To use the Calendar, Javascript must be activated in your browser.
For more information

Home > News and Press Room > Press Conferences and Scrums > Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Advanced search in the News and Press Room section

Start date must precede end date.

Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, May 27, 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures quatorze minutes)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour. Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui... Hier, on apprenait, là, et ce n'était pas une surprise que le déficit est beaucoup plus grand, déficit d'infrastructures est beaucoup plus grand que ce qui est... que ce qui est divulgué en ce moment, là. C'est 31 milliards de dollars, donc en 2025. Et on apprenait en même temps, assez ironie... ironie du sort, on apprenait en même temps que les nouvelles normes de la Régie du bâtiment vont coûter jusqu'à... on a des estimés, là, qui nous disent 8 %, qui vont faire que les coûts de construction vont augmenter de 8 %. Je pense qu'il est important de mettre en lumière le fait qu'il y a des incohérences, grandes incohérences de la part du gouvernement de la CAQ à l'effet qu'on applique une nouvelle réglementation de manière incongrue dans un contexte de crise du logement, dans un contexte de crise d'infrastructures, dans l'entretien des infrastructures québécoises, des infrastructures, des municipalités également. Et cette nouvelle réglementation là, bien qu'on puisse être pour le fait d'avoir des nouvelles normes sismiques en construction, mais, si c'est pour faire augmenter la facture de 8 %, quelle est l'urgence d'appliquer cette nouvelle réglementation de la Régie du bâtiment, alors qu'on a besoin, plus que jamais, de rapidement de creuser ce déficit en termes d'entretien des infrastructures?

Alors, on demande au gouvernement de mettre un moratoire, bien sûr, sur les nouvelles normes, c'est la réforme du Code du bâtiment, parce qu'il n'y a pas urgence d'agir, là, en ajoutant des nouvelles normes. Au contraire, il faut revoir ces normes, les réduire, parce qu'on est dans un contexte très difficile. Nous, on pense qu'il faut s'inspirer aussi de ce qui se fait ailleurs au Canada. Il y a des normes différentes en Ontario, il y a des normes différentes aussi, des façons de faire différentes en Alberta, notamment en termes de délégation des pouvoirs d'application du Code du bâtiment aux municipalités.

Alors, il est important et primordial d'agir rapidement puisque le déficit, au lieu de se résorber, bien, il se creuse.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup, Maïté. Un peu plus tard aujourd'hui, j'aurai le privilège de m'adresser aux gens de la Fédération québécoise des municipalités qui sont réunis ici, à Québec. Puis, vous avez vu comme moi qu'il y a des demandes, notamment pour la création d'une nouvelle taxe qui est réclamée par les élus locaux, parce que, comme Maïté vient de le dire, là, le déficit des infrastructures est beaucoup plus élevé que prévu, et ils cherchent un moyen, là, de maintenir à flot les infrastructures existantes.

Puis la lecture de la revue de presse, ce matin, là, nous... nous rappelle, c'est ce que... ça va être l'essentiel de mon discours un peu plus tard aujourd'hui, nous rappelle le problème du modèle québécois comme jamais.

D'abord, on lit effectivement, depuis deux jours, là, que les... les normes, le nouveau code va coûter 8 % de plus pour construire au Québec. On apprend que la Colombie-Britannique, dans quelques jours, va annoncer qu'ils vont exporter du gaz naturel liquéfié à partir de Vancouver, que le gouvernement néo-démocrate va autoriser l'exploitation du gaz naturel liquéfié. On apprend que le troisième lien, la première ministre a changé le tracé pour une xième fois, et qu'ils vont proposer un lien qui risque de coûter 3 à 5 fois plus cher que ce que propose, par exemple, le Parti conservateur du Québec.

On vit une crise des finances publiques comme jamais et on a l'impression que ça sort de partout. Il n'y a pas de contrôle. Il n'y a pas de vision. Il n'y a personne qui veut dégraisser, qui veut déréglementer, qui veut décentraliser. On en ajoute encore une couche, une couche après l'autre, après l'autre, après l'autre. Puis aujourd'hui, bien, vous lisez la revue de presse, puis c'est une page après l'autre, c'est une couche de plus.

