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(Douze heures sept minutes)
Le Modérateur : Donc, bonjour,
tout le monde, bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire. Prendront la
parole, dans l'ordre, Guillaume Clirche-Rivard, responsable solidaire en
matière de santé, David Miron ainsi que Veronica Martinez, puis Marie-Jeanne
Rossier-Bisaillon ainsi que Jasun Taparauskas.
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup, Nicolas. D'abord, merci à vous tous et toutes d'être présents. Merci
aussi aux intervenants, intervenantes, merci aux parents d'être avec nous
aujourd'hui. Dossier sensible mais important, en matière de santé publique, qui
prend de plus en plus d'appui, la coalition s'agrandit, là, de jour en jour aujourd'hui
avec une communication de l'Ordre des pharmaciens quand même sur les appuis. Et
aussi, ce matin, le dépôt d'une pétition, nommons-le, de
35 000 signataires, pétition qui demande l'encadrement de la vente
des boissons énergisantes visant principalement les 16 ans et moins,
évidemment ouvrant la porte à ce qu'on bouge éventuellement vers les
18 ans, mais concentrons-nous aujourd'hui sur la question des 16 ans.
Et, suivant cette mobilisation-là puis
l'appui puis l'accentuation du combat de la famille de Veronica et de David qui
se traduit, là, de plus en plus en actions, on a déposé, ce matin, une motion à
l'Assemblée nationale, qui a été adoptée de manière unanime par tous les
partis. Donc, la ministre de la Santé était conjointe de cette motion, et la
motion demandait qu'on passe à l'action. Et je pense que c'est le message
principal aujourd'hui, c'est que, là, depuis plusieurs mois, plusieurs années,
pour certains, ce combat, cette mobilisation-là va de l'avant, mais là il est
temps que tout ça se concrétise en matière législative, en loi, et il est temps
qu'on adopte, à l'Assemblée nationale, ce que j'appellerai une loi, projet de
loi Zachary Miron, je pense qu'on est rendu là.
Donc, moi, véritablement, avec les
collègues des oppositions, j'adopte une posture transpartisane sur ce dossier-là
depuis le jour un et je tends la main à la ministre de la Santé, mais aussi à
mes collègues des autres partis pour qu'on puisse faire, dans un temps qui est
serré, admettons-le, mais la différence et qu'on puisse adopter rapidement, je
pense, un projet de loi très clair, direct, qui viendrait protéger les jeunes
de moins de 16 ans. Je pense qu'on a un consensus, là. Tous les élus de
tous les partis confondus ont voté en faveur de la motion ce matin. La motion
demandait des actions concrètes. Donc, dans notre jargon de
parlementaire, la prochaine étape, c'est une loi, c'est un projet de loi. Et je
m'attends, là, rapidement, dans les prochains jours, dans les prochaines
semaines, à ce que la ministre passe de la parole aux actes, et elle aura ma collaboration
entière pour y arriver. Merci beaucoup.
M. Miron (David) : Je tenais
tout simplement à dire que cette mobilisation quand même d'envergure est à
l'image de notre garçon, une mobilisation remplie de leaders positifs. On a été
bien encadrés, bien entourés, puis une envie sincère de changer les choses.
Donc, je pense que, comme Guillaume l'a dit, on est rendu à prendre acte et à
déposer une loi pour encadrer les boissons énergisantes.
Mme Martinez (Veronica) : Moi,
j'aimerais en profiter pour remercier Guillaume, vraiment, remercier tous les
gens qui se sont mobilisés, tous les gens qui nous ont... qui continuent
d'ailleurs à nous soutenir dans ça. Le décès de Zachary, ça ne doit vraiment
pas être une tragédie, ça ne doit pas être... il ne doit pas être une
statistique. Il faut vraiment que ce soit vraiment un point de bascule. Les
choses doivent changer maintenant. Les Québécois et les Québécoises sont
clairement derrière nous, puis là on est... oui, la sensibilisation, c'est
important, mais je pense qu'au-delà de ça, là, on est rendu vraiment...
à vraiment protéger nos jeunes. On a besoin d'une loi, on a besoin de les
encadrer. Puis je pense que les... je pense que les Québécois, le mouvement
Zachary Miron, toutes les organisations, les gens qui ont pris la peine d'aller
signer la pétition, clairement, c'est un message fort au gouvernement qu'on
doit... qu'on doit agir puis qu'on doit vraiment encadrer, puis qu'on est rendu
là, je pense, à avoir une loi. Voilà.
