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Point de presse de M. Marc Tanguay, leader parlementaire de l’opposition officielle, et M. Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et de mobilité durable

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Wednesday, June 3, 2026, 8 h 20

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-six minutes)

M. Tanguay : Alors, bon matin à chacun et à chacune. Dans un premier temps, j'aimerais vous parler, on aimerait vous parler de l'entente de 10 milliards hier avec le fédéral et Québec. Ce 10 milliards-là, c'est notre argent, on le prend, puis je pense que c'est une bonne nouvelle. Les besoins au Québec sont énormes, et c'est important que le fédéral vienne appuyer les enjeux, vienne appuyer le Québec face aux gens aux enjeux multiples. Alors, cet argent-là, il est bienvenu, on en a de besoin. Maintenant on verra comment les mauvais gestionnaires caquistes, qui nous ont appris ça dans les huit dernières années, vont, pour les quelques semaines qui leur restent, dépenser cet argent-là. On va les tenir serrés.

En ce sens-là, vous me permettrez de faire un pas de côté et de commenter la réaction de Paul St-Pierre Plamondon, qui, lui, y voit un complot contre le... contre sa... son option de la séparation du Québec. Voyons donc, Paul St-Pierre Plamondon, voir si l'argent qui est dû aux Québécois, c'était un complot pour ne pas qu'il monte dans les sondages puis pour miner son option séparatiste. Honnêtement, là, cet argent-là, ça appartient aux Québécois, puis c'est une preuve additionnelle aussi que le fédéralisme fonctionne.

Dans un dernier temps, j'aimerais... Une fois que j'ai dit que c'était notre argent puis que c'était, sur le fond, une bonne nouvelle, bien, on va voir comment ils vont le dépenser, oui, la CAQ, pour les quelques semaines qui leur restent, mais force est de constater que la troisième voie... quand on fait le bilan, là, on peut même inclure l'annonce d'hier, somme toute, somme toute, François Legault n'aura pas, en huit ans, été capable d'aller chercher notre part du butin avec Ottawa. Je parlerai des transferts en santé. On demandait 6 milliards à l'époque, mais on a eu 1 milliard. Il a toujours été à couteaux tirés face à Ottawa. Je ne me rappelle pas d'avoir entendu parler François Legault en bien une seule fois d'Ottawa.

Alors, en ce sens-là, il y a eu beaucoup, dans plein de projets — puis je termine là-dessus — des retards, des explosions de coûts, puis ultimement, bien, c'est un Québec qui a fait un déficit, qui a une décote caquiste et les Québécois qui n'ont pas eu les services. Alors, maintenant, je vais céder la parole à mon collègue Monsef Derraji.

M. Derraji : Merci, Marc. J'espère que je vais avoir des questions sur le transport, parce que j'en ai plein à dire par rapport à cette entente, mais aujourd'hui permettez-moi de vous parler de ce sujet, ce sujet qu'hier, hier, j'ai posé la question à Mme la ministre, concernant les patients vulnérables. Et vous m'avez vu, les derniers jours, parler de la plus grande opération d'achat de rendez-vous. Et, hier même, au salon rouge, j'ai dénoncé la médecine fast-food et c'est ce qu'on découvre aujourd'hui dans cet article.

Comment la ministre, aujourd'hui, peut expliquer que 50 % d'inscriptions au niveau des GMF n'ont pas été honorés, n'ont pas eu de rencontre avec des médecins? Donc, comment on va parler de prise en charge si la moitié n'ont jamais réussi à y avoir rendez-vous? Est-ce que c'est comme ça, est-ce que c'est comme ça qu'on va... est-ce que c'est comme ça qu'on va régler le problème de la première ligne? Si ces patients n'ont pas réussi à avoir... Et là on le voit aussi dans l'article, c'est que, même le GMF attitré, les gens ne reviennent pas à leur GMF. Ça veut dire qu'à chaque fois ces patients doivent raconter leurs histoires, doivent refaire dès le départ à expliquer leurs enjeux.

Donc, ce qu'on dénonce aujourd'hui, c'est que le gouvernement s'est lancé dans une opération d'achat de rendez-vous pour bien faire paraître ses résultats avant la prochaine campagne électorale, mais on est très loin, mais très, très loin d'une réelle prise en charge. Donc, les patients vulnérables, jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas réglé leurs problèmes. Et vous avez vu dans les médias plusieurs exemples où des patientes décédées... une patiente dans un CHSLD invitée à un rendez-vous, or qu'elle n'avait pas besoin. Donc, l'échec de cette entente, on le voit maintenant. Est-ce qu'on parle vraiment d'une réelle prise en charge des patients? Peu importe, mais surtout les patients vulnérables, ils paient les frais de l'inaction caquiste des huit... des huit dernières années.

