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(Neuf heures quatorze minutes)
Mme Blanchette Vézina : Bonjour.
Bonjour, tout le monde. Aujourd'hui... Hier, on apprenait, là, et ce n'était
pas une surprise que le déficit est beaucoup plus grand, déficit d'infrastructures
est beaucoup plus grand que ce qui est... que ce qui est divulgué en ce moment,
là. C'est 31 milliards de dollars, donc en 2025. Et on apprenait en
même temps, assez ironie... ironie du sort, on apprenait en même temps que les
nouvelles normes de la Régie du bâtiment vont coûter jusqu'à... on a des
estimés, là, qui nous disent 8 %, qui vont faire que les coûts de
construction vont augmenter de 8 %. Je pense qu'il est important de mettre
en lumière le fait qu'il y a des incohérences, grandes incohérences de la part
du gouvernement de la CAQ à l'effet qu'on applique une nouvelle réglementation
de manière incongrue dans un contexte de crise du logement, dans un contexte de
crise d'infrastructures, dans l'entretien des infrastructures québécoises, des
infrastructures, des municipalités également. Et cette nouvelle réglementation
là, bien qu'on puisse être pour le fait d'avoir des nouvelles normes sismiques
en construction, mais, si c'est pour faire augmenter la facture de 8 %,
quelle est l'urgence d'appliquer cette nouvelle réglementation de la Régie du
bâtiment, alors qu'on a besoin, plus que jamais, de rapidement de creuser ce
déficit en termes d'entretien des infrastructures?
Alors, on demande au gouvernement de
mettre un moratoire, bien sûr, sur les nouvelles normes, c'est la réforme du
Code du bâtiment, parce qu'il n'y a pas urgence d'agir, là, en ajoutant des
nouvelles normes. Au contraire, il faut revoir ces normes, les réduire, parce
qu'on est dans un contexte très difficile. Nous, on pense qu'il faut s'inspirer
aussi de ce qui se fait ailleurs au Canada. Il y a des normes différentes en
Ontario, il y a des normes différentes aussi, des façons de faire différentes
en Alberta, notamment en termes de délégation des pouvoirs d'application du
Code du bâtiment aux municipalités.
Alors, il est important et primordial d'agir
rapidement puisque le déficit, au lieu de se résorber, bien, il se creuse.
M. Duhaime (Éric) : Merci
beaucoup, Maïté. Un peu plus tard aujourd'hui, j'aurai le privilège de m'adresser
aux gens de la Fédération québécoise des municipalités qui sont réunis ici, à
Québec. Puis, vous avez vu comme moi qu'il y a des demandes, notamment pour la
création d'une nouvelle taxe qui est réclamée par les élus locaux, parce que,
comme Maïté vient de le dire, là, le déficit des infrastructures est beaucoup
plus élevé que prévu, et ils cherchent un moyen, là, de maintenir à flot les
infrastructures existantes.
Puis la lecture de la revue de presse, ce
matin, là, nous... nous rappelle, c'est ce que... ça va être l'essentiel de mon
discours un peu plus tard aujourd'hui, nous rappelle le problème du modèle
québécois comme jamais.
D'abord, on lit effectivement, depuis deux
jours, là, que les... les normes, le nouveau code va coûter 8 % de plus
pour construire au Québec. On apprend que la Colombie-Britannique, dans
quelques jours, va annoncer qu'ils vont exporter du gaz naturel liquéfié à
partir de Vancouver, que le gouvernement néo-démocrate va autoriser l'exploitation
du gaz naturel liquéfié. On apprend que le troisième lien, la première ministre
a changé le tracé pour une xième fois, et qu'ils vont proposer un lien qui
risque de coûter 3 à 5 fois plus cher que ce que propose, par exemple, le
Parti conservateur du Québec.
On vit une crise des finances publiques
comme jamais et on a l'impression que ça sort de partout. Il n'y a pas de
contrôle. Il n'y a pas de vision. Il n'y a personne qui veut dégraisser, qui
veut déréglementer, qui veut décentraliser. On en ajoute encore une couche, une
couche après l'autre, après l'autre, après l'autre. Puis aujourd'hui, bien,
vous lisez la revue de presse, puis c'est une page après l'autre, c'est une
couche de plus.
