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(Neuf heures quinze minutes)
Mme Blanchette Vézina
: Bonjour,
tout le monde! Bonjour! Contente d'être avec vous aujourd'hui. Hier, à l'Assemblée
nationale, on a reçu la Fédération canadienne des contribuables qui porte une
pétition qui a retenu... qui a été signée, pardon, pour... par 52 740
Québécois, confirmé que ce sont des Québécois, qui réclament l'abolition de la
taxe carbone du Québec pour plusieurs bonnes raisons, mais notamment, vous le
savez, là, les Québécois, en ce moment, vivent des moments difficiles :
hausse du coût de la vie, hausse des loyers, inflation importante,
particulièrement dans l'alimentation. La première ministre a donc reçu... On
lui a fait livrer ces 52 000 signatures à son bureau et on compte
déposer une motion à l'Assemblée nationale pour que le gouvernement s'engage à
abolir la taxe carbone du Québec, pour donner un répit aux contribuables, à
tous les contribuables québécois.
Le gouvernement a reconnu que
cette taxe avait un impact négatif en remboursant... en la remboursant pour les
agriculteurs. On pense et on est convaincu, en fait, qu'elle devrait être
abolie complètement. Puis c'est une iniquité avec le reste du Canada. On est
les seuls contribuables au Canada à payer cette taxe carbone. Et vous voyez l'effet
que ça pourrait avoir en termes d'économie par mois par rapport aux mesurettes
que le gouvernement a annoncées récemment, on parle de 40 $ par mois, et
ça, c'est pour un véhicule, si je ne m'abuse. Donc, pour deux véhicules, on
peut doubler. Et ça, ça peut avoir un effet très positif également sur l'ensemble
des coûts, parce que le transport... l'essence a un impact sur les coûts de
transformation. Ça se ressent dans toutes les sphères de la société. Alors, l'impact
serait direct dans les poches des Québécois. Il reste peu de temps pour le
gouvernement pour agir, mais on est convaincus et on espère qu'ils entendront
raison et aboliront cette taxe carbone.
M. Duhaime (Éric)
: Merci
beaucoup, Maïté. Puis je veux un peu continuer là-dessus, sur la taxe carbone,
parce que c'est quand même un heureux revirement, on finit la session en
parlant du fait que le gouvernement va rembourser la taxe carbone uniquement
aux agriculteurs. Puis, il y a un an, quand on disait qu'il y avait une taxe
carbone, les quatre autres partis nous disaient qu'on était des menteurs, qu'il
n'y a pas de taxe carbone au Québec. Ça fait que je ne sais pas, s'il n'y a pas
de taxe carbone, je me demande pourquoi, aujourd'hui, le gouvernement sent le
besoin de rembourser des agriculteurs pour la taxe carbone. Je pense que les
idées conservatrices ont fait du chemin sur cet enjeu-là comme d'autres.
Moi, je veux plus vous amener sur le projet de loi
3, parce que la session, évidemment, s'achève, hein, il reste 48 heures,
et je crains que la CAQ finisse la session en démontrant son incompétence et
son manque de respect pour la démocratie.
Le projet de loi 3, c'est le projet où les
députés tripotent la carte électorale à des fins partisanes et déterminent
eux-mêmes les limites des circonscriptions, ce qui va en totale contravention
des règles démocratiques élémentaires et des lois québécoises. Ce qui est
encore plus grave, c'est que la CAQ a la complicité dans ces basses œuvres du
Parti québécois, du Parti libéral du Québec et de Québec solidaire. Je veux
vous citer ce que le directeur général des élections a écrit au cours des
derniers jours, et je le cite :
«Malgré l'avertissement récent de la Cour
suprême, les élus proposent de remplacer la carte établie à la suite d'un
processus indépendant exempt de considérations électoralistes par une carte
répondant à des motifs politiques.»
Fin de la citation.
C'est quand même quelque chose d'excessivement
grave à moins de quatre mois des élections, à moins de trois mois du
déclenchement de la campagne électorale, alors qu'on ne sait même pas si
Élections Québec aura le temps de se revirer de bord pour véritablement ajuster
des circonscriptions puis changer les limites d'un paquet de comtés. C'est
très, très préoccupant. Puis je trouve que ça se fait beaucoup dans la quasi-indifférence,
c'est ça qui me préoccupe aussi présentement, parce que c'est probablement, en
tout cas, sur un aspect démocratique, l'élément le plus important par rapport aux
19 projets de loi qui reste encore à adopter.
