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Point de presse de Mme Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et M. Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’indépendance

Version finale

Cette transcription a été réalisée à l’aide d’un logiciel de reconnaissance vocale. Elle pourrait donc contenir des erreurs.

Friday, June 12, 2026, 8 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures trente-six minutes)

Mme Ghazal : Merci. Merci beaucoup, Victor. Bonjour, tout le monde. Je suis vraiment très heureuse, et fébrile, et émue aussi d'être 17933parmi vous ce matin, avec Sol, avec toute l'équipe de Québec solidaire, en cette fin de session, mais aussi en cette fin de législature. C'est quand même quelque chose. Vous nous avez vus aller, toute la gang de Québec solidaire, on est une équipe engagée, combative, redoutable, efficace. Une... une gang qui ne lâche jamais quand il s'agit d'améliorer le quotidien des Québécoises et des Québécois. Ça ne fait aucun doute pour moi, je le dis sans gêne parce que j'en suis totalement convaincue, on a été la meilleure opposition, pas seulement de la session, mais aussi des quatre dernières années.

Regardez les autres partis d'opposition, aucun autre parti d'opposition n'a réussi à obtenir autant de gains que Québec solidaire. C'est grâce au travail déterminé de Christine et d'Andres qu'on a obtenu un moratoire contre les évictions.

C'est grâce à Guillaume, qui est absent ce matin pour des raisons familiales parce qu'il accueille un nouveau bébé, un deuxième, donc c'est grâce à lui qu'on va protéger la sécurité des jeunes en interdisant la vente de boissons énergisantes pour les moins de 16 ans. C'est aussi grâce à lui que le PEQ vient d'être rouvert pour des milliers de personnes qui ont attendu trop longtemps.

Grâce au travail rigoureux d'Alejandra, on a obtenu 50 millions de dollars pour la rénovation de l'hôpital Douglas qui tombait en ruine.

En éducation, Gabriel a braqué les projecteurs sur l'injustice entre l'éducation des garçons et des filles, causée par l'école à trois vitesses. Et c'est grâce à lui que le gouvernement vient de mettre fin à la sélection basée sur les notes pour les programmes particuliers au secondaire. C'est une faille. C'est une mini reconnaissance de la CAQ qui refuse de reconnaître l'école à trois vitesses. Et c'est quand même quelque chose d'incroyable. Puis ça, c'est grâce à Gabriel.

Étienne a affronté le ministre des Finances et a réussi à bloquer Q-5, un projet de loi dangereux qui démantèle nos lois environnementales. C'est quand même majeur.

Andres, M. Logement, c'est comme ça que je l'appelle, n'a pas lâché le gouvernement jusqu'à le faire abandonner son projet de loi qui s'attaque aux membres dans des coopératives d'habitation, parmi les rares qui paient un loyer réellement abordable. Imaginez, en pleine crise. Puis c'est grâce à Andres que ces gens -à, maintenant, sont protégés.

Haroun a tenu tête à la CAQ et a forcé Simon Jolin-Barrette à abandonner son projet de constitution antidémocratique.

Manon, Manon a déposé le premier projet de loi de l'histoire du Québec co-construit avec des membres des Premières Nations et des Inuits. Manon est aussi une voix très forte et nécessaire au Parlement pour défendre les communautés LGBTQ+ attaquées de toutes parts aujourd'hui.

Alexandre aussi, avec Guillaume, a participé activement à la mobilisation pour l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont jusqu'à la dernière seconde. Il a aussi travaillé sans relâche pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et aussi l'autonomie syndicale.

Je veux aussi personnellement remercier toute mon équipe, qui m'a aidé à faire une mobilisation incroyable, hors norme pour... d'hommes et de femmes partout au Québec, pour mieux protéger les femmes victimes de violence conjugale, alors que les féminicides ne font qu'augmenter au Québec, avec l'adoption de la loi Gaby Renaud.

Et évidemment mon porte-parole, Sol, mon Sol, a porté notre vision d'indépendance inclusive partout au Québec. Il a permis... Il est en train de permettre à d'autres enfants de la loi 101, comme moi, il y a longtemps, de croire au projet d'indépendance. C'est si important. C'est aussi un défenseur infatigable du droit à respirer un air de qualité pour les gens de son comté.

Donc, vous le savez, je le sais que vous le voyez et que vous le constatez. Le caucus de Québec solidaire a fait un travail exceptionnel à l'Assemblée nationale, j'en suis tellement fière, mais aussi dans la rue, avec la société civile, avec les mouvements sociaux, et tout ça en étant dans l'opposition, tout ça avec seulement 11 députés. Non, mais imaginez tout ce que réaliserait un gouvernement solidaire avec une équipe aussi forte, aussi crédible, aussi efficace. Bon.

