Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Neuf heures trois minutes)
M. Paradis : Alors, bonjour à
toutes et à tous. Le gouvernement de la CAQ a fait beaucoup de communications
depuis le réaménagement, depuis que Christine Fréchette est première ministre,
et c'est toujours le nouveau gouvernement de la CAQ. En réalité, c'est le même
bon vieux gouvernement de la CAQ, notamment en matière de relations
internationales. 19999 Christine
Fréchette a terminé, hier, un voyage en France dont le bilan est à zéro. On ne
sait pas exactement ce qu'elle rapporte de ce voyage, de la France, mais pire
encore, on a su, parce que les médias ont obtenu les notes internes du
gouvernement français préparées en vue de cette visite, que le gouvernement
français avait compris lui-même que le voyage avait des objectifs partisans
internes, c'est-à-dire que Mme Fréchette était en France pour rehausser son
profil en vue des élections qui viennent.
Les relations internationales et leurs
relations avec la France, c'est précieux, ça ne devrait pas être
instrumentalisé à des... à des fins partisanes, comme Christine Fréchette l'a
fait avec ce voyage en France. Il y a même eu un faux pas diplomatique. Mme
Fréchette s'est présentée en annonçant publiquement qu'elle allait demander
l'appui d'un dirigeant étranger, donc du Président de la République, pour une
question qui est une question de politique interne. Elle a dû se raviser. Ce
n'est pas comme ça qu'on gère les relations internationales du Québec.
Et donc on a vu ça avant de la part de
François Legault. Donc, c'est la même bonne vieille CAQ en matière de relations
internationales : beaucoup de communications, des intérêts partisans, des
objectifs... une planification déficiente et des objectifs qui ne sont pas dans
l'intérêt des Québécoises et des Québécois, mais dans l'intérêt de la CAQ. Bon.
Par ailleurs, hier, donc, on a vu le
premier ministre de Terre-Neuve, Tony Wakeham, commencer sa conférence de
presse en disant qu'il ne déchirait pas l'entente, mais, en réalité, quand on
voit comment le gouvernement de Terre-Neuve réagit, il n'y a plus d'entente
entre le Québec et Terre-Neuve, parce que les bases fondamentales de cette
entente-là sont remises en cause.
Et donc, encore une fois, c'est la même
bonne vieille CAQ, parce que, souvenez-vous, ce projet a été annoncé comme
étant un des legs les plus importants de François Legault, et ça a été mis
aussi dans l'héritage politique avec lequel Christine Fréchette arrive comme
première ministre. Elle s'est beaucoup vantée de cette entente avec Churchill
Falls. Il n'y a plus d'entente avec Churchill Falls, donc c'est encore un
moment où la CAQ a échoué à livrer, là où elle a dit aux Québécois qu'elle
allait livrer.
Hier, Terre-Neuve a fait appel à Mark
Carney, a dit : C'est une question nationale, et nous voulons
l'implication du gouvernement du Canada. Il y avait une conférence de presse où
Bernard Drainville était côte à côte avec Mark Carney. Il avait la chance de
réagir et de dire : Il n'en est pas question. L'entente entre Terre-Neuve
et Québec, c'est Québec qui la négocie. Les questions de transmission
d'électricité, de production d'électricité, au Québec, c'est le Québec qui s'en
est toujours occupé, c'est le Québec qui s'en occupe. J'ai d'ailleurs posé la
question à Bernard Drainville la semaine dernière, en étude de crédits. Il ne
m'a pas... Iil ne m'a pas répondu ce qu'il aurait dû répondre,
c'est-à-dire : Non, on ne fera pas entrer le loup dans la bergerie. Non,
le gouvernement fédéral n'a rien à faire dans ces questions-là. Donc, là aussi,
c'est la même bonne vieille CAQ, mais là c'est la CAQ plus rouge, encore plus
fédéraliste, qui ne réagit pas comme même un gouvernement autonomiste devrait
le faire en disant : Il n'est pas question que le gouvernement fédéral
s'en mêle.
