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Point de presse de M. Marc Tanguay, leader parlementaire de l’opposition officielle

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, April 29, 2026, 11 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trois minutes)

M. Tanguay : Alors, bon matin à chacun et à chacune. Aujourd'hui, on voit la première ministre, Mme Fréchette, en train d'exécuter le plan de François Legault, une CAQ en fin de régime qui n'a rien livré de substantiel dans autant de dossiers pendant huit ans, un Québec qui, dès l'annonce du départ de François Legault, a été littéralement sur pause pendant trois mois. Et là, on a su, évidemment, parce que des gens ont parlé, que c'était un plan qui avait été concocté avec François Legault. Alors, Christine Fréchette est en train d'exécuter le plan Legault-Fréchette avec des annonces où, là, pouf, HMR, ils ont de l'argent pour HMR, pouf, ils ont nommé une émissaire pour la renégociation de l'accord de libre-échange. Pouf, une visite à Washington, ce qui n'avait pas été fait depuis plus d'un an. Alors, c'est le plan Legault-Fréchette, c'est continuons vers le mur, c'est la même chose.

Et là, semble-t-il, là, elle fait des tours de magie, semble-t-il, ils sont prêts à régler autant de dossiers. Bien, écoutez, bientôt on va voir que, la magicienne, elle ne sera plus capable de sortir de lapin de son chapeau. C'est réellement le plan Legault-Fréchette et ça fera son temps. Vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas, entre autres avec l'annonce aujourd'hui... Tout d'un coup, ils se réveillent, là. Les PME, ça existe au Québec. Vous ne pouvez pas faire sept ans et demi de gros deals à la Northvolt, puis essayer de nous faire accroire, dans les six derniers mois, que les PME, c'est important. Alors, encore une fois, c'est du marketing politique. Et là-dessus, bien, les lapins sont à veille de terminer.

Assemblée nationale. Maintenant, nous sommes devant un calendrier serré parce que le gouvernement caquiste a fait passer le calendrier de la chefferie avant les intérêts supérieurs du Québec. On a été suspendu pendant trois semaines, il reste cinq semaines. Là-dessus, enlever deux semaines de crédit. Alors, pour livrer des gains, là, dans le petit peu de temps, là, trois semaines de législature, si vous enlevez deux semaines de crédit... Première chose qu'on demande, là, on pourrait-tu, s'il vous plaît, ne pas perdre une seule heure avec le mauvais projet de loi n° 1 de constitution de Simon Jolin-Barrette? On pourrait-tu réaliser qu'on a déjà perdu suffisamment de temps collectivement sur un projet de loi qui n'a pas été... qui n'a pas eu de consultation, qui a été rédigée derrière les portes closes et qui, évidemment, a fait l'unanimité contre lui. Alors, on demande à ce que le projet de loi n° 1 sur la Constitution soit carrément mise de côté, de grâce, avec le peu de temps qu'il nous reste, on n'a pas une seule heure à perdre là-dessus.

Par contre, la main tendue, la main est tendue sur, entre autres, un dossier P-38, qui est le projet de loi n° 23. Il y aura des consultations. Le projet de loi n° 23 sur le P-38, évidemment, la rédaction n'est pas optimale, la rédaction ne fait pas l'unanimité, beaucoup de groupes auront des choses à dire en substance, il devra être amendé. Mais nous, l'opposition officielle libérale, on est prêts à travailler pour faire avancer le Québec sur le P-38, sur le projet de loi n° 23. Autre exemple que je vous donne, le projet de loi n° 5, sur la réalisation des projets prioritaires et d'envergure nationale. Ça, il est en article par article, ça avance bien. Nous, on est prêts à collaborer pour qu'il sorte d'ici le 12 juin prochain. Et suggestions, s'il y a des projets de loi du gouvernement sur lesquels il faut faire avancer le Québec, parce qu'on a déjà perdu suffisamment de temps, bien, il serait bien avisé s'il reprenait, par exemple, notre projet de loi sur le directeur parlementaire du budget. Je pense qu'on pourrait faire avancer le Québec, et le ministre Girard, de toute façon, est déjà en faveur de cette... de ce projet de loi là.

