, il contrevient à la loi, il ne veut pas démissionner, est-ce qu'on a d'autres recours pour forcer, par exemple, Air Canada à se conformer?

M. Tanguay : Ah! bien, on n'en est pas là... on n'en est pas là ce matin. Nous, on demande sa démission.

Journaliste : ...

M. Tanguay : Bien, écoutez, les recours judiciaires... On ne va pas commencer des recours judiciaires, là. Ce que je vous dis, c'est qu'Air Canada, qui est une entreprise avec un actionnariat public, doit commencer à jauger l'impact que ça a, réputationnel, sur Air Canada. Parce que l'impact législatif, il est clair, il ne peut pas s'exprimer en français, il doit le faire en vertu de la loi. Alors, nous nous exprimons là-dessus. Il doit démissionner. Maintenant, la balle est dans leur camp. On verra la suite des choses. Et on a très hâte de voir ce qu'il pourra dire en anglais lorsqu'il répondra aux questions sur le comité fédéral. C'est un dossier, je pense, qui va continuer à évoluer.

Journaliste : ...Mary Simon doit aussi démissionner? Elle aussi a démontré qu'elle est incapable de parler français.

M. Tanguay : On n'en est pas là ce matin. Mais il est clair que c'est...

Journaliste : ...

M. Tanguay : Bien oui, j'allais... j'allais me rendre au pitou puis au minou, là. Le principe, c'est qu'il est clair que la gouverneure générale devra être capable de s'exprimer correctement en français. On l'a... Puis ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on le dit. Il est clair. À matin, on n'est pas rendu à demander la démission de tout le monde, là, mais elle, elle peut-tu prendre des cours, elle aussi, puis être capable de s'exprimer adéquatement en français? C'est important.

Journaliste : Ça va être.... Ça va être quoi, le point de rupture? Ça fait plusieurs années qu'elle prend des cours puis qu'elle ne parle pas français.

M. Tanguay : Bien, à un moment donné, il va falloir qu'ils prennent la mesure de l'importance que ça a...


 
 

8 h 29 (version non révisée)

M. Tanguay : ...pas uniquement au Québec, partout au Canada. Partout au Canada, en vertu de la loi, ce sont des obligations. Et, à un moment donné, là, aussi, quand on nomme des gens, quand on nomme des gens, là, je pense que, de plus en plus, il va falloir avoir le réflexe de dire : Heille! Le français, c'est important. Est-ce qu'ils parlent suffisamment bien le français, oui ou non? Puis ça devrait être un facteur pour nommer les gens.

Journaliste : Est-ce que les Québécois ne vont pas penser, justement, que le réflexe nationaliste du PLQ, il est encore un peu décalé? Vous ne l'avez pas encore tout... parce que ça aurait pu être hier, mais là vous le faites aujourd'hui...

M. Tanguay : Ah! Non, non, non. Écoutez, il y a... agir dans l'ordre des choses, là, c'est notre marque de commerce, ça, je vous l'avoue. Agir dans l'ordre des choses, respecter les institutions. Le communiqué de presse officiel ce matin, lorsque la raison est officialisée par un communiqué de presse, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Bye, bye, Michael Rousseau.

Journaliste : Je ne comprends pas votre logique. Pourquoi ça s'applique à M. Rousseau puis pas à Mme Simon?

M. Tanguay : Bien, elle doit apprendre le français. Écoutez, je... Encore une fois, il est important que nos institutions, la gouverneure générale puisse le faire. Je ne suis pas en train de demander sa démission, ce matin, mais il est important... elle, qu'est-ce que... Quel est son niveau de français? Je pense qu'il est... il faudrait voir. Et quels sont ses efforts? On l'invite à s'exprimer là-dessus. Quel est le plan de match, également?

Journaliste : ...vous attendez qu'un événement arrive?

Journaliste : Dans quelques années, vous allez demander sa démission si ses leçons n'ont pas été suffisantes.

M. Tanguay : On demande aux gens d'apprendre le français. C'est nécessaire. C'est non seulement... c'est non seulement une obligation pour Air Canada, légale, mais c'est également une marque de respect pour les Québécoises et Québécois, et pour le Canada également pour les francophones d'un océan à l'autre.

