Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Onze heures trois minutes)
M. Tanguay : Alors, bon matin
à chacun et à chacune. Aujourd'hui, on voit la première ministre, Mme
Fréchette, en train d'exécuter le plan de François Legault, une CAQ en fin de
régime qui n'a rien livré de substantiel dans autant de dossiers pendant huit
ans, un Québec qui, dès l'annonce du départ de François Legault, a été
littéralement sur pause pendant trois mois. Et là, on a su, évidemment, parce que
des gens ont parlé, que c'était un plan qui avait été concocté avec François
Legault. Alors, Christine Fréchette est en train d'exécuter le plan Legault-Fréchette
avec des annonces où, là, pouf, HMR, ils ont de l'argent pour HMR, pouf, ils
ont nommé une émissaire pour la renégociation de l'accord de libre-échange.
Pouf, une visite à Washington, ce qui n'avait pas été fait depuis plus d'un an.
Alors, c'est le plan Legault-Fréchette, c'est continuons vers le mur, c'est la
même chose.
Et là, semble-t-il, là, elle fait des
tours de magie, semble-t-il, ils sont prêts à régler autant de dossiers. Bien,
écoutez, bientôt on va voir que, la magicienne, elle ne sera plus capable de
sortir de lapin de son chapeau. C'est réellement le plan Legault-Fréchette et
ça fera son temps. Vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas, entre autres avec l'annonce
aujourd'hui... Tout d'un coup, ils se réveillent, là. Les PME, ça existe au
Québec. Vous ne pouvez pas faire sept ans et demi de gros deals à la Northvolt,
puis essayer de nous faire accroire, dans les six derniers mois, que les PME, c'est
important. Alors, encore une fois, c'est du marketing politique. Et là-dessus,
bien, les lapins sont à veille de terminer.
Assemblée nationale. Maintenant, nous
sommes devant un calendrier serré parce que le gouvernement caquiste a fait
passer le calendrier de la chefferie avant les intérêts supérieurs du Québec.
On a été suspendu pendant trois semaines, il reste cinq semaines. Là-dessus, enlever
deux semaines de crédit. Alors, pour livrer des gains, là, dans le petit peu de
temps, là, trois semaines de législature, si vous enlevez deux semaines de
crédit... Première chose qu'on demande, là, on pourrait-tu, s'il vous plaît, ne
pas perdre une seule heure avec le mauvais projet de loi n° 1
de constitution de Simon Jolin-Barrette? On pourrait-tu réaliser qu'on a déjà
perdu suffisamment de temps collectivement sur un projet de loi qui n'a pas été...
qui n'a pas eu de consultation, qui a été rédigée derrière les portes closes et
qui, évidemment, a fait l'unanimité contre lui. Alors, on demande à ce que le
projet de loi n° 1 sur la Constitution soit carrément
mise de côté, de grâce, avec le peu de temps qu'il nous reste, on n'a pas une seule
heure à perdre là-dessus.
Par contre, la main tendue, la main est tendue
sur, entre autres, un dossier P-38, qui est le projet de loi n° 23. Il
y aura des consultations. Le projet de loi n° 23 sur le P-38, évidemment,
la rédaction n'est pas optimale, la rédaction ne fait pas l'unanimité, beaucoup
de groupes auront des choses à dire en substance, il devra être amendé. Mais
nous, l'opposition officielle libérale, on est prêts à travailler pour faire
avancer le Québec sur le P-38, sur le projet de loi n° 23. Autre exemple
que je vous donne, le projet de loi n° 5, sur la
réalisation des projets prioritaires et d'envergure nationale. Ça, il est en article
par article, ça avance bien. Nous, on est prêts à collaborer pour qu'il sorte d'ici
le 12 juin prochain. Et suggestions, s'il y a des projets de loi du
gouvernement sur lesquels il faut faire avancer le Québec, parce qu'on a déjà
perdu suffisamment de temps, bien, il serait bien avisé s'il reprenait, par
exemple, notre projet de loi sur le directeur parlementaire du budget. Je pense
qu'on pourrait faire avancer le Québec, et le ministre Girard, de toute façon,
est déjà en faveur de cette... de ce projet de loi là.
Alors, en somme, c'est le plan Legault-Fréchette.
