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Point de presse de M. Pascal Paradis, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de relations internationales, de francophonie, d’ingérence étrangère et de commerce extérieur

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, May 20, 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures trois minutes)

M. Paradis : Alors, bonjour à toutes et à tous. Le gouvernement de la CAQ a fait beaucoup de communications depuis le réaménagement, depuis que Christine Fréchette est première ministre, et c'est toujours le nouveau gouvernement de la CAQ. En réalité, c'est le même bon vieux gouvernement de la CAQ, notamment en matière de relations internationales. 19999 Christine Fréchette a terminé, hier, un voyage en France dont le bilan est à zéro. On ne sait pas exactement ce qu'elle rapporte de ce voyage, de la France, mais pire encore, on a su, parce que les médias ont obtenu les notes internes du gouvernement français préparées en vue de cette visite, que le gouvernement français avait compris lui-même que le voyage avait des objectifs partisans internes, c'est-à-dire que Mme Fréchette était en France pour rehausser son profil en vue des élections qui viennent.

Les relations internationales et leurs relations avec la France, c'est précieux, ça ne devrait pas être instrumentalisé à des... à des fins partisanes, comme Christine Fréchette l'a fait avec ce voyage en France. Il y a même eu un faux pas diplomatique. Mme Fréchette s'est présentée en annonçant publiquement qu'elle allait demander l'appui d'un dirigeant étranger, donc du Président de la République, pour une question qui est une question de politique interne. Elle a dû se raviser. Ce n'est pas comme ça qu'on gère les relations internationales du Québec.

Et donc on a vu ça avant de la part de François Legault. Donc, c'est la même bonne vieille CAQ en matière de relations internationales : beaucoup de communications, des intérêts partisans, des objectifs... une planification déficiente et des objectifs qui ne sont pas dans l'intérêt des Québécoises et des Québécois, mais dans l'intérêt de la CAQ. Bon.

Par ailleurs, hier, donc, on a vu le premier ministre de Terre-Neuve, Tony Wakeham, commencer sa conférence de presse en disant qu'il ne déchirait pas l'entente, mais, en réalité, quand on voit comment le gouvernement de Terre-Neuve réagit, il n'y a plus d'entente entre le Québec et Terre-Neuve, parce que les bases fondamentales de cette entente-là sont remises en cause.

Et donc, encore une fois, c'est la même bonne vieille CAQ, parce que, souvenez-vous, ce projet a été annoncé comme étant un des legs les plus importants de François Legault, et ça a été mis aussi dans l'héritage politique avec lequel Christine Fréchette arrive comme première ministre. Elle s'est beaucoup vantée de cette entente avec Churchill Falls. Il n'y a plus d'entente avec Churchill Falls, donc c'est encore un moment où la CAQ a échoué à livrer, là où elle a dit aux Québécois qu'elle allait livrer.

Hier, Terre-Neuve a fait appel à Mark Carney, a dit : C'est une question nationale, et nous voulons l'implication du gouvernement du Canada. Il y avait une conférence de presse où Bernard Drainville était côte à côte avec Mark Carney. Il avait la chance de réagir et de dire : Il n'en est pas question. L'entente entre Terre-Neuve et Québec, c'est Québec qui la négocie. Les questions de transmission d'électricité, de production d'électricité, au Québec, c'est le Québec qui s'en est toujours occupé, c'est le Québec qui s'en occupe. J'ai d'ailleurs posé la question à Bernard Drainville la semaine dernière, en étude de crédits. Il ne m'a pas... Iil ne m'a pas répondu ce qu'il aurait dû répondre, c'est-à-dire : Non, on ne fera pas entrer le loup dans la bergerie. Non, le gouvernement fédéral n'a rien à faire dans ces questions-là. Donc, là aussi, c'est la même bonne vieille CAQ, mais là c'est la CAQ plus rouge, encore plus fédéraliste, qui ne réagit pas comme même un gouvernement autonomiste devrait le faire en disant : Il n'est pas question que le gouvernement fédéral s'en mêle.