On a beau faire des gains comme on en fait, puis vous le voyez, là, depuis de nombreuses années, puis on en a fait beaucoup cette session, on a beau faire des... faire des gains, malheureusement, les crises continuent, puis les inégalités au Québec augmentent. Moi, sincèrement, je suis tannée. Je suis tannée que la classe moyenne doive continuer à se priver pour payer la base, pour payer le loyer. Je suis tannée que les jeunes ne soient plus capables de s'acheter une maison. Ce n'était pas le cas quand moi, j'étais jeune, mais c'est le cas aujourd'hui. Je n'en peux plus de voir le nombre de gens dans la rue augmenter. Je trouve scandaleux que nos routes, nos écoles et nos hôpitaux tombent en ruine pendant que le gouvernement de la CAQ dilapide l'argent public, l'argent durement gagné par les Québécoises et les Québécois. Je refuse d'accepter que ce soit une fatalité. Le Québec n'est pas condamné à choisir entre l'irresponsabilité de la CAQ, la corruption des libéraux ou le virage conservateur du Parti québécois. Tous ces partis ont déjà gouverné. Ils ont contribué, les uns après les autres, à augmenter le cynisme des Québécois et aussi à miner leur confiance en l'État. On les connaît, ces partis-là ont échoué, il n'y a rien de nouveau là-dedans.

Les Québécoises et les Québécois, ce qu'ils veulent, on le sent, on le voit partout, ils veulent du changement, puis je les comprends tellement parce que moi aussi, je veux que ça change. Je veux redonner... redonner espoir aux Québécois et aux Québécoises, à mon peuple que j'aime tant, parce que moi, j'en ai, de l'espoir, surtout quand je vois ce que Québec solidaire, on est capables de réaliser, ce qu'on est capables d'obtenir des gains... comme gains pour la population. Mais, sincèrement, je dois vous l'avouer, il y a une limite, il y a des limites à ce qu'on peut faire comme parti d'opposition. On a beau être la meilleure opposition, à livrer la marchandise, à avoir une équipe forte et crédible, rigoureuse, qui travaille très, très fort, il y a une limite à notre action. Nous, à Québec solidaire, on a une autre vision pour le Québec, on a d'autres ambitions pour améliorer la vie des gens, on a de vraies solutions audacieuses et aussi crédibles, mais, pour les réaliser, bien, ça prend un gouvernement de Québec solidaire. Merci beaucoup.

Je laisse maintenant la parole à Sol.

M. Zanetti : Merci, Ruba. Merci infiniment. La société québécoise, elle est prête pour une nouvelle approche, elle est prête pour faire différemment des 30 dernières années. C'est ce qu'on entend partout. Les gens veulent du changement et pas juste un changement de chef à la CAQ. Et, si l'histoire nous a appris une chose, c'est que, lorsque les Québécoises et les Québécois veulent du changement, bien, c'est une question de temps avant que ça arrive. La seule question, c'est : Quel parti saura être le véhicule de ces grands changements?

Quand on regarde rapidement le paysage politique au Québec, on se rend vite compte que le seul parti qui peut vraiment amener du changement, c'est Québec solidaire. Parce que nous, on va se battre pour que tout le monde ait un toit abordable, on va construire la suite de notre histoire avec tous les Québécois et toutes les Québécoises, de toutes les origines, on va défendre ce qui crée la vraie richesse collective : nos écoles, notre système de santé, notre langue. On est les seuls à avoir le courage de lancer des débats sur l'équité fiscale en proposant l'imposition des grandes fortunes. C'est ça aussi, le bilan de notre session : avoir réussi à imposer une discussion que les autres partis n'oseront jamais avoir. Ni le PQ, ni le PLQ, ni la CAQ ne sont prêts à affronter le casse-tête fiscal qui nous attend au Québec.

Les finances publiques vont mal. On doit réparer nos services publics, rattraper un retard historique dans le maintien des infrastructures, et l'austérité, là, ce n'est pas un projet de société. Faire payer les ultra-riches qui ont une fortune de plus de 25 millions, ce n'est pas juste une question de justice ou de gros bon sens, c'est aussi une manière d'arrêter de se demander si on a les moyens et de prendre les moyens de faire ce qu'il y a à faire au Québec, prendre les moyens d'avoir une école publique qui nourrit les esprits et remplit le ventre de tous les enfants du Québec, prendre les moyens de soigner les aînés, la génération qui a bâti le Québec, que ce soit chez eux, où ils le souhaitent, prendre les moyens de s'affranchir du pétrole une fois pour toutes et aussi de s'affranchir d'un État canadien qui n'a rien de mieux à faire avec l'argent de nos impôts que de subventionner la guerre et le pétrole. C'est une question d'ambition.

La campagne approche. Les Québécoises et Québécois n'ont pas besoin de résignation, ils ont besoin d'espoir, et c'est ça qu'on va leur donner.

Mme Ghazal : Merci beaucoup, Sol. Donc, on part tout le monde ensemble en direction des élections, avec un objectif : démontrer aux Québécoises et aux Québécois que les échecs des derniers gouvernements ne sont pas une fatalité, de leur démontrer qu'on est capables, comme peuple, de faire de grandes choses, que c'est possible. Ce n'est pas le temps de se résigner à suivre le bateau américain ou de faire des 17933concessions sur nos principes, sur nos valeurs ici, au Québec. C'est le moment, au contraire, comme peuple québécois, de nous tenir debout, d'être novateurs et d'avoir une vision économique et sociale porteuse d'espoir. C'est maintenant le temps de croire en nous, le peuple québécois, et d'essayer, d'oser essayer quelque chose de nouveau. Les Québécois et les Québécoises ont le pouvoir de choisir cette voie, celle de l'espoir, celle de Québec solidaire. Bon, avec...