C'est le résultat de trois mois sur pause. Là, tout semble aller bien, bien
vite ensemble, là, elle semble à régler des dossiers, des dossiers qui auraient
dû être réglés depuis belle lurette. Elle se met en magicienne puis elle sort
des lapins de son chapeau, un moment donné, il n'en aura plus de lapins,
bientôt. Malheureusement, donc, on voit le même vieux gouvernement. Vous avez
le même ministre de la Décote, ministre des Finances, de la décote, qui est
toujours en place. Santé, Éducation, Justice, Trésor, continuons avec les mêmes.
29 ministres, cinq nouveaux visages, ça sera insuffisants, nettement, pour
faire croire que ce n'est pas autre chose que la vieille CAQ qui est devant
nous. Merci.
Journaliste
: ...avec l'annonce
d'aujourd'hui vous êtes fâché parce qu'elle va jouer, justement, dans le
terreau des libéraux, là, de s'attaquer aux PME comme ça?
M. Tanguay
: Écoutez,
je ne suis pas fâché, là, je ne suis pas fâché. Je trouve ça dérisoire. Après...
Elle l'a dit elle-même durant sa course à la chefferie : Heille, on a été
trop interventionnistes, on a trop voulu avoir le coup de circuit avec les...
M. Legault parlait de sa moyenne au bâton. La moyenne au bâton, au baseball,
là, quand vous vous comparez à 303 de moyenne, là, au baseball, c'est bien,
bien, bon, mais dans l'économie, ce n'est pas bon. Alors, il voulait aller avec
le coup de circuit, elle l'a décrié, elle. On a été trop pour les gros deals,
et ainsi de suite. Puis là, il se réveille, Legault-Fréchette se réveille puis
dit : Ah! les PME, ça existe. Il faudrait essayer de se redonner... de se
redonner une nouvelle approche. Sept ans et demi, Northvolt. Ça ne changera pas
en quelques mois.
Journaliste : Est-ce que
5 000 $ c'est suffisant, vous pensez, pour les PME, en termes d'aide?
M. Tanguay : Bien,
écoutez, en ce sens là, en ce sens là, nous, le chef Charles Milliard, entre
autres, durant la course à la chefferie, l'avait dit : Il faut travailler
pour donner un souffle. Ça va prendre beaucoup plus que ça, là. Pas... Puis je
ne parle pas juste des baisses d'impôt, là, je parle d'éliminer la paperasse.
Ce qui a fleuri sous la CAQ, c'est la lourdeur administrative, la paperasse.
Vous allez me permettre une expression, un mot typiquement québécois : les
enfarges. Les enfarges caquistes. Alors là, pouf! un petit... quelques
centaines de millions pour essayer de se redonner... dorer le blason. Bien, ça
ne tient pas la route. Huit ans à compliquer la vie des PME. Bien, c'est ça, le
bilan Legault-Fréchette.
Journaliste : C'est-tu normal
que le gouvernement fédéral, dans sa mise à jour, parle d'à peu près
300 millions de dollars pour la formation de la main-d'œuvre pour le
Québec? Mais est-ce que vous vous attendez à ce qu'ils aient des conditions,
pas de conditions...
M. Tanguay : Pas de
conditions. Il y a de l'argent? Parfait. Il faut former des travailleurs au
Québec dans la construction. Parfait, on prend l'argent. Et, en ce sens là,
nous, on sera... on a toujours dit la même chose. L'argent du fédéral, on prend
l'argent sans condition, parce qu'il faut former des travailleurs en la
construction.
Vous allez me permettre une chose, par
contre. Une fois que Québec a l'argent puis... Il faut que le gouvernement soit
capable de développer des alliances pour aller chercher notre part du butin, ce
que François Legault a été totalement incapable de faire, entre autres, au
niveau de la santé. On demandait des milliards, on a eu des millions. En ce
sens là, il faut développer des alliances à couteaux tirés tout le temps.
Pendant huit ans, on a vu ce que ça a donné. On n'a pas eu notre part du butin,
entre autres, en santé. Là, il y a un nouveau dossier. Il faut être capable de
créer des alliances, d'un.
Et de deux, bien, on a vu que Québec,
quand il avait voulu lancer un programme pour former la main-d'œuvre, on a vu
que la majorité, ils ne finissaient pas dans la construction, puis c'était pour
rénover leur chalet, ça a été démontré. Alors, la CAQ est incapable de gérer.