Si aujourd'hui le modèle québécois craque de partout, c'est parce qu'on a des élus, justement, qui prennent ce genre de décisions, qui refusent de créer de la richesse en exploitant notre gaz, qui refusent de déréglementer, qui, au contraire, surréglementent puis vont faire augmenter les coûts de la construction artificiellement de 8 %. Allez sur un chantier aujourd'hui, là, ils vont vous expliquer qu'il y a un paquet de chantiers qui sont... qui sont... qui partent. Présentement, là, il y a des mises en chantier comme jamais d'ici le mois d'octobre, artificiellement, parce qu'ils veulent commencer avec le nouveau code... avec l'ancien code pour ne pas être obligés de payer 8 % de plus à partir du mois d'octobre.

Puis le troisième lien, mais là, ceux qui croient encore à la CAQ sur cet enjeu-là vont être découragés, là, de lire le journal de ce matin aussi sur les coûts que ça engendre.

Puis la Fédération québécoise des municipalités, là, je ne la blâme pas, mais la solution qu'elle présente aujourd'hui, là, c'est... je pense que c'est Radio-Canada qui a sorti ça ce matin, bien, c'est d'augmenter les taxes. Puis là ils veulent qu'on crée une nouvelle taxe, une super taxe pour aller chercher 25 milliards de plus dans le portefeuille des contribuables les plus taxés du continent que sont les Québécois.

Donc, écoutez, c'est... il va falloir qu'on change le modèle. Le Parti conservateur est là pour ça. Puis, à la lecture de la revue de presse de ce matin, devrait décourager tout le monde qui s'intéresse à la chose publique au Québec. On s'en va totalement dans la mauvaise direction. La CAQ nous a menés dans le mur. Puis malheureusement les autres partis continuent à pousser pour qu'on rentre dedans encore plus fort. Et il va falloir faire un... il va... Puis je sais que ce n'est pas facile, là. Je sais que les élus locaux n'aimeront peut-être pas mon discours de cet après-midi, là, mais à un moment donné, il faut se dire les vraies choses au Québec, là. Ça ne va pas bien. On a une crise des finances publiques. Puis ce n'est pas en surtaxant, ce n'est pas en surréglementant puis ce n'est pas en centralisant qu'on va régler quoi que ce soit. Merci.

Journaliste : ...l'affaire de la taxe, si je peux me permettre. Juste là-dessus, là, c'est un forum qui est dédié à la lutte aux changements climatiques, à quelque part. Qu'est-ce que vous allez faire là? Je ne comprends pas trop.

M. Duhaime (Éric) : Bien là, vous... Moi, j'ai été invité, là, je m'en vais leur parler, mais ce n'est pas moi qui s'est imposé là.

Journaliste : ...alors que c'est un forum qui est dédié à ça?

M. Duhaime (Éric) : C'est... C'est les MRC qui sont réunies là. Puis ils veulent parler. Moi, ils veulent me parler. Puis ils ont sorti leurs chiffres aujourd'hui, là. Si vous lisez comme il faut, il y a... ils disent que, justement, ils veulent nous interpeler sur leur projet de nouvelle taxe aussi, là. Comme la semaine dernière aussi, rappelez-vous qu'il y a eu l'UMQ qui nous a présenté le rapport de Mme Monique Jérôme-Forget et de M. Nicolas Marceau. Eux... Eux, ce n'étaient pas les... ce n'était pas une nouvelle taxe, c'était d'augmenter les taxes municipales qu'ils proposaient, là. Mais vous comprenez que ça va un peu dans le même sens. Puis je pense que c'est important, comme parti politique, là, qu'on se prononce sur ça.