Alors, la session est peut-être terminée, mais moi, demain, vous me connaissez, je me retrousse les manches, avec toute l'équipe des Solidaires, puis je m'en vais, je vais vous le dire comment je le vois, sur les routes du Québec, je m'en vais à la guerre. Je m'en vais me battre avec les Solidaires pour améliorer le quotidien des Québécois. Je m'en vais le couteau entre les dents. Les gens qui me connaissent le savent. Ils ne sont pas surpris de ce que je dis. Je suis extrêmement déterminée, extrêmement optimiste, extrêmement enthousiaste et positive, et je sais que ça, ça va déteindre sur les Québécois pendant la campagne électorale. Parce que nous, hein, on refuse de baisser les bras. On a beaucoup, beaucoup à offrir aux Québécois et Québécoises, à la classe moyenne, aux jeunes, aux femmes, à tout le monde. Un projet de société qui ne laisse personne dernière. On a des solutions pour réduire les inégalités et aussi de l'espoir pour vraiment changer les choses. Merci beaucoup.

(Applaudissements)

Le Modérateur : Merci. Nous allons ouvrir une période de questions. Une question, une sous-question, vu le grand nombre. M. Laforest.

Journaliste : Bonjour à tous.

Mme Ghazal : Bonjour, M. Laforest.

Journaliste : Je sais que Victor vous a préparés avec son équipe, mais écoutez bien la question parce que...

Mme Ghazal : Parfait. Je ferme tout ça puis je vous écoute.

Journaliste : C'est ça, parce qu'elle est... elle est annuelle, mais elle a une particularité cette année. Bon coup, mauvais coup. Pas pour la session, pour l'ensemble du mandat, parce que le mandat se termine. C'était quoi, votre... Ça a été quoi, votre meilleur coup en quatre ans et votre plus mauvais coup en quatre ans?

Mme Ghazal : Oui. Pour vrai, les mauvais coups, là, il faut que je choisisse parce que, sincèrement, on en a beaucoup, on en a beaucoup fait depuis les quatre dernières années, puis vous le saviez, vous aviez vu les résultats. Mais celui que je vais vous dire, c'est celui d'avoir imposé le débat sur la taxation des multimillionnaires, des très riches, la réforme de la fiscalité, pour que la classe moyenne arrête de toujours payer la facture puis d'aller chercher l'argent là où elle est. Puis les Québécois sont d'accord avec ça. On a imposé ce débat-là. On a eu le courage. Les autres parties, là, c'est pas mal le silence radio, hein?

Pour ce qui est du...

M. Zanetti : Ça, c'est nos bons coups.

Mme Ghazal : Ça, c'est bon coup?

M. Zanetti : Oui, c'est ça.

Mme Ghazal : Pourquoi? Mais il a dit «bon coup».

M. Zanetti : OK. Oui, mais...

Journaliste : J'ai dit : Bon coup et mauvais coup. Mais vous avez commencé : Les mauvais coups, vous en... on en a fait plusieurs. Alors, j'attends plusieurs... j'attends plusieurs mauvais coups.

Mme Ghazal : Oui. Ah! moi, j'ai entendu : Les bons coups... Moi, j'ai entendu : Les bons coups, les mauvais coups.

Journaliste : Oui, mais vous savez commencé en disant mauvais coups, alors...

Mme Ghazal : Pour ce qui est des mauvais coups...

M. Zanetti : On parlait des mauvais coups.

Mme Ghazal : Non, non, là, je parle... vous avez compris. Moi, je commence toujours par le positif. C'est comme ça que je suis, là. Maintenant, les mauvais coups. Non, mais c'est important, c'est important de reconnaître les mauvais coups parce que c'est important d'apprendre de nos erreurs et de nous améliorer. Je crois beaucoup à ça. Bien, peut-être, pour cette session...

Journaliste : Non, non, les quatre ans, les quatre ans.

Mme Ghazal : Les quatre ans. Bien, on a eu des défis internes, hein? Ça se passe dans toutes les bonnes familles, hein, des chicanes. C'est des cycles. Dans tous les partis, ça existe. On a eu ces défis-là, mais tout ça est maintenant derrière nous. Les Québécois et Québécoises sont en train d'apprendre à nous connaître, Sol et moi, et puis ils nous connaissent puis ils nous adorent.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Ça sent le diesel. Désolé, pour l'autobus électrique, là, c'est dur faire une campagne en autobus électrique. Ça va être quoi, votre principal défi actuellement? Est-ce que vous allez réussir à ouvrir le parachute pour freiner la chute?

Mme Ghazal : Moi, je ne vois pas de chute en ce moment, c'est... il n'y a pas de chute. Ce que je vois, c'est... Au contraire, on est présent, on est à l'offensive sur les enjeux qui sont les plus importants pour les Québécois et Québécoises. Ils nous le disent tout le temps. Moi, je me tiens aux abords des épiceries, aux abords des stations de métro, je... je fais partout, je vois les Québécois et Québécoises. C'est le coût de la vie. Même quand ils font tout, tout bon, c'est-à-dire qu'ils travaillent, ils travaillent très fort, ils essaient d'épargner, ils ne sont pas capables de payer la base. Tu sais, quand il y a un tiers des familles qui ne sont même pas capables... qui sont inquiètes de pouvoir manger, c'est du jamais vu dans le Québec de 2026. Ça fait qu'on est à l'offensive sur ces enjeux-là. On propose des solutions, des mesures crédibles qui se font ailleurs. Donc, ça va être... c'est... c'est ça, notre façon de nous assurer de nous maintenir. Puis que les Québécois portent une attention à nous, 17933 ils sont curieux à ce que Québec solidaire dit. Ils sont en train de nous observer. Et là on sent une volatilité dans l'électorat, je pense qu'ils vont encore plus nous écouter pendant la campagne électorale. Et là on ne va pas juste se maintenir, mais on va augmenter.

