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(Onze heures trois minutes)
Mme Ghazal : Alors, bonjour,
tout le monde. On est dans le dernier mile, là, pour cette semaine... cette
session et aussi cette législature. Je pense beaucoup aux gens en ce moment qui
souffrent de la crise du logement, qui se font mettre dehors. Moi, il y en a
beaucoup dans mon comté, il y en a un peu partout. Et ça, ils se font mettre
dehors par toutes sortes de stratagèmes illégaux, par les propriétaires. Et ça,
malgré le fait qu'on a un moratoire contre les évictions. Les reprises du
logement pour, par exemple, la famille du propriétaire, et tout ça, c'est
toujours permis, bien sûr. Mais, on l'a vu, il y a eu une série d'articles,
puis on en voit beaucoup depuis très longtemps, des gens qui, malgré ça, se
font mettre dehors, parce que supposément que le propriétaire veut mettre
quelqu'un de sa famille, puis finalement, les quelques locataires qui ont le
courage, le temps et la détermination de se battre pour leurs droits, des fois
ça peut prendre jusqu'à cinq ans, se rende compte que finalement tout ça était
illégal, puis que l'objectif du propriétaire c'était seulement de faire des
rénovations puis de louer deux ou trois fois beaucoup plus cher que le loyer d'avant.
Donc on est en pleine crise.
Le moratoire sur les évictions se termine
l'année prochaine, mais, la réalité, c'est que les avis d'éviction vont
commencer à pleuvoir de façon énorme, parce que les propriétaires qui veulent
évincer ont un «backlog» de trois ans avant d'évincer le monde. Ça va tout
pleuvoir pendant l'automne jusqu'à décembre, c'est ça que les locataires vont
recevoir. Puis qu'est-ce qu'on va faire pendant l'automne? Bien, on va être en campagne
électorale puis on va être... les yeux vont être tournés vers le nouveau
gouvernement. Et je trouve ça extrêmement déplorable. Moi, ça fait plusieurs
fois que j'interpelle Christine Fréchette pour lui dire : Il ne faut pas
attendre, il faut prolonger le moratoire. On a été capables de le faire en 2024
parce que la situation était urgente. La situation est toujours aussi
catastrophique, elle est toujours aussi urgente. Qu'est-ce qu'elle attend? Donc,
attendez-vous à ce que je l'interpelle.
Puis, en ce moment, vous regardez les
différentes commissions, il y a la commission parlementaire qui étudie le projet
de loi n° 22, un omnibus sur les municipalités. Très possible de seulement
mettre un article pour prolonger le moratoire, c'est ce que... c'est ce qu'on
va faire aujourd'hui, là, on va déposer un amendement pour prolonger le
moratoire.
Journaliste : Parlant
d'amendement, Mme Ghazal, vous avez déposé plusieurs amendements sur le projet
de loi n° 23, si je ne m'abuse. Est-ce que vous voulez qu'ils passent
d'ici la fin de la session?
Mme Ghazal : Le projet de loi
n° 23 touche une question très, très importante et sensible, qui est la
question de la santé mentale. Donc, c'est important d'étudier ça comme il faut.
Le gouvernement a déposé le projet de loi il n'y a pas très longtemps, et là,
il est minuit moins une, ça fait que ce n'est pas vrai qu'on va adopter n'importe
quoi, n'importe comment. C'est quand même la vie de gens, c'est important d'écouter
l'avis des experts. Donc, c'est Andrés... c'est mon collègue Andrés Fontecilla qui
est sur la commission parlementaire puis il fait son travail de parlementaire.
On ne va pas accepter n'importe quoi comme ça à la... ce n'est pas ça que les
Québécois s'attendent de nous.
Journaliste
: ...
Mme Ghazal : Parlez en
français, s'il vous plaît.
Journaliste : ...
Mme Ghazal : Attendez, c'est
qui, Victor? Moi, je ne sais pas trop qui... C'est vous? Oui.
Journaliste : Est ce que c'est
du filibuster?
