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(Onze heures trente et une minutes)
M. Derraji : Bien,
bonjour, tout le monde. Très heureux de vous... de vous retrouver malgré que le
parlement est en pause. J'ai deux points, pour commencer, avant de vous parler
du dossier de santé numérique. Premièrement, le fameux remaniement. Malheureusement,
une déception, encore une fois, un recul de Mme Fréchette. Et je pense que
le slogan de la dernière campagne, «Continuons», reste le même. C'est la marque
de commerce de ce nouveau gouvernement. Ce qu'on constate, si les informations
qu'on a sont les mêmes, on nous dit, c'est uniquement quatre nouveaux ministres
sur 29, la même taille du Conseil des ministres. Donc, Mme Fréchette
recycle les anciens ministres, surtout dans les ministères, les ministres ou
les ministères les plus... les plus... les plus importants. Il revient avec...
avec les mêmes, les mêmes visages. On le constate sur le terrain, un
gouvernement usé, un gouvernement de fin de régime. Et je constate que le vœu
de Mme Fréchette, d'aller chercher quelqu'un de l'extérieur,
malheureusement, elle était incapable d'aller convaincre une seule personne. On
se comprend, c'était pour un job d'été, mais il n'y a personne qui a accepté l'offre
de Mme Fréchette de devenir un ministre, même extra parlementaire, et de l'appuyer
dans sa... dans son renouveau à la tête du gouvernement.
Un mot, parce que j'ai entendu le chef du
Parti québécois, je peux au moins souligner un point : Sa cohérence par
rapport au référendum. Malgré la baisse de l'appui à la souveraineté, je pense
qu'on l'a clairement, qu'il l'a mentionné, que pour lui, le référendum, avec
les autres enjeux, c'est très clair et il va aller coûte que coûte, et là, au
moins, c'est clair, parce que j'étais sur le terrain, ce sont des questions qu'on
reçoit. Au moins, maintenant, l'offre, elle est claire, de la part du Parti
québécois.
Maintenant, par rapport au dossier de
santé numérique. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un constat. Ça fait au
moins trois semaines que je suis en contact avec les professionnels de la santé
dans les deux projets vitrine. Ce que je m'apprête, aujourd'hui, à vous
proposer au nom du Parti libéral du Québec, c'est pour protéger les patients et
le personnel soignant, on propose à Santé Québec de mettre en place les
conditions gagnantes pour réussir la transformation numérique. J'ai trois
points pour vous, et ces trois points émanent de toutes les discussions que j'ai
eues personnellement avec le personnel soignant.
Premièrement, ne pas baser la
transformation numérique uniquement sur les super utilisateurs. Les super
utilisateurs sont angoissés, il y a de la dépression et il y en a qui
démissionnent. Du moment qu'on a uniquement deux vitrines. Une au centre... la
Mauricie, Centre-du-Québec et l'autre, à Montréal. On demande formellement à ce
que Santé Québec exige du fournisseur informatique plusieurs personnels et
du... et des représentants d'Epic sur les lieux. C'est eux qui maîtrisent la
technologie. Ce n'est pas les super utilisateurs. Les super utilisateurs ont
une courbe d'apprentissage et pour la réussir, ça nous prend ça.
Deuxièmement, le centre d'assistance et le
centre de commandement. Il doit y avoir beaucoup de personnel pour recevoir les
tickets informatiques que les personnels de la santé vont créer. C'est anormal
qu'un médecin ou une infirmière locale puisse répondre à des questions
technologiques.
Et le troisième point, parce qu'on l'a
beaucoup entendu, un plan de reprise de chirurgies précis et clair pour
rattraper les retards causés par le déploiement dans les deux régions. Ce sont
les conditions idéales pour réussir la transformation numérique. Voilà, je suis
prêt, maintenant, à prendre vos questions concernant le...
Journaliste : ...on va vider
la question du Conseil des ministres, si vous me le permettez. Vous êtes déçu?
Vous auriez souhaité quoi? Vous auriez souhaité plus de nouveaux visages?