Alors, en somme, c'est le plan Legault-Fréchette. C'est le résultat de trois mois sur pause. Là, tout semble aller bien, bien vite ensemble, là, elle semble à régler des dossiers, des dossiers qui auraient dû être réglés depuis belle lurette. Elle se met en magicienne puis elle sort des lapins de son chapeau, un moment donné, il n'en aura plus de lapins, bientôt. Malheureusement, donc, on voit le même vieux gouvernement. Vous avez le même ministre de la Décote, ministre des Finances, de la décote, qui est toujours en place. Santé, Éducation, Justice, Trésor, continuons avec les mêmes. 29 ministres, cinq nouveaux visages, ça sera insuffisants, nettement, pour faire croire que ce n'est pas autre chose que la vieille CAQ qui est devant nous. Merci.

Journaliste : ...avec l'annonce d'aujourd'hui vous êtes fâché parce qu'elle va jouer, justement, dans le terreau des libéraux, là, de s'attaquer aux PME comme ça?

M. Tanguay : Écoutez, je ne suis pas fâché, là, je ne suis pas fâché. Je trouve ça dérisoire. Après... Elle l'a dit elle-même durant sa course à la chefferie : Heille, on a été trop interventionnistes, on a trop voulu avoir le coup de circuit avec les... M. Legault parlait de sa moyenne au bâton. La moyenne au bâton, au baseball, là, quand vous vous comparez à 303 de moyenne, là, au baseball, c'est bien, bien, bon, mais dans l'économie, ce n'est pas bon. Alors, il voulait aller avec le coup de circuit, elle l'a décrié, elle. On a été trop pour les gros deals, et ainsi de suite. Puis là, il se réveille, Legault-Fréchette se réveille puis dit : Ah! les PME, ça existe. Il faudrait essayer de se redonner... de se redonner une nouvelle approche. Sept ans et demi, Northvolt. Ça ne changera pas en quelques mois.

Journaliste : Est-ce que 5 000 $ c'est suffisant, vous pensez, pour les PME, en termes d'aide?

M. Tanguay : Bien, écoutez, en ce sens là, en ce sens là, nous, le chef Charles Milliard, entre autres, durant la course à la chefferie, l'avait dit : Il faut travailler pour donner un souffle. Ça va prendre beaucoup plus que ça, là. Pas... Puis je ne parle pas juste des baisses d'impôt, là, je parle d'éliminer la paperasse. Ce qui a fleuri sous la CAQ, c'est la lourdeur administrative, la paperasse. Vous allez me permettre une expression, un mot typiquement québécois : les enfarges. Les enfarges caquistes. Alors là, pouf! un petit... quelques centaines de millions pour essayer de se redonner... dorer le blason. Bien, ça ne tient pas la route. Huit ans à compliquer la vie des PME. Bien, c'est ça, le bilan Legault-Fréchette.

Journaliste : C'est-tu normal que le gouvernement fédéral, dans sa mise à jour, parle d'à peu près 300 millions de dollars pour la formation de la main-d'œuvre pour le Québec? Mais est-ce que vous vous attendez à ce qu'ils aient des conditions, pas de conditions...

M. Tanguay : Pas de conditions. Il y a de l'argent? Parfait. Il faut former des travailleurs au Québec dans la construction. Parfait, on prend l'argent. Et, en ce sens là, nous, on sera... on a toujours dit la même chose. L'argent du fédéral, on prend l'argent sans condition, parce qu'il faut former des travailleurs en la construction.

Vous allez me permettre une chose, par contre. Une fois que Québec a l'argent puis... Il faut que le gouvernement soit capable de développer des alliances pour aller chercher notre part du butin, ce que François Legault a été totalement incapable de faire, entre autres, au niveau de la santé. On demandait des milliards, on a eu des millions. En ce sens là, il faut développer des alliances à couteaux tirés tout le temps. Pendant huit ans, on a vu ce que ça a donné. On n'a pas eu notre part du butin, entre autres, en santé. Là, il y a un nouveau dossier. Il faut être capable de créer des alliances, d'un.

