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Point de presse de M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de relations canadiennes, et M. Guillaume Cliche-Rivard, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Friday, June 5, 2026, 8 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Huit heures une minute)

M. Zanetti : Bonjour, tout le monde. Alors, aujourd'hui, je veux vous parler du projet d'expansion portuaire de QSL au port de Québec. Il y a eu une nouvelle, une revendication citoyenne est entendue, c'est-à-dire que l'AEIC va évaluer la possibilité de faire l'évaluation environnementale par rapport à ce projet de QSL. Maintenant, on va voir le résultat plus tard. Moi, je trouve que c'est un processus qui prend beaucoup de temps.

Mais j'ai deux demandes à faire par rapport à ça au gouvernement, le gouvernement qui appuie le projet, là. Si vous voulez que ça... qu'il y ait de l'acceptabilité sociale, il faut qu'il y ait un BAPE, il faut qu'il y ait une évaluation indépendante du port, et c'est le gouvernement du Québec qui doit faire cette évaluation. Ça prend un BAPE. Il y a tellement de projets portuaires, bien, il y en a un en particulier, là, Laurentia, qui est un ancien projet de Beauport 2020, si on se rappelle, tous les projets ont échoué, ils se sont tous frappés sur le mur de l'acceptabilité sociale. Et là le port est en train de faire la même erreur parce que... J'ai une revendication aussi pour la PDG du port de Québec, elle devrait exiger, elle doit exiger qu'une évaluation environnementale indépendante du port soit faite. Jusqu'ici, la position de la PDG du port, c'est de dire : Ce n'est pas à nous de décider qui va nous évaluer, mais on est ouverts à tous les scénarios. C'est insuffisant. Ce n'est pas un leadership assez fort pour donner confiance en la population. La PDG du port doit dire : Nous exigeons, nous voulons une étude extérieure. Pas une étude que le port commande à une entreprise externe dans laquelle il contrôle le mandat puis il contrôle la façon dont ces médiatisés, non vraiment un organisme indépendant et il faut que ce soit le BAPE.

Alors, c'est mes demandes aujourd'hui au gouvernement et à la PDG du Port de Québec.

M. Cliche-Rivard : Merci. Bonjour, tout le monde. Journée importante, émouvante quand même, je dirais aussi, avec le dépôt d'un projet de loi Zachary Miron sur l'encadrement et la vente des boissons énergisantes chez les mineurs. Ça fait un bout de temps, là, que j'y travaille. J'ai travaillé quand même très fort avec mes collègues. Ça fait un bout que je vous en parle. Ça fait quelques semaines, quelques mois, là, que je m'étais présenté ici avec vous, avec les parents, puis qu'on avait vraiment relancé le dossier. On se rappelle aussi d'une... une pétition, là, qui avait ramassé plus de 36 000 signatures, quand même, une mobilisation importante qu'on avait relancée. Ça n'a pas été de tout repos, mais on a été capables de convaincre le gouvernement puis de faire débloquer ce dossier-là, qui datait, là, de quand même 2023-2024.

Mais évidemment, l'adoption du projet de loi, bien, elle n'est pas réglée, elle est encore loin d'être réglée, mais là je ne vous apprends rien là-dessus. Puis c'est pour ça que, hier midi, moi, j'ai contacté personnellement Mme Blanchette. Vézina pour lui tendre la main, vraiment, à ce qu'on ait une rencontre constructive de discussion avec les parents, en face à face avec les parents de Zachary Miron. On va l'avoir, cette rencontre-là, cet après-midi, sur le coup des 13 heures, ils vont se rencontrer, là, avec moi, puis on va aller au fond des choses, on va... on va se parler, on va se dire ce qu'on... ce qu'on a à se dire. Puis moi, je suis vraiment dans une volonté de trouver un... un terrain d'entente, un chemin de passage. C'est un dossier trop important, puis je l'ai toujours travaillé de manière transpartisane, puis ce n'est pas aujourd'hui que j'ai l'intention de changer ça. Je suis très content de voir l'ensemble de mes autres collègues de notre côté sur ce dossier-là. Mais là, vraiment, j'invite le Parti conservateur à faire un geste dans la bonne direction, là, je les invite à venir rencontrer les parents puis à trouver des solutions pour qu'on puisse adopter ça la semaine prochaine. Il en va de la sécurité de nos jeunes.