M. Derraji : Bien, en
fait, moi, ce que j'espère, c'est que ce gouvernement, le 5 octobre,
laisse la place à notre gouvernement. C'est la seule chose pour parler du
renouveau. Mais malheureusement, ce que je constate, la seule personne qui a
levé le drapeau par rapport à Santé Québec, il est dehors, M. Bélanger, de
ce que j'entends, il ne sera plus le seul lanceur d'alerte par rapport à Santé
Québec, il est dehors. Je constate que le seuil de tolérance par rapport à SAAQclic,
c'est un ministre à la fois. Celle qui s'est ramassée avec le merdier, elle est
«out», celui qui était derrière entourloupait les parlementaires via son
cabinet, elle est de retour au conseil des ministres. Donc le seuil de
tolérance de Mme Fréchette au scandale SAAQclic, c'est un ministre à la
fois.
Journaliste : M. Derraji,
vous dites... Est-ce que vous faites partie de ceux qui avez rabroué M. Milliard,
lors du caucus spécial de la semaine dernière, concernant ses propos sur le...
de la loi n° 96?
M. Derraji : Je vais
vous préciser quelque chose très importante. Ce qui se passe dans un caucus
reste au caucus. Nous avons une équipe forte, un chef très présent et nous
avons beaucoup de rencontres, mais je ne vais jamais dévoiler ce qui se passe
au caucus.
Journaliste : Mais qu'est-ce
qui explique que M. Milliard ait eu une position jeudi et une autre
position vendredi? Puis là, hier, ça semblait être une autre position encore. Qu'est-ce
qui explique cette évolution-là?
M. Derraji : Bien, moi,
écoutez, ce n'est pas M. Milliard qui choisit les titres des journaux. M. Milliard
a toujours la même position. C'est quelqu'un... c'est quelqu'un...
Journaliste : ...
M. Derraji : Non, non, non, mais
je veux juste terminer le point. M. Milliard, depuis le début que je parle avec
lui, c'est quelqu'un qui veut protéger la langue française. C'est quelqu'un qui
est convaincu que la protection de la langue française, la promotion de la
culture, l'utilisation des produits culturels, c'est quelque chose où il est
profondément convaincu. Donc, il a exprimé son point de vue, je le partage, et
on va continuer à parler de la protection de la langue française et les choses
à améliorer à l'intérieur du projet de loi n° 96, notamment en matière des
immigrants et en matière de la paperasse pour les entreprises.
Journaliste : ...d'autres
choses qu'il devrait enlever dans la loi 96, à votre avis? Parce que,
là...
M. Derraji : Bien, c'est ce
que je viens de vous dire.
Journaliste : Mais, à part...
(panne de son) ...là, vous, qu'est-ce qui vous dérange dans cette loi-là?
M. Derraji : Bien, moi,
sérieusement, pour un gouvernement qui se dit un gouvernement économique, et
j'ai été hier sur le terrain et je vais revenir demain, il y a beaucoup
d'entreprises qui me parlent de la paperasse et le fardeau administratif. Ça,
on a besoin d'une économie forte. Et, une économie forte, ça n'a pas besoin de
d'autres embûches gouvernementales pour les empêcher de bien faire ce qu'ils
devaient faire. C'est créer la richesse et produire. Et, bien entendu,
regardez, un gouvernement qui est incapable d'offrir des cours de francisation,
un gouvernement qui est incapable d'avoir des classes de francisation, qui
exige aux nouveaux arrivants de... aux nouveaux arrivants, quand ils veulent
communiquer avec le gouvernement, de maîtriser la langue française... Je pense
que ces deux éléments... C'est ce que le chef a dit, qu'il voulait réouvrir la
loi, parce que la loi existe. Nous avons voté contre le projet de loi
n° 96, ça, vous le savez, on était contre ces deux mesures et... réamender
le projet de loi... la loi 96.
Journaliste : ...vous êtes
prêts à renouveler la disposition de dérogation de la Charte canadienne des
droits et libertés. Pour protéger les autres dispositions, là, vous avez parlé
des deux... des deux articles que vous voulez modifier, mais pour les autres,
vous êtes prêts à renouveler la disposition de dérogation de la charte pour les
protéger devant les tribunaux?
M. Derraji : Écoutez, pour la
question de la clause dérogatoire, le chef l'a mentionné, si c'est pour
protéger, la protection et la langue française, bien oui, il ne va pas se gêner
de... de l'utiliser. Écoutez, on parle de la protection de la langue française,
c'est important.