C'est sûr que, pour nous, là, on vient de
parler de la taxe carbone, puis c'est un exemple, là, mais l'enjeu numéro un
pour les Québécois présentement, c'est le coût de la vie, puis c'est normal
parce que tout le monde a de la misère avec les fins de mois.
Cela étant dit, avant d'être de droite ou
de gauche, avant d'être conservateurs, libéraux, péquistes, caquistes ou
solidaires, avant d'être autonomistes, fédéralistes ou souverainistes, il faut
qu'on soit tous des démocrates ici, à l'Assemblée nationale. Puis je me
souviens du 22 mars 2011, parce que Sylvie Roy, c'était une amie, l'ancienne
députée de Lotbinière qui... dont la circonscription disparaissait à la suite d'un
redécoupage comme celui d'aujourd'hui, s'était levée à l'Assemblée nationale,
puis plutôt qu'essayer de tripoter de façon antidémocratique les règles comme
ils font présentement, elle s'était levée, elle avait déposé une motion qui se
lit comme suit :
«Que l'Assemblée nationale réitère la
primauté de l'institution qu'est le Directeur général des élections pour la
délimitation de la carte électorale délimitée par un projet de loi... délimité
par un projet de loi plutôt que par le DGEQ serait illégitime.» Fin de la
motion adoptée à l'unanimité.
Parmi les députés qui ont voté en faveur
de cette motion-là, je note François Bonnardel, qui est aujourd'hui leader du
gouvernement, je note Bernard Drainville, qui était à l'époque péquiste, qui est
aujourd'hui ministre de l'Économie de la CAQ, je note Pascal Bérubé, député
péquiste, qui était à la même tribune où je me trouve il y a quelques minutes,
je note Filomena Rotiroti, la députée libérale. Puis aujourd'hui, je me demande :
Est-ce que ces gens-là vont avoir le culot de se lever dans la honte pour voter
en faveur de la carte électorale proposée par les députés, ou est-ce qu'ils
vont rester fidèles à la motion qu'ils avaient adoptée à l'unanimité il y a 15 ans?
Pour moi, ce n'est rien de moins qu'un
chaos à la démocratie que la CAQ s'apprête à donner si jamais ce projet de loi
là est adopté. C'est une très laide fin de régime parlementaire pour la CAQ, et
je le leur tends la main aujourd'hui pour leur dire d'arrêter ce cirque. Vous
savez, on n'arrête pas de dire qu'il faut craindre la dérive antidémocratique,
ce qui se passe au sud de nos frontières, on est en train de faire exactement
ce qu'on dénonce, ce qui se passe chez nos voisins aujourd'hui. Donc, le «gerrymandering»,
là, ce n'est pas... ce n'est pas acceptable dans aucune autre démocratie puis ça
ne l'est surtout pas ici au Québec, dans une... un des parlements continus, là,
les plus historiques. Et j'espère que les parlementaires des autres partis, là,
j'ai vu que ce qui s'est passé avec Youri Chassin en commission parlementaire
hier, là, j'espère qu'ils vont arrêter, là, le cirque et qu'ils vont revenir
des démocrates, ils vont redevenir des démocrates rapidement.
Sur ce, on va prendre maintenant vos
questions.
Journaliste : ...conservateur
reculerait sur ça? Tu sais, est-ce que vous rameniez... Vous allez ramener à
125?
M. Duhaime (Éric) : Mais, de
toute façon, que ce soit un gouvernement conservateur ou non, là, on a des lois.
Il va falloir que soit que le gouvernement change les lois... Parce que là on
va en contravention des lois qu'on a nous-mêmes adoptées en tant qu'Assemblée
nationale, là. Donc, il va falloir décider : Est-ce qu'on change la loi? Parce
qu'il était obligé, là, d'avoir un découpage. C'est normal. À toutes les deux
élections, il y a un... il y a une... il y a une définition, il y a une
nouvelle définition de la carte électorale. Ils viennent de se faire débouter
par la Cour suprême. Ce qu'ils font aujourd'hui, pourquoi ce serait plus légal
que ce qu'ils ont fait il y a quelques mois?
Puis est-ce qu'ils ont le temps? Ça, c'est
l'autre élément, là. Est-ce qu'on a le temps même d'aller en élection le 5 octobre,
alors qu'on ne sait toujours pas combien il y a de comtés ni c'est quoi, la
carte électorale? Qu'est-ce qui arrive si, demain matin, les représentants de
la Commission de la représentation électorale décident de démissionner en bloc
parce qu'ils sont dégoûtés par l'attitude antidémocratique que s'apprête à
adopter l'Assemblée nationale parce qu'on leur enlève totalement leur fonction.
