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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mardi 9 juin 2026, 11 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Onze heures trois minutes)

Mme Ghazal : Alors, bonjour, tout le monde. On est dans le dernier mile, là, pour cette semaine... cette session et aussi cette législature. Je pense beaucoup aux gens en ce moment qui souffrent de la crise du logement, qui se font mettre dehors. Moi, il y en a beaucoup dans mon comté, il y en a un peu partout. Et ça, ils se font mettre dehors par toutes sortes de stratagèmes illégaux, par les propriétaires. Et ça, malgré le fait qu'on a un moratoire contre les évictions. Les reprises du logement pour, par exemple, la famille du propriétaire, et tout ça, c'est toujours permis, bien sûr. Mais, on l'a vu, il y a eu une série d'articles, puis on en voit beaucoup depuis très longtemps, des gens qui, malgré ça, se font mettre dehors, parce que supposément que le propriétaire veut mettre quelqu'un de sa famille, puis finalement, les quelques locataires qui ont le courage, le temps et la détermination de se battre pour leurs droits, des fois ça peut prendre jusqu'à cinq ans, se rende compte que finalement tout ça était illégal, puis que l'objectif du propriétaire c'était seulement de faire des rénovations puis de louer deux ou trois fois beaucoup plus cher que le loyer d'avant. Donc on est en pleine crise.

Le moratoire sur les évictions se termine l'année prochaine, mais, la réalité, c'est que les avis d'éviction vont commencer à pleuvoir de façon énorme, parce que les propriétaires qui veulent évincer ont un «backlog» de trois ans avant d'évincer le monde. Ça va tout pleuvoir pendant l'automne jusqu'à décembre, c'est ça que les locataires vont recevoir. Puis qu'est-ce qu'on va faire pendant l'automne? Bien, on va être en campagne électorale puis on va être... les yeux vont être tournés vers le nouveau gouvernement. Et je trouve ça extrêmement déplorable. Moi, ça fait plusieurs fois que j'interpelle Christine Fréchette pour lui dire : Il ne faut pas attendre, il faut prolonger le moratoire. On a été capables de le faire en 2024 parce que la situation était urgente. La situation est toujours aussi catastrophique, elle est toujours aussi urgente. Qu'est-ce qu'elle attend? Donc, attendez-vous à ce que je l'interpelle.

Puis, en ce moment, vous regardez les différentes commissions, il y a la commission parlementaire qui étudie le projet de loi n° 22, un omnibus sur les municipalités. Très possible de seulement mettre un article pour prolonger le moratoire, c'est ce que... c'est ce qu'on va faire aujourd'hui, là, on va déposer un amendement pour prolonger le moratoire.

Journaliste : Parlant d'amendement, Mme Ghazal, vous avez déposé plusieurs amendements sur le projet de loi n° 23, si je ne m'abuse. Est-ce que vous voulez qu'ils passent d'ici la fin de la session?

Mme Ghazal : Le projet de loi n° 23 touche une question très, très importante et sensible, qui est la question de la santé mentale. Donc, c'est important d'étudier ça comme il faut. Le gouvernement a déposé le projet de loi il n'y a pas très longtemps, et là, il est minuit moins une, ça fait que ce n'est pas vrai qu'on va adopter n'importe quoi, n'importe comment. C'est quand même la vie de gens, c'est important d'écouter l'avis des experts. Donc, c'est Andrés... c'est mon collègue Andrés Fontecilla qui est sur la commission parlementaire puis il fait son travail de parlementaire. On ne va pas accepter n'importe quoi comme ça à la... ce n'est pas ça que les Québécois s'attendent de nous.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Parlez en français, s'il vous plaît.

Journaliste : ...

Mme Ghazal : Attendez, c'est qui, Victor? Moi, je ne sais pas trop qui... C'est vous? Oui.

Journaliste : Est ce que c'est du filibuster?