Et de deux, bien, on a vu que Québec, quand il avait voulu lancer un programme pour former la main-d'œuvre, on a vu que la majorité, ils ne finissaient pas dans la construction, puis c'était pour rénover leur chalet, ça a été démontré. Alors, la CAQ est incapable de gérer. Alors, on va prendre l'argent sans condition, puis ce sera un gouvernement libéral qui, dès le 5 octobre, sera capable de bien gérer cet argent-là.

Journaliste : Est-ce que c'est assez de temps pour un projet de loi, pour le redécoupage électoral?

M. Tanguay : Ça, il y a des discussions en cours, et on aura l'occasion de vous revenir.

Journaliste : C'est quoi, les options, M. Tanguay?

M. Tanguay : Pardon?

Journaliste : C'est quoi, les options, pour protéger ces circonscriptions-là?

M. Tanguay : Il y a des discussions en cours. J'ai beaucoup de choses qui me passent par la tête présentement. Je vais me restreindre. Je ne vais pas le faire. Il y a des discussions en cours et vous allez voir très bientôt, vous allez voir ce qui sera le fruit des discussions, entre autres, de tous les collègues à l'Assemblée nationale.

Journaliste : ...plus de sièges. Ultimement, il va y avoir plus de sièges.

M. Tanguay : Je ne vais pas... je ne vais pas commenter, je ne vais pas commencer. Je me dois... J'ai un devoir de réserve. Et, encore une fois, il faut respecter les discussions constructives, positives, ce qui me permet aujourd'hui de vous dire : Je ne vais pas commenter, je ne vais pas commencer à lever un petit peu le voile, mais, très bientôt, vous allez voir où on s'en va et ce sera positif pour le Québec. Et ça, c'est... c'est le fruit d'une collaboration de tous les élus à l'Assemblée nationale.

Journaliste : C'est quoi, les pour et les contre, d'abord, d'ajouter deux circonscriptions, selon vous?

M. Tanguay : Je ne vais pas commenter là-dessus, je vais être bien plate, là-dessus, à matin.

Journaliste : ...Mais la sortie du DGEQ, là...

M. Tanguay : Oui?

Journaliste : ...qui, lui, a dit : Ça va être deux circonscriptions de plus que les élus veulent faire, puis ça pose des problèmes. Vous en pensez quoi?

M. Tanguay : Ça, ça lui appartient. Encore une fois, je vais être bien plate là-dessus. Je n'irai pas plus loin. Il y a des discussions en cours.

Journaliste : ...présomptueux en pensant que ça allait être ça la solution envisagée par les élus puis en disant que ce n'était pas une bonne idée? Est-ce qu'il a été présomptueux en affirmant?

M. Tanguay : Je ne vais pas... je ne vais pas commenter, je ne vais pas commenter plus avant.

Journaliste : Une loi Gabie Renaud, ça, est-ce que vous êtes prêt à participer aussi...

M. Tanguay : Ah! oui, tout à fait. Tout à fait. Alors, elle n'est pas déposée, elle sera déposée, puis... Tout à fait, tout à fait. On va collaborer là-dessus. J'avais cité deux exemples, mais ça, c'en est un autre également.

Il ne reste pas beaucoup de temps, hein? Il reste trois semaines de Parlement, de législation. Les deux autres semaines, c'est les crédits. Écoutez, ce n'est pas en changeant la peinture d'un vieux bazou que vous pourrez le vendre plus cher, puis qu'en dessous de la peinture, il y a une voiture qui est abordable puis qui tient la route. Ça ne tient pas la route, la CAQ. Alors, on a changé le conducteur. On a les mêmes ministres, entre autres, le ministre de la «Décote des Finances», l'incapacité caquiste. Et là les lapins qui ont été retenus, là, les lapins qui sortaient, là, qui sortaient de la cour, là, ils ont été retenus pendant trois mois.

Journaliste : Pourquoi vous dites : Ils ont été retenus? Donc, tout ça est orchestré, là?