Si aujourd'hui le modèle québécois craque
de partout, c'est parce qu'on a des élus, justement, qui prennent ce genre de
décisions, qui refusent de créer de la richesse en exploitant notre gaz, qui
refusent de déréglementer, qui, au contraire, surréglementent puis vont faire
augmenter les coûts de la construction artificiellement de 8 %. Allez sur
un chantier aujourd'hui, là, ils vont vous expliquer qu'il y a un paquet de
chantiers qui sont... qui sont... qui partent. Présentement, là, il y a des
mises en chantier comme jamais d'ici le mois d'octobre, artificiellement, parce
qu'ils veulent commencer avec le nouveau code... avec l'ancien code pour ne pas
être obligés de payer 8 % de plus à partir du mois d'octobre.
Puis le troisième lien, mais là, ceux qui
croient encore à la CAQ sur cet enjeu-là vont être découragés, là, de lire le
journal de ce matin aussi sur les coûts que ça engendre.
Puis la Fédération québécoise des
municipalités, là, je ne la blâme pas, mais la solution qu'elle présente
aujourd'hui, là, c'est... je pense que c'est Radio-Canada qui a sorti ça ce
matin, bien, c'est d'augmenter les taxes. Puis là ils veulent qu'on crée une
nouvelle taxe, une super taxe pour aller chercher 25 milliards de plus
dans le portefeuille des contribuables les plus taxés du continent que sont les
Québécois.
Donc, écoutez, c'est... il va falloir qu'on
change le modèle. Le Parti conservateur est là pour ça. Puis, à la lecture de
la revue de presse de ce matin, devrait décourager tout le monde qui
s'intéresse à la chose publique au Québec. On s'en va totalement dans la
mauvaise direction. La CAQ nous a menés dans le mur. Puis malheureusement les
autres partis continuent à pousser pour qu'on rentre dedans encore plus fort.
Et il va falloir faire un... il va... Puis je sais que ce n'est pas facile, là.
Je sais que les élus locaux n'aimeront peut-être pas mon discours de cet
après-midi, là, mais à un moment donné, il faut se dire les vraies choses au
Québec, là. Ça ne va pas bien. On a une crise des finances publiques. Puis ce
n'est pas en surtaxant, ce n'est pas en surréglementant puis ce n'est pas en
centralisant qu'on va régler quoi que ce soit. Merci.
Journaliste : ...l'affaire de
la taxe, si je peux me permettre. Juste là-dessus, là, c'est un forum qui est
dédié à la lutte aux changements climatiques, à quelque part. Qu'est-ce que
vous allez faire là? Je ne comprends pas trop.
M. Duhaime (Éric) : Bien là,
vous... Moi, j'ai été invité, là, je m'en vais leur parler, mais ce n'est pas
moi qui s'est imposé là.
Journaliste : ...alors que
c'est un forum qui est dédié à ça?
M. Duhaime (Éric) : C'est...
C'est les MRC qui sont réunies là. Puis ils veulent parler. Moi, ils veulent me
parler. Puis ils ont sorti leurs chiffres aujourd'hui, là. Si vous lisez comme
il faut, il y a... ils disent que, justement, ils veulent nous interpeler sur
leur projet de nouvelle taxe aussi, là. Comme la semaine dernière aussi,
rappelez-vous qu'il y a eu l'UMQ qui nous a présenté le rapport de Mme Monique
Jérôme-Forget et de M. Nicolas Marceau. Eux... Eux, ce n'étaient pas les... ce
n'était pas une nouvelle taxe, c'était d'augmenter les taxes municipales qu'ils
proposaient, là. Mais vous comprenez que ça va un peu dans le même sens. Puis
je pense que c'est important, comme parti politique, là, qu'on se prononce sur
ça.
