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Point de presse de M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de services sociaux, et M. Andrés Fontecilla, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de logement et d’habitation

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, May 13, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures deux minutes)

M. Fontecilla : Bonjour, mesdames, messieurs. Donc, hier on a eu une très bonne nouvelle de la part du gouvernement de la CAQ, ils ont accepté d'adopter notre motion concernant la réouverture du programme PEQ d'ici le 12 juin. C'était une excellente nouvelle non seulement pour les milliers de personnes qui sont concernées par cette mesure-là mais aussi pour l'ensemble du Québec, l'ensemble des milieux économiques et universitaires et autres, sauf que nous avons été consternés, sidérés de voir le Parti québécois se lever et bloquer cette motion... cette motion-là, ne pas donner son consentement pour des raisons qui leur appartiennent, mais qui nous semblent très, très questionnables. Ils brisent un consensus québécois, un consensus qui a uni les milieux des affaires, les milieux universitaires, les milieux des... les milieux municipaux un peu partout à travers le Québec, des grandes villes, des moyennes et des petites villes. Et ça envoie un très, très mauvais message à l'ensemble des personnes qui veulent émigrer au Québec. Ça a été dit à la suite des représentantes de l'organisme. Le Québec c'est nous aussi l'ont dit très clairement. Pour eux, le PQ leur envoie le message que le Parti québécois ne veut pas de ces personnes-là ici, au Québec. Donc, nous aussi, on partage cette consternation de la part du Parti québécois. Merci.

M. Cliche-Rivard : Bonjour, tout le monde. J'appuie le... sans réserve ce que mon collègue vient de dire. J'étais absolument abasourdi, absolument choqué, là. Je m'attendais à ce qu'on ait une belle nouvelle hier à annoncer, là, que l'ensemble des élus était unanime sur la réouverture du PEQ avant la fin de cette session parlementaire. Je n'en démords pas, en fait, je n'en reviens pas.

Mais je veux vous parler d'autre chose ce matin aussi. Hier, on a appris que... Bon. Je vous en avais parlé il y a quelque temps, là, malheureusement, d'un fléau, là, qui s'appelle... qui se nomme les fouilles à nu en centre jeunesse. Radio-Canada a déjà couvert ça. D'autres médias aussi. La Presse avait couvert. Les chiffres qui sont absolument spectaculaires et terribles. Et là, via les crédits et les demandes d'accès à l'information, on sait qu'il y a encore 3 000 enfants, l'année dernière, près de 3 000 enfants qui ont été forcés de se dévêtir en centre jeunesse.

Là, pour être clair, une fouille à nu en centre jeunesse, c'est loin d'être drôle. On demande à des mineurs, des enfants d'enlever leurs vêtements, leurs sous-vêtements. Ils se cachent derrière une serviette, évidemment. Puis là ils font des espèces de gestes, là, où ils lèvent les bras, où ils sont examinés de fond en comble. Je trouve ça absolument troublant pour des jeunes qui, par ailleurs, ont vécu pour beaucoup des traumas graves, souvent de la violence sexuelle.

Et le ministre, Carmant et moi, là, on s'est entendu pour qu'il y ait des directives nationales qui soient envoyées. Ça a été envoyé l'année dernière pour réduire drastiquement ce chiffre-là, que la CDPDJ avait jugé effarant. Mais là on est encore à 3 000, là, 3 000 jeunes à qui on a forcé, dans les centres jeunesse, à enlever leurs vêtements. C'est absolument inacceptable. C'est huit jeunes par jour, là. C'est supposé être une mesure d'exception. C'est supposé être rare qu'on fait ça.

Et moi, hier, quand j'ai questionné le ministre et la directrice nationale de la DPJ pour savoir quel bilan on en retirait puis combien d'objets avaient été saisis, dangereux ou illégaux, suivant ces fouilles-là, on m'a dit qu'on n'était pas capables de répondre à cette question-là.