Journaliste : ...et de donner des données d'achalandage au gouvernement fédéral pour obtenir des milliards de dollars, est-ce que, compte tenu que la position du Québec a toujours été d'avoir l'argent sans condition, pour vous, c'est acceptable?

M. Derraji : Bien, ça semble raisonnable parce que... Écoutez, si on parle de mobilité au niveau de la grande région de Montréal, incluant la Rive-Nord et la Rive-Sud, je pense qu'on doit avoir notre part et notre part, c'est aussi déposer des projets, et non pas attendre huit ans pour déposer des projets. On a accumulé beaucoup de retard parce qu'on n'a pas répondu à l'appel au premier appel.

Je tiens à le rappeler. Dans l'entente de ce qui concerne le transport, on est les derniers à signer. Et, vous savez, on répare juste les anciens projets. On ne parle pas de vision du futur, là. Aujourd'hui, on parle de quoi, de la ligne bleue et du tramway de Québec. Je n'ai pas entendu le gouvernement parler du plan structurant à l'Est, le PSE. Je n'ai pas entendu le gouvernement parler de Gatineau.

Journaliste : ...vous n'avez pas de problème avec ces conditions-là?

M. Derraji : Bien, en fait, ça semble raisonnable, le fait de lier le financement à l'achalandage, parce qu'on ne peut pas projeter l'avenir avec des projets structurants. Moi, ce qui me désole, c'est voir Vancouver et Toronto parler déjà d'une vision de développement durable futuriste. On ne parle pas de ça au Québec. Le ministère des Transports était aux abonnés absents. Ce qu'on a eu hier, c'est des projets qu'on entend parler depuis 2019, et les caquistes ont tout fait pour retarder ces projets structurants. C'est anormal, aujourd'hui, que de quoi on parle au niveau du transport, la ligne bleue et le tramway. Je tiens à vous rappeler que ces projets datent depuis très longtemps. D'ailleurs, le tramway de Québec, s'il a été lancé en 2019, aujourd'hui on... Probablement, vous allez me parler de l'annonce future qu'on va tous prendre le tramway à Québec. Bien, ils l'on retardée parce qu'ils n'ont pas cru bon lancer le tramway.

Journaliste : ...PQ parle d'une annonce rouge comme Jean Charest, avec Mme Fréchette à la tête de cette annonce-là. Vous avez critiqué le bilan de François Legault, mais vous n'avez pas parlé de Mme Fréchette. Vous avez dit : C'est une... c'est une preuve, une démonstration que le fédéralisme fonctionne. C'est quoi finalement, la différence entre vous et Mme Fréchette?

M. Tanguay : Bien, Mme Fréchette n'est pas capable de dire qu'elle voterait non à un référendum. Mme Fréchette est séparatiste. Mme Fréchette, là, si elle est élue, là, je vais le dire, là, puis si, si, s'il y a avait un référendum, bien, elle voterait oui, Mme Fréchette. Alors là, Mme Fréchette, là, a besoin d'avoir quelque chose sous la main, là, puis là elle regarde la troisième voie, là : Finalement, je vais être constructive, je vais tendre la main. Elle l'a refait pendant quelques semaines puis il y a eu des résultats.

Journaliste : ...ça fonctionne, ce qu'elle fait, là, présentement.

M. Tanguay : Bien, chose certaine, encore une fois, avec tous les caveats que l'on met, là, cet argent-là, c'est une bonne nouvelle. C'est notre argent, on le prend. Mais, quand on regarde le bilan de la troisième voie... à moins que ce matin Mme Fréchette dise : Je brise la doctrine caquiste de la troisième voie, je suis fédéraliste et j'entends me gouverner si d'aventure j'étais été élue, en faisant encore plus de partenariat avec Ottawa. François Legault — je termine là-dessus — sa troisième voie, et c'est l'héritage de Mme Fréchette, ça aurait été d'être à couteaux tirés avec Ottawa puis il ne nous a pas donné notre part du butin.

Journaliste : Ça fait que, pour vous, le souverainisme, indépentisme du milliard du fédéral...

