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Point de presse de M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, May 6, 2026, 12 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Douze heures sept minutes)

Le Modérateur : Donc, bonjour, tout le monde, bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendront la parole, dans l'ordre, Guillaume Clirche-Rivard, responsable solidaire en matière de santé, David Miron ainsi que Veronica Martinez, puis Marie-Jeanne Rossier-Bisaillon ainsi que Jasun Taparauskas.

M. Cliche-Rivard : Merci beaucoup, Nicolas. D'abord, merci à vous tous et toutes d'être présents. Merci aussi aux intervenants, intervenantes, merci aux parents d'être avec nous aujourd'hui. Dossier sensible mais important, en matière de santé publique, qui prend de plus en plus d'appui, la coalition s'agrandit, là, de jour en jour aujourd'hui avec une communication de l'Ordre des pharmaciens quand même sur les appuis. Et aussi, ce matin, le dépôt d'une pétition, nommons-le, de 35 000 signataires, pétition qui demande l'encadrement de la vente des boissons énergisantes visant principalement les 16 ans et moins, évidemment ouvrant la porte à ce qu'on bouge éventuellement vers les 18 ans, mais concentrons-nous aujourd'hui sur la question des 16 ans.

Et, suivant cette mobilisation-là puis l'appui puis l'accentuation du combat de la famille de Veronica et de David qui se traduit, là, de plus en plus en actions, on a déposé, ce matin, une motion à l'Assemblée nationale, qui a été adoptée de manière unanime par tous les partis. Donc, la ministre de la Santé était conjointe de cette motion, et la motion demandait qu'on passe à l'action. Et je pense que c'est le message principal aujourd'hui, c'est que, là, depuis plusieurs mois, plusieurs années, pour certains, ce combat, cette mobilisation-là va de l'avant, mais là il est temps que tout ça se concrétise en matière législative, en loi, et il est temps qu'on adopte, à l'Assemblée nationale, ce que j'appellerai une loi, projet de loi Zachary Miron, je pense qu'on est rendu là.

Donc, moi, véritablement, avec les collègues des oppositions, j'adopte une posture transpartisane sur ce dossier-là depuis le jour un et je tends la main à la ministre de la Santé, mais aussi à mes collègues des autres partis pour qu'on puisse faire, dans un temps qui est serré, admettons-le, mais la différence et qu'on puisse adopter rapidement, je pense, un projet de loi très clair, direct, qui viendrait protéger les jeunes de moins de 16 ans. Je pense qu'on a un consensus, là. Tous les élus de tous les partis confondus ont voté en faveur de la motion ce matin. La motion demandait des actions concrètes. Donc, dans notre jargon de parlementaire, la prochaine étape, c'est une loi, c'est un projet de loi. Et je m'attends, là, rapidement, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, à ce que la ministre passe de la parole aux actes, et elle aura ma collaboration entière pour y arriver. Merci beaucoup.

M. Miron (David) : Je tenais tout simplement à dire que cette mobilisation quand même d'envergure est à l'image de notre garçon, une mobilisation remplie de leaders positifs. On a été bien encadrés, bien entourés, puis une envie sincère de changer les choses. Donc, je pense que, comme Guillaume l'a dit, on est rendu à prendre acte et à déposer une loi pour encadrer les boissons énergisantes.

Mme Martinez (Veronica) : Moi, j'aimerais en profiter pour remercier Guillaume, vraiment, remercier tous les gens qui se sont mobilisés, tous les gens qui nous ont... qui continuent d'ailleurs à nous soutenir dans ça. Le décès de Zachary, ça ne doit vraiment pas être une tragédie, ça ne doit pas être... il ne doit pas être une statistique. Il faut vraiment que ce soit vraiment un point de bascule. Les choses doivent changer maintenant. Les Québécois et les Québécoises sont clairement derrière nous, puis là on est... oui, la sensibilisation, c'est important, mais je pense qu'au-delà de ça, là, on est rendu vraiment...       à vraiment protéger nos jeunes. On a besoin d'une loi, on a besoin de les encadrer. Puis je pense que les... je pense que les Québécois, le mouvement Zachary Miron, toutes les organisations, les gens qui ont pris la peine d'aller signer la pétition, clairement, c'est un message fort au gouvernement qu'on doit... qu'on doit agir puis qu'on doit vraiment encadrer, puis qu'on est rendu là, je pense, à avoir une loi. Voilà.

