Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.
(Huit heures vingt-six minutes)
M. Tanguay
: Alors, bon
matin à chacun et à chacune. Dans un premier temps, j'aimerais vous parler, on
aimerait vous parler de l'entente de 10 milliards hier avec le fédéral et
Québec. Ce 10 milliards-là, c'est notre argent, on le prend, puis je pense
que c'est une bonne nouvelle. Les besoins au Québec sont énormes, et c'est
important que le fédéral vienne appuyer les enjeux, vienne appuyer le Québec
face aux gens aux enjeux multiples. Alors, cet argent-là, il est bienvenu, on
en a de besoin. Maintenant on verra comment les mauvais gestionnaires caquistes,
qui nous ont appris ça dans les huit dernières années, vont, pour les
quelques semaines qui leur restent, dépenser cet argent-là. On va les tenir
serrés.
En ce sens-là, vous me permettrez de faire
un pas de côté et de commenter la réaction de Paul St-Pierre Plamondon, qui,
lui, y voit un complot contre le... contre sa... son option de la séparation du
Québec. Voyons donc, Paul St-Pierre Plamondon, voir si l'argent qui est dû aux
Québécois, c'était un complot pour ne pas qu'il monte dans les sondages puis pour
miner son option séparatiste. Honnêtement, là, cet argent-là, ça appartient aux
Québécois, puis c'est une preuve additionnelle aussi que le fédéralisme
fonctionne.
Dans un dernier temps, j'aimerais... Une
fois que j'ai dit que c'était notre argent puis que c'était, sur le fond, une
bonne nouvelle, bien, on va voir comment ils vont le dépenser, oui, la CAQ,
pour les quelques semaines qui leur restent, mais force est de constater que la
troisième voie... quand on fait le bilan, là, on peut même inclure l'annonce d'hier,
somme toute, somme toute, François Legault n'aura pas, en huit ans, été
capable d'aller chercher notre part du butin avec Ottawa. Je parlerai des
transferts en santé. On demandait 6 milliards à l'époque, mais on a eu 1 milliard.
Il a toujours été à couteaux tirés face à Ottawa. Je ne me rappelle pas d'avoir
entendu parler François Legault en bien une seule fois d'Ottawa.
Alors, en ce sens-là, il y a eu beaucoup,
dans plein de projets — puis je termine là-dessus — des
retards, des explosions de coûts, puis ultimement, bien, c'est un Québec qui a
fait un déficit, qui a une décote caquiste et les Québécois qui n'ont pas eu
les services. Alors, maintenant, je vais céder la parole à mon collègue Monsef
Derraji.
M. Derraji : Merci, Marc. J'espère
que je vais avoir des questions sur le transport, parce que j'en ai plein à
dire par rapport à cette entente, mais aujourd'hui permettez-moi de vous parler
de ce sujet, ce sujet qu'hier, hier, j'ai posé la question à Mme la ministre,
concernant les patients vulnérables. Et vous m'avez vu, les derniers jours,
parler de la plus grande opération d'achat de rendez-vous. Et, hier même, au
salon rouge, j'ai dénoncé la médecine fast-food et c'est ce qu'on découvre
aujourd'hui dans cet article.
Comment la ministre, aujourd'hui, peut
expliquer que 50 % d'inscriptions au niveau des GMF n'ont pas été honorés,
n'ont pas eu de rencontre avec des médecins? Donc, comment on va parler de
prise en charge si la moitié n'ont jamais réussi à y avoir rendez-vous? Est-ce
que c'est comme ça, est-ce que c'est comme ça qu'on va... est-ce que c'est
comme ça qu'on va régler le problème de la première ligne? Si ces patients n'ont
pas réussi à avoir... Et là on le voit aussi dans l'article, c'est que, même le
GMF attitré, les gens ne reviennent pas à leur GMF. Ça veut dire qu'à chaque
fois ces patients doivent raconter leurs histoires, doivent refaire dès le
départ à expliquer leurs enjeux.
