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Point de presse de M. Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Tuesday, April 21, 2026, 11 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trente et une minutes)

M. Derraji : Bien, bonjour, tout le monde. Très heureux de vous... de vous retrouver malgré que le parlement est en pause. J'ai deux points, pour commencer, avant de vous parler du dossier de santé numérique. Premièrement, le fameux remaniement. Malheureusement, une déception, encore une fois, un recul de Mme Fréchette. Et je pense que le slogan de la dernière campagne, «Continuons», reste le même. C'est la marque de commerce de ce nouveau gouvernement. Ce qu'on constate, si les informations qu'on a sont les mêmes, on nous dit, c'est uniquement quatre nouveaux ministres sur 29, la même taille du Conseil des ministres. Donc, Mme Fréchette recycle les anciens ministres, surtout dans les ministères, les ministres ou les ministères les plus... les plus... les plus importants. Il revient avec... avec les mêmes, les mêmes visages. On le constate sur le terrain, un gouvernement usé, un gouvernement de fin de régime. Et je constate que le vœu de Mme Fréchette, d'aller chercher quelqu'un de l'extérieur, malheureusement, elle était incapable d'aller convaincre une seule personne. On se comprend, c'était pour un job d'été, mais il n'y a personne qui a accepté l'offre de Mme Fréchette de devenir un ministre, même extra parlementaire, et de l'appuyer dans sa... dans son renouveau à la tête du gouvernement.

Un mot, parce que j'ai entendu le chef du Parti québécois, je peux au moins souligner un point : Sa cohérence par rapport au référendum. Malgré la baisse de l'appui à la souveraineté, je pense qu'on l'a clairement, qu'il l'a mentionné, que pour lui, le référendum, avec les autres enjeux, c'est très clair et il va aller coûte que coûte, et là, au moins, c'est clair, parce que j'étais sur le terrain, ce sont des questions qu'on reçoit. Au moins, maintenant, l'offre, elle est claire, de la part du Parti québécois.

Maintenant, par rapport au dossier de santé numérique. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un constat. Ça fait au moins trois semaines que je suis en contact avec les professionnels de la santé dans les deux projets vitrine. Ce que je m'apprête, aujourd'hui, à vous proposer au nom du Parti libéral du Québec, c'est pour protéger les patients et le personnel soignant, on propose à Santé Québec de mettre en place les conditions gagnantes pour réussir la transformation numérique. J'ai trois points pour vous, et ces trois points émanent de toutes les discussions que j'ai eues personnellement avec le personnel soignant.

Premièrement, ne pas baser la transformation numérique uniquement sur les super utilisateurs. Les super utilisateurs sont angoissés, il y a de la dépression et il y en a qui démissionnent. Du moment qu'on a uniquement deux vitrines. Une au centre... la Mauricie, Centre-du-Québec et l'autre, à Montréal. On demande formellement à ce que Santé Québec exige du fournisseur informatique plusieurs personnels et du... et des représentants d'Epic sur les lieux. C'est eux qui maîtrisent la technologie. Ce n'est pas les super utilisateurs. Les super utilisateurs ont une courbe d'apprentissage et pour la réussir, ça nous prend ça.

Deuxièmement, le centre d'assistance et le centre de commandement. Il doit y avoir beaucoup de personnel pour recevoir les tickets informatiques que les personnels de la santé vont créer. C'est anormal qu'un médecin ou une infirmière locale puisse répondre à des questions technologiques.

Et le troisième point, parce qu'on l'a beaucoup entendu, un plan de reprise de chirurgies précis et clair pour rattraper les retards causés par le déploiement dans les deux régions. Ce sont les conditions idéales pour réussir la transformation numérique. Voilà, je suis prêt, maintenant, à prendre vos questions concernant le...

Journaliste : ...on va vider la question du Conseil des ministres, si vous me le permettez. Vous êtes déçu? Vous auriez souhaité quoi? Vous auriez souhaité plus de nouveaux visages?