Moi, je pose la question à l'envers, là : Pourquoi est-ce qu'on permettrait... Qu'est-ce que la société aurait à gagner qu'on continue de permettre à des jeunes de 11 ans puis de 12 ans d'aller s'acheter deux ou trois canettes de boisson énergisante à la fin des classes? C'est quoi les bienfaits pour la... pour la société là-dedans? Qu'est-ce que nous, comme parents, puis comme société, puis comme parlementaires, on gagne à... on gagnerait à permettre à ce que tout ça, ça continue. Ça fait que moi, je...

Il n'y a personne au monde de plus convaincant que les parents de Zachary Miron. Quand on passe ne serait-ce qu'une demi-heure avec eux, on... on se convainc rapidement du bon geste à faire. Puis j'ai bon espoir qu'ils aient la capacité... la même capacité de persuasion cet après-midi, là. Je... vraiment, je tends la main pour qu'on aille dans la bonne direction aujourd'hui.

Journaliste : Qu'est-ce que vous pensez de son argumentaire à Mme Blanchette Vézina? Vous l'avez entendu, là, hier, parler de la caféine, tout ça.

M. Cliche-Rivard : Moi, aujourd'hui, je ne veux pas qualifier, je ne veux pas lancer d'analyses ou d'attaques. Tu sais, quelqu'un que tu l'amènes à collaborer avec toi, si tu lui tapes sur la tête, ça ne va pas amener à une collaboration. Je pense que ce n'était pas un parallèle souhaitable, là, l'exemple qui est fait. Je vais m'arrêter là-dessus, parce que, tu sais, avec quelqu'un pour lequel vraiment tu tends la main, je pense que de commencer la journée en... avec d'autres mots que ça puis d'autres logiques que ça, je ne pense pas que ça va nous amener à la bonne place.

Journaliste : ...c'est normal qu'on n'ait pas rencontré encore la famille? Tu sais, elle tient des propos comme ceux-là, mais elle n'a toujours pas parlé avec les principaux... les principales personnes touchées, là.

M. Cliche-Rivard : Je pense que ça aurait été tout à fait judicieux qu'elle les rencontre en amont. Les parents ont sollicité plusieurs rencontres. Et les parents ont rencontré tous les autres partis, y compris la ministre Bélanger, la CAQ, donc, le PLQ, le PQ. Nous, évidemment, en amont. Donc, j'ai beaucoup de misère à comprendre que cette rencontre-là vient seulement aujourd'hui. Donc, non, je ne trouve pas ça normal.

Journaliste : Mais est-ce que vous reconnaissez quand même qu'on est un peu dans la précipitation? Parce que là il reste cinq jours de travaux parlementaires. Si on l'avait présenté avant, au moins on aurait pu aller de façon plus approfondie dans l'ensemble des produits qui sont nocifs pour les jeunes. Là, on va devoir se limiter dans le projet de loi parce qu'on va manquer de temps.

M. Cliche-Rivard : Bien, entendez-moi, moi, je suis très déçu que ça arrive aujourd'hui, là. Moi, ça fait des mois que je demande ça, puis la Santé publique travaille là-dessus depuis 2023. Je ne vais pas excuser le fait que le gouvernement arrive avec ça seulement aujourd'hui. Moi, j'attendais ce projet de loi depuis au moins trois semaines, là. Maintenant... Aujourd'hui, puis ce projet de loi là, ce n'est pas la fin de l'histoire, c'est une phase I, ce projet de loi là. C'est l'urgence, c'est protéger les mineurs de 16 ans et moins. Après ça, on adopte ça et, dans six mois, dans huit mois, on revient avec une phase II où on élabore d'autres discussions, où on élargit le cadre, où on va peut-être discuter sur les 18 ans un petit peu plus tard, on discute d'encadrement promotionnel. Je veux dire, là, on est à la phase I de ce dossier-là. Donc, moi, ce que je demande à Maïté Blanchette Vézina, c'est : Avançons sur la phase I, puis ayons tout le reste des discussions sur toutes les autres questions inimaginables dans la phase II, pour ceux qui seront réélus — je ne veux pas présumer de réélection de personne. Mais il y aura du temps à ce moment-là. Mais là il y a urgence d'agir puis on a le temps.