Pour ce qui est des changements climatiques, c'est une... Je suis content que vous en parliez, parce qu'il y a quatre ans, c'était leur gros enjeu qu'ils nous parlaient. Puis là, maintenant, le gros enjeu qu'on... dont on entend parler quand on rencontre les représentants des municipalités, c'est le déficit au niveau des maintiens des infrastructures.

Journaliste : ...sur les coûts de construction, M. Duhaime, il y a des... il y a des... il y a quand même des choses qui ont augmenté les coûts, mais, disons, qui font du sens, là. Par exemple, l'accessibilité universelle, comment... comment est-ce qu'on fait pour... Qu'est-ce qu'on fait avec ça, l'accessibilité universelle?

M. Duhaime (Éric) : Bien, quand le Québec vit une crise du logement comme celle qu'on vit à l'heure actuelle, est-ce que c'est le bon moment d'ajouter des charges? Nous, on répond non. Et c'est vrai que toutes les raisons sont bonnes aussi, là. Tu sais, c'est sûr qu'il peut arriver, une fois par 600 ans, un tremblement de terre qui justifie d'épaissir le béton puis de mettre plus d'acier. Mais est-ce que c'est le bon moment, quand on vit une crise du logement sans précédent, d'augmenter les coûts de cette façon-là? Puis non seulement on augmente les coûts, mais on est en train de distorsionner le marché, parce que, là, on fait beaucoup de mise en chantier, donc il va y avoir un «boost», puis après ça, il va y voir un «bust», là. C'est-à-dire qu'on va... on va connaître une chute, parce que, là, il n'y aura plus de mises en chantier par la suite, donc on va vers une grosse pénurie de main-d'œuvre à court terme, après ça, on va voir beaucoup de monde qui va être congédié. Le gouvernement, artificiellement, est en train de créer deux crises avec cette réglementation-là. Puis j'ai l'impression qu'il y a très peu de gens qui en parlent, là, et pourtant, alors que c'est majeur.

Journaliste : ...les taxes, ce matin, M. Milliard, là, a vertement critiqué, là, les baisses de taxes à la consommation annoncées par Mme Fréchette, là, en disant : Franchement, on n'a pas besoin de détaxer les ananas coupés. Mais après ça, il n'a pas vous lui dire si lui, s'il prenait le pouvoir, il allait rehausser ces taxes-là. Alors, vous, comment vous vous positionnez par rapport à ça?

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, nous, là, on est contre toute forme de hausse de taxes. C'est... C'est assez clair, là, le Parti conservateur...

Journaliste : ...est-ce que vous êtes d'accord avec la baisse de taxes qui est annoncée par Mme Fréchette? Est-ce que...

M. Duhaime (Éric) : Moi, je pense que les gens qui nous écoutent, là, tout le monde a compris que c'est 96 cennes pour une famille de quatre par semaine, là. Ça fait qu'il n'y a pas personne qui est parti au casino puis qui est allé fêter ça toute la nuit, là. On se comprend. Mais je pense que de mettre 96 cennes... de laisser, en fait, 96 cennes dans le portefeuille des Québécois, c'est une meilleure mesure que d'aller en chercher 96 cennes. Donc, c'est une mesurette, mais c'est... nous, c'est... Évidemment, on souhaiterait qu'il y ait l'abolition de la taxe carbone. La mesure qui aurait vraiment de l'impact sur le portefeuille des contribuables, ce serait d'abolir la taxe carbone. Malheureusement, Mme Fréchette ne veut pas aller dans cette direction-là. Elle veut continuer à ce que les Québécois soient les plus taxés à la pompe au Canada. Mais... Mais, en attendant, elle propose des mesurettes qui, pour nous... c'est... c'est quand même un petit répit malgré tout.