Alors, on va prendre l'argent sans condition, puis ce sera un gouvernement
libéral qui, dès le 5 octobre, sera capable de bien gérer cet argent-là.
Journaliste : Est-ce que
c'est assez de temps pour un projet de loi, pour le redécoupage électoral?
M. Tanguay : Ça, il y a
des discussions en cours, et on aura l'occasion de vous revenir.
Journaliste
: C'est
quoi, les options, M. Tanguay?
M. Tanguay
:
Pardon?
Journaliste
: C'est
quoi, les options, pour protéger ces circonscriptions-là?
M. Tanguay : Il y a des
discussions en cours. J'ai beaucoup de choses qui me passent par la tête
présentement. Je vais me restreindre. Je ne vais pas le faire. Il y a des
discussions en cours et vous allez voir très bientôt, vous allez voir ce qui
sera le fruit des discussions, entre autres, de tous les collègues à
l'Assemblée nationale.
Journaliste
: ...plus
de sièges. Ultimement, il va y avoir plus de sièges.
M. Tanguay
: Je ne
vais pas... je ne vais pas commenter, je ne vais pas commencer. Je me dois...
J'ai un devoir de réserve. Et, encore une fois, il faut respecter les
discussions constructives, positives, ce qui me permet aujourd'hui de vous
dire : Je ne vais pas commenter, je ne vais pas commencer à lever un petit
peu le voile, mais, très bientôt, vous allez voir où on s'en va et ce sera
positif pour le Québec. Et ça, c'est... c'est le fruit d'une collaboration de
tous les élus à l'Assemblée nationale.
Journaliste : C'est quoi, les
pour et les contre, d'abord, d'ajouter deux circonscriptions, selon vous?
M. Tanguay
: Je ne
vais pas commenter là-dessus, je vais être bien plate, là-dessus, à matin.
Journaliste : ...Mais la
sortie du DGEQ, là...
M. Tanguay
: Oui?
Journaliste
: ...qui,
lui, a dit : Ça va être deux circonscriptions de plus que les élus veulent
faire, puis ça pose des problèmes. Vous en pensez quoi?
M. Tanguay : Ça, ça lui
appartient. Encore une fois, je vais être bien plate là-dessus. Je n'irai pas
plus loin. Il y a des discussions en cours.
Journaliste : ...présomptueux
en pensant que ça allait être ça la solution envisagée par les élus puis en
disant que ce n'était pas une bonne idée? Est-ce qu'il a été présomptueux en
affirmant?
M. Tanguay : Je ne vais
pas... je ne vais pas commenter, je ne vais pas commenter plus avant.
Journaliste : Une loi Gabie
Renaud, ça, est-ce que vous êtes prêt à participer aussi...
M. Tanguay : Ah! oui,
tout à fait. Tout à fait. Alors, elle n'est pas déposée, elle sera déposée,
puis... Tout à fait, tout à fait. On va collaborer là-dessus. J'avais cité deux
exemples, mais ça, c'en est un autre également.
Il ne reste pas beaucoup de temps, hein?
Il reste trois semaines de Parlement, de législation. Les deux autres semaines,
c'est les crédits. Écoutez, ce n'est pas en changeant la peinture d'un vieux
bazou que vous pourrez le vendre plus cher, puis qu'en dessous de la peinture,
il y a une voiture qui est abordable puis qui tient la route. Ça ne tient pas
la route, la CAQ. Alors, on a changé le conducteur. On a les mêmes ministres,
entre autres, le ministre de la «Décote des Finances», l'incapacité caquiste.
Et là les lapins qui ont été retenus, là, les lapins qui sortaient, là, qui
sortaient de la cour, là, ils ont été retenus pendant trois mois.
Journaliste
: Pourquoi
vous dites : Ils ont été retenus? Donc, tout ça est orchestré, là?
M. Tanguay
: Bien,
écoutez, tout ça est orchestré. Ils ont... Je vous donne un exemple. Ils ont
déposé un budget, puis on a dit : Hein, il n'y a rien là-dedans pour HMR.