M. Tanguay : Oui... Pardon?...

Journaliste : Ça fait que pour vous, l'indépendantisme avec 10 milliards du fédéral, c'est une bonne nouvelle?

M. Tanguay : Bien, écoutez, chose certaine, chose certaine, c'est important de constater que quand on y met un petit peu du sien, là, ça peut fonctionner. Maintenant, elle est héritière d'un mauvais bilan de François Legault et l'administration de Mme Fréchette, c'est l'administration Legault- Fréchette, et en ce sens-là, aussi, on prend le 10 milliards parce que c'est notre part du butin, mais il faut regarder, également, l'ensemble de l'oeuvre. Et Mme Fréchette est à la tête d'un gouvernement caquiste qui, pendant huit ans, n'a pas su livrer notre part d'entente avec le fédéral. Et ça, c'est de l'argent, comme l'a bien dit Monsef, puis je pense que t'aimerais ça revenir là-dessus, de l'argent sur des projets qui auraient dû être financés depuis belle lurette, des retards et des coûts qui ont explosé. Vas-y...

M. Derraji : Bien, Marc a raison. Est-ce que c'est normal qu'hier, on... le financement pour le tramway à Québec? Qui a retardé ce projet? C'est depuis 2019. Regardez les annonces, il y avait Justin Trudeau, il y avait le maire de Québec. J'avais... j'avais l'impression de revivre dans le passé, hier, avec cette annonce. C'est anormal. On doit parler des projets futuristes, de la mobilité durable dans 5, 10 ans. C'est ça, les... Regardez ce qui se passe à Vancouver. Regardez ce qui se passe à Toronto. Donc, au lieu de... d'aller chercher notre part à Ottawa au bon moment, bien, écoutez, c'est normal, on attend 2019, 2020, 2021, 2022, cela à quelques jours de l'élection, on va aller chercher l'argent qu'on aurait dû recevoir en 2019. C'est ça, le problème, au niveau du transport. Et je peux vous parler de beaucoup d'autres projets en attente, au Québec. Je peux vous parler du gaspillage. Je peux vous parler de ce que j'ai... la semaine dernière. C'est une chose, signer des ententes. C'est une autre chose, recevoir l'argent. 159 millions, si ma mémoire, elle est bonne, pour ne pas vous dire n'importe quoi, sur les chantiers de la STM, 18 chantiers totalisant 159 millions de dollars en frais. C'est des ententes signées, le gouvernement ne lâche pas le financement, il n'y a pas de décaissement et on traîne ça. 159 millions, vous savez c'est quoi, en frais d'intérêt? C'est 80 bus perdus, par les Québécois, qu'on paye tous et qu'on va payer.

Journaliste : ...Danielle Smith, elle répète que le Québec devrait relancer la filière gazière pour limiter sa dépendance à la péréquation. Qu'est-ce que vous répondez à ça?

M. Tanguay : Le Québec devrait relancer?

.

Journaliste : Relancer la filière gazière pour limiter sa dépendance à la péréquation.

M. Tanguay : Bien, encore une fois, et sans aller sur la filière gazière, je laisserai mon collègue, le cas échéant, répondre de façon plus précise à votre question. Mais ce qu'apporte la vision de Charles Milliard, c'est une vision «oui», une vision du «oui» à nos entrepreneurs, à l'économie. Une vision qui est tout le contraire de ce que fait la CAQ. Vous me parlez d'énergie, Bernard Drainville, le ministre de l'Économie, qui se vante qu'il y a 100 projets sur sa table, mais pour lesquels il n'y a pas d'énergie. Et il a confirmé, durant les crédits, puisqu'on parle d'énergie et d'économie, qu'il y a 10 projets qui ont été complètement abandonnés parce qu'ils n'ont pas su développer suffisamment d'énergie. Alors, en ce sens là, il faut avoir une vision globale, il faut développer différentes sources d'énergie. Sur l'industrie gazière, je vais laisser mon... le cas échéant, mon collègue vous préciser la réponse. Mais avec Charles Milliard, Parti libéral du Québec, c'est la culture du «oui» économique et d'avoir une vision à long terme, parce qu'aujourd'hui, il y a des projets qui n'avancent pas. C'est un frein à la croissance économique, puis les projets vont ailleurs.

Journaliste : ...problème, la dépendance à la péréquation?