Donc, ce qu'on dénonce aujourd'hui, c'est
que le gouvernement s'est lancé dans une opération d'achat de rendez-vous pour
bien faire paraître ses résultats avant la prochaine campagne électorale, mais
on est très loin, mais très, très loin d'une réelle prise en charge. Donc, les
patients vulnérables, jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas réglé leurs problèmes. Et
vous avez vu dans les médias plusieurs exemples où des patientes décédées... une
patiente dans un CHSLD invitée à un rendez-vous, or qu'elle n'avait pas besoin.
Donc, l'échec de cette entente, on le voit maintenant. Est-ce qu'on parle
vraiment d'une réelle prise en charge des patients? Peu importe, mais surtout
les patients vulnérables, ils paient les frais de l'inaction caquiste des huit...
des huit dernières années.
Journaliste : ...et de donner
des données d'achalandage au gouvernement fédéral pour obtenir des milliards de
dollars, est-ce que, compte tenu que la position du Québec a toujours été d'avoir
l'argent sans condition, pour vous, c'est acceptable?
M. Derraji : Bien, ça semble
raisonnable parce que... Écoutez, si on parle de mobilité au niveau de la
grande région de Montréal, incluant la Rive-Nord et la Rive-Sud, je pense qu'on
doit avoir notre part et notre part, c'est aussi déposer des projets, et non
pas attendre huit ans pour déposer des projets. On a accumulé beaucoup de
retard parce qu'on n'a pas répondu à l'appel au premier appel.
Je tiens à le rappeler. Dans l'entente de
ce qui concerne le transport, on est les derniers à signer. Et, vous savez, on
répare juste les anciens projets. On ne parle pas de vision du futur, là. Aujourd'hui,
on parle de quoi, de la ligne bleue et du tramway de Québec. Je n'ai pas
entendu le gouvernement parler du plan structurant à l'Est, le PSE. Je n'ai pas
entendu le gouvernement parler de Gatineau.
Journaliste : ...vous n'avez
pas de problème avec ces conditions-là?
M. Derraji : Bien, en fait,
ça semble raisonnable, le fait de lier le financement à l'achalandage, parce qu'on
ne peut pas projeter l'avenir avec des projets structurants. Moi, ce qui me
désole, c'est voir Vancouver et Toronto parler déjà d'une vision de
développement durable futuriste. On ne parle pas de ça au Québec. Le ministère
des Transports était aux abonnés absents. Ce qu'on a eu hier, c'est des projets
qu'on entend parler depuis 2019, et les caquistes ont tout fait pour
retarder ces projets structurants. C'est anormal, aujourd'hui, que de quoi on
parle au niveau du transport, la ligne bleue et le tramway. Je tiens à vous
rappeler que ces projets datent depuis très longtemps. D'ailleurs, le tramway
de Québec, s'il a été lancé en 2019, aujourd'hui on... Probablement, vous
allez me parler de l'annonce future qu'on va tous prendre le tramway à Québec.
Bien, ils l'on retardée parce qu'ils n'ont pas cru bon lancer le tramway.
Journaliste : ...PQ parle d'une
annonce rouge comme Jean Charest, avec Mme Fréchette à la tête de cette annonce-là.
Vous avez critiqué le bilan de François Legault, mais vous n'avez pas parlé de Mme
Fréchette. Vous avez dit : C'est une... c'est une preuve, une
démonstration que le fédéralisme fonctionne. C'est quoi finalement, la
différence entre vous et Mme Fréchette?
M. Tanguay : Bien, Mme
Fréchette n'est pas capable de dire qu'elle voterait non à un référendum. Mme
Fréchette est séparatiste. Mme Fréchette, là, si elle est élue, là, je vais le
dire, là, puis si, si, s'il y a avait un référendum, bien, elle voterait oui, Mme
Fréchette. Alors là, Mme Fréchette, là, a besoin d'avoir quelque chose sous la
main, là, puis là elle regarde la troisième voie, là : Finalement, je vais
être constructive, je vais tendre la main. Elle l'a refait pendant quelques
semaines puis il y a eu des résultats.
