(Treize
heures quarante et une minutes)
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Bonjour, chers collègues. Veuillez prendre place.
Affaires courantes
Déclarations de députés
Nous
sommes à la rubrique Déclarations de députés, et je cède immédiatement la
parole à M. le député de Joliette.
Souligner le 75e anniversaire
du Club de golf de Joliette
M. François St-Louis
M. St-Louis :
Merci, Mme la Présidente. En 1950 prenait forme un projet qui deviendra
rapidement l'une des plus grandes fiertés de notre région. En effet, Mme la
Présidente, le Club de golf de Joliette célèbre fièrement cette année son
75e anniversaire. Depuis maintenant trois quarts de siècle, ce club de
golf s'est imposé comme l'un des plus beaux parcours au Québec, comme en
témoignent les nombreuses distinctions reçues pour la qualité exceptionnelle de
son entretien et le travail rigoureux de la direction générale et de ses
administrateurs. D'une terre agricole appartenant aux Clercs Saint-Viateur à un parcours de très grand renom, le Club de
golf de Joliette est devenu une institution lanaudoise profondément
enracinée dans notre communauté.
À titre de député de
Joliette, et avec la fierté d'y avoir été membre durant plusieurs années, je
joins ma voix à celle de la population du
Grand Joliette pour souhaiter un joyeux 75e anniversaire au Club de golf
de Joliette ainsi que tous nos voeux de succès pour les années à venir.
Longue vie au Club de golf de Joliette!
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Souligner le 25e anniversaire
des Fourchettes
de l'Espoir de Montréal-Nord
Mme Madwa-Nika Cadet
Mme Cadet :
Mme la Présidente, c'est avec grande fierté que je souligne aujourd'hui le
25e anniversaire des Fourchettes de l'Espoir, une entreprise d'économie
sociale ancrée dans Bourassa-Sauvé.
Depuis
2001, Les Fourchettes de l'Espoir offrent à la population de Montréal-Nord des
services de qualité en sécurité alimentaire et de saines habitudes de
vie.
En un quart de
siècle, son impact s'est décuplé sur le territoire grâce au déploiement de ses
différents volets, comme le service de repas
pour l'âge d'or, le dépannage alimentaire, les cuisines collectives, l'école
culinaire pour enfants, l'activité Ados aux fourneaux, le programme
d'insertion sociale des jeunes adultes, Ma première expérience de travail et bien d'autres. Les jeunes des Fourchettes sont
également toujours fidèles au poste lors de nos traditionnelles Olympiades
des aînés de Montréal-Nord. Et que dire du Festival de boulettes de
Montréal-Nord, un agréable rendez-vous annuel interculturel signé Fourchettes
de l'Espoir.
Merci
à Mme Brunilda Reyes, fondatrice et directrice générale, ainsi qu'à toute
son équipe assidue et passionnée pour leur engagement perpétuel envers
Montréal-Nord.
Enfin,
un merci tout spécial à Soeur Angèle, très impliquée auprès des Fourchettes de
l'Espoir depuis ses débuts, et toujours dévouée à la cause.
Bon
25e anniversaire à vous!
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Merci beaucoup, Mme la députée. Je cède maintenant la
parole à Mme la députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.
Rendre hommage à M. Jean-Pierre
Turcotte
Mme Kariane Bourassa
Mme Bourassa : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Aujourd'hui,
je veux souligner un long, très long engagement, celui de M. Jean-Pierre Turcotte, qui occupe le poste de maire de
la municipalité Sainte-Famille depuis 40 ans. Il est avec nous,
présentement, dans les estrades. Bonjour, M. Turcotte.
Il était maire et je
n'étais même pas née. Il a été élu par acclamation en 1985 et il n'a jamais
quitté son poste. Pendant toutes ces années,
il a travaillé d'arrache-pied pour moderniser Sainte-Famille. Il s'est investi
dans le développement du coeur du village. Il a amélioré notamment les
infrastructures, je pense notamment à l'école primaire que vous avez
construite. Également, il a construit un parc, un gymnase, entre autres.
Sur le plan humain, il a
été à l'écoute de ses citoyens. C'est un élu présent, engagé.
Alors pour tout ce temps, pour toute cette
énergie, pour toute cette persévérance, félicitations pour une carrière aussi
longue!
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Au nom de la présidence, M. Turcotte, tous nos remerciements pour le don
que vous avez fait de votre vie à votre collectivité. Bravo!
Je cède maintenant la parole à M. le député
d'Hochelaga-Maisonneuve.
Souligner le 30e anniversaire des Productions
Jeun'Est
M. Alexandre Leduc
M. Leduc : Merci, Mme la Présidente. Je souhaite souligner
aujourd'hui le 30e anniversaire de Productions Jeun'Est, une entreprise
d'économie sociale bien ancrée dans Hochelaga-Maisonneuve.
En 1996, cinq
professionnels issus des milieux de la communication, de la production
culturelle et de l'intervention jeunesse ont uni leurs expertises pour
répondre à un besoin concret : créer des opportunités d'emploi dans un
milieu souvent difficile d'accès. C'est de cette volonté qu'est née Productions
Jeun'Est.
Depuis,
l'organisme a permis à près de 500 personnes d'être formées comme
techniciens de scène en participant directement à des productions
d'envergure, notamment avec la Tohu et avec le festival de jazz. Pour
plusieurs, il s'agit d'une première expérience décisive dans un secteur où
l'accès au marché du travail demeure un défi.
Au-delà de la
formation, Productions Jeun'Est contribue à structurer le milieu culturel en
offrant une main-d'oeuvre qualifiée et en soutenant des projets qui font
rayonner le Québec. C'est aussi un modèle d'économie sociale qui démontre
que la culture peut être un puissant levier d'intégration, de transmission et
de développement collectif.
Je salue la
directrice générale, Marie-Eve Dagenais, et toute son équipe, qui animent
Hochelaga et l'est de Montréal depuis plus de 30 ans. Bravo!
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci beaucoup, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la députée
de Verchères.
Rendre hommage à M. Daniel Bastin
Mme Suzanne Roy
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la
Présidente. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous présenter un homme qui croyait
venir à Québec pour faire le bilan de mon mandat. Mais, non, retournement de
situation, c'est lui que nous honorons.
Daniel Bastin, présent dans la tribune, obtient
son diplôme en administration, mais réalise assez rapidement que sa véritable
passion est le journalisme. Il entreprend une carrière vouée à informer et à
faire rayonner notre région. Pendant près de 27 ans au journal La
Relève puis aujourd'hui chez Gravité Média, il couvre, avec rigueur,
humanité, l'actualité communautaire,
politique, sportive et culturelle. Mais, au-delà d'un journaliste accompli,
Daniel est aussi un collègue apprécié, reconnu pour son esprit d'équipe,
son humour contagieux et sa répartie légendaire.
Félicitations pour cet engagement exceptionnel à
notre communauté!
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Merci beaucoup, Mme la députée. Au nom de la présidence, toutes nos
félicitations à M. Bastin pour son exploit.
Maintenant, je cède la parole à Mme la députée
de Mille-Îles.
Souligner le 40e anniversaire de l'école alternative
l'Envol
Mme Virginie Dufour
Mme Dufour : Merci, Mme la
Présidente. C'est avec fierté que je prends la parole aujourd'hui pour souligner
le 40e anniversaire de l'école l'Envol, la seule école primaire
alternative de l'est de Laval.
Depuis 1986, ce lieu d'apprentissage innovant
outille et éduque la jeune génération avec brio.
Comme maman de deux enfants qui ont fréquenté
l'école alternative, bien, j'ai pu voir à quel point ce type d'apprentissage
peut être bénéfique pour nos enfants. L'enseignement par projets développe chez
les élèves l'esprit d'initiative mais aussi le sens de la communauté. La
participation active des parents favorise aussi la création d'un véritable
partenariat éducatif.
Je tiens à saluer le travail extraordinaire de
l'ensemble de l'équipe, qui, chaque jour, façonne une éducation inclusive et
coopérative.
J'ai aussi une pensée pour Françoise
Charbonneau, qui nous a quittés, mais qui a tant fait pour cette école.
Bon 40e et longue vie à l'école l'Envol!
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, Mme la députée. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Bonaventure.
Rendre hommage à M. Pierre
Landry
Mme Catherine Blouin
Mme Blouin : Merci beaucoup, Mme la
Présidente. Alors, aujourd'hui, je tiens à souligner l'engagement remarquable
de M. Pierre Landry.
Depuis
plusieurs décennies, M. Landry consacre généreusement son temps à de nombreux
organismes et événements de notre
région. Son expérience et son dévouement ont notamment contribué au succès du
Marathon Baie-des-Chaleurs, du Raid international Gaspésie, du festival
Maximum Blues, des événements rassembleurs qui mettent en valeur notre
magnifique territoire et notre dynamisme.
Au fil des ans, il
s'est impliqué au sein de plusieurs conseils d'administration. Il assume
d'ailleurs la présidence du Club des 50 ans et plus de Carleton-sur-Mer,
pour ne nommer que ça. Avec son ami André Savoie, il a joué un rôle important dans l'aménagement de sentiers hivernaux
pour les citoyens de Carleton-sur-Mer, des sentiers qui sont devenus bien
plus que de simples lieux de promenade, en fait ils représentent maintenant un
véritable espace de rencontre et de rassemblement pour la communauté.
Alors, merci,
M. Landry, pour votre générosité, pour votre engagement envers votre
communauté. Votre implication, elle est
tellement appréciée. Vous contribuez à faire rayonner notre région et vous
faites une réelle différence chez nous. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Merci beaucoup, Mme la députée. Je cède maintenant la
parole à M. le député d'Abitibi-Est.
Souligner les 50 ans de
carrière du journaliste Paul Larocque
M. Pierre Dufour
M. Dufour :
Ce n'est pas tous les jours qu'un député a l'occasion de souligner un
accomplissement émérite d'une personne native de son comté qui s'est démarquée
sur une scène provinciale, nationale et internationale.