Mme Ghazal : C'est notre
travail. On fait notre travail, qui est d'adopter un projet de loi qui va
toucher quand même la vie de gens. Moi, dans ma famille, il y a des gens qui
ont été obligés d'utiliser le P-38, puis je vous dis que ce n'est pas jojo.
Donc, il faut le faire de façon sensible, poser des questions, écouter les
experts, écouter tout le monde. Et il y a un équilibre... une question d'équilibre
à avoir là-dedans, ça fait qu'on ne va pas adopter n'importe quoi juste parce
que le gouvernement s'est pris trop à la dernière minute.
Journaliste : Donc, est que ce
serait une catastrophe si le projet de loi n'était pas adopté à la fin de la
session?
Mme Ghazal : Ce qui serait une
catastrophe, c'est d'adopter n'importe comment, puis après ça de s'en mordre
les doigts. Donc, on va faire le travail, puis, si ça ne l'est pas, nous, c'est
sûr que c'est quelque chose qu'on trouve que c'est important qui soit discuté,
notamment en campagne électorale, pour voir comment est-ce qu'on peut régler et
trouver des solutions pour cet enjeu de société important.
Journaliste : ...qu'il prévoit
dépenser pour la construction d'un TGV. Doit-il utiliser cet argent-là plutôt à
rénover des routes et des hôpitaux comme le propose le Parti québécois?
Mme Ghazal : Moi, j'ai été
extrêmement surprise ce matin d'entendre la position du Parti québécois. C'est
comme s'il y avait comme un choix manichéen : ou réparer nos
infrastructures qui tombent en ruine ou avoir du transport en commun
structurant, un train. Moi, je pense que ça manque beaucoup d'ambition de la
part du Parti québécois, de nous... de mettre le choix de cette façon-là. Pour
nous, à Québec solidaire, c'est important de faire les deux. On a besoin de
trouver des solutions en ce XXIe siècle, là, on est vraiment, vraiment en
retard, de rentrer dans la modernité comme ça se fait ailleurs dans le monde,
où est-ce qu'on développe du transport en commun structurant, rapide, efficace,
abordable. C'est très important.
Maintenant, j'ai écouté les agriculteurs,
puis les agriculteurs, ils ne demandent pas de le retirer, là. Ils ne disent
pas : On ne veut pas de projet. Ce qu'ils demandent, c'est peut-être
d'utiliser les emprises existantes pour permettre aux gens de se déplacer sans
nuire aux terres agricoles. Donc ça, ce serait quelque chose qui doit être
étudié.
Est-ce qu'on est 100 %, à Québec
solidaire, d'accord avec tous les détails... tous les détails du projet de TGV
du fédéral? Non. C'est important de... Tu sais, il va passer sur notre terrain,
sur notre territoire, donc, le dernier mot, c'est au Québec de le dire, comment
est-ce qu'on veut qu'il passe, puis que ça respecte nos terres agricoles, ça
respecte nos lois, ça respecte notre volonté. Mais le transport en commun
aujourd'hui, là, en 2026, le transport collectif, efficace, rapide, qui permet
aux gens de laisser leur voiture puis de se déplacer rapidement partout sur le
territoire du Québec et ailleurs, bien, ce n'est pas juste un transport
important pour l'environnement, c'est aussi un projet important économiquement
pour le développement économique du Québec. Donc, de... de dire : On le
retire, on ne veut rien savoir puis on préfère réparer nos routes, bien non. À
Québec solidaire, on va faire les deux. On a de l'ambition.
Journaliste : ...pensez-vous
que, si on se retire du projet, le Québec pourrait mettre la main sur
l'équivalent de sa contribution à l'enveloppe du TGV?
Mme Ghazal : Bien, ça aussi,
c'est une aberration comme position du Parti québécois. Je veux dire, on... ce n'est
pas comme un projet sur les CPE ou un projet où le gouvernement du Canada est
allé sur un... Tu sais, il a... il a ouvert un projet en santé, par exemple, ou
tout ça. Là, je comprends, oui, nous, on veut notre... avoir notre argent. Mais
c'est parce qu'on ne va jamais toucher à cet argent-là s'il n'y a pas de
projet. Parce que, s'il ne passe pas, ici, au Québec, il n'y en a pas, de
projet. C'est terminé. Ça fait qu'on va tout perdre, et le... et la solution,
et les projets, et l'argent. On va tout perdre. N'importe quoi, comme
proposition.