Journaliste : ...ça
fonctionne, ce qu'elle fait, là, présentement.
M. Tanguay : Bien, chose
certaine, encore une fois, avec tous les caveats que l'on met, là, cet argent-là,
c'est une bonne nouvelle. C'est notre argent, on le prend. Mais, quand on
regarde le bilan de la troisième voie... à moins que ce matin Mme Fréchette
dise : Je brise la doctrine caquiste de la troisième voie, je suis
fédéraliste et j'entends me gouverner si d'aventure j'étais été élue, en
faisant encore plus de partenariat avec Ottawa. François Legault — je
termine là-dessus — sa troisième voie, et c'est l'héritage de Mme
Fréchette, ça aurait été d'être à couteaux tirés avec Ottawa puis il ne nous a
pas donné notre part du butin.
Journaliste
: Ça fait
que, pour vous, le souverainisme, indépentisme du milliard du fédéral...
M. Tanguay
: Oui... Pardon?...
Journaliste
: Ça fait
que pour vous, l'indépendantisme avec 10 milliards du fédéral, c'est une
bonne nouvelle?
M. Tanguay
: Bien,
écoutez, chose certaine, chose certaine, c'est important de constater que quand
on y met un petit peu du sien, là, ça peut fonctionner. Maintenant, elle est
héritière d'un mauvais bilan de François Legault et l'administration de
Mme Fréchette, c'est l'administration Legault- Fréchette, et en ce
sens-là, aussi, on prend le 10 milliards parce que c'est notre part du
butin, mais il faut regarder, également, l'ensemble de l'oeuvre. Et
Mme Fréchette est à la tête d'un gouvernement caquiste qui, pendant huit ans,
n'a pas su livrer notre part d'entente avec le fédéral. Et ça, c'est de
l'argent, comme l'a bien dit Monsef, puis je pense que t'aimerais ça revenir
là-dessus, de l'argent sur des projets qui auraient dû être financés depuis
belle lurette, des retards et des coûts qui ont explosé. Vas-y...
M. Derraji : Bien, Marc
a raison. Est-ce que c'est normal qu'hier, on... le financement pour le tramway
à Québec? Qui a retardé ce projet? C'est depuis 2019. Regardez les annonces, il
y avait Justin Trudeau, il y avait le maire de Québec. J'avais... j'avais
l'impression de revivre dans le passé, hier, avec cette annonce. C'est anormal.
On doit parler des projets futuristes, de la mobilité durable dans 5,
10 ans. C'est ça, les... Regardez ce qui se passe à Vancouver. Regardez ce
qui se passe à Toronto. Donc, au lieu de... d'aller chercher notre part à
Ottawa au bon moment, bien, écoutez, c'est normal, on attend 2019, 2020, 2021,
2022, cela à quelques jours de l'élection, on va aller chercher l'argent qu'on
aurait dû recevoir en 2019. C'est ça, le problème, au niveau du transport. Et
je peux vous parler de beaucoup d'autres projets en attente, au Québec. Je peux
vous parler du gaspillage. Je peux vous parler de ce que j'ai... la semaine
dernière. C'est une chose, signer des ententes. C'est une autre chose, recevoir
l'argent. 159 millions, si ma mémoire, elle est bonne, pour ne pas vous dire
n'importe quoi, sur les chantiers de la STM, 18 chantiers totalisant
159 millions de dollars en frais. C'est des ententes signées, le gouvernement
ne lâche pas le financement, il n'y a pas de décaissement et on traîne ça.
159 millions, vous savez c'est quoi, en frais d'intérêt? C'est 80 bus
perdus, par les Québécois, qu'on paye tous et qu'on va payer.
