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Point de presse de Mme Maïté Blanchette Vézina, députée de Rimouski

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Le mercredi 10 juin 2026, 9 h

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures quinze minutes)

Mme Blanchette Vézina : Bonjour, tout le monde! Bonjour! Contente d'être avec vous aujourd'hui. Hier, à l'Assemblée nationale, on a reçu la Fédération canadienne des contribuables qui porte une pétition qui a retenu... qui a été signée, pardon, pour... par 52 740 Québécois, confirmé que ce sont des Québécois, qui réclament l'abolition de la taxe carbone du Québec pour plusieurs bonnes raisons, mais notamment, vous le savez, là, les Québécois, en ce moment, vivent des moments difficiles : hausse du coût de la vie, hausse des loyers, inflation importante, particulièrement dans l'alimentation. La première ministre a donc reçu... On lui a fait livrer ces 52 000 signatures à son bureau et on compte déposer une motion à l'Assemblée nationale pour que le gouvernement s'engage à abolir la taxe carbone du Québec, pour donner un répit aux contribuables, à tous les contribuables québécois.

Le gouvernement a reconnu que cette taxe avait un impact négatif en remboursant... en la remboursant pour les agriculteurs. On pense et on est convaincu, en fait, qu'elle devrait être abolie complètement. Puis c'est une iniquité avec le reste du Canada. On est les seuls contribuables au Canada à payer cette taxe carbone. Et vous voyez l'effet que ça pourrait avoir en termes d'économie par mois par rapport aux mesurettes que le gouvernement a annoncées récemment, on parle de 40 $ par mois, et ça, c'est pour un véhicule, si je ne m'abuse. Donc, pour deux véhicules, on peut doubler. Et ça, ça peut avoir un effet très positif également sur l'ensemble des coûts, parce que le transport... l'essence a un impact sur les coûts de transformation. Ça se ressent dans toutes les sphères de la société. Alors, l'impact serait direct dans les poches des Québécois. Il reste peu de temps pour le gouvernement pour agir, mais on est convaincus et on espère qu'ils entendront raison et aboliront cette taxe carbone.

M. Duhaime (Éric) : Merci beaucoup, Maïté. Puis je veux un peu continuer là-dessus, sur la taxe carbone, parce que c'est quand même un heureux revirement, on finit la session en parlant du fait que le gouvernement va rembourser la taxe carbone uniquement aux agriculteurs. Puis, il y a un an, quand on disait qu'il y avait une taxe carbone, les quatre autres partis nous disaient qu'on était des menteurs, qu'il n'y a pas de taxe carbone au Québec. Ça fait que je ne sais pas, s'il n'y a pas de taxe carbone, je me demande pourquoi, aujourd'hui, le gouvernement sent le besoin de rembourser des agriculteurs pour la taxe carbone. Je pense que les idées conservatrices ont fait du chemin sur cet enjeu-là comme d'autres.

Moi, je veux plus vous amener sur le projet de loi 3, parce que la session, évidemment, s'achève, hein, il reste 48 heures, et je crains que la CAQ finisse la session en démontrant son incompétence et son manque de respect pour la démocratie.

Le projet de loi 3, c'est le projet où les députés tripotent la carte électorale à des fins partisanes et déterminent eux-mêmes les limites des circonscriptions, ce qui va en totale contravention des règles démocratiques élémentaires et des lois québécoises. Ce qui est encore plus grave, c'est que la CAQ a la complicité dans ces basses œuvres du Parti québécois, du Parti libéral du Québec et de Québec solidaire. Je veux vous citer ce que le directeur général des élections a écrit au cours des derniers jours, et je le cite :

«Malgré l'avertissement récent de la Cour suprême, les élus proposent de remplacer la carte établie à la suite d'un processus indépendant exempt de considérations électoralistes par une carte répondant à des motifs politiques.»

Fin de la citation.

C'est quand même quelque chose d'excessivement grave à moins de quatre mois des élections, à moins de trois mois du déclenchement de la campagne électorale, alors qu'on ne sait même pas si Élections Québec aura le temps de se revirer de bord pour véritablement ajuster des circonscriptions puis changer les limites d'un paquet de comtés. C'est très, très préoccupant. Puis je trouve que ça se fait beaucoup dans la quasi-indifférence, c'est ça qui me préoccupe aussi présentement, parce que c'est probablement, en tout cas, sur un aspect démocratique, l'élément le plus important par rapport aux 19 projets de loi qui reste encore à adopter.

