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Point de presse de Mme Alejandra Zaga Mendez, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie et d’innovation, et M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, April 1, 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-cinq minutes)

Mme Zaga Mendez : Bonjour, tout le monde. Ce matin, on a vu avec attention l'article dans Le Devoir, parce qu'après Desjardins, après la... la chaire Raoul-Dandurand, c'est autour de l'Institut du Québec de nous le dire, de sonner l'alarme sur l'état de nos finances publiques. Et les faits sont clairs et les analyses sont claires, nous sommes devant des choix de société qui sont inévitables.

Aujourd'hui, il y a trois scénarios devant nous. Soit on appauvrit la classe moyenne en coupant dans les services publics, soit on hypothèque l'avenir du Québec en creusant davantage dans le déficit ou, trois, on va... on demande une contribution plus juste à ceux qui ont les moyens, en taxant les multimillionnaires et les milliardaires du Québec, parce qu'au Québec la richesse continue à s'accumuler au sommet de la pyramide et c'est là que nous pouvons aller chercher des revenus supplémentaires pour aider les familles, pour ne pas couper dans les services publics et surtout faire face au coût de la vie et tous les défis économiques qui s'en vient, là. Pour nous, ce choix-là est clair. Puis j'ai le goût de nous dire qu'il faut se méfier des partis qui vont éviter cette question de qu'est-ce qu'on va faire et qui, dans le fond, va payer. Pour nous, à Québec solidaire, cette réponse est claire, il faut demander une contribution supplémentaire et juste aux milliardaires et multimillionnaires au Québec.

M. Cliche-Rivard : Merci. Alejandra. Bonjour, tout le monde. Écoutez, rencontre importante ce matin, avec la ministre de la Santé sur le dossier des boissons énergisantes, avec les parents de Zachary Miron, là, qui arrivent bientôt à Québec ce matin.

Hier, la ministre a quand même démontré une certaine ouverture dans ses réponses à La Presse canadienne, vous avez peut-être vu l'article, en affirmant quand même que le dossier était complexe. Bien, c'est vrai que le dossier est complexe sur plusieurs niveaux, mais, sur une question, il n'est pas complexe, sur la question de protéger les enfants, les jeunes de moins de 16 ans. Là-dessus, il y a une unanimité, tout le monde qui a été consulté est d'accord. Donc, il y a évidemment toute la question de la promotion, les publicités, l'encadrement, l'accès aux boissons dans les centres sportifs. Il y a plein de questions sous-jacentes à ce dossier-là. Et on peut effectivement y aller étape par étape. Puis, une des premières étapes, puis celle qui est certainement la plus urgente, c'est de protéger les jeunes de 16 ans et moins. Puis, là-dessus, ce n'est pas compliqué.

Donc, je suis d'accord avec la ministre. Prenons les choses étape par étape, mais, sur celle des 16 ans et moins, bougeons, avançons rapidement. Il y a un consensus social. Et ça, on peut l'adopter très rapidement. Après, on peut lancer une consultation sur la place peut-être de ces boissons-là dans la société, dans les centres sportifs, comme je le disais, l'accès à ça, mais on n'a pas besoin de 15 rapports supplémentaires pour constater, là, que, sur la question des 16 ans et moins, il y a véritablement un consensus. Donc, avançons rapidement, c'est ce que je vais lui demander aujourd'hui dans notre rencontre avec les parents, puis c'est ce que les parents demandent aussi.

Ensuite, je voulais revenir sur le dossier de l'itinérance. Encore ce matin, des services sont coupés, là, c'est un article sur le Centre-Sud à Montréal, des ressources pour jeunes en situation d'itinérance par ailleurs, là, des jeunes qui sortent de la DPJ, des services sont coupés. C'est inacceptable. Hier, l'Assemblée nationale a voté une motion unanime pour condamner de manière ferme le désengagement du fédéral sur les sommes du PRCC, là, le programme fédéral phare, 24 millions sur deux ans. Je m'attends à une réponse du gouvernement fédéral. C'est inacceptable, le statu quo, c'est inacceptable qu'on perde des services dans le plus fort de la crise. Donc, ça presse, ça nous prend une réponse, ça prend un réinvestissement. Le silence, la non-action du fédéral, elle ne sera pas tolérée par les élus du Québec. On a une motion unanime. Ils doivent bouger. Merci.