Journaliste : ...Danielle
Smith, elle répète que le Québec devrait relancer la filière gazière pour
limiter sa dépendance à la péréquation. Qu'est-ce que vous répondez à ça?
M. Tanguay : Le Québec
devrait relancer?
.
Journaliste : Relancer la
filière gazière pour limiter sa dépendance à la péréquation.
M. Tanguay : Bien,
encore une fois, et sans aller sur la filière gazière, je laisserai mon
collègue, le cas échéant, répondre de façon plus précise à votre question. Mais
ce qu'apporte la vision de Charles Milliard, c'est une vision «oui», une vision
du «oui» à nos entrepreneurs, à l'économie. Une vision qui est tout le
contraire de ce que fait la CAQ. Vous me parlez d'énergie, Bernard Drainville,
le ministre de l'Économie, qui se vante qu'il y a 100 projets sur sa
table, mais pour lesquels il n'y a pas d'énergie. Et il a confirmé, durant les
crédits, puisqu'on parle d'énergie et d'économie, qu'il y a 10 projets qui
ont été complètement abandonnés parce qu'ils n'ont pas su développer
suffisamment d'énergie. Alors, en ce sens là, il faut avoir une vision globale,
il faut développer différentes sources d'énergie. Sur l'industrie gazière, je
vais laisser mon... le cas échéant, mon collègue vous préciser la réponse. Mais
avec Charles Milliard, Parti libéral du Québec, c'est la culture du «oui»
économique et d'avoir une vision à long terme, parce qu'aujourd'hui, il y a des
projets qui n'avancent pas. C'est un frein à la croissance économique, puis les
projets vont ailleurs.
Journaliste : ...problème, la
dépendance à la péréquation?
17923
11789
M. Tanguay : Écoutez,
la péréquation, là, je pense que c'est une des forces du... du fonctionnement
du fédéral, il faut le reconnaître. Nos amis du Parti québécois, eux,
disent : Pas besoin de ça, 13 milliards de dollars en
péréquation, on... un Québec souverain, on aurait la piasse québécoise dans nos
poches puis on serait tous gras dur. Alors, en ce sens là, la réalité des
choses, c'est de faire en sorte, oui, de reconnaître la péréquation, c'est
un... c'est une belle façon de venir égaliser les chances au Canada. Puis c'est
ça, la vision du Parti libéral du Québec, d'aller chercher notre part du butin,
ne pas faire comme Christine Fréchette et Legault et attendre huit ans.
Journaliste : L'industrie
gazière, ça serait bien d'avoir la réponse.
Des voix : ...
M. Tanguay
: On va
faire le suivi, là-dessus, avec le...
Journaliste : ...un autre
collègue, là, je pensais que vous parliez de...
Des voix :
M. Derraji : J'ai parlé
du collègue porte-parole en Énergie...
Journaliste : ...vous ne
savez pas...
M. Tanguay
: Bien,
écoutez...
Journaliste : ...s'enligne
vers quoi pour l'industrie gazière, si vous allez rouvrir la Loi sur
l'exploitation et l'exploration...
M. Tanguay : On n'est
pas là du tout. Vous parlez des gaz de schiste, on n'est pas là du tout, on
n'est pas là du tout, on n'est pas là du tout. Ça, ça a déjà été dit. Mais si
vous voulez plus de détails, par rapport à ça, la vision, parce
qu'effectivement, puis je termine là-dessus, je veux dire, développer notre
capacité énergétique, au Québec, ça rime avec notre capacité économique.
Journaliste : Mais comment en
faire plus? Hydro-Québec est dans un mégaplan, ça... ça ne se fera pas en
claquant des doigts.
M. Tanguay : Exact. On a
perdu huit ans, vous avez tellement raison. Puis quand, hier, Bernard
Drainville se lève, puis qu'il dise : Heille! En 2035, là, on va livrer.
