Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures vingt-sept minutes)
M. Beauchemin : Bon matin,
tout le monde. Juste un petit mot rapidement. J'ai deux sujets. Le premier, c'est
QScale. C'est dommage de voir qu'un autre fleuron québécois va passer sous des
mains, là, d'un contrôle américain. La CAQ nous parle sans arrêt, mais
évidemment sans action, de notre souveraineté numérique, de nos données. La CAQ
n'a clairement rien fait pour aider l'écosystème dans ce genre d'entreprises là
de centres de données. Les évaluations d'entreprises sont difficiles. C'est
difficile pour les gestionnaires de ces entreprises-là de pouvoir attirer du
capital de façon compétitive. Malheureusement, la CAQ n'aide pas, évidemment,
avec un climat d'affaires, une bureaucratie qui est lourde. Donc, ça va à l'inverse
de ce qui était nécessaire à faire. Aussi, dois-je dire que la compagnie a été
refusée en termes de blocs d'énergie parce que le gouvernement a gaspillé notre
énergie à faire d'autres choses. Et la CAQ veut faire croître l'environnement d'affaires,
mais, malheureusement, ce qui va arriver, c'est que QScale va aller croître à l'extérieur
du Québec.
Il y a un pattern à la CAQ, là, de cacher
la vérité, puis, malheureusement, on a... on va avoir deux exemples ici ce
matin. Je veux vous parler encore une fois de Nemaska Lithium. Nous, ce qu'on
veut, c'est de la transparence. La lecture de la situation, c'est que la CAQ
veut absolument cacher ses mauvaises décisions. Quand on nous a dit, en crédits,
cette semaine, qu'on veut repartir ce projet-là sur des nouvelles bases, ça
veut dire quoi sur le 1,2 milliard? Il est-tu déjà parti, lui, cet argent-là?
La caisse nous a dit, là, noir sur blanc :
On n'a pas décidé... On a décidé de ne pas y aller de l'avant avec cet
investissement-là en 2025, ce n'était pas un bon... un bon investissement à l'époque,
pour les raisons suivantes : un risque élevé, possibilité importante de
dépassements de coûts. Donc, pas un bon investissement avant, pas un bon
investissement maintenant. La caisse a dit non, Christine Fréchette a dit oui.
La caisse, clairement, a appris de son expérience avec Northvolt. De toute
évidence, la CAQ n'a absolument, encore une fois, rien appris.
Puis, quand j'ai posé la question à
Drainville à savoir, à trois reprises, quelle était la juste valeur marchande
de cet investissement-là, il m'a regardé comme un chevreuil qui traverse l'autoroute,
incapable de comprendre la question, n'avait aucune réponse pour moi.
Honnêtement, là, je trouve ça vraiment pathétique d'avoir ce genre de ministre
de l'Économie là qui ne comprend pas des termes aussi simples que simple juste
valeur marchande.
Les Québécois méritent de la transparence.
On a déposé hier une motion justement pour avoir tous les avis, tous les
rapports d'experts sur l'investissement dans Nemaska Lithium. La CAQ a refusé
notre motion.
Je dois vous rappeler aussi que la
Vérificatrice générale fait une enquête actuellement sur la filière batterie,
et on doit obtenir un rapport avant la fin de la session parlementaire. Bien
hâte de voir ça. Nous, ce qu'on veut, c'est tous les documents. On veut avoir
aussi la juste valeur marchande de cette entreprise-là. C'est l'argent des
Québécois. Le gouvernement du Québec doit agir et nous donner minimalement
cette transparence-là.
On en a un autre, évidemment, exemple
frappant, là, de la mauvaise gestion caquiste, et je vais vous laisser Michelle
parler de la transparence dans un autre dossier extrêmement important.
Mme Setlakwe : Bonjour. Bien,
très rapidement. La CAQ nous place dans un cul-de-sac avec le dossier... je
dirais même le fiasco SIFA. Alors, ou bien on continue avec ce contrat-là, ce
mauvais contrat, puis ce n'est pas moi qui le dis, là, il y a un rapport
accablant de l'Autorité des marchés publics... ou bien on continue avec un
projet qui est mal ficelé, une gouvernance défaillante, énormément d'ajustements
à faire et un contrat très désavantageux, ou bien on l'arrête, on résilie le
contrat et on est exposés à une pénalité, imaginez-vous, là, de 175 millions. Et
ça, c'est la CAQ.