Là, ils ont noyé le poisson, puis tout ça. C'était dans le plan, HMR, c'était
dans le plan. On a dit : Ça prend 300 millions, il y avait la
coalition, puis ça fait des années et des années. Écoutez, Christian Dubé, en
mars 2025, disait : Pour moi, l'annonce a été précipitée, ils ne l'avaient
pas, l'argent. Après ça, ils ont déposé le budget, ils ont grappillé à gauche
puis à droite. Santé Québec a pris de l'argent de d'autres budgets, puis ils
ont dit : On a le parking, on a le stationnement. Puis là il n'y avait pas
d'argent au dernier budget, et là, pouf! un lapin sort du chapeau, HMR, toi
chose, on l'a, l'argent. Elle était où, l'argent dans les dernières années?
Alors, c'est le plan de com Legault-Fréchette.
C'est la même équipe qui a échoué, fin de régime. Pas en changeant la peinture
du bazou, que ça restera autre chose qu'un bazou.
Journaliste : ...par rapport
à Mme Blais, qui a été nommée hier, qu'est-ce que vous pensez de sa
nomination? Puis est-ce que c'est la bonne chose, ce que Mme Fréchette a
fait en allant...
M. Tanguay : Vous parlez de
l'émissaire?
Journaliste : Oui,
l'émissaire, puis d'aller rencontrer M. Jamieson Greer. Qu'est-ce que vous
pensez de ça?
M. Tanguay : Pouf! un autre
lapin. L'émissaire, là, on demande ça, nous, depuis... écoutez, depuis le début
de l'élection de Donald Trump, même un peu avant, parce qu'on... depuis, donc,
fin novembre 2025... 2024, pardon, on demandait ça en novembre 2024, puis
François Legault avait dit, avant la fin de l'année 2024 : Ça s'en
vient, ça s'en vient, ça s'en vient. Toute l'année 2025, vous m'avez vu
ici le dire. On attend l'émissaire, on attend l'émissaire, on attend
l'émissaire. Ça ne vient pas, ça ne vient pas. La game est déjà commencée, là,
la game était déjà commencée, et là, pouf! Heille, on ne laissera pas François
Legault annoncer ça. Voyons donc, ça serait une communication politique qu'on
va donner au prochain chef. Alors, on a retardé le dossier. C'est une bonne
nouvelle, elle semble tout à fait compétente, mais ça vient tard dans le
processus.
Journaliste : À quoi ça
aurait servi de la nommer il y a six mois plutôt qu'aujourd'hui?
M. Tanguay : Bien, de se
coordonner, d'ajuster nos flûtes. On a vu, durant cette période de temps là,
que Donald Ford, lui, avait fait des représentations aux États-Unis. On a vu un
changement de gouvernement avec le fédéral. Mark Carney est arrivé. Mark Carney
fait des communications. Mark Carney exécute un plan de communication, une
stratégie. Il faut être autour de la table. Là, on apprend que, là, finalement,
depuis quelques heures, on va être autour de la table. La game est commencée
depuis plus d'un an.
Journaliste : Comment vous
voyez votre collaboration avec François Bonnardel? Est-ce que ça risque d'être
un petit peu différent?
M. Tanguay : Bien, sur le
plan personnel, moi, je n'ai aucune... je pense qu'on est capable de travailler
ensemble, je n'ai aucune... Mais encore une fois, tu sais, François Bonnardel,
tu sais, je l'aime bien, là, c'est un bon garçon, là, mais François Bonnardel a
été, entre autres, impliqué ministre des Transports avec SAAQclic, et là on
essaie de faire du renouveau sur le plan politique. Je n'attaque pas la
personne, mais, sur le plan politique, d'essayer de faire du renouveau avec
M. Bonnardel, comme...
Journaliste : Vous le
délégitimez comme leader à cause de ça?
M. Tanguay : Non, ce que
je... non, pas du tout, pas du tout. Il est légitime d'être nommé par la
première ministre, il est député autant que moi, autant que n'importe qui. Mais
quand on dit : On fait du renouveau, puis on ramène M. Bonnardel, au
niveau de la perception, ce n'est pas réellement du renouveau, là.
Journaliste : Non, mais au
niveau de la collaboration? Parce que, là, cinq semaines, ça va être court, là.