Féru de politique et
encore très actif sur une base hebdomadaire dans plusieurs émissions d'affaires
publiques, son professionnalisme a toujours été une prémisse à ses
interventions et sa structure journalistique. Que ce soit par le passé avec
Michel C. Auger, le regretté Jean Lapierre ou au 18 heures avec Pierre
Bruneau, il est toujours présent aujourd'hui à l'antenne avec l'émission Le
Bilan et ses invités.
C'est donc avec une
grande fierté que je désire souligner aujourd'hui l'accomplissement du
Valdorien de naissance, soit M. Paul Larocque, qui fête cette année
50 ans de carrière journalistique. Ayant débuté en 1976 à CKRS 590,
il est le visage de l'information de la vie politique québécoise depuis le
premier mandat de René Lévesque. Médaillé de l'Assemblée nationale en 2006,
Paul, que j'ai eu l'occasion de rencontrer lors du développement de la Cité de
l'Or, à Val-d'Or, je te dis merci d'être une voix crédible, et félicitations
pour cette longévité!
• (13 h 50) •
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la députée
des Plaines.
Rendre hommage à Mme Noëlla
Laforest
Mme Lucie Lecours
Mme Lecours
(Les Plaines) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, aujourd'hui,
je souhaite rendre hommage à une femme au grand coeur, une bénévole
d'exception, profondément engagée dans notre communauté anneplainoise, et j'ai
nommé Noëlla Laforest.
Noëlla fait du
bénévolat à Sainte-Anne depuis toujours, je pense. Elle a consacré son temps,
entre autres, aux gens qui ont beaucoup de coeur, comme elle, d'ailleurs. Tout
le monde connaît Noëlla. Peu importe l'événement ou la cause, elle est toujours
présente pour tendre la main. Qu'il s'agisse des Chevaliers de Colomb, du
Comptoir d'entraide l'Ouvroir, de la Résidence Anne Gabriel — son
chouchou — ou
plusieurs autres organismes encore, Noëlla apporte réconfort et soutien aux
enfants et aux familles, aux aînés et aux personnes qui traversent des moments
difficiles.
Ma chère Noëlla, tu
fais partie de ces personnes qui rendent une communauté plus humaine, une
communauté plus solidaire. Alors, au nom des Anneplainois, permets-moi de te
féliciter pour tout ce que tu as fait.
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Merci beaucoup, Mme la députée. Je cède maintenant la
parole à Mme la députée d'Iberville.
Souligner la tenue des défis
Mini Boucle et Petite Boucle d'Ange-Gardien
Mme Audrey Bogemans
Mme Bogemans : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. C'est avec beaucoup de fierté que je prends part pour une
deuxième année à l'équipe de l'Assemblée nationale dans le cadre du Grand Défi
Pierre Lavoie, qui se déroule cette année dans notre belle grande région. Les fonds que je vais amasser
vont être remis à l'école Jean-XXIII d'Ange‑Gardien
afin de soutenir les projets qui favorisent les saines habitudes de vie des
élèves.
Mais aujourd'hui j'ai
des invités d'honneur, les organisateurs d'une mini boucle, qui sont avec nous,
ici. C'est grâce à leur implication que la municipalité, entre autres, et
plusieurs bénévoles organisent une mini boucle pour les élèves de l'école
primaire et du CPE, afin qu'ils puissent avoir leur propre mini Défi Pierre
Lavoie bien à eux, avant le passage des cyclistes de la grande boucle du
135 kilomètres.
Tous ces jeunes
bougeront ensemble avec énergie, sourires et fierté grâce à vous, mesdames.
Merci de leur montrer de se dépasser, de s'impliquer dans leur propre activité
physique, de montrer l'exemple. Merci pour tout le dynamisme que vous apportez
à votre communauté.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Mesdames,
au nom de la présidence, tous nos remerciements, et bravo pour votre
implication! Merci. Merci beaucoup, Mme la députée.
Je cède maintenant la
parole à M. le député de Vachon.
Souligner la Semaine de la
police
M. Ian Lafrenière
M. Lafrenière :
Oui. Merci beaucoup, Mme la Présidente. À l'occasion de la Semaine de la
police, qui se tient présentement, je salue celles et ceux qui assurent,
souvent dans l'ombre, notre sécurité au quotidien.
Dans mon comté, au
SPAL, ce sont 546 policiers et 194 employés civils qui ont choisi
cette vocation, celle de servir et de
protéger. Les citoyens de mon comté, et je suis persuadé que c'est la même
chose pour les collègues ici, dans cette salle, apprécient le travail de
nos policiers et de nos policières.
Aujourd'hui,
j'ai une pensée toute particulière, Mme la Présidente, pour Anaïs
Fortin-Cozzens, pour Maureen Breau, pour Benoît L'Écuyer, André Lalonde et tant d'autres. Vous savez, depuis
1852, Mme la Présidente, ils sont 191 policiers, policières qui ont
fait le sacrifice ultime. Et hier, lors d'une cérémonie à Nicolet, nous leur
avons rendu hommage au nom de tous les
Québécois. Ils sont tombés, mais on doit prendre cet engagement ensemble qu'ils
ne seront jamais oubliés.
Merci
à leurs familles pour tous les nombreux sacrifices. Et bonne Semaine de la
police. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, M. le député. Je cède maintenant la parole à M. le député de Gaspé.
Souligner le 40e anniversaire
du bistro-bar Le Brise-Bise
M. Stéphane Sainte-Croix
M. Sainte-Croix :
Merci, Mme la Présidente. Cette année, le bistro-bar Le Brise-Bise de Gaspé
célèbre 40 ans d'existence.
40 ans, pour un établissement, c'est déjà remarquable, mais, pour Le
Brise-Bise, c'est bien plus qu'un anniversaire, c'est 40 ans de
souvenirs, de rencontres et de vie au coeur de notre communauté.
Depuis 1986, Le
Brise-Bise est un endroit où l'on se retrouve, où l'on célèbre, où l'on
découvre nos artistes et où l'on accueille les visiteurs comme des amis. Pour
plusieurs Gaspésiens, c'est un lieu rempli d'histoire, de moments marquants et
d'attachement.
On doit beaucoup à
celles et ceux qui l'ont façonné, à sa fondatrice, Claudine Roy, qui a créé un
lieu ouvert et vivant, à Simon Poirier, qui en a fait un foyer pour la musique
et la jeunesse, et à la nouvelle équipe, Sara, William, François et Camille, qui perpétue cet esprit avec passion et
authenticité. À travers eux, Le Brise-Bise demeure ce qu'il a toujours
été : une institution humaine enracinée et profondément gaspésienne.
Je tiens à souligner
leur 40e anniversaire. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Merci, M. le député. Cela met fin à la déclaration de
députés.
Je suspends les
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 13
h 55)
(Reprise à 14 h 08)
La Présidente :
12 mai. Bonjour, tout le monde. Mesdames messieurs, vous êtes nombreuses
et nombreux, aujourd'hui. Bienvenue. Bienvenue. Le parlement du Québec, c'est
chez vous.
Messieurs dames les
députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie
beaucoup. Veuillez vous asseoir.
Présence d'une
délégation du Groupe d'amitié France-Québec
Aujourd'hui, j'ai le
plaisir de souligner, dans les tribunes, une délégation du Groupe d'amitié
France-Québec à l'occasion de la 36e session de la Commission interparlementaire
franco-québécoise, présidée par le président du groupe et député de
Saint-Pierre-et-Miquelon, M. Stéphane Lenormand. Levez-vous.
Présence d'athlètes et d'entraîneurs québécois ayant
participé aux Jeux olympiques
et paralympiques d'hiver de Milano Cortina, accompagnés du consul de
la République italienne à Montréal, M. Fortunato Carlo Mangiola
Et j'ai également le
plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, d'athlètes et
d'entraîneurs québécois des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Milano
Cortina 2026. Ils sont accompagnés du consul de la République italienne à
Montréal, M. Fortunato Carlo Mangiola.
Et nous poursuivons
les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
Présentation
de projets de loi
À la rubrique
Présentation de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
• (14 h 10) •
M. Bonnardel :
Oui, Mme la Présidente, je vous demande d'appeler l'article a du feuilleton,
s'il vous plaît.
Projet
de loi n° 6
La Présidente :
À l'article a du feuilleton, M. le ministre des Finances présente le projet de
loi n° 6, Loi donnant suite à des
mesures fiscales annoncées lors du discours sur le budget du 18 mars 2026
et du point sur la situation économique et financière du Québec du
25 novembre 2025 ainsi qu'à certaines autres mesures. M. le ministre.
M. Eric
Girard
M. Girard
(Groulx) : Oui, bien, merci, Mme la Présidente.
Ce projet de loi
modifie diverses lois afin principalement de donner suite à des mesures
annoncées à l'occasion du discours sur le budget du 18 mars 2026 et de la
présentation du point sur la situation économique et financière du Québec du 25 novembre 2025. Il donne
également suite à des mesures fiscales annoncées dans divers bulletins d'information
publiés par le ministère des Finances en 2025 et en 2026.
Le projet de loi
modifie la Loi sur le régime de rentes du Québec et le Règlement sur les
cotisations au régime de rentes du Québec afin de réduire le taux de cotisation
de base à ce régime.