Pour ce qui est des changements
climatiques, c'est une... Je suis content que vous en parliez, parce qu'il y a
quatre ans, c'était leur gros enjeu qu'ils nous parlaient. Puis là, maintenant,
le gros enjeu qu'on... dont on entend parler quand on rencontre les
représentants des municipalités, c'est le déficit au niveau des maintiens des
infrastructures.
Journaliste : ...sur les
coûts de construction, M. Duhaime, il y a des... il y a des... il y a quand
même des choses qui ont augmenté les coûts, mais, disons, qui font du sens, là.
Par exemple, l'accessibilité universelle, comment... comment est-ce qu'on fait
pour... Qu'est-ce qu'on fait avec ça, l'accessibilité universelle?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
quand le Québec vit une crise du logement comme celle qu'on vit à l'heure
actuelle, est-ce que c'est le bon moment d'ajouter des charges? Nous, on répond
non. Et c'est vrai que toutes les raisons sont bonnes aussi, là. Tu sais, c'est
sûr qu'il peut arriver, une fois par 600 ans, un tremblement de terre qui
justifie d'épaissir le béton puis de mettre plus d'acier. Mais est-ce que c'est
le bon moment, quand on vit une crise du logement sans précédent, d'augmenter
les coûts de cette façon-là? Puis non seulement on augmente les coûts, mais on
est en train de distorsionner le marché, parce que, là, on fait beaucoup de
mise en chantier, donc il va y avoir un «boost», puis après ça, il va y voir un
«bust», là. C'est-à-dire qu'on va... on va connaître une chute, parce que, là,
il n'y aura plus de mises en chantier par la suite, donc on va vers une grosse
pénurie de main-d'œuvre à court terme, après ça, on va voir beaucoup de monde
qui va être congédié. Le gouvernement, artificiellement, est en train de créer
deux crises avec cette réglementation-là. Puis j'ai l'impression qu'il y a très
peu de gens qui en parlent, là, et pourtant, alors que c'est majeur.
Journaliste : ...les taxes,
ce matin, M. Milliard, là, a vertement critiqué, là, les baisses de taxes à la
consommation annoncées par Mme Fréchette, là, en disant : Franchement, on
n'a pas besoin de détaxer les ananas coupés. Mais après ça, il n'a pas vous lui
dire si lui, s'il prenait le pouvoir, il allait rehausser ces taxes-là. Alors,
vous, comment vous vous positionnez par rapport à ça?
M. Duhaime (Éric) : Écoutez,
nous, là, on est contre toute forme de hausse de taxes. C'est... C'est assez
clair, là, le Parti conservateur...
Journaliste : ...est-ce que
vous êtes d'accord avec la baisse de taxes qui est annoncée par Mme Fréchette?
Est-ce que...
M. Duhaime (Éric) : Moi, je
pense que les gens qui nous écoutent, là, tout le monde a compris que c'est
96 cennes pour une famille de quatre par semaine, là. Ça fait qu'il n'y a
pas personne qui est parti au casino puis qui est allé fêter ça toute la nuit,
là. On se comprend. Mais je pense que de mettre 96 cennes... de laisser,
en fait, 96 cennes dans le portefeuille des Québécois, c'est une meilleure
mesure que d'aller en chercher 96 cennes. Donc, c'est une mesurette, mais
c'est... nous, c'est... Évidemment, on souhaiterait qu'il y ait l'abolition de
la taxe carbone. La mesure qui aurait vraiment de l'impact sur le portefeuille
des contribuables, ce serait d'abolir la taxe carbone. Malheureusement, Mme
Fréchette ne veut pas aller dans cette direction-là. Elle veut continuer à ce
que les Québécois soient les plus taxés à la pompe au Canada. Mais... Mais, en
attendant, elle propose des mesurettes qui, pour nous... c'est... c'est quand
même un petit répit malgré tout.
Journaliste : ...la TVQ, «at
large», là, pas juste sur les... sur certains produits?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, je pense que la taxe carbone, là, l'avantage qu'elle a par rapport à
d'autres mesures du même type... Puis je ne suis pas contre les baisses de
taxes, là, puis votre idée est bonne, elle n'est pas nécessairement mauvaise.