Journaliste : ...il n'y a pas
d'«opting out» sur le... sur ce projet-là, dans le fond?
Mme Ghazal : Bien non, c'est
ça, il n'y a pas de... c'est en anglais que ça se passe aujourd'hui,
«opting»...
Journaliste : Ah non, mais
c'est la journée, là. C'est...
Mme Ghazal : OK! C'est votre
journée anglais!
Journaliste : ...le projet
qui est sur la table actuellement ou en tout cas le tracé qu'Alto pourrait
présenter, il ne fait pas votre affaire non plus.
Mme Ghazal : Bien,
c'est-à-dire qu'on écoute les gens parce qu'il va passer sur le territoire des
terres agricoles, puis on sait que les agriculteurs, on a encore très frais en
notre mémoire ce qui s'est passé à Mirabel, où on a exproprié des terres
agricoles. Ce n'est pas comme s'il en pleuvait puis on en manquait. Donc, c'est
important qu'ils soient autour de la table puis que cette... En plus, c'est une
entreprise... c'est PPP, là, c'est projet... partenariat public-privé. Vous
savez, à Québec solidaire, on est contre ce type de développement là. Donc, il
y a des solutions. C'est possible de trouver des solutions sans empiéter sur
notre territoire n'importe comment en enlevant des terres agricoles. Ayons une
discussion intelligente. Mais le développement du transport, du transport et de
train, bien, c'est important pour le développement économique du Québec, là. On
est en retard, là, on est juste en 2026.
Journaliste : ...Ghazal, et
vous parlez d'un projet de loi structurant, un projet de loi de transport en...
vous parlez de transport en commun, de développement de transport en commun,
pourquoi vous retardez Q-5 actuellement?
Mme Ghazal : Q-5, c'est aussi
mauvais que C-5, au fédéral, où est-ce qu'on utilise et on instrumentalise le
développement économique et l'inquiétude des gens face à l'incertitude
économique qu'on vit aujourd'hui pour, après ça, décider de mettre de côté
toutes nos lois environnementales et toutes les consultations qu'on doit faire
avec les Premières Nations et les Inuits, et aussi faire du travail en
catimini, c'est-à-dire en cachette, de développer des projets. Vous savez...
Vous savez, Steven Guilbeault...
Journaliste : ...Girard. Vous
allez le bloquer, là?
Mme Ghazal : ...Steven Guilbeault,
il a mis de côté sa carrière pour C-5, parce que c'est un
environnementaliste... Pardon?
Journaliste : Q-5, vous allez
le bloquer aussi, là? Le PL 5?
Mme Ghazal : On va... On fait
notre travail. On ne va pas accepter de... n'importe quel projet de loi. On l'a
vu, les groupes écologistes aujourd'hui aussi sont sortis pour dire... En fait,
moi, ce que j'ai... j'ai lu de leurs... de leurs critiques par rapport au
projet de loi cinq, c'est : C'est Northvolt, 17933tous
les jours, hein? On va dire : C'est du développement économique, c'est
important. On a besoin de n'importe quel projet, on se ferme les yeux,
n'importe quel projet, on veut que l'argent arrive et là on met de côté les
consultations, on affaiblit le BAPE, qui est une fierté québécoise, ça fait
partie de notre identité québécoise, le BAPE, qui existe depuis les
années 70, on enlève toutes les consultations, tout, et ça devient le
pouvoir discrétionnaire d'un superministre d'un gouvernement qui décide que,
lui, il veut un Northvolt à tous les jours. Ça ne sera pas bon ni pour
l'environnement, ni pour la société, ni pour l'économie.