Journaliste : ...prologer la session pour élargir la phase I justement?

M. Cliche-Rivard : Moi, je suis surpris de voir Éric Duhaime demander davantage de caquisme, là. Tout le monde est assez clair à l'effet que c'est fini, là. Je veux dire, on n'en veut pas plus, de ce gouvernement. Ça fait que de voir Éric Duhaime faire l'apologie ou la demande de prolonger cette session caquiste là, je trouve ça particulier.

Maintenant, à chaque fois qu'on va être convoqué en commission parlementaire puis à chaque fois que le Parlement va être convoqué, on va répondre présent. J'ai toujours fait mon travail. Ça fait que, si c'est ce que le gouvernement décide, je serai là, bien évidemment, mais je suis quand même particulièrement surpris d'entendre Éric Duhaime demander que Christine Fréchette continue son travail parlementaire.

Journaliste : ...là-dedans?

M. Cliche-Rivard : Moi, je suis vraiment... Tu sais, M. Laforest, sincèrement, j'espère vraiment...

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : J'espère vraiment, mais j'aurais... j'aurais vraiment aimé ça, j'aurais vraiment aimé ça, que ce soit déposé avant, j'aurais vraiment aimé ça.

Journaliste : ...le gouvernement, est-ce qu'il agit maintenant par opportunisme? C'est ce que Mme Blanchette Vézina dit, pour gagner des votes, c'est pour ça qu'il agit maintenant.

M. Cliche-Rivard : Tu sais, tout le monde est unanime. Je ne vois pas pourquoi le gouvernement gagne des votes versus le PLQ, versus nous, versus... Tu sais, je veux dire, la logique transpartisane fait en sorte que personne ne tire son épingle du jeu, là. C'est un «move» ou un geste qu'on fait ensemble. Ça fait que moi, de dire qu'une personne, là-dedans, y va dans un bénéfice, je ne sais pas qui ressortirait gagnant de cet exercice-là. Ça fait que je trouve ça un peu douteux. Quelque chose qui est partisan, quelque chose où le gouvernement avance tout seul pour plaire à une base, là, ceci, c'est peut-être partisan, mais, dans ce cas-là, où tout le monde, on est assis à côté de la table puis on vote des motions unanimes, j'ai de la misère à voir qui tire vraiment son épingle du jeu puis à quel point cet argument est probant.

Journaliste : ...main tendue, est-ce que vous considérez qu'elle a été acceptée par Mme Blanchette Vézina? Est-ce qu'elle a une ouverture à changer sa position?

M. Cliche-Rivard : Bien, il y a une première ouverture dans la rencontre de cet après-moi. Moi, je suis convaincu que Mme Blanchette Vézina — en tout cas, je le souhaite — va arriver là avec des... des voies de passage elle aussi, là, tu sais, un... une... Un pont comme ça, ça se construit à deux, là. Je ne peux pas... je ne peux pas arriver à l'autre bout de la rivière si elle ne me rejoint pas à quelque part. Puis après, moi, je fais cet exercice-là, mais il va falloir que Mme Bélanger puis la CAQ fassent le même travail, là. Moi, je ne suis pas au gouvernement, là.

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : Moi, je pense sincèrement que c'est les deux, mais probablement M. Duhaime. Moi, je sens un malaise plus grand chez Mme Blanchette Vézina qu'à M. Duhaime. M. Duhaime, on a entendu qu'il n'était pas disponible aujourd'hui. Moi, je retends la main, je suis prêt à le rencontrer avec les parents n'importe quand en fin de semaine, on a du temps. Lui, il nous parle déjà de la présession, là. Il reste tout le week-end, il reste une semaine de travaux parlementaires. Qu'il se rende disponible puis on va être... on va être disponibles pour le rencontrer. Je perçois mal pourquoi, par ailleurs, il n'a pas lui-même effectué déjà cette main tendue, là. Du moment où Mme Blanchette Vézina, elle seule était disponible aujourd'hui, pourquoi M. Duhaime n'a pas déjà lui-même fait un geste en ce sens? C'est... c'est difficile à expliquer pour moi.