Mais... Mais, ce que je vous dis, c'est que la taxe carbone, on est capables de
la financer en abolissant le Fonds vert. On a un gouvernement qui est cassé
comme un clou, qui est endetté par-dessus les oreilles, ce n'est pas le temps
de créer en plus un trou au niveau des finances publiques. Donc, on a... on a
possibilité de donner un répit aux gens sans augmenter leur fardeau fiscal en
réduisant leurs taxes. Donc, je pense que c'est pour ça que la... on privilégie
la taxe carbone plutôt que toute autre forme de baisse de taxe à l'heure
actuelle.
Journaliste : ...les
représentants, là, de la FQM ne m'aimeront pas cet après-midi. Est-ce que
c'est... c'est dangereux, quand on veut représenter toutes les régions justement,
de peut0être rejeter un peu des propositions de leur plateforme?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
écoutez, je vais leur dire quelque chose qui vont peut-être aimer aussi, là. On
est à Québec ici, hein, vous le savez mieux que moi, et on va... on s'apprête à
partir un chantier de sept, huit, neuf, 10 milliards pour un projet dont
70 % de la population de Québec ne veut pas. Ça fait que... Puis, tu sais,
c'est bien beau on a besoin d'argent puis on n'est pas capables de maintenir
nos infrastructures. Mais c'est une des raisons pourquoi on est pris dans le
pétrin dans lequel les maires sont plongés à l'heure actuelle, dans toutes les
régions du Québec. C'est parce que, justement, on a des politiciens qui sont
pressés à couper des rubans plutôt qu'à entretenir les infrastructures qu'on a
déjà au Québec. Et est-ce que c'est le temps d'enclencher un chantier comme
celui-là de 10 milliards, alors que 70 % de la population de la
région n'en veut pas, puis alors que les finances du public sont dans le rouge,
alors que les infrastructures tombent en décrépitude? Je pense qu'ils vont
aimer beaucoup mon discours sur ce qui se passe avec le tramway à Québec.
Journaliste : ...effectivement,
vous faites référence au tramway. Est-ce que ça marche pour le troisième lien
aussi?
M. Duhaime (Éric) : Bien,
d'une certaine façon, oui, parce que regardez le tracé qui est proposé ce matin
par Mme Fréchette puis calculer, là. C'est huit kilomètres, on parle de huit
kilomètres, dont 3,5 kilomètres au-dessus de l'eau. À quelques pas de là,
ils sont en train de construire un pont à 2,7 milliards entre la partie
nord, la rive nord, puis l'île d'Orléans. Nous, ce qu'on propose, c'est de
continuer par le chemin Prévost puis traverser de l'autre bord. Ce serait un
coût 3 à 5 fois moins cher. Donc, quand on dit qu'il faut économiser sur
les infrastructures, ça aussi c'est un nouvel exemple.
Journaliste : Sur un tout
autre sujet, si je peux me permettre. Gaza. On a vu passer une vidéo assez
troublante la semaine dernière avec le ministre de la Sécurité nationale. Ça a
été dénoncé par le premier ministre Carney. Il n'y a rien eu de la part du
gouvernement du Québec. Pour vous, est-ce que c'est un problème? Est-ce que le
gouvernement du Québec devrait s'exprimer à ce sujet-là?
M. Duhaime (Éric) : J'ai vu
les images odieuses sur les réseaux sociaux, là. Je remercie... je pense, c'est
Guillaume Roy qui a rendu ça public, là. Je tiens à le saluer parce qu'on n'en
a pas... malheureusement pas suffisamment parlé. C'est très troublant. C'est le
dernier élément en date. Il faut comprendre qu'il y a une série d'événements du
même type qui se sont déroulés à Montréal au cours des dernières semaines, des
derniers mois. Moi, ça m'inquiète énormément. Là, j'ai vu qu'il y a des actions
qui peuvent être entreprises. J'espère qu'on va à l'unisson dénoncer ce genre
de comportement là. C'est totalement inacceptable...
Journaliste : Je ne suis pas
sûre qu'on parle de la même chose. Moi, je parle de ce qui s'est passé à Gaza.