Mme Ghazal : C'est notre travail. On fait notre travail, qui est d'adopter un projet de loi qui va toucher quand même la vie de gens. Moi, dans ma famille, il y a des gens qui ont été obligés d'utiliser le P-38, puis je vous dis que ce n'est pas jojo. Donc, il faut le faire de façon sensible, poser des questions, écouter les experts, écouter tout le monde. Et il y a un équilibre... une question d'équilibre à avoir là-dedans, ça fait qu'on ne va pas adopter n'importe quoi juste parce que le gouvernement s'est pris trop à la dernière minute.

Journaliste : Donc, est que ce serait une catastrophe si le projet de loi n'était pas adopté à la fin de la session?

Mme Ghazal : Ce qui serait une catastrophe, c'est d'adopter n'importe comment, puis après ça de s'en mordre les doigts. Donc, on va faire le travail, puis, si ça ne l'est pas, nous, c'est sûr que c'est quelque chose qu'on trouve que c'est important qui soit discuté, notamment en campagne électorale, pour voir comment est-ce qu'on peut régler et trouver des solutions pour cet enjeu de société important.

Journaliste : ...qu'il prévoit dépenser pour la construction d'un TGV. Doit-il utiliser cet argent-là plutôt à rénover des routes et des hôpitaux comme le propose le Parti québécois?

Mme Ghazal : Moi, j'ai été extrêmement surprise ce matin d'entendre la position du Parti québécois. C'est comme s'il y avait comme un choix manichéen : ou réparer nos infrastructures qui tombent en ruine ou avoir du transport en commun structurant, un train. Moi, je pense que ça manque beaucoup d'ambition de la part du Parti québécois, de nous... de mettre le choix de cette façon-là. Pour nous, à Québec solidaire, c'est important de faire les deux. On a besoin de trouver des solutions en ce XXIe siècle, là, on est vraiment, vraiment en retard, de rentrer dans la modernité comme ça se fait ailleurs dans le monde, où est-ce qu'on développe du transport en commun structurant, rapide, efficace, abordable. C'est très important.

Maintenant, j'ai écouté les agriculteurs, puis les agriculteurs, ils ne demandent pas de le retirer, là. Ils ne disent pas : On ne veut pas de projet. Ce qu'ils demandent, c'est peut-être d'utiliser les emprises existantes pour permettre aux gens de se déplacer sans nuire aux terres agricoles. Donc ça, ce serait quelque chose qui doit être étudié.

Est-ce qu'on est 100 %, à Québec solidaire, d'accord avec tous les détails... tous les détails du projet de TGV du fédéral? Non. C'est important de... Tu sais, il va passer sur notre terrain, sur notre territoire, donc, le dernier mot, c'est au Québec de le dire, comment est-ce qu'on veut qu'il passe, puis que ça respecte nos terres agricoles, ça respecte nos lois, ça respecte notre volonté. Mais le transport en commun aujourd'hui, là, en 2026, le transport collectif, efficace, rapide, qui permet aux gens de laisser leur voiture puis de se déplacer rapidement partout sur le territoire du Québec et ailleurs, bien, ce n'est pas juste un transport important pour l'environnement, c'est aussi un projet important économiquement pour le développement économique du Québec. Donc, de... de dire : On le retire, on ne veut rien savoir puis on préfère réparer nos routes, bien non. À Québec solidaire, on va faire les deux. On a de l'ambition.

Journaliste : ...pensez-vous que, si on se retire du projet, le Québec pourrait mettre la main sur l'équivalent de sa contribution à l'enveloppe du TGV?