Mme Rossier-Bisaillon (Marie-Jeanne) :
Bien, les boissons énergisantes caféinées, ce n'est pas des produits
banals, c'est des produits qui sont riches en sucre, en caféine et qui sont
massivement promues auprès des jeunes. Au Québec, la proportion des jeunes qui
en consomment à chaque jour a doublée dans les dernières années. Pourtant, on
sait que les jeunes sont plus vulnérables à ces boissons que les adultes. Une
seule canette peut suffire à dépasser la limite de caféine qui est conseillée
par Santé Canada, et c'est sans compter leur teneur en sucre libre et en
d'autres ingrédients stimulants. Les conséquences pour la santé sont bien
réelles, autant à court terme qu'à long terme. Et malgré ça, pendant ce temps,
le marketing cible directement les jeunes, notamment en associant les boissons
énergisantes à la pratique d'activité physique. Et en matière de commandite
sportive, les compagnies de boissons énergisantes ont remplacé celles du tabac
après que ces... que les lois sont venues interdirent ces pratiques.
Les chiffres au Québec sont clairs neuf
personnes sur 10 sont en faveur de l'interdiction de la vente de boissons
énergisantes aux moins de 16 ans en avril 2026. La Norvège, la Lituanie,
la Pologne sont déjà allés de l'avant avec ce type d'encadrement. En Pologne,
depuis l'interdiction de la vente aux moins de 18 ans, c'est... le volume
de ventes, en fait, a chuté de 14 %. Donc, interdire la vente aux moins de
16 ans, c'est une manière concrète de protéger les jeunes, tout en
envoyant un signal clair à la population. La mobilisation est là, le soutien de
la population est là, donc, on espère que cet élan va se transformer dans un
projet de loi pour encadrer la vente des boissons énergisantes aux moins de
16 ans.
M. Taparauskas (Jasun) : Alors,
bonjour. Si je suis ici, devant vous, ce matin, c'est que l'onde de choc qu'on
a ressentie au collège en janvier, le 24, puis dans notre communauté éducative,
elle est indescriptible. Perdre un adolescent, perdre un élève, ça entraîne une
blessure qui ne guérira jamais. Mais c'est surtout le rappel brutal de notre
responsabilité collective d'agir pour protéger la jeunesse. Moi, je suis très
préoccupé, comme l'ensemble du réseau scolaire, parce qu'on constate, dans nos
écoles, que c'est près d'un jeune sur cinq, maintenant, qui se voit prescrire des
psychostimulants. Puis en même temps, bien, on voit de plus en plus de canettes
de boissons énergisantes qui apparaissent dans le sac à dos des jeunes. Il est
évident que le milieu scolaire... j'ai des discussions importantes avec... avec
des collègues, que le milieu scolaire va continuer ses efforts de
sensibilisation, mais que la prévention, bien, elle a ses limites, parce que
les produits sont banalisés, ils sont accessibles sur le chemin de l'école, au
coin de la rue, puis ils se retrouvent trop vite dans les sacs à dos et dans
les sacs de sport des adolescents. Donc, moi, je... Comme ça a été mentionné
plus tôt, bien, je salue l'ouverture qui a été vue ce matin. Je m'attends
également à un projet de loi important pour mieux protéger les jeunes. Je pense
qu'on doit ça, en fait, à l'ensemble de la jeunesse québécoise. Puis,
également, pour la tranquillité d'esprit des familles qui nous font part de
leurs réelles inquiétudes et préoccupations. Donc, voilà, merci beaucoup.
Le Modérateur
: Merci
beaucoup, on va maintenant passer à la dernière question. Je demanderais aux
journalistes d'adresser leurs questions, s'il vous plaît.
Journaliste : Bonjour,
Valérie Gaudreau, du journal Le Soleil. M. Cliche-Rivard, vous
évoquez la loi Zacharie Miron, un peu comme on l'a fait dans ce qui nous fait
parler beaucoup de Gabie Renaud, ces derniers temps. Est-ce que c'est un clin
d'oeil ou ce serait une proposition formelle?
M. Cliche-Rivard : Bien,
formellement, ça n'existe pas, là, les lois, les noms de loi avec des prénoms.