Mme Rossier-Bisaillon (Marie-Jeanne) : Bien, les boissons énergisantes caféinées, ce n'est pas des produits banals, c'est des produits qui sont riches en sucre, en caféine et qui sont massivement promues auprès des jeunes. Au Québec, la proportion des jeunes qui en consomment à chaque jour a doublée dans les dernières années. Pourtant, on sait que les jeunes sont plus vulnérables à ces boissons que les adultes. Une seule canette peut suffire à dépasser la limite de caféine qui est conseillée par Santé Canada, et c'est sans compter leur teneur en sucre libre et en d'autres ingrédients stimulants. Les conséquences pour la santé sont bien réelles, autant à court terme qu'à long terme. Et malgré ça, pendant ce temps, le marketing cible directement les jeunes, notamment en associant les boissons énergisantes à la pratique d'activité physique. Et en matière de commandite sportive, les compagnies de boissons énergisantes ont remplacé celles du tabac après que ces... que les lois sont venues interdirent ces pratiques.

Les chiffres au Québec sont clairs neuf personnes sur 10 sont en faveur de l'interdiction de la vente de boissons énergisantes aux moins de 16 ans en avril 2026. La Norvège, la Lituanie, la Pologne sont déjà allés de l'avant avec ce type d'encadrement. En Pologne, depuis l'interdiction de la vente aux moins de 18 ans, c'est... le volume de ventes, en fait, a chuté de 14 %. Donc, interdire la vente aux moins de 16 ans, c'est une manière concrète de protéger les jeunes, tout en envoyant un signal clair à la population. La mobilisation est là, le soutien de la population est là, donc, on espère que cet élan va se transformer dans un projet de loi pour encadrer la vente des boissons énergisantes aux moins de 16 ans.

M. Taparauskas (Jasun) : Alors, bonjour. Si je suis ici, devant vous, ce matin, c'est que l'onde de choc qu'on a ressentie au collège en janvier, le 24, puis dans notre communauté éducative, elle est indescriptible. Perdre un adolescent, perdre un élève, ça entraîne une blessure qui ne guérira jamais. Mais c'est surtout le rappel brutal de notre responsabilité collective d'agir pour protéger la jeunesse. Moi, je suis très préoccupé, comme l'ensemble du réseau scolaire, parce qu'on constate, dans nos écoles, que c'est près d'un jeune sur cinq, maintenant, qui se voit prescrire des psychostimulants. Puis en même temps, bien, on voit de plus en plus de canettes de boissons énergisantes qui apparaissent dans le sac à dos des jeunes. Il est évident que le milieu scolaire... j'ai des discussions importantes avec... avec des collègues, que le milieu scolaire va continuer ses efforts de sensibilisation, mais que la prévention, bien, elle a ses limites, parce que les produits sont banalisés, ils sont accessibles sur le chemin de l'école, au coin de la rue, puis ils se retrouvent trop vite dans les sacs à dos et dans les sacs de sport des adolescents. Donc, moi, je... Comme ça a été mentionné plus tôt, bien, je salue l'ouverture qui a été vue ce matin. Je m'attends également à un projet de loi important pour mieux protéger les jeunes. Je pense qu'on doit ça, en fait, à l'ensemble de la jeunesse québécoise. Puis, également, pour la tranquillité d'esprit des familles qui nous font part de leurs réelles inquiétudes et préoccupations. Donc, voilà, merci beaucoup.

Le Modérateur : Merci beaucoup, on va maintenant passer à la dernière question. Je demanderais aux journalistes d'adresser leurs questions, s'il vous plaît.

Journaliste : Bonjour, Valérie Gaudreau, du journal Le Soleil. M. Cliche-Rivard, vous évoquez la loi Zacharie Miron, un peu comme on l'a fait dans ce qui nous fait parler beaucoup de Gabie Renaud, ces derniers temps. Est-ce que c'est un clin d'oeil ou ce serait une proposition formelle?