Journaliste : Je vais... je vais aller... je vais revenir avec ma question légale, là. Vous dites qu'il contrevient à la loi. Bon, vous, vous dites : Vous n'allez pas vous lancer dans des... dans des débats juridiques. Parfait. Le fédéral, le gouvernement de Mark Carney, c'est celui qui détient de l'autorité sur le respect des lois, de la charte, notamment, qui oblige Air Canada à être bilingue. Est-ce qu'eux autres devraient demander la démission en vertu justement du fait qu'Air Canada est assujettie à la Loi sur les langues officielles?

M. Tanguay : Nous... nous, on l'a dit, ça fait que je vais répondre en deux, trois temps. Nous, on l'a dit clairement, il doit démissionner. Une fois que j'ai dit ça, j'ai aimé la réaction de Mark Carney qui disait qu'il manquait de jugement. Ça avait manqué de jugement, la façon dont il est sorti.

Journaliste : ...

M. Tanguay : Bien oui, mais là vous dites, c'est juste en mai, le comité, quand même, il va passer devant un comité. Je pense que... Et je m'attends à ce que le gouvernement fédéral et le Parlement prennent ses responsabilités. J'entends qu'il y aura un comité... un comité, et je pense qu'il va être accueilli de façon très, très serrée et sérieuse. Alors, on a hâte de voir la suite des choses.

Journaliste : ...tantôt, mais je ne suis pas sûr d'avoir compris la réponse, sincèrement. M. Milliard disait hier : C'est une entreprise privée, Air Canada, on ne peut pas demander la démission, ça ne sert à rien.

M. Tanguay : Ce qui est vrai. Non, mais ce qui est vrai que c'est une entreprise privée. Une fois que j'ai dit ça, une fois que j'ai dit ça, les obligations...

Journaliste : ...la démission, ça ne sert à rien. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui c'est pertinent pour vous de demander la démission?

M. Tanguay : Le communiqué de presse, la réaction officielle, le communiqué de presse ce matin qui dit : J'ai pris beaucoup, beaucoup, beaucoup de leçons, ces dernières années, puis je ne suis toujours pas capable. Bien, parfait.

Journaliste : ...je veux dire, vous n'avez pas de pouvoir, vous n'avez pas de...

M. Tanguay : Non, mais la loi, la loi, je veux dire, on est parfaitement... On a toujours été de tout temps, parfaitement conscients des obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles. Il y a une obligation légale. Il faut que ça veuille dire quelque chose.

Journaliste : Comment vous expliquer que, dans le reste du Canada, c'est complètement un autre discours pour eux autres? Ils ne comprennent pas ce qui se passe ici. Ce n'est pas un enjeu. Comment vous l'expliquez, ça, dans le grand Canada, qu'il semble y avoir deux réalités alternatives?

M. Tanguay : Bien, pour certains, je vous dirais oui, mais pas pour tout le monde dans le reste du Canada. Les francophones dans le reste du Canada aussi tiennent à ce que les institutions...

Journaliste : ...les anglophones, là, tu sais.

M. Tanguay : Oui. Bien, écoutez, on pourrait... on pourrait regarder le niveau d'appui variable à la Loi sur les langues officielles, mais, pour nous, au Québec, puis comme Canadiens, comme Québécois, c'est important que cette loi-là soit respectée.

Journaliste : ...si possible, dans le texte du Devoir, ce matin, concernant les soins de santé, le gouvernement qui veut... propose de rattacher chaque Québécois à un territoire pour qu'il reçoive des soins près de chez lui. Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition?

M. Derraji : Bien, je vous rappelle, ce rapport d'expert, le rapport d'expert commandé... commandé par le gouvernement lui-même ne recommandait pas cette mesure. Donc, pour moi, c'est très clair. Encore une fois, le gouvernement n'écoute pas les experts et au lieu de commencer à parler d'énoncé politique, de politique publique en matière de santé, les gens veulent un plan d'action, veulent une réelle prise en charge. Donc, ce que le gouvernement s'apprête à annoncer demain, c'est juste les grandes lignes d'une politique publique. Il n'y a pas de plan d'action, il n'y a pas du concret, il n'y a pas une amélioration de la prise en charge. Il n'y a pas un continuum... continuum au niveau de la première ligne. Donc, voilà ma réponse par rapport à cette sortie en santé.