M. Tanguay : Bien, écoutez, tout ça est orchestré. Ils ont... Je vous donne un exemple. Ils ont déposé un budget, puis on a dit : Hein, il n'y a rien là-dedans pour HMR. Là, ils ont noyé le poisson, puis tout ça. C'était dans le plan, HMR, c'était dans le plan. On a dit : Ça prend 300 millions, il y avait la coalition, puis ça fait des années et des années. Écoutez, Christian Dubé, en mars 2025, disait : Pour moi, l'annonce a été précipitée, ils ne l'avaient pas, l'argent. Après ça, ils ont déposé le budget, ils ont grappillé à gauche puis à droite. Santé Québec a pris de l'argent de d'autres budgets, puis ils ont dit : On a le parking, on a le stationnement. Puis là il n'y avait pas d'argent au dernier budget, et là, pouf! un lapin sort du chapeau, HMR, toi chose, on l'a, l'argent. Elle était où, l'argent dans les dernières années?

Alors, c'est le plan de com Legault-Fréchette. C'est la même équipe qui a échoué, fin de régime. Pas en changeant la peinture du bazou, que ça restera autre chose qu'un bazou.

Journaliste : ...par rapport à Mme Blais, qui a été nommée hier, qu'est-ce que vous pensez de sa nomination? Puis est-ce que c'est la bonne chose, ce que Mme Fréchette a fait en allant...

M. Tanguay : Vous parlez de l'émissaire?

Journaliste : Oui, l'émissaire, puis d'aller rencontrer M. Jamieson Greer. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

M. Tanguay : Pouf! un autre lapin. L'émissaire, là, on demande ça, nous, depuis... écoutez, depuis le début de l'élection de Donald Trump, même un peu avant, parce qu'on... depuis, donc, fin novembre 2025... 2024, pardon, on demandait ça en novembre 2024, puis François Legault avait dit, avant la fin de l'année 2024 : Ça s'en vient, ça s'en vient, ça s'en vient. Toute l'année 2025, vous m'avez vu ici le dire. On attend l'émissaire, on attend l'émissaire, on attend l'émissaire. Ça ne vient pas, ça ne vient pas. La game est déjà commencée, là, la game était déjà commencée, et là, pouf! Heille, on ne laissera pas François Legault annoncer ça. Voyons donc, ça serait une communication politique qu'on va donner au prochain chef. Alors, on a retardé le dossier. C'est une bonne nouvelle, elle semble tout à fait compétente, mais ça vient tard dans le processus.

Journaliste : À quoi ça aurait servi de la nommer il y a six mois plutôt qu'aujourd'hui?

M. Tanguay : Bien, de se coordonner, d'ajuster nos flûtes. On a vu, durant cette période de temps là, que Donald Ford, lui, avait fait des représentations aux États-Unis. On a vu un changement de gouvernement avec le fédéral. Mark Carney est arrivé. Mark Carney fait des communications. Mark Carney exécute un plan de communication, une stratégie. Il faut être autour de la table. Là, on apprend que, là, finalement, depuis quelques heures, on va être autour de la table. La game est commencée depuis plus d'un an.

Journaliste : Comment vous voyez votre collaboration avec François Bonnardel? Est-ce que ça risque d'être un petit peu différent?

M. Tanguay : Bien, sur le plan personnel, moi, je n'ai aucune... je pense qu'on est capable de travailler ensemble, je n'ai aucune... Mais encore une fois, tu sais, François Bonnardel, tu sais, je l'aime bien, là, c'est un bon garçon, là, mais François Bonnardel a été, entre autres, impliqué ministre des Transports avec SAAQclic, et là on essaie de faire du renouveau sur le plan politique. Je n'attaque pas la personne, mais, sur le plan politique, d'essayer de faire du renouveau avec M. Bonnardel, comme...

Journaliste : Vous le délégitimez comme leader à cause de ça?

M. Tanguay : Non, ce que je... non, pas du tout, pas du tout. Il est légitime d'être nommé par la première ministre, il est député autant que moi, autant que n'importe qui. Mais quand on dit : On fait du renouveau, puis on ramène M. Bonnardel, au niveau de la perception, ce n'est pas réellement du renouveau, là.

Journaliste : Non, mais au niveau de la collaboration? Parce que, là, cinq semaines, ça va être court, là.