M. Duhaime (Éric) : OK. Je
pensais que vous parliez de ce qui s'est passé à Montréal. Parce qu'à Montréal
ils ont... ils se sont promenés avec une effigie, là, d'un... d'un juif avec
une kippa, pendu au bout d'une corde. Et pour moi, il faut dénoncer ça aussi,
là, parce qu'on n'est pas à Gaza, on est à Montréal, malheureusement, là, et...
Journaliste : ...la semaine
dernière, ce qu'on a vu, c'est une vidéo avec le ministre israélien qui
maltraitait des militants de la flottille, là. Ça a été dénoncé, ça, par le
gouvernement du Canada. Est-ce que le gouvernement du Québec devrait s'exprimer
là-dessus?
M. Duhaime (Éric) : Mais je
pense que comme... c'est comme je viens de vous le dire, je pense qu'on devrait
dénoncer ce qui se passe au Québec, parce que nous aussi, on a des
manifestations qui sont disgracieuses. Puis j'ai... je pense que...
honnêtement, je pense que Pascal Déry est sortie pour dénoncer cette
situation-là, là, puis je la félicite.
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) : De ce qui
s'est passé à Montréal. Mais effectivement je ne pense pas que le gouvernement
s'est exprimé, là, officiellement.
Journaliste : On a eu un
petit événement cocasse tantôt. Devant vous, votre... l'actuelle députée de
Bellechasse disait que... vous qualifiait un peu de parachuté.
M. Duhaime (Éric) : Écoutez,
c'est quand même cocasse, effectivement, de voir une femme qui n'a pas
habité... qui n'a jamais habité dans le comté de Bellechasse et qui est députée
de Bellechasse m'accuser d'être parachuté.
Je veux juste vous rappeler que la députée
de Bellechasse, le député de Lévis puis la députée de Chutes-de-la-Chaudière
sont trois personnes qui n'habitent pas dans leur comté, dans la même région,
l'un de l'autre. Et puis je veux vous rappeler aussi que les chefs... le chef
de leur parti aussi n'habite pas... n'habitait pas son comté. Puis c'est quand
même assez bizarre qu'aujourd'hui on m'accuse.
Puis je n'ai pas... honnêtement, je n'ai
pas beaucoup apprécié les propos de Mme Lachance hier, qui a dit, qui a
essentiellement dit que, si les gens votaient conservateur, c'était des cons,
là. Je pense que ce n'est pas... ça n'élève pas le débat puis ça commence très
mal la campagne de sa part. Moi, je trouve qu'au contraire les gens de
Bellechasse sont très intelligents. Ils ont voté pour elle en 2018, ils l'ont
réélu en 2022 parce qu'elle leur promettait un troisième lien à l'Est. Quand
son gouvernement a fait un virage à 180 puis qu'il a trahi la population de
Bellechasse, au lieu de se tenir debout puis défendre ses électeurs, elle a choisi
de suivre la ligne de parti puis de trahir ses électeurs. Puis aujourd'hui,
mais si elle est impopulaire puis si elle est en panique avec mon arrivée dans
Bellechasse, elle n'a qu'elle-même à blâmer. Moi, je pense que les électeurs
ont raison puis ils sont intelligents d'abandonner la CAQ puis s'en venir au
Parti conservateur du Québec.
Journaliste
: Mais ça
fait quand même trois comtés dans lesquels vous vous essayez, là.
M. Duhaime (Éric) :
Mme Marois en a fait quatre, M. Couillard en a fait trois,
M. Legault en a fait deux, monsieur...
Journaliste
: ...il y a
des gens qui ont fait pire que moi, là. On parle de vous, là. Ça fait trois
comtés dans lesquels vous vous essayez, ça peut-tu donner une mauvaise
impression?