Journaliste : ...êtes-vous préoccupé par les reportages ce matin, là, qui disent qu'il y a plusieurs problèmes, on reporte des traitements pour le cancer, l'admission aux urgences aussi qui est compliquée? Est-ce que ça vous préoccupe, ce que vous entendez?

M. Cliche-Rivard : Très préoccupé. Puis on s'en était parlé ici, là. Moi, j'avais... Qu'on soit clair là-dessus, parce que la ministre Bélanger ramène toujours ça, là, on est pour le DSN, hein? La question n'est pas : Pas de DSN ou du DSN, là? La question, c'est du DSN comme il faut. Puis plusieurs oppositions, à cause des... dont nous, grâce à... ou en raison des signaux d'alarme du terrain, on avait demandé le report du déploiement, là, de quelques mois pour éviter ces situations-là. Là, aujourd'hui, on joue dans le scénario duquel on avait été prévenu. Il arrive des situations de bris, des traitements qui ne sont pas donnés, des tests qui sont cancellés, des données aussi sensibles qui sont accessibles. Ce film-là, on l'avait vu venir, il avait été...

Journaliste : ...

M. Cliche-Rivard : Bien, voilà.

Journaliste : ...établissements vitrine, donc qu'est-ce que ça aurait donné de reporter à nouveau le déploiement?

M. Cliche-Rivard : Bien, la mise en place, puis de... d'avoir les pare-feu, puis d'avoir les les mécanismes pour qu'on y arrive. À une semaine de... de la mise en place de ça, on n'avait même pas tout le personnel qui avait été formé. Je veux dire, il y a... il y a plein de bris qui n'avaient pas été réglés. On estimait qu'il y avait des risques qui avaient été colmatés de manière suffisante, mais il y avait beaucoup de garanties qui n'avaient pas été données. Il y a même des engagements verbaux au lieu d'engagements précis qui avaient été octroyés par la compagnie. Je veux dire, à un moment donné, ça aurait coûté quoi, trois, quatre mois de report pour assurer la sécurité des Québécois puis des Québécoises puis des patients? Je pense que les Québécois veulent le DSN, on le veut aussi, mais pas à tout prix, puis pas aux risques de ce qu'on entend aujourd'hui, ça fait que, la décision stage, ça aurait été quelques mois, je ne dis pas quelques années, là, on parle de trois, quatre mois de report, puis on part la machine comme il faut. Je pense que le gouvernement aurait été gagnant aussi.

Journaliste : Est-ce que la première ministre s'est réjouie trop vite en Chambre cette semaine?

M. Cliche-Rivard : Probablement, probablement. Puis il va y avoir toute l'analyse des coûts aussi sur ce dossier-là. On est dans des explosions de coûts absolument abracadabrantes une autre réforme numérique qui dépasse grandement les délais escomptés puis les... puis les coûts escomptés. Maintenant, comment ça va se passer, la mise en place dans l'ensemble des autres établissements du Québec? Là, on en parle de deux, là, seulement. Puis là on a vu déjà la ministre remettre en doute que ça allait être Epic pour la suite. Ça va être qui pour la suite? Je veux dire, il y a beaucoup de flou autour de ça. La ministre Bélanger puis la première ministre semblent vouloir envoyer tout ça dans la cour de Santé Québec, mais, au final, les Québécois et les Québécoises, ce qu'ils ont élu, là, c'est un gouvernement puis une ministre, là. Ils n'ont pas élu Santé Québec. Santé Québec, ça a été nommé, puis ça va prendre les comptes.

Journaliste : ...parce qu'il y a des médecins hier qui nous disaient : On n'a pas le choix, il faut travailler avec ça, c'est implanté, mais il y en a qui pensent à devancer leur retraite. Il y a du désespoir, du désarroi. Vous leur dites quoi à ces... à ces médecins-là?