Il a déjà perdu deux ans, là, du projet qui a été déposé en 2023, bientôt trois
ans. Alors, la CAQ, rappelez-vous, en 2018, la première chose qu'a f11789 ait François Legault, ça a été mettre de
côté un magnifique projet en éolien, en énergie éolienne. Je pense que c'est
Apuiat, on me corrigera si j'ai tort. Puis on a perdu trois ans là-dessus. Il
disait : On avait des surplus puis on n'avait pas de projet. Puis là il
dit... il est tout fier de dire... Legault, Fréchette sont tout fiers de dire
avec Drainville : Là, on a des projets puis on n'a pas d'énergie.
Journaliste : M. Derraji,
sur la santé. Ces patients-là sont quand même vus par un médecin, c'est juste
qu'ils ne sont pas vus dans un GMF où ils sont affiliés. C'est quoi le problème
avec ça?
M. Derraji : Bien,
mettez-vous à la place d'un patient qui souffre d'une maladie chronique avec
des suivis réguliers. Mettez-vous à la place de ce patient qui doit raconter et
refaire son histoire à chaque fois qu'il rencontre à nouveau un professionnel
de la santé, pas forcément... pas forcément un médecin. Si c'est ça la nouvelle
définition de la prise en charge de la CAQ, bien, au moins qu'on soit honnêtes
avec les Québécois. Je ne pense pas qu'un Québécois aujourd'hui qui paie autant
de taxes et d'impôts, c'est ce qu'il veut comme prise en charge. Souvenez-vous,
en 2018, la CAQ promettait à tous les Québécois un médecin de famille attitré,
qui va développer un lien de confiance avec des rencontres si son état de santé
le nécessite. Mais je ne pense pas que les Québécois, c'est pour ça qu'ils ont
dit oui à la CAQ la dernière fois. On n'a pas promis une prise en charge à la
fast-food. C'est ce que je vois maintenant, c'est que je peux recevoir un rendez-vous,
mais un rendez-vous pas dans ma clinique. Donc, je me ramasse à tout refaire à
chaque fois. Si c'est ça, la définition de la prise en charge, bien, j'espère
que Mme Bélanger va le dire honnêtement, que c'est ça qu'elle veut, c'est
ça, son modèle. C'est qu'on peut vous envoyer... Un résident de Québec, on va
l'envoyer à Lévis pour faire ses suivis. Un résident de Lévis, on va l'envoyer
à Trois-Rivières. J'exagère. Ce n'est pas... ce n'est pas ça, la réalité, mais,
en quelque sorte, c'est ce que je vois avec les rendez-vous attitrés aux gens.
On les... on ne les réoriente pas vers leur GMF, ce qui est problématique.
Pourquoi? Quand on parle de l'interdisciplinarité, c'est donc au sein de la
même clinique, l'interdisciplinarité, c'est les mêmes équipes qui parlent. Médecin,
infirmière, infirmière clinicienne, psychologue, assistante sociale, c'est ça,
l'équipe. Donc, vous êtes en train de me dire que ce modèle, même si je ne le
suis pas dans mon GMF, et on me renvoie ailleurs, je vais avoir accès à cette interdisciplinarité
parce qu'on va garder le même continuum de service? C'est impossible.
Journaliste : Mais
l'engagement du Parti libéral pour la première ligne, c'est quoi?
M. Derraji : Bien,
l'engagement, vous parlez de la plateforme? La plateforme s'en vient, mais
nous, on insiste beaucoup sur l'accès. Vous avez vu la proposition de la
télémédecine aussi, mais investir davantage au niveau de la première
ligne : GMF, consolider les GMF. Les IPS, la ministre parle beaucoup des
IPS. Je n'ai pas vu de clinique d'IPS encore, elle-même infirmière. On l'a mise
dans le projet de loi, la prise en charge par les IPS.