C'est sûr que, pour nous, là, on vient de parler de la taxe carbone, puis c'est un exemple, là, mais l'enjeu numéro un pour les Québécois présentement, c'est le coût de la vie, puis c'est normal parce que tout le monde a de la misère avec les fins de mois.

Cela étant dit, avant d'être de droite ou de gauche, avant d'être conservateurs, libéraux, péquistes, caquistes ou solidaires, avant d'être autonomistes, fédéralistes ou souverainistes, il faut qu'on soit tous des démocrates ici, à l'Assemblée nationale. Puis je me souviens du 22 mars 2011, parce que Sylvie Roy, c'était une amie, l'ancienne députée de Lotbinière qui... dont la circonscription disparaissait à la suite d'un redécoupage comme celui d'aujourd'hui, s'était levée à l'Assemblée nationale, puis plutôt qu'essayer de tripoter de façon antidémocratique les règles comme ils font présentement, elle s'était levée, elle avait déposé une motion qui se lit comme suit :

«Que l'Assemblée nationale réitère la primauté de l'institution qu'est le Directeur général des élections pour la délimitation de la carte électorale délimitée par un projet de loi... délimité par un projet de loi plutôt que par le DGEQ serait illégitime.» Fin de la motion adoptée à l'unanimité.

Parmi les députés qui ont voté en faveur de cette motion-là, je note François Bonnardel, qui est aujourd'hui leader du gouvernement, je note Bernard Drainville, qui était à l'époque péquiste, qui est aujourd'hui ministre de l'Économie de la CAQ, je note Pascal Bérubé, député péquiste, qui était à la même tribune où je me trouve il y a quelques minutes, je note Filomena Rotiroti, la députée libérale. Puis aujourd'hui, je me demande : Est-ce que ces gens-là vont avoir le culot de se lever dans la honte pour voter en faveur de la carte électorale proposée par les députés, ou est-ce qu'ils vont rester fidèles à la motion qu'ils avaient adoptée à l'unanimité il y a 15 ans?

Pour moi, ce n'est rien de moins qu'un chaos à la démocratie que la CAQ s'apprête à donner si jamais ce projet de loi là est adopté. C'est une très laide fin de régime parlementaire pour la CAQ, et je le leur tends la main aujourd'hui pour leur dire d'arrêter ce cirque. Vous savez, on n'arrête pas de dire qu'il faut craindre la dérive antidémocratique, ce qui se passe au sud de nos frontières, on est en train de faire exactement ce qu'on dénonce, ce qui se passe chez nos voisins aujourd'hui. Donc, le «gerrymandering», là, ce n'est pas... ce n'est pas acceptable dans aucune autre démocratie puis ça ne l'est surtout pas ici au Québec, dans une... un des parlements continus, là, les plus historiques. Et j'espère que les parlementaires des autres partis, là, j'ai vu que ce qui s'est passé avec Youri Chassin en commission parlementaire hier, là, j'espère qu'ils vont arrêter, là, le cirque et qu'ils vont revenir des démocrates, ils vont redevenir des démocrates rapidement.

Sur ce, on va prendre maintenant vos questions.

Journaliste : ...conservateur reculerait sur ça? Tu sais, est-ce que vous rameniez... Vous allez ramener à 125?

M. Duhaime (Éric) : Mais, de toute façon, que ce soit un gouvernement conservateur ou non, là, on a des lois. Il va falloir que soit que le gouvernement change les lois... Parce que là on va en contravention des lois qu'on a nous-mêmes adoptées en tant qu'Assemblée nationale, là. Donc, il va falloir décider : Est-ce qu'on change la loi? Parce qu'il était obligé, là, d'avoir un découpage. C'est normal. À toutes les deux élections, il y a un... il y a une... il y a une définition, il y a une nouvelle définition de la carte électorale. Ils viennent de se faire débouter par la Cour suprême. Ce qu'ils font aujourd'hui, pourquoi ce serait plus légal que ce qu'ils ont fait il y a quelques mois?