Le projet de loi
modifie également la Loi sur les impôts, la Loi concernant les paramètres
sectoriels de certaines mesures fiscales et la Loi sur la Régie de l'assurance
maladie du Québec afin, notamment :
1° d'augmenter le
taux de la déduction pour petite entreprise;
2°
d'instaurer un congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé
pour les employeurs des secteurs de l'agriculture, de la foresterie et
des pêcheries;
3°
de prolonger le crédit d'impôt remboursable favorisant l'emploi en Gaspésie et
dans certaines régions maritimes du Québec et d'en étendre la portée
territoriale à l'égard des activités du secteur de la transformation des
produits de la mer;
4°
d'étendre le crédit d'impôt remboursable visant à soutenir la presse écrite aux
agences de presse et aux médias d'information diffusant des bulletins de
nouvelles à la radio ou à la télévision;
5° de prolonger le
crédit d'impôt remboursable pour la transformation numérique de la presse
écrite et d'en réduire graduellement le taux;
6° de prolonger le
mécanisme d'étalement du revenu pour les producteurs forestiers;
7° d'assouplir les
critères d'admissibilité relatifs aux catégories de films pour l'application de
certains crédits d'impôt remboursable du domaine culturel;
8° d'apporter des
ajustements aux crédits d'impôt pour le développement des affaires
électroniques intégrant des fonctionnalités d'intelligence artificielle.
Le
projet de loi modifie également la Loi sur la taxe de vente du Québec afin,
notamment, d'élargir la notion de particuliers liés pour l'application de la
règle de la valeur estimative dans le cadre du transfert d'un véhicule routier
usagé.
Enfin, le projet de
loi apporte des modifications à caractère technique, de concordance et de
terminologie, Mme la Présidente.
Mise
aux voix
La Présidente :
Et est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté.
Dépôt
de documents
Nous passons
maintenant à la rubrique Dépôt de documents, et je reconnais Mme la ministre de
l'Enseignement supérieur. Mme la ministre.
Mme Biron : Bonjour, Mme la Présidente. Permettez-moi de
déposer le rapport annuel 2024-2025 de l'Université du Québec. Merci.
La Présidente : Ce document
est déposé. M. le leader du gouvernement.
M. Bonnardel :
Mme la Présidente, je dépose les réponses aux pétitions déposées le
24 mars par la députée de Laporte et le 25 mars par la députée de
Rimouski, ainsi que les réponses aux questions écrites au feuilleton le
5 mai par les députés des Îles-de-la-Madeleine, de La Pinière et de
Bourassa-Sauvé.
La Présidente : Et ces
documents sont déposés.
Pour ma part,
je dépose une lettre que m'a adressée Mme Marie-Claude Rioux dans laquelle
elle m'informe de sa démission à
titre de présidente de la Commission de la fonction publique. Cette démission
prendra effet le 1er juillet 2026.
Dépôt de rapports de
commissions
Et, à la rubrique Dépôt de rapports de
commissions, Mme la présidente de la Commission de la culture et de l'éducation
et députée de Jeanne-Mance—Viger.
Étude détaillée du projet de
loi n° 10
Mme Rotiroti :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose le rapport de la Commission de la culture
et de l'éducation qui, le 7 mai 2026, a procédé à l'étude détaillée du
projet de loi n° 10, Loi protégeant les consommateurs contre les pratiques abusives de revente de
billets et de renouvellement d'abonnements en ligne. La commission a adopté le texte du projet
de loi avec des amendements.
La
Présidente : Ce
rapport est déposé. Mme la présidente de la Commission des relations avec les
citoyens et députée des Plaines.
Consultations particulières
sur le projet de loi n° 24
Mme Lecours (Les Plaines) :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, je dépose avec joie le rapport de la
Commission des relations avec les citoyens qui, les 6 et 7 mai 2026, a
tenu des auditions publiques dans le cadre de consultations particulières sur
le projet de loi n° 24, Loi protégeant le consommateur contre
l'utilisation trompeuse ou frauduleuse de l'identité ou de l'image d'une
personne.
La
Présidente : Ce
rapport est déposé. Mme la présidente de la Commission des transports et de
l'environnement et députée de Vaudreuil.
Consultations particulières
sur le projet de loi n° 22
Mme Nichols : Bonjour, Mme la Présidente. Je dépose le rapport
de la Commission des transports et de l'environnement qui, les 6 et 7 mai,
a tenu des auditions publiques dans le cadre de consultations particulières sur
le projet de loi n° 22, la Loi bonifiant les pouvoirs d'intervention des
municipalités et modifiant d'autres dispositions législatives. Merci.
La Présidente : Ce rapport
est déposé.
Dépôt de pétitions
À la rubrique Dépôt de pétitions, je reconnais
M. le député de Pontiac.
Améliorer la couverture
cellulaire dans la MRC de Pontiac
M. Fortin :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 345 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Attendu que la Coalition avenir Québec [avait]
promis d'étendre la couverture cellulaire aux régions rurales d'ici 2026;
«Attendu que la MRC Pontiac demeure exclue des
plans provinciaux actuels;
«Attendu que
des municipalités du Pontiac Ouest et d'autres subissent des pannes fréquentes
[de] fibre optique et [de] lignes terrestres[...], empêchant l'accès aux
services d'urgence;
«Attendu que l'absence de couverture cellulaire
a contribué à des incidents graves, y compris des décès, et que l'itinérance
transfrontalière redirige parfois les appels d'urgence vers l'Ontario, causant
des délais;
«Attendu
qu'un service cellulaire fiable est essentiel à la sécurité publique, à la
qualité de vie et au développement économique;
«Attendu que les cadres du Conseil de la
radiodiffusion et des télécommunications canadiennes prévoient des ententes d'itinérance et le partage des infrastructures,
et que l'Opération couverture cellulaire ne garantit pas une couverture
complète dans la MRC Pontiac;
«Et l'intervention réclamée se résume [donc]
ainsi :
«Nous,
signataires, demandons au gouvernement du Québec :
«D'inclure la MRC
Pontiac dans les plans d'expansion avec échéancier et rapport public;
«De prioriser des
infrastructures locales pour éviter [des] délais transfrontaliers;
«D'exiger des
ententes d'itinérance obligatoires et raisonnables en zones mal desservies;
«De déployer des
solutions temporaires lors de pannes majeures;
«De maintenir la
priorité aux services d'urgence; et
«D'assurer une
couverture fiable sur tout le territoire de la MRC Pontiac.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La
Présidente : Cet extrait de pétition est déposé. M. le député de Laurier-Dorion.
Mettre
en place une clause de droits acquis dans le
cadre du Programme de l'expérience québécoise
M. Fontecilla :
Merci, Mme la Présidente. D'emblée, je profite de l'opportunité pour saluer
les représentants et représentantes de l'organisme Le Québec c'est nous aussi
et de l'Union étudiante du Québec. Merci d'être là.
Je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
17 052 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que le
Programme de l'expérience québécoise (PEQ) a constitué, pendant plus de dix
ans, un programme d'immigration privilégié
contribuant au rayonnement et à l'attractivité du Québec à l'échelle
internationale;
«Considérant que le
volet du PEQ destiné aux personnes diplômées permettait l'établissement au
Québec de personnes francophones qualifiées, formées dans les établissements
d'enseignement québécois et en mesure d'intégrer rapidement le marché du
travail;
«Considérant que le
volet du PEQ destiné aux travailleurs assurait la continuité de la contribution
de travailleurs francophones disposant d'une expérience de travail qualifiée
acquise au Québec;
«Considérant que les
personnes concernées se sont établies au Québec alors que les règles d'accès au
PEQ étaient claires et connues, qu'elles ont respecté l'ensemble des exigences
et qu'elles ont agi de bonne foi en s'intégrant durablement à leur milieu;
«Considérant que
l'abolition du PEQ entraînera des conséquences importantes sur l'économie
québécoise ainsi que sur la vie de milliers de personnes qui étudient et
travaillent au Québec;
«Considérant l'appui
considérable de l'ensemble de la société civile du Québec en faveur du PEQ;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«D'annoncer
la réouverture immédiate des deux volets du PEQ et d'en prévoir un nombre
d'admissions permettant un traitement régulier des demandes; ou
alternativement
«De mettre en place
une clause de droit acquis pour toutes les personnes qui se trouvaient au
Québec à titre de résident temporaire au jour de l'annonce de l'abolition du
PEQ et qui s'y qualifient.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
• (14 h 20) •
La
Présidente : Et cet extrait de pétition est déposé. M. le député de Jean-Lesage.
Retirer
projet de loi n° 9, Loi sur le renforcement
de la laïcité au Québec
M. Zanetti :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 15 055 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que le projet de loi n° 9 impose de nouvelles restrictions à
l'expression des convictions religieuses;
«Considérant que
l'interdiction de certaines formes d'expression religieuse et de pratiques
collectives dans les espaces et institutions publics porte atteinte à des
libertés fondamentales protégées par la Charte des droits et libertés de la
personne, notamment la liberté de religion, de conscience, d'expression et de
réunion pacifique;
«Considérant que la
laïcité de l'État, selon la Loi sur la laïcité de l'État, repose sur la
neutralité religieuse de l'État, l'égalité
des personnes ainsi que la liberté de conscience et de religion, et qu'elle ne
peut servir de fondement à des mesures qui entraînent l'exclusion, la
stigmatisation ou la discrimination;
«Considérant que des
organisations de défense des droits humains ont mis en garde contre les effets
du projet de loi n° 9, qui risque de favoriser un climat
d'intolérance et de tensions sociales;
«Considérant que ce
projet de loi pourrait exclure des personnes qualifiées de l'accès à des
emplois ou fonctions dans les services publics
en raison de leurs croyances ou de leur apparence, avec des impacts disproportionnés
sur les femmes portant des signes religieux visibles;
«Considérant que le
droit en vigueur permet déjà aux autorités d'intervenir en cas de perturbation
ou d'entrave, rendant ces nouvelles restrictions inutiles;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
signataires, demandons au gouvernement du Québec de retirer le projet de
loi n° 9 afin d'assurer la pleine protection des droits et libertés
et de préserver un espace public inclusif et démocratique.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La
Présidente : Et cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Octroyer un financement
récurrent aux
groupes femmes employabilité
Mme Cadet :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 1 427 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant qu'on ne
compte plus que 15 groupes femmes employabilité à l'échelle du Québec;
«Considérant qu'ils
sont des acteurs clés du filet social, à l'articulation entre les services de
soutien et la sortie durable de la
précarité, accompagnant chaque année des milliers de femmes, notamment
éloignées du marché du travail;
«Considérant qu'ils
constituent une expertise unique et interviennent selon une approche globale
adaptée aux réalités de femmes, confrontées aux inégalités de genre et à des
enjeux transversaux, tels que la monoparentalité, la conciliation
famille-travail-études et proche aidance, l'immigration et la violence
conjugale;
«Considérant que le
travail de ces groupes communautaires permet d'agir directement sur les
obstacles systémiques qui freinent l'accès et le maintien en emploi des femmes;
«Considérant que leur
capacité à répondre aux besoins croissants est compromise par un
sous-financement chronique qui met en péril leur mission et leur survie;
«Considérant que
l'autonomie économique des femmes constitue un levier essentiel pour atteindre
l'égalité;
«Considérant que la
pleine participation des femmes au marché du travail constitue un levier
déterminant pour la vitalité économique du Québec;
«Considérant
que l'investissement demandé de 7 millions de dollars constitue un
montant raisonnable et nécessaire pour soutenir leur mission globale et
développer des projets structurants;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec d'octroyer un financement récurrent et
ajusté de 7 millions de dollars
aux groupes femmes employabilité, afin de garantir la continuité et
l'accessibilité des services pour toutes les femmes au Québec.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La Présidente :
Cet extrait de pétition est déposé.
