Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures cinquante minutes)
Mme Ghazal : Bonjour, tout le
monde, bonjour! Heureuse de vous retrouver ce matin avec Etienne. C'est les
assises de l'UMQ. Moi, je vais être présente demain pour présenter la vision de
Québec solidaire, pour trouver des solutions et discuter et écouter les villes
demain. Moi, je me rappelle très bien, Christine Fréchette, dans son discours d'ouverture,
elle a dit que ça va prendre des mesures pour plus de pouvoir aux villes pour
construire plus de logements abordables. Les villes, ce qui... ce qu'elles ont
besoin aussi, c'est de moyens, pas juste plus de pouvoir sans moyens. C'est ce
qu'elles nous disent. Moi, j'y ai été, dans les dernières semaines. J'ai
rencontré les maires et mairesses de Sherbrooke, Trois-Rivières, Gatineau. Et
il y en a qui me disent aussi qu'il y a des projets qui sont arrêtés, des
projets immobiliers, de logements pour les gens, qui sont arrêtés parce qu'il n'y
a pas d'infrastructures. Les infrastructures sont sous pression, et c'est
impossible de construire.
Une des grandes... préoccupations des
villes, c'est vraiment les infrastructures, c'est aussi les logements et l'itinérance.
Il va falloir que le gouvernement du Québec arrête de pelleter dans la cour des
municipalités et qu'il prenne ses responsabilités aussi. Donc, on va en
discuter demain, puis ça va être très, très important et très intéressant.
M. Grandmont : Merci
beaucoup, Ruba. Je vais surprendre M. Laforest avec un autre sujet que le
troisième lien ou le tramway. Non, moi, aujourd'hui, je veux revenir sur la
question de l'alimentation. Vous le voyez, les Québécoises et Québécois sont
drôlement affectés par cet enjeu-là, l'épicerie qui coûte très, très cher. On
le voyait même, d'ailleurs, aujourd'hui, il y a un article qui montre que les
vols à l'étalage sont en hausse dans les épiceries. Pour moi, c'est un symptôme
qui ne ment pas, là. La question de l'alimentation est vraiment problématique
pour bien des gens au Québec.
Alors aujourd'hui, pour faire écho à tout
ce qu'on fait depuis des semaines et des mois, voire plus, à Québec solidaire,
rappelez-vous le programme d'alimentation scolaire dans les écoles,
rappelez-vous les épiceries publiques qu'on a proposées et qu'on a adoptées, c'est
une mesure qu'on a adoptée lors de notre récent congrès, limiter les marges de
profit chez les... chez les détaillants, les distributeurs, toute la question
aussi de la souveraineté alimentaire qu'on... dont on parle depuis au moins
deux législatures. Alors, je vais déposer aujourd'hui un projet de loi qui va
venir, si vous voulez, cimenter l'ensemble des mesures qu'on veut mettre de l'avant
chez Québec solidaire pour assurer le droit à l'alimentation au Québec.
D'abord, ça va passer par une modification
à la Charte québécoise des droits et libertés. Je veux inscrire le droit à l'alimentation
dans la Charte québécoise des droits et libertés. Mon projet de loi va obliger,
va devenir une obligation juridique pour l'État québécois d'assurer le droit à
l'alimentation à tous et toutes, peu importe s'ils habitent dans un désert
alimentaire, peu importe leurs revenus.
C'est un projet de loi aussi qui va
permettre à toutes et à tous d'assouvir ses besoins nutritionnels, ses
besoins... alimentaires, mais pas juste des... ses besoins nutritionnels, mais
aussi ses choix alimentaires, puis aussi en lien avec sa culture, ses
préférences.
Ça va aussi, ce projet de loi là, créer un
comité national, le comité national qui va être composé d'experts de la santé,
représentants des Premières Nations et des Inuits, du monde du municipal, du
communautaire, des experts en santé, des représentants, évidemment de l'État
québécois aussi. Et sa mission, à ce Comité national sur l'alimentation, verra
à surveiller l'évolution de l'alimentation au Québec et aussi à proposer des
actions au gouvernement pour s'assurer du respect de ce droit.
Pour nous, c'est un projet de loi qui
permet de passer du fait qu'on nourrit les gens à travers des banques
alimentaires en mode dernier recours, en mode charité... puis on veut passer de
ce modèle-là, qui est le modèle actuellement au Québec... au Québec, pour
passer à un modèle où l'alimentation permet aux gens ou à toute personne au
Québec de retrouver la dignité, hein? Passer de faire la file devant une banque
alimentaire à pouvoir être nourri, pouvoir manger en fonction de ses... de ses
préférences, mais aussi peu importe ses revenus ou peu importe son choix, la
localisation où on... où on habite.
