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(Huit heures vingt-cinq minutes)
Mme Zaga Mendez
: Bonjour,
tout le monde. Ce matin, on a vu avec attention l'article dans Le Devoir,
parce qu'après Desjardins, après la... la chaire Raoul-Dandurand, c'est autour
de l'Institut du Québec de nous le dire, de sonner l'alarme sur l'état de nos
finances publiques. Et les faits sont clairs et les analyses sont claires, nous
sommes devant des choix de société qui sont inévitables.
Aujourd'hui, il y a trois scénarios devant
nous. Soit on appauvrit la classe moyenne en coupant dans les services publics,
soit on hypothèque l'avenir du Québec en creusant davantage dans le déficit ou,
trois, on va... on demande une contribution plus juste à ceux qui ont les
moyens, en taxant les multimillionnaires et les milliardaires du Québec, parce
qu'au Québec la richesse continue à s'accumuler au sommet de la pyramide et c'est
là que nous pouvons aller chercher des revenus supplémentaires pour aider les
familles, pour ne pas couper dans les services publics et surtout faire face au
coût de la vie et tous les défis économiques qui s'en vient, là. Pour nous, ce
choix-là est clair. Puis j'ai le goût de nous dire qu'il faut se méfier des
partis qui vont éviter cette question de qu'est-ce qu'on va faire et qui, dans
le fond, va payer. Pour nous, à Québec solidaire, cette réponse est claire, il
faut demander une contribution supplémentaire et juste aux milliardaires et
multimillionnaires au Québec.
M. Cliche-Rivard
: Merci.
Alejandra. Bonjour, tout le monde. Écoutez, rencontre importante ce matin, avec
la ministre de la Santé sur le dossier des boissons énergisantes, avec les
parents de Zachary Miron, là, qui arrivent bientôt à Québec ce matin.
Hier, la ministre a quand même
démontré une certaine ouverture dans ses réponses à La Presse canadienne, vous
avez peut-être vu l'article, en affirmant quand même que le dossier était
complexe. Bien, c'est vrai que le dossier est complexe sur plusieurs niveaux,
mais, sur une question, il n'est pas complexe, sur la question de protéger les
enfants, les jeunes de moins de 16 ans. Là-dessus, il y a une unanimité,
tout le monde qui a été consulté est d'accord. Donc, il y a évidemment toute la
question de la promotion, les publicités, l'encadrement, l'accès aux boissons
dans les centres sportifs. Il y a plein de questions sous-jacentes à ce
dossier-là. Et on peut effectivement y aller étape par étape. Puis, une des
premières étapes, puis celle qui est certainement la plus urgente, c'est de
protéger les jeunes de 16 ans et moins. Puis, là-dessus, ce n'est pas
compliqué.
Donc, je suis d'accord avec la ministre. Prenons
les choses étape par étape, mais, sur celle des 16 ans et moins, bougeons,
avançons rapidement. Il y a un consensus social. Et ça, on peut l'adopter très
rapidement. Après, on peut lancer une consultation sur la place peut-être de
ces boissons-là dans la société, dans les centres sportifs, comme je le disais,
l'accès à ça, mais on n'a pas besoin de 15 rapports supplémentaires pour
constater, là, que, sur la question des 16 ans et moins, il y a
véritablement un consensus. Donc, avançons rapidement, c'est ce que je vais lui
demander aujourd'hui dans notre rencontre avec les parents, puis c'est ce que
les parents demandent aussi.
Ensuite, je voulais revenir sur le dossier
de l'itinérance. Encore ce matin, des services sont coupés, là, c'est un
article sur le Centre-Sud à Montréal, des ressources pour jeunes en situation d'itinérance
par ailleurs, là, des jeunes qui sortent de la DPJ, des services sont coupés. C'est
inacceptable. Hier, l'Assemblée nationale a voté une motion unanime pour
condamner de manière ferme le désengagement du fédéral sur les sommes du PRCC,
là, le programme fédéral phare, 24 millions sur deux ans. Je m'attends à
une réponse du gouvernement fédéral. C'est inacceptable, le statu quo, c'est
inacceptable qu'on perde des services dans le plus fort de la crise. Donc, ça
presse, ça nous prend une réponse, ça prend un réinvestissement. Le silence, la
non-action du fédéral, elle ne sera pas tolérée par les élus du Québec. On a
une motion unanime. Ils doivent bouger. Merci.