Et j'ai reçu une
demande de M. le député de Laurier-Dorion pour la présentation d'une pétition
non conforme. Y a-t-il consentement pour la présentation de cette pétition?
Consentement. M. le député de Laurier-Dorion.
Mettre
en place une clause de droits acquis dans le
cadre du Programme de l'expérience québécoise
M. Fontecilla :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 80 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que le Programme
de l'expérience québécoise (PEQ) a constitué, pendant plus de dix ans, un programme d'immigration privilégié contribuant au
rayonnement et à l'attractivité du Québec à l'échelle internationale;
«Considérant
que le volet du PEQ destiné aux personnes diplômées permettait l'établissement
au Québec de personnes francophones
qualifiées, formées dans les établissements d'enseignement québécois et en
mesure d'intégrer rapidement le marché du travail;
«Considérant
que le volet du PEQ destiné aux travailleurs assurait la continuité de la
contribution de travailleurs francophones disposant d'une expérience de
travail qualifiée acquise au Québec;
«Considérant
que les personnes concernées se sont établies au Québec alors que les règles
d'accès au PEQ étaient claires et
connues, qu'elles ont respecté l'ensemble des exigences et qu'elles ont agi de
bonne foi en s'intégrant durablement à leur milieu;
«Considérant que
l'abolition du PEQ entraînera des conséquences importantes sur l'économie
québécoise ainsi que sur la vie de milliers de personnes qui étudient et
travaillent au Québec;
«Considérant l'appui
considérable de l'ensemble de la société civile du Québec en faveur du PEQ;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«D'annoncer
la réouverture immédiate des deux volets du PEQ et d'en prévoir un nombre
d'admissions permettant un traitement régulier de demandes; ou
alternativement
«De mettre en place
une clause de droit acquis pour toutes les personnes qui se trouvaient au
Québec à titre de résident temporaire au jour de l'annonce de l'abolition du
PEQ et qui s'y qualifient.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La
Présidente : Et cet extrait de pétition et déposé.
Il n'y a pas de
réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de
droit ou de privilège.
Questions
et réponses orales
Nous
en sommes maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales,
et, pour ce faire, je cède la parole, en question principale, au chef de
l'opposition officielle.
Investissement du
gouvernement dans Nemaska Lithium
M. André
Fortin
M. Fortin :
Mme la Présidente, voici un extrait du rapport de la Commissaire au
développement durable : «Dans un avis sectoriel concernant un
investissement de 250 millions, le ministère des Ressources naturelles a
soulevé des risques importants susceptibles d'avoir des impacts considérables
notamment sur les coûts et les échéanciers du projet
Nemaska. Sur la base de ces risques, la version préliminaire de l'avis
comportait une recommandation défavorable.» Fin de la citation.
Dans le fond, là, le
ministère des Ressources naturelles, il disait : Non, ne mettez pas
d'argent là-dedans, c'est trop risqué. Bien, le gouvernement de la CAQ, sous
Pierre Fitzgibbon, au lieu d'écouter les experts des ressources naturelles, a dit : Changez-moi ça, cet
avis-là, il faut injecter 250 millions de plus dans le projet. Et,
miracle, ils ont obtenu un avis
favorable, avec conditions. Mais encore, ça, ce n'était pas assez. Le ministère
de l'Économie est revenu à la charge jusqu'à la capitulation complète,
et ils ont obtenu un avis favorable sans condition.
Mme la Présidente, le
gouvernement avait été averti, il savait que c'était un investissement malavisé,
il savait qu'il prenait 250 millions de l'argent des Québécois et qu'il
jouait à la roulette. Au lieu de comprendre pourquoi les experts étaient
contre, ils ont décidé de jouer aux fiers-à-bras et de faire changer le rapport
du ministère des Ressources naturelles.
C'est irresponsable, c'est irrespectueux de l'argent des Québécois, mais c'est
typique du gouvernement caquiste.
Comment la première
ministre peut justifier ces décisions-là? Comment elle peut justifier avoir
tordu le bras du ministère des Ressources naturelles?
La Présidente :
Faisons attention aux propos ici. La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette :
Merci, Mme la Présidente. Bien, j'aimerais commencer en rappelant l'importance
du secteur des minéraux critiques et
stratégiques, parce qu'on est dans une ère de transition énergétique, il ne
faut pas l'oublier. Puis ce n'est pas à savoir si cette transition-là va
survenir ou pas, elle est là, elle est là pour rester, c'est de savoir à quelle
vitesse elle va se dérouler. Puis ce qu'on a constaté, c'est que, ces dernières
années, cette vitesse-là a été plus au ralenti, mais ça va revenir à une
vitesse plus normale. Et puis déjà on en voit poindre un peu d'éléments avec la
hausse du prix de l'essence.
Maintenant, on a pris
connaissance des recommandations, là, du Commissaire au développement durable puis
on va faire les suivis nécessaires, les
suivis qui s'imposent. Il y a le ministère des Ressources naturelles et des
Forêts qui avait soulevé un certain nombre d'éléments, d'éléments de
risque. Puis, dans tout projet économique, dans tout projet industriel, il y a des éléments de risque. Ce
n'est jamais arrivé... J'ai été à l'Économie, à l'Énergie, il n'est jamais
arrivé un projet de nature économique ou industriel où on me
disait : Il y a zéro risque, Mme la ministre. Non, il y a toujours des
éléments de risque. Il faut les soupeser.
Il y a eu des
échanges qui sont survenus. Ça a amené des modifications au niveau des risques,
pour diminuer ces risques-là. Il y a des
modifications qui ont été apportées au projet, notamment sur le plan
technologique. Ils ont décidé de changer de processus technologique pour réduire
ces risques-là. Maintenant, c'est un projet qui devait aller de l'avant.
La Présidente :
Première complémentaire.
M. André
Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, le pire, là, c'est qu'après que Pierre
Fitzgibbon a dit : Il faut aller de l'avant, on va faire changer le rapport du ministère des Ressources naturelles,
bien, la première ministre, elle aussi, elle a injecté 400 millions de dollars d'argent public dans
Nemaska. Au total, après les avis défavorables du ministère, c'est 925 millions de
dollars qui ont été injectés dans ce projet-là.
Est-ce qu'au moment
de sa signature la ministre, la première ministre, savait que le ministère des
Ressources naturelles s'était opposé?
La
Présidente : La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la
Présidente, ce qu'il est important de rappeler, c'est que, traditionnellement,
au Québec, on a extrait nos minerais, on a
extrait nos ressources puis on les a exportés, sans plus-value. Là, ce qui est
important, c'est
de faire de la transformation de ces minéraux, particulièrement pour des
minéraux critiques et stratégiques, et c'est ce qu'on fait avec le
projet Nemaska Lithium, parce qu'on a une plus-value à aller chercher. Et,
jusqu'à maintenant, c'était la Chine qui captait cette plus-value-là. Il faut
mettre fin à cette ère-là. On a l'expertise, en fait il faut développer cette
expertise-là au Québec pour aller chercher cette plus-value. Et c'est ce qu'on
fait avec ce projet-là.
Maintenant, il ne
faut pas l'analyser sous la... sous l'angle d'après deux ans, après trois ans
est-ce que ça a rapporté les retombées qu'on
souhaitait. C'est des projets de moyen terme. C'est des projets de long terme.
Puis on travaille avec un partenaire costaud, Rio Tinto, avec lequel on a
plusieurs projets puis une relation d'affaires de long terme.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. André
Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, là, tout le monde ici est pour le
développement de nos ressources naturelles puis sa transformation. Bien,
peut-être sauf Québec solidaire. Mais, Mme la Présidente, la question n'est pas
là. La question, c'est de savoir est-ce qu'au moment de la signature de la
première ministre, où elle a signé 400 millions d'argent public à Nemaska
Lithium... est-ce qu'elle savait, oui ou non, que le ministère des Ressources
naturelles avait émis un avis défavorable et que Pierre Fitzgibbon avait tordu
leur bras pour changer l'avis.
• (14 h 30) •
La
Présidente : Et je vous dis : Faites attention aux termes
employés. La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette :
Bien, j'aimerais rappeler, comme je disais tout à l'heure, qu'il y a des
échanges qui ont eu lieu, puis ça a permis d'atténuer un certain nombre de
risques. Et, parmi ces risques-là, c'est notamment le risque technologique. Il
y avait identification d'un risque important parce que c'était une nouvelle
technologie qui était considérée. On a voulu
réduire ça, donc on s'en est remis à un processus, un procédé traditionnel pour
réduire les risques. Nemaska a aussi conclu une entente, là, pour
bénéficier de l'expertise de personnes qui avaient déjà oeuvré à ce genre de
projet là. Mais Rio Tinto, c'est le partenaire par... par expérience... non,
c'est par...