Journaliste : ...la ministre, hier, disait qu'elle pourrait commander d'autres études, que, oui, il y a des avis qui existent, mais que ça ne l'empêcherait pas de commander d'autres avis, d'autres études sur la question. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

M. Cliche-Rivard : Bien, sur la question précise du 16 ans, pour moi l'étude était claire, la santé publique était claire, le sondage aussi de... sur l'état de... de pensée des Québécois et des Québécoises était très clair aussi. Les médecins sportifs sont très clairs aussi. Il y a d'autres législatures dans le monde, par ailleurs, qui ont adopté ces mêmes dispositions-là et propositions. Ça fait que je pense qu'elle a raison, peut-être, sur la... le caractère de la commercialisation, sur la place que prend ces boissons-là, disons, dans les activités sportives, dans les montagnes de ski nommément, pour parler de ce qui est arrivé à Zach Miron. C'est quand même une question d'une... d'une machine distributrice, là. Donc, il y a des éléments sur la promotion, la publicité, comment on va fonctionner. Mais... mais, sur le 16 ans, moi, je pense que là, il n'y a pas moyen de... de tergiverser puis il n'y a pas d'espace de tergiversation.

Je lui ai posé la question en crédits : Qu'est-ce qu'elle pense de jeunes de 12, 13 ans, crédits provisoires, qui sortent de l'école secondaire vers 3 heures, qui vont au Couche-Tard s'acheter deux, trois canettes de Red Bull puis qui vont boire ça au parc à la gang. Qu'est-ce qu'elle en pense? Elle m'a dit, comme mère de famille, qu'elle trouvait effectivement que ça n'avait pas de bon sens. Tout le monde pense ça. Il y a 15 000 signatures déjà sur la pétition. Le vidéo, les vidéos ont roulé à plus d'1 million de vues chacun. Je veux dire, pour moi, il y a un... il y a une clarté, là, nette sur les 16 ans. Donc, avançons là-dessus, voyons le reste plus tard.

Journaliste : ...est-ce qu'elle peut y aller par voie réglementaire ou il faut un projet de loi absolument?

M. Cliche-Rivard : C'est des choses qu'on va discuter aujourd'hui. Pour moi, le moyen va être celui... le plus facile sera le bon.

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : Je pense qu'on peut adopter ça en un, deux, trois, assez facilement. Je pense, sinon, qu'on peut entendre des groupes assez rapidement, deux, trois groupes sur la question du 16 ans. Je ne pense pas que le temps va manquer, là, pas à ce stade-ci. On se parlera peut-être de temps, dernière semaine de session parlementaire, là il nous reste beaucoup de temps. Je pense qu'on peut faire ça. Ils déposaient encore des projets de loi. Pas plus tard qu'aujourd'hui le ministre Jean Boulet a déposé un projet de loi. Donc, moi, je... le temps ne jouera pas en notre défaveur, surtout dans un dossier consensuel. Maintenant, si la ministre approche que c'est une modification réglementaire, moi, je vais être très disposé à l'écouter, là.

Journaliste : ...arrive, survient assez tard, deux ans après le décès du jeune Zachary? Trouvez-vous que ça a pris beaucoup de temps à rencontrer les parents?

M. Cliche-Rivard : Tu sais, là, peut-être, peut-être. Ceci dit, moi, j'ai senti une belle ouverture. Puis, bien, la question... la rencontre vient à ma demande quand même, là, ou j'ai... j'ai soumis cette main tendue là. Je ne sais pas quelles démarches avaient faites, là, les parents en amont spécifiquement pour la rencontrer. Ceci dit, moi, ce que je vois, c'est que dès que j'ai offert la proposition à la ministre, elle l'a acceptée. Ça fait que, je veux dire, je ne vois pas... Moi, je tends vraiment une main transpartisane là-dessus, ça fait que je pense qu'on est capables de faire du bon millage. Ça fait que je vais... je vais rester là-dessus.