Journaliste : ...la TVQ, «at large», là, pas juste sur les... sur certains produits?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, je pense que la taxe carbone, là, l'avantage qu'elle a par rapport à d'autres mesures du même type... Puis je ne suis pas contre les baisses de taxes, là, puis votre idée est bonne, elle n'est pas nécessairement mauvaise. Mais... Mais, ce que je vous dis, c'est que la taxe carbone, on est capables de la financer en abolissant le Fonds vert. On a un gouvernement qui est cassé comme un clou, qui est endetté par-dessus les oreilles, ce n'est pas le temps de créer en plus un trou au niveau des finances publiques. Donc, on a... on a possibilité de donner un répit aux gens sans augmenter leur fardeau fiscal en réduisant leurs taxes. Donc, je pense que c'est pour ça que la... on privilégie la taxe carbone plutôt que toute autre forme de baisse de taxe à l'heure actuelle.

Journaliste : ...les représentants, là, de la FQM ne m'aimeront pas cet après-midi. Est-ce que c'est... c'est dangereux, quand on veut représenter toutes les régions justement, de peut0être rejeter un peu des propositions de leur plateforme?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, je vais leur dire quelque chose qui vont peut-être aimer aussi, là. On est à Québec ici, hein, vous le savez mieux que moi, et on va... on s'apprête à partir un chantier de sept, huit, neuf, 10 milliards pour un projet dont 70 % de la population de Québec ne veut pas. Ça fait que... Puis, tu sais, c'est bien beau on a besoin d'argent puis on n'est pas capables de maintenir nos infrastructures. Mais c'est une des raisons pourquoi on est pris dans le pétrin dans lequel les maires sont plongés à l'heure actuelle, dans toutes les régions du Québec. C'est parce que, justement, on a des politiciens qui sont pressés à couper des rubans plutôt qu'à entretenir les infrastructures qu'on a déjà au Québec. Et est-ce que c'est le temps d'enclencher un chantier comme celui-là de 10 milliards, alors que 70 % de la population de la région n'en veut pas, puis alors que les finances du public sont dans le rouge, alors que les infrastructures tombent en décrépitude? Je pense qu'ils vont aimer beaucoup mon discours sur ce qui se passe avec le tramway à Québec.

Journaliste : ...effectivement, vous faites référence au tramway. Est-ce que ça marche pour le troisième lien aussi?

M. Duhaime (Éric) : Bien, d'une certaine façon, oui, parce que regardez le tracé qui est proposé ce matin par Mme Fréchette puis calculer, là. C'est huit kilomètres, on parle de huit kilomètres, dont 3,5 kilomètres au-dessus de l'eau. À quelques pas de là, ils sont en train de construire un pont à 2,7 milliards entre la partie nord, la rive nord, puis l'île d'Orléans. Nous, ce qu'on propose, c'est de continuer par le chemin Prévost puis traverser de l'autre bord. Ce serait un coût 3 à 5 fois moins cher. Donc, quand on dit qu'il faut économiser sur les infrastructures, ça aussi c'est un nouvel exemple.

Journaliste : Sur un tout autre sujet, si je peux me permettre. Gaza. On a vu passer une vidéo assez troublante la semaine dernière avec le ministre de la Sécurité nationale. Ça a été dénoncé par le premier ministre Carney. Il n'y a rien eu de la part du gouvernement du Québec. Pour vous, est-ce que c'est un problème? Est-ce que le gouvernement du Québec devrait s'exprimer à ce sujet-là?

M. Duhaime (Éric) : J'ai vu les images odieuses sur les réseaux sociaux, là. Je remercie... je pense, c'est Guillaume Roy qui a rendu ça public, là. Je tiens à le saluer parce qu'on n'en a pas... malheureusement pas suffisamment parlé. C'est très troublant. C'est le dernier élément en date. Il faut comprendre qu'il y a une série d'événements du même type qui se sont déroulés à Montréal au cours des dernières semaines, des derniers mois. Moi, ça m'inquiète énormément. Là, j'ai vu qu'il y a des actions qui peuvent être entreprises. J'espère qu'on va à l'unisson dénoncer ce genre de comportement là. C'est totalement inacceptable...

Journaliste : Je ne suis pas sûre qu'on parle de la même chose. Moi, je parle de ce qui s'est passé à Gaza.