Une voix :
...
Mme Fréchette :
...par excellence, pardon, c'est le partenaire par excellence pour mener ce
type de projet là. Ils sont partenaires de premier niveau, reconnus à
l'international, ils ont toute l'expertise sur laquelle on peut se reposer, et
c'est ce qu'on va faire.
La Présidente :
Troisième complémentaire.
M. André
Fortin
M. Fortin : Parfait, Mme la Présidente. On comprend que la première
ministre, elle est confortable avec ces décisions-là.
Bien, vous savez ce qui se passe aujourd'hui? La mine, elle est arrêtée. Le
projet de construction de l'usine à Bécancour, il est suspendu. L'argent
des Québécois, on ne sait pas ce qu'il vaut, Mme la Présidente.
Après avoir reçu des
avis défavorables, Pierre Fitzgibbon a investi 250 millions. Après avoir
reçu des avis défavorables, la première ministre a rajouté un autre 400
millions puis un autre 275 par la suite, Mme la Présidente. Ils ont brûlé tous
les feux rouges dans ce dossier-là.
Comment elle peut
justifier ça?
La
Présidente : La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette :
Oui, Mme la Présidente, j'aimerais rappeler qu'à Bécancour, dans le parc
industriel de Bécancour, il y a encore 500 travailleurs qui travaillent à
la construction de l'usine. Alors, c'est un projet qui suit son cours.
Maintenant, oui, ça va plus au ralenti parce que, je l'expliquais tout à
l'heure, le contexte est favorable au ralentissement
des projets. Maintenant, on s'attend à ce qu'il y ait une remontée. Et puis il
y a la mine, également, qui fait partie du projet.
Moi, j'ai contribué,
par ailleurs, à réduire les risques, à réduire l'exposition du gouvernement.
J'ai demandé à ce que l'on réduise le niveau d'intervention, puis qu'on le
stoppe complètement, au niveau des injections de fonds publics, et c'est ce qui
sera fait. Rio Tinto est avisé que, dorénavant, les injections de fonds, ce
sera Rio Tinto qui devra les faire. Et, du
côté du gouvernement, on a maintenant une participation minoritaire. On est
toujours là comme partenaire, mais minoritaire.
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant le député de
Marguerite-Bourgeoys.
Investissement
du gouvernement dans Nemaska Lithium
M. Frédéric
Beauchemin
M. Beauchemin :
Jeudi dernier, la Commissaire au développement durable a déposé un rapport
dévastateur sur l'investissement caquiste dans Nemaska Lithium. Non seulement
la CAQ a brûlé 1,2 milliard, elle l'a gaspillé en toute connaissance de cause. Même après les avertissements spécifiques
d'experts de ne pas aller de l'avant avec le projet d'investissement, la CAQ a
gaspillé à répétition. La commissaire l'a dit, la volonté politique a poussé la
CAQ à enfreindre les règles. À la CAQ, si on n'aime pas les recommandations
ministérielles, si ça ne va pas comme on le souhaite, même quand les feux sont
au rouge, on continue, Mme la Présidente. À date, Nemaska, c'est cinq fois le
scandale de Northvolt.
Ma question au
ministre de l'Économie : Considérant tout ce que je viens de dire,
considérant le manque de gouvernance, considérant la feuille de route caquiste,
lui, va-t-il continuer?
La Présidente :
La réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Alors, Mme la Présidente, d'abord, on prend acte des recommandations de la Commissaire
au développement durable. Évidemment, on va continuer à travailler pour
améliorer le régime minier au Québec. Alors, tout ce qu'on peut faire pour
l'améliorer, on va continuer à le faire.
Maintenant, Mme la
Présidente, je tiens à réitérer l'objectif, je dirais, stratégique du
gouvernement, qui est de continuer à travailler pour développer les minéraux
critiques et stratégiques au Québec, surtout dans le contexte actuel. Il faut les développer, il faut les mettre en
valeur, il faut les transformer. Donc, on va continuer à le faire, mais on va
bien gérer notre risque, comme on l'a fait jusqu'à maintenant.
Alors, dans ce
cas-ci, dans le cas du rapport, c'est vrai qu'il y a des éléments de risque qui
ont été soulevés par le ministère des
Ressources naturelles, et on a géré ce risque-là, on a mis en place des mesures
d'atténuation. Par exemple, Nemaska a opté pour un procédé conventionnel
plutôt qu'un procédé nouveau dans le traitement du minerai. Nemaska a conclu une entente avec des experts qui avaient
déjà opéré des usines semblables ailleurs dans le monde. Nemaska a fait
aussi des tests ciblés pour, justement, éviter le plus possible les problèmes
liés à la production. On a géré le risque.
La Présidente :
Première complémentaire.
M. Frédéric
Beauchemin
M. Beauchemin :
Ils ont géré ça comme ils ont géré Northvolt, Mme la Présidente. La députée de
Rimouski et ancienne ministre des Ressources naturelles l'a dit noir sur blanc,
et je la cite : «Le MEIE et Investissement Québec ont exigé le retrait des conditions des avis sectoriels.» On tasse les
avis, on tasse la gouvernance, on manipule la recommandation d'experts.
Résultat, on perd 1,1 milliard.
Des voix :
...
La Présidente :
Alors, M. le leader du gouvernement, quel est votre rappel au règlement?
M. Bonnardel :
...
La Présidente :
C'est ce que je vérifie à l'instant. Il faut faire attention. Bien oui, on est
là-dedans. Alors, M. le député, motifs indignes, je vous prierais de le
retirer. Poursuivez, vous avez huit secondes. Vous retirez?
M. Beauchemin :
Je retire, Mme la Présidente. Mme la Présidente, c'est tout de même scandaleux.
L'ancienne ministre de l'Économie aura-t-elle le courage d'admettre ses torts
aux Québécois?
La Présidente :
La réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Alors, Mme la Présidente, je réfère mon honorable collègue à la première
réponse. Je pense, j'ai donné des exemples très concrets de risques qui ont été
bien gérés.
Alors, comme le
disait la première ministre tout à l'heure, des projets comme ça, ce n'est
jamais risque zéro. Alors, on gère le risque. Et on l'a bien fait dans ce
cas-ci.
Maintenant, je
réitère aussi, Mme la Présidente, que, dans ce projet, on a un partenaire qui
est exceptionnel. Rio Tinto, c'est un des
grands groupes miniers dans le monde, ils ont une crédibilité absolument sans
reproche. Ils sont maintenant majoritaires dans le projet. Le projet se
poursuit à un rythme plus lent que prévu, c'est vrai, mais il y a encore
500 travailleurs sur le site qui construisent l'usine.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Frédéric Beauchemin
M. Beauchemin : Le ministre dit qu'il veut continuer, l'ancienne
ministre de l'Économie n'admet pas ses torts. Y a-tu quelqu'un de
responsable, à la CAQ, Mme la Présidente? Ils ont vendu nos minéraux à rabais,
ils ont gaspillé l'argent des Québécois à coups de milliards, ils ont joué avec
leur propre ministère et les recommandations d'experts. La mine est à peine
développée...
Des voix :
...
La Présidente :
Oui, je vais reconnaître M. le leader du gouvernement. Quel est votre rappel au
règlement?
M. Bonnardel :
...gouvernement, Mme la Présidente, là, c'est assez, là. C'est la deuxième
fois, on prête...
La Présidente :
M. le leader du gouvernement, je vous remercie, je vais gérer ça. Ce mot est au
lexique. Encore une fois, faites attention à
la façon dont vous formulez vos phrases. C'est effectivement... c'est
effectivement de... 35.6°, imputer
des motifs indignes. Alors, retirez le mot, le verbe que vous avez employé, je
vous prie. Il vous reste 10 secondes. Vous retirez?
M. Beauchemin :
Retiré. La mine est à peine développée. Le bâtiment à Bécancour n'est même
pas avancé pour dire que c'est une bâtisse. La CAQ a brûlé 1,2 milliard.
C'est scandaleux. Ça sent mauvais, Mme la Présidente.
Où est passé...
La
Présidente : La réponse...
Des voix :
...
La
Présidente : Une seule personne a le droit de parole et j'aimerais
l'entendre, et c'est le ministre. On vous écoute.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Mme la Présidente... Mme la Présidente, il faudrait que le député vérifie
les faits avant de se lever en Chambre puis
de poser une question. Il dit : Le bâtiment n'est même pas — comment
il a dit ça? — avancé.
Bien, le bâtiment, il est complété à 75 %. Vérifiez donc vos faits
avant de poser des questions.
Des voix :
...
La Présidente :
Bon, l'article 32, respect du décorum. Gardez le silence. C'est bon
pour tout le monde, en particulier la partie gouvernementale, que j'entends
beaucoup trop. J'aimerais entendre la réponse du ministre. Et, M. le
ministre, vous vous adressez à la présidente.
M. Drainville :
Toujours. Mme la Présidente, il dit qu'on vend à rabais. Ce qui est... Ce
qui est de vendre à rabais, c'est quand tu vends sans transformer. Nous, ce
qu'on veut, c'est les transformer ici, chez nous, nos minéraux critiques et
stratégiques. Alors, c'est ça, notre stratégie. J'aimerais bien connaître la
sienne, parce que, pour le moment, c'est juste chialer.
Des voix :
...
La Présidente :
On demeure respectueux et on
garde le silence. En question principale, je reconnais maintenant la
députée de Mont-Royal—Outremont.
Rapport de l'Autorité des
marchés publics sur le projet SIFA
Mme Michelle
Setlakwe
Mme Setlakwe :
Mme la Présidente, la nouvelle première ministre tente de faire croire aux
Québécois que son gouvernement repart sur de nouvelles bases. Pourtant, le
rapport accablant de l'Autorité des marchés publics dans le dossier SIFA nous ramène exactement aux mêmes façons
de faire qui ont mené au fiasco SAAQclic. On y retrouve les mêmes recettes caquistes : gouvernance défaillante, absence de
vérification adéquate, responsabilité éclatée et explosion des coûts.