Et ce genre de discussion... Moi, je suis
député de Nelligan, l'ouest de l'île. Juste pour qu'on clarifie les choses,
dans mon comté, j'ai des allophones, j'ai des... des francophones et j'ai des
anglophones. Et j'ai des anglophones qui demandent des cours d'accès pour le
français. Ils sont où? Le gouvernement caquiste a répondu comment? Donc, oui,
pour le Parti libéral, la promotion de la langue française est importante.
Et, s'il vous plaît, qu'on arrête. Et,
quand j'entends M. Bérubé, que je respecte beaucoup, c'est le moment de faire
front commun pour la protection de la langue française. Ce n'est pas le moment
de se lancer de la surenchère : qui va protéger plus que l'autre la langue
française. Moi, je suis fier qu'on parle et qu'on maîtrise la langue française.
J'ai un magnifique cégep dans mon comté qui s'appelle Gérald-Godin. Je viens de
faire une dictée avec les élèves. Les personnes qui ont gagné, ce ne sont pas
des gens nés au Québec. C'est comme ça qu'on va rallier l'ensemble de la
population québécoise pour promouvoir et protéger la langue française.
Journaliste : ...dérogation
pour ça? Est-ce que vous avez besoin de la disposition de dérogation?
M. Derraji : Bien, c'est
justement... c'est ça. C'est ça, avoir un débat sain. Et un débat que, caser et
mettre quelqu'un dans un cadre, on utilise, on n'utilise pas la clause
dérogatoire... Prenons les mesures concrètes, prenons les mesures concrètes
pour améliorer la langue française. Donnons-nous les moyens, que ce soit au
niveau du primaire, au niveau du secondaire, d'améliorer le français à l'écrit.
Donnons-nous les moyens d'améliorer les sorties culturelles et ne pas couper
des sorties culturelles en attendant que les gens se lèvent pour décrier la
situation, et que le gouvernement réinjecte l'argent. C'est ça, le vrai débat
pour la protection de la langue française, même pour les gens qui viennent de
l'extérieur.
Moi, je n'ai pas eu l'occasion... J'ai
choisi le Québec. Je suis venu au Québec, c'est parce qu'une terre francophone.
Ma décision était pour faire un MBA. Et un MBA dans mon domaine, au monde, il y
avait deux endroits, et j'ai... choisi la belle ville de Québec. Mais j'aurais
aimé avoir plus d'offres culturelles pour pouvoir rattraper le retard parce que
je ne suis pas né au Québec. C'est sur ça qu'on doit miser et non pas, et non
pas qui va être beaucoup plus fort que l'autre en matière de protection de la
langue française.
Journaliste : ...vous êtes en
train de nous dire que tout ce qu'il faut, c'est des mesures incitatives. Vous
n'avez pas besoin d'une loi puis vous n'avez pas besoin de la protection de la
clause dérogatoire. C'est ça que vous êtes en train de nous dire?
M. Derraji : OK. Bon. Vous
savez... Parce que, là, maintenant, j'ai juste l'impression de réouvrir une
loi. Attendons que nous... que les Québécois nous donnent un mandat majoritaire
le 5 octobre. Et on va faire les choses correctement. Et c'est ce que le
chef a dit. Premièrement, la loi est votée, la loi existe. Et on a voté contre
la loi 96. La stratégie ou la... ou ce qu'on doit faire pour un
gouvernement qui se respecte, bien, c'est... tu prends la loi... déposer un
autre projet de loi pour amender les choses qui ne fonctionnaient pas.
Et, encore une fois, la contradiction
caquiste... parce qu'ils parlaient beaucoup de la protection de la langue
française, mais ils ne se donnent même pas les moyens. Est-ce normal d'exiger
aux immigrants la maîtrise de la langue française au bout de six mois? Est-ce
normal que les entreprises nous disent : Écoutez, aidez-nous, parce que ça
devient très lourd, la bureaucratie et l'utilisation de ces exigences, pour
qu'on puisse fonctionner. Donc, ça, on le règle.
Maintenant, si, ça... encore une fois,
c'est l'hypothèse, elle est sur la table, c'est que, s'il y a possibilité
d'utiliser la clause dérogatoire pour protéger la langue française de
l'utilisation de la langue française, le chef, il était très clair.
Journaliste : ...les quotas
pour les collèges anglophones, ça, est-ce que ça va sauter, sous les libéraux?