M. Duhaime (Éric) : OK. Je pensais que vous parliez de ce qui s'est passé à Montréal. Parce qu'à Montréal ils ont... ils se sont promenés avec une effigie, là, d'un... d'un juif avec une kippa, pendu au bout d'une corde. Et pour moi, il faut dénoncer ça aussi, là, parce qu'on n'est pas à Gaza, on est à Montréal, malheureusement, là, et...

Journaliste : ...la semaine dernière, ce qu'on a vu, c'est une vidéo avec le ministre israélien qui maltraitait des militants de la flottille, là. Ça a été dénoncé, ça, par le gouvernement du Canada. Est-ce que le gouvernement du Québec devrait s'exprimer là-dessus?

M. Duhaime (Éric) : Mais je pense que comme... c'est comme je viens de vous le dire, je pense qu'on devrait dénoncer ce qui se passe au Québec, parce que nous aussi, on a des manifestations qui sont disgracieuses. Puis j'ai... je pense que... honnêtement, je pense que Pascal Déry est sortie pour dénoncer cette situation-là, là, puis je la félicite.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : De ce qui s'est passé à Montréal. Mais effectivement je ne pense pas que le gouvernement s'est exprimé, là, officiellement.

Journaliste : On a eu un petit événement cocasse tantôt. Devant vous, votre... l'actuelle députée de Bellechasse disait que... vous qualifiait un peu de parachuté.

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, c'est quand même cocasse, effectivement, de voir une femme qui n'a pas habité... qui n'a jamais habité dans le comté de Bellechasse et qui est députée de Bellechasse m'accuser d'être parachuté.

Je veux juste vous rappeler que la députée de Bellechasse, le député de Lévis puis la députée de Chutes-de-la-Chaudière sont trois personnes qui n'habitent pas dans leur comté, dans la même région, l'un de l'autre. Et puis je veux vous rappeler aussi que les chefs... le chef de leur parti aussi n'habite pas... n'habitait pas son comté. Puis c'est quand même assez bizarre qu'aujourd'hui on m'accuse.

Puis je n'ai pas... honnêtement, je n'ai pas beaucoup apprécié les propos de Mme Lachance hier, qui a dit, qui a essentiellement dit que, si les gens votaient conservateur, c'était des cons, là. Je pense que ce n'est pas... ça n'élève pas le débat puis ça commence très mal la campagne de sa part. Moi, je trouve qu'au contraire les gens de Bellechasse sont très intelligents. Ils ont voté pour elle en 2018, ils l'ont réélu en 2022 parce qu'elle leur promettait un troisième lien à l'Est. Quand son gouvernement a fait un virage à 180 puis qu'il a trahi la population de Bellechasse, au lieu de se tenir debout puis défendre ses électeurs, elle a choisi de suivre la ligne de parti puis de trahir ses électeurs. Puis aujourd'hui, mais si elle est impopulaire puis si elle est en panique avec mon arrivée dans Bellechasse, elle n'a qu'elle-même à blâmer. Moi, je pense que les électeurs ont raison puis ils sont intelligents d'abandonner la CAQ puis s'en venir au Parti conservateur du Québec.

Journaliste : Mais ça fait quand même trois comtés dans lesquels vous vous essayez, là.

M. Duhaime (Éric) : Mme Marois en a fait quatre, M. Couillard en a fait trois, M. Legault en a fait deux, monsieur...

Journaliste : ...il y a des gens qui ont fait pire que moi, là. On parle de vous, là. Ça fait trois comtés dans lesquels vous vous essayez, ça peut-tu donner une mauvaise impression?