Alors, qu'ils arrêtent de nous dire qu'on
est contre la modernisation. Bien sûr qu'on n'est pas contre la modernisation,
il faut que le réseau de la santé se modernise, mais là la CAQ doit arrêter de
confondre modernisation et improvisation. Là, avec la CAQ, on ne réussira pas
la transition numérique en santé. SIFA, c'est un désastre puis c'est... c'est
le fiasco, un autre fiasco de la CAQ. Ils doivent... Ils doivent arrêter ça
parce que c'est de l'argent durement gagné des Québécois qui est lancé par les
fenêtres.
Journaliste : Mme Setlakwe,
est-ce que, après une semaine après le dépôt du rapport de la Commissaire à l'éthique,
Mme Lakhoyan peut toujours siéger à l'Assemblée nationale? Et est-ce que vous,
durant la campagne, vous êtes allée dans le bureau de Chomedey?
Mme Setlakwe : Bien, à votre
deuxième question, non, je ne suis pas allée au bureau de Chomedey. Écoutez, là,
M. Laforest, je vais répéter ce que je vous ai dit plus tôt cette semaine, on
présume de la bonne foi, de la rigueur et du respect des règles, là, pas juste
des députés au sein de notre caucus, mais, je vais le redire, des 125 députés à
l'Assemblée nationale. Les règles sont connues. Il y a des formations. Au sein
même de notre caucus, les règles étaient réitérées régulièrement. Alors, ce qui
se passait à Chomedey, dès qu'on en a eu connaissance et qu'on... qu'il y a eu
une enquête d'ouverte, elle a été exclue du caucus. Et puis là, à la lumière du
rapport de la commissaire, notre chef, Charles Milliard, a été très clair, elle
ne réintègre pas et elle a été invitée, même, à démissionner.
Journaliste : ...coprésidente,
quand même, de la campagne de M. Rodriguez, là. Vous réitérez aujourd'hui que
vous n'étiez pas du tout au courant de tout ce qui se passait dans Chomedey. Comme
le Parti québécois l'a souligné juste avant vous, c'était... c'était
pratiquement un quartier général, là, de soutien à la campagne de celui que
vous appuyiez à l'époque dans la course à la chefferie. Vous n'étiez pas au courant
de rien de ce qui se passait dans Chomedey?
Mme Setlakwe : Je ne suis pas
allée au bureau de Chomedey, et non...
Journaliste
: ...
Mme Setlakwe : Non, non, mais je
vais répondre à votre question. Elle est bonne, votre question, puis je vais y
répondre. Non, je n'étais pas au courant que le bureau de Sona Lakhoyan Olivier
était utilisé comme quartier général et qu'elle utilisait son bureau pour des
activités partisanes, des activités de regrouper, imaginez, là, son équipe de
bureau et d'autres personnes pour se concentrer sur la campagne. Écoutez, c'est...
c'était inimaginable.
Et là je veux juste préciser ce que j'ai
dit mardi, c'est important aussi. Dans nos bureaux, dans mon bureau, dans celui
de Fred, dans les autres bureaux, on le sait très bien qu'on ne... on n'organise
pas d'activités partisanes, on ne fait pas ça. On ne met pas les ressources de
l'Assemblée nationale au bénéfice de notre parti. Une fois qu'on a dit ça, nos
employés de bureau, et j'ai la chance d'avoir une équipe rigoureuse, mais les
personnes à mon bureau, et c'est la même chose, je dirais, pour les 125
députés, ce sont des militants. Ce n'est pas vrai, là, qu'ils sont neutres. Ils
ont... dans la grande majorité, ils ont participé à la course à la chefferie,
mais pas durant les heures de bureau, pas avec les ressources de l'Assemblée
nationale. Honnêtement, c'est tellement simple à comprendre, à maîtriser que je
suis abasourdie d'apprendre qu'il y a une collègue qui ne comprenait pas les
règles.
Journaliste : ...membre à ce
moment-là du caucus libéral, elle était élue aussi sous la bannière du Parti
libéral. Est-ce que, par ses agissements, Mme Lakhoyan a entaché la marque du
Parti libéral du Québec?