Mme Ghazal : Bien, ça aussi, c'est une aberration comme position du Parti québécois. Je veux dire, on... ce n'est pas comme un projet sur les CPE ou un projet où le gouvernement du Canada est allé sur un... Tu sais, il a... il a ouvert un projet en santé, par exemple, ou tout ça. Là, je comprends, oui, nous, on veut notre... avoir notre argent. Mais c'est parce qu'on ne va jamais toucher à cet argent-là s'il n'y a pas de projet. Parce que, s'il ne passe pas, ici, au Québec, il n'y en a pas, de projet. C'est terminé. Ça fait qu'on va tout perdre, et le... et la solution, et les projets, et l'argent. On va tout perdre. N'importe quoi, comme proposition.

Journaliste : ...il n'y a pas d'«opting out» sur le... sur ce projet-là, dans le fond?

Mme Ghazal : Bien non, c'est ça, il n'y a pas de... c'est en anglais que ça se passe aujourd'hui, «opting»...

Journaliste : Ah non, mais c'est la journée, là. C'est...

Mme Ghazal : OK! C'est votre journée anglais!

Journaliste : ...le projet qui est sur la table actuellement ou en tout cas le tracé qu'Alto pourrait présenter, il ne fait pas votre affaire non plus.

Mme Ghazal : Bien, c'est-à-dire qu'on écoute les gens parce qu'il va passer sur le territoire des terres agricoles, puis on sait que les agriculteurs, on a encore très frais en notre mémoire ce qui s'est passé à Mirabel, où on a exproprié des terres agricoles. Ce n'est pas comme s'il en pleuvait puis on en manquait. Donc, c'est important qu'ils soient autour de la table puis que cette... En plus, c'est une entreprise... c'est PPP, là, c'est projet... partenariat public-privé. Vous savez, à Québec solidaire, on est contre ce type de développement là. Donc, il y a des solutions. C'est possible de trouver des solutions sans empiéter sur notre territoire n'importe comment en enlevant des terres agricoles. Ayons une discussion intelligente. Mais le développement du transport, du transport et de train, bien, c'est important pour le développement économique du Québec, là. On est en retard, là, on est juste en 2026.

Journaliste : ...Ghazal, et vous parlez d'un projet de loi structurant, un projet de loi de transport en... vous parlez de transport en commun, de développement de transport en commun, pourquoi vous retardez Q-5 actuellement?

Mme Ghazal : Q-5, c'est aussi mauvais que C-5, au fédéral, où est-ce qu'on utilise et on instrumentalise le développement économique et l'inquiétude des gens face à l'incertitude économique qu'on vit aujourd'hui pour, après ça, décider de mettre de côté toutes nos lois environnementales et toutes les consultations qu'on doit faire avec les Premières Nations et les Inuits, et aussi faire du travail en catimini, c'est-à-dire en cachette, de développer des projets. Vous savez... Vous savez, Steven Guilbeault...

Journaliste : ...Girard. Vous allez le bloquer, là?

Mme Ghazal : ...Steven Guilbeault, il a mis de côté sa carrière pour C-5, parce que c'est un environnementaliste... Pardon?

Journaliste : Q-5, vous allez le bloquer aussi, là? Le PL 5?

Mme Ghazal : On va... On fait notre travail. On ne va pas accepter de... n'importe quel projet de loi. On l'a vu, les groupes écologistes aujourd'hui aussi sont sortis pour dire... En fait, moi, ce que j'ai... j'ai lu de leurs... de leurs critiques par rapport au projet de loi cinq, c'est : C'est Northvolt, 17933tous les jours, hein? On va dire : C'est du développement économique, c'est important. On a besoin de n'importe quel projet, on se ferme les yeux, n'importe quel projet, on veut que l'argent arrive et là on met de côté les consultations, on affaiblit le BAPE, qui est une fierté québécoise, ça fait partie de notre identité québécoise, le BAPE, qui existe depuis les années 70, on enlève toutes les consultations, tout, et ça devient le pouvoir discrétionnaire d'un superministre d'un gouvernement qui décide que, lui, il veut un Northvolt à tous les jours. Ça ne sera pas bon ni pour l'environnement, ni pour la société, ni pour l'économie.