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez de la situation aux résidences Enharmonie, là, de l'OMH, où il y a des locataires qui payent jusqu'à 90 % de leurs revenus pour des logements abordables?

M. Cliche-Rivard : J'en ai, moi, des résidences Enharmonie dans... dans ma circonscription que je visite fréquemment. Puis, les aînés me parlent toujours du coût de la vie. Puis, à chaque fois, ça me choque parce que j'avais l'intention, j'avais l'impression de rentrer dans du logement abordable géré par l'OMH. Puis normalement, quand on rentre de ce genre d'établissement là, la première question à laquelle on... on s'attend à faire face, ce n'est pas le prix du loyer, là. D'habitude, dans notre tête, du logement abordable, évidemment que même 25 % du loyer, c'est beaucoup pour certaines personnes, mais de penser et de voir des chiffres comme presque 2 000 $, 1 875 $ pour un trois et demi, je veux dire, pour moi, c'est absolument inconcevable.

Et là on a vu que, dans le budget, des PSL, là, des programmes de supplément au loyer, qui permettent par ailleurs de diminuer les coûts d'exploitation puis les frais de service de ces résidences-là, bien, pour personnes aînées, il y en a zéro supplémentaire dans le nouveau budget. Ça fait que là, on se retrouve à avoir des offices Enharmonie qui doivent se financer, qui n'ont pas d'autre choix que de monter les... les revenus ou les... pas les revenus, mais les loyers, mais c'est inacceptable. Je veux dire, des aînés qui me parlent, moi, à 75 ans, de leur incapacité de payer leur loyer alors qu'ils sont dans des logements qui sont supposés être abordables, subventionnés par l'État, ça me... ça me brise le cœur puis ça nous brise le cœur. Puis, ça devrait... Je veux dire, c'est inacceptable. Donc, comment ça se fait qu'il y a zéro, zéro PSL supplémentaire de la part du gouvernement dans le nouveau budget? Puis comment ça se fait que tout ce qu'on avait à répondre aussi, c'est 1 000 logements supplémentaires sur trois ans? Je veux dire, déconnexion complète sur la question du logement.

Notre chef parlementaire, Ruba Ghazal, a déposé le... ce qui sera éventuellement l'ensemble des mesures de notre plan logement pour... Nous, on va continuer de se battre puis on ne lâchera jamais la question de se battre. Il y a une première mesure qui a été annoncée, là, le plan va se décliner en plusieurs autres mesures. Des PSL, par contre, je suis venu vous en parler souvent, PSL d'urgence, certes, PSL violence conjugale, PSL aîné, potentiel là aussi, avec la question du HLM. Pour moi, tout ça est un tout. Le logement hors marché et communautaire, OBNL d'habitation, coop, HLM, ceci en fait partie, puis on va continuer de le mettre de l'avant, le logement social, certainement.

Journaliste : ...ce matin que l'engagement de Mme Fréchette de rouvrir le PEIQ se traduirait par, dans le fond, l'accueil de... permanente ou, en tout cas... de 125 000 immigrants temporaires. Est-ce que vous, vous demandiez le maintien du PEQ et de le rouvrir? Est-ce que ça refroidit vos ardeurs, ce matin, ce chiffre-là?

M. Cliche-Rivard : Bon. Premier enjeu, première question : nous, on dépose une motion ce matin pour que ces chiffres-là puis ces analyses-là soient rendus publics. C'est un dossier au cœur de l'actualité, là, qui a marqué la session. Moi, je ne peux pas accepter qu'on y aille à coup de révélations, là, qu'on égrène au quotidien, là. Il y a... c'est des vies, là, en jeu, là, quand même, c'est des destins, disons, en jeu, c'est des rêves qui sont en jeu.