Journaliste : ...PLC va discuter de la possibilité d'empêcher l'utilisation préventive de la clause dérogatoire. Est-ce que ça vous inquiète?

M. Tanguay : Bien, il... deux, trois niveaux. Première des choses, je vais... On ne va pas commenter ce matin sur le débat judiciaire qui est devant la Cour suprême. Une fois que j'ai dit ça, pour répondre à votre question, je vais vous faire un commentaire général. Nous, on n'est pas là, on n'est pas là, ce matin, mais, comme législateurs... Puis la loi, quand elle a été adoptée à l'Assemblée nationale, c'est la loi du Québec...


 
 

8 h 34 (version non révisée)

M. Tanguay : ...on vote contre, elle est adoptée à la majorité, on doit respecter la loi. Une fois que je vous ai dit ça, ce n'est pas d'hier, qu'on dénonce la gratte que la CAQ de François Legault passe dans les droits et libertés fondamentaux des 9 millions de Québécoises et Québécois. Quand vous dites : On fait une loi, on vient priver certains... on vient priver les citoyens de l'usage de droits fondamentaux. Puis, savez-vous quoi, il n'y aura même pas de débat judiciaire. D'un à 38 de la charte québécoise, on dit : Vous n'avez aucun recours. On vient annihiler l'équilibrage juridique, judiciaire qui, dans une société de droit, un État de droit, est fondamental. Ça, on le dénonce, cette approche caquiste là.

Journaliste : ...donc, si gouvernement fédéral interdit l'utilisation préventive de la clause dérogatoire, vous seriez en faveur de ça.

M. Tanguay : Bien, on n'en est pas là, on n'en est pas là. Puis il faudrait voir la capacité du gouvernement fédéral. Je n'en suis pas là. Moi, j'en suis sur des élus. Les 125 députés à l'Assemblée nationale, là, ne faites pas ça, on ne doit pas faire ça. Moi, je... Maintenant, il faudrait voir point de vue constitutionnel, je ne pense pas que le gouvernement fédéral aurait cette capacité-là. Je ne veux pas tomber dans un débat constitutionnel, mais c'est au Parlement, à l'Assemblée nationale de bien se gouverner. Pour nous, là, de l'opposition officielle du Parti libéral du Québec, on dénonce cet usage-là de la grappe dans les droits et libertés fondamentaux.

Journaliste : Sur l'enjeu de Glencore... M. Derraji, je pense, vous êtes docteur en santé publique, c'est bien ça?

M. Derraji : Oui.

Journaliste : Vous aviez bien vu le texte de ce matin. Le gouvernement tente d'accommoder Glencore. Bon, les élus semblent favorables à cet accommodement-là, mais la santé publique sonne... tire la sonnette d'alarme. Est-ce que, selon vous, ce n'est pas... ça ne sera pas un risque pour la population de Rouyn-Noranda?

M. Derraji : Bien, écoutez, je pense que, que ce soit Glencore ou les gens de la Santé publique, et les deux doivent travailler ensemble, les règles sont là, mais les règles doivent être aussi respectées. Et ce que j'ai compris, c'est que la Fonderie Horne veut tout mettre en place pour respecter les règles de la santé publique et protéger la santé de la population.

Il y a aussi un équilibre. Écoutez, dans la santé publique, il y a plusieurs aspects à prendre en considération, l'aspect économique, qui est très important, mais l'aspect santé, santé populationnelle. Glencore s'est engagé à aller de l'avant, à respecter. Il a demandé un délai. J'espère que le délai va être respecté et qu'on ne va pas faire marche arrière par rapport au respect des normes.

Journaliste : ...juste pour bien comprendre.

M. Tanguay : Oui.

Journaliste : Vous dénoncez la gratte, là, le caquiste, mais...

M. Tanguay : Caquiste.

Journaliste : Est-ce que j'ai compris qu'on devrait... le Parlement ne devrait jamais l'utiliser? Est-ce que c'est ce que vous avez dit?

M. Tanguay : Non, ce n'est pas ça que je dis. Au contraire, j'ai dit le contraire, j'ai dit : Le Parlement, les élus ont loisir de l'utiliser. C'est un outil qui est législatif, qui est possible. Mais l'usage qu'en a fait la CAQ est déraisonnable, injustifiable et vient annuler, en grande partie, un débat judiciaire d'un citoyen qui dit : Heille!