En fait, ils deviennent complètement inutiles dans le processus. Comment on va
procéder?
Donc, moi, je pense qu'il y a des enjeux présentement,
là, très, très graves, puis ça... dénote aussi, l'incompétence actuelle du
gouvernement, là, qu'on soit à deux jours avant la fin du Parlement puis qu'on
soit pris dans ce problème antidémocratique là, ça démontre vraiment comment
ils se sont traîné les pieds, comment ils ont été lâches, comment ils n'ont pas
respecté le processus. Écoutez, ils ont fait même des appels entre partis
politiques, là, pour négocier qu'est-ce qu'ils allaient faire à la carte. Sérieusement,
là, c'est honteux, pas juste pour un parti, pour l'ensemble du Québec. Ce qui
est en train de se produire, là, il faut se réveiller puis je trouve que ça se
passe beaucoup trop dans l'indifférence, parce que c'est un enjeu
extraordinairement important qui touche au fondement même du modèle démocratique
québécois.
Journaliste : ...Y reste-tu
une possibilité de faire obstruction là-dedans, là, de votre côté, ou...
M. Duhaime (Éric) : Écoutez,
on va voir qu'est-ce que le gouvernement va faire, là. Ce que j'ai compris,
c'est qu'aujourd'hui il n'est pas appelé, là, il n'est pas... en tout cas, pour
l'instant, là, il n'est pas... il n'y aura pas de vote sur cet enjeu-là. Je ne
sais pas c'est quoi l'agenda parlementaire. Je ne sais pas ce que le leader
parlementaire du gouvernement, François Bonnardel, qui avait voté pour la
motion il y a 15 ans, je ne sais pas qu'est-ce qu'il va faire, comment il
va mettre ça au feuilleton, mais moi, je leur lance un appel, là, il reste
48 heures, là. Il faut s'assurer que ce projet de loi là meurt au feuilleton.
Journaliste :
M. Duhaime, avez-vous hâte d'être élu pour pouvoir faire des missions
interparlementaires?
M. Duhaime (Éric) : Pas
nécessairement. Je ne pense pas que ma priorité... Ma priorité, ce n'est pas de
voyager à travers le monde. Je l'ai fait. J'ai déjà travaillé puis vécu à
l'étranger. Ma priorité, c'est de représenter les Québécois à l'Assemblée
nationale.
Journaliste
: ...à
l'aise avec les missions interparlementaires, 20 000 $ pour deux jours de
billets d'avion?
M. Duhaime (Éric) :
Bien, écoutez, je pense que... j'ai vu que c'était 20 000 $, des billets
d'avion. J'ai trouvé ça extraordinairement cher. Puis je me demandais si ça
n'aurait pas pu être fait en Zoom, là. Je pense qu'on est en... on est en 2026,
là, on l'a vu en commission parlementaire hier, là, on a eu des témoins qui ont
comparu via Zoom puis ça a très bien été. C'est difficile de comprendre comment
deux personnes peuvent dépenser 20 000 $ pour une conférence... avant que
vous écriviez là-dessus, on n'en avait jamais entendu parler.
Mme Blanchette Vézina : Pour
avoir été déjà dans des missions qui peuvent être importantes, il y a toujours
un objectif clair. Moi, j'aimerais ça comprendre l'objectif puis qu'est-ce
qu'il ressort de ces rencontres-là au-delà de la diplomatie, disons,
parlementaire. Mais pour avoir fait ce genre de déplacement là, effectivement,
on a droit, comme parlementaires, à un... pour un vol... pour un vol de
12 heures, je crois, aller en classe affaires. Mais moi, personnellement,
quand j'avais cette possibilité-là et que le billet d'avion était à ce prix-là,
jamais je n'ai pris un billet d'avion en classe d'affaires, parce que je me...
je sais que ça vient des contribuables québécois et, pour moi, ce n'est pas une
dépense justifiable. Je ne ferais pas cette dépense-là personnellement. Puis je
ne pense pas que c'est une bonne dépense, parce qu'on y a droit, de dire oui à
chaque fois.
Journaliste : Donc, elle a
manqué de scrupule, Mme Soucy?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense que chacun peut faire preuve de jugement. C'est une dépense qui... qui
provient des... des contribuables. C'est des fonds qui proviennent des
contribuables. Moi, à chaque fois qu'il y a une dépense, je m'assurais qu'elle
était pertinente puis que ce n'était pas, à mon avis, surévalué.