Mme Setlakwe : Je ne pense
pas qu'elle a entaché la marque du Parti libéral du Québec. Je pense que... puis
je vous le dis aujourd'hui, là, 19285c'est
un cas qui est... Comment je dirais? C'est inimaginable. C'est... C'est
aberrant, la façon dont elle s'est... elle s'est comportée. Malheureusement, on
avait une personne dans notre équipe qui ne comprenait pas ou ne voulait pas
comprendre, n'avait pas l'éthique, la rigueur, qui n'était pas capable
d'évoluer dans un cadre réglementé, régimenté comme celui dans lequel on doit
œuvrer à l'Assemblée nationale. Alors, écoutez, dès qu'on a eu vent à quel
point... et dès que... dès qu'on a su qu'il y avait une enquête, elle a été
écartée. Elle ne reviendra pas. Il faut...
Journaliste : ...offrir,
selon ce qu'on entend, là, au salon rouge, seront suffisantes ou est-ce
qu'elle... Est-ce que la seule solution, selon vous, c'est... c'est de
démissionner... d'abandonner ses fonctions?
Mme Setlakwe : Bon. Écoutez,
elle doit... elle doit... mon... mon chef a été clair, là, elle doit
démissionner. Maintenant, pour revenir à son droit d'être entendue, son droit
de prendre la parole, là, vous avez devant vous, en plus, une avocate, je ne
dirai jamais qu'elle ne peut pas se prévaloir de son droit de présenter des
excuses. Mais là, on ne va pas présumer de ce qu'elle va dire tout à l'heure au
salon rouge, mais ça ne change... ça ne changera rien.
Journaliste : ...pour bien
comprendre, là, quand vous... coprésidez une campagne, est-ce que vous, par exemple,
vous voyez, ah, dans telle circonscription, on vend beaucoup de cartes de
membres, à tel autre endroit, c'est plus difficile, là, il y a plus d'argent
qui rentre, là, le financement est plus difficile? Est-ce que c'est le genre
d'information auquel vous aviez accès?
Mme Setlakwe : C'est une...
Non, mais c'est une... c'est une bonne question. Vous faites bien de vous
intéresser. Puis moi, ça me... Moi, je veux que vous compreniez comment ça
fonctionne puis quel était mon rôle puis quel était le rôle des autres
personnes. Je pense que c'était... L'investissement de chaque personne dans
n'importe quelle course à la chefferie n'est pas le même, n'est pas à la même
hauteur. Là, il faut comprendre. J'étais coprésidente. On était plusieurs députés...
qu'on était 11 à appuyer M. Rodriguez au sein du caucus. Moi, j'ai été désignée
comme la coprésidente. Là, vous comprenez, Mme Sioui, que ce n'était pas un
travail à temps plein, là. Moi, je suis députée à l'Assemblée nationale, avec
beaucoup de dossiers de porte-parole. J'ai ma... J'ai mon bureau de
circonscription, tout ça. Ce que j'ai fait, je l'ai... je l'ai fait avec
plaisir, avec conviction. Je ne l'ai pas fait durant les heures de bureau, mais
je n'étais pas impliquée dans le quotidien. Je veux dire, le... la garde... pas
la garde rapprochée, je dirais, l'organisation de campagne de M. Rodriguez,
c'était des personnes qui s'y consacraient à temps plein. Alors oui, il y avait
sûrement des rapports, et oui, il y avait une vue d'ensemble de qui s'investissait,
où est-ce qu'il y avait... C'est bien entendu, là, qu'il y a quelqu'un qui
avait... qui avait...
Journaliste : ...
Mme Setlakwe : Bien non, je
n'avais pas accès à ça, évidemment.
Des voix : ...
Mme Setlakwe : Non, non. Je
veux juste finir ma réponse. Je...
Journaliste : ...Olivier
avant que vous décidiez de joindre la campagne de M. Rodriguez. Ça a été quoi?
Comment vous vous sentez par rapport à ça, là? Parce que c'est une des députés
qui vous a appuyé, vous, quand...
M. Beauchemin : Bien, c'était
la seule... c'était la seule députée qui voulait appuyer le style que j'avais.
Mais la réalité, c'est que, bon, Sona, de toute évidence, a eu de la misère à
comprendre les règles du jeu puis ça l'a... ça l'a rattrapée. Le chef, il a été
très clair, là. Il a donné des dispositions très claires à propos de ce que Mme
Lakhoyan devrait faire. Donc, honnêtement, comme Michelle vient de dire, c'est
son droit de s'exprimer, elle peut faire ce qu'elle veut, là, pour ça, mais nous
autres, on trouve qu'elle doit démissionner.