Donc, c'est quand même un clin d'œil en ce sens où je pense que ça permet de
comprendre où on s'en va puis pourquoi on le fait. Tu sais, de dire, pour le
grand public, le projet de loi 12, là, ça ne dit pas grand-chose. Je pense
que le nom de Zacharie est de plus en plus connu, puis je pense que c'est une
façon de rendre hommage, aussi, au combat puis à la mobilisation des parents.
C'est vrai que ça avait été utilisé, bon, au début pour la loi Clare. Ensuite,
on l'a adapté ici, au Québec, pour la loi Gabie Renaud. Je pense que c'est une
façon de mettre un visage humain, aussi, puis réel à des problématiques qui,
des fois, peuvent ne pas être toujours si bien comprises. Mais là, je pense
qu'avec cet exemple-là, on ne pourrait pas faire plus concret puis plus juste,
puis donner, aussi, honneur au combat et à valoriser le combat des parents.
Journaliste : Justement, les
parents, ce matin, on a dit Familiprix... Jusqu'à quel point vous voyez ça
comme un point tournant, que l'entreprise privée prenne les devants comme ça
sur les législateurs, en fait?
Mme Martinez (Veronica) : Bien,
c'est... on est tellement contents, je trouve ça courageux de leur part. Quoi
dire de plus? C'est important, là, c'est un pas important, puis je veux dire,
c'est le milieu médical, c'est scientifique, ce n'est pas juste... ce n'est pas
juste des statistiques, là, c'est... on est «backés» par, tu sais, des gens qui
sont... qui sont dans le domaine, qui sont dans le médical, qui sont... C'est
les premiers, comme dans... les premiers, là, à prescrire, par exemple, des
médications, puis là, c'est cohérent ce qu'ils font, là. On ne peut pas, comme,
prescrire une médication puis vendre, à côté, quelque chose qui, clairement, ne
va pas... ne va pas ensemble, là. Donc, je trouve ça important, c'est un pas
important. J'espère que d'autres vont suivre, c'est notre plus grand souhait.
Oui, merci.
Journaliste : Bonjour,
Laurence Royer, Noovo Infos. Vous avez parlé de la possibilité d'étendre cette
loi-là aux moins de 18 ans. Qu'est-ce qui fait qu'en ce moment, là, on
vise seulement les moins de 16 ans?
M. Cliche-Rivard : Je
pense que la question du temps, puis la... disons, la grandeur du consensus
fait en sorte qu'on peut aller rapidement aux moins de 16 ans. Ça me
semble aussi être l'urgence en ce sens où ça... les gens... les jeunes encore
au secondaire, puis ça, c'est une demande, quand même, qui vient très
clairement du milieu de l'enseignement puis du milieu secondaire. Mais, comme
on dit depuis le début, nous, là, si la ministre décide de mettre au jeu
18 ans, nous, on va l'appuyer là-dessus aussi, là. On pense que, rapidement,
on est capable d'aller chercher un consensus plus vite puis l'adoption d'une
loi plus rapide pour 16 ans, mais les données scientifiques sont assez
claires à l'effet que ça devrait être 18. Ceci dit, face au fait que la session
se termine le 12 juin, puis face au fait qu'il n'y a pas beaucoup de temps
devant nous puis que ce consensus-là peut être plus rapide, nous, on accepte
aussi cette prémisse-là, mais rappelle que la pétition disait oui, dans un
premier temps, 16, et puis donnons-nous le temps peut-être après, un an plus
tard, d'évaluer la nécessité puis l'importance d'étendre ça à 18, là.
Journaliste
: Puis ma
deuxième question s'adresse peut-être à tous les intervenants, mais comment...
comment vous voyez ça qu'on soit obligé de faire une loi, alors qu'on a
peut-être échappé, là, la sensibilisation à ce sujet-là, alors qu'il y a des
cas, là, comme celui de votre fils, qui auraient pu sensibiliser et que là
qu'on soit forcé de faire une loi pour interdire ça auprès des jeunes, comment
vous voyez ça?
