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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Etienne Grandmont, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de solidarité sociale et d’action communautaire

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Thursday, May 14, 2026, 8 h 40

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures cinquante minutes)

Mme Ghazal : Bonjour, tout le monde, bonjour! Heureuse de vous retrouver ce matin avec Etienne. C'est les assises de l'UMQ. Moi, je vais être présente demain pour présenter la vision de Québec solidaire, pour trouver des solutions et discuter et écouter les villes demain. Moi, je me rappelle très bien, Christine Fréchette, dans son discours d'ouverture, elle a dit que ça va prendre des mesures pour plus de pouvoir aux villes pour construire plus de logements abordables. Les villes, ce qui... ce qu'elles ont besoin aussi, c'est de moyens, pas juste plus de pouvoir sans moyens. C'est ce qu'elles nous disent. Moi, j'y ai été, dans les dernières semaines. J'ai rencontré les maires et mairesses de Sherbrooke, Trois-Rivières, Gatineau. Et il y en a qui me disent aussi qu'il y a des projets qui sont arrêtés, des projets immobiliers, de logements pour les gens, qui sont arrêtés parce qu'il n'y a pas d'infrastructures. Les infrastructures sont sous pression, et c'est impossible de construire.

Une des grandes... préoccupations des villes, c'est vraiment les infrastructures, c'est aussi les logements et l'itinérance. Il va falloir que le gouvernement du Québec arrête de pelleter dans la cour des municipalités et qu'il prenne ses responsabilités aussi. Donc, on va en discuter demain, puis ça va être très, très important et très intéressant.

M. Grandmont : Merci beaucoup, Ruba. Je vais surprendre M. Laforest avec un autre sujet que le troisième lien ou le tramway. Non, moi, aujourd'hui, je veux revenir sur la question de l'alimentation. Vous le voyez, les Québécoises et Québécois sont drôlement affectés par cet enjeu-là, l'épicerie qui coûte très, très cher. On le voyait même, d'ailleurs, aujourd'hui, il y a un article qui montre que les vols à l'étalage sont en hausse dans les épiceries. Pour moi, c'est un symptôme qui ne ment pas, là. La question de l'alimentation est vraiment problématique pour bien des gens au Québec.

Alors aujourd'hui, pour faire écho à tout ce qu'on fait depuis des semaines et des mois, voire plus, à Québec solidaire, rappelez-vous le programme d'alimentation scolaire dans les écoles, rappelez-vous les épiceries publiques qu'on a proposées et qu'on a adoptées, c'est une mesure qu'on a adoptée lors de notre récent congrès, limiter les marges de profit chez les... chez les détaillants, les distributeurs, toute la question aussi de la souveraineté alimentaire qu'on... dont on parle depuis au moins deux législatures. Alors, je vais déposer aujourd'hui un projet de loi qui va venir, si vous voulez, cimenter l'ensemble des mesures qu'on veut mettre de l'avant chez Québec solidaire pour assurer le droit à l'alimentation au Québec.

D'abord, ça va passer par une modification à la Charte québécoise des droits et libertés. Je veux inscrire le droit à l'alimentation dans la Charte québécoise des droits et libertés. Mon projet de loi va obliger, va devenir une obligation juridique pour l'État québécois d'assurer le droit à l'alimentation à tous et toutes, peu importe s'ils habitent dans un désert alimentaire, peu importe leurs revenus.

C'est un projet de loi aussi qui va permettre à toutes et à tous d'assouvir ses besoins nutritionnels, ses besoins... alimentaires, mais pas juste des... ses besoins nutritionnels, mais aussi ses choix alimentaires, puis aussi en lien avec sa culture, ses préférences.

Ça va aussi, ce projet de loi là, créer un comité national, le comité national qui va être composé d'experts de la santé, représentants des Premières Nations et des Inuits, du monde du municipal, du communautaire, des experts en santé, des représentants, évidemment de l'État québécois aussi. Et sa mission, à ce Comité national sur l'alimentation, verra à surveiller l'évolution de l'alimentation au Québec et aussi à proposer des actions au gouvernement pour s'assurer du respect de ce droit.

Pour nous, c'est un projet de loi qui permet de passer du fait qu'on nourrit les gens à travers des banques alimentaires en mode dernier recours, en mode charité... puis on veut passer de ce modèle-là, qui est le modèle actuellement au Québec... au Québec, pour passer à un modèle où l'alimentation permet aux gens ou à toute personne au Québec de retrouver la dignité, hein? Passer de faire la file devant une banque alimentaire à pouvoir être nourri, pouvoir manger en fonction de ses... de ses préférences, mais aussi peu importe ses revenus ou peu importe son choix, la localisation où on... où on habite.