M. Cliche-Rivard : Bien, il faut définitivement qu'il reste, là, mais il faut qu'il y ait un plan de contingence pour corriger ça dès que possible. Puis ça aurait dû être mieux fait. Là, on ne peut pas perdre davantage de médecins. On a connu les conséquences de la loi n° 2. On attend certains chiffres, on en a eu pour des omni, on ne les a pas eus pour les spécialistes. Attendons de voir ce chiffre-là. Moi, je trouve ça un petit peu bizarre qu'on les avait pour les omni puis qu'on ne l'a pas pour les spécialistes, ce chiffre-là. Comment ça se fait? Mais véritablement, les gens, les médecins doivent rester, là, le réseau craque de partout, mais il faut que... il faut que les plans de contingence soient là puis il faut que ce soit corrigé le plus vite possible. On aurait dû prévenir ça. On aurait pu prévenir ça, encore une fois.

Journaliste : Est-ce que le déploiement doit être mis sur pause?

M. Cliche-Rivard : Honnêtement, à ce stade-ci, c'est difficile de dire ça, parce que là, la balle est partie, mais il faut que ce soit corrigé le... incessamment, là. Des informations comme des gens qui doivent faire des suivis puis qui doivent avoir des... des rendez-vous puis des renseignements, puis ils sont annulés. C'est inacceptable. C'est impossible. On n'aurait jamais dû se rendre là. Maintenant, honnêtement, une fois le projet lancé, de dire on met ça sur pause maintenant puis revenir en arrière, je ne pense pas que c'est même faisable, là. Ça fait que je ne peux pas aller là aujourd'hui, mais c'est... c'est préoccupant qu'on ait décidé d'avancer malgré les signaux d'alarme, qu'on ait décidé de ne pas écouter le terrain, qu'on ait décidé de ne pas écouter les médecins, qu'on se soit plongé tête baissée, qu'on se soit réjouis puis qu'aujourd'hui, bien, on se fasse confirmer ce qu'on avait dit en amont, je trouve ça préoccupant.

Journaliste : Est-ce que votre main tendue tout à l'heure s'étend jusqu'à M. Chassin sur le projet de loi n° 3? M. Chassin, hier, a eu des mots très durs à l'égard des parlementaires en disant qu'en votant pour le projet de loi n° 3 sur la carte électorale, c'était comme remettre en question le serment prêté aux Québécois.

M. Zanetti : Bien, le fond de cette affaire-là, là, la carte électorale, là, c'est que le mode de scrutin dans lequel on est en ce moment, il est pourri, il faut qu'il soit changé. C'est ça, le fond de l'affaire. Si on veut avoir une bonne représentativité politique au Québec, il faut un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, répartition régionale.

Journaliste : ...ce n'est pas dans le projet de loi n° 3.

M. Zanetti : C'est ça, je le sais. C'est pour ça que le projet de loi n° 3, c'est une façon de... d'amoindrir, disons, les conséquences du système dans lequel on est, en ne faisant pas perdre la représentativité politique à la Gaspésie puis aussi à Montréal. Et c'est ça qui est en jeu là-dedans. Et c'est pour ça que c'est important. Là, je pense que M. Chassin est un peu à contre-courant de tout le monde. Mais tu sais, quand, des fois, des fois, là, des fois, quand tu es sur l'autoroute puis que tout le monde va dans l'autre sens, ce n'est peut-être pas tout le monde qui a tort. Des fois.

Journaliste : ...il y a le DGE, il y a le CRÉ, il y a la Cour d'appel. Je veux dire, ce n'est pas... il n'est pas tout seul, là.

M. Zanetti : Je comprends. Ils font leur travail puis c'est correct, avec le mode de scrutin très, très, très injuste et... et déficient dans lequel on est. Puis, eux, leur travail, c'est de proposer les moins pires cartes dans le pire système de votes qu'on pourrait avoir. Puis c'est correct qu'ils fassent ça, c'est correct. Maintenant, ce qu'il faut qu'on fasse, tu sais, la sortie de tout ça, là, pour la démocratie puis tout ça, là, puis pour que tout le monde...

Journaliste : ...

M. Zanetti : Non, non, non...

Journaliste : Bien, c'est ce que vous venez de dire.

M. Zanetti : Non, non. La proposition qui est là, dans le projet de loi n° 3, ce qu'elle fait, c'est qu'elle reprend les cartes du DGEQ. Puis elle fait... elle s'assure de garder, de la reprendre... de ne pas faire disparaître de circonscriptions au Québec pour que les gens gardent... C'est le seul... c'est la seule ambition. Et je pense que c'est... c'est important de faire ça. Mais mon point, c'est de dire : Il faut qu'on aille au-delà de ça, parce que la démocratie, elle va être servie quand vraiment on va changer le mode de scrutin.