Journaliste : ...rapidement
sur SIFA, parce que vous avez abordé le sujet tout à l'heure, si le Parti
libéral prend le pouvoir, vous faites quoi, là, avec ça? Vous parliez d'un
cul-de-sac tantôt, mais c'est beau, dire ça, mais qu'est-ce qu'on fait?
Mme Setlakwe : Bien, moi,
j'aimerais... OK. Moi, je pense qu'il faut qu'ils arrêtent ça parce qu'il y a
un... un projet qui est... qui est mal parti, un contrat qui est désavantageux.
À moins qu'il y ait des négociations en cours, là, pour en changer les termes
et conditions, les modalités, on ne peut pas continuer avec... avec un contrat
aussi désavantageux. Maintenant, vous avez raison de dire : Mais vous
faites quoi si vous prenez le pouvoir? Parce qu'il va falloir qu'on modernise
le système de la santé. Autant ce qui est... ce qui est interne, les... c'est
ce qu'on parle, de système interne, là, de finance, d'approvisionnement, etc.
Il faut même qu'on... Ils ont abandonné la partie RH. Ils n'ont pas réussi, à
la CAQ, là, à mettre de l'avant la modernisation du système interne. Puis il y
a DSN aussi. Il y a deux vitrines. Mais, je veux dire, ce n'est pas... ce n'est
pas fini. Alors, on va vouloir moderniser, c'est certain. Mais là je pense
qu'il faut repartir sur des nouvelles bases. Ce n'est pas... Ce n'est pas avec
la CAQ, là, qu'on va... qu'on va réussir.
Journaliste : ...le contrat?
Mme Setlakwe : Mais...
quand...
Journaliste : ...
Mme Setlakwe : Je vous parle
de cul-de-sac. Puis moi, j'ai senti cette semaine, quand j'ai... j'ai posé des
questions en Chambre, puis là, le lendemain, Pascal Paradis, de PQ, a
essentiellement posé la même question. Je regardais la réaction. Moi, je
sentais un malaise de la part de la CAQ. Puis je pense qu'il faut continuer de
poser des questions, de creuser dans ce dossier-là, parce qu'ils n'ont pas
vraiment répondu. C'étaient des généralités : Ah! il faut moderniser. Mais
oui, mais c'est... ce n'est pas de ça dont on parle. Là, on parle des systèmes internes,
oui, il faut les moderniser, mais on fait quoi maintenant avec un contrat qui a
été signé? C'est à la CAQ à répondre.
Je comprends votre question, mais moi, j'aimerais
bien avoir... d'avoir de la transparence, vraiment, pouvoir voir où on en est
aujourd'hui. Ce contrat-là, qu'est-ce qu'il dit vraiment? Parce que... Donc, la
balle est dans le camp de la CAQ, parce que ce qu'on sait, c'est que oui, il y
a... je le sais, c'est énorme.
Journaliste
: Donc, on
le fait puis on repart à neuf, c'est ça que vous dites...
Mme Setlakwe : Bien, il
faut... mais c'est un contrat qui peut engendrer des fonds publics de plus de
1 milliard. Il est très, très désavantageux. Mais c'est parce que là, je
le sais, c'est une réponse, c'est une situation impossible. Je sais que ça a
l'air drôle de dire : On va l'annuler puis on va payer les pénalités.
Est-ce qu'il y a des négociations en cours? Est-ce qu'il y a une équipe
d'avocats qui est là-dessus pour essayer de réparer les pots cassés? Parce que rappelons-nous
que c'est le ministère de la Santé qui a délégué un mandataire, donc, le CIUSSS
de Saguenay—Lac-Saint-Jean, de négocier, de signer ce contrat-là. Mais ils ont
levé la tête, et c'était... et c'est la responsabilité de la CAQ, puis la
première ministre, elle est impliquée dans ça. Ils ont levé la tête, ils ont
laissé d'autres s'en occuper. Puis ça, ce n'est pas moi qui le dis, c'est écrit
dans le rapport de l'AMP, ce désengagement...
Journaliste
: ...