M. Tanguay : Au niveau de la collaboration, je suis certain qu'on va bien s'entendre. Moi, je pars avec la main tendue, tel que je l'ai montré. On va... Moi, je m'attends à ce qu'on va bien s'entendre. Moi, le fait de faire cette sortie-là puis dire : On est prêts à collaborer sur ce projet de loi là, ça participe du fait qu'on tend la main. Moi, je la tends à François Bonnardel.

Le Modérateur : En anglais.

M. Tanguay : Si vous me permettez, juste avant que je... C'est ma faute, puis on va aller... on va aller en anglais, je tiens à soulever que, hier, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a écrit à la première ministre, Mme Fréchette, lui disant l'Entente Québec-Terre-Neuve-Labrador, sur la production d'électricité et les nombreux investissements et répercussions financières, ça, là, c'est littéralement demain, le 30 avril, que l'entente de principe tombe.

Alors, notre chef Charles Milliard a rencontré, entre autres, le chef de l'opposition officielle libérale à Terre-Neuve-et-Labrador. Ils ont pu partager leur point de vue. Il y a une inquiétude. Qu'est-ce qui arrive avec ça? On tend la main. Le chef a écrit hier matin à la première ministre, lui disant : On aimerait ça avoir des nouvelles. On aimerait ça vous rencontrer. Donc, Charles Milliard aimerait rencontrer Mme Fréchette pour en discuter. C'est tellement majeur. Puis, si on veut s'assurer que c'est un bon deal, une bonne entente, bien, on aimerait ça être mis dans le coup. Et sachez que, depuis hier matin, on n'a eu aucune nouvelle du cabinet de Mme Fréchette.

Donc, je réitère la demande de Charles Milliard, aucune nouvelle de Mme Fréchette. C'était peut-être parce qu'il ne l'avait pas prévu avec François Legault dans le plan, ce n'était peut-être pas dans le plan. Ça, c'est peut-être pour ça que M. Milliard n'a pas eu de nouvelles.

Journaliste : Est-ce qu'un gouvernement libéral, s'il est élu, garderait l'entente telle quelle?

M. Tanguay : On veut savoir ce qu'on va signer. Alors, c'est pour ça que nous...

Journaliste : Ça a été annoncé déjà, l'entente, là.

M. Tanguay : Bien, ils négocient encore, il y a des points de détails qui n'en sont pas, visiblement. Parce que l'entente de principe a été rendue publique, oui, mais maintenant, dans l'exécution, cette entente de principe là tombe demain, elle tombe demain, le 30 avril, et c'est pour ça qu'il y avait des négociations. Donc, visiblement, il y a-tu de quoi qui accroche? Qu'est-ce qui se passe? Puis, je vous le rappelle, hein, on... c'est une bonne chose, ça prend une entente, mais on veut juste s'assurer... Et nous, on veut collaborer. Charles Milliard veut s'asseoir avec Mme Fréchette pour, sur une base personnelle, voir qu'est-ce qui en est, puis, nous, on est prêt à collaborer là-dessus. Parce que, je le répète, je termine là-dessus, on va engager l'entièreté des Québécoises et Québécois pour des décennies et pour plusieurs milliards de dollars. C'est une main tendue de Charles Milliard, Mme Fréchette, il n'est pas trop tard pour accuser réception de sa demande d'hier.

La Modératrice : In English.

Journaliste : The tax reduction that Miss Frechette, Premier Frechette, will, with Mr. Girard, will put in place as soon as tomorrow. Don't you think it's a good thing, this tax deduction for small and medium businesses in Quebec?

M. Tanguay : Again, again, it's part of something that was missing for the last eight years. So, our lead...

Journaliste : What was missing?

M. Tanguay : A conception that small and medium businesses, those businesses are at the very heart of our economy, everywhere on the... in Québec. And again, Charles Milliard, for the last couple of years, I should say, he was at the very heart of the challenges that the small and medium businesses are facing. So, it's not only reducing taxes, but also the heavy administrative burden that had increased under the bad CAQ government.

So, again, it's a small step in the right direction, but at the end of the day, it could not erase eight years of Northvolt, big deals, vision, setting aside the reality of the small and medium businesses.