Même l'ancien
ministre de la Cybersécurité et du Numérique, que la première ministre a écarté
du Conseil des ministres, sonnait l'alarme et disait que le projet s'en allait
droit dans le mur. Quand même leur propre ministre du Numérique en était rendu
là, on se disait que ça devait être très grave.
Aujourd'hui, le projet est suspendu,
mais les Québécois continuent de payer 723 000 $ par mois en
redevances, en raison de ce désastre
caquiste. Et maintenant on apprend qu'il en coûterait jusqu'à 175 millions
pour sortir de ce contrat.
Ma question à la
première ministre : Est-elle fière de cet héritage?
• (14 h 40) •
La
Présidente : La réponse de la ministre de la Cybersécurité et du
Numérique.
Mme France-Élaine
Duranceau
Mme Duranceau :
Merci, Mme la Présidente. Alors, écoutez, j'entends beaucoup de critiques
des oppositions, puis on en a eu un exemple éloquent la semaine dernière, là,
quand on essaie d'améliorer l'efficacité de l'État puis d'avancer sur le plan
numérique. Puis l'efficacité, elle va passer par là. Alors, je pense qu'il faut
se donner la chance d'avancer. Il y en a eu, des projets informatiques. Il va
continuer d'y en avoir de nombreux devant nous.
Maintenant, est-ce
que la gouvernance peut être améliorée? La réponse, c'est oui, hein, la
réponse, c'est oui. On a le rapport Gallant qui nous a fait des
recommandations, qu'on est en train de terminer d'étudier. Ensuite de ça, mon
ancienne collègue qui m'a... ma collègue qui m'a précédée au Trésor avait
demandé à l'Autorité des marchés publics de faire une vigie des contrats
informatiques sur les 10, 15 dernières années, tous les partis présents
ici étaient au pouvoir. Alors, on va voir ce qui résulte de cette analyse-là,
Mme la Présidente. Et moi, je m'engage à donner suite aux recommandations, puis
on va faire les choses de manière rigoureuse, comme j'ai l'habitude de le faire,
et d'avoir une gouvernance renouvelée...
La Présidente :
En terminant.
Mme Duranceau :
...à l'égard de ces projets-là.
La
Présidente : Première complémentaire.
Mme Michelle
Setlakwe
Mme Setlakwe :
Mme la Présidente, la semaine dernière, je demandais de la transparence
pour comprendre ce qui s'était passé entre la position de son prédécesseur et,
maintenant, le feu vert qui était donné au DSN.
Si on revient à SIFA,
on nous disait à l'automne d'arrêter de faire peur aux Québécois. Mme la
Présidente, le rapport de l'AMP, je ne l'invente pas, là. J'invite tous les
parlementaires à le lire. Il est accablant.
Alors, on se retrouve
dans une situation difficile. Ou on garde ce projet et on doit améliorer la
gouvernance, imaginez, ou on continue de mettre l'argent dans...
La
Présidente : La réponse de la ministre de la Santé.
Mme Sonia
Bélanger
Mme Bélanger :
Oui. Mme la Présidente, très surprise de ne pas avoir eu de question
concernant le DSN, parce qu'on en a tellement eu, de questions, en fin de
semaine, de la part du député de Nelligan.
Alors donc, pour
continuer sur la question qui m'est posée en lien avec le Système d'information
finances et approvisionnement, bien sûr qu'on a lu le rapport de l'AMP. Le
Parti libéral est tellement négatif, Mme la Présidente, c'est décourageant de
les entendre. Les mots-clés du rapport, là, c'est «renforcer», «poursuivre»,
«informer». C'est ça, les mots-clés du rapport, ce n'est pas d'arrêter SIFA. Et
on va tenir compte des recommandations dans un grand respect pour l'AMP, Mme la Présidente. D'ailleurs, Santé Québec doit nous fournir un plan d'action en lien avec les
recommandations...
La Présidente :
En terminant.
Mme Bélanger :
...qui sont, somme toute, positives.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
Mme Michelle
Setlakwe
Mme Setlakwe : Mme la Présidente, les mots-clés, là, du rapport de l'AMP, c'est
plutôt le ministère de la Santé qui s'est désengagé, qui n'a pas encadré,
qui n'a pas... qui n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités, qui a
délégué à un mandataire la signature d'un contrat qui est désavantageux
pour les Québécois. Et aujourd'hui la réaction de Santé Québec, c'est de dire :
Nous avons hérité d'un mauvais contrat, et, si on poursuit, ça nous prend de
l'argent, mais ça prend surtout une meilleure gouvernance. Alors, quel
est le plan du gouvernement caquiste par rapport au projet SIFA?
La Présidente :
La réponse de la ministre.
Mme Sonia Bélanger
Mme Bélanger :
Mme la Présidente, le Conseil du trésor a demandé à l'AMP d'analyser l'octroi
de la gestion des contrats. On a des recommandations. Puis on le fait dans un
souci d'amélioration continue, Mme la Présidente.
Le
Parti libéral continue, là, de terrifier, de terroriser.
C'est... Bien oui, c'est juste du négatif. Ce n'est pas au lexique.
Des voix :
...
La Présidente :
Je suis debout.
Des voix :
...
La Présidente : Article 32.
Gardez le silence. Gardez le silence. Une seule personne aura le droit de
parole. Des deux côtés, tout le
monde, j'aimerais reconnaître le leader... le leader adjoint de l'opposition
officielle. Quel est votre rappel au règlement?
M. Beauchemin :
La ministre nous prête des mauvaises intentions, puis c'est eux autres...
La Présidente :
M. le leader du gouvernement, vous voulez ajouter quoi?
M. Bonnardel :
...
La Présidente :
Bien voilà. Alors, demeurons respectueux, je vous prie. Et n'oubliez pas que
tout ce qui est dans le faire peur, faire peur au monde, on oublie ça. Mme la
ministre, poursuivez.
Mme Bélanger :
Mme la Présidente, honnêtement, j'avais pris le temps de vérifier, parce que je
veux faire les choses correctement, et ce n'était pas au lexique, mais ils
veulent inquiéter, ils veulent sonner l'alarme sans arrêt, et ils ne savent
plus où donner de la tête, Mme la Présidente. C'est quand même...
Des voix :
...
La Présidente : Les synonymes, là, s'il vous plaît, «faire peur»,
«inquiéter»... Quoique «sonner l'alarme», c'est bon.
Des voix :
...
La Présidente : Non, je l'ai dit, pas «inquiéter», pas «faire
peur». C'est le rôle de l'opposition de sonner l'alarme.
Vous avez six
secondes. Poursuivez. Demeurons respectueux.
Mme Bélanger : Mme la Présidente, c'est le rôle de l'opposition de sonner l'alarme,
mais ce n'est pas le rôle de l'opposition de crier au loup, Mme la
Présidente.
La Présidente :
Merci, Mme la ministre. En question principale...
Des
voix : ...
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant la cheffe du deuxième
groupe d'opposition.
Mesures pour atténuer les
effets de l'inflation
Mme Ruba
Ghazal
Mme Ghazal : Merci, Mme la Présidente. J'ai ici une chronique d'Isabelle Maréchal
qui cite un père de famille qui dit :
«J'ai jamais fait autant d'argent, mais j'ai jamais été aussi pauvre.» Ça,
c'est le cri du coeur de Kevin Houde, un jeune père de quatre enfants, un camionneur, qui fait
beaucoup d'heures supplémentaires, mais il n'arrive pas à joindre les deux
bouts.
Le cas de Kevin n'est
pas unique. Trop de Québécois, aujourd'hui, doivent se priver, puis ils n'arrivent
pas, puis ils s'appauvrissent. C'est
vraiment du jamais-vu, Mme la Présidente. Puis ne pas juste se priver de
vacances ou se priver de loisirs. Kevin mange une seule fois par jour pour
permettre à sa famille de manger. Même, quand il a fait l'entrevue, il a dit à
la journaliste : J'ai faim. Imaginez, Mme la Présidente, il fait partie de
la classe moyenne, il n'est pas pauvre, là.
Alors que la CAQ se
dit être obsédée par l'écart de richesse entre l'Ontario et le Québec, nous, à
Québec solidaire, on est obsédés à trouver
des solutions pour que les gens comme Kevin arrêtent de s'appauvrir. La
majorité des Québécois, Mme la Présidente, travaillent très fort, mais l'argent
sort beaucoup plus vite qu'il ne rentre dans leurs poches. Pourquoi?
Parce que tout coûte extrêmement cher.
Ça,
Mme la Présidente, le sort de Kevin puis des gens comme lui, des familles comme
lui, au Québec, ça, c'est le bilan du gouvernement de la CAQ. Est-ce que
la première ministre est fière de ce bilan?
La Présidente :
La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette : Merci, Mme la
Présidente. Et, bien entendu, il faut se préoccuper de la situation de la
classe moyenne tout comme des plus
vulnérables. De plus en plus, on voit la classe moyenne qui est aux prises avec
des difficultés financières. Il faut voir que l'inflation des dernières
années a fait son oeuvre. Il est important, par conséquent, d'adopter des
mesures qui vont aider à alléger le poids financier, tant pour les personnes et
les familles vulnérables que pour la classe moyenne, également. Puis c'est ce
qu'on a fait. C'est ce qu'on a fait, comme gouvernement, depuis sept ans. On a abaissé notamment les baisses... on a abaissé
les impôts pour la classe moyenne, pour les plus vulnérables également.
On a adopté l'envoi d'un 2 000 $ pour les aînés. Également, on a
plafonné à 3 % les tarifs pour des services qui relèvent du gouvernement.
On a bonifié les allocations familiales. Et également on a baissé les taxes
scolaires. Or, ça, ce sont toutes des mesures qui vont aider les familles qui
sont en difficulté sur le plan financier.