Journaliste : Bonjour, Marc-André Gagnon du Journal de Québec. Vous nous avez parlé longuement des gains que vous avez pu encaisser, bien, au cours des derniers mois, des dernières années, au cours de ce mandat. Comment se fait-il — puis la question se posait aussi avec le chef parlementaire précédent que je vois derrière vous — que ces gains-là ne se traduisent pas pour Québec solidaire dans les intentions de vote?

Mme Ghazal : Bien, les gains, quand vous dites ne se traduisent pas du tout, ce n'est pas vrai.

Journaliste : Bien, c'est parce que vous nous énumérez vos bons coups, mais ce que l'on voit dans les sondages, c'est que c'est... Il n'y a pas de remontée... il n'y a pas d'effet, là.

Mme Ghazal : Mais, depuis quand, je veux dire, on a monté, on a baissé. Pour vrai, on est les sous-estimés du Parlement. Et à chaque fois, à chaque fois, on a causé la surprise, et ce ne sera pas différent pour la prochaine campagne électorale. À chaque fois, on résiste face au vent. On n'a pas... On a souvent le vent de face, ça fait que ça nous habitue, hein, ça renforce un caractère, ça, puis on résiste. Puis ça ne nous décourage pas, au contraire, vous le voyez avec les résultats, tous les gains, vous nous les donnez, vous le reconnaissez. Même la ministre de l'Habitation nous a reconnus que c'est grâce à Québec solidaire, puis grâce à Andrés Fontecilla, que la mobilisation, c'est grâce à nous qu'elle a décidé d'abandonner son projet de loi n° 20, qui attaque les rares personnes au Québec qui ont un logement abordable. Il faut le faire, là, on nous le donne, les Québécois le voient. Puis, à chaque fois, on cause la surprise, ça va être la même chose la prochaine fois.

Journaliste : Le chef du Parti libéral du Québec, juste avant vous, nous a un peu dévoilé son slogan de campagne Réparer le Québec. Il affirme que les Québécois auront le choix entre réparer ou séparer le Québec lors de l'élection qui s'en vient. Donc, je vous donne la chance de répondre à ce slogan.

Mme Ghazal : Bien, bravo pour la rime. Maintenant, pour ce qui est du contenu, réparer le Québec comment, avec plus d'austérité? C'est ça, la marque de commerce du Parti libéral. Puis, en ce moment, c'est ça qu'ils nous disent : Ça va mal, les finances publiques sont à terre, ça ne peut pas marcher, il faut atteindre l'équilibre, il y a trop de déficits. Nous, on n'aura pas de décote. Puis la seule solution, c'est quoi? Aucune solution. Ils vont être obligés, obligés... Les économistes nous le disent, là, pas de Québec solidaire, là, pas des économistes de gauche. Ils nous le disent : On s'en va, en ce moment, droit dans le mur. Il y a deux options, on coupe dans les dépenses, donc, moins de services à la population alors que nos services publics croulent, ou on baisse... ou on augmente les revenus, donc, l'impôt des Québécois et Québécoises.

Nous, on a fait notre choix, on ne veut pas aller puiser dans l'mpôt des Québécois et Québécoises, la classe moyenne qui paie déjà trop cher, puis on veut garder des services publics forts parce que c'est comme ça qu'on crée la richesse, n'en déplaise aux gens de droite ou aux gens qui croient au libre marché et à la création de richesses par magie. Donc, nous, ce qu'on va faire, c'est aller chercher l'argent là où elle est, parce qu'elle existe au Québec, et de la mettre dans nos... dans nos finances publiques pour pour créer plus de richesse pour une économie, pour le bien de tout le monde.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Oui. Bonjour. Valérie Gaudreau, Le Soleil. Quelle place pour la souveraineté dans votre campagne? Vous avez parlé de ce qui touche vraiment les gens, on le voit, ce n'est pas dans les priorités. Comment en parler alors que c'est à 30 %?

M. Zanetti : Bien, pour Québec solidaire, là, il y a deux choses qui vont ensemble, c'est les enjeux... les enjeux de la fin du mois et les enjeux du siècle. Si on ne s'occupe pas des enjeux du siècle, notre indépendance, notre souveraineté, notre capacité d'agir puis de décider notre propre destin, eh bien il y a toujours, il va toujours manquer de moyens aussi pour la fin du mois. Alors, la question de la souveraineté, de la souveraineté des peuples du Québec, elle est extrêmement importante. C'est une priorité pour nous. On va en parler en campagne électorale. Et je pense que la vision de Québec solidaire d'une souveraineté inclusive, d'une souveraineté aussi qui est respectueuse de la souveraineté puis qui reconnaît la souveraineté des nations autochtones au Québec, c'est une vision que tout le monde n'a pas encore entendue, et je pense qu'elle va contribuer, plus on va la mettre de l'avant, à faire augmenter l'appui à l'indépendance. Et c'est ça, notre projet.