M. Tanguay
: Au niveau
de la collaboration, je suis certain qu'on va bien s'entendre. Moi, je pars
avec la main tendue, tel que je l'ai montré. On va... Moi, je m'attends à ce
qu'on va bien s'entendre. Moi, le fait de faire cette sortie-là puis
dire : On est prêts à collaborer sur ce projet de loi là, ça participe du
fait qu'on tend la main. Moi, je la tends à François Bonnardel.
Le Modérateur
: En
anglais.
M. Tanguay
: Si vous
me permettez, juste avant que je... C'est ma faute, puis on va aller... on va
aller en anglais, je tiens à soulever que, hier, le chef du Parti libéral du
Québec, Charles Milliard, a écrit à la première ministre, Mme Fréchette,
lui disant l'Entente Québec-Terre-Neuve-Labrador, sur la production
d'électricité et les nombreux investissements et répercussions financières, ça,
là, c'est littéralement demain, le 30 avril, que l'entente de principe
tombe.
Alors, notre chef Charles Milliard a
rencontré, entre autres, le chef de l'opposition officielle libérale à
Terre-Neuve-et-Labrador. Ils ont pu partager leur point de vue. Il y a une
inquiétude. Qu'est-ce qui arrive avec ça? On tend la main. Le chef a écrit hier
matin à la première ministre, lui disant : On aimerait ça avoir des
nouvelles. On aimerait ça vous rencontrer. Donc, Charles Milliard aimerait
rencontrer Mme Fréchette pour en discuter. C'est tellement majeur. Puis,
si on veut s'assurer que c'est un bon deal, une bonne entente, bien, on
aimerait ça être mis dans le coup. Et sachez que, depuis hier matin, on n'a eu
aucune nouvelle du cabinet de Mme Fréchette.
Donc, je réitère la demande de Charles
Milliard, aucune nouvelle de Mme Fréchette. C'était peut-être parce qu'il
ne l'avait pas prévu avec François Legault dans le plan, ce n'était peut-être
pas dans le plan. Ça, c'est peut-être pour ça que M. Milliard n'a pas eu
de nouvelles.
Journaliste : Est-ce qu'un gouvernement
libéral, s'il est élu, garderait l'entente telle quelle?
M. Tanguay : On veut savoir
ce qu'on va signer. Alors, c'est pour ça que nous...
Journaliste : Ça a été
annoncé déjà, l'entente, là.
M. Tanguay : Bien, ils
négocient encore, il y a des points de détails qui n'en sont pas, visiblement.
Parce que l'entente de principe a été rendue publique, oui, mais maintenant,
dans l'exécution, cette entente de principe là tombe demain, elle tombe demain,
le 30 avril, et c'est pour ça qu'il y avait des négociations. Donc,
visiblement, il y a-tu de quoi qui accroche? Qu'est-ce qui se passe? Puis, je
vous le rappelle, hein, on... c'est une bonne chose, ça prend une entente, mais
on veut juste s'assurer... Et nous, on veut collaborer. Charles Milliard veut
s'asseoir avec Mme Fréchette pour, sur une base personnelle, voir
qu'est-ce qui en est, puis, nous, on est prêt à collaborer là-dessus. Parce
que, je le répète, je termine là-dessus, on va engager l'entièreté des
Québécoises et Québécois pour des décennies et pour plusieurs milliards de
dollars. C'est une main tendue de Charles Milliard, Mme Fréchette, il
n'est pas trop tard pour accuser réception de sa demande d'hier.
La Modératrice
: In English.
Journaliste
: The tax reduction that Miss Frechette, Premier Frechette, will,
with Mr. Girard, will put in place as soon as tomorrow. Don't you think it's a
good thing, this tax deduction for small and medium businesses in Quebec?
M. Tanguay
: Again, again, it's part of something that was missing for the last
eight years. So, our lead...
Journaliste
: What was missing?
M. Tanguay
: A conception that small and medium businesses, those businesses are
at the very heart of our economy, everywhere on the... in Québec. And again, Charles Milliard, for the last couple of
years, I should say, he was at the very heart of the challenges that the small
and medium businesses are facing. So, it's not only reducing taxes, but also
the heavy administrative burden that had increased under the bad CAQ
government.
So, again, it's a small
step in the right direction, but at the end of the day, it could not erase
eight years of Northvolt, big
deals, vision, setting aside the reality of the small and medium businesses.