Pour nous, au Parti québécois, c'est très
clair, pas de gouvernement fédéral dans cette question de Churchill Falls, ça
concerne le Québec. Et par ailleurs, donc, Terre-Neuve présente ses demandes,
présente sa vision, dit : Il n'y a plus d'entente, on veut renégocier. Il
y a même un comité de négociation qui est en place pour Terre-Neuve. Nous, au
Parti québécois, on l'a dit dès l'annonce de l'entente, en décembre 2024, le
gouvernement de la CAQ est arrivé en position de faiblesse et il continue
aujourd'hui à se présenter en position de faiblesse sur Churchill Falls. Il
faut une approche différente, et c'est celle que le Parti québécois propose. Il
y a une entente valide, confirmée à plusieurs reprises par les tribunaux, qui
est valide jusqu'en 2041. Donc, c'est en position équitable qu'il faut se
présenter face à Terre-Neuve, pas en position de faiblesse.
Journaliste : ...le contrat
jusqu'en 2041. L'entente de principe, là, ça ne marche pas?
M. Paradis : Nous, on est
prêts à négocier, mais il faut négocier avec la bonne approche. Se présenter en
position de faiblesse et admettre que l'entente actuelle est inéquitable pour
Terre-Neuve, se précipiter pour négocier alors qu'il y a une entente qui est
valide jusqu'à 2041, ce n'était pas la bonne approche. Ce n'était pas la bonne
approche de faire comme s'il n'y avait pas de position historique du Québec
face au Labrador. C'est ce que François Legault a fait, donc...
Journaliste : Je comprends,
mais l'entente de principe a été signée en 2024.
M. Paradis : L'entente de
principe... l'entente de principe ne tient plus. Le gouvernement de
Terre-Neuve, hier, l'a torpillée.
Journaliste : Oui, bien, Tony
Wakeham a dit : On ne repart pas à zéro, il y a des éléments, là-dedans,
qu'on garde. Ça fait que, techniquement, l'entente est encore là. Qu'est-ce que
vous faites avec, vous? Vous dites que même ces éléments-là, on ne les veut
pas, là.
M. Paradis : Tony Wakeham, hier, dit :
Nous ne sommes pas d'accord avec les termes financiers, nous avons des
demandes, notamment pour l'accès aux lignes de transmission au Québec. C'est
énorme, parce que rappelons-nous que Terre-Neuve est un territoire enclavé et
doit passer par le Québec s'il veut avoir accès au marché. C'est ce que le
premier ministre Wakeham a annoncé hier. Ils ne sont pas d'accord avec la durée
et ils disent même qu'ils n'ont pas terminé à établir leur position. Alors, on
a beau commencer la conférence de presse en disant qu'on ne déchire pas
l'entente, que reste-t-il de cette entente? Il ne reste rien. Donc,
actuellement, il n'y a plus d'entente.
Journaliste : OK. C'est ça.
Parce que je veux juste être sûre de bien comprendre votre position. Si vous
arrivez au pouvoir en octobre, là, pour vous, il n'y en a pas, d'entente de
principe, c'est comme si ça n'existe pas.
M. Paradis : Bien là... ce
n'est pas pour nous. Le gouvernement de Terre-Neuve a annoncé hier qu'il
n'allait pas de l'avant avec cette entente-là.
Journaliste : Donc, aux yeux
du Parti québécois, il n'y en a plus...
M. Paradis : Donc là, il y a
une...
Journaliste
: ...
M. Paradis : Bien, il faut
arrêter, là, de se fier aux communications. C'est une chose de dire : On
ne déchire pas l'entente, pour préserver les apparences. Il n'y a plus
d'entente. Terre-Neuve a annoncé hier qu'il ne signerait pas cette entente.
Donc, il y a une renégociation ou une négociation qui s'enclenche. Et là il
faut... il faut l'aborder avec la bonne approche, parce que le... la CAQ, le
gouvernement de la CAQ a négocié ce contrat-là avec une approche qui était une
position de faiblesse par rapport à Terre-Neuve. Nous, on a fait nos calculs,
on a dit que ça coûtait très cher, cette entente-là, pour le Québec, parce
qu'actuellement, là, c'est 0,002 $ du kilowattheure, cette entente-là, jusqu'à
2041. Et là on a accepté de la faire monter à 0,01 $ puis ensuite à 0,02 $,
puis ensuite les gens disent une moyenne de 0,059 $ du kilowattheure, mais ça,
c'est une moyenne jusqu'à 2075. La réalité, c'est que, pour la période... ça,
les Québécois doivent bien comprendre ça, pour la période allant jusqu'à 2041,
la concession du Québec, c'est 17 milliards de dollars, selon nos calculs,
c'est 17 milliards de dollars qu'on met sur la table. Et ensuite on prend
les risques pour le développement des nouvelles phases à Churchill Falls et à
Gull Island, pour des facilités qui n'appartiendront pas aux Québécois. Nous ne
serons pas maîtres chez nous. Et donc ça, pour nous, c'est un élément
important, puis c'était un élément important en 1969. On ne cesse de dire que
c'est inéquitable, mais c'est nous qui avons construit en prenant nos taxes et
nos impôts pour construire les facilités, les installations à Churchill Falls.