Pour nous, au Parti québécois, c'est très clair, pas de gouvernement fédéral dans cette question de Churchill Falls, ça concerne le Québec. Et par ailleurs, donc, Terre-Neuve présente ses demandes, présente sa vision, dit : Il n'y a plus d'entente, on veut renégocier. Il y a même un comité de négociation qui est en place pour Terre-Neuve. Nous, au Parti québécois, on l'a dit dès l'annonce de l'entente, en décembre 2024, le gouvernement de la CAQ est arrivé en position de faiblesse et il continue aujourd'hui à se présenter en position de faiblesse sur Churchill Falls. Il faut une approche différente, et c'est celle que le Parti québécois propose. Il y a une entente valide, confirmée à plusieurs reprises par les tribunaux, qui est valide jusqu'en 2041. Donc, c'est en position équitable qu'il faut se présenter face à Terre-Neuve, pas en position de faiblesse.

Journaliste : ...le contrat jusqu'en 2041. L'entente de principe, là, ça ne marche pas?

M. Paradis : Nous, on est prêts à négocier, mais il faut négocier avec la bonne approche. Se présenter en position de faiblesse et admettre que l'entente actuelle est inéquitable pour Terre-Neuve, se précipiter pour négocier alors qu'il y a une entente qui est valide jusqu'à 2041, ce n'était pas la bonne approche. Ce n'était pas la bonne approche de faire comme s'il n'y avait pas de position historique du Québec face au Labrador. C'est ce que François Legault a fait, donc...

Journaliste : Je comprends, mais l'entente de principe a été signée en 2024.

M. Paradis : L'entente de principe... l'entente de principe ne tient plus. Le gouvernement de Terre-Neuve, hier, l'a torpillée.

Journaliste : Oui, bien, Tony Wakeham a dit : On ne repart pas à zéro, il y a des éléments, là-dedans, qu'on garde. Ça fait que, techniquement, l'entente est encore là. Qu'est-ce que vous faites avec, vous? Vous dites que même ces éléments-là, on ne les veut pas, là.

M. Paradis : ​Tony Wakeham, hier, dit : Nous ne sommes pas d'accord avec les termes financiers, nous avons des demandes, notamment pour l'accès aux lignes de transmission au Québec. C'est énorme, parce que rappelons-nous que Terre-Neuve est un territoire enclavé et doit passer par le Québec s'il veut avoir accès au marché. C'est ce que le premier ministre Wakeham a annoncé hier. Ils ne sont pas d'accord avec la durée et ils disent même qu'ils n'ont pas terminé à établir leur position. Alors, on a beau commencer la conférence de presse en disant qu'on ne déchire pas l'entente, que reste-t-il de cette entente? Il ne reste rien. Donc, actuellement, il n'y a plus d'entente.

Journaliste : OK. C'est ça. Parce que je veux juste être sûre de bien comprendre votre position. Si vous arrivez au pouvoir en octobre, là, pour vous, il n'y en a pas, d'entente de principe, c'est comme si ça n'existe pas.

M. Paradis : Bien là... ce n'est pas pour nous. Le gouvernement de Terre-Neuve a annoncé hier qu'il n'allait pas de l'avant avec cette entente-là.

Journaliste : Donc, aux yeux du Parti québécois, il n'y en a plus...

M. Paradis : Donc là, il y a une...

Journaliste : ...

M. Paradis : Bien, il faut arrêter, là, de se fier aux communications. C'est une chose de dire : On ne déchire pas l'entente, pour préserver les apparences. Il n'y a plus d'entente. Terre-Neuve a annoncé hier qu'il ne signerait pas cette entente. Donc, il y a une renégociation ou une négociation qui s'enclenche. Et là il faut... il faut l'aborder avec la bonne approche, parce que le... la CAQ, le gouvernement de la CAQ a négocié ce contrat-là avec une approche qui était une position de faiblesse par rapport à Terre-Neuve. Nous, on a fait nos calculs, on a dit que ça coûtait très cher, cette entente-là, pour le Québec, parce qu'actuellement, là, c'est 0,002 $ du kilowattheure, cette entente-là, jusqu'à 2041. Et là on a accepté de la faire monter à 0,01 $ puis ensuite à 0,02 $, puis ensuite les gens disent une moyenne de 0,059 $ du kilowattheure, mais ça, c'est une moyenne jusqu'à 2075. La réalité, c'est que, pour la période... ça, les Québécois doivent bien comprendre ça, pour la période allant jusqu'à 2041, la concession du Québec, c'est 17 milliards de dollars, selon nos calculs, c'est 17 milliards de dollars qu'on met sur la table. Et ensuite on prend les risques pour le développement des nouvelles phases à Churchill Falls et à Gull Island, pour des facilités qui n'appartiendront pas aux Québécois. Nous ne serons pas maîtres chez nous. Et donc ça, pour nous, c'est un élément important, puis c'était un élément important en 1969. On ne cesse de dire que c'est inéquitable, mais c'est nous qui avons construit en prenant nos taxes et nos impôts pour construire les facilités, les installations à Churchill Falls. C'était un risque énorme à l'époque, qui avait entraîné même un déplacement d'autres investissements qui étaient prévus ailleurs, dont la Baie James. Il faut se souvenir de ça. Ce sont les Québécois qui ont investi et qui ont pris tous les risques pour construire Churchill Falls. Et là on propose de faire la même chose pour les nouvelles phases. Donc, ça prend un contrat équitable pour le Québec.