M. Cliche-Rivard : Bien, formellement, ça n'existe pas, là, les lois, les noms de loi avec des prénoms. Donc, c'est quand même un clin d'œil en ce sens où je pense que ça permet de comprendre où on s'en va puis pourquoi on le fait. Tu sais, de dire, pour le grand public, le projet de loi 12, là, ça ne dit pas grand-chose. Je pense que le nom de Zacharie est de plus en plus connu, puis je pense que c'est une façon de rendre hommage, aussi, au combat puis à la mobilisation des parents. C'est vrai que ça avait été utilisé, bon, au début pour la loi Clare. Ensuite, on l'a adapté ici, au Québec, pour la loi Gabie Renaud. Je pense que c'est une façon de mettre un visage humain, aussi, puis réel à des problématiques qui, des fois, peuvent ne pas être toujours si bien comprises. Mais là, je pense qu'avec cet exemple-là, on ne pourrait pas faire plus concret puis plus juste, puis donner, aussi, honneur au combat et à valoriser le combat des parents.

Journaliste : Justement, les parents, ce matin, on a dit Familiprix... Jusqu'à quel point vous voyez ça comme un point tournant, que l'entreprise privée prenne les devants comme ça sur les législateurs, en fait?

Mme Martinez (Veronica) : Bien, c'est... on est tellement contents, je trouve ça courageux de leur part. Quoi dire de plus? C'est important, là, c'est un pas important, puis je veux dire, c'est le milieu médical, c'est scientifique, ce n'est pas juste... ce n'est pas juste des statistiques, là, c'est... on est «backés» par, tu sais, des gens qui sont... qui sont dans le domaine, qui sont dans le médical, qui sont... C'est les premiers, comme dans... les premiers, là, à prescrire, par exemple, des médications, puis là, c'est cohérent ce qu'ils font, là. On ne peut pas, comme, prescrire une médication puis vendre, à côté, quelque chose qui, clairement, ne va pas... ne va pas ensemble, là. Donc, je trouve ça important, c'est un pas important. J'espère que d'autres vont suivre, c'est notre plus grand souhait. Oui, merci.

Journaliste : Bonjour, Laurence Royer, Noovo Infos. Vous avez parlé de la possibilité d'étendre cette loi-là aux moins de 18 ans. Qu'est-ce qui fait qu'en ce moment, là, on vise seulement les moins de 16 ans?

M. Cliche-Rivard : Je pense que la question du temps, puis la... disons, la grandeur du consensus fait en sorte qu'on peut aller rapidement aux moins de 16 ans. Ça me semble aussi être l'urgence en ce sens où ça... les gens... les jeunes encore au secondaire, puis ça, c'est une demande, quand même, qui vient très clairement du milieu de l'enseignement puis du milieu secondaire. Mais, comme on dit depuis le début, nous, là, si la ministre décide de mettre au jeu 18 ans, nous, on va l'appuyer là-dessus aussi, là. On pense que, rapidement, on est capable d'aller chercher un consensus plus vite puis l'adoption d'une loi plus rapide pour 16 ans, mais les données scientifiques sont assez claires à l'effet que ça devrait être 18. Ceci dit, face au fait que la session se termine le 12 juin, puis face au fait qu'il n'y a pas beaucoup de temps devant nous puis que ce consensus-là peut être plus rapide, nous, on accepte aussi cette prémisse-là, mais rappelle que la pétition disait oui, dans un premier temps, 16, et puis donnons-nous le temps peut-être après, un an plus tard, d'évaluer la nécessité puis l'importance d'étendre ça à 18, là.

Journaliste : Puis ma deuxième question s'adresse peut-être à tous les intervenants, mais comment... comment vous voyez ça qu'on soit obligé de faire une loi, alors qu'on a peut-être échappé, là, la sensibilisation à ce sujet-là, alors qu'il y a des cas, là, comme celui de votre fils, qui auraient pu sensibiliser et que là qu'on soit forcé de faire une loi pour interdire ça auprès des jeunes, comment vous voyez ça?