Journaliste : J'écoutais
M. Grandmont hier puis il disait qu'on ne respecte pas le principe de
précaution dans ce projet de loi là. En même temps, est-ce qu'on ne l'a pas un
peu trop respecté? On voit tous nos projets, ils sont toujours bloqués, ils
sont toujours... il y a toujours beaucoup... toute la classe politique semble
nous dire que ça va toujours trop lentement. Est-ce qu'on n'a pas été trop dans
le sens du principe de précaution?
Mme Ghazal : Non pas du tout.
Non, malheureusement pas du tout. Vous le voyez, en ce moment, tous les...
toutes les lois, toutes les cibles environnementales qu'on a sont en train
d'être démantelées une à la suite de l'autre, comme si les changements
climatiques étaient terminés, alors qu'on est en plein les pieds dedans. Et
c'est notre responsabilité, comme élus, de nous assurer d'avoir un avenir pour
la planète, mais ce qu'on demande, c'est de faire les choses intelligemment. Et
on est capable, on est capable de faire avancer des projets économiques, de
développement économique. La transition écologique et énergétique de notre
économie, c'est le plus beau projet de société qu'on ne peut jamais avoir. Et
ça, on peut aller de l'avant. Puis c'est quelque chose qu'on a fait.
On était sur le bon chemin jusqu'à ce que
le gouvernement nous dise : Ah! Trump est arrivé. Le fédéral décide de
reculer sur l'environnement. Donc, on fait n'importe quoi aussi au Québec. Ce
n'est pas ça, le Québec.
Journaliste : Sur
l'utilisation du terme «personne menstrue», on a vu le malaise chez les
libéraux la semaine dernière à raison d'une pétition. Qu'est-ce que vous, vous
utilisez? Qu'est-ce qu'il faut utiliser, selon vous, dans la société?
Mme Ghazal : Moi, je
dis : Femme menstruée, personne menstruée. Vous savez, moi, je suis une
femme, mais je n'ai plus mes menstruations. Désolée de vous faire cette
confidence aujourd'hui. Donc, je suis quand même une femme, même si je n'ai pas
mes menstruations. Je ne sais plus trop. Ça fait que, pour moi, c'est comme un
faux débat. Ce n'est pas...
Ce qui est important, là, ce qui est
important, c'est de s'assurer que les femmes et les personnes, peu importe
comment elles veulent s'appeler, qui ont leurs règles puissent avoir les
produits gratuitement. Nous, c'est dans nos propositions, dans différentes
campagnes électorales, et ça va l'être aussi. Puis ça ne coûte pas vraiment
cher, ça existe ailleurs. Je me rappelle, on avait chiffré le montant, là, ce
n'était pas si cher que ça. Puis on permet une égalité à tout le monde, surtout
avec la crise du coût de la vie en ce moment, où il y a des femmes qui sont
obligées d'utiliser des papiers de toilette quand elles ont leurs règles. C'est
inacceptable. C'est de ça qu'on devrait être en train de parler aujourd'hui.
Journaliste
: Sur les
boissons énergisantes, il y a des consultations en ce moment. Je ne sais pas si
vous avez eu le temps d'écouter, là, mais est-ce que c'est éclairant pour vous
ou c'est plus un passage obligé, là?
Mme Ghazal : C'est très
important. Moi, je ne me tannerai jamais d'écouter les scientifiques nous
parler. Il y a un consensus scientifique sur le fait que, pour protéger nos
jeunes de 16 ans et moins, on doit interdire les boissons énergisantes.
L'INSPQ aujourd'hui qui l'a dit, les experts l'ont déjà dit, et là ils le
redisent. Et j'invite Éric Duhaime à bien, bien écouter les experts quand ils
parlent.
Journaliste : Qu'est-ce que
vous avez pensé du témoignage de la représentante de l'Association canadienne
des boissons, là, qui est venue dire que le projet de loi devrait être retiré
parce qu'il ne repose pas sur la science, qu'il n'y a aucun danger pour les
adolescents en santé de prendre des boissons énergisantes, etc.?