La ministre, Mme la ministre, était
honnête dans l'échange que j'ai eu avec elle en projet de loi. Elle insistait
sur la prise en charge des patients vulnérables. En date d'aujourd'hui, et ça
fait quand même longtemps qu'ils ont mis l'argent sur la table, je n'ai pas vu
un début réel de prise en charge des patients vulnérables. Et pourquoi
j'insiste sur la population vulnérable? Parce que la plupart souffrent d'une
maladie chronique. La plupart de ces patients, s'ils ne sont pas suivis, c'est
eux qui se ramassent au niveau des urgences. Et je n'ai pas besoin de vous
expliquer les délais d'attente, on est sur les civières, les délais d'attente
au niveau des urgences.
Donc, quand je dis que ce gouvernement a
failli à sa tâche première de régler les enjeux de la première ligne, c'est
concret parce que l'achat des rendez-vous n'a pas réglé nos problèmes au niveau
de la première ligne, les gros consommateurs sont laissés de côté, d'ailleurs
ce n'est pas moi qui le dis. Le collège des médecins a fait une sortie pour
dire : Attention, ce que vous faites risque de nuire aux populations
vulnérables parce que c'est eux les plus gros utilisateurs de nos services.
Journaliste : On a croisé
M. Jolin-Barrette tantôt. Il est encore confiant, là, d'un sprint pour la
Constitution.
M. Tanguay : Vous connaissez
mon altruisme légendaire, surtout envers Simon Jolin-Barrette. Moi, je lance un
message à Simon : Simon, arrête de perdre ta crédibilité avec ce mauvais
projet de loi 1 là, la Constitution du Québec.
Alors, Simon a déposé son projet de loi de
constitution, qu'il a rédigé lui-même dans son cabinet, tout seul, sans l'aide
de personne. Il l'a déposé trop tard, en octobre dernier 2025. Simon, il a
misé sur le mauvais candidat. Bernard Drainville lui a redonné son bâillon, qui
était la seule voie possible pour adopter son mauvais projet de loi 1.
Oui, une Constitution du Québec, on en veut une, mais pas n'importe quoi. C'est
mauvais, la Constitution de Simon Jolin-Barrette.
Et maintenant, il disait : Bien, si
on a l'appui d'un seul parti, on va aller de l'avant. C'est Maïté Blanchette
Vézina du Parti conservateur du Québec. Elle n'était pas là hier de toute la
journée pour venir épauler Simon Jolin-Barrette. Il était tout seul devant le
Parti libéral du Québec, du 11789Québec
solidaire puis le Parti québécois. Et Simon est en train de perdre sa
crédibilité. Hier, j'ai écouté une partie des débats jusqu'à 21 h 30
et Simon... Vous savez, il n'y a pas d'amour perdu entre nous et le Parti
québécois, mais quand même, quand Simon va dire à Pascal Paradis, du Parti
québécois, et je le cite, parce qu'il n'accepte pas sa constitution, il fait de
l'aplaventrisme devant Ottawa. Le Parti québécois ferait de l'aplaventrisme
devant Ottawa. Simon, Simon, ne perds pas ta crédibilité. Ça ne marchera pas.
Ça a été mal parti. Ça ne finira pas avec une adoption. Puis il n'y aura pas de
bâillon. Tu n'as pas pris le bon candidat.
Journaliste : Juste, la
première ministre Fréchette rencontre l'ambassadeur américain aujourd'hui, dans
le contexte où on vient d'annoncer peut-être possiblement une augmentation des
tarifs de 10 %. Il a... «retwitter» un post de... republier un post de...
sur le 51e État.
Qu'est-ce que Mme Fréchette devrait dire, pourrait dire... Qu'est ce que vous
voulez l'entendre?