Mme Martinez (Veronica) : Je peux... je peux en témoigner directement. Zacharie, il était très sensibilisé aux boissons énergisantes en général, pas seulement... au niveau de l'interaction avec sa médication, on n'avait pas cette information-là. Mais, de façon générale, ces boissons sont interdites à la maison. Zacharie était avisé des dangers, du pourquoi ce n'était pas bon... ce n'était pas bon pour lui, qu'on refusait qu'il en prenne. Garçon très intelligent, malgré tout, il y avait accès. Donc, en tant que parents, on leur donne l'information, après, il n'y a pas de cohérence avec ce qui... ce qui les entoure, là. Zacharie qui a pris sa boisson énergisante dans une machine distributrice. Donc, pour lui, ce que les parents, ils disent, puis là, bien, c'est c'est accessible, c'est à côté... c'est vendu vraiment... c'est banalisé, là, Donc, c'est... oui, on fait de la prévention, c'est important, je veux dire, ça ne peut pas... Une législation va de pair avec avec la prévention, mais ce n'est pas suffisant, la prévention. Puis vraiment Zacharie, je veux dire, c'est le cas parfait, le cas parfait. Il a été avisé. Je suis dans le domaine de la santé, j'ai expliqué bien tout ça, là. Il a vraiment eu toutes les informations puis, malgré ça, parce qu'il a 15 ans, parce qu'il avait du plaisir, parce que...

M. Miron (David) : C'est omniprésent, c'est partout.

Mme Martinez (Veronica) : Exact, la publicité, c'est visé pour les jeunes. Il avait du plaisir, il faisait du sport, pourquoi pas, hein, petite... c'est associé au plaisir, hein, tout ça, puis... bien, on n'était pas là, clairement, c'était l'interdit. Mais c'est toutes les fois qu'on va interdire l'accès... pas interdire... qu'on va encadrer l'accès de ces boissons-là, bien, c'est des cas comme ça qu'on peut éviter, là.

Journaliste : Bonjour. Caroline Plante de LaPresse canadienne. On parlait de pharmacie tantôt, est-ce que vous avez un appel à lancer à d'autres types de commerces pour qu'ils emboîtent le pas et, si oui, lesquels?

M. Cliche-Rivard : Bien en fait, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que le milieu, pour son ensemble, est prêt, hein, tu sais, il y avait la question de : Oui, les contraintes administratives, il va falloir sortir des boissons à des endroits, Il va falloir carter. Moi, ce que je vois de la mobilisation assez rapide, c'est que, finalement, le milieu est rendu là, le milieu des détaillants, des commerces, puis les pharmacies emboîtent le pas et là se répondent de bannière en bannière, mais ça ne sera pas long que ça va avancer, cette mobilisation-là aussi.

Donc, moi, j'ai fait un appel à tous. Évidemment, l'appel à tous, ce n'est pas de les retirer, l'appel à tous, c'est d'appuyer l'encadrement, qu'on ait une loi pour 16 ans et puis qu'on avance ensemble. Après ça, si d'autres détaillants, bannières veulent prendre des décisions d'affaires qui les regardent, moi, on va les appuyer puis on va être d'accord. Tu sais, pour revenir à la question, ce n'est pas de sortir les boissons énergisantes du Québec, là, ce n'est pas ça, la question, et ça n'a jamais été ça, c'est de se mettre un minimum pour protéger nos jeunes. Puis tous ceux et celles qui vont vouloir avancer dans ce sens-là pour protéger les jeunes, bien, on va les appuyer puis les encourager. Mais je pense qu'il faut le dire, le milieu est rendu là, le milieu des commerçants, des détaillants est rendu là, puis les pharmaciens, je pense que c'est une première étape, mais il va y en avoir d'autres, là.

Journaliste : Est-ce que vous sentez une collaboration ou une... au contraire, une résistance de la part de l'association qui représente les entreprises de boissons énergisantes? Le lobby, en quelque sorte, est-ce que c'est un... Comment est-ce que vous le qualifiez? Est-ce qu'il y a... Est-ce que c'est un lobby puissant?