M. Derraji : Bien, en fait, moi, ce que j'espère, c'est que ce gouvernement, le 5 octobre, laisse la place à notre gouvernement. C'est la seule chose pour parler du renouveau. Mais malheureusement, ce que je constate, la seule personne qui a levé le drapeau par rapport à Santé Québec, il est dehors, M. Bélanger, de ce que j'entends, il ne sera plus le seul lanceur d'alerte par rapport à Santé Québec, il est dehors. Je constate que le seuil de tolérance par rapport à SAAQclic, c'est un ministre à la fois. Celle qui s'est ramassée avec le merdier, elle est «out», celui qui était derrière entourloupait les parlementaires via son cabinet, elle est de retour au conseil des ministres. Donc le seuil de tolérance de Mme Fréchette au scandale SAAQclic, c'est un ministre à la fois.

Journaliste : M. Derraji, vous dites... Est-ce que vous faites partie de ceux qui avez rabroué M. Milliard, lors du caucus spécial de la semaine dernière, concernant ses propos sur le... de la loi n° 96?

M. Derraji : Je vais vous préciser quelque chose très importante. Ce qui se passe dans un caucus reste au caucus. Nous avons une équipe forte, un chef très présent et nous avons beaucoup de rencontres, mais je ne vais jamais dévoiler ce qui se passe au caucus.

Journaliste : Mais qu'est-ce qui explique que M. Milliard ait eu une position jeudi et une autre position vendredi? Puis là, hier, ça semblait être une autre position encore. Qu'est-ce qui explique cette évolution-là?

M. Derraji : Bien, moi, écoutez, ce n'est pas M. Milliard qui choisit les titres des journaux. M. Milliard a toujours la même position. C'est quelqu'un... c'est quelqu'un...

Journaliste : ...

M. Derraji : Non, non, non, mais je veux juste terminer le point. M. Milliard, depuis le début que je parle avec lui, c'est quelqu'un qui veut protéger la langue française. C'est quelqu'un qui est convaincu que la protection de la langue française, la promotion de la culture, l'utilisation des produits culturels, c'est quelque chose où il est profondément convaincu. Donc, il a exprimé son point de vue, je le partage, et on va continuer à parler de la protection de la langue française et les choses à améliorer à l'intérieur du projet de loi n° 96, notamment en matière des immigrants et en matière de la paperasse pour les entreprises.

Journaliste : ...d'autres choses qu'il devrait enlever dans la loi 96, à votre avis? Parce que, là...

M. Derraji : Bien, c'est ce que je viens de vous dire.

Journaliste : Mais, à part... (panne de son) ...là, vous, qu'est-ce qui vous dérange dans cette loi-là?

M. Derraji : Bien, moi, sérieusement, pour un gouvernement qui se dit un gouvernement économique, et j'ai été hier sur le terrain et je vais revenir demain, il y a beaucoup d'entreprises qui me parlent de la paperasse et le fardeau administratif. Ça, on a besoin d'une économie forte. Et, une économie forte, ça n'a pas besoin de d'autres embûches gouvernementales pour les empêcher de bien faire ce qu'ils devaient faire. C'est créer la richesse et produire. Et, bien entendu, regardez, un gouvernement qui est incapable d'offrir des cours de francisation, un gouvernement qui est incapable d'avoir des classes de francisation, qui exige aux nouveaux arrivants de... aux nouveaux arrivants, quand ils veulent communiquer avec le gouvernement, de maîtriser la langue française... Je pense que ces deux éléments... C'est ce que le chef a dit, qu'il voulait réouvrir la loi, parce que la loi existe. Nous avons voté contre le projet de loi n° 96, ça, vous le savez, on était contre ces deux mesures et... réamender le projet de loi... la loi 96.

Journaliste : ...vous êtes prêts à renouveler la disposition de dérogation de la Charte canadienne des droits et libertés. Pour protéger les autres dispositions, là, vous avez parlé des deux... des deux articles que vous voulez modifier, mais pour les autres, vous êtes prêts à renouveler la disposition de dérogation de la charte pour les protéger devant les tribunaux?

M. Derraji : Écoutez, pour la question de la clause dérogatoire, le chef l'a mentionné, si c'est pour protéger, la protection et la langue française, bien oui, il ne va pas se gêner de... de l'utiliser. Écoutez, on parle de la protection de la langue française, c'est important.