C'était un risque énorme à l'époque, qui avait entraîné même un déplacement
d'autres investissements qui étaient prévus ailleurs, dont la Baie James. Il
faut se souvenir de ça. Ce sont les Québécois qui ont investi et qui ont pris
tous les risques pour construire Churchill Falls. Et là on propose de faire la
même chose pour les nouvelles phases. Donc, ça prend un contrat équitable pour
le Québec.
Journaliste : Vous
dites : Si on arrive au pouvoir... Là, on vous demande quelle entente
sera... sera appliquée. Là, vous revenez à 1969, mais vous dites aussi :
On est prêts à négocier. Qu'est-ce qui peut être négocié avec Terre-Neuve,
selon le Parti québécois?
M. Paradis : Bien, toute
cette question de ce qui va se passer après 2041 puis ce qui se passe jusqu'à
2041, ce qui se passe après 2041, parce que, là, l'entente...
Journaliste : ...est-ce que
vous seriez prêts à ouvrir sur quelque chose avec Terre-Neuve si vous étiez
assis en face de Tony Wakeham?
M. Paradis : Les négociations
se réouvrent à partir d'aujourd'hui. Je vous le dis, là. Il n'y a... L'entente
telle qu'elle est là, on a beau dire que, là, elle n'est pas déchirée, mais, si
vous avez une... si vous... Terre-Neuve dit : Bien, ce qui fait mon
affaire là-dedans, je vais le garder, mais ce qui ne fait pas mon affaire, je
vais le renégocier. Non, non, c'est une négociation qui recommence à deux, et
ça prend une entente équitable pour le Québec. Et je le réitère, François
Legault et le gouvernement de la CAQ se sont présentés en position de faiblesse
à cette négociation-là, en admettant que les termes étaient inéquitables pour
Terre-Neuve. Ce n'est pas le cas. L'entente, elle a été validée à plusieurs
reprises par les tribunaux, et il faut la placer dans son contexte historique,
où le Québec n'a toujours pas accepté la décision du Conseil privé sur les
frontières du Labrador de 1927, où le... où les centrales de Churchill Falls
ont été développées avec nos taxes et nos impôts, en prenant tous les risques
au Québec, et, en conséquence, il y avait des tarifs qui avaient été négociés,
et ces tarifs-là s'appliquent jusqu'à 2041.
Journaliste
: En quoi
le Parti québécois réussirait mieux que la CAQ à négocier cette entente-là?
C'est ça qu'on cherche à comprendre, hein?
M. Paradis : Bien, en se...
D'abord, là, il y a une chose, je veux revenir là-dessus. Terre-Neuve fait
appel au gouvernement fédéral, puis ça... pour la négociation, je réponds à
votre question, pour la négociation. La première chose à dire, c'est : Il
n'en est pas question. Et pourquoi ça n'a pas été la première réaction de ce
gouvernement soi-disant autonomiste? Moi, ça me... je suis stupéfait.
Journaliste
: ...
M. Paradis : Et, juste pour
terminer, ça, c'est lié à l'annonce la semaine dernière, 19999 d'une stratégie nationale canadienne en
matière d'électricité qui vise à doubler la production d'électricité au Canada
jusqu'à... en... à l'horizon 2050 et en construisant des lignes de
transmission au Canada. Il faut faire le lien entre les deux. Il faut que les
Québécois comprennent le risque auquel on est exposés actuellement, parce que,
ça, c'est la souveraineté énergétique du Québec qui est en jeu. Donc, la première
chose à faire, pour ces négociations, c'est de dire : Le Canada n'a pas à
se mêler de ça, parce que, si le Canada s'en mêle, ce ne sera pas à l'avantage
du Québec. Et ça, ça veut dire, éventuellement, des tarifs d'électricité moins
bons pour les consommateurs québécois puis des coûts plus élevés pour les
Québécois. On ne veut pas ça.
Rappel historique : le gouvernement
fédéral n'a jamais mis une cenne dans nos installations électriques au Québec.