Journaliste : J'écoutais M. Grandmont hier puis il disait qu'on ne respecte pas le principe de précaution dans ce projet de loi là. En même temps, est-ce qu'on ne l'a pas un peu trop respecté? On voit tous nos projets, ils sont toujours bloqués, ils sont toujours... il y a toujours beaucoup... toute la classe politique semble nous dire que ça va toujours trop lentement. Est-ce qu'on n'a pas été trop dans le sens du principe de précaution?

Mme Ghazal : Non pas du tout. Non, malheureusement pas du tout. Vous le voyez, en ce moment, tous les... toutes les lois, toutes les cibles environnementales qu'on a sont en train d'être démantelées une à la suite de l'autre, comme si les changements climatiques étaient terminés, alors qu'on est en plein les pieds dedans. Et c'est notre responsabilité, comme élus, de nous assurer d'avoir un avenir pour la planète, mais ce qu'on demande, c'est de faire les choses intelligemment. Et on est capable, on est capable de faire avancer des projets économiques, de développement économique. La transition écologique et énergétique de notre économie, c'est le plus beau projet de société qu'on ne peut jamais avoir. Et ça, on peut aller de l'avant. Puis c'est quelque chose qu'on a fait.

On était sur le bon chemin jusqu'à ce que le gouvernement nous dise : Ah! Trump est arrivé. Le fédéral décide de reculer sur l'environnement. Donc, on fait n'importe quoi aussi au Québec. Ce n'est pas ça, le Québec.

Journaliste : Sur l'utilisation du terme «personne menstrue», on a vu le malaise chez les libéraux la semaine dernière à raison d'une pétition. Qu'est-ce que vous, vous utilisez? Qu'est-ce qu'il faut utiliser, selon vous, dans la société?

Mme Ghazal : Moi, je dis : Femme menstruée, personne menstruée. Vous savez, moi, je suis une femme, mais je n'ai plus mes menstruations. Désolée de vous faire cette confidence aujourd'hui. Donc, je suis quand même une femme, même si je n'ai pas mes menstruations. Je ne sais plus trop. Ça fait que, pour moi, c'est comme un faux débat. Ce n'est pas...

Ce qui est important, là, ce qui est important, c'est de s'assurer que les femmes et les personnes, peu importe comment elles veulent s'appeler, qui ont leurs règles puissent avoir les produits gratuitement. Nous, c'est dans nos propositions, dans différentes campagnes électorales, et ça va l'être aussi. Puis ça ne coûte pas vraiment cher, ça existe ailleurs. Je me rappelle, on avait chiffré le montant, là, ce n'était pas si cher que ça. Puis on permet une égalité à tout le monde, surtout avec la crise du coût de la vie en ce moment, où il y a des femmes qui sont obligées d'utiliser des papiers de toilette quand elles ont leurs règles. C'est inacceptable. C'est de ça qu'on devrait être en train de parler aujourd'hui.

Journaliste : Sur les boissons énergisantes, il y a des consultations en ce moment. Je ne sais pas si vous avez eu le temps d'écouter, là, mais est-ce que c'est éclairant pour vous ou c'est plus un passage obligé, là?

Mme Ghazal : C'est très important. Moi, je ne me tannerai jamais d'écouter les scientifiques nous parler. Il y a un consensus scientifique sur le fait que, pour protéger nos jeunes de 16 ans et moins, on doit interdire les boissons énergisantes. L'INSPQ aujourd'hui qui l'a dit, les experts l'ont déjà dit, et là ils le redisent. Et j'invite Éric Duhaime à bien, bien écouter les experts quand ils parlent.

Journaliste : Qu'est-ce que vous avez pensé du témoignage de la représentante de l'Association canadienne des boissons, là, qui est venue dire que le projet de loi devrait être retiré parce qu'il ne repose pas sur la science, qu'il n'y a aucun danger pour les adolescents en santé de prendre des boissons énergisantes, etc.?