Donc, moi, en tant que critique en services sociaux, responsables de la jeunesse, si on est pour, puis je ne pense pas qu'on ne va jamais accepter ça, là, comme société, dire qu'il y a 3 000 enfants qui sont... à qui on demande d'enlever leurs vêtements en centres jeunesse, là, puis qu'on n'est pas capables, après ça, de justifier la raison du pourquoi du comment, puis on n'est pas capables de me dire quel objet, combien de fois, puis pour quelles raisons on réussit à être extirpé, ou retiré, ou saisi, là, de... de ces enfants-là, je n'en démords pas, je le refuse et je demande au ministre Carmant de faire toute la lumière et de nous arriver avec des bilans clairs, à savoir pourquoi sa politique nationale n'est pas respectée par son réseau parce que 3 000 enfants, c'est inacceptable, c'est inacceptable, puis il doit répondre à des camps parce que c'est lui qui est responsable du dossier de la DPJ. Merci.

Journaliste : ...vous êtes leader parlementaire, hein, c'est bien ça, votre titre?

M. Cliche-Rivard : Correct.

Journaliste :Si je vous dis : Paul St-Pierre Plamondon se dit obligé de présumer que le fédéral les espionne lui et le PQ. La bonne nouvelle, c'est que, bien sûr, ça se soigne. Et c'est signé Alexandre Boulerice. Vous dites quoi?

M. Cliche-Rivard : Je pense que M. Boulerice répondu avec ironie et je... C'est quoi votre question, finalement, là, sur le fond de ça, là?

Journaliste : ...maladie mentale... Est-ce que sous-entendre ça, est-ce que c'est politiquement correct?

M. Cliche-Rivard : Je pense que c'était de l'ironie, là. Je pense que M. Boulerice envoyait une boutade, là. Je pense que c'est... je pense que c'est de l'humour. Je pense qu'on est encore capables d'humour. Je pense que c'est ce que M. Boulerice a fait, c'est une boutade. Il a utilisé de l'humour. Je pense que oui, on est encore capables d'utiliser de l'humour.

Journaliste : Ça fait que vous n'y croyez pas à ça, là, ce que le Parti québécois dit?

M. Cliche-Rivard : Moi, je n'ai pas d'information plus que vous, là, privilégiée à cet effet-là.

Journaliste : ...le rapport du directeur du SCRS qui a admis suivre de près ce qui se passe en Alberta et s'intéresser aux séparatistes albertains en craignant de l'ingérence russe et pro-Trump. Ça ressemble étrangement à ce qui s'est passé Claude Morin dans les années 70.

M. Cliche-Rivard : Moi, j'en appelle à ce que toutes les preuves à cet effet-là puis que toute la lumière soit faite là-dessus, là. C'est quelque chose qu'on va prendre au sérieux quand il y aura des éléments de preuve, quand il y aura des indications. Moi, je... Si c'est le cas, je trouve ça absolument inacceptable. Et il y a des gens qui vont solidement devoir rendre des comptes. Mais, pour l'instant, sincèrement, moi, je n'ai pas d'indication puis je n'ai pas d'élément de preuve. Puis le PQ a dit la même chose hier aussi à cet effet-là. Donc, moi, je demeure ouvert, là, je... Mais je n'ai rien, je n'ai rien qui me donne...

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : Bien là, on est dans deux solides différences, là. Vous dites une allégation d'espionnage envers un parti politique versus une boutade, c'est effectivement deux choses différentes, là.

Journaliste : Mais en quoi c'est une boutade? Excusez-moi, mais je ne comprends pas la blague.

M. Cliche-Rivard : Bon, je pense que j'ai répondu là.

Journaliste : Mais c'est quoi, la blague?

M. Cliche-Rivard : Bien, M. Boulerice a fait une blague. Voilà. Il y a-tu d'autres questions?

Journaliste : Sur le nouveau sondage de ce matin qui vous place encore, bon, à 8 %. Comment vous allez faire pour... c'est presque la moitié de vos votes que vous avez perdus depuis la dernière élection. Comment vous expliquez ça? Comment... C'est quoi votre stratégie?