Le ministre Roberge, là, qui s'explique, qui divulgue le calcul, l'analyse, qui divulgue de quoi on parle, qui... par ailleurs, qu'il fasse le comparatif avec 2022, 2203, 2024, combien qu'il y avait de gens admissibles. Ce qui est révélé, là, c'est l'admissibilité ou... de gens potentiels. Combien vont finalement appliquer? Combien sont déjà partis? Combien décident de faire autre chose? L'article ne le dit pas.

Par ailleurs, moi, j'avais dit 20 000 par année environ. L'article dit 125 000 sur six ans. Divisez 125 000 par six, ça fait à peu près 20 000, 21 000. Donc, on est dans les statistiques qu'on avait obtenues sur la qualification annuelle, toujours dans le PEQ, les gens, c'est ceux qui se sont qualifiés. Mais là je suis encore, moi, ce matin, à faire des règles de trois puis des calculs, alors qu'un ministère payé par les fonds publics a l'information. Donc, M. Roberge a un choix clair, ce matin, par motion de Québec solidaire, de déposer ses calculs, de déposer ses analyses, puis on en débattra en bonne et due forme ensemble de manière transparente, pour que tout le monde aussi de la société civile soit capable de commenter, puis, après ça, on aura un débat clair et ouvert. Mais comment ça se fait que ces chiffres-là sont gardés derrière des portes closes puis qu'il faut que quelqu'un obtienne une source au MIFI qui lui permet de comprendre que... Je veux dire, c'est inacceptable. Alors, transparence totale, puis débattons ensuite des choix de société qu'on fait.

Journaliste : ...délai de six ans, ça ne vous inquiète pas, pour des gens qui sont déjà sur le territoire?

M. Cliche-Rivard : C'est certainement inquiétant, mais je vous rappelle que, dans la catégorie humanitaire, il y a un article du Devoir qui est sorti, qui parlait de 50 ans de délai de traitement. La réunification familiale, ça fait un petit moment qu'on ne s'en est pas parlé, là, mais c'est cinq ans que ça va être, le délai de traitement avec le plan caquiste. Ça, c'est des époux, là, des enfants de Québécois qui attendent à l'étranger cinq ans. Donc, oui, il y a véritablement des problématiques sur des délais de traitement, puis, je veux dire, il y a des humains en arrière de ça, il y a des vies en arrière de ça. Quelqu'un qu'on lui dit : C'est bon, mais tu auras ta résidence dans six ans, «come on»! Je veux dire, c'est ça, la société, c'est ça, le rêve qu'on aspire, c'est des gens qu'on a dit oui, qu'on a fait des promesses à l'étranger, qu'après avoir charcuté le PEQ, finalement, on le ramène pour leur dire : Dans six ans. Je veux dire, à un moment donné, là, ce mauvais film là, il a assez duré, puis c'est le temps que ça finisse.

Journaliste : Est-ce qu'on doit mettre fin... ou Québec doit mettre fin au moratoire sur l'adoption internationale? On voit, ce matin, un couple... il y a un moratoire de 18 mois qui a été imposé, il y a un an et demi, par le gouvernement, personne ne s'en est vraiment rendu compte, mais, bref, il y a des familles qui sont incapables d'avoir d'enfant présentement puis qui tentent l'adoption internationale, et même au Québec, et c'est impossible.

Mme Zaga Mendez : Bien, on partage, en ce moment, l'inquiétude, vraiment, de toutes ces familles-là, là. C'est une anxiété et c'est une détresse dans ce processus. Puis, oui, je pense qu'il faut... il faut envisager des mesures comme ça pour être capables de répondre à ce besoin-là, puis on peut étudier cette question-là, en effet. Je ne sais pas si tu veux ajouter.

Journaliste : Sur la question de la Constitution, il y a eu des propositions de Simon Jolin-Barrette ce matin. Comment vous les accueillez? Est-ce que vous prévoyez déposer des amendements?