Un citoyen québécois, n'importe où sur le territoire, qui dit : On vient me brimer une liberté, un droit fondamental. J'aimerais ça, moi, avoir ma journée à la cour pour pouvoir tester ça. Non, tu ne peux pas. Pourquoi? Parce qu'ils ont mis de côté la... notamment la charte québécoise, la Charte canadienne, la Charte québécoise des droits et libertés. Ça, on le dénonce.

Ça, c'est François Legault, c'est Simon Jolin-Barrette. C'est les caquistes qui passent dans la gratte de nos droits et libertés fondamentaux. Ça fera! Puis on va régler ça le 5 octobre. Ça sonnait un peu comme la WWF, mais ce n'était pas l'intention.

Journaliste : Can I, can I jump in? I am not...

M. Tanguay : Sure. Please.

Journaliste : OK. So, in Mr. Rousseau's press release this morning, he said: «Despite many lessons over several years, unfortunately, I am still unable to express myself adequately in French. I sincerely apologize for this, but I am continuing my efforts to improve.» Don't you think it's enough?

M. Tanguay : No, it's not enough. And again...

Journaliste : ...because... What we were... What were you asking from Mr. Rousseau, a couple of sentences in French in his video instead of two words, «merci» and «bonjour»?

M. Tanguay : No, being... being able to minimally sustain a basic conversation in French and to be able to express himself minimally in French. You know how bad I'm expressing myself in English. You know that I'm... I'm making mistakes, I think, on every sentence, but I'm trying. And I think that I'm acting in good faith and trying, and I'm still open to learn. And I'm better this year than 10 years ago or five years ago. So, there's no evolution at all in its capacity to express minimally himself in English. So...

Journaliste : ...

M. Tanguay : No results. So regardless of the fact... And again, he says that he is... he took many, many lessons over the past years. And I don't think that it's credible, I don't think that it's reliable, I don't think that... And, if it's the case, it's an obligation by the law. It's an obligation by the law...


 
 

8 h 39 (version non révisée)

M. Tanguay : ...it's an obligation by the law. So, again, some people can have difficulties, and I'm the one having difficulty, from time to time, to express myself in English, but again, there's no increase in his capacity of express at all. No result at all for the past two, three, four years. I think that enough is enough.

Journaliste : How is it that, yesterday, Mr. Milliard said that we're not going to interfere with Air Canada. and today you're calling for Mr. Rousseau's resignation? Yesterday, you did not.

M. Tanguay : We saw this morning the official response from the board. The board of Air Canada had responsibilities. So we have a press release issued this morning, the board is officially saying that it's enough, it's good, it's justifiable, he can stay as the PDG of Air Canada. So, for us, they're not taking, I think, the full scope of their legal obligation. And enough is enough. He must resign because, basically, the press release is saying : You know, it has been the case for the last years, and it still continues to be the case in the next year. Accepting this press release will be accepting for the upcoming years this results. This results is unacceptable. He should resign.     And again, it's nothing against Mr. Rousseau, but it's an... He has important responsibilities, he is well paid, he is working hard, and I think that the end results of the Air Canada... the shareholders have to judge of this, but... nothing personally, but it's an obligation by the law.

Journaliste : ...in favor of the motion?

M. Tanguay : Yes, we will be voting against... not against, in favor this... You see? You see, another mistake, another... You see how improval I must do with... We will vote in favor of the motion.

Journaliste : ...to the rest of Canada and English speakers in other provinces, how do you get them to care as well about this issue that, like you said it, is in the law?

M. Tanguay : See, this example of the person in charge, Michael Russeau, of Air Canada, is a good example, preaching by example. If that person can stay in place saying that, you know what, regardless of the legal obligation, I can still be PDG of Air Canada... I think that will impair the message coast to coast that it's important to respect the law, and it's important to be able to minimally express yourself, when you're the PDG pf Air Canada, in French.

So, to your very question, I think that it's a very, very good example and I think it goes to the message that needs to be sent out : No, no, no, you cannot stay in place if regardless of many lessons, regardless of your saying that you're trying, you're trying, but you're incapable of. If you're incapable of, you must resign, because it's a capacity that you must develop. Merci beaucoup. Thank you very.

(Fin à 8 h 43)


 
 

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