M. Cliche-Rivard : Moi, je suis déterminé, puis on est combatif, là, puis on va être hyper combatif encore dans les prochains mois. On a des propositions claires, là, pour la population, des populations... des propositions qui touchent les priorités des Québécois et Québécoises. Je pense à la crise du logement puis à la crise du coût de la vie. Moi, à tous les jours, quand je suis dans mon terrain, dans ma circonscription, on parle de logement, là. Donc, moi, je suis optimiste et confiant à l'effet que nos priorités sont les bonnes puis que le message doit percoler. Je sais aussi que la campagne va permettre à notre cheffe Ruba Ghazal de se faire voir, de se démarquer, et de plus en plus de Québécois qui vont la connaître puis de plus en plus de Québécois qui vont apprécier... se rendre compte de la femme exceptionnelle qu'elle est. Je pense qu'elle a beaucoup à offrir au Québec.

Donc, moi, je... On demeure hypercombatifs. Je suis ici, au Parlement, à faire mon travail à tous les jours. Je pense qu'on fait des gains aussi importants. Aujourd'hui, il y aura la loi Gabie Renaud qui sera déposée. Si Québec solidaire n'avait pas été là, on n'aurait pas parlé de ça. Je vous parle, depuis quelques semaines, des boissons énergisantes, là, l'encadrement pour les enfants de moins de 16 ans. Je pense qu'on est sur le point d'aller peut-être chercher quelque chose. Et on a parlé aussi de moratoire sur les évictions. Je pense que Québec solidaire démontre sa pertinence. Puis on va continuer de marteler très fort.

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : Je pense que c'est vrai pour l'ensemble des autres chefs de formations politiques. Puis je pense que Mme Ghazal va avoir des énormes opportunités, puis les Québécois vont être davantage attentifs, une campagne électorale, c'est à ça que ça sert, et je pense qu'effectivement plus elle sera entendue, plus elle sera vue, plus elle rayonnera. Puis je pense qu'elle, elle est capable de tirer son épingle du jeu, effectivement.

Journaliste : ...ces thèmes-là, ce n'est pas la première fois, que vous les abordez, le logement, boissons énergisantes, Gabie Renaud. Pourquoi ça ne percole pas? Pourquoi la population ne se range pas derrière vous? Vous avez votre frange de militants qui est très derrière vous, là, vous avez des militants très engagés, mais pourquoi le reste de la population ne vous écoute pas plus?

M. Cliche-Rivard : Moi, je suis confiant — je reviens là-dessus — je suis confiant qu'on est sur les bonnes mesures puis sur les bonnes priorités puis je... on va se battre jusqu'au bout, puis on va se battre très fort. Moi, je suis sur le terrain déjà. Vous ferez les analyses politiques. Moi, je... moi, je fais mon travail politique, moi, je... moi, je suis sur mon terrain. J'entends qu'on est sur le bon x, sur les bonnes priorités, que les gens sont contents des interventions qu'on fait, et je vais continuer de marteler en ce sens à tous les jours, jusqu'à l'élection, c'est certain.

Journaliste : Dans l'éducation, il y a une grosse manif... bien, «une grosse manif», une manif de la FAE dehors ce matin. Votre collègue, M. Nadeau-Dubois avait comme voulu lancer un débat sur l'école à trois vitesses, là, pendant la relâche. Quelle suite vous allez donner à ça concrètement? Puis, selon vous, est-ce que ça devrait être un enjeu de la campagne électorale?

M. Cliche-Rivard : Définitivement, il va falloir se... que les partis politiques se positionnent à savoir c'est quoi, l'avenir. Le constat est accablant puis il est partagé par plusieurs experts, là, de la part de ce que Gabriel a soulevé, sur notamment les garçons qui sont laissés derrière. Il va falloir définitivement que l'éducation revienne au centre des discussions. Encore aujourd'hui, on voit qu'il y a un papier dans lequel on voit que l'aide aux élèves, l'aide alimentaire est coupée, là, de la part du gouvernement, en dessous de l'inflation. Mon collègue est là pour le dénoncer. On va avoir des interventions à faire aujourd'hui là-dessus. Moi, je souhaite ardemment que la question de nos services publics, mais notamment de l'éducation, soit au coeur de cette campagne électorale là, puis qu'on débatte de modèles, parce que le modèle actuel, il crée des inégalités qui ne peuvent pas perdurer puis ça a été bien démontré.