Donc, c'est ce que je vais déposer aujourd'hui.
On veut travailler davantage en prévention plutôt qu'en curatif... comme on le
fait actuellement. Donc, je vous invite évidemment à regarder ce projet de loi
là. J'en suis évidemment très fier.
Journaliste : ...une semaine
après le rapport de la Commissaire à l'éthique, est-ce que Mme Sona Lakhoyan
Olivier peut encore siéger à l'Assemblée nationale?
Mme Ghazal : Moi, j'ai déjà
dit que ça n'avait pas de bon sens, qu'elle n'était pas à la hauteur de la
fonction de député, qui est une fonction importante et noble. Tout le monde est
au courant des règles dès le jour un, là, quand on devient député, des règles
qu'un bureau de comté payé par les Québécois ne peut pas se 17933transformer en un bureau partisan. Puis
c'est ce qui est arrivé. Puis moi, je pose encore la question à Charles
Milliard, qui, dans le caucus actuel, savait, au moment où elle utilisait son
bureau... son bureau, là, de député comme bureau électoral.
Journaliste : ...il a dit que
personne ne savait. Pourtant, il n'était pas chef...
Mme Ghazal : Bien, moi, j'ai
envie de dire quelque chose à M. Milliard, là. Il va... S'il veut vraiment
régler puis enlever la culture de corruption qui existe dans son parti, il va
falloir qu'il arrête de plaider l'ignorance puis croire tout ce que tout le monde
lui dit. C'est exactement ce qu'a fait Pablo Rodriguez, puis ça lui a coûté son
poste.
M. Grandmont : Si je peux me
permettre d'ajouter aussi. Je veux dire, il y a une culture, hein? UPAC puis
Parti libéral, on dirait que ces deux marques qui sont collées, qui sont
attachées les deux ensemble. Ça fait des années qu'on voit cette culture de la
corruption au sein de ce parti-là. Pour moi, la députée Lakhoyan Olivier est
simplement un symptôme de ce qui se passe depuis toujours au Parti libéral. Alors,
je suis d'accord avec ma collègue, avec ma cheffe, Charles Milliard... Charles
Milliard doit aller au fond des choses. C'est une question de confiance des
Québécoises et des Québécois envers la politique, envers nos institutions. S'il
ne fait pas le ménage, s'il ne va pas au fond des choses, on aura des
problèmes. Et j'ajouterais même, on le sait, là, qu'avec le rapport qui est
sorti récemment concernant Mme Lakhoyan, le... il y a des preuves
supplémentaires qui sont sorties. Moi, je lui demande, je demande à Charles
Milliard qu'il remette ces preuves-là au juge Fournier, qui, lui-même, avait
enquêté en disant par la suite ne pas avoir l'ensemble des preuves. Et c'était
considéré comme un chien... un chien de garde édenté. Qu'il reprenne, que ces
preuves-là soient données au Fournier pour qu'il puisse refaire le travail
comme il se doit.
Journaliste : ...poids, deux
mesures, là, quand on regarde ça, le rapport du juge Fournier versus... qui est
sorti des travaux de la commissaire à l'éthique.
M. Grandmont : C'est-à-dire?
Journaliste : Bien...
M. Grandmont : Ah oui! Bien
oui, effectivement, vous avez raison sur le nombre de preuves qu'il y avait,
sur le nombre... Non, non. C'est ça. Exactement. Complètement d'accord. Donc,
on doit... Ces preuves-là doivent être envoyées au juge Fournier pour qu'il
puisse faire son travail. Vous avez raison.
Journaliste : ...ce ne sera
pas suffisant...
Mme Ghazal : Non, non, non,
ce n'est pas suffisant. Il faut que Charles Milliard arrête de plaider
l'ignorance, comme le faisait Pablo Rodriguez, s'il veut que la culture de la
corruption ne colle plus à la peau de ce parti-là.
Journaliste : ...comme...
comme le sujet du troisième lien, là. Je sens que vous brûlez d'envie de m'en
parler. Oui.
M. Grandmont : Je voudrais
juste... Je voudrais juste... Je m'excuse. J'ajouterais juste un truc, si
vous... si vous permettez, sur la question de M. Laforest. Les excuses, là,
ça... si on acceptait ces excuses-là, là, ce serait envoyer le signal que c'est
un problème d'une personne, c'est un problème individuel. Mais, comme on le
répète, c'est une culture de la corruption au Parti libéral du Québec. C'est
beaucoup plus large que ça. Donc, des excuses, évidemment, mais ce n'est pas la
fin de l'histoire. On doit aller au fond de l'histoire, et c'est ce que nous
recommandons de faire à M. Milliard.