Journaliste : Les défis qu'on a, souvent, c'est la perception que c'est encore très montréalais. Il y a M. Zanetti, M. Grandmont, qui sont, mais, quand même, de grands centres, hein, quand même, des quartiers centraux de Québec. Comment... défi des régions?

M. Zanetti : Bien, c'est... À Québec solidaire, on a fait nos preuves qu'on était capable de sortir de Montréal dès 2018, et on a un programme politique qui est vraiment, qui prend en compte l'intérêt du Québec en entier, la protection du territoire, la souveraineté alimentaire, des enjeux qui sont structurants pour les régions du Québec, la question du transport collectif interurbain, notamment la question, justement, de soutien des agriculteurs, agricultrices. Alors, il y a beaucoup de choses qui... Puis les services publics, c'est partout, hein, c'est partout. Puis la question de l'immigration, on l'a vu avec le PEQ, ce sont les régions du Québec qui se sont soulevées contre l'abolition du PEQ, qui ont dit : Heille, écoutez, nous, là, on veut des services publics, on veut du monde, on veut plus de monde, plus d'argent puis plus de pouvoir. Et Québec solidaire, c'est ça, le message, pour les régions du Québec : plus d'argent, plus de monde, plus de pouvoir.

Mme Ghazal : Puis, juste ajouter, on a des candidatures partout. Je pense, par exemple, à Stéphanie Vachon, dans Sherbrooke, qui est une femme extraordinaire, très connue dans... à Sherbrooke. Et on est en train d'en annoncer plein un petit peu partout dans les régions du Québec.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Oui, bonjour! Vous avez dit tout à l'heure que vous étiez en mode offensif, mais la perception publique, c'est plutôt que vous êtes en mode défensif puis que ça va être un enjeu aux prochaines élections, ne serait-ce que de garder les circonscriptions que vous avez déjà. En quoi est-ce que vous allez être en mode offensif? Qu'est-ce que vous allez faire de plus pour... Ça veut dire quoi offensif? Ça se traduit comment?

Mme Ghazal : Bien, c'est-à-dire d'être à l'offensive sur... en apportant des solutions crédibles, réelles, réalistes mais audacieuses que les autres partis n'ont pas le courage de mettre de l'avant, comme par exemple taxer les grandes fortunes, mais aussi pour l'enjeu du logement qui... fondamental. Les autres partis le voient comme une fatalité et souvent c'est ça qu'ils ont dit à la population : C'est comme ça, qu'est-ce que vous voulez, c'est de même, on va essayer d'aider un petit peu à gauche et à droite. Nous, on croit que c'est possible de changer les choses, que c'est... on n'est pas résigné à cette fatalité-là. Donc, on est...

On va avoir un plan habitation pour que les jeunes puissent avoir une maison, pour que les gens puissent payer leur loyer, avoir des loyers abordables. C'est un projet de société, là, pour construire le Québec partout. Ça, ce message-là, on le... on l'amène et on va avoir un plan complet que moi, je sens que les Québécois, bien, ça va être... ils vont écouter parce que ce qu'on offre c'est différent des autres.

Journaliste : Mais, sur le plan stratégique, comment ça va se faire dans le sens où est-ce que vous allez être autant en région pendant la campagne que vous l'avez été lors de la dernière campagne électorale, ou vous allez davantage être à Montréal?

Mme Ghazal : Je vais être partout. Je l'ai déjà été, même récemment, là, pendant cette session. On va être partout, on va aller partout. Puis moi, je vise le gouvernement.

Journaliste : Merci.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : Bonjour à tous. Bonjour, Mme Ghazal. Patrice Bergeron, La Presse canadienne. Je vous ramène à une déclaration qu'a dite la première ministre Christine Fréchette, hier, concernant ce qu'elle a obtenu du fédéral : On est allé chercher plus que notre juste part. Donc, le Québec est allé chercher plus que sa juste part du fédéral. Est-ce que c'est une bonne position pour commencer des négociations avec le fédéral?

M. Zanetti : Bien, c'est terrible. C'est comme le reste du mandat caquiste, là, c'est l'échec de la troisième voie, là. Tu sais, finalement, les caquistes ont été, sur le plan confessionnel, des libéraux nationalistes, peut-être pas nécessairement plus nationalistes que l'époque de Bourassa non plus, là. Tu sais, c'est vraiment blanc bonnet, bonnet blanc.

Et moi, de dire : Wow, c'est un gain incroyable. On est allé chercher 1 milliard par année pendant 10 ans après des mois de négociation de notre argent, là, on s'entend, wow! ça a pris des mois aller ravoir notre argent sur 10 ans, avec des conditions, pendant que chaque année sans condition, le Québec donne 4 milliards de l'argent des contribuables québécois pour financer de façon directe et indirecte le gaz dans l'Ouest. Alors, ça, si c'est un bon deal, là, c'est parce que vraiment il n'y a aucun sens des affaires là-dedans, là, tu sais. Le système canadien, c'est quelque chose de désavantageux pour le Québec puis il faut en sortir.