M. Cliche-Rivard : Bon. Simon Jolin-Barrette, là, j'en ai fait, des projets de loi avec lui, jamais ne dépose-t-il ses amendements en amont, d'entrée de jeu, jamais il ne révèle son jeu. Donc, moi, je pense que Simon Jolin-Barrette est en train de négocier sur la place publique avec le prochain ou la prochaine cheffe de la CAQ pour lui dire que son projet de loi, là, n'est peut-être pas si controversé et que... ça semble l'indiquer. Je pense qu'il est en train de négocier, parce que jamais il ne fait ça, Simon Jolin-Barrette. Maintenant, il a mis des amendements au jeu, mais il n'a pas retiré l'article 29 sur l'avortement. Comment ça se fait? Il l'a dit en Chambre. Ils ont accepté cette proposition-là. Il a déposé, là, ce matin quatre amendements dans lesquels il introduit la liberté académique, d'autres dispositions, mais il n'y a aucun amendement qui retire l'article. Pourquoi on laisse encore planer ce doute-là ce matin? Pourquoi la question n'est pas réglée une fois pour toutes? Moi, c'est ma véritable question que j'ai pour lui ce matin. Pour une fois qu'il fait un geste en amont où il divulgue ces amendements, pourquoi il n'a pas tout de suite l'amendement qui retire l'article si controversé sur l'interruption volontaire de grossesse? Je ne me l'explique pas. Il a des comptes à rendre puis des réponses à donner clairement là-dessus puis on va voir qu'est-ce qu'il a à dire là-dessus. Mais moi je ne vais pas commenter sa négociation sur la place publique avec son futur ou sa future patronne.

Journaliste : On Bill 1, obviously, the Justice Minister, Simon Jolin-Barrette, is trying to save Bill 1, his bill that he wanted to see adopted before the end of the session. So, what are you going to do with this? Like, do you find it strange that he's holding a press conference at 9 :15 here to talk about this change, his changes that he wants to make?

M. Cliche-Rivard : Minister Jolin-Barrette never is providing his amendments and his suggestions to modify his bill beforehand. He's always putting those amendments on the table at the right very limits. So, I think, Minister Jolin-Barrette, now, is trying to negotiate the return of this bill after the new Premier. I think he's hoping to demonstrate that there are some people that are still believing he should be moving forward, which we're not. And he's publicly trying to make a bid into having Minister or Madam Frechette or Mr. Drainville finally grant approval for him to continue this work. But Quebeckers were very clear, Quebeckers are not interested in a constitution from Simon Jolin-Barrette. Whatever you might try to spin, I mean, on the ground and every people we're speaking to are not interested into this bill that's coming from him directly, without consult and without any appropriate consideration of First Nations.

Journaliste : Even though article 29, he announced several weeks ago, that it would be removed from his bill.

M. Cliche-Rivard : He announced it, but he didn't do it. He's providing new amendments now, today, with academic freedom, which is something that's very important, that needs to be debated. He's putting forward some amendments, but he's not withdrawing section 29. How is it? Why? I believe this was behind us. I was hoping this was behind us. It seems like we were unanimous in Parliament against this position and now he had the very first occasion to withdraw this section and he's not doing it. Why so? I think he's got answers to give to the public.

Journaliste : When it comes to energy drinks, what's your message to the family and families of other young children and youth who are asking the Government to step in to prevent the sale of these drinks?

M. Cliche-Rivard : There's a tragic event of a teenager, 15 years old at that time, that only had one Red bull drink at the end of a ski session, and this drink had interactions with the medication he was taking. The parent himself, nobody had whatever acknowledgment that this was... that this could create or cause his death. And now, what, two years afterwards, it seems like we're at the same place in terms of legislation. There is a big approval from Quebeckers that teenagers should be at least 16 to buy those drinks. I've heard nobody contesting this proposal, and I would strongly hope that the minister... that Minister Bélanger would move forward with us jointly as a positive measure to protect the youth into, first and foremost, determining that it's 16 years old to buy those drinks. I'm hoping she's going to move forward.

Mme Zaga Mendez : Merci, tout le monde.

(Fin à 8 h 42)