Mme Martinez (Veronica) : Je
peux... je peux en témoigner directement. Zacharie, il était très sensibilisé
aux boissons énergisantes en général, pas seulement... au niveau de
l'interaction avec sa médication, on n'avait pas cette information-là. Mais, de
façon générale, ces boissons sont interdites à la maison. Zacharie était avisé
des dangers, du pourquoi ce n'était pas bon... ce n'était pas bon pour lui,
qu'on refusait qu'il en prenne. Garçon très intelligent, malgré tout, il y
avait accès. Donc, en tant que parents, on leur donne l'information, après, il
n'y a pas de cohérence avec ce qui... ce qui les entoure, là. Zacharie qui a
pris sa boisson énergisante dans une machine distributrice. Donc, pour lui, ce
que les parents, ils disent, puis là, bien, c'est c'est accessible, c'est à
côté... c'est vendu vraiment... c'est banalisé, là, Donc, c'est... oui, on fait
de la prévention, c'est important, je veux dire, ça ne peut pas... Une
législation va de pair avec avec la prévention, mais ce n'est pas suffisant, la
prévention. Puis vraiment Zacharie, je veux dire, c'est le cas parfait, le cas
parfait. Il a été avisé. Je suis dans le domaine de la santé, j'ai expliqué
bien tout ça, là. Il a vraiment eu toutes les informations puis, malgré ça,
parce qu'il a 15 ans, parce qu'il avait du plaisir, parce que...
M. Miron (David) : C'est
omniprésent, c'est partout.
Mme Martinez (Veronica) :
Exact, la publicité, c'est visé pour les jeunes. Il avait du plaisir, il
faisait du sport, pourquoi pas, hein, petite... c'est associé au plaisir, hein,
tout ça, puis... bien, on n'était pas là, clairement, c'était l'interdit. Mais
c'est toutes les fois qu'on va interdire l'accès... pas interdire... qu'on va
encadrer l'accès de ces boissons-là, bien, c'est des cas comme ça qu'on peut
éviter, là.
Journaliste
: Bonjour.
Caroline Plante de LaPresse canadienne. On parlait de
pharmacie tantôt, est-ce que vous avez un appel à lancer à d'autres types de
commerces pour qu'ils emboîtent le pas et, si oui, lesquels?
M. Cliche-Rivard : Bien en
fait, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que le milieu, pour son ensemble, est
prêt, hein, tu sais, il y avait la question de : Oui, les contraintes
administratives, il va falloir sortir des boissons à des endroits, Il va
falloir carter. Moi, ce que je vois de la mobilisation assez rapide, c'est que,
finalement, le milieu est rendu là, le milieu des détaillants, des commerces,
puis les pharmacies emboîtent le pas et là se répondent de bannière en
bannière, mais ça ne sera pas long que ça va avancer, cette mobilisation-là
aussi.
Donc, moi, j'ai fait un appel à tous.
Évidemment, l'appel à tous, ce n'est pas de les retirer, l'appel à tous, c'est
d'appuyer l'encadrement, qu'on ait une loi pour 16 ans et puis qu'on
avance ensemble. Après ça, si d'autres détaillants, bannières veulent prendre
des décisions d'affaires qui les regardent, moi, on va les appuyer puis on va
être d'accord. Tu sais, pour revenir à la question, ce n'est pas de sortir les
boissons énergisantes du Québec, là, ce n'est pas ça, la question, et ça n'a
jamais été ça, c'est de se mettre un minimum pour protéger nos jeunes. Puis
tous ceux et celles qui vont vouloir avancer dans ce sens-là pour protéger les
jeunes, bien, on va les appuyer puis les encourager. Mais je pense qu'il faut
le dire, le milieu est rendu là, le milieu des commerçants, des détaillants est
rendu là, puis les pharmaciens, je pense que c'est une première étape, mais il
va y en avoir d'autres, là.
Journaliste
: Est-ce
que vous sentez une collaboration ou une... au contraire, une résistance de la
part de l'association qui représente les entreprises de boissons énergisantes?
Le lobby, en quelque sorte, est-ce que c'est un... Comment est-ce que vous le
qualifiez? Est-ce qu'il y a... Est-ce que c'est un lobby puissant?