Journaliste
: Elle a
manqué de jugement?
Mme Blanchette Vézina :
Vous lui poserez la question, mais disons que moi, j'ai non-autorisé une
dépense comme celle-là, lorsque je suis allée en Europe la dernière fois, parce
que je trouvais, justement, que c'était trop dispendieux.
Journaliste : ...interdire
aux parlementaires de prendre la classe affaires?
Mme Blanchette Vézina : Je
ne pense pas que c'est l'interdiction. Je comprends que parfois ça peut être
nécessaire, mais, ceci étant dit, à ce prix-là, je pense qu'effectivement il y
a... c'est une question de... de jugement, là.
Journaliste : Concernant le
projet... concernant les boissons énergisantes, qu'est-ce que vous pensez du
fait qu'il y a des députés indépendants qui s'opposent à ce projet de loi là,
alors que... après que vous avez un peu mangé le feu la semaine passée?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
écoutez, de un, je pense... et, encore une fois, si on en est là aujourd'hui,
c'est parce que la CAQ a négligé d'agir avant. La ministre est ministre depuis
septembre. Le rapport est disponible depuis 2023 et, aujourd'hui, en vitesse...
la semaine dernière, en vitesse, ils souhaitent qu'on adopte ce projet de loi
là. C'est ce qu'on décriait, nous. On a au moins réussi à aller chercher des
consultations particulières. Ce qu'on a entendu en consultations particulières
a soulevé des inquiétudes auprès des députés indépendants, des inquiétudes
légitimes qu'ils ont exprimées hier.
Mais, encore une fois, je pense que la CAQ
est la seule coupable, dans ce dossier-là, d'accélérer un processus, alors que,
s'ils avaient fait le processus parlementaire il y a quelques mois, en janvier,
par exemple, en décembre, on n'en serait pas là aujourd'hui. Le projet de loi
aurait pu cheminer, on aurait pu bonifier. Là, aujourd'hui, on veut nous faire
adopter un projet de loi en vitesse, puis ça prend l'assentiment de tout le
monde, c'est normal, mais la CAQ a juste elle à blâmer.
Journaliste : Est-ce que vous
étiez au courant hier, quand vous avez annoncé que vous alliez collaborer,
qu'il pourrait y avoir des indépendants qui bloquent à leur tour?
M. Duhaime (Éric) :
Bien, écoutez, l'objectif, là, pour nous, depuis le début, c'était de s'assurer
que les gens puissent avoir de l'information, que les parlementaires puissent
être informés. Puis il n'y a pas juste des indépendants, hier, que les cheveux
leur ont redressé de sur la tête, là. Il y a des députés de la CAQ aussi. Je ne
sais pas s'ils vont avoir le courage de le dire au caucus, puis je ne sais pas
s'ils vont avoir le courage de voter ou s'ils vont avoir le courage d'aller aux
toilettes pendant le vote. Mais je sais qu'il y a des députés de la CAQ aussi
hier qui se posaient beaucoup de questions, parce qu'à la suite des
consultations, là, on est sortie de là avec plus de questions que de réponses,
là.
Maïté et moi, on a assisté à l'ensemble,
là, des interventions. Tu sais, quand que la Santé publique, là... ce n'était
pas clair à la fin, si c'était le sucre ou la caféine. On n'a pas eu de réponse
claire, on n'a pas eu de réponse claire non plus sur des exemples probants au
niveau international ou des études scientifiques claires non plus. On nous a
parlé aussi beaucoup de marketing, mais ce n'est pas le rôle de la santé
publique de s'occuper du marketing normalement. Donc, il y a beaucoup, beaucoup
de questions qui restent en suspens, toute la responsabilité aussi des
pharmaciens. Je pense que le député de Nelligan a fait un bon travail de
questionner l'Ordre des pharmaciens là-dessus. Comment ça se fait qu'ils n'ont
pas informé les parents des dangers de la caféine mélangée avec le médicament
qui leur était prescrit? On attend encore le début du commencement d'une
réponse. Donc, je pense que... puis même les âges, hein, Santé Canada qui met
ça à 14 ans, le gouvernement du Québec qui sort 16 ans, d'autres
pays... pourquoi qu'ils ont mis 16 ans? Est-ce que c'est parce que
l'enfant qui est dans le cas dont on parle, Zachary avait 15 ans? C'est
pour ça qu'ils n'ont pas mis 14 ans comme Santé Canada. C'est quoi, le
justificatif? On n'a eu aucune raison scientifique pour justifier que l'âge ait
été repoussé de 14 à 16 ans. Donc, je pense qu'on sort de cet exercice-là
avec énormément de questions.