Puis est-ce qu'ils ont le temps? Ça, c'est l'autre élément, là. Est-ce qu'on a le temps même d'aller en élection le 5 octobre, alors qu'on ne sait toujours pas combien il y a de comtés ni c'est quoi, la carte électorale? Qu'est-ce qui arrive si, demain matin, les représentants de la Commission de la représentation électorale décident de démissionner en bloc parce qu'ils sont dégoûtés par l'attitude antidémocratique que s'apprête à adopter l'Assemblée nationale parce qu'on leur enlève totalement leur fonction. En fait, ils deviennent complètement inutiles dans le processus. Comment on va procéder?

Donc, moi, je pense qu'il y a des enjeux présentement, là, très, très graves, puis ça... dénote aussi, l'incompétence actuelle du gouvernement, là, qu'on soit à deux jours avant la fin du Parlement puis qu'on soit pris dans ce problème antidémocratique là, ça démontre vraiment comment ils se sont traîné les pieds, comment ils ont été lâches, comment ils n'ont pas respecté le processus. Écoutez, ils ont fait même des appels entre partis politiques, là, pour négocier qu'est-ce qu'ils allaient faire à la carte. Sérieusement, là, c'est honteux, pas juste pour un parti, pour l'ensemble du Québec. Ce qui est en train de se produire, là, il faut se réveiller puis je trouve que ça se passe beaucoup trop dans l'indifférence, parce que c'est un enjeu extraordinairement important qui touche au fondement même du modèle démocratique québécois.

Journaliste : ...Y reste-tu une possibilité de faire obstruction là-dedans, là, de votre côté, ou...

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, on va voir qu'est-ce que le gouvernement va faire, là. Ce que j'ai compris, c'est qu'aujourd'hui il n'est pas appelé, là, il n'est pas... en tout cas, pour l'instant, là, il n'est pas... il n'y aura pas de vote sur cet enjeu-là. Je ne sais pas c'est quoi l'agenda parlementaire. Je ne sais pas ce que le leader parlementaire du gouvernement, François Bonnardel, qui avait voté pour la motion il y a 15 ans, je ne sais pas qu'est-ce qu'il va faire, comment il va mettre ça au feuilleton, mais moi, je leur lance un appel, là, il reste 48 heures, là. Il faut s'assurer que ce projet de loi là meurt au feuilleton.

Journaliste : M. Duhaime, avez-vous hâte d'être élu pour pouvoir faire des missions interparlementaires?

M. Duhaime (Éric) : Pas nécessairement. Je ne pense pas que ma priorité... Ma priorité, ce n'est pas de voyager à travers le monde. Je l'ai fait. J'ai déjà travaillé puis vécu à l'étranger. Ma priorité, c'est de représenter les Québécois à l'Assemblée nationale.

Journaliste : ...à l'aise avec les missions interparlementaires, 20 000 $ pour deux jours de billets d'avion?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, je pense que... j'ai vu que c'était 20 000 $, des billets d'avion. J'ai trouvé ça extraordinairement cher. Puis je me demandais si ça n'aurait pas pu être fait en Zoom, là. Je pense qu'on est en... on est en 2026, là, on l'a vu en commission parlementaire hier, là, on a eu des témoins qui ont comparu via Zoom puis ça a très bien été. C'est difficile de comprendre comment deux personnes peuvent dépenser 20 000 $ pour une conférence... avant que vous écriviez là-dessus, on n'en avait jamais entendu parler.

Mme Blanchette Vézina : Pour avoir été déjà dans des missions qui peuvent être importantes, il y a toujours un objectif clair. Moi, j'aimerais ça comprendre l'objectif puis qu'est-ce qu'il ressort de ces rencontres-là au-delà de la diplomatie, disons, parlementaire. Mais pour avoir fait ce genre de déplacement là, effectivement, on a droit, comme parlementaires, à un... pour un vol... pour un vol de 12 heures, je crois, aller en classe affaires. Mais moi, personnellement, quand j'avais cette possibilité-là et que le billet d'avion était à ce prix-là, jamais je n'ai pris un billet d'avion en classe d'affaires, parce que je me... je sais que ça vient des contribuables québécois et, pour moi, ce n'est pas une dépense justifiable. Je ne ferais pas cette dépense-là personnellement. Puis je ne pense pas que c'est une bonne dépense, parce qu'on y a droit, de dire oui à chaque fois.

Journaliste : Donc, elle a manqué de scrupule, Mme Soucy?

Mme Blanchette Vézina : Bien, je pense que chacun peut faire preuve de jugement. C'est une dépense qui... qui provient des... des contribuables. C'est des fonds qui proviennent des contribuables. Moi, à chaque fois qu'il y a une dépense, je m'assurais qu'elle était pertinente puis que ce n'était pas, à mon avis, surévalué.