Donc, c'est ce que je vais déposer aujourd'hui. On veut travailler davantage en prévention plutôt qu'en curatif... comme on le fait actuellement. Donc, je vous invite évidemment à regarder ce projet de loi là. J'en suis évidemment très fier.

Journaliste : ...une semaine après le rapport de la Commissaire à l'éthique, est-ce que Mme Sona Lakhoyan Olivier peut encore siéger à l'Assemblée nationale?

Mme Ghazal : Moi, j'ai déjà dit que ça n'avait pas de bon sens, qu'elle n'était pas à la hauteur de la fonction de député, qui est une fonction importante et noble. Tout le monde est au courant des règles dès le jour un, là, quand on devient député, des règles qu'un bureau de comté payé par les Québécois ne peut pas se 17933transformer en un bureau partisan. Puis c'est ce qui est arrivé. Puis moi, je pose encore la question à Charles Milliard, qui, dans le caucus actuel, savait, au moment où elle utilisait son bureau... son bureau, là, de député comme bureau électoral.

Journaliste : ...il a dit que personne ne savait. Pourtant, il n'était pas chef...

Mme Ghazal : Bien, moi, j'ai envie de dire quelque chose à M. Milliard, là. Il va... S'il veut vraiment régler puis enlever la culture de corruption qui existe dans son parti, il va falloir qu'il arrête de plaider l'ignorance puis croire tout ce que tout le monde lui dit. C'est exactement ce qu'a fait Pablo Rodriguez, puis ça lui a coûté son poste.

M. Grandmont : Si je peux me permettre d'ajouter aussi. Je veux dire, il y a une culture, hein? UPAC puis Parti libéral, on dirait que ces deux marques qui sont collées, qui sont attachées les deux ensemble. Ça fait des années qu'on voit cette culture de la corruption au sein de ce parti-là. Pour moi, la députée Lakhoyan Olivier est simplement un symptôme de ce qui se passe depuis toujours au Parti libéral. Alors, je suis d'accord avec ma collègue, avec ma cheffe, Charles Milliard... Charles Milliard doit aller au fond des choses. C'est une question de confiance des Québécoises et des Québécois envers la politique, envers nos institutions. S'il ne fait pas le ménage, s'il ne va pas au fond des choses, on aura des problèmes. Et j'ajouterais même, on le sait, là, qu'avec le rapport qui est sorti récemment concernant Mme Lakhoyan, le... il y a des preuves supplémentaires qui sont sorties. Moi, je lui demande, je demande à Charles Milliard qu'il remette ces preuves-là au juge Fournier, qui, lui-même, avait enquêté en disant par la suite ne pas avoir l'ensemble des preuves. Et c'était considéré comme un chien... un chien de garde édenté. Qu'il reprenne, que ces preuves-là soient données au Fournier pour qu'il puisse refaire le travail comme il se doit.

Journaliste : ...poids, deux mesures, là, quand on regarde ça, le rapport du juge Fournier versus... qui est sorti des travaux de la commissaire à l'éthique.

M. Grandmont : C'est-à-dire?

Journaliste : Bien...

M. Grandmont : Ah oui! Bien oui, effectivement, vous avez raison sur le nombre de preuves qu'il y avait, sur le nombre... Non, non. C'est ça. Exactement. Complètement d'accord. Donc, on doit... Ces preuves-là doivent être envoyées au juge Fournier pour qu'il puisse faire son travail. Vous avez raison.

Journaliste : ...ce ne sera pas suffisant...

Mme Ghazal : Non, non, non, ce n'est pas suffisant. Il faut que Charles Milliard arrête de plaider l'ignorance, comme le faisait Pablo Rodriguez, s'il veut que la culture de la corruption ne colle plus à la peau de ce parti-là.

Journaliste : ...comme... comme le sujet du troisième lien, là. Je sens que vous brûlez d'envie de m'en parler. Oui.

M. Grandmont : Je voudrais juste... Je voudrais juste... Je m'excuse. J'ajouterais juste un truc, si vous... si vous permettez, sur la question de M. Laforest. Les excuses, là, ça... si on acceptait ces excuses-là, là, ce serait envoyer le signal que c'est un problème d'une personne, c'est un problème individuel. Mais, comme on le répète, c'est une culture de la corruption au Parti libéral du Québec. C'est beaucoup plus large que ça. Donc, des excuses, évidemment, mais ce n'est pas la fin de l'histoire. On doit aller au fond de l'histoire, et c'est ce que nous recommandons de faire à M. Milliard.