Et ce genre de discussion... Moi, je suis député de Nelligan, l'ouest de l'île. Juste pour qu'on clarifie les choses, dans mon comté, j'ai des allophones, j'ai des... des francophones et j'ai des anglophones. Et j'ai des anglophones qui demandent des cours d'accès pour le français. Ils sont où? Le gouvernement caquiste a répondu comment? Donc, oui, pour le Parti libéral, la promotion de la langue française est importante.

Et, s'il vous plaît, qu'on arrête. Et, quand j'entends M. Bérubé, que je respecte beaucoup, c'est le moment de faire front commun pour la protection de la langue française. Ce n'est pas le moment de se lancer de la surenchère : qui va protéger plus que l'autre la langue française. Moi, je suis fier qu'on parle et qu'on maîtrise la langue française. J'ai un magnifique cégep dans mon comté qui s'appelle Gérald-Godin. Je viens de faire une dictée avec les élèves. Les personnes qui ont gagné, ce ne sont pas des gens nés au Québec. C'est comme ça qu'on va rallier l'ensemble de la population québécoise pour promouvoir et protéger la langue française.

Journaliste : ...dérogation pour ça? Est-ce que vous avez besoin de la disposition de dérogation?

M. Derraji : Bien, c'est justement... c'est ça. C'est ça, avoir un débat sain. Et un débat que, caser et mettre quelqu'un dans un cadre, on utilise, on n'utilise pas la clause dérogatoire... Prenons les mesures concrètes, prenons les mesures concrètes pour améliorer la langue française. Donnons-nous les moyens, que ce soit au niveau du primaire, au niveau du secondaire, d'améliorer le français à l'écrit. Donnons-nous les moyens d'améliorer les sorties culturelles et ne pas couper des sorties culturelles en attendant que les gens se lèvent pour décrier la situation, et que le gouvernement réinjecte l'argent. C'est ça, le vrai débat pour la protection de la langue française, même pour les gens qui viennent de l'extérieur.

Moi, je n'ai pas eu l'occasion... J'ai choisi le Québec. Je suis venu au Québec, c'est parce qu'une terre francophone. Ma décision était pour faire un MBA. Et un MBA dans mon domaine, au monde, il y avait deux endroits, et j'ai... choisi la belle ville de Québec. Mais j'aurais aimé avoir plus d'offres culturelles pour pouvoir rattraper le retard parce que je ne suis pas né au Québec. C'est sur ça qu'on doit miser et non pas, et non pas qui va être beaucoup plus fort que l'autre en matière de protection de la langue française.

Journaliste : ...vous êtes en train de nous dire que tout ce qu'il faut, c'est des mesures incitatives. Vous n'avez pas besoin d'une loi puis vous n'avez pas besoin de la protection de la clause dérogatoire. C'est ça que vous êtes en train de nous dire?

M. Derraji : OK. Bon. Vous savez... Parce que, là, maintenant, j'ai juste l'impression de réouvrir une loi. Attendons que nous... que les Québécois nous donnent un mandat majoritaire le 5 octobre. Et on va faire les choses correctement. Et c'est ce que le chef a dit. Premièrement, la loi est votée, la loi existe. Et on a voté contre la loi 96. La stratégie ou la... ou ce qu'on doit faire pour un gouvernement qui se respecte, bien, c'est... tu prends la loi... déposer un autre projet de loi pour amender les choses qui ne fonctionnaient pas.

Et, encore une fois, la contradiction caquiste... parce qu'ils parlaient beaucoup de la protection de la langue française, mais ils ne se donnent même pas les moyens. Est-ce normal d'exiger aux immigrants la maîtrise de la langue française au bout de six mois? Est-ce normal que les entreprises nous disent : Écoutez, aidez-nous, parce que ça devient très lourd, la bureaucratie et l'utilisation de ces exigences, pour qu'on puisse fonctionner. Donc, ça, on le règle.

Maintenant, si, ça... encore une fois, c'est l'hypothèse, elle est sur la table, c'est que, s'il y a possibilité d'utiliser la clause dérogatoire pour protéger la langue française de l'utilisation de la langue française, le chef, il était très clair.