Journaliste : Mme Ghazal, je sais que, bon, ce n'est pas toujours facile dans les sondages, là. Tout à l'heure, on a entendu M. Milliard aussi, lui, qui dit qu'il a peut-être un déficit de notoriété. Je vous relis juste une phrase, là : Quel chef parmi les suivants ferait le ou la meilleure première ministre pour le Québec? Et là je regarde le résultat du sondage de La Presse : Paul St-Pierre Plamondon, 24, aucun, 23, Christine Fréchette, 21, Charles Milliard, 15, Éric Duhaime, 10, et Ruba Ghazal, 6 %. Pourquoi?

Mme Ghazal : Le «aucun» gagne beaucoup. Les Québécois sont en train de nous écouter puis ils sont en train d'apprendre à nous connaître. Et ça prend du temps, ça prend du temps à faire ça. Mais moi, je suis certaine et convaincue que, pendant la campagne électorale, tous ces chefs-là ne voudront plus rien dire.

Journaliste : Vous avez aussi un déficit de notoriété?

Mme Ghazal : Je ne sais pas.

Journaliste : 6 %.

Mme Ghazal : Non, moi, quand je vais partout, les gens me reconnaissent pis ils me disent : Bravo pour les solutions que vous amenez sur les vrais enjeux, ça veut dire les enjeux qui nous touchent. Tu sais, on est au Québec en 2026, le tiers des familles sont inquiètes de pouvoir manger, et ça, c'est du jamais-vu. Je ne m'habituerai jamais, jamais, à ça. Et les autres, ce qu'ils nous disent, c'est «c'est la situation, c'est tout», ils n'en parlent jamais. Christine Fréchette a commencé un petit peu à parler de la crise du coût de la vie17933avec des mauvaises solutions juste récemment, alors qu'on est en campagne électorale. Donc, on est à l'offensive, on amène des solutions, et les Québécois sont à l'écoute. Ils vont écouter de plus en plus pendant l'été, pendant la campagne électorale.

Journaliste : Pourquoi vous avez dit à mon collègue Alain Laforest que votre problème, c'était votre lexique? J'essaie... J'essaie de comprendre. Vous avez répondu, dans vos mauvais coups, le lexique. C'est... C'était quoi...

Mme Ghazal : Bien, nous, on communique sur beaucoup de choses très importantes, puis là on a communiqué sur un lexique qui dit comment on devrait m'appeler. Puis M. Laforest, il a bien compris, il faut m'appeler Ruba.

Le Modérateur : Prochaine question en français, peut-être, avant de switcher en anglais.

Journaliste : Oui. Bonjour, Mme Ghazal. Sébastien Desrosiers, de Radio-Canada. Vous avez parlé à quelques... à quelques reprises d'austérité, à quel point, bon, ce n'est pas un projet de société. Est-ce que, pour vous, l'élection d'un autre parti que Québec solidaire à l'automne prochain veut dire de l'austérité dans les prochaines années au Québec?

Mme Ghazal : L'État... Moi, je veux dire, j'ai fait mes études en comptabilité puis je connais très bien comment lire les finances. C'est... Il y a la colonne des revenus puis il y a la colonne des dépenses. Et, avec le déficit historique d'un gouvernement qui se disait un gouvernement de comptables, de gestionnaires, ils ont gaspillé l'argent public des Québécois chèrement gagné, pas pour aider les services publics, pour des entreprises, des Northvolt, des SAAQclic, etc. Donc, face à la situation catastrophique de nos finances publiques, les solutions magiques de création de richesse, comme ça, là, comme par magie, puis que cet argent-là va percoler dans la poche de tout le monde, des locataires, moi, je n'y crois pas, à cette solution magique. Les autres partis y croient. Donc, on est face à un mur, puis il n'y a pas 36 000 solutions : on démantèle nos services publics en coupant encore plus dans les dépenses ou on augmente la colonne des revenus. Personne ne parle de la colonne des revenus. On est les seuls à le faire. Donc, c'est ça, la solution. Les autres, c'est quoi, leur solution? J'attends toujours.

Journaliste : OK. Donc, ils proposent de l'austérité?

Mme Ghazal : Bien, ils n'ont pas le choix. Il n'y a pas d'autre choix, là, c'est mathématique. Tu coupes ou...

M. Zanetti : ...

Mme Ghazal : Oui. Vas-y, vas-y.

M. Zanetti : ...

Mme Ghazal : Oui, bien sûr. Oui.

M. Zanetti : C'est... Ça fait à peu près 30 ans que les gouvernements réduisent les revenus de l'État puis que les déficits augmentent, puis ce n'est pas juste le déficit de l'État du Québec qui augmente, c'est le monde qui s'endette plus, c'est le monde qui mange moins. Un enfant sur quatre à l'école ne mange pas. Le déficit des infrastructures est stratosphérique, un défi complètement impossible pour les municipalités avec leurs moyens financiers à résorber. Alors là, c'est fini de mettre cet argent-là sur la carte de crédit des Québécoises et des Québécois. Il faut aller chercher l'argent pour faire contribuer les grandes fortunes. Et, comme Québec solidaire est le seul parti qui est prêt à faire ça, on est le seul parti qui ne fera pas d'austérité, parce que les autres, ils ont peur. Ils ont peur de dire : Il faut imposer les grandes fortunes. Nous, on a Québec solidaire, on n'a pas peur.