Mais, si on avait écouté les oppositions, on
n'aurait pas remis une cenne dans la poche des contribuables. Ils se sont opposés systématiquement. Puis là, ce que
je vois, c'est que la priorité de Québec solidaire, bien, c'est à nouveau
d'augmenter les impôts. Bien, nous, ce n'est pas notre priorité. Notre
priorité, c'est d'alléger le poids financier sur les familles et sur la classe
moyenne, c'est d'alléger le fardeau financier.
Alors, pour la classe moyenne, c'est important
de prendre action de manière concrète, et c'est exactement ce qu'on a fait. De
leur côté, leur priorité, c'est d'augmenter les impôts et, finalement, de faire
en sorte d'alourdir le poids financier de l'ensemble des familles du Québec. Ce
n'est pas notre approche. On y va d'une approche d'efficacité, de modernisation
et d'allègement.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal : Mme la Présidente,
j'entends toujours les mêmes vieilles affaires. J'invite la première ministre à
ranger la vieille cassette de l'ancien premier ministre, parce que, pour le
renouveau, on repassera.
Kevin, c'est un locataire, il paie son loyer
2 150 $ par mois à Joliette, Mme la Présidente. Je n'ai pas entendu
une proposition pour les locataires, autre que dire qu'on va construire un
jour. Après huit ans, ils n'ont rien construit.
Qu'est-ce qu'elle propose pour une famille comme
celle de Kevin? Qu'est-ce qu'elle leur propose, par rapport à un loyer plus
haut que 2 000 $?
La Présidente : La réponse de la
première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la
Présidente, puis-je rappeler qu'on a notamment mis de l'avant la conversion de
5 000 places additionnelles en garderie subventionnée? Ça, ça va
alléger le portefeuille des contribuables, parce que c'est une partie importante de leurs dépenses, la garde des enfants.
Et on va donc convertir 5 000 places de plus pour des jeunes
parents, qui vont s'en trouver améliorés.
Également, au niveau... au niveau du
remboursement de la taxe de bienvenue, on s'est avancés pour dire qu'il fallait
rembourser la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs, en plus de
bonifier, pour les locataires, la construction de logement abordable. C'est le
déséquilibre dans le marché entre l'offre puis la demande qui fait en sorte
qu'on a des prix élevés. Et c'est ce sur quoi on agit, en même temps qu'on agit
aussi sur la fiscalité.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal : Mme la Présidente,
j'invite la première ministre à parler à ce père de famille, parce qu'il n'est pas seul. Il a reçu beaucoup, beaucoup de
commentaires de gens qui disent : Merci de parler pour nous, les gens de
la classe moyenne, qui travaillons
très fort, puis on doit se priver continuellement. Nous, à Québec solidaire, on
a fait des propositions pour les
locataires, on en a fait plein. La première ministre, elle dit qu'elle est à
l'écoute. Moi, je ne l'entends pas proposer quelque chose pour les locataires.
Il paie 2 150 $ par mois, il n'arrive
plus. Qu'est-ce qu'elle lui propose, elle?
• (14 h 50) •
La Présidente : La réponse de
la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la Présidente. Donc, ma première
intervention, ça a été d'aider l'accès à la propriété, ça a été d'aider à la construction plus rapide des...
des logements. Alors, ça, c'est des logements qui pourraient bénéficier à
Kevin, tout comme à l'ensemble des personnes qui sont dans une situation plus
difficile sur le plan économique.
J'ai demandé au ministre des Finances, par
ailleurs, d'identifier des mesures qui vont aider les familles, tant au niveau
du coût de l'épicerie que d'autres dépenses courantes, parce qu'on veut alléger
la situation pour les personnes qui sont en plus grande
difficulté. C'est ma priorité, c'est notre priorité. C'est notre priorité des
sept dernières années. Je vous ai listé
juste une partie de ce qu'on a mis en place, puis la liste peut être encore
plus longue, au niveau du soutien aux familles, soutien aux enfants puis
à l'aide au logement. Merci.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
de Jean-Lesage.
Stratégie du
gouvernement pour venir en aide au milieu de l'audiovisuel
M. Sol
Zanetti
M. Zanetti :
Mme la Présidente, depuis que le Canada a laissé les GAFAM siphonner ses
revenus publicitaires, la production audiovisuelle est en crise, au Québec, elle
a besoin de sous. Voilà une autre bonne raison de faire un pays, taxer les
GAFAM, financer notre culture.
Aujourd'hui, le PDG
du Groupe TVA a convoqué les médias parce que son entreprise va mal, il veut de
l'argent public, mais le problème, c'est
qu'il veut aussi réduire drastiquement les conditions de travail des artistes
et des artisans, gagnées de dures
luttes pendant des décennies. J'espère que le ministre convient avec moi que
c'est inacceptable, que ça n'a pas de bon sens.
Avant de donner un
chèque en blanc au Groupe TVA sans savoir si ça va se rendre aux artistes, il
va falloir mettre des conditions. La
condition de base, c'est le respect des conventions collectives de tous les
artistes et travailleurs du milieu culturel.
Est-ce que le ministre
de la Culture est d'accord avec ça?
La
Présidente : La réponse de M. le ministre de la Culture et des
Communications.
M. Mathieu
Lacombe
M. Lacombe :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. D'abord, peut-être un mot pour dire
qu'effectivement les temps sont durs, dans l'industrie audiovisuelle
québécoise, mais pas seulement ici, partout dans le monde, partout dans le
monde, parce que l'écosystème a complètement changé. On est passé d'un
écosystème où tout le monde ou à peu près
était abonné au câble, où les revenus étaient captifs, où tout le monde
écoutait à peu près la même chose, c'est-à-dire ce qu'on leur présentait ici
sur les chaînes câblées, à une époque où on est sur des plateformes numériques,
où les frontières n'existent plus puis où les revenus se sont érodés,
les revenus publicitaires. Donc, c'est là-dessus qu'on est en train de
travailler, changer les modèles d'affaires pour s'assurer qu'on puisse être
rentables, qu'on puisse opérer dans le nouvel écosystème.
La première ministre
l'a mentionné lors de son discours d'ouverture, je vais donner suite au Groupe
de travail sur l'avenir de l'audiovisuel québécois, à ses recommandations,
d'ici la fête nationale, mais, Mme la Présidente, pour moi il y a une chose qui est certaine : l'idée, ce n'est pas de
faire un chèque à un diffuseur. L'idée, c'est d'investir dans la création, dans nos films, dans nos séries télé. Et
il y a une autre chose qui est absolument certaine, c'est que gérer de la
décroissance, pour moi, ce n'est pas un modèle d'affaires qui est viable. Il
faut s'assurer que nos entreprises s'adaptent, qu'elles s'adaptent au nouvel écosystème dans lequel on est. Le
gouvernement a un rôle à jouer, on y reviendra lors de mon annonce, dans
quelques semaines, mais gérer de la décroissance...
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Sol
Zanetti
M. Zanetti :
Merci, Mme la Présidente. Je trouve intéressant ce que le ministre de la
Culture dit, il y a des bonnes choses là-dedans,
c'est... on va voir qu'est-ce qu'il dépose. Mais aujourd'hui il y a urgence de
rassurer les milieux culturels, les artistes, les gens qui travaillent,
et, pour ça, là, il faut... il faut savoir si le ministre est d'accord avec
l'idée que le soutien public va venir avec une obligation de respecter les
conventions collectives de tout le milieu culturel.
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Mathieu
Lacombe
M. Lacombe :
Peut-être pour faire une précision, Mme la Présidente, il n'y a pas de
soutien public qui est envisagé directement
pour le Groupe TVA. Ce qu'on souhaite faire, de notre côté, c'est donner
davantage de moyens à nos créateurs et à nos créatrices qui sont derrière
nos séries télé ou nos films, par exemple, puis c'est de changer le modèle dans
lequel on est actuellement, notamment la chaîne de financement, pour nous
assurer que le modèle d'affaires fonctionne bien dans le nouvel écosystème. Si
on arrive à faire ça, et moi, je suis persuadé, Mme la Présidente, qu'on y
arrivera, parce qu'on a travaillé, avec le Groupe de travail sur l'avenir de
l'audiovisuel, pendant un an sur les conclusions
auxquelles on est arrivé, si on arrive à faire ça et que les diffuseurs, parce
qu'ils ont aussi une responsabilité de leur côté, font évoluer leur
modèle d'affaires, bien, on arrivera avec un nouvel écosystème viable, au
Québec.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Sol
Zanetti
M. Zanetti : Merci, Mme la Présidente.
Laissons de côté quelques instants le Groupe TVA, là, parlons plus largement. Il va y avoir un soutien public, c'est
ce que je comprends. Est-ce que ça va être des crédits d'impôt, des subventions
directes, on va voir. C'est correct de ne pas avoir de réponse à ça
aujourd'hui. Mais ce que je voudrais savoir et ce que le milieu a besoin de savoir, c'est, le soutien public, est-ce qu'il va
venir avec la condition de respecter les conditions de travail, d'une part, mais j'en ajouterais une
autre, aussi la transparence? On va vouloir que ces compagnies-là ouvrent leurs
livres pour être sûrs que l'argent va à la bonne place.
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Mathieu Lacombe
M. Lacombe : Bien, en fait, en
ce moment, si vous ouvrez les états financiers du Groupe TVA, il n'y en a pas, d'argent. C'est la raison derrière... c'est la
raison pour laquelle je vous dis que l'écosystème a tellement changé que le
modèle d'affaires, par exemple, du
Groupe TVA, mais on pourrait aussi nommer d'autres diffuseurs privés, ne
fonctionne plus.
Mais, Mme la Présidente, je vais être très
clair, on va arriver avec nos solutions, une stratégie québécoise de
l'audiovisuel, dans les prochaines semaines, mais pour moi c'est très clair que
gérer de la décroissance, ce n'est pas un
modèle d'affaires viable, et couper dans les conventions collectives, ce n'est
pas non plus un modèle d'affaires qui est viable. Il faut changer nos façons de faire, il faut changer les modèles
d'affaires pour être viable dans le nouvel environnement dans lequel on
se trouve. C'est ça, la clé du succès.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant la députée de Verdun.