Journaliste : ...les quotas pour les collèges anglophones, ça, est-ce que ça va sauter, sous les libéraux?

M. Derraji : Je vais la prendre en délibéré, je vais vérifier, si ça ne vous dérange pas. Je peux vous revenir, je n'aime pas...

Journaliste : ...faite beaucoup, vous devez l'entendre, vous, comme député.

M. Derraji : Oui, mais... oui, mais je n'aime pas répondre quand je ne suis pas sûr, donc, si ça ne vous dérange pas, laissez-moi vérifier. Mais je veux juste... clair, aujourd'hui, mon message par rapport... parce que ça me touche aussi. Écoutez, j'ai choisi le Québec, mais quand on parle qu'on ne veut pas protéger la langue française, cette surenchère n'aide personne. C'est le moment où on s'allie tous pour promouvoir et protéger la langue française. C'est l'essentiel. C'est l'essence même de mon message aujourd'hui.

Journaliste : ...point de presse, vous dites, bon : Je suis sur le terrain, tout ça. Le recul de cinq points que vous voyez pour les libéraux, ce matin, dans le sondage, vous l'accueillez comment? Comment vous le comprenez?

M. Derraji : Bien, écoutez, je pense que vous n'allez pas être surpris de ma réponse : Je ne commente pas les sondages. C'est un portrait. La chose qui est extrêmement importante, aujourd'hui... J'étais sur le terrain, c'est pour cela que je vous ai dit qu'au moins aujourd'hui le chef du Parti québécois est cohérent, les gens ne veulent rien savoir du référendum. D'ailleurs, vous avez vu que, si le Parti québécois recule sur le référendum, bien, les intentions vont monter. Moi, ce que j'entends...

Journaliste : ...

M. Derraji : Non, mais je ne commente pas, je vous dis ce que j'entends sur le terrain. Les gens ne veulent pas entendre... du référendum, veulent des solutions.

Journaliste : ...sur le terrain qu'il y a une baisse d'appuis significative comme celle que l'on voit pour votre parti ce matin? Cinq points, ce n'est pas rien, quand même.

M. Derraji : Pour être honnête, les gens avec qui j'ai parlé, ils nous demandent des solutions concrètes, ils ne demandent pas un référendum. Donc, au moins, on est clair, nous, on est clairs où on se situe, et aujourd'hui, le Parti québécois est clair où il se situe.

Journaliste : ...du Parti libéral vers la Coalition avenir Québec, qui ne promet pas de référendum.

M. Derraji : Je ne suis pas un spécialiste, analyste de sondages.

Journaliste : Qu'est-ce que vous dites aux libéraux, là, qui ont vu Charles Milliard élu chef, qui sont rentrés au bercail, puis là qui voient Christine

Fréchette arriver à la tête de la CAQ puis là qui se disent : Ah! on pourrait lui faire confiance?

M. Derraji : Bien, je viens de vous dire, je ne suis pas un... je viens de vous dire, je ne suis pas un spécialiste de sondages. Parlant d'un portrait, je vous dis, j'étais sur le terrain, je reviens demain sur le terrain et je pars pour une semaine, la semaine prochaine. Ce que les gens nous disent, ce qui revient dans les discussions, en toute transparence... ils nous parlent des enjeux économiques, de la santé, de l'éducation, de la transformation numérique... mon porte-parolat, ils me parlent des enjeux de transport, mais quand ça vient vers la fin, parce que je ne peux pas demander aux gens : Est-ce que vous êtes souverainiste ou fédéraliste... Écoutez, là, je ne pense pas que le Québec a besoin d'un référendum.

Journaliste : ...

M. Derraji : Hein?

Journaliste : Est-ce que vous sentez un effet Fréchette sur le terrain? Parce que c'est de ça dont Jean-Marc Léger nous parle ce matin.

M. Derraji : Moi, sérieux, je n'ai pas entendu, parce que les gens pensent que c'est un gouvernement usé qui a perdu beaucoup de temps à... Écoutez, le ministre de la Décote va revenir, hein, le ministre de la Décote et des Déficits va revenir, le ministre qui nous a entourloupés, qui était derrière le scandale SAAQclic, il revient, le ministre qui a levé le drapeau par rapport à Santé Québec, il est dehors. Sérieux, c'est du réchauffé. C'est le même bus continuons, et ils vont continuer. Je n'entends pas vraiment Christine Fréchette sur le terrain, en tout cas, les endroits où je suis allé.