Journaliste : Vous avez dit aussi, M. Zanetti, si je peux me permettre, un peu plus tôt, que la société est prête à faire différemment, qu'elle veut du changement. Or... puis je reviens aux enquêtes d'opinion dont mes collègues ont parlé, mais on observe que Mme Fréchette incarne le changement, en tout cas pour une partie de la population, davantage encore que Québec solidaire. Comment vous l'expliquez, ça?

M. Zanetti : Bien, pour l'instant, c'est un changement de surface et ça va finir par paraître. Plus on suit l'actualité de près, plus on le voit. Le moment où les gens vont suivre le plus l'actualité, c'est avant la campagne électorale et pendant la campagne électorale. Alors, c'est un moment où les débats de fond vont vraiment avoir un impact sur l'opinion publique beaucoup plus fort, puis on a confiance dans cette fenêtre d'opportunité.

Le Modérateur : Prochaine question.

Mme Ghazal : Bien, juste pour ajouter... juste pour ajouter là-dessus, là, de penser que les Québécois pensent que Christine Fréchette incarne la... le changement, ce n'est pas si vrai, ce n'est pas si vrai que ça. En ce moment, il y a une grande volatilité, puis il n'y a personne qui peut prévoir ça va être quoi, ça va être quoi, le résultat de l'élection. Ça, c'est un fait.

Le Modérateur : Prochaine question.

Journaliste : So...

Journaliste : ...j'avais une petite question.

Journaliste : Ah! vas-y.

Journaliste : Merci. Je vous ramène dans l'actualité. Concernant la filière batterie, est-ce que le gouvernement caquiste a menti ou n'a pas dit toute la vérité en ne communiquant pas, en 2023, l'ampleur des investissements réels qu'il s'apprêtait à faire dans Nemaska Lithium?

M. Zanetti : Ils ont été broche à foin. Ils ont été... Ils se sont comportés comme... comme du monde qui manque de rigueur. Ils n'ont pas tout dévoilé. Ils se sont dit : Ouf! Là, ça paraît mal, mais, plus tard, ça va payer, puis ça n'a pas payé. Ça fait que c'est très problématique. C'est un gouvernement qui a manqué de structure puis qui a une vision économique aussi qui l'a amené là, une vision où est-ce qu'on met ça dans la... on met la gestion des finances publiques entre la main de supposés «top guns» qui... souvent, les «top guns», hein, ils ont l'air «top gun», mais ça ne livre pas la marchandise. C'est ce qu'on a vu avec les ministres en économie de la CAQ. C'est là qu'on est rendus. Puis ça, je pense que tout le Québec fait ce constat-là.

Journaliste : Mais avez-vous l'impression qu'ils ont trompé les Québécois?

Mme Ghazal : Bien, le gouvernement de la CAQ, il n'a pas une réputation de grande transparence sur beaucoup, beaucoup de sujets. Et Christine Fréchette, aujourd'hui, elle ne peut pas jeter en bas de l'autobus...

en dessous de l'autobus, c'est Pierre Fitzgibbon, le premier ministre puis tous ses collègues de la CAQ, là, en nous faisant croire que c'est un nouveau gouvernement. C'est le même gouvernement. Elle était au ministère de l'Économie quand il y a eu toutes ces informations-là sur Nemaska Lithium qui ont été cachés. Ça fait que là, aujourd'hui, elle ne peut pas se cacher. Ça fait que.... Et les Québécois, ça, le voient. Et, oui, elle a trompé les Québécois par rapport à la filière batterie. C'est vraiment dommage, parce que la filière batterie est un outil important pour la transition écologique. Mais ils n'ont tellement pas respecté les règles élémentaires de la gestion des investissements que là, en ce moment, ils lui donnent une mauvaise réputation. Et ça, c'est un gouvernement qui se dit un gouvernement de gestionnaires. Échec sur toute la ligne.

Le Modérateur : En anglais.

Journaliste : Good day.

Mme Ghazal : Good day.

Journaliste : How much of a fighter will you be on the ground this summer to convince undecided voters to vote for Québec Solidaire?

Mme Ghazal : Yeah, well, I'm a fighter in life, in general, and I'm a fighter not only for Québec Solidaire, I'm a fighter for the people who are suffering right now, who are not eating when they are hungry, families, because they are not able to pay the bill, to pay the rent, to pay the grocery. And this is not a fatality in Québec. So, me and all the Québec Solidaire team, we will go fight for the middle-class people, for the people who work, who do everything very well, but, at the end, they are being poorer and poorer, because we have solution.

Journaliste : OK. You just said it, and you said it in French : Les Québécois ont tout bon, mais ils ont de la misère...

Mme Ghazal : Oui.

Journaliste : Like, you're talking about the cost of living, how Quebeckers are struggling. You're talking about conjugal violence; you're talking about all those things that are so key to Quebeckers. Like, how come it's not working for you? How come it's not working in... in polls?