Mme Ghazal : Évidemment, c'est le lobby des boissons énergisantes. C'est ça, leur job, c'est de venir puis nous dire que c'est... il ne faut pas l'interdire. C'est leur travail à eux comme lobby, c'est à ça qu'on s'attend.

Maintenant, de la part des élus à l'Assemblée nationale, représentants de la population, nous devons... nous avons la responsabilité, nous, de penser au bien commun et à la santé des enfants.

Journaliste : C'est bien, l'information objective, scientifique et tout ça, mais, pour la carte électorale, on a quand même la Commission de représentation électorale qui a fait un travail justement le plus objectif possible, puis là, bien, les élus vont mettre ça de côté. Pourquoi vous participez à cette, donc, mise de côté vraiment d'un travail objectif?

Mme Ghazal : Parce que c'est important de garder la Gaspésie et le comté qu'on va perdre dans l'est de Montréal. Et la vraie solution, nous, on a toujours été clairs depuis la fondation de Québec solidaire, la vraie, vraie solution pour une meilleure représentativité électorale, et c'est important pour notre démocratie, c'est la réforme du mode de scrutin. C'est sûr que c'est ça. Sauf qu'en ce moment, on n'est pas encore dans un gouvernement de Québec solidaire, un gouvernement de Québec solidaire réformerait pour vrai, ça ne sera pas juste une promesse électorale, mais on le ferait, la réforme du mode de scrutin, et là tous ces problèmes-là seraient réglés. En ce moment, on se retrouve dans cette situation-là à cause du gouvernement donc, il y a un consensus entre tous les élus. Je trouve ça dommage, ce que M. Youri est en train de faire. Il a le droit. Il a tout à fait le droit, mais ce n'est pas la bonne solution.

Journaliste : ...retarder assez?

Mme Ghazal : On va suivre les choses. J'espère fortement qu'on va sauver le comté de la Gaspésie, parce que ce serait une injustice pour les gens de la Gaspésie.

Journaliste : ...organisation électorale, actuellement, est-ce que vous imprimez des feuillets pour les comtés dont vous n'êtes pas sûr, là, qu'ils vont exister ou... Tu sais, ça doit...

Mme Ghazal : Il faudrait que je demande au parti, mais je sais qu'on est comme en préélectorale, on imprime des choses, par exemple dans mon comté, avec ma photo sûrement.

Journaliste : Mais, merci, ça, ça va exister, mais les autres, là?

Mme Ghazal : Je ne le sais pas, il faudrait que je regarde.

Journaliste : Concernant la pénurie d'eau, notamment en Montérégie, il y a des municipalités, des universitaires aussi, qui demandent la tenue d'un BAPE, là, pour faire le portrait de cette pénurie-là au Québec. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

Mme Ghazal : Oui, totalement d'accord. Absolument. C'est un enjeu fondamental, hein, l'or bleu, donc d'avoir une consultation large sur l'utilisation de notre eau qui... ce serait absolument important. Malheureusement ça prend... le BAPE ne peut pas lui-même initier ou il peut le faire aussi, mais ça prend... s'il y avait une mobilisation, moi, j'avais déjà déposé, je m'en rappelle, il y a longtemps, en 2019, un projet de loi pour que, quand il y a une pétition signée par un certain nombre de citoyens, citoyennes dans différentes régions, qu'ils puissent y avoir un BAPE, comme ça, générique, et non pas attendre après le gouvernement. Mais je suis totalement d'accord avec la société civile.

Journaliste : ...Cour suprême du Canada dit qu'une décision pourrait être rendue avant l'élection concernant la loi 21. Est-ce que vous aimeriez ça, vous, savoir ce que le plus haut tribunal du pays a à dire sur ce sujet-là avant d'aller aux urnes?