Journaliste : ...sur les régions? Est-ce que c'est les régions seront mieux représentées ou moins bien au Conseil des ministres.

M. Derraji : Avec l'annonce d'aujourd'hui?

Journaliste : ...

M. Derraji : Ah! OK. Ils la font après trois mois, pour un job d'été, un responsable des régions. Ils auraient dû écouter les régions depuis plusieurs années, ils avaient un surplus budgétaire. On leur a laissé 7 milliards. Les Québécois ont fait des sacrifices, ils ont dilapidé l'argent public et ils nous laissent une dette énorme. Les Québécois sont tannés du gouvernement caquiste. C'est un gouvernement usé, fini. Et aujourd'hui ils confirment leur slogan : Continuons avec les mêmes acteurs. C'est le même slogan.

Journaliste : ...vous préférez donc qu'un ministre cumule une fonction de représentation régionale à sa responsabilité...

M. Derraji : Sérieux, aucun changement, pour moi. C'est fini, la CAQ, fini, fini, fini. C'est un gouvernement usé.

Journaliste : Paul St-Pierre Plamondon dit que le Québec devrait s'inquiéter du frérisme, que le Canada a un agenda, à l'intérieur de son multiculturalisme, de laisser le frérisme rentrer au Canada, au Québec. Est-ce que vous pensez, comme lui, que le Québec devrait s'inquiéter du frérisme...

M. Derraji : Bon, premièrement, au Québec, c'est un modèle interculturel. Je tiens à rappeler à M. Plamondon, c'est un fait. Maintenant, ce que M. Plamondon a dit, parce qu'il parle beaucoup d'études, c'est un homme rigoureux, je l'invite, s'il a des études, s'il a des informations sur le frérisme, bien, qu'il informe les autorités, parce que je ne pense pas que les Québécois veulent d'un courant de pensée du frérisme ou autre. Je pense qu'on doit tous travailler pour que notre État reste laïc, loin des courants religieux, loin de l'ingérence étrangère. Ça, c'est extrêmement important. Mais moi, je n'ai pas accès aux conclusions de M. Plamondon par rapport à ce fait.

Journaliste : Bien, il dit que c'est documenté en Europe, mais que les services canadiens sont silencieux sur la question et ça démontre un peu le gouvernement... la tactique du gouvernement en place. Est-ce que vous croyez que les services canadiens ne travaillent pas dans l'intérêt public des Canadiens, comme le dit Paul St-Pierre Plamondon, ne parlant pas et on ne documentant pas ce phénomène-là, ici, au Québec, au Canada?

M. Derraji : Bien, écoutez, M. Plamondon parle d'un... d'un... d'un constat européen. Est-ce que ça existe sur le territoire canadien? Je ne suis pas spécialiste de la question, mais s'il a des informations, bien, qu'il appelle les autorités, parce que si la GRC n'est pas au courant du frérisme ou de ces courants de pensée au Québec et au Canada, c'est très préoccupant. Et je l'invite, s'il a des informations privilégiées, de communiquer cela avec les autorités compétentes. Et j'invite les autorités compétentes d'éclairer, parce qu'on doit tout faire pour éviter de l'ingérence étrangère, et les courants de pensée religieux, et autres.

Journaliste : We hear you in English on the polls, showing that the PQ would be more popular if they promise no referendum.

M. Derraji : Yes, again, it's very clear today and very honest, coming from the leader of the PQ, that he wants to go for another referendum. So, now it's clear it's... it's going to be a... a proposition coming from the PQ for the next election, and he will stay with this proposition too for the next election.

Journaliste : And what do you think about what we're hearing from the cabinet today from the CAQ?

M. Derraji : It's nothing new. It's the same, the same MNAs, the same ministers, that they will do the same job. And again, it's a government that's... like, he did nothing for all Quebeckers for the last eight years, and they are not capable to change everything in a few months. Thank you. Merci.

(Fin à 11 h 48)

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