Journaliste : La réouverture du PEQ, là, ce n'est pas un geste parlementaire comme tel à faire, là, pour le rouvrir. En quoi le 12 juin était une date importante pour vous?

M. Fontecilla : Bien, écoutez, le 12 juin, c'est important, c'est la fin de la session parlementaire et c'est la dernière chance pour le gouvernement, là, d'offrir, dans le cadre du travail parlementaire, une véritable réponse à la promesse qu'ils ont... qu'ils ont faites eux-mêmes. Ensuite, on s'en va dans nos comtés. La question risque de diluer et devenir de plus en plus une question électorale parce que, là, on ne va pas se le cacher, on rentre, à toutes fins pratiques, en précampagne électorale. Et donc ces sujets-là, c'est éminemment plus compliqué de le traiter de façon électorale, de le traiter de façon partisane. Donc, pour nous, il nous semble que la réponse doit être absolument donnée avant la fin des travaux parlementaires.

Journaliste : ...il l'a dit, M. Bonnardel, déjà, que ça allait être... que ça allait être appliqué avant la fin de la session, il l'a déjà dit.

M. Fontecilla : Moi, je... moi, je... Bien, hier... Hier on a eu la confirmation, mais avant on n'avait pas eu la confirmation. Il y travaillait, il disait qu'il allait... qu'il allait... qu'il allait le faire. Nous, on a présenté une motion en disant : En établissant un échéancier... un échéancier, le 12 juin, le gouvernement a accepté. Et on est satisfaits avec cette réponse-là, parce qu'il y a nous, il y a des milliers de personnes qui s'attendent et attendent à tous les jours une sortie de M. Bonnardel sur ce... sur ce sujet.

Journaliste : Pourquoi ça ne peut pas être un enjeu électoral? Je ne comprends pas pourquoi ça ne peut pas être...

M. Fontecilla : La question de l'immigration, ce que je veux dire, là, la question de l'immigration de façon générale, va être un enjeu électoral, on en discute. C'est un thème de... un thème de société qui est porté très fortement par certains... certains partis politiques. Mais ce que je veux dire, là, que l'essor, l'avenir des dizaines de milliers de personnes, des gens concrets en chair et en os, des familles, des enfants qui vont à l'école, il me semble que ce n'est pas... on ne peut pas traiter de ce sujet-là de façon partisane dans un... dans un contexte préélectoral ou électoral, d'autant plus qu'il y a eu une promesse de madame... de Mme Fréchette, là, d'offrir une réponse rapidement à... aux demandes de ces... de ces personnes-là, et non seulement de ces personnes-là, de plein de milieux économiques, universitaires, municipaux au Québec, là. Donc, on doit absolument régler cette question-là.

Et j'irai encore plus loin, là. Mme Fréchette s'en va la semaine prochaine, je crois, là, à Paris. Donc, ils s'envoient en mission diplomatique présenter... se présenter elle-même aux autorités françaises. Il nous semble qu'il est fort possible que les... les politiciens et politiciennes français... français lui demandent : Qu'est-ce qui se passe avec les... avec les ressortissants français, dans le cadre du programme PEQ? Il me semble que, Mme Fréchette, ce serait le bienvenu qu'elle ait déjà une réponse à offrir au gouvernement... au gouvernement français. Non seulement une réponse qu'elle va offrir, une réponse à un moment donné, mais qu'elle arrive déjà avec la réouverture formelle du programme PEQ.

Journaliste : ...là, vous avez appuyé celle du PQ, là, concernant l'autodétermination du Québec. Jusqu'à quel point... Pourquoi vous avez décidé de la soutenir, d'une part, puis jusqu'à quel point vous êtes préoccupés par la remise à l'avant de la Loi sur la clarté à Ottawa?