M. Cliche-Rivard : Moi, je
pense qu'il n'y a pas de lobby plus puissant que celui du peuple québécois puis
de la nation québécoise qui se mobilise en faveur des parents puis en faveur de
la cause. 35 000 signatures sur une pétition, on ne va pas si souvent
dans une législature, quand même, des appuis unanimes d'ordres, de collèges, de
scientifiques, de docteurs, de pédiatres, de... je veux dire, la liste, je
pourrais vous la faire jusqu'à demain matin. Moi, c'est ça, la mobilisation que
je vois. Ça fait qu'il est évident que, pour des raisons d'affaires que je vais
leur laisser qualifier ou justifier, il y a des gens que ça fait moins leur
affaire, mais, pour des... des questions de santé publique puis, dans le rôle
que moi, j'ai, comme élu de l'Assemblée nationale, ce que je regarde, c'est les
effets sur nos jeunes. Puis c'est ma principale recommandation puis
considération, c'est la santé publique. Après, les autres intérêts, ils se
défendront puis ils agiront en conséquence et ils subiront les évaluations puis
les analyses qu'en feront la population du Québec, là, je n'irai pas plus loin
là-dessus.
Journaliste : Puis, pour
terminer, sur la faisabilité d'adopter une loi d'ici la fin de la session, il y
a quand même deux semaines d'études de crédits qui s'en viennent, on n'a pas
beaucoup de temps. Est-ce que c'est vraiment... vraiment faisable?
M. Cliche-Rivard : Moi, je
pense que c'est possible. Le gouvernement est encore à nous promettre des lois
qu'ils n'ont pas encore déposées, là, puis que, vraisemblablement, leur agenda,
c'est de l'adopter. Notamment, on parlait tantôt de la loi Gabie Renaud qui
serait déposée la semaine prochaine. L'objectif, ça va être de la faire
adopter. Ils ont déposé, là, une loi aujourd'hui, ils vont en déposer d'autres
dans les prochaines semaines. Donc, je ne vois pas pourquoi... évidemment, avec
le consensus, puis c'est ce que je trouve qui est intéressant d'aujourd'hui.
D'être allé chercher un consensus avec une motion unanime, ça me permet de
croire que les autres partis donneraient leur consentement à une adoption
rapide, ce qui va être nécessaire dans ce contexte-là de fin des travaux. Donc,
je suis assez... je suis optimiste, optimiste prudent, évidemment, parce que
tout ça va dépendre d'une série de facteurs, mais, à ce stade-ci, sincèrement,
si on n'avait pas le projet de loi puis si on ne l'adoptait pas, je pense qu'on
serait grandement déçus puis qu'on aurait raison d'être déçus. Je ne vois pas
qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus ou qu'est-ce que la société civile
pourrait faire de plus. Donc, je suis... je veux y aller étape par étape, mais
je suis optimiste prudent, là, à ce stade-ci, puis je pense que c'est possible.
Journaliste : Il y a un
risque... Est-ce qu'il y a un risque de perdre le momentum si on s'en va en
élection puis qu'il n'y a pas de... il n'y a pas de projet de loi? Le momentum
risque d'être... d'être perdu?
M. Cliche-Rivard : Oui et
non. Moi, je pense... Par contre, j'ai mes yeux rivés sur la fin de cette
session parlementaire. Je ne suis pas encore rendu à parler de campagne
électorale puis de prochaine législature, là. Moi, j'ai les yeux rivés sur une
date limite, qui est le 12 juin, puis je vais tout donner, puis on va tout
donner pour que ça se passe avant cette date-là. Après, si on n'est pas
capables de le faire, on jasera, rendu là, de la suite. Mais je ne vois pas
pourquoi... considérant que Mme Bélanger s'est prononcée comme étant conjointe
à notre motion puis qu'elle est d'accord, puis elle est même venue applaudir
les parents, elle a pris... quand même, elle est sortie de son siège, là, tu
sais, on va se le dire, elle est avancée vers... dans le parquet puis elle a
solidement applaudi votre mobilisation, alors qu'on sait que les parents
demandent une loi. Je trouverais ça quand même contre-indicatif, là, ou
contre-intuitif qu'on n'aille pas de l'avant avec... avec la revendication.
Donc, moi, les signes sont positifs.
Évidemment, ce n'est pas moi le gouvernement, là, ce n'est pas moi qui décide
qu'est-ce qui va être appelé, quand, comment, où, mais les signes qui nous
est... qui nous sont envoyés, notamment ce matin, sont... nous permettent
d'être optimistes.
Mme Martinez (Veronica) : Merci.
M. Cliche-Rivard : Merci,
tout le monde.
(Fin à 12 h 25)