Journaliste : ...vous reconnaissez que c'est un choix politique quand même?

M. Zanetti : Bien, il n'y a rien qui n'est pas un choix politique, tu sais, c'est-à-dire que...

Journaliste : ...ce n'est pas vrai. La CRÉ dit qu'eux autres c'est apolitique totalement.

Journaliste : Si vous laissez le travail aller, ce n'est pas politique.

M. Zanetti : Moi, je le sais, mais la CRÉ est une création politique, le DGEQ est une création politique, le système de mode de scrutin dans lequel on est une décision politique. Il n'y a rien qui n'est pas une décision politique. La question, c'est : La meilleure décision politique ce serait? Changer le mode de scrutin. Tout le monde n'est pas d'accord. La CAQ s'était engagée à le faire. Ils ont abandonné, ils trouvaient que, finalement, ce n'était plus avantageux. Aujourd'hui, ils doivent s'en mordre les doigts parce que ce serait peut-être plus avantageux pour eux autres aujourd'hui. Mais c'est ça, le fond de l'affaire. Mais tout là-dedans est politique. Puis, pour ce qui est des tracés des cartes, évidemment, ça doit être fait par le DGEQ puisque le projet de loi, il reprend ça, essentiellement.

Journaliste : Là, M. Chassin a l'air convaincu de sa position. Puis je n'ai pas l'impression... en tout cas, moi, je lui ai parlé hier, puis je n'ai pas l'impression qu'il va changer d'avis, là.

M. Zanetti : C'est correct. C'est la démocratie, c'est son droit.

Journaliste : Je reviens à QSL. Juste une précision. Lorsque vous dites, bon, il y a l'agence environnementale d'impact, qui est générale, qui va aller de l'avant. Là, vous dites : Un BAPE, ce serait... C'est-à-dire vous demandez un BAPE et aussi que madame la PDG demande une autre... Dans la séquence, là.

M. Zanetti : Ah bien, l'idéal, c'est un BAPE, l'idéal, c'est un BAPE. Nous, ce qu'on veut, c'est que la PDG du port demande une évaluation indépendante. Si elle veut... Moi, je pense qu'elle devrait demander un BAPE. Si elle veut demander l'AEIC, c'est correct aussi. L'important, c'est il ne faut pas qu'elle accepte un scénario dans lequel, même en se cachant derrière la loi, «Ah, ce n'est pas moi qui aie décidé», mais ils ont dit qu'il fallait que ce soit le port qui s'autoévalue, ça, ce serait pour moi un manque de leadership important. Il faut qu'elle dise non, on veut rassurer la population, on veut donner confiance. Si on veut qu'il y ait de l'acceptabilité sociale, il faut que ça sorte de nos mains. Puis après ça on verra qu'est-ce que les autres décident.

Journaliste : Peut-être un mot sur le directeur général de Pulsar, là, qui a été remercié, concernant le REM. Ça se fait quand même à la suite de l'ouverture de quatre nouvelles stations notamment, mais d'une multitude de problèmes techniques aussi concernant le REM. Comment vous trouvez qu'en tout cas jusqu'à présent ce dossier-là ou la gestion du REM est mené?

M. Cliche-Rivard : Nous, on l'a vécu particulièrement difficile dans le Sud-Ouest, là, avec Pointe-Saint-Charles, Griffintown, notamment, qui ont vécu du bruit de manière extraordinaire en 2023, en 2022 aussi. Je veux dire, ça a été des périodes difficiles pour les résidents, là. Puis, les résidents se sont également fait promettre deux stations : la station Griffintown, la station Bridge-Bonaventure qui, à ce jour, n'existe pas. Donc, personnellement, moi, je demeure très amer, là, avec le déploiement. Puis je n'aurai pas de... je veux dire, je ne suis pas en maîtrise complète du dossier de toute l'expansion, mais moi, j'ai... je n'ai pas de compliments ou de commentaires positifs. Puis les résidents du Sud-Ouest me le rappellent pas mal au quotidien, que cette aventure-là n'a pas été positive pour eux autres, là.