Puis, comme vient de le mentionner Maïté,
ce que ça démontre d'abord et avant tout, c'est l'incompétence d'un
gouvernement en fin de régime qui, depuis trois ans, dort sur un rapport puis
qu'à 72 heures avant la fin de son règne se réveille puis veut faire
adopter en vitesse, puis essaie de faire porter l'odieux sur des députés qui
ont des questions légitimes du fait que son projet de loi est un échec.
Journaliste
: Puis
pourquoi c'est... pourquoi c'est juste des anciens députés de la CAQ qui
s'opposent à ce projet?
M. Duhaime (Éric) : Bien, ce
que j'ai compris, c'est qu'il y a une députée à Chomedey, je ne pense pas
qu'elle est de la CAQ historiquement, là, puis je pense qu'elle aussi elle a
des réserves publiquement ce matin. Donc, je pense que ça déborde de la CAQ,
puis je pense qu'il y a beaucoup de gens qui... il y a beaucoup de gens aussi
qui ont écouté hier, peu importe leur... leur allégeance politique, qui se
posaient des questions sérieuses.
Journaliste
: M. Bérubé
vient de nous dire : Ah! c'est d'ex-caquistes qui veulent s'illustrer en
fin de session.
M. Duhaime (Éric) : Écoutez,
là, M. Bérubé peut dire ce qu'il veut, là. Moi, ce que je constate, là, ce
matin, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui se posent des questions, puis,
j'imagine, qu'ils n'étaient pas au courant qu'il y avait une ancienne députée
libérale qui se posait des questions aussi. Puis je l'invite lui aussi à se
poser des questions. Il devrait écouter un petit peu plus attentivement les
témoignages d'hier, peut-être qu'il aurait plus de questions lui aussi, là.
Journaliste
:
...l'embouteillage de projets de loi, il y en a plein qui vont mourir au
feuilleton. Vous, là, s'il y en avait un qui était prioritaire, qui devrait
être adopté avant tous les autres, ce serait lequel?
M. Duhaime (Éric) : Je pense
que le plus consensuel présentement, c'est peut-être celui de Gabie Renaud, là,
je pense que c'est celui qui a été... oui, c'est ça, c'était celui qui était le
plus consensuel des 19. Maintenant, je ne sais pas c'est... on ne sait pas dans
quel ordre ils vont les mettre. Je... ce n'est même pas clair au moment où on
se parle.
Journaliste
: ...Gabie
Renaud que vous estimez...
M. Duhaime (Éric) : Bien,
nous autres, on avait appuyé la Constitution. C'est sûr que, là, je ne donne
pas cher de ce projet de loi là à l'heure où on se parle, là, mais je sais que
M. Jolin-Barrette fait encore son lobby dans les corridors. Je ne sais pas s'il
va avoir un minimum de succès, mais je sais qu'il y a des... il y a des partis
d'opposition qui reçoivent des pressions pour celui-là, là, mais c'est celui
qu'on avait officiellement appuyé depuis longtemps.
Journaliste
: …a few words on the ban, the
energy drinks ban. So, visibly, you were now the only ones that had concerns,
there are some other independent MNAs that our showing concerns…
M. Duhaime
(Éric) : And there's also members of the
Government, like there's members of the CAQ that are also… the MNAs who have,
you know, questions about it. I don't know if they're going to come out
publicly and be vocal, but I know that many people today are worried about that
bill, especially about… after what we heard yesterday in… in the commission,
the committee was… you know, we had more questions coming out of the committee
than we had before we went in. I mean, we're still… it's still unclear,
according to Health Québec, if it's an issue with caffeine or sugar, if it's
the marketing, the problem, or if it's the product, the pharmacists, we still
don't know their own responsibility. It should they, yes or no, tell the
patients that there's a danger to have such an energy drink when they mix it
with their medication. So, there's a lot of questions that were unanswered
yesterday. And we see that the bill is far from being complete, and
unfortunately they're going to adopt a bill or they're going to reject a bill
that is completely inappropriate regarding the situation and will not solve the
problem that everybody has at heart.
Journaliste :
All right.Thank you.
M. Duhaime
(Éric) : Thank you so much.
(Fin à 9 h 32)