Mme Ghazal : Peu importe ce qui va à dire, pour nous, ce qui est très, très important à Québec solidaire, s'il y a un gouvernement de Québec solidaire, c'est de faire respecter la charte québécoise sur les droits et libertés, c'est celle qui prime, c'est celle qui arrivera en premier, c'est celle-là qu'on veut faire... qu'on veut garder, qu'on veut protéger par rapport à toutes les lois du Québec.

Journaliste : ...quand même, qu'une décision soit rendue. Est-ce que ça éclaircirait le débat, pendant la campagne, que la Cour suprême tranche, là?

Mme Ghazal : Non, peu importe.

Journaliste : Non, vous ce n'est pas... OK.

Journaliste : On the PQ and the Alto train, what surprised you about this position?

Mme Ghazal : Yeah. I'm very surprised about the position of the PQ on the TGV. I don't understand why they are saying that Quebecker should make a choice between trains, or between repairing our infrastructure. At Québec Solidaire, we have ambition, and it's important for us to have solutions for people to use train and to go very fastly and in an efficient manner everywhere in Quebec. It's also important for environment, it's important for the economical development of Québec. Now, what's also very important is for the company to listen to the agriculture, because they have solutions to avoid... to not have an impact on their... terre agricole.

Journaliste : Their agricultural land.

Mme Ghazal : Yeah. It's important to this project, not having an impact, a negative impact, on the agricultural land. So, there are other solutions, so for all the way this... the train will be developed in Quebec, we as Quebecker, we have the last word to do about it, and we need to decide. But  it's not a good thing to send the message that we want to stop this project. It's not the good message to send.

Journaliste : So, you think the PQ lacks ambition, or... Is that what you said?

Mme Ghazal : The PQ lacks ambition for the public transportation.

Journaliste : ...to the rest of the week, consultations on the energy drink law happening right now. Is there enough time to pass everything that's up to be passed in the next four days?

Mme Ghazal : It's impossible to pass all what the government wants us to pass. It's impossible because they work like at the... at the last minute. We as MNAs, we have the responsibility to study the law that we have and to do our job in a rigorous manner.

Journaliste : Do you think it could have been done if there was the same Premier from the start of this session in February to now?

Mme Ghazal : You are speaking about all the project, or only the...

Journaliste : Everything left, without an interruption.

Mme Ghazal : Maybe. It's hard to say because, us, our objective is not to follow the agenda of the government, our objective is to have solutions for the people, for the crisis housing, for the cost-of-living crisis, and for this we will have other law. Now, 17933our job as and opposition is to do our work, and we will not be rushed just because the government stops this during the session.

Journaliste : Also, I'm wondering what you make of the premise of the PQ's argument that Québec, if it wanted to, I know you don't think… but it I wanted to, could block this project and then get that money from Ottawa. Do you think that's actually something the government can do?

Mme Ghazal : This is a joke. This argument is a joke because this money, we will not have it because there will be no project. If we block the project, there is no project. So, there's no money.

Journaliste : …Bill 23, I'm wondering, I know you say you…

Mme Ghazal : Which one?

Journaliste : Sorry, mental health.

Mme Ghazal : 23, that you said, because you speak very quickly.

Journaliste : 23, I'm sorry, yes, too many numbers. I'm wondering  what are the details of the bill that you take issue with, and what would need to be fixed for Québec solidaire to be ready to vote for it?

Mme Ghazal : Well, there's a lot of details, and this law is having a very big impact on the mental health of people and it's important to make sure to protect the society, to have the balanced between protecting the society, but also to protect people who are suffering of mental diseases. If you want the very, very detail and you have… you want more answers on details issues on this bill, I prefer that you speak with Andrés Fontecilla.

Journaliste : And you feel like there hasn't been time to go through these details?

Mme Ghazal : For us, we are going to ask the questions and to put amendements and to make our work. And if there's no time, there's no time. It's not our fault, tt's the government's fault.

Journaliste : Merci.

Mme Ghazal : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 23)

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