Mme Setlakwe : Mais
laissez-moi juste terminer mon idée. Et, pendant ce temps là, bien, ils se
concentraient sur la mise en place d'une nouvelle structure Santé Québec, et
Santé Québec dit : Mais nous, on a hérité de quelque chose qui ne
fonctionne pas. Alors, je ne sais pas si, pour des fins politiques, la CAQ
n'est pas en train de se dire en ce moment : Jouons-la... je ne sais
pas... laissons aller, gardons ce contrat-là. Parce que là si, effectivement,
si on dit que ça ne marche pas puis il faut l'annuler, c'est une catastrophe
politique.
Journaliste
: Juste une
précision concernant la campagne Capitaine du financement, ça vous dit quelque
chose?
Mme Setlakwe : Je ne suis pas
sûre de...
Journaliste
: Capitaine
du financement, est-ce que c'est une expression qui était utilisée pendant la
campagne Rodriguez?
Mme Setlakwe : Capitaine du...
Ah! Non, non, mais, dans n'importe quelle campagne de financement, quand on
veut que ça fonctionne, c'est qu'on monte... on monte une équipe, là, oui,
d'ambassadeurs, de personnes qui vont... qui vont premièrement signer des
certificats, bien comprendre les règles puis, après ça, aller solliciter leurs
réseaux respectifs. Je ne sais pas si c'est de ça dont vous parlez, mais
c'est...
Journaliste
: C'est Mme
Lakhoyan Olivier qui était la capitaine du financement.
Mme Setlakwe : Non, non, pas
du tout.
Journaliste
: Sur la...
de M. Sévigny, est-ce qu'il se place en conflit... en apparence de conflit
d'intérêts?
M. Beauchemin : Oui,
totalement. Je veux dire, le municipal puis le provincial, c'est des joueurs
qui se parlent dans le quotidien, dans les affaires du quotidien, je veux dire,
c'est assez évident qu'on a ici, là, un conflit d'intérêts. Je suis, en fait,
très surpris, là, OK, venant du PQ, qui essaie de se peinturer plus blanc que
blanc, qui n'ont même pas eu le réflexe d'aller demander un avis à la
Commissaire à l'éthique, à savoir si ça valait la peine d'avoir ce genre de
candidature là, hein, avec une mairesse comme conjointe dans la circonscription
où est-ce qu'il se présente.
Journaliste
: Est-ce
qu'on devrait augmenter les taxes? Est-ce que les villes devraient augmenter la
taxation auprès des citoyens?
Mme Setlakwe : Je peux... je
peux peut-être la prendre.
M. Beauchemin : Vas-y.
Mme Setlakwe : Madame, vous
référez...
Journaliste
: ...
Mme Setlakwe : Oui, sur les
infrastructures. Ce que je dirais à l'égard de ce rapport-là, il est... La
réflexion est importante. Le rapport, il est bienvenu. Je pense que c'est un...
Il faut entamer une discussion très... beaucoup plus large, et je dirais :
Bien, écoutez, attendez, là, Charles Milliard va se... notre chef va se
prononcer demain aux assises de l'UMQ. Il va s'adresser aux nombreux élus
municipaux. Donc, il aura l'occasion d'élaborer sur cette question-là. Mais une
chose est sûre, au niveau des infrastructures municipales, moi, je suis une
ancienne conseillère municipale puis je suis beaucoup... J'entends ce que les
maires, mairesses disent, c'est un fardeau financier immense, c'est une
problématique réelle, une problématique de société, puis ce n'est pas limité à
quelques... à quelques municipalités. L'état des infrastructures, que ce soit
souterraines ou même nos routes, etc., c'est énorme, Et le poids qui repose sur
les épaules des municipalités, il est énorme, immense.
Et, écoutez, vous me demandez est-ce qu'on
doit... est-ce qu'ils doivent, eux, se servir de leur... de la taxation,
d'aller chercher encore plus d'argent en taxes foncières, je pense
qu'honnêtement il va falloir qu'on ait une réflexion un petit peu plus large,
parce qu'il y a une... il y a une limite. Il va falloir que le Québec aussi
prenne ses responsabilités. Donc, je ne peux pas répondre ni oui ni non à votre
question. Bien sûr que les municipalités contrôlent le taux de taxation
foncière, mais la problématique est tellement grande et elle s'est détériorée
au fil des ans. C'est dans ce sens-là que je dis : Le rapport est
bienvenu, mais là, maintenant, il faut avoir une réflexion plus large et aussi
revoir quel est le rôle de Québec dans tout ça. On parle d'infrastructures à
maintenir, juste les réseaux actuels, on parle aussi, ça, c'est dans un premier
temps, on parle aussi de réseaux qu'on doit ajouter pour pouvoir densifier,
construire plus de logements dans certaines municipalités, 19285 il y a des moratoires. Et aussi, on parle
de rendre nos infrastructures souterraines plus résilientes. Il peut y avoir
des municipalités où, bon, les réseaux sont bien maintenus. Il n'y a pas
forcément un immense déficit de maintien d'actifs, mais... puis je pense juste
à chez moi, par exemple. Mais quand il arrive ces pluies diluviennes... Puis la
question n'est pas de savoir s'il y en aura d'autres, il va y en avoir
d'autres, c'est certain. Les réseaux actuels qui ont été conçus et... ont été
conçus il y a des décennies, ne sont pas capables de prendre, ils n'ont pas la
capacité de prendre ces pluies diluviennes qui, malheureusement, qu'on va...