Journaliste : Elle a manqué de jugement?

Mme Blanchette Vézina : Vous lui poserez la question, mais disons que moi, j'ai non-autorisé une dépense comme celle-là, lorsque je suis allée en Europe la dernière fois, parce que je trouvais, justement, que c'était trop dispendieux.

Journaliste : ...interdire aux parlementaires de prendre la classe affaires?

Mme Blanchette Vézina : Je ne pense pas que c'est l'interdiction. Je comprends que parfois ça peut être nécessaire, mais, ceci étant dit, à ce prix-là, je pense qu'effectivement il y a... c'est une question de... de jugement, là.

Journaliste : Concernant le projet... concernant les boissons énergisantes, qu'est-ce que vous pensez du fait qu'il y a des députés indépendants qui s'opposent à ce projet de loi là, alors que... après que vous avez un peu mangé le feu la semaine passée?

Mme Blanchette Vézina : Bien, écoutez, de un, je pense... et, encore une fois, si on en est là aujourd'hui, c'est parce que la CAQ a négligé d'agir avant. La ministre est ministre depuis septembre. Le rapport est disponible depuis 2023 et, aujourd'hui, en vitesse... la semaine dernière, en vitesse, ils souhaitent qu'on adopte ce projet de loi là. C'est ce qu'on décriait, nous. On a au moins réussi à aller chercher des consultations particulières. Ce qu'on a entendu en consultations particulières a soulevé des inquiétudes auprès des députés indépendants, des inquiétudes légitimes qu'ils ont exprimées hier.

Mais, encore une fois, je pense que la CAQ est la seule coupable, dans ce dossier-là, d'accélérer un processus, alors que, s'ils avaient fait le processus parlementaire il y a quelques mois, en janvier, par exemple, en décembre, on n'en serait pas là aujourd'hui. Le projet de loi aurait pu cheminer, on aurait pu bonifier. Là, aujourd'hui, on veut nous faire adopter un projet de loi en vitesse, puis ça prend l'assentiment de tout le monde, c'est normal, mais la CAQ a juste elle à blâmer.

Journaliste : Est-ce que vous étiez au courant hier, quand vous avez annoncé que vous alliez collaborer, qu'il pourrait y avoir des indépendants qui bloquent à leur tour?

M. Duhaime (Éric) : Bien, écoutez, l'objectif, là, pour nous, depuis le début, c'était de s'assurer que les gens puissent avoir de l'information, que les parlementaires puissent être informés. Puis il n'y a pas juste des indépendants, hier, que les cheveux leur ont redressé de sur la tête, là. Il y a des députés de la CAQ aussi. Je ne sais pas s'ils vont avoir le courage de le dire au caucus, puis je ne sais pas s'ils vont avoir le courage de voter ou s'ils vont avoir le courage d'aller aux toilettes pendant le vote. Mais je sais qu'il y a des députés de la CAQ aussi hier qui se posaient beaucoup de questions, parce qu'à la suite des consultations, là, on est sortie de là avec plus de questions que de réponses, là.

Maïté et moi, on a assisté à l'ensemble, là, des interventions. Tu sais, quand que la Santé publique, là... ce n'était pas clair à la fin, si c'était le sucre ou la caféine. On n'a pas eu de réponse claire, on n'a pas eu de réponse claire non plus sur des exemples probants au niveau international ou des études scientifiques claires non plus. On nous a parlé aussi beaucoup de marketing, mais ce n'est pas le rôle de la santé publique de s'occuper du marketing normalement. Donc, il y a beaucoup, beaucoup de questions qui restent en suspens, toute la responsabilité aussi des pharmaciens. Je pense que le député de Nelligan a fait un bon travail de questionner l'Ordre des pharmaciens là-dessus. Comment ça se fait qu'ils n'ont pas informé les parents des dangers de la caféine mélangée avec le médicament qui leur était prescrit? On attend encore le début du commencement d'une réponse. Donc, je pense que... puis même les âges, hein, Santé Canada qui met ça à 14 ans, le gouvernement du Québec qui sort 16 ans, d'autres pays... pourquoi qu'ils ont mis 16 ans? Est-ce que c'est parce que l'enfant qui est dans le cas dont on parle, Zachary avait 15 ans? C'est pour ça qu'ils n'ont pas mis 14 ans comme Santé Canada. C'est quoi, le justificatif? On n'a eu aucune raison scientifique pour justifier que l'âge ait été repoussé de 14 à 16 ans. Donc, je pense qu'on sort de cet exercice-là avec énormément de questions.