Mme Ghazal : Quebeckers didn't say their last word about the... the election. This will happen during the election. Now, they are listening, so it's not true to say that it's not working. I believe in what Québec Solidaire is offering. We offer gains for people, even if we are in the opposition with 11 MNAs. Imagine in a government. I'm... I have the conviction that we have solution that other political party don't have the courage, and people are listening, and they will... we will make the surprise. It's our history in Québec Solidaire. I've been in Québec Solidaire since 20 years. Everybody... your question has been asked many, many times. How come it's not working? How come it's not working? But it's not true, because at the end, it will work. You will see. Just watch us!

Désolée d'avoir fait référence à Trudeau.

M. Zanetti : Ah! c'est la meilleure référence. Parfait.

Journaliste : Hi. Dan Spector from Global. Nice, nice. You said yourself... you called yourself the... the sort of underdog party of the National Assembly. It's been... it's a bit of an underdog situation for the left in general recently here in... in recent elections. How do you fight against that?

Mme Ghazal : It's to always be near our convictions, our principles, and not to change depending of the wind. It's not because Donald Trump is going back and is making so much chaos that we need to leave our principles, and to say we will follow this guy by... by going back on... on the environment, and by making... putting all the money in the defense economy. This is not good for us. In Québec we have a strong economy with our clean energy. This is our force, and we need to have solution for Quebeckers, not following what Carney is doing or what Trump is doing. And this is the way not to change, not to say everybody is going to the right. They don't... they want more privacy, for example, in the health system or education system. We stay... we stand up with our... for our values, for our principles, for the people.

Journaliste : The... the CAQ, the PQ, the Liberals, they're all pretty centrist parties. Is it frustrating? How does it feel to watch them take up so much of the space in the discourse...

Mme Ghazal : …it's… we see this in all the world, but we see that the right people, the right-wing parties are maybe having more success. But it's not like this everywhere. We see what happened with Mamdani, the mayor of New York, in Spain, in… in Mexico also, where we have left governments. And I think if we still focus on the important issues for people to have good condition for living and to be against… to fight against all the crisis, housing crisis, cost of living crisis, this is important, and we will see result for that, even here in Québec.

M. Zanetti : It's always easier for people to maintain the status quo, and it's always harder to change the world. And we want to change the world and we won't give up.

Journaliste : Jack Wilson from the Montreal Gazette. When you're at the bottom of the polls or toward the bottom of the polls, you kind of have two things to convince Quebeckers, you have to convince them that your ideas are good, but you also have to convince them that their vote won't be wasted on you, when we're talking about 2 or 3 way race. So how do you do that? How do you make that second argument?

Mme Ghazal : Well, for the solution that we put in place at Québec Solidaire, they are popular, for example, tax the very rich people, 25 million and more. This is very popular. It's like more than 80% of people who approve that. Same thing for controlling the rent. And the solution that we put in place, people, they like them. Now, what's important is that they listen to us, and I think they are starting to know us, Sol Zanetti and me. And the more they know us, the more they see and they… when they see all the gain that we are doing, the more they will vote for us. This I am convinced about it.

Journaliste : Okay. For Mr. Zanetti. We've heard you speak before, we hear you speak today about referendum or sovereignty being «un enjeu de la siècle». If we hear you right, are you saying that you don't support a referendum in a first mandate?

M. Zanetti : No, no, we support a referendum on a first mandate, on a constitution that would have been written in a process that is co-created with First Nations and Inuit in Québec. That is our position, and it's really urgent.

When I say that it's the… the stake of the… of the century, it's because sovereignty is not only a stake for us, it's also a very important issue for… for Canada, for Greenland, for many countries, for European countries, for every country in the world. So that is a very big issue for everybody, every people on… on earth, sorry. They have to be able to make their own choices. And this is even more important today. So that's why we won't give up. And… Yes.

Journaliste : About half of your voters will vote no in a referendum.

M. Zanetti : Yes, well, we have to convince people. We have often… and it's also an answer to your first question, the challenge is for a party like us that want to change the way things are, is that we have to convince the people that they can do it. We have to convince them that they can do it, and after that, they will choose us because we're the only one who are making such propositions.

Journaliste : Hi, Olivia O'Malley, CTV news. You mentioned that you'll be obviously unveiling a candidate list. You've already spoken and unveiled one very experienced candidate, Alexandre Boulerice. What are you hoping he brings to the party to hopefully give you kind of a kick in this next election.

Mme Ghazal : Well, Alexandre Boulerice is a very, very known in Québec in his riding, and he is a person who, like Québec Solidaire, have been always… didn't change mind with the wind. He always… he have strong convictions, strong values, progressive values, and he act in accordance with these values. And this is important and people respect that. And this is what he will add to our team. And this is very nice and good for Québec Solidaire. And it will give also hope for people who are more progressive and they don't have any choice instead us… except us Québec solidaire in the Parliament to represent their voice.

Journaliste : And if you don't mind, I'm wondering if Mme Manon Massé and or Mr. Gabriel Nadeau Dubois would want to speak about what it's like being here at your last «bilan».

Mme Ghazal : We will... they will...

Le Modérateur : Peut-être après, vous pouvez me voir pour...

Mme Ghazal : Yes, they will do interviews. They are here for that.

Le Modérateur : Oui, on peut faire ça... Merci, tout le monde.

Mme Ghazal : Merci.

(Fin à 9 h 16)

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