Journaliste : Vous dites : Si on arrive au pouvoir... Là, on vous demande quelle entente sera... sera appliquée. Là, vous revenez à 1969, mais vous dites aussi : On est prêts à négocier. Qu'est-ce qui peut être négocié avec Terre-Neuve, selon le Parti québécois?

M. Paradis : Bien, toute cette question de ce qui va se passer après 2041 puis ce qui se passe jusqu'à 2041, ce qui se passe après 2041, parce que, là, l'entente...

Journaliste : ...est-ce que vous seriez prêts à ouvrir sur quelque chose avec Terre-Neuve si vous étiez assis en face de Tony Wakeham?

M. Paradis : Les négociations se réouvrent à partir d'aujourd'hui. Je vous le dis, là. Il n'y a... L'entente telle qu'elle est là, on a beau dire que, là, elle n'est pas déchirée, mais, si vous avez une... si vous... Terre-Neuve dit : Bien, ce qui fait mon affaire là-dedans, je vais le garder, mais ce qui ne fait pas mon affaire, je vais le renégocier. Non, non, c'est une négociation qui recommence à deux, et ça prend une entente équitable pour le Québec. Et je le réitère, François Legault et le gouvernement de la CAQ se sont présentés en position de faiblesse à cette négociation-là, en admettant que les termes étaient inéquitables pour Terre-Neuve. Ce n'est pas le cas. L'entente, elle a été validée à plusieurs reprises par les tribunaux, et il faut la placer dans son contexte historique, où le Québec n'a toujours pas accepté la décision du Conseil privé sur les frontières du Labrador de 1927, où le... où les centrales de Churchill Falls ont été développées avec nos taxes et nos impôts, en prenant tous les risques au Québec, et, en conséquence, il y avait des tarifs qui avaient été négociés, et ces tarifs-là s'appliquent jusqu'à 2041.

Journaliste : En quoi le Parti québécois réussirait mieux que la CAQ à négocier cette entente-là? C'est ça qu'on cherche à comprendre, hein?

M. Paradis : Bien, en se... D'abord, là, il y a une chose, je veux revenir là-dessus. Terre-Neuve fait appel au gouvernement fédéral, puis ça... pour la négociation, je réponds à votre question, pour la négociation. La première chose à dire, c'est : Il n'en est pas question. Et pourquoi ça n'a pas été la première réaction de ce gouvernement soi-disant autonomiste? Moi, ça me... je suis stupéfait.

Journaliste : ...

M. Paradis : Et, juste pour terminer, ça, c'est lié à l'annonce la semaine dernière, 19999 d'une stratégie nationale canadienne en matière d'électricité qui vise à doubler la production d'électricité au Canada jusqu'à... en... à l'horizon 2050 et en construisant des lignes de transmission au Canada. Il faut faire le lien entre les deux. Il faut que les Québécois comprennent le risque auquel on est exposés actuellement, parce que, ça, c'est la souveraineté énergétique du Québec qui est en jeu. Donc, la première chose à faire, pour ces négociations, c'est de dire : Le Canada n'a pas à se mêler de ça, parce que, si le Canada s'en mêle, ce ne sera pas à l'avantage du Québec. Et ça, ça veut dire, éventuellement, des tarifs d'électricité moins bons pour les consommateurs québécois puis des coûts plus élevés pour les Québécois. On ne veut pas ça.