17923 11789 M. Tanguay : Écoutez, la péréquation, là, je pense que c'est une des forces du... du fonctionnement du fédéral, il faut le reconnaître. Nos amis du Parti québécois, eux, disent : Pas besoin de ça, 13 milliards de dollars en péréquation, on... un Québec souverain, on aurait la piasse québécoise dans nos poches puis on serait tous gras dur. Alors, en ce sens là, la réalité des choses, c'est de faire en sorte, oui, de reconnaître la péréquation, c'est un... c'est une belle façon de venir égaliser les chances au Canada. Puis c'est ça, la vision du Parti libéral du Québec, d'aller chercher notre part du butin, ne pas faire comme Christine Fréchette et Legault et attendre huit ans.

Journaliste : L'industrie gazière, ça serait bien d'avoir la réponse.

Des voix : ...

M. Tanguay : On va faire le suivi, là-dessus, avec le...

Journaliste : ...un autre collègue, là, je pensais que vous parliez de...

Des voix :

M. Derraji : J'ai parlé du collègue porte-parole en Énergie...

Journaliste : ...vous ne savez pas...

M. Tanguay : Bien, écoutez...

Journaliste : ...s'enligne vers quoi pour l'industrie gazière, si vous allez rouvrir la Loi sur l'exploitation et l'exploration...

M. Tanguay : On n'est pas là du tout. Vous parlez des gaz de schiste, on n'est pas là du tout, on n'est pas là du tout, on n'est pas là du tout. Ça, ça a déjà été dit. Mais si vous voulez plus de détails, par rapport à ça, la vision, parce qu'effectivement, puis je termine là-dessus, je veux dire, développer notre capacité énergétique, au Québec, ça rime avec notre capacité économique.

Journaliste : Mais comment en faire plus? Hydro-Québec est dans un mégaplan, ça... ça ne se fera pas en claquant des doigts.

M. Tanguay : Exact. On a perdu huit ans, vous avez tellement raison. Puis quand, hier, Bernard Drainville se lève, puis qu'il dise : Heille! En 2035, là, on va livrer. Il a déjà perdu deux ans, là, du projet qui a été déposé en 2023, bientôt trois ans. Alors, la CAQ, rappelez-vous, en 2018, la première chose qu'a f11789 ait François Legault, ça a été mettre de côté un magnifique projet en éolien, en énergie éolienne. Je pense que c'est Apuiat, on me corrigera si j'ai tort. Puis on a perdu trois ans là-dessus. Il disait : On avait des surplus puis on n'avait pas de projet. Puis là il dit... il est tout fier de dire... Legault, Fréchette sont tout fiers de dire avec Drainville : Là, on a des projets puis on n'a pas d'énergie.

Journaliste : M. Derraji, sur la santé. Ces patients-là sont quand même vus par un médecin, c'est juste qu'ils ne sont pas vus dans un GMF où ils sont affiliés. C'est quoi le problème avec ça?

M. Derraji : Bien, mettez-vous à la place d'un patient qui souffre d'une maladie chronique avec des suivis réguliers. Mettez-vous à la place de ce patient qui doit raconter et refaire son histoire à chaque fois qu'il rencontre à nouveau un professionnel de la santé, pas forcément... pas forcément un médecin. Si c'est ça la nouvelle définition de la prise en charge de la CAQ, bien, au moins qu'on soit honnêtes avec les Québécois. Je ne pense pas qu'un Québécois aujourd'hui qui paie autant de taxes et d'impôts, c'est ce qu'il veut comme prise en charge. Souvenez-vous, en 2018, la CAQ promettait à tous les Québécois un médecin de famille attitré, qui va développer un lien de confiance avec des rencontres si son état de santé le nécessite. Mais je ne pense pas que les Québécois, c'est pour ça qu'ils ont dit oui à la CAQ la dernière fois. On n'a pas promis une prise en charge à la fast-food. C'est ce que je vois maintenant, c'est que je peux recevoir un rendez-vous, mais un rendez-vous pas dans ma clinique. Donc, je me ramasse à tout refaire à chaque fois. Si c'est ça, la définition de la prise en charge, bien, j'espère que Mme Bélanger va le dire honnêtement, que c'est ça qu'elle veut, c'est ça, son modèle. C'est qu'on peut vous envoyer... Un résident de Québec, on va l'envoyer à Lévis pour faire ses suivis. Un résident de Lévis, on va l'envoyer à Trois-Rivières. J'exagère. Ce n'est pas... ce n'est pas ça, la réalité, mais, en quelque sorte, c'est ce que je vois avec les rendez-vous attitrés aux gens. On les... on ne les réoriente pas vers leur GMF, ce qui est problématique. Pourquoi? Quand on parle de l'interdisciplinarité, c'est donc au sein de la même clinique, l'interdisciplinarité, c'est les mêmes équipes qui parlent. Médecin, infirmière, infirmière clinicienne, psychologue, assistante sociale, c'est ça, l'équipe. Donc, vous êtes en train de me dire que ce modèle, même si je ne le suis pas dans mon GMF, et on me renvoie ailleurs, je vais avoir accès à cette interdisciplinarité parce qu'on va garder le même continuum de service? C'est impossible.