Mais ça fait plusieurs fois, là, qu'il s'en va aider Terre-Neuve. Muskrat
Falls. 5,3 milliards de dollars. C'est un projet catastrophique qui
démontre que Terre-Neuve n'est pas capable de construire elle-même à des coûts
raisonnables, puis vendre de l'électricité à des coûts raisonnables. Maritime Link,
la ligne de transmission de Terre-Neuve. Encore une fois, une garantie de prêt
de 1,3 milliard du fédéral. Donc, le passé étant garant de l'avenir, si le
gouvernement de la CAQ fait... continue à faire ce qu'il le fait, c'est-à-dire,
dire : Pas de problème, le gouvernement fédéral, on va avoir des
problèmes.
Donc, la première chose, pour la
négociation, c'est ça que ferait un Parti québécois, c'est de dire : Le
gouvernement fédéral n'a rien à voir là-dedans. C'est un... c'est un enjeu
québécois. Deuxièmement, se présenter aux négociations pas en position de
faiblesse. À partir du moment où le premier ministre du Québec accepte de
s'asseoir à une table de conférence de presse puis que le premier ministre de
Terre-Neuve, dans une mise en scène, déchire l'entente de 1969 en disant tout
son dédain de cette entente-là, puis qu'il accepte ça comme prémisse de base,
on est mal partie. Ça prend une position de négociation qui est consciente, qui
n'est pas une position de faiblesse. Et le Québec s'est mis en position de faiblesse
avec le gouvernement de la CAQ. On a besoin d'un gouvernement du Parti
québécois qui va se tenir debout et qui va avoir cette perspective historique.
Journaliste : Si vous trouvez
qu'on pourrait se retrouver en position de faiblesse face à Terre-Neuve-et-Labrador,
vous ne voulez pas non plus que le gouvernement fédéral s'ingère, est-ce que,
l'alternative pour le PQ, ça peut être de construire des barrages? François
Legault l'avait déjà évoqué, puis il n'est pas revenu là-dessus. Est-ce que vous,
ce serait une option?
M. Paradis : Mais toutes
les options sont ouvertes et le Parti québécois va considérer toutes les
options. Il y a un plan. En fait, il devrait y avoir un plan québécois en
matière énergétique, et ça c'est un autre problème actuellement sur lequel vous
m'avez entendu depuis que je suis élu député. Où est le plan du Québec en
matière énergétique? On ne l'a pas eu avant le projet de loi n° 69
qui réformait le secteur de l'énergie. Tout le monde au Québec l'a demandé.
Hydro-Québec a son plan. Gouvernement du Québec... où est l'avenir énergétique?
Qu'est-ce qu'on produit? Comment on produit? Quelle cible, pas seulement en
matière de production, mais en matière d'efficacité, de sobriété, etc.? On ne
l'a pas. La loi a été adoptée et elle oblige le gouvernement à déposer un plan
de gestion intégrée des ressources énergétiques, le fameux PGIR. Où est ce
plan? On l'attend encore. Le gouvernement de la CAQ l'a mis sur la glace.
Pendant ce temps-là, il s'en va négocier à Churchill Falls sans avoir l'idée
générale de comment ça s'intègre. Le Parti québécois va proposer cette vision
qui va intégrer les options au Québec, parce que, construire chez nous, ça a du
mérite. Ça ne nous expose pas à des risques de poursuite, ça ne nous expose pas
à des changements politiques dans les gouvernements voisins. Et toute entente
avec les gouvernements voisins implique ça. Donc, toutes les options doivent
être considérées. Et ça, c'est la différence avec un gouvernement du Parti
québécois. On va l'avoir, la vision globale, on va l'avoir, le plan de gestion
intégrée des ressources énergétiques. Le gouvernement de la CAQ ne le pas, et
c'était un autre de ses problèmes quand il s'est présenté à Churchill Falls.
Journaliste : Vous critiquez
les communications, notamment de la CAQ, là, dans le dernier mois. N'empêche
que ça semble fonctionner, on vient de tomber en lutte à trois dans les
intentions de vote au niveau des... des sondages.
M. Paradis : Bon, vous
savez, bon, nous, on ne se gouverne pas par... par les sondages. Quel est...
quel est l'effet de ce qui se passe actuellement? Nous, la première chose qu'on
dit, c'est : Plus les Québécois vont découvrir que c'est le même bon vieux
gouvernement de la CAQ... Christine Fréchette, elle était à la table des
ministres les quatre dernières années. Elle a participé à toutes les décisions.