Journaliste : De là à ce que directeur général soit remercié?

M. Cliche-Rivard : Là, je vais peut-être vous laisser ça avec mon collègue aux Transports, là. C'est une question quand même spécifique. Je vous réfère à Étienne. Merci.

Journaliste : Mr. Cliche-Rivard, do you think it's a good timing to invite Zachary Miron's parents at the National Assembly, since the adoption process of the bill has become a free for all with the Québec conservatives?

M. Cliche-Rivard : I mean, I think it is, because if one can convince it's them. I believe they're the best ambassadors of the cause. And I believe that they have all the possibilities and all the conviction in their hearts and in their mind to convince Mme Blanchette Vézina and the Parti consevateur du Québec to go the right way. So, this is why yesterday I contacted personally Mme Blanchette Vézina offering her a meeting today. It's going to happen at 1:00, and she's going to meet the parents. And they're going to be, I'm sure, very convincing as to why we need to move forward and why she need to modify her position. And hopefully this will convince the… convince her.

Journaliste : She's the only one taking the heat right now. Duhaime is reacting on social media. How do you explain that?

M. Cliche-Rivard : I think Mr. Duhaime should be more courageous. I think he should be as well meeting the parents. I have offered this as well. It seems like he was not available today, but there's the weekend coming forward, I'm sure we can find time, and I'm sure you should find time to meet with the parents as well.

But today, like I was mentioning earlier, I'm really hoping we can see a way to adopt this. I'm trying to build bridges here. I'm trying to find a solution for us to adopt this next week. So, I'm hoping this meeting will be constructive. And I'm coming with a really open mind for us to adopt something and to find a solution together with Mme Blanchette Vézina to protect our children. This is the very basic principle of this bill. It is to make sure that we protect our child. And I am sure Mme Blanchette Vézina and M. Duhaime respect that position, and I really hope we can find a way that we can resolve this together.

Journaliste : But you have two obstacles. It's late, the Government had a very solid report since 2023, and, if you've seen the article of Julie Dufresne from Enquête, there is a very strong lobby. So, you have two major obstacles.

M. Cliche-Rivard : The lobby, I'm not afraid of. I mean, we're speaking about protecting our youth. 124 of Parliament members here are agreeing there's only one to be convinced. Regards to the time frame, I think there's plenty of time for us to be able to adopt this next week. This is the first stage of this process; it is the urgent stage to protect children under 16. But, moving forward, I think this question will need to be studied more in depth, marketing practices, selling practices, marketing around it. I think there's going to be more debate forthcoming. But this could be done in a less urgent manner than what is protecting our child now.

Journaliste : But her point yesterday was that it's... it's essentially being rushed, and she just wants to take the time to kind of go over it. In some ways, do you do agree that it is rushed, given the fact that...

M. Cliche-Rivard : I would really have hoped this would be tabled a few weeks before, a few months or a few years before. I mean, this would have been the best-case scenario. Now, the pharmacists are agreeing, the doctors are agreeing, Public Safety... Public Health is agreeing, there's a scientific consensus. School boards are asking for it, directors are asking for it. 36,000 people signed the petition. There is a big public support in favor of it. So, I mean, if Mme Blanchette Vézina has concrete problems with the bill, might she say. But for now, the only thing she's saying is this is rush, but she's not... she's not advancing or she's not arguing anything concrete. So, let her... let her tell us what's the problem. Let's fix it. But for now, she's just saying that this is being rushed without... without bringing any concrete arguments against it.

Journaliste : ...you're not afraid of the lobby, but Mme Blanchette Vézina, she is sort of citing their figures and making her arguments. So, what role do you think the beverage lobby is playing in informing the Conservative, position on...

M. Cliche-Rivard : I believe it's for her to answer what role and what... what role she wants to play with in this Parliament. Does she want to be the voice of the lobby or does she want to be the voice of public safety? I believe it's for her to answer that.

Journaliste : Do you think it's acceptable that she's met with the lobby and not with the parents or with other experts?

M. Cliche-Rivard : I would have really hoped she would have done differently. That's what I'm going to say for now.

Le Modérateur : Merci.

(Fin à 8 h 25)

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