Journaliste : ...la ministre,
hier, disait qu'elle pourrait commander d'autres études, que, oui, il y a des
avis qui existent, mais que ça ne l'empêcherait pas de commander d'autres avis,
d'autres études sur la question. Qu'est-ce que vous pensez de ça?
M. Cliche-Rivard : Bien, sur
la question précise du 16 ans, pour moi l'étude était claire, la santé
publique était claire, le sondage aussi de... sur l'état de... de pensée des
Québécois et des Québécoises était très clair aussi. Les médecins sportifs sont
très clairs aussi. Il y a d'autres législatures dans le monde, par ailleurs,
qui ont adopté ces mêmes dispositions-là et propositions. Ça fait que je pense
qu'elle a raison, peut-être, sur la... le caractère de la commercialisation,
sur la place que prend ces boissons-là, disons, dans les activités sportives,
dans les montagnes de ski nommément, pour parler de ce qui est arrivé à Zach Miron.
C'est quand même une question d'une... d'une machine distributrice, là. Donc,
il y a des éléments sur la promotion, la publicité, comment on va fonctionner. Mais...
mais, sur le 16 ans, moi, je pense que là, il n'y a pas moyen de... de tergiverser
puis il n'y a pas d'espace de tergiversation.
Je lui ai posé la question en crédits :
Qu'est-ce qu'elle pense de jeunes de 12, 13 ans, crédits provisoires, qui
sortent de l'école secondaire vers 3 heures, qui vont au Couche-Tard
s'acheter deux, trois canettes de Red Bull puis qui vont boire ça au parc à la
gang. Qu'est-ce qu'elle en pense? Elle m'a dit, comme mère de famille, qu'elle
trouvait effectivement que ça n'avait pas de bon sens. Tout le monde pense ça.
Il y a 15 000 signatures déjà sur la pétition. Le vidéo, les vidéos
ont roulé à plus d'1 million de vues chacun. Je veux dire, pour moi, il y
a un... il y a une clarté, là, nette sur les 16 ans. Donc, avançons là-dessus,
voyons le reste plus tard.
Journaliste : ...est-ce
qu'elle peut y aller par voie réglementaire ou il faut un projet de loi absolument?
M. Cliche-Rivard : C'est des
choses qu'on va discuter aujourd'hui. Pour moi, le moyen va être celui... le
plus facile sera le bon.
Journaliste
: ...
M. Cliche-Rivard : Je pense
qu'on peut adopter ça en un, deux, trois, assez facilement. Je pense, sinon, qu'on
peut entendre des groupes assez rapidement, deux, trois groupes sur la question
du 16 ans. Je ne pense pas que le temps va manquer, là, pas à ce stade-ci.
On se parlera peut-être de temps, dernière semaine de session parlementaire, là
il nous reste beaucoup de temps. Je pense qu'on peut faire ça. Ils déposaient
encore des projets de loi. Pas plus tard qu'aujourd'hui le ministre Jean Boulet
a déposé un projet de loi. Donc, moi, je... le temps ne jouera pas en notre
défaveur, surtout dans un dossier consensuel. Maintenant, si la ministre
approche que c'est une modification réglementaire, moi, je vais être très
disposé à l'écouter, là.
Journaliste : ...arrive, survient
assez tard, deux ans après le décès du jeune Zachary? Trouvez-vous que ça a
pris beaucoup de temps à rencontrer les parents?
M. Cliche-Rivard : Tu sais,
là, peut-être, peut-être. Ceci dit, moi, j'ai senti une belle ouverture. Puis,
bien, la question... la rencontre vient à ma demande quand même, là, ou j'ai...
j'ai soumis cette main tendue là. Je ne sais pas quelles démarches avaient faites,
là, les parents en amont spécifiquement pour la rencontrer. Ceci dit, moi, ce
que je vois, c'est que dès que j'ai offert la proposition à la ministre, elle l'a
acceptée. Ça fait que, je veux dire, je ne vois pas... Moi, je tends vraiment
une main transpartisane là-dessus, ça fait que je pense qu'on est capables de
faire du bon millage. Ça fait que je vais... je vais rester là-dessus.