Journaliste : Mais l'engagement du Parti libéral pour la première ligne, c'est quoi?

M. Derraji : Bien, l'engagement, vous parlez de la plateforme? La plateforme s'en vient, mais nous, on insiste beaucoup sur l'accès. Vous avez vu la proposition de la télémédecine aussi, mais investir davantage au niveau de la première ligne : GMF, consolider les GMF. Les IPS, la ministre parle beaucoup des IPS. Je n'ai pas vu de clinique d'IPS encore, elle-même infirmière. On l'a mise dans le projet de loi, la prise en charge par les IPS.

La ministre, Mme la ministre, était honnête dans l'échange que j'ai eu avec elle en projet de loi. Elle insistait sur la prise en charge des patients vulnérables. En date d'aujourd'hui, et ça fait quand même longtemps qu'ils ont mis l'argent sur la table, je n'ai pas vu un début réel de prise en charge des patients vulnérables. Et pourquoi j'insiste sur la population vulnérable? Parce que la plupart souffrent d'une maladie chronique. La plupart de ces patients, s'ils ne sont pas suivis, c'est eux qui se ramassent au niveau des urgences. Et je n'ai pas besoin de vous expliquer les délais d'attente, on est sur les civières, les délais d'attente au niveau des urgences.

Donc, quand je dis que ce gouvernement a failli à sa tâche première de régler les enjeux de la première ligne, c'est concret parce que l'achat des rendez-vous n'a pas réglé nos problèmes au niveau de la première ligne, les gros consommateurs sont laissés de côté, d'ailleurs ce n'est pas moi qui le dis. Le collège des médecins a fait une sortie pour dire : Attention, ce que vous faites risque de nuire aux populations vulnérables parce que c'est eux les plus gros utilisateurs de nos services.

Journaliste : On a croisé M. Jolin-Barrette tantôt. Il est encore confiant, là, d'un sprint pour la Constitution.

M. Tanguay : Vous connaissez mon altruisme légendaire, surtout envers Simon Jolin-Barrette. Moi, je lance un message à Simon : Simon, arrête de perdre ta crédibilité avec ce mauvais projet de loi 1 là, la Constitution du Québec.

Alors, Simon a déposé son projet de loi de constitution, qu'il a rédigé lui-même dans son cabinet, tout seul, sans l'aide de personne. Il l'a déposé trop tard, en octobre dernier 2025. Simon, il a misé sur le mauvais candidat. Bernard Drainville lui a redonné son bâillon, qui était la seule voie possible pour adopter son mauvais projet de loi 1. Oui, une Constitution du Québec, on en veut une, mais pas n'importe quoi. C'est mauvais, la Constitution de Simon Jolin-Barrette.

Et maintenant, il disait : Bien, si on a l'appui d'un seul parti, on va aller de l'avant. C'est Maïté Blanchette Vézina du Parti conservateur du Québec. Elle n'était pas là hier de toute la journée pour venir épauler Simon Jolin-Barrette. Il était tout seul devant le Parti libéral du Québec, du 11789Québec solidaire puis le Parti québécois. Et Simon est en train de perdre sa crédibilité. Hier, j'ai écouté une partie des débats jusqu'à 21 h 30 et Simon... Vous savez, il n'y a pas d'amour perdu entre nous et le Parti québécois, mais quand même, quand Simon va dire à Pascal Paradis, du Parti québécois, et je le cite, parce qu'il n'accepte pas sa constitution, il fait de l'aplaventrisme devant Ottawa. Le Parti québécois ferait de l'aplaventrisme devant Ottawa. Simon, Simon, ne perds pas ta crédibilité. Ça ne marchera pas. Ça a été mal parti. Ça ne finira pas avec une adoption. Puis il n'y aura pas de bâillon. Tu n'as pas pris le bon candidat.