Elle a été activement impliquée dans le scandale, dans le désastre Northvolt.
Elle a été une des... des principales actrices du bar ouvert de subventions aux
multinationales étrangères. Elle a participé 19999à
la perte de contrôle en matière d'immigration. C'est la même Christine
Fréchette. Les ministres sont à peu près les mêmes. Et là on voit, avec ce
voyage en France dont je vous parlais tout à l'heure, que ce sont les mêmes
stratégies, les mêmes façons de faire, avec la même absence de résultat. Plus
les Québécois vont voir ça et plus ils vont se rendre compte que c'est la même
CAQ, pour laquelle ils avaient un profond désamour il y a quelques semaines.
Journaliste : Est-ce que ça
vous envoie un message? Quel message vous percevez?
M. Paradis : Bien, il y a un
message, notamment... Bon. Encore une fois, hein, les sondages, c'est une photo
de comment les électeurs perçoivent les choses actuellement. Il y a une chose
qui est très stable, là, hein, on parle souvent... question... l'effet tel ou
l'effet tel. En tout cas, il y a un effet Paul St-Pierre Plamondon qui est
durable dans le temps depuis longtemps. Le Parti québécois demeure le parti
favori des Québécois, mais ça, c'est une... c'est une tape dans le dos pour
nous, c'est encourageant, parce que... Les Québécois, ils continuent à nous le
dire dans la rue, hein, d'ailleurs, moi, je l'entends régulièrement : Aïe!
le Parti québécois, vous travaillez bien, vous êtes sérieux, vous arrivez avec
des propositions rigoureuses, ça nous plaît. Alors, nous, on va continuer à
travailler comme ça.
Journaliste
:
...référendum, par contre... disent ça, les gens?
M. Paradis : Bien, ça, c'est
la même chose. Plus les Québécois vont entendre parler des avantages de
l'indépendance et plus ils vont voir, comme c'est le cas, là, en matière
d'électricité, que le gouvernement fédéral travaille de plus en plus à
l'encontre des intérêts du Québec, plus on va en parler, plus les Québécois
vont comprendre qu'il y a deux options, soit la voie de la prospérité, de
l'avenir, de la prise en main de notre destinée, puis ça, ça s'appelle
l'indépendance du Québec, ou soit c'est le déclin à l'intérieur du Canada, où
on a de moins en moins de choses à dire sur les décisions qui nous concernent
puis qui nous affectent au quotidien.
Journaliste
: ...Julie
White, dans Jean-Talon, ça va être votre adversaire pour la prochaine... la
prochaine campagne électorale. Vous vous attendez à quelle dynamique?
M. Paradis : Je comprends que
l'annonce va être faite plus tard aujourd'hui.
Journaliste
: Gros
secret de polichinelle.
M. Paradis : Oui en effet, je
pense qu'on le voyait venir. Chaque personne qui s'implique en politique, c'est
une bonne chose. Donc je veux d'abord saluer la décision de Mme White de se
lancer en politique. Nous allons avoir des débats sur les enjeux qui concernent
Jean-Talon, mais, sur les enjeux qui sont de nature nationale, j'ai hâte que
vous la questionniez sur le bilan du Parti libéral du Québec en matière
d'éthique, ou, devrais-je dire, en matière de corruption, sur la question des
brownies, sur la question des nombreuses enquêtes actuellement qui visent le
Parti libéral du Québec, sur les positions historiques du Parti libéral du
Québec en matière de protection de la langue française, de la laïcité du
Québec. J'ai hâte de l'entendre répondre à vos questions là-dessus. Parce que
n'oublions pas que Mme White a été 10 ans à l'intérieur de l'appareil du Parti
libéral du Québec. J'ai hâte de l'entendre répondre là-dessus puis j'ai hâte de
l'entendre aussi vous parler de cette question que j'évoquais tout à l'heure,
du bar ouvert des subventions aux entreprises. Elle en pense quoi, elle, de
cette tendance qu'a eue le gouvernement de la CAQ à gaspiller l'argent des
Québécois à coups de milliards pour des grandes entreprises, souvent avec peu
de résultats pour les Québécoises et les Québécois? J'ai hâte de l'entendre sur
cette question-là.
(Fin de la séance à 9 h 22)