M. Fontecilla : Attendez, répétez la deuxième question.

Journaliste : Jusqu'à quel point vous êtes préoccupés par le fait que le gouvernement Carney veut ramener la Loi sur la clarté référendaire à l'avant-plan?

M. Fontecilla : On est opposés.

Journaliste : Vous... Non, vous avez voté pour la motion, hier, de... de M. Paul St-Pierre Plamondon...

M. Fontecilla : Oui, oui. Tout à fait.

Journaliste : ...mais c'est en lien avec la Loi sur la clarté référendaire à Ottawa. Jusqu'à quel point ça vous préoccupe, le recours possible à cette loi-là par le gouvernement fédéral?

M. Fontecilla : Bien, c'est une préoccupation constante sur le système, sur... dans le débat politique sur l'avenir du Québec, et le gouvernement fédéral ramène, la... la Loi sur la clarté avec une... avec un seuil d'acceptation d'un référendum qui n'a toujours été pas clarifié de la part du gouvernement, là. Nous, on partage le point de vue avec le Parti québécois qui est une majorité, au Québec, là, c'est 50 % plus un. Donc, on appuie cette revendication, qui me semble déterminante pour l'avenir du Québec.

Journaliste : Puis est-ce que ça vous inquiète la possible sécession de l'Alberta?

M. Fontecilla : Écoutez, ça m'appartient... ça appartient aux Albertains de décider qu'est-ce qu'ils vont faire de leur... de leur territoire. Nous, on regarde ça avec beaucoup, beaucoup d'attention. C'est un débat qui leur appartient, mais qui aura aussi des répercussions au Québec. Dans quel sens? On ne sait pas... on ne sait pas encore. Est-ce que la volonté politique, d'une part, d'aller vers un processus de sécession de la part de l'Alberta est véritablement enracinée dans la société? Ça reste à voir. Donc, on regarde ça avec beaucoup attention.

Journaliste : ...doutez un peu, donc, du... du mouvement? Est-ce que vous croyez que c'est un levier pour aller chercher davantage d'autonomie, plutôt qu'une démarche très sérieuse de... de devenir...

M. Fontecilla : Ça reste à voir. Ça reste à voir. Mme... Vous avez vu la déclaration de Mme la première ministre de... de l'Alberta, elle, elle n'est pas pour la séparation, la sécession de l'Alberta. Elle conçoit... donc, elle conçoit ces processus-là comme un levier de négociation par rapport au gouvernement fédéral. Donc, je laisse ça aux Albertains de décider par où ils veulent mener leur processus. Il y a deux avenues, grosso modo. Il peut y en avoir d'autres, là, mais c'est soit... c'est retirer l'Alberta de la fédération canadienne, ou soit utiliser ces... ces référendums-là comme pouvoir de négociation pour obtenir des changements constitutionnels ou autre chose. Ça leur appartient. Et je pense que les dés ne se sont pas encore jetés à ce niveau-là. Ça reste à... C'est à eux de clarifier par où qu'ils veulent aller.

Journaliste : ...je reviens juste au sondage. Mais, au... au niveau fédéral, au Québec, là, M. Carney a 49 % d'appuis, là, c'est historique. Comment est-ce qu'on explique l'amour des Québécois pour M. Carney?

M. Cliche-Rivard : C'est une... c'est une bonne question, là. Moi, je... je ne vis pas de cet amour-là, particulièrement. Donc, il va falloir poser la question à ceux qui l'appuient avec autant de... de verve, là. Je... je vais vous laisser, là, vous, analystes.

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : Pas pour le moment.

Journaliste : Mais c'est mauvais signe, quand même, pour une formation comme la vôtre, qui est à gauche souverainiste, de voir que, les Québécois, présentement, donnent leur appui à un parti fédéraliste.