qu'on va revivre. Donc, c'est dans ce sens-là que je dis que la question des infrastructures,
je sais que ce n'est pas, ce n'est pas sexy de parler de ça, là, les élus
municipaux voudraient bien parler d'autre chose, je le sais, j'ai déjà été dans
dans leurs souliers, ils veulent...
Journaliste
: ...
Mme Setlakwe : Bien, c'est ce
que je dis, ça fait qu'ils disaient : Dans ce sens-là, c'est une... c'est
une réflexion qui est importante, qui est essentielle. D'ailleurs, je me
rappelle, il y a quelques années, j'avais parlé à la mairesse de Longueuil, qui
est une excellente mairesse, puis elle m'avait dit : Michelle, mon enjeu
numéro un, c'est l'eau. J'ai dit : OK? Élabore. Elle me dit : Je suis
devant un investissement immense, elle m'avait donné le chiffre, je veux qu'on
en parle. Elle a été, tu sais... Donc, elle disait : Je... je ne suis pas
sûre qu'on puisse passer ça aux résidents, il va falloir qu'on ait une
discussion plus large. C'est gros. Donc, c'est... effectivement, il faut... il
faut s'y attarder. Mais juste de dire aux municipalités, bien, c'est simpliste
de dire : Augmentez vos taxes. C'est simpliste, là, il faut... il faut
réfléchir au rôle de l'État, aussi.
Journaliste :
On Sona Lakhoyan-Olivier, the ethics
commissionner's report, Marc Tanguay said, last week, that… he said that was
the end of the chapter. It's not. Who knew what? As a co-chair of Pablo
Rodriguez's leadership race, who knew what about Lakhoyan Olivier's office?
Mme Setlakwe : So, when he said that it was the end of the chapter, it really is
the end of the chapter. The relationship between Sona Lakhoyan Olivier and our
caucus, and our party, it's over. She cannot come back. She cannot, after what
happened, reintegrate our caucus and she's not longer welcome in our party.
Journaliste
: She has to resign as an MNA?
Mme Setlakwe : Again, it was my… Charles Milliard said it. He's inviting her to
resign and no, we were not aware of the extent of what was going on in her
office. And we…
Journaliste
: …
Mme Setlakwe : No! You have to understand that there are 125 MNAs. And there's
like… it's autonomous, there's… We are in charge, each person, individually,
each MNA is in charge of what goes on in our respective riding offices. I
cannot start inquiring on what goes on in my colleague's office, it's not the
way it works. I don't know. If we're in a campaign, whether it'd be an
electoral campaign or a leadership race, I don't go and… and check on my
colleagues. We assume that our colleagues act in good faith, that they know and
understand the rules. That's how it works. And once we're made aware, then we
act, and that's what we should be judged upon.
Journaliste
: You're saying Mr. Milliard has asked Mme. Lakhoyan Olivier to
resign as an MNA. You just said that. When did he say that?
Mme Setlakwe : He did, he did.
Journaliste
: …take away his card… take away her membership card, banned for
life, but to resign as an MNA, I have no recollection of him saying that.
Mme Setlakwe : But it's her decision but yes, he did say… I think he said very
recently, in recent days, well, I think she should… she should reflect on her
future as an MNA. Yes.
Journaliste
: Thank you.
Mme Setlakwe : Perhaps that's the way he said it.
Journaliste
:
OK, thank you.
M. Beauchemin : C'est tout?
Merci.
Mme Setlakwe : Merci, bonne
journée.
(Fin à 8 h 49)