Journaliste : Are you mad, because Premier...

M. Tanguay : Do I look mad?

Journaliste : No, but Premier Frechette... Did she still the liberals' idea?

M. Tanguay : Oh, no, it's not a question... I mean, it's a question of credibility, it's a question of trying to erase a very bad eight years behind them. So even... Christine Fréchette was very, very vocal during the leadership race, saying that our approach was wrong, our approach, you know, targeting only big deals and investing everywhere without any real plan. So...

Journaliste : And forgetting small... small and medium...

M. Tanguay : Absolutely. And you heard us many, many times during this period of time saying that... How about small and medium businesses? How about this? How about that? So, again, it's... even on the contrast, it shows the lack of a seriousness that could pretend Mme Frechette, Premier Frechette. We're saying that, OK, now, this morning, I realize that small businesses, small and medium businesses are important. So, forget about the past eight years and trust me, now I'm putting something in place. It's, you know, it's not reliable at all to.

Journaliste : To change the tune. To change the atmosphere.

M. Tanguay : It's not going to... It's... I think... And, you know what? Those who are at the very front of these challenges, the owner of these small and medium businesses will recognize that, OK, no, no, it's too little, too late. So, Mrs. Frechette, Mrs. Frechette, too little, too late. And the people will say... see, it's a good step in the right direction, but it's clearly not enough. And how about you, considering yourself serious about, you know, helping our small and medium businesses. She doesn't have any credibility, because she had on her shoulder the very bad inheritance of eight years of lacked.

Journaliste : Churchill falls, that's my last question, are you worried about this tentative agreement that something may go wrong because the experts report is expected to be ready or maybe published and made public tomorrow?

M. Tanguay : So, again, Charles Milliard addressed a letter to Mrs. Frechette yesterday saying that, I had, Charles Milliard, had a conversation with the leader of the opposition in Terre-Neuve, and both are sharing concerns about the future of that... of that very important accord.

That being said, Charles Milliard addressed a letter to Christine Frechette in order to sit with her and to see, OK, what's the plan? What are the issues, can we help? And again, it's a main tendu from Charles Milliard to Mrs. Frechette. Sorry to say that we haven't received any news since yesterday. Tomorrow, April the 30th is the last day to... for this... for this deal on the principles. We have to see what's cooking, what's behind that. And of course, there's a lot of discussion back and forth. What's going on? We want to have a meeting. Charles Milliard wants to have a meeting with Mrs. Fréchette to see what's... what's challenging, what's in place, what's... what's critical, to have the information, and to be cooperative to that regard, because it will be engaging for many, many years, a lot of billion dollars of taxpayers' money.

Journaliste : Just on that, I remember in December when they announced the... the deal, I think you said it was not a good deal. Is there something to change?

M. Tanguay : There was a lot of questions, yes. There was a lot of questions again. And when it was signed, we mentioned that they there was a direct cost for the Québec's finance. So that being said, we had a lot of questions. We are responsible. So, our main concern was: OK, you sign this, and we ask for more transparency. Since then, we haven't received any transparency at all. We are in total dark since that. We had good questions at that period of time. I think that we need to have a deal, we need to have a good deal, and we need to share information. And Charles Milliard is ready to sit down with Mrs. Fréchette in order to cooperate.

Journaliste : ...how can you change your... your mind about the... the deal, say now that it's in jeopardy, and then you're worried about it, but... but it was a bad deal, and you don't know more... much more about it?

M. Tanguay : Not saying directly at that time that it was... of course, a really, really bad deal. We had a lot of questions with regard. We still have a lot of questions. That being said, we... we will always say that we need to renegotiate this. I think no deal is not a good option at all. But that being said, what kind of deal we will be signing? We want to help; we want to cooperate. And I think that Charles Milliard, as the leader of the Québec Liberal Party, the head also of the official opposition, I think that he must have his say, his conversation one on one with Mme Fréchette. I think that it's clearly reasonable. And again, it's a «main tendue», to make it happens. So, we'll see.

Des voix : ...

M. Tanguay : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 24)

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