M. Cliche-Rivard : Bien, pour moi, c'est quand même deux choses dramatiquement différentes, là. Les intentions de vote au fédéral versus les intentions de vote au provincial ne sont pas toujours interreliées. On... Ne mélangeons pas les choses, là. M. Carney dirige... dirige le... le Canada. Moi, j'ai les deux yeux rivés sur Québec, sur... sur l'élection qui s'en vient. Puis, pour moi, c'est deux choses différentes, là.

Le Modérateur : On va passer en anglais.

Journaliste : C'est juste... c'est une question sur les CPE pour Montréal. Il y a un deuxième CPE qui quitte le centre-ville. Avez-vous peur que les CPE désertent le centre-ville de Montréal, qu'il n'y ait plus de place pour les enfants?

M. Cliche-Rivard : Il faut définitivement qu'il y ait des places partout pour les enfants, surtout pour, bien, la conciliation, en ce sens où c'est beaucoup de ces CPE là qui...

Journaliste : ...à cause de l'itinérance.

M. Cliche-Rivard : Oui, bien, il faut qu'on améliore la question. Moi, je n'en reviens pas que... je veux dire, combien de fois je vous ai parlé d'itinérance ici? Là, on a 12 000 personnes en situation d'itinérance au Québec, c'est inacceptable. En même temps... c'est beaucoup, mais, en même temps, c'est très peu, là, dans le sens où on a tous les leviers et les pouvoirs politiques si on décidait de le faire pour s'attaquer de fond au problème. 12 000 personnes, ce n'est pas 120 000 personnes, là. Donc, réglons une fois pour toutes la question, ayons des mesures de cohabitation qui fonctionnent, retrouvons des logements puis arrêtons de créer une crise qui ne cesse d'augmenter. M. Carmant se vantait hier, avec Mme Fréchette, la semaine passée aussi, à Lauberivière, d'avoir sorti 4 000-5 000 personnes de la situation d'itinérance, mais on est encore à 12 000, le bilan a augmenté.

Donc, moi, j'ai eu des questions, avec M. le ministre Carmant hier, à savoir : Il va-tu falloir qu'on monte à 20 000 ou à 25 000 pour que vous réagissiez, pour qu'on arrête l'hémorragie? Est-ce que les gens qui sont en logement actuellement peuvent juste rester en logement puis arrêter de tomber en situation d'itinérance? On peut-tu arrêter d'accepter des hausses de loyer de 50 %, de 60 % qui font en sorte que le monde sont pris à la gorge puis se retrouvent à la rue, surtout des aînés?

Ça fait que, oui, effectivement, que les citoyens et les citoyennes puis les CPE, maintenant, font les frais de cette cohabitation-là difficile, mais c'est inacceptable. On a tous les moyens, comme société, d'endiguer le problème, mais la CAQ refuse de se donner les moyens puis on se pète les bretelles sur 1 000 PSL en trois ans. Ça, c'est 333 PSL par année. Il y a 12 000 personnes en situation d'itinérance. Il est où, le plan pour les 11 700 de plus, là, qui va devenir 14 000, quoi, l'année prochaine, puis 15 000 après, puis 20 000, puis là, à un moment donné, ça va prendre 20 000 PSL? Ça finit quand, cette affaire-là? Puis moi, j'ai demandé sérieusement au ministre Carmant d'avoir une discussion avec sa collègue à l'Habitation, ça suffit, et à la DPJ lui-même, parce qu'on sait qu'un nombre effarant de jeunes de la DPJ se retrouvent directement en situation d'itinérance. C'est inacceptable.

Ça fait qu'on prenne le dossier... le taureau par les cornes, qu'on règle la question en amont puis en prévention, puis il y en aura moins, des problèmes de cohabitation dans nos quartiers centraux, puis les CPE vont pouvoir rester.

Journaliste : In regards to Bill 101, yesterday Minister Roberge announced that he plans to transfer 27 000 vocational students from the English sector to the French sector. I just want to get your reaction to the news.

M. Cliche-Rivard : I'm going to have to get back to you on this one specifically to make sure what my colleague Alexandre Leduc's position is to be 100% sure. So, we'll follow through. Thank you. Merci.

(Fin à 8 h 21)