Journaliste
: Are you mad, because Premier...
M. Tanguay
: Do I look mad?
Journaliste
: No, but Premier Frechette... Did she still the liberals' idea?
M. Tanguay
: Oh, no, it's not a question... I mean, it's a question of
credibility, it's a question of trying to erase a very bad eight years behind
them. So even... Christine Fréchette was very, very vocal during the leadership
race, saying that our approach was wrong, our approach, you know, targeting
only big deals and investing everywhere without any real plan. So...
Journaliste
: And forgetting small... small and medium...
M. Tanguay
: Absolutely. And you heard us many, many times during this period of
time saying that... How about small and medium businesses? How about this? How
about that? So, again, it's... even on the contrast, it shows the lack of a
seriousness that could pretend Mme Frechette, Premier Frechette. We're saying
that, OK, now, this morning, I realize that small businesses, small and medium
businesses are important. So, forget about the past eight years and trust me,
now I'm putting something in place. It's, you know, it's not reliable at all
to.
Journaliste
: To change the tune. To change the atmosphere.
M. Tanguay
: It's not going to... It's... I think... And, you know what? Those
who are at the very front of these challenges, the owner of these small and
medium businesses will recognize that, OK, no, no, it's too little, too late.
So, Mrs. Frechette, Mrs. Frechette, too little, too late. And the people will
say... see, it's a good step in the right direction, but it's clearly not
enough. And how about you, considering yourself serious about, you know,
helping our small and medium businesses. She doesn't have any credibility,
because she had on her shoulder the very bad inheritance of eight years of
lacked.
Journaliste
: Churchill falls, that's my last question, are you worried about
this tentative agreement that something may go wrong because the experts report
is expected to be ready or maybe published and made public tomorrow?
M. Tanguay
: So, again, Charles Milliard addressed a letter to Mrs. Frechette yesterday saying that, I had, Charles Milliard, had a conversation with
the leader of the opposition in Terre-Neuve, and both are sharing concerns about the future of that... of that
very important accord.
That being said, Charles Milliard addressed a letter to
Christine Frechette in order to sit with her and to see, OK, what's the plan?
What are the issues, can we help? And again, it's a main tendu from Charles Milliard to Mrs. Frechette. Sorry to
say that we haven't received any news since yesterday. Tomorrow, April the 30th
is the last day to... for this... for this deal on the principles. We have to
see what's cooking, what's behind that. And of course, there's a lot of
discussion back and forth. What's going on? We want to have a meeting. Charles Milliard wants to have a meeting
with Mrs. Fréchette to see what's... what's challenging, what's in place,
what's... what's critical, to have the information, and to be cooperative to
that regard, because it will be engaging for many, many years, a lot of billion
dollars of taxpayers' money.
Journaliste :
Just on that, I remember in December
when they announced the... the deal, I think you said it was not a good deal.
Is there something to change?
M. Tanguay : There was a lot of questions, yes. There was a lot of questions
again. And when it was signed, we mentioned that they there was a direct cost
for the Québec's finance. So that being said, we had a lot of questions. We are
responsible. So, our main concern was: OK, you sign this, and we ask for more
transparency. Since then, we haven't received any transparency at all. We are
in total dark since that. We had good questions at that period of time. I think
that we need to have a deal, we need to have a good deal, and we need to share
information. And Charles Milliard is ready to sit down with Mrs. Fréchette in order to cooperate.
Journaliste :
...how can you change your... your mind
about the... the deal, say now that it's in jeopardy, and then you're worried
about it, but... but it was a bad deal, and you don't know more... much more
about it?
M. Tanguay :
Not saying directly at that time that
it was... of course, a really, really bad deal. We had a lot of questions with
regard. We still have a lot of questions. That being said, we... we will always
say that we need to renegotiate this. I think no deal is not a good option at
all. But that being said, what kind of deal we will be signing? We want to
help; we want to cooperate. And I think that Charles
Milliard, as the leader of the Québec Liberal Party,
the head also of the official opposition, I think that he must have his say,
his conversation one on one with Mme Fréchette. I think that it's clearly
reasonable. And again, it's a «main tendue», to make it happens. So,
we'll see.
Des voix : ...
M. Tanguay
: Merci
beaucoup.
(Fin à 11 h 24)