Mme Ghazal : Évidemment,
c'est le lobby des boissons énergisantes. C'est ça, leur job, c'est de venir
puis nous dire que c'est... il ne faut pas l'interdire. C'est leur travail à
eux comme lobby, c'est à ça qu'on s'attend.
Maintenant, de la part des élus à
l'Assemblée nationale, représentants de la population, nous devons... nous
avons la responsabilité, nous, de penser au bien commun et à la santé des
enfants.
Journaliste : C'est bien,
l'information objective, scientifique et tout ça, mais, pour la carte
électorale, on a quand même la Commission de représentation électorale qui a
fait un travail justement le plus objectif possible, puis là, bien, les élus
vont mettre ça de côté. Pourquoi vous participez à cette, donc, mise de côté
vraiment d'un travail objectif?
Mme Ghazal : Parce que c'est
important de garder la Gaspésie et le comté qu'on va perdre dans l'est de
Montréal. Et la vraie solution, nous, on a toujours été clairs depuis la
fondation de Québec solidaire, la vraie, vraie solution pour une meilleure
représentativité électorale, et c'est important pour notre démocratie, c'est la
réforme du mode de scrutin. C'est sûr que c'est ça. Sauf qu'en ce moment, on
n'est pas encore dans un gouvernement de Québec solidaire, un gouvernement de
Québec solidaire réformerait pour vrai, ça ne sera pas juste une promesse
électorale, mais on le ferait, la réforme du mode de scrutin, et là tous ces
problèmes-là seraient réglés. En ce moment, on se retrouve dans cette
situation-là à cause du gouvernement donc, il y a un consensus entre tous les
élus. Je trouve ça dommage, ce que M. Youri est en train de faire. Il a le
droit. Il a tout à fait le droit, mais ce n'est pas la bonne solution.
Journaliste
:
...retarder assez?
Mme Ghazal : On va suivre les
choses. J'espère fortement qu'on va sauver le comté de la Gaspésie, parce que
ce serait une injustice pour les gens de la Gaspésie.
Journaliste
:
...organisation électorale, actuellement, est-ce que vous imprimez des
feuillets pour les comtés dont vous n'êtes pas sûr, là, qu'ils vont exister
ou... Tu sais, ça doit...
Mme Ghazal : Il faudrait que
je demande au parti, mais je sais qu'on est comme en préélectorale, on imprime
des choses, par exemple dans mon comté, avec ma photo sûrement.
Journaliste
: Mais,
merci, ça, ça va exister, mais les autres, là?
Mme Ghazal : Je ne le sais
pas, il faudrait que je regarde.
Journaliste
:
Concernant la pénurie d'eau, notamment en Montérégie, il y a des municipalités,
des universitaires aussi, qui demandent la tenue d'un BAPE, là, pour faire le
portrait de cette pénurie-là au Québec. Qu'est-ce que vous pensez de ça?
Mme Ghazal : Oui, totalement
d'accord. Absolument. C'est un enjeu fondamental, hein, l'or bleu, donc d'avoir
une consultation large sur l'utilisation de notre eau qui... ce serait
absolument important. Malheureusement ça prend... le BAPE ne peut pas lui-même
initier ou il peut le faire aussi, mais ça prend... s'il y avait une
mobilisation, moi, j'avais déjà déposé, je m'en rappelle, il y a longtemps, en
2019, un projet de loi pour que, quand il y a une pétition signée par un
certain nombre de citoyens, citoyennes dans différentes régions, qu'ils
puissent y avoir un BAPE, comme ça, générique, et non pas attendre après le
gouvernement. Mais je suis totalement d'accord avec la société civile.
Journaliste
: ...Cour
suprême du Canada dit qu'une décision pourrait être rendue avant l'élection
concernant la loi 21. Est-ce que vous aimeriez ça, vous, savoir ce que le
plus haut tribunal du pays a à dire sur ce sujet-là avant d'aller aux urnes?