Journaliste : ...troisième
lien.
M. Grandmont : Oui, troisième
lien.
Journaliste : Il en a été
abondamment question hier, pendant l'étude des crédits, Capitale-Nationale.
Vous avez réagi comment quand M. Simard a dit que les milliards qui seront
investis dans ce projet-là vont permettre aux travailleurs de s'acheter un
ski-doo puis un quatre-roues?
M. Grandmont : Bien, écoutez,
je vais... je vais répéter ce que je lui ai dit hier. Du développement
économique, on peut en faire de toutes sortes de façons. Moi, j'ai tendance à
privilégier le développement économique qui nous permet d'avoir des retombées
positives sur l'environnement, sur le social. D'ailleurs, j'avais déposé... mon
premier projet de loi que j'avais déposé, ça me fait penser à ça, je proposais
que l'ensemble des projets d'infrastructures majeurs du Québec soient soumis à
des tests climat pour s'assurer que, si on fait des projets d'envergure au
Québec, bien, qu'au moins ils nous permettent d'atteindre nos cibles de
réduction de gaz à effet de serre au Québec. Ça me semble logique. On doit
viser cet objectif-là.
Maintenant, ce que M. Simard, responsable
de Capitale-Nationale, a dit, a laissé entendre, c'est que n'importe quel
projet économique est bon à prendre parce qu'il va permettre aux gens d'avoir
des salaires puis d'aller après ça au restaurant puis de s'acheter des
Ski-Doos. Il y a toujours bien une limite à prendre les gens pour des valises,
là. Et c'est là que je lui ai dit : Bien, écoutez... Puis, pour vrai, je
pense très sincèrement que, si on construisait une pyramide en or massif du
côté de Lévis, on arriverait exactement au même résultat : ça créerait des
emplois, ça donnerait des salaires, les gens pourraient s'acheter des Ski-Doos
puis aller au restaurant. Mais est-ce que ce genre de projet là est pertinent?
Bien, moi, je vous laisse en faire l'évaluation.
Journaliste : Can I jump in
English...
Mme Ghazal : Peut-être sur le
troisième lien, moi, j'interpellerais aussi Christine Fréchette. Elle qui,
après ça, dit qu'il faudrait l'évaluer, qui est rigoureuse, qui écoute la
science, et tout ça, est-ce qu'elle est d'accord avec M. Simard quand il dit
qu'une des justifications, c'est que ça va permettre d'acheter du ski-doo puis
des choses comme ça? Je l'interpelle par rapport à ce projet-là, qu'elle
devrait abandonner.
Journaliste :
If Sona Lakhoyan Olivier apologizes…
apologizes to the National Assembly, just before question period in the red
room, will you accept her apology?
Mme Ghazal : Sona Lakhoyan can't stay as an MNA. She knew the rules, and just
make excuses is… it's not… it's not a good… it doesn't change anything. There's
a culture of corruption in the Parti libéral du Québec and this culture, if M.
Charles Milliard wants it to stop, 17933he
should stop saying that nobody knows in his party. There was a lot of people
who are MNA right now in Parti libéral du Québec, like Mme Setlakwe
and the whip also. How come they didn't knew? It's impossible. A lot of people
in this party knew that… what Mme Lakhoyan was doing. And Mr. Charles Milliard can't say that…
Journaliste
: …have proof of that?
Mme Ghazal : Well, we have a… Comment on dit, une course à la chefferie?
Journaliste
: A leadership…
Mme Ghazal : Yes. There's a leadership course…
Journaliste
: It's a leadership
race.
Mme Ghazal : Race, yes. Sorry. There's a leadership race of Pablo Rodriguez and Mme Sona Lakhoyan was using her office
as a place for him. So, there's a lot of other MNA who were involved in this
race, like Mme Setlakwe, and
she didn't know that a lot of things and calls… what was doing in the office of
Sona Lakhoyan. If Charle Milliard believes that it's his problem.
Journaliste
: And the Ethics report recommends that Mme Lakhoyan pay $8,000. Will
your party be voting for that? And do you think $8,000 is enough? What are your
thoughts?
Mme Ghazal : We are confident and we believe on what the work of la Commissaire
à l'éthique did. And, for sure, we will vote for this report. And yes, it's it
hasn't been… this amount hasn't been asked to MNA for more than 10 years.
So yes, we believe… we trust what the commission… Commissaire à l'éthique said,
and yes, we will vote for that. Merci.
(Fin à 9 h 02)