M. Duhaime (Éric) : Je vous dis que les chefs de parti font ça régulièrement. Quand tu es chef d'un parti, tu n'es pas juste chef... tu n'es pas juste député de ta circonscription, tu as 125 circonscriptions à parcourir. C'est tout à fait normal. Tous les chefs le font. Tous les chefs qui sont élus, même ici présentement, à l'Assemblée nationale, ils n'habitaient pas leur circonscription au moment de leur élection. Donc, ce n'est pas vrai qu'on est différents, au contraire, on est comme les autres à ce niveau-là. Puis je pense que c'est important. Puis les gens apprécient ça.

Puis, si j'ai choisi Bellechasse, c'est parce que, justement, je suis allé rencontrer les gens localement, j'ai rencontré...

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Laissez-moi juste finir. J'ai rencontré les gens localement, je suis allé rencontrer les élus locaux, je suis allé rencontrer les gens d'affaires, je suis allé rencontrer nos militants. Je voulais m'assurer que ces gens-là voyaient ça d'un bon oeil. Bellechasse a le sentiment, puis on le voit avec la députée, avec ses sorties récentes, là, ils ont raison de l'avoir, ils ont le sentiment d'avoir été abandonnés par ce gouvernement-là, d'être ignorés depuis trop longtemps, et ils croient qu'avoir un chef, ça va amener une visibilité puis on va... ça va leur permettre d'avoir leurs dossiers locaux qui deviennent un... qui ont de l'attention nationale. Et, à partir de ce moment-là, j'ai compris que j'étais bien accueilli dans le comté, et c'est là que j'ai choisi de tenter ma chance dans Bellechasse.

Journaliste : ...le fait que Mme Lachance n'habite pas dans le comté, on l'a questionné là-dessus puis elle se défend en disant qu'elle a un enracinement dans le comté parce qu'elle travaille dans Bellechasse depuis 15 ans ou quelque chose comme ça, ce qui n'est pas votre cas. Qu'est-ce que vous répondez à ça?

M. Duhaime (Éric) : Je suis allé souvent dans Bellechasse faire des tournées. J'ai passé plus de temps dans les dernières semaines dans Bellechasse qu'elle. Donc, je pense que ça... Je comprends qu'elle est mal prise puis elle essaie de se trouver un subterfuge, mais tu ne peux pas accuser... tu sais, c'est juste un peu ridicule, là. Je pense qu'elle aurait dû taper sur quelque chose d'autre, là, mais commencer à accuser quelqu'un de ne pas être du comté quand tu n'as jamais habité le comté que tu représentes à l'Assemblée nationale, moi, c'est la première fois que je vois ça, là. Ce n'est pas fort, on va se le dire, là.

Journaliste : Vous pensez quoi des caquistes, là, qui se sont prononcés oui, non pour le prochain référendum?

M. Duhaime (Éric) : Tu sais, je ne comprends pas parce qu'habituellement ils répondent la même chose que moi, ils disent qu'ils sont... ils n'en veulent pas, de référendum. Je ne sais pas qu'est-ce qui a changé à la CAQ, mais j'ai été comme vous, là, un peu surpris de voir qu'ils commencent à... tranquillement, à se ranger dans un autobus ou dans l'autre. Moi, je vous le dis tout de suite, je n'embarquerai dans aucun des deux autobus. Moi, je suis avec l'autobus des Québécois qui ne veut pas de référendum.

Journaliste : ...

M. Duhaime (Éric) : Bien, c'est parce que... Écoutez, là, moi, j'ai dit que je ne voulais pas. Je vais tout faire pour empêcher le Parti québécois de provoquer un troisième référendum perdant au Québec. Ça, je l'ai dit sur tous les tons, sur toutes les tribunes. Et, si on regarde aujourd'hui les sondages, on aurait peut-être même la balance du pouvoir le 5 octobre.

Je peux vous garantir une chose. Ma priorité numéro un au lendemain des élections, si le Parti conservateur a la balance du pouvoir, ça va être de nous assurer que le Parti québécois ne précipitera pas le Québec dans un troisième référendum perdant si c'est eux qui sont dans un gouvernement minoritaire. Merci beaucoup. Bonne journée.

(Fin à 9 h 31)

Participants


Document(s) Related