M. Derraji : Je vais la
prendre en délibéré, je vais vérifier, si ça ne vous dérange pas. Je peux vous
revenir, je n'aime pas...
Journaliste
: ...faite beaucoup,
vous devez l'entendre, vous, comme député.
M. Derraji : Oui, mais...
oui, mais je n'aime pas répondre quand je ne suis pas sûr, donc, si ça ne vous
dérange pas, laissez-moi vérifier. Mais je veux juste... clair, aujourd'hui,
mon message par rapport... parce que ça me touche aussi. Écoutez, j'ai choisi
le Québec, mais quand on parle qu'on ne veut pas protéger la langue française,
cette surenchère n'aide personne. C'est le moment où on s'allie tous pour
promouvoir et protéger la langue française. C'est l'essentiel. C'est l'essence
même de mon message aujourd'hui.
Journaliste : ...point de
presse, vous dites, bon : Je suis sur le terrain, tout ça. Le recul de
cinq points que vous voyez pour les libéraux, ce matin, dans le sondage, vous
l'accueillez comment? Comment vous le comprenez?
M. Derraji : Bien, écoutez,
je pense que vous n'allez pas être surpris de ma réponse : Je ne commente
pas les sondages. C'est un portrait. La chose qui est extrêmement importante,
aujourd'hui... J'étais sur le terrain, c'est pour cela que je vous ai dit qu'au
moins aujourd'hui le chef du Parti québécois est cohérent, les gens ne veulent
rien savoir du référendum. D'ailleurs, vous avez vu que, si le Parti québécois
recule sur le référendum, bien, les intentions vont monter. Moi, ce que
j'entends...
Journaliste
: ...
M. Derraji : Non, mais je ne
commente pas, je vous dis ce que j'entends sur le terrain. Les gens ne veulent
pas entendre... du référendum, veulent des solutions.
Journaliste : ...sur le terrain
qu'il y a une baisse d'appuis significative comme celle que l'on voit pour
votre parti ce matin? Cinq points, ce n'est pas rien, quand même.
M. Derraji : Pour être
honnête, les gens avec qui j'ai parlé, ils nous demandent des solutions concrètes,
ils ne demandent pas un référendum. Donc, au moins, on est clair, nous, on est
clairs où on se situe, et aujourd'hui, le Parti québécois est clair où il se
situe.
Journaliste : ...du Parti
libéral vers la Coalition avenir Québec, qui ne promet pas de référendum.
M. Derraji : Je ne suis pas
un spécialiste, analyste de sondages.
Journaliste
: Qu'est-ce
que vous dites aux libéraux, là, qui ont vu Charles Milliard élu chef, qui sont
rentrés au bercail, puis là qui voient Christine
Fréchette arriver à la tête de la CAQ puis là qui
se disent : Ah! on pourrait lui faire confiance?
M. Derraji : Bien, je viens
de vous dire, je ne suis pas un... je viens de vous dire, je ne suis pas un
spécialiste de sondages. Parlant d'un portrait, je vous dis, j'étais sur le
terrain, je reviens demain sur le terrain et je pars pour une semaine, la
semaine prochaine. Ce que les gens nous disent, ce qui revient dans les
discussions, en toute transparence... ils nous parlent des enjeux économiques,
de la santé, de l'éducation, de la transformation numérique... mon
porte-parolat, ils me parlent des enjeux de transport, mais quand ça vient vers
la fin, parce que je ne peux pas demander aux gens : Est-ce que vous êtes
souverainiste ou fédéraliste... Écoutez, là, je ne pense pas que le Québec a
besoin d'un référendum.
Journaliste : ...
M. Derraji : Hein?
Journaliste
: Est-ce
que vous sentez un effet Fréchette sur le terrain? Parce que c'est de ça dont
Jean-Marc Léger nous parle ce matin.
M. Derraji : Moi, sérieux, je
n'ai pas entendu, parce que les gens pensent que c'est un gouvernement usé qui
a perdu beaucoup de temps à... Écoutez, le ministre de la Décote va revenir,
hein, le ministre de la Décote et des Déficits va revenir, le ministre qui nous
a entourloupés, qui était derrière le scandale SAAQclic, il revient, le
ministre qui a levé le drapeau par rapport à Santé Québec, il est dehors.