Rappel historique : le gouvernement fédéral n'a jamais mis une cenne dans nos installations électriques au Québec. Mais ça fait plusieurs fois, là, qu'il s'en va aider Terre-Neuve. Muskrat Falls. 5,3 milliards de dollars. C'est un projet catastrophique qui démontre que Terre-Neuve n'est pas capable de construire elle-même à des coûts raisonnables, puis vendre de l'électricité à des coûts raisonnables. Maritime Link, la ligne de transmission de Terre-Neuve. Encore une fois, une garantie de prêt de 1,3 milliard du fédéral. Donc, le passé étant garant de l'avenir, si le gouvernement de la CAQ fait... continue à faire ce qu'il le fait, c'est-à-dire, dire : Pas de problème, le gouvernement fédéral, on va avoir des problèmes.

Donc, la première chose, pour la négociation, c'est ça que ferait un Parti québécois, c'est de dire : Le gouvernement fédéral n'a rien à voir là-dedans. C'est un... c'est un enjeu québécois. Deuxièmement, se présenter aux négociations pas en position de faiblesse. À partir du moment où le premier ministre du Québec accepte de s'asseoir à une table de conférence de presse puis que le premier ministre de Terre-Neuve, dans une mise en scène, déchire l'entente de 1969 en disant tout son dédain de cette entente-là, puis qu'il accepte ça comme prémisse de base, on est mal partie. Ça prend une position de négociation qui est consciente, qui n'est pas une position de faiblesse. Et le Québec s'est mis en position de faiblesse avec le gouvernement de la CAQ. On a besoin d'un gouvernement du Parti québécois qui va se tenir debout et qui va avoir cette perspective historique.

Journaliste : Si vous trouvez qu'on pourrait se retrouver en position de faiblesse face à Terre-Neuve-et-Labrador, vous ne voulez pas non plus que le gouvernement fédéral s'ingère, est-ce que, l'alternative pour le PQ, ça peut être de construire des barrages? François Legault l'avait déjà évoqué, puis il n'est pas revenu là-dessus. Est-ce que vous, ce serait une option?

M. Paradis : Mais toutes les options sont ouvertes et le Parti québécois va considérer toutes les options. Il y a un plan. En fait, il devrait y avoir un plan québécois en matière énergétique, et ça c'est un autre problème actuellement sur lequel vous m'avez entendu depuis que je suis élu député. Où est le plan du Québec en matière énergétique? On ne l'a pas eu avant le projet de loi n° 69 qui réformait le secteur de l'énergie. Tout le monde au Québec l'a demandé. Hydro-Québec a son plan. Gouvernement du Québec... où est l'avenir énergétique? Qu'est-ce qu'on produit? Comment on produit? Quelle cible, pas seulement en matière de production, mais en matière d'efficacité, de sobriété, etc.? On ne l'a pas. La loi a été adoptée et elle oblige le gouvernement à déposer un plan de gestion intégrée des ressources énergétiques, le fameux PGIR. Où est ce plan? On l'attend encore. Le gouvernement de la CAQ l'a mis sur la glace. Pendant ce temps-là, il s'en va négocier à Churchill Falls sans avoir l'idée générale de comment ça s'intègre. Le Parti québécois va proposer cette vision qui va intégrer les options au Québec, parce que, construire chez nous, ça a du mérite. Ça ne nous expose pas à des risques de poursuite, ça ne nous expose pas à des changements politiques dans les gouvernements voisins. Et toute entente avec les gouvernements voisins implique ça. Donc, toutes les options doivent être considérées. Et ça, c'est la différence avec un gouvernement du Parti québécois. On va l'avoir, la vision globale, on va l'avoir, le plan de gestion intégrée des ressources énergétiques. Le gouvernement de la CAQ ne le pas, et c'était un autre de ses problèmes quand il s'est présenté à Churchill Falls.

Journaliste : Vous critiquez les communications, notamment de la CAQ, là, dans le dernier mois. N'empêche que ça semble fonctionner, on vient de tomber en lutte à trois dans les intentions de vote au niveau des... des sondages.