Encadrement des baux commerciaux
Mme Alejandra Zaga Mendez
Mme Zaga Mendez : Merci, Mme la
Présidente. La semaine dernière, j'ai appris avec tristesse que Simon, un entrepreneur de Verdun, va devoir fermer son
commerce, la Station W, un café très rentable et très aimé dans le quartier.
Il a reçu une augmentation de 60 % de loyer, et ce, malgré sa bonne
volonté de négocier une hausse plus raisonnable pour un petit entrepreneur. Le
propriétaire du local a décidé d'offrir et même d'aller signer un bail avec
quelqu'un d'autre. Le résultat? Simon se fait mettre à la porte. C'est 13 ans
de travail et des dizaines de milliers de dollars perdus à tout jamais. C'est complètement injuste mais
tout à fait légal dans le Québec d'aujourd'hui, parce qu'il n'existe pas de
cadre pour protéger nos entrepreneurs dans
la négociation d'un bail commercial. C'est la loi de la jungle, les propriétaires
font ce qu'ils veulent, et la CAQ refuse d'agir.
Pourquoi la CAQ n'encadre pas les baux
commerciaux et protège nos petits commerçants?
La Présidente : La réponse du
ministre des Finances.
M. Eric Girard
M. Girard
(Groulx) : Oui, Mme la Présidente. Bien, c'est... les
conditions sont difficiles pour nos entrepreneurs, c'est un contexte extrêmement difficile. D'abord,
il y a la situation des tarifs avec les États-Unis qui tempère la confiance
dans l'économie pour l'ensemble du Canada, et puis c'est une attaque qui
provient de nos amis les Américains, avec qui on a combattu plusieurs guerres,
et puis, donc, on a besoin d'une résolution dans le cadre de la négociation
avec l'ACEUM. Ensuite, il y a évidemment la fermeture du détroit d'Ormuz,
l'impact sur les prix de l'énergie. Le Québec, on est importateurs d'énergie.
Alors, on a répondu, on a baissé le taux
d'imposition des petites entreprises au Québec pour aider exactement des gens
comme ma collègue parle. Et puis cette baisse d'impôt là, bien, ça laisse plus
de liquidités dans l'entreprise et ça permet de faire face à des conditions qui
sont extrêmement difficiles.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Alejandra Zaga Mendez
Mme Zaga Mendez : Je parle des
baux commerciaux, la signature d'un bail pour louer un local. Là, on a des
entrepreneurs, et ce n'est pas seulement dans mon comté, qui reçoivent des
hausses de loyer de 60 %, 100 %, 150 %. Il n'y a aucun cadre, au
Québec, qui nous permet de mettre de l'ordre là-dedans. Les propriétaires font
n'importe quoi. Ils imposent des augmentations démesurées, rompent des baux
sans raison, ils laissent des locaux vacants juste pour qu'ils prennent de la
valeur.
C'est de nos PME qu'il s'agit. Pourquoi on ne
reconnaît pas le problème?
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville : Mme la
Présidente, il faut quand même souligner, en plus des baisses d'impôt, qu'on a
mis en place plusieurs programmes pour venir en aide à nos PME, là. On a mis en
place des programmes pour aider les PME à faire face aux nouveaux tarifs. Ça,
ça s'est passé en mars 2025. On a mis en place un programme qui s'appelle
Chantier productivité, qui vise justement à offrir de l'aide pour permettre à
nos entreprises, à nos PME en particulier, d'augmenter leur productivité, donc
de faire face aux défis économiques très importants qui se posent à eux. On a également mis en place un programme pour aider les
PME à exporter, parce qu'on se rend bien compte qu'on ne peut plus dépendre
autant du marché américain, donc le programme Panorama...
La Présidente : C'est terminé.
Deuxième complémentaire.
Mme Alejandra Zaga Mendez
Mme Zaga Mendez : Deux réponses
et pas un mot sur les baux commerciaux. C'est des petits commerçants, c'est des
barbiers, c'est des cafés, des restaurants, des librairies, des bars qui
ferment, des PME de quartier qui ferment parce qu'ils sont tout seuls quand
c'est le temps de négocier.
L'année passée, j'ai déposé une pétition ici,
signée par des milliers de personnes et qui demande un registre de bail commercial, donc registre public des baux
commerciaux, un bail type, aider à nos PME à négocier. La CAQ n'est même
pas capable de reconnaître...
• (15 heures) •
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Économie.
M. Bernard Drainville
M. Drainville : Mme la
Présidente, quand on baisse les impôts, bien, c'est parce que ça libère des
liquidités...
Des voix : ...
La
Présidente : Attendez, M. le ministre. Je suis debout. Gardez
le silence et ne vous interpelez pas, d'un côté de la Chambre comme de
l'autre. J'aimerais entendre la réponse. M. le ministre.
M. Drainville : Mme la
Présidente, quand on baisse les impôts, on libère des liquidités. Les
liquidités peuvent servir notamment à payer le loyer. Bien oui, mais c'est ça.
L'idée de baisser les impôts, c'est d'aider les entreprises, c'est leur donner
de l'oxygène. J'espère que vous reconnaissez au moins que baisser les impôts,
ça laisse plus d'argent dans les coffres de l'entreprise.
La Présidente : ...vous vous
adressez à moi.
M. Drainville : Mais je ne fais
que ça, Mme la Présidente.
La Présidente : Non, pas tout à
fait.
M. Drainville : Et puis je
mets... À nouveau, j'attire l'attention sur toutes les mesures que nous avons
mises en place pour aider les PME, Mme la Présidente. Ce sont des mesures très
concrètes pour faire face aux tarifs...
La Présidente : En terminant.
M. Drainville : ...mais aussi
dans le domaine de l'entrepreneuriat, du repreneuriat, dans le domaine de...
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le chef du troisième groupe d'opposition.
Investissement du gouvernement dans Nemaska Lithium
M. Paul St-Pierre
Plamondon
M. St-Pierre Plamondon : Mme la
Présidente, la CAQ a accumulé les fiascos depuis qu'elle est au pouvoir.
Uniquement dans le Fonds de développement économique, on parle de
6,1 milliards de fonds publics flaubés dans des décisions arbitraires. Et
le cas de Nemaska Lithium en dit long sur ce gouvernement, il est typique de la
gouvernance caquiste. On est rendus à
1,2 milliard de fonds publics dans cette seule entreprise. Je vous
rappelle que dans Northvolt c'était 710 millions
qui ont été perdus. Et là on en est à la septième intervention de sauvetage
dans Nemaska. De ces 1,2 milliard, il y a 675 millions qui ont été autorisés lorsque la première
ministre était ministre de l'Économie. Et le pire, dans tout ça, c'est
que tout cet argent a été flambé contre les avis internes du ministère des
Ressources naturelles, en 2023, qui avait soulevé des risques importants par
rapport à ces investissements, notamment au niveau des coûts et des échéances, dans ce projet. Le ministère de l'Économie a demandé
explicitement qu'on retire les conditions de l'avis défavorable. Et je rappelle que le principal objectif du Fonds
de développement économique, que nous voulons abolir, c'est de contourner
les avis économiques pour faire des investissements qui sont essentiellement
très politiques et très risqués.
Mme
la Présidente, la question est très simple : Est-ce que la première
ministre trouve que d'investir 1,2 milliard de fonds publics dans une
seule entreprise, ce qui revient à 2,4 millions par emploi créé... est-ce
qu'elle trouve que c'est une bonne façon de gérer l'argent des
Québécoises et des Québécois?
La Présidente :
La réponse de la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette :
Merci, Mme la Présidente. On le sait, dans le contexte actuel, les minéraux
critiques et stratégiques sont encore plus stratégiques qu'ils ne l'étaient. Et
je trouve ça étonnant, quand même, de la part du chef du Parti québécois, qu'il veuille, en fait, perdurer... faire perdurer
notre dépendance à l'égard de la Chine. Parce que c'est la situation actuelle,
on est complètement dépendants de la Chine pour une très grande majorité de
minéraux critiques et stratégiques. Or, ces minéraux-là, ils se trouvent ici,
au Québec. On a la possibilité de les extraire, et c'est ce qu'on a fait
jusqu'à maintenant, on les a extraits puis on les a envoyés en Chine ou
ailleurs pour les transformer. Puis c'est dans le cadre de la transformation
que, là, la plus-value, que la valeur réelle est captée. Est-ce que c'est ça
qu'on veut maintenir comme situation? C'est ça que propose le Parti québécois,
là, pour qu'on soit davantage souverains, qu'on dépende de la Chine comme
jamais auparavant? Voyons!
Alors, nous autres,
on a une approche qui va nous assurer de capter cette valeur-là ici non
seulement en extrayant les minéraux critiques et stratégiques, mais en les
transformant. Mais, pour ce faire, ça prend de l'expertise. Alors, c'est ce
qu'on est en train de monter comme expertise. On va pouvoir le faire, on est à
la hauteur pour le faire, et il faut s'y
engager, mais pas regarder, après deux ans, trois ans : Ça a-tu valu le
coup? Ça prend du temps pour rapporter, ce type de projet là. Alors, il
faut le regarder avec une lorgnette de moyen terme. Et, dans ces cas-là, on va
voir que ça aura valu la peine. Mais il faut débuter. Puis c'est, nous, ce
qu'on a fait, on a entamé ce processus-là pour cesser cette dépendance à
l'égard de la Chine. Puis en plus on va créer des bons emplois partout en
région avec cette approche-là. Puis là on l'applique au lithium, mais on peut
l'appliquer à toute une série d'autres MCS.
Et puis par ailleurs
on a un partenaire de premier niveau, Rio Tinto, avec lequel on a un
partenariat de très longue date. Puis