M. Duhaime (Éric) : Je vous dis
que les chefs de parti font ça régulièrement. Quand tu es chef d'un parti, tu
n'es pas juste chef... tu n'es pas juste député de ta circonscription, tu as
125 circonscriptions à parcourir. C'est tout à fait normal. Tous les chefs
le font. Tous les chefs qui sont élus, même ici présentement, à l'Assemblée
nationale, ils n'habitaient pas leur circonscription au moment de leur
élection. Donc, ce n'est pas vrai qu'on est différents, au contraire, on est
comme les autres à ce niveau-là. Puis je pense que c'est important. Puis les
gens apprécient ça.
Puis, si j'ai choisi Bellechasse, c'est
parce que, justement, je suis allé rencontrer les gens localement, j'ai
rencontré...
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) :
Laissez-moi juste finir. J'ai rencontré les gens localement, je suis allé
rencontrer les élus locaux, je suis allé rencontrer les gens d'affaires, je
suis allé rencontrer nos militants. Je voulais m'assurer que ces gens-là
voyaient ça d'un bon oeil. Bellechasse a le sentiment, puis on le voit avec la
députée, avec ses sorties récentes, là, ils ont raison de l'avoir, ils ont le
sentiment d'avoir été abandonnés par ce gouvernement-là, d'être ignorés depuis
trop longtemps, et ils croient qu'avoir un chef, ça va amener une visibilité
puis on va... ça va leur permettre d'avoir leurs dossiers locaux qui deviennent
un... qui ont de l'attention nationale. Et, à partir de ce moment-là, j'ai
compris que j'étais bien accueilli dans le comté, et c'est là que j'ai choisi
de tenter ma chance dans Bellechasse.
Journaliste : ...le fait que
Mme Lachance n'habite pas dans le comté, on l'a questionné là-dessus puis elle
se défend en disant qu'elle a un enracinement dans le comté parce qu'elle
travaille dans Bellechasse depuis 15 ans ou quelque chose comme ça, ce qui
n'est pas votre cas. Qu'est-ce que vous répondez à ça?
M. Duhaime (Éric) : Je suis
allé souvent dans Bellechasse faire des tournées. J'ai passé plus de temps dans
les dernières semaines dans Bellechasse qu'elle. Donc, je pense que ça... Je
comprends qu'elle est mal prise puis elle essaie de se trouver un subterfuge,
mais tu ne peux pas accuser... tu sais, c'est juste un peu ridicule, là. Je
pense qu'elle aurait dû taper sur quelque chose d'autre, là, mais commencer à
accuser quelqu'un de ne pas être du comté quand tu n'as jamais habité le comté
que tu représentes à l'Assemblée nationale, moi, c'est la première fois que je
vois ça, là. Ce n'est pas fort, on va se le dire, là.
Journaliste
: Vous
pensez quoi des caquistes, là, qui se sont prononcés oui, non pour le prochain
référendum?
M. Duhaime (Éric) : Tu sais,
je ne comprends pas parce qu'habituellement ils répondent la même chose que
moi, ils disent qu'ils sont... ils n'en veulent pas, de référendum. Je ne sais
pas qu'est-ce qui a changé à la CAQ, mais j'ai été comme vous, là, un peu
surpris de voir qu'ils commencent à... tranquillement, à se ranger dans un
autobus ou dans l'autre. Moi, je vous le dis tout de suite, je n'embarquerai
dans aucun des deux autobus. Moi, je suis avec l'autobus des Québécois qui
ne veut pas de référendum.
Journaliste
: ...
M. Duhaime (Éric) : Bien,
c'est parce que... Écoutez, là, moi, j'ai dit que je ne voulais pas. Je vais
tout faire pour empêcher le Parti québécois de provoquer un troisième
référendum perdant au Québec. Ça, je l'ai dit sur tous les tons, sur toutes les
tribunes. Et, si on regarde aujourd'hui les sondages, on aurait peut-être même
la balance du pouvoir le 5 octobre.
Je peux vous garantir une chose. Ma priorité
numéro un au lendemain des élections, si le Parti conservateur a la
balance du pouvoir, ça va être de nous assurer que le Parti québécois ne
précipitera pas le Québec dans un troisième référendum perdant si c'est eux qui
sont dans un gouvernement minoritaire. Merci beaucoup. Bonne journée.
(Fin à 9 h 31)