Journaliste : Juste, la première ministre Fréchette rencontre l'ambassadeur américain aujourd'hui, dans le contexte où on vient d'annoncer peut-être possiblement une augmentation des tarifs de 10 %. Il a... «retwitter» un post de... republier un post de... sur le 51e État. Qu'est-ce que Mme Fréchette devrait dire, pourrait dire... Qu'est ce que vous voulez l'entendre?

M. Tanguay : Bien, occasion exceptionnelle, merci pour la question, pour notre première ministre. Puis, face à ces menaces de tarifs là, on se rassemble au Québec, puis on est derrière notre première ministre. Alors, elle a tout notre appui pour, justement, envoyer un message clair : non seulement l'intérêt du Québec dans les échanges commerciaux, mais l'intérêt des États-Unis d'avoir des échanges commerciaux. Dois-je rappeler qu'on a signé une entente pour l'énergie avec le Massachusetts, avec New York? Ils ont besoin aussi de l'économie québécoise qui peut agir librement. Alors, nous souhaitons et nous demandons à ce que Mme Fréchette, qui a notre appui fasse à l'ambassadeur américain, puisse clairement dire un message très fort, très clair, que le Québec est uni, que le Canada aussi est uni, si ça lui tente de dire ça, mais que le Québec est uni devant les États-Unis et qu'on parle d'une seule voix. Puis elle a une occasion unique, là, d'envoyer un message clair, là, que ce petit jeu-là, on est peut-être perdants, mais ils sont perdants eux autres aussi. C'est excessivement préoccupant.

Journaliste : Danielle Smith is in town and I'm wondering what you think of... separation that play in Alberta, of course. I'm wondering what you think of her handling of that situation. Maybe... Are there any lessons that might apply to Québec?

M. Tanguay : To Mrs. Smith as the premier of...

Journaliste : ...handling of the sovereignty...

M. Tanguay : I'll let you know, I'll be more than happy to comment on the debate here in Québec. I'll let the Albertans deal with their own debates internally.

That being said, I think that it's a... I think that it would have been a good thing for Premier Fréchette to be able to meet with Mrs. Smith. And I hope that... Because, again, we're talking about the commercial exchanges between all the provinces. And let me add this also, that if she's able to meet with Mrs. Smith, I think that so far, we have to underline the fact that Mrs. Fréchette haven't yet meet with Mr. Doug Ford in Ontario. And let me underline the fact that on... the Ontario is our premier partner on economical exchanges, and I think that it must be a priority for Mrs. Fréchette to meet with Doug Ford.

Journaliste : ...in terms of what's going on there, I understand you don't want to weigh in too much, but maybe you could say the situation in Alberta is having an impact on Canada, getting offers from Carney in a context where sovereignty is at play. How do you think she's kind of walked that line? And maybe what could a leader like Fréchette learn from that?

M. Tanguay : Again, I would not be commenting on the relationship between Alberta and the federal government. And again, I will be not jumping into their debate in Alberta with respect to their... their own referendums.

We don't have here in Québec a referendum. I think that Quebeckers don't want to have a referendum, and it's going to be two options, it's going to be either the Québec Liberal Party, whit Charles Milliard talking about services and public services and the economy or, otherwise, the separation and the piasse québécoise with the PSSP, like we need it.

Journaliste : I actually want to ask you about that option and maybe a bit of a bigger picture question, but your party's traditionally been kind of conceived to the right of the PQ. I'm wondering, with their leaders' current discussions around immigration, around fiscal responsibility, his interview with Rebel News even, do you see your party still as occupying a place to the right?

M. Tanguay : You know, we're there for the citizens. And, again, you can... you can have a lot of debate with respect to the center, the right, the left. I think that we have to underline the fact that with... under the leadership of Charles Milliard, we will be presenting a very strong platform to enhance our economy, making sure that we will be able to provide services and to put order on the public finance, all, you know, things that has been left aside by this bad Legault-Fréchette government.

Journaliste : Premier Fréchette is currently having a meeting with the US ambassador. What do you hope comes out of this meeting? And also, what's your take on the US ambassador sharing a post on X that... or resharing Donald Trump's post about the 51st state?

M. Tanguay : You know, I would reserve 11789 my comment with respect to his behavior. That being said, we are all behind our Premier Fréchette, and we hope that she will take that opportunity to send a strong and clear message that we are standing strong. And if we need the United States, they need us as well, Québec and Canada. And they have a lot more, way more to gain, you know, constructing bridges instead of walls.

(Fin à 8 h 49)

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