M. Cliche-Rivard : Moi, je pense qu'il n'y a pas de lobby plus puissant que celui du peuple québécois puis de la nation québécoise qui se mobilise en faveur des parents puis en faveur de la cause. 35 000 signatures sur une pétition, on ne va pas si souvent dans une législature, quand même, des appuis unanimes d'ordres, de collèges, de scientifiques, de docteurs, de pédiatres, de... je veux dire, la liste, je pourrais vous la faire jusqu'à demain matin. Moi, c'est ça, la mobilisation que je vois. Ça fait qu'il est évident que, pour des raisons d'affaires que je vais leur laisser qualifier ou justifier, il y a des gens que ça fait moins leur affaire, mais, pour des... des questions de santé publique puis, dans le rôle que moi, j'ai, comme élu de l'Assemblée nationale, ce que je regarde, c'est les effets sur nos jeunes. Puis c'est ma principale recommandation puis considération, c'est la santé publique. Après, les autres intérêts, ils se défendront puis ils agiront en conséquence et ils subiront les évaluations puis les analyses qu'en feront la population du Québec, là, je n'irai pas plus loin là-dessus.

Journaliste : Puis, pour terminer, sur la faisabilité d'adopter une loi d'ici la fin de la session, il y a quand même deux semaines d'études de crédits qui s'en viennent, on n'a pas beaucoup de temps. Est-ce que c'est vraiment... vraiment faisable?

M. Cliche-Rivard : Moi, je pense que c'est possible. Le gouvernement est encore à nous promettre des lois qu'ils n'ont pas encore déposées, là, puis que, vraisemblablement, leur agenda, c'est de l'adopter. Notamment, on parlait tantôt de la loi Gabie Renaud qui serait déposée la semaine prochaine. L'objectif, ça va être de la faire adopter. Ils ont déposé, là, une loi aujourd'hui, ils vont en déposer d'autres dans les prochaines semaines. Donc, je ne vois pas pourquoi... évidemment, avec le consensus, puis c'est ce que je trouve qui est intéressant d'aujourd'hui. D'être allé chercher un consensus avec une motion unanime, ça me permet de croire que les autres partis donneraient leur consentement à une adoption rapide, ce qui va être nécessaire dans ce contexte-là de fin des travaux. Donc, je suis assez... je suis optimiste, optimiste prudent, évidemment, parce que tout ça va dépendre d'une série de facteurs, mais, à ce stade-ci, sincèrement, si on n'avait pas le projet de loi puis si on ne l'adoptait pas, je pense qu'on serait grandement déçus puis qu'on aurait raison d'être déçus. Je ne vois pas qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ou qu'est-ce que la société civile pourrait faire de plus. Donc, je suis... je veux y aller étape par étape, mais je suis optimiste prudent, là, à ce stade-ci, puis je pense que c'est possible.

Journaliste : Il y a un risque... Est-ce qu'il y a un risque de perdre le momentum si on s'en va en élection puis qu'il n'y a pas de... il n'y a pas de projet de loi? Le momentum risque d'être... d'être perdu?

M. Cliche-Rivard : Oui et non. Moi, je pense... Par contre, j'ai mes yeux rivés sur la fin de cette session parlementaire. Je ne suis pas encore rendu à parler de campagne électorale puis de prochaine législature, là. Moi, j'ai les yeux rivés sur une date limite, qui est le 12 juin, puis je vais tout donner, puis on va tout donner pour que ça se passe avant cette date-là. Après, si on n'est pas capables de le faire, on jasera, rendu là, de la suite. Mais je ne vois pas pourquoi... considérant que Mme Bélanger s'est prononcée comme étant conjointe à notre motion puis qu'elle est d'accord, puis elle est même venue applaudir les parents, elle a pris... quand même, elle est sortie de son siège, là, tu sais, on va se le dire, elle est avancée vers... dans le parquet puis elle a solidement applaudi votre mobilisation, alors qu'on sait que les parents demandent une loi. Je trouverais ça quand même contre-indicatif, là, ou contre-intuitif qu'on n'aille pas de l'avant avec... avec la revendication.

Donc, moi, les signes sont positifs. Évidemment, ce n'est pas moi le gouvernement, là, ce n'est pas moi qui décide qu'est-ce qui va être appelé, quand, comment, où, mais les signes qui nous est... qui nous sont envoyés, notamment ce matin, sont... nous permettent d'être optimistes.

Mme Martinez (Veronica) : Merci.

M. Cliche-Rivard : Merci, tout le monde.

(Fin à 12 h 25)

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