Puis, comme vient de le mentionner Maïté, ce que ça démontre d'abord et avant tout, c'est l'incompétence d'un gouvernement en fin de régime qui, depuis trois ans, dort sur un rapport puis qu'à 72 heures avant la fin de son règne se réveille puis veut faire adopter en vitesse, puis essaie de faire porter l'odieux sur des députés qui ont des questions légitimes du fait que son projet de loi est un échec.

Journaliste : Puis pourquoi c'est... pourquoi c'est juste des anciens députés de la CAQ qui s'opposent à ce projet?

M. Duhaime (Éric) : Bien, ce que j'ai compris, c'est qu'il y a une députée à Chomedey, je ne pense pas qu'elle est de la CAQ historiquement, là, puis je pense qu'elle aussi elle a des réserves publiquement ce matin. Donc, je pense que ça déborde de la CAQ, puis je pense qu'il y a beaucoup de gens qui... il y a beaucoup de gens aussi qui ont écouté hier, peu importe leur... leur allégeance politique, qui se posaient des questions sérieuses.

Journaliste : M. Bérubé vient de nous dire : Ah! c'est d'ex-caquistes qui veulent s'illustrer en fin de session.

M. Duhaime (Éric) : Écoutez, là, M. Bérubé peut dire ce qu'il veut, là. Moi, ce que je constate, là, ce matin, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui se posent des questions, puis, j'imagine, qu'ils n'étaient pas au courant qu'il y avait une ancienne députée libérale qui se posait des questions aussi. Puis je l'invite lui aussi à se poser des questions. Il devrait écouter un petit peu plus attentivement les témoignages d'hier, peut-être qu'il aurait plus de questions lui aussi, là.

Journaliste : ...l'embouteillage de projets de loi, il y en a plein qui vont mourir au feuilleton. Vous, là, s'il y en avait un qui était prioritaire, qui devrait être adopté avant tous les autres, ce serait lequel?

M. Duhaime (Éric) : Je pense que le plus consensuel présentement, c'est peut-être celui de Gabie Renaud, là, je pense que c'est celui qui a été... oui, c'est ça, c'était celui qui était le plus consensuel des 19. Maintenant, je ne sais pas c'est... on ne sait pas dans quel ordre ils vont les mettre. Je... ce n'est même pas clair au moment où on se parle.

Journaliste : ...Gabie Renaud que vous estimez...

M. Duhaime (Éric) : Bien, nous autres, on avait appuyé la Constitution. C'est sûr que, là, je ne donne pas cher de ce projet de loi là à l'heure où on se parle, là, mais je sais que M. Jolin-Barrette fait encore son lobby dans les corridors. Je ne sais pas s'il va avoir un minimum de succès, mais je sais qu'il y a des... il y a des partis d'opposition qui reçoivent des pressions pour celui-là, là, mais c'est celui qu'on avait officiellement appuyé depuis longtemps.

Journaliste : …a few words on the ban, the energy drinks ban. So, visibly, you were now the only ones that had concerns, there are some other independent MNAs that our showing concerns…

M. Duhaime (Éric) : And there's also members of the Government, like there's members of the CAQ that are also… the MNAs who have, you know, questions about it. I don't know if they're going to come out publicly and be vocal, but I know that many people today are worried about that bill, especially about… after what we heard yesterday in… in the commission, the committee was… you know, we had more questions coming out of the committee than we had before we went in. I mean, we're still… it's still unclear, according to Health Québec, if it's an issue with caffeine or sugar, if it's the marketing, the problem, or if it's the product, the pharmacists, we still don't know their own responsibility. It should they, yes or no, tell the patients that there's a danger to have such an energy drink when they mix it with their medication. So, there's a lot of questions that were unanswered yesterday. And we see that the bill is far from being complete, and unfortunately they're going to adopt a bill or they're going to reject a bill that is completely inappropriate regarding the situation and will not solve the problem that everybody has at heart.

Journaliste : All right.Thank you.

M. Duhaime (Éric) : Thank you so much.

(Fin à 9 h 32)

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