Journaliste : Qu'est-ce que
vous pensez de la situation aux résidences Enharmonie, là, de l'OMH, où il y a
des locataires qui payent jusqu'à 90 % de leurs revenus pour des logements
abordables?
M. Cliche-Rivard : J'en ai,
moi, des résidences Enharmonie dans... dans ma circonscription que je visite
fréquemment. Puis, les aînés me parlent toujours du coût de la vie. Puis, à
chaque fois, ça me choque parce que j'avais l'intention, j'avais l'impression
de rentrer dans du logement abordable géré par l'OMH. Puis normalement, quand
on rentre de ce genre d'établissement là, la première question à laquelle on...
on s'attend à faire face, ce n'est pas le prix du loyer, là. D'habitude, dans
notre tête, du logement abordable, évidemment que même 25 % du loyer, c'est
beaucoup pour certaines personnes, mais de penser et de voir des chiffres comme
presque 2 000 $, 1 875 $ pour un trois et demi, je veux
dire, pour moi, c'est absolument inconcevable.
Et là on a vu que, dans le budget, des
PSL, là, des programmes de supplément au loyer, qui permettent par ailleurs de
diminuer les coûts d'exploitation puis les frais de service de ces résidences-là,
bien, pour personnes aînées, il y en a zéro supplémentaire dans le nouveau budget.
Ça fait que là, on se retrouve à avoir des offices Enharmonie qui doivent se
financer, qui n'ont pas d'autre choix que de monter les... les revenus ou les...
pas les revenus, mais les loyers, mais c'est inacceptable. Je veux dire, des
aînés qui me parlent, moi, à 75 ans, de leur incapacité de payer leur loyer
alors qu'ils sont dans des logements qui sont supposés être abordables,
subventionnés par l'État, ça me... ça me brise le cœur puis ça nous brise le
cœur. Puis, ça devrait... Je veux dire, c'est inacceptable. Donc, comment ça se
fait qu'il y a zéro, zéro PSL supplémentaire de la part du gouvernement dans le
nouveau budget? Puis comment ça se fait que tout ce qu'on avait à répondre
aussi, c'est 1 000 logements supplémentaires sur trois ans? Je veux
dire, déconnexion complète sur la question du logement.
Notre chef parlementaire, Ruba Ghazal, a
déposé le... ce qui sera éventuellement l'ensemble des mesures de notre plan
logement pour... Nous, on va continuer de se battre puis on ne lâchera jamais
la question de se battre. Il y a une première mesure qui a été annoncée, là, le
plan va se décliner en plusieurs autres mesures. Des PSL, par contre, je suis
venu vous en parler souvent, PSL d'urgence, certes, PSL violence conjugale, PSL
aîné, potentiel là aussi, avec la question du HLM. Pour moi, tout ça est un
tout. Le logement hors marché et communautaire, OBNL d'habitation, coop, HLM,
ceci en fait partie, puis on va continuer de le mettre de l'avant, le logement
social, certainement.
Journaliste : ...ce matin que
l'engagement de Mme Fréchette de rouvrir le PEIQ se traduirait par, dans le
fond, l'accueil de... permanente ou, en tout cas... de 125 000 immigrants
temporaires. Est-ce que vous, vous demandiez le maintien du PEQ et de le
rouvrir? Est-ce que ça refroidit vos ardeurs, ce matin, ce chiffre-là?
M. Cliche-Rivard : Bon.
Premier enjeu, première question : nous, on dépose une motion ce matin
pour que ces chiffres-là puis ces analyses-là soient rendus publics. C'est un
dossier au cœur de l'actualité, là, qui a marqué la session. Moi, je ne peux
pas accepter qu'on y aille à coup de révélations, là, qu'on égrène au
quotidien, là. Il y a... c'est des vies, là, en jeu, là, quand même, c'est des
destins, disons, en jeu, c'est des rêves qui sont en jeu.