Mme Ghazal : Peu importe ce
qui va à dire, pour nous, ce qui est très, très important à Québec solidaire,
s'il y a un gouvernement de Québec solidaire, c'est de faire respecter la
charte québécoise sur les droits et libertés, c'est celle qui prime, c'est
celle qui arrivera en premier, c'est celle-là qu'on veut faire... qu'on veut
garder, qu'on veut protéger par rapport à toutes les lois du Québec.
Journaliste
: ...quand
même, qu'une décision soit rendue. Est-ce que ça éclaircirait le débat, pendant
la campagne, que la Cour suprême tranche, là?
Mme Ghazal : Non, peu importe.
Journaliste
: Non, vous
ce n'est pas... OK.
Journaliste
: On the PQ and the Alto train, what surprised you about this
position?
Mme Ghazal : Yeah. I'm very surprised about the position of the PQ on the TGV. I
don't understand why they are saying that Quebecker should make a choice
between trains, or between repairing our infrastructure. At Québec Solidaire,
we have ambition, and it's important for us to have solutions for people to use
train and to go very fastly and in an efficient manner everywhere in Quebec.
It's also important for environment, it's important for the economical
development of Québec. Now, what's also very important is for the company to
listen to the agriculture, because they have solutions to avoid... to not have
an impact on their... terre agricole.
Journaliste
: Their agricultural land.
Mme Ghazal : Yeah. It's important to this project, not having an impact, a
negative impact, on the agricultural land. So, there are other solutions, so
for all the way this... the train will be developed in Quebec, we as Quebecker,
we have the last word to do about it, and we need to decide. But it's not a
good thing to send the message that we want to stop this project. It's not the
good message to send.
Journaliste
: So, you think the PQ lacks ambition, or... Is that what you said?
Mme Ghazal : The PQ lacks ambition for the public transportation.
Journaliste
: ...to the rest of the week, consultations on the energy drink law
happening right now. Is there enough time to pass everything that's up to be
passed in the next four days?
Mme Ghazal : It's impossible to pass all what the government wants us to pass.
It's impossible because they work like at the... at the last minute. We as
MNAs, we have the responsibility to study the law that we have and to do our
job in a rigorous manner.
Journaliste
: Do you think it could have been done if there was the same Premier
from the start of this session in February to now?
Mme Ghazal : You are speaking about all the project, or only the...
Journaliste
: Everything left, without an interruption.
Mme Ghazal : Maybe. It's hard to say because, us, our objective is not to follow
the agenda of the government, our objective is to have solutions for the
people, for the crisis housing, for the cost-of-living crisis, and for this we
will have other law. Now, 17933our job
as and opposition is to do our work, and we will not be rushed just because the
government stops this during the session.
Journaliste :
Also, I'm wondering what you make of
the premise of the PQ's argument that Québec, if it wanted to, I know you don't
think… but it I wanted to, could block this project and then get that money
from Ottawa. Do you think that's actually something the government can do?
Mme Ghazal :
This is a joke. This argument is a joke
because this money, we will not have it because there will be no project. If we
block the project, there is no project. So, there's no money.
Journaliste
: …Bill 23, I'm wondering, I know you say you…
Mme Ghazal :
Which one?
Journaliste :
Sorry, mental health.
Mme Ghazal :
23, that you said, because you speak
very quickly.
Journaliste :
23, I'm sorry, yes, too many numbers.
I'm wondering what are the details of the bill that you take issue with, and
what would need to be fixed for Québec solidaire to be ready to vote for it?
Mme Ghazal :
Well, there's a lot of details, and
this law is having a very big impact on the mental health of people and it's
important to make sure to protect the society, to have the balanced between
protecting the society, but also to protect people who are suffering of mental
diseases. If you want the very, very detail and you have… you want more answers
on details issues on this bill, I prefer that you speak with Andrés Fontecilla.
Journaliste :
And you feel like there hasn't been
time to go through these details?
Mme Ghazal :
For us, we are going to ask the
questions and to put amendements and to make our work. And if there's no time,
there's no time. It's not our fault, tt's the government's fault.
Journaliste
:
Merci.
Mme Ghazal : Merci beaucoup.
(Fin à 11 h 23)