Sérieux, c'est du réchauffé. C'est le même bus continuons, et ils vont
continuer. Je n'entends pas vraiment Christine Fréchette sur le terrain, en
tout cas, les endroits où je suis allé.
Journaliste
: ...sur
les régions? Est-ce que c'est les régions seront mieux représentées ou moins
bien au Conseil des ministres.
M. Derraji : Avec l'annonce
d'aujourd'hui?
Journaliste
: ...
M. Derraji : Ah! OK. Ils la
font après trois mois, pour un job d'été, un responsable des régions. Ils
auraient dû écouter les régions depuis plusieurs années, ils avaient un surplus
budgétaire. On leur a laissé 7 milliards. Les Québécois ont fait des
sacrifices, ils ont dilapidé l'argent public et ils nous laissent une dette
énorme. Les Québécois sont tannés du gouvernement caquiste. C'est un
gouvernement usé, fini. Et aujourd'hui ils confirment leur slogan : Continuons
avec les mêmes acteurs. C'est le même slogan.
Journaliste : ...vous
préférez donc qu'un ministre cumule une fonction de représentation régionale à
sa responsabilité...
M. Derraji : Sérieux, aucun
changement, pour moi. C'est fini, la CAQ, fini, fini, fini. C'est un
gouvernement usé.
Journaliste : Paul St-Pierre
Plamondon dit que le Québec devrait s'inquiéter du frérisme, que le Canada a un
agenda, à l'intérieur de son multiculturalisme, de laisser le frérisme rentrer
au Canada, au Québec. Est-ce que vous pensez, comme lui, que le Québec devrait
s'inquiéter du frérisme...
M. Derraji : Bon,
premièrement, au Québec, c'est un modèle interculturel. Je tiens à rappeler à
M. Plamondon, c'est un fait. Maintenant, ce que M. Plamondon a dit, parce
qu'il parle beaucoup d'études, c'est un homme rigoureux, je l'invite, s'il a
des études, s'il a des informations sur le frérisme, bien, qu'il informe les
autorités, parce que je ne pense pas que les Québécois veulent d'un courant de
pensée du frérisme ou autre. Je pense qu'on doit tous travailler pour que notre
État reste laïc, loin des courants religieux, loin de l'ingérence étrangère.
Ça, c'est extrêmement important. Mais moi, je n'ai pas accès aux conclusions de
M. Plamondon par rapport à ce fait.
Journaliste : Bien, il dit
que c'est documenté en Europe, mais que les services canadiens sont silencieux
sur la question et ça démontre un peu le gouvernement... la tactique du
gouvernement en place. Est-ce que vous croyez que les services canadiens ne
travaillent pas dans l'intérêt public des Canadiens, comme le dit Paul
St-Pierre Plamondon, ne parlant pas et on ne documentant pas ce phénomène-là,
ici, au Québec, au Canada?
M. Derraji : Bien, écoutez,
M. Plamondon parle d'un... d'un... d'un constat européen. Est-ce que ça
existe sur le territoire canadien? Je ne suis pas spécialiste de la question,
mais s'il a des informations, bien, qu'il appelle les autorités, parce que si
la GRC n'est pas au courant du frérisme ou de ces courants de pensée au Québec
et au Canada, c'est très préoccupant. Et je l'invite, s'il a des informations
privilégiées, de communiquer cela avec les autorités compétentes. Et j'invite
les autorités compétentes d'éclairer, parce qu'on doit tout faire pour éviter
de l'ingérence étrangère, et les courants de pensée religieux, et autres.
Journaliste :
We hear you in English on the polls,
showing that the PQ would be more popular if they promise no referendum.
M. Derraji :
Yes, again, it's very clear today and
very honest, coming from the leader of the PQ, that he wants to go for another
referendum. So, now it's clear it's... it's going to be a... a proposition
coming from the PQ for the next election, and he will stay with this
proposition too for the next election.
Journaliste :
And what do you think about what we're
hearing from the cabinet today from the CAQ?
M. Derraji :
It's nothing new. It's the same, the
same MNAs, the same ministers, that they will do the same job. And again, it's
a government that's... like, he did nothing for all Quebeckers for the last
eight years, and they are not capable to change everything in a few months.
Thank you. Merci.
(Fin à 11 h 48)