Le ministre Roberge, là, qui s'explique,
qui divulgue le calcul, l'analyse, qui divulgue de quoi on parle, qui... par
ailleurs, qu'il fasse le comparatif avec 2022, 2203, 2024, combien qu'il y
avait de gens admissibles. Ce qui est révélé, là, c'est l'admissibilité ou...
de gens potentiels. Combien vont finalement appliquer? Combien sont déjà
partis? Combien décident de faire autre chose? L'article ne le dit pas.
Par ailleurs, moi, j'avais dit 20 000
par année environ. L'article dit 125 000 sur six ans. Divisez 125 000
par six, ça fait à peu près 20 000, 21 000. Donc, on est dans les
statistiques qu'on avait obtenues sur la qualification annuelle, toujours dans
le PEQ, les gens, c'est ceux qui se sont qualifiés. Mais là je suis encore,
moi, ce matin, à faire des règles de trois puis des calculs, alors qu'un
ministère payé par les fonds publics a l'information. Donc, M. Roberge a un
choix clair, ce matin, par motion de Québec solidaire, de déposer ses calculs,
de déposer ses analyses, puis on en débattra en bonne et due forme ensemble de
manière transparente, pour que tout le monde aussi de la société civile soit
capable de commenter, puis, après ça, on aura un débat clair et ouvert. Mais
comment ça se fait que ces chiffres-là sont gardés derrière des portes closes
puis qu'il faut que quelqu'un obtienne une source au MIFI qui lui permet de
comprendre que... Je veux dire, c'est inacceptable. Alors, transparence totale,
puis débattons ensuite des choix de société qu'on fait.
Journaliste
: ...délai
de six ans, ça ne vous inquiète pas, pour des gens qui sont déjà sur le
territoire?
M. Cliche-Rivard : C'est
certainement inquiétant, mais je vous rappelle que, dans la catégorie
humanitaire, il y a un article du Devoir qui est sorti, qui parlait de
50 ans de délai de traitement. La réunification familiale, ça fait un
petit moment qu'on ne s'en est pas parlé, là, mais c'est cinq ans que ça va
être, le délai de traitement avec le plan caquiste. Ça, c'est des époux, là,
des enfants de Québécois qui attendent à l'étranger cinq ans. Donc, oui, il y a
véritablement des problématiques sur des délais de traitement, puis, je veux
dire, il y a des humains en arrière de ça, il y a des vies en arrière de ça.
Quelqu'un qu'on lui dit : C'est bon, mais tu auras ta résidence dans six
ans, «come on»! Je veux dire, c'est ça, la société, c'est ça, le rêve qu'on
aspire, c'est des gens qu'on a dit oui, qu'on a fait des promesses à
l'étranger, qu'après avoir charcuté le PEQ, finalement, on le ramène pour leur
dire : Dans six ans. Je veux dire, à un moment donné, là, ce mauvais film
là, il a assez duré, puis c'est le temps que ça finisse.
Journaliste : Est-ce qu'on
doit mettre fin... ou Québec doit mettre fin au moratoire sur l'adoption
internationale? On voit, ce matin, un couple... il y a un moratoire de 18 mois
qui a été imposé, il y a un an et demi, par le gouvernement, personne ne s'en
est vraiment rendu compte, mais, bref, il y a des familles qui sont incapables
d'avoir d'enfant présentement puis qui tentent l'adoption internationale, et
même au Québec, et c'est impossible.
Mme Zaga Mendez : Bien, on
partage, en ce moment, l'inquiétude, vraiment, de toutes ces familles-là, là.
C'est une anxiété et c'est une détresse dans ce processus. Puis, oui, je pense
qu'il faut... il faut envisager des mesures comme ça pour être capables de
répondre à ce besoin-là, puis on peut étudier cette question-là, en effet. Je
ne sais pas si tu veux ajouter.
Journaliste : Sur la question
de la Constitution, il y a eu des propositions de Simon Jolin-Barrette ce
matin. Comment vous les accueillez? Est-ce que vous prévoyez déposer des
amendements?