M. Paradis : Bon, vous savez, bon, nous, on ne se gouverne pas par... par les sondages. Quel est... quel est l'effet de ce qui se passe actuellement? Nous, la première chose qu'on dit, c'est : Plus les Québécois vont découvrir que c'est le même bon vieux gouvernement de la CAQ... Christine Fréchette, elle était à la table des ministres les quatre dernières années. Elle a participé à toutes les décisions. Elle a été activement impliquée dans le scandale, dans le désastre Northvolt. Elle a été une des... des principales actrices du bar ouvert de subventions aux multinationales étrangères. Elle a participé 19999à la perte de contrôle en matière d'immigration. C'est la même Christine Fréchette. Les ministres sont à peu près les mêmes. Et là on voit, avec ce voyage en France dont je vous parlais tout à l'heure, que ce sont les mêmes stratégies, les mêmes façons de faire, avec la même absence de résultat. Plus les Québécois vont voir ça et plus ils vont se rendre compte que c'est la même CAQ, pour laquelle ils avaient un profond désamour il y a quelques semaines.

Journaliste : Est-ce que ça vous envoie un message? Quel message vous percevez?

M. Paradis : Bien, il y a un message, notamment... Bon. Encore une fois, hein, les sondages, c'est une photo de comment les électeurs perçoivent les choses actuellement. Il y a une chose qui est très stable, là, hein, on parle souvent... question... l'effet tel ou l'effet tel. En tout cas, il y a un effet Paul St-Pierre Plamondon qui est durable dans le temps depuis longtemps. Le Parti québécois demeure le parti favori des Québécois, mais ça, c'est une... c'est une tape dans le dos pour nous, c'est encourageant, parce que... Les Québécois, ils continuent à nous le dire dans la rue, hein, d'ailleurs, moi, je l'entends régulièrement : Aïe! le Parti québécois, vous travaillez bien, vous êtes sérieux, vous arrivez avec des propositions rigoureuses, ça nous plaît. Alors, nous, on va continuer à travailler comme ça.

Journaliste : ...référendum, par contre... disent ça, les gens?

M. Paradis : Bien, ça, c'est la même chose. Plus les Québécois vont entendre parler des avantages de l'indépendance et plus ils vont voir, comme c'est le cas, là, en matière d'électricité, que le gouvernement fédéral travaille de plus en plus à l'encontre des intérêts du Québec, plus on va en parler, plus les Québécois vont comprendre qu'il y a deux options, soit la voie de la prospérité, de l'avenir, de la prise en main de notre destinée, puis ça, ça s'appelle l'indépendance du Québec, ou soit c'est le déclin à l'intérieur du Canada, où on a de moins en moins de choses à dire sur les décisions qui nous concernent puis qui nous affectent au quotidien.

Journaliste : ...Julie White, dans Jean-Talon, ça va être votre adversaire pour la prochaine... la prochaine campagne électorale. Vous vous attendez à quelle dynamique?

M. Paradis : Je comprends que l'annonce va être faite plus tard aujourd'hui.

Journaliste : Gros secret de polichinelle.

M. Paradis : Oui en effet, je pense qu'on le voyait venir. Chaque personne qui s'implique en politique, c'est une bonne chose. Donc je veux d'abord saluer la décision de Mme White de se lancer en politique. Nous allons avoir des débats sur les enjeux qui concernent Jean-Talon, mais, sur les enjeux qui sont de nature nationale, j'ai hâte que vous la questionniez sur le bilan du Parti libéral du Québec en matière d'éthique, ou, devrais-je dire, en matière de corruption, sur la question des brownies, sur la question des nombreuses enquêtes actuellement qui visent le Parti libéral du Québec, sur les positions historiques du Parti libéral du Québec en matière de protection de la langue française, de la laïcité du Québec. J'ai hâte de l'entendre répondre à vos questions là-dessus. Parce que n'oublions pas que Mme White a été 10 ans à l'intérieur de l'appareil du Parti libéral du Québec. J'ai hâte de l'entendre répondre là-dessus puis j'ai hâte de l'entendre aussi vous parler de cette question que j'évoquais tout à l'heure, du bar ouvert des subventions aux entreprises. Elle en pense quoi, elle, de cette tendance qu'a eue le gouvernement de la CAQ à gaspiller l'argent des Québécois à coups de milliards pour des grandes entreprises, souvent avec peu de résultats pour les Québécoises et les Québécois? J'ai hâte de l'entendre sur cette question-là.

(Fin de la séance à 9 h 22)

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