M. Tanguay : Bien, occasion
exceptionnelle, merci pour la question, pour notre première ministre. Puis,
face à ces menaces de tarifs là, on se rassemble au Québec, puis on est
derrière notre première ministre. Alors, elle a tout notre appui pour,
justement, envoyer un message clair : non seulement l'intérêt du Québec
dans les échanges commerciaux, mais l'intérêt des États-Unis d'avoir des
échanges commerciaux. Dois-je rappeler qu'on a signé une entente pour l'énergie
avec le Massachusetts, avec New York? Ils ont besoin aussi de l'économie
québécoise qui peut agir librement. Alors, nous souhaitons et nous demandons à
ce que Mme Fréchette, qui a notre appui fasse à l'ambassadeur américain, puisse
clairement dire un message très fort, très clair, que le Québec est uni, que le
Canada aussi est uni, si ça lui tente de dire ça, mais que le Québec est uni
devant les États-Unis et qu'on parle d'une seule voix. Puis elle a une occasion
unique, là, d'envoyer un message clair, là, que ce petit jeu-là, on est
peut-être perdants, mais ils sont perdants eux autres aussi. C'est
excessivement préoccupant.
Journaliste
: Danielle Smith is in town and I'm wondering what you think of...
separation that play in Alberta, of course. I'm wondering what you think of her
handling of that situation. Maybe... Are there any lessons that might apply to
Québec?
M. Tanguay
: To Mrs. Smith as the premier of...
Journaliste
: ...handling of the sovereignty...
M. Tanguay
: I'll let you know, I'll be more than happy to comment on the debate
here in Québec. I'll let the Albertans deal with their own debates internally.
That being said, I think
that it's a... I think that it would have been a good thing for Premier
Fréchette to be able to meet with Mrs. Smith. And I hope that... Because,
again, we're talking about the commercial exchanges between all the provinces.
And let me add this also, that if she's able to meet with Mrs. Smith, I think
that so far, we have to underline the fact that Mrs. Fréchette haven't yet meet
with Mr. Doug Ford in Ontario. And let me underline the fact that on... the
Ontario is our premier partner on economical exchanges, and I think that it
must be a priority for Mrs. Fréchette to meet with Doug Ford.
Journaliste
: ...in terms of what's going on there, I understand you don't want
to weigh in too much, but maybe you could say the situation in Alberta is
having an impact on Canada, getting offers from Carney in a context where
sovereignty is at play. How do you think she's kind of walked that line? And
maybe what could a leader like Fréchette learn from that?
M. Tanguay
: Again, I would not be commenting on the relationship between
Alberta and the federal government. And again, I will be not jumping into their
debate in Alberta with respect to their... their own referendums.
We don't have here in
Québec a referendum. I think that Quebeckers don't want to have a referendum,
and it's going to be two options, it's going to be either the Québec Liberal
Party, whit Charles Milliard
talking about services and public services and the economy or, otherwise, the
separation and the piasse québécoise with the PSSP, like we need it.
Journaliste
: I actually want to ask you about that option and maybe a bit of a
bigger picture question, but your party's traditionally been kind of conceived
to the right of the PQ. I'm wondering, with their leaders' current discussions
around immigration, around fiscal responsibility, his interview with Rebel News
even, do you see your party still as occupying a place to the right?
M. Tanguay
: You know, we're there for the citizens. And, again, you can... you
can have a lot of debate with respect to the center, the right, the left. I
think that we have to underline the fact that with... under the leadership of Charles Milliard, we will be presenting a
very strong platform to enhance our economy, making sure that we will be able
to provide services and to put order on the public finance, all, you know,
things that has been left aside by this bad Legault-Fréchette government.
Journaliste
: Premier Fréchette is currently having a meeting with the US
ambassador. What do you hope comes out of this meeting? And also, what's your
take on the US ambassador sharing a post on X that... or resharing Donald
Trump's post about the 51st state?
M. Tanguay
: You know, I would reserve 11789 my
comment with respect to his behavior. That being said, we are all behind our
Premier Fréchette, and we hope that she will take that opportunity to send a
strong and clear message that we are standing strong. And if we need the United
States, they need us as well, Québec and Canada. And they have a lot more, way
more to gain, you know, constructing bridges instead of walls.
(Fin à 8 h 49)