M. Cliche-Rivard : Bon. Simon
Jolin-Barrette, là, j'en ai fait, des projets de loi avec lui, jamais ne
dépose-t-il ses amendements en amont, d'entrée de jeu, jamais il ne révèle son
jeu. Donc, moi, je pense que Simon Jolin-Barrette est en train de négocier sur
la place publique avec le prochain ou la prochaine cheffe de la CAQ pour lui dire
que son projet de loi, là, n'est peut-être pas si controversé et que... ça
semble l'indiquer. Je pense qu'il est en train de négocier, parce que jamais il
ne fait ça, Simon Jolin-Barrette. Maintenant, il a mis des amendements au jeu,
mais il n'a pas retiré l'article 29 sur l'avortement. Comment ça se fait?
Il l'a dit en Chambre. Ils ont accepté cette proposition-là. Il a déposé, là,
ce matin quatre amendements dans lesquels il introduit la liberté académique,
d'autres dispositions, mais il n'y a aucun amendement qui retire l'article.
Pourquoi on laisse encore planer ce doute-là ce matin? Pourquoi la question
n'est pas réglée une fois pour toutes? Moi, c'est ma véritable question que
j'ai pour lui ce matin. Pour une fois qu'il fait un geste en amont où il
divulgue ces amendements, pourquoi il n'a pas tout de suite l'amendement qui
retire l'article si controversé sur l'interruption volontaire de grossesse? Je
ne me l'explique pas. Il a des comptes à rendre puis des réponses à donner
clairement là-dessus puis on va voir qu'est-ce qu'il a à dire là-dessus. Mais
moi je ne vais pas commenter sa négociation sur la place publique avec son
futur ou sa future patronne.
Journaliste :
On Bill 1, obviously, the Justice
Minister, Simon Jolin-Barrette, is trying to save Bill 1, his bill that he
wanted to see adopted before the end of the session. So, what are you going to
do with this? Like, do you find it strange that he's holding a press conference
at 9 :15 here to talk about this change, his changes that he wants to
make?
M.
Cliche-Rivard :
Minister Jolin-Barrette never is providing his amendments and his
suggestions to modify his bill beforehand. He's always putting those amendments
on the table at the right very limits. So, I think, Minister Jolin-Barrette,
now, is trying to negotiate the return of this bill after the new Premier. I
think he's hoping to demonstrate that there are some people that are still
believing he should be moving forward, which we're not. And he's publicly
trying to make a bid into having Minister or Madam Frechette or Mr. Drainville
finally grant approval for him to continue this work. But Quebeckers were very
clear, Quebeckers are not interested in a constitution from Simon
Jolin-Barrette. Whatever you might try to spin, I mean, on the ground and every
people we're speaking to are not interested into this bill that's coming from
him directly, without consult and without any appropriate consideration of
First Nations.
Journaliste :
Even though article 29, he announced
several weeks ago, that it would be removed from his bill.
M.
Cliche-Rivard :
He announced it, but he didn't do it. He's providing new amendments
now, today, with academic freedom, which is something that's very important,
that needs to be debated. He's putting forward some amendments, but he's not
withdrawing section 29. How is it? Why? I believe this was behind us. I was
hoping this was behind us. It seems like we were unanimous in Parliament
against this position and now he had the very first occasion to withdraw this
section and he's not doing it. Why so? I think he's got answers to give to the
public.
Journaliste :
When it comes to energy drinks, what's
your message to the family and families of other young children and youth who
are asking the Government to step in to prevent the sale of these drinks?
M.
Cliche-Rivard :
There's a tragic event of a teenager, 15 years old at that time,
that only had one Red bull drink at the end of a ski session, and this drink
had interactions with the medication he was taking. The parent himself, nobody
had whatever acknowledgment that this was... that this could create or cause
his death. And now, what, two years afterwards, it seems like we're at the same
place in terms of legislation. There is a big approval from Quebeckers that
teenagers should be at least 16 to buy those drinks. I've heard nobody
contesting this proposal, and I would strongly hope that the minister... that
Minister Bélanger would move forward with us jointly as a positive measure to
protect the youth into, first and foremost, determining that it's 16 years old
to buy those drinks. I'm hoping she's going to move forward.
Mme Zaga
Mendez : Merci, tout le monde.
(Fin à 8 h 42)