Journaliste : ...troisième lien.

M. Grandmont : Oui, troisième lien.

Journaliste : Il en a été abondamment question hier, pendant l'étude des crédits, Capitale-Nationale. Vous avez réagi comment quand M. Simard a dit que les milliards qui seront investis dans ce projet-là vont permettre aux travailleurs de s'acheter un ski-doo puis un quatre-roues?

M. Grandmont : Bien, écoutez, je vais... je vais répéter ce que je lui ai dit hier. Du développement économique, on peut en faire de toutes sortes de façons. Moi, j'ai tendance à privilégier le développement économique qui nous permet d'avoir des retombées positives sur l'environnement, sur le social. D'ailleurs, j'avais déposé... mon premier projet de loi que j'avais déposé, ça me fait penser à ça, je proposais que l'ensemble des projets d'infrastructures majeurs du Québec soient soumis à des tests climat pour s'assurer que, si on fait des projets d'envergure au Québec, bien, qu'au moins ils nous permettent d'atteindre nos cibles de réduction de gaz à effet de serre au Québec. Ça me semble logique. On doit viser cet objectif-là.

Maintenant, ce que M. Simard, responsable de Capitale-Nationale, a dit, a laissé entendre, c'est que n'importe quel projet économique est bon à prendre parce qu'il va permettre aux gens d'avoir des salaires puis d'aller après ça au restaurant puis de s'acheter des Ski-Doos. Il y a toujours bien une limite à prendre les gens pour des valises, là. Et c'est là que je lui ai dit : Bien, écoutez... Puis, pour vrai, je pense très sincèrement que, si on construisait une pyramide en or massif du côté de Lévis, on arriverait exactement au même résultat : ça créerait des emplois, ça donnerait des salaires, les gens pourraient s'acheter des Ski-Doos puis aller au restaurant. Mais est-ce que ce genre de projet là est pertinent? Bien, moi, je vous laisse en faire l'évaluation.

Journaliste : Can I jump in English...

Mme Ghazal : Peut-être sur le troisième lien, moi, j'interpellerais aussi Christine Fréchette. Elle qui, après ça, dit qu'il faudrait l'évaluer, qui est rigoureuse, qui écoute la science, et tout ça, est-ce qu'elle est d'accord avec M. Simard quand il dit qu'une des justifications, c'est que ça va permettre d'acheter du ski-doo puis des choses comme ça? Je l'interpelle par rapport à ce projet-là, qu'elle devrait abandonner.

Journaliste : If Sona Lakhoyan Olivier apologizes… apologizes to the National Assembly, just before question period in the red room, will you accept her apology?

Mme Ghazal : Sona Lakhoyan can't stay as an MNA. She knew the rules, and just make excuses is… it's not… it's not a good… it doesn't change anything. There's a culture of corruption in the Parti libéral du Québec and this culture, if M. Charles Milliard wants it to stop, 17933he should stop saying that nobody knows in his party. There was a lot of people who are MNA right now in Parti libéral du Québec, like Mme Setlakwe and the whip also. How come they didn't knew? It's impossible. A lot of people in this party knew that… what Mme Lakhoyan was doing. And Mr. Charles Milliard can't say that…

Journaliste : …have proof of that?

Mme Ghazal : Well, we have a… Comment on dit, une course à la chefferie?

Journaliste : A leadership…

Mme Ghazal : Yes. There's a leadership course…

Journaliste : It's a leadership race.

Mme Ghazal : Race, yes. Sorry. There's a leadership race of Pablo Rodriguez and Mme Sona Lakhoyan was using her office as a place for him. So, there's a lot of other MNA who were involved in this race, like Mme Setlakwe, and she didn't know that a lot of things and calls… what was doing in the office of Sona Lakhoyan. If Charle Milliard believes that it's his problem.

Journaliste : And the Ethics report recommends that Mme Lakhoyan pay $8,000. Will your party be voting for that? And do you think $8,000 is enough? What are your thoughts?

Mme Ghazal : We are confident and we believe on what the work of la Commissaire à l'éthique did. And, for sure, we will vote for this report. And yes, it's it hasn't been… this amount hasn't been asked to MNA for more than 10 years. So yes, we believe… we trust what the commission… Commissaire à l'éthique said, and yes, we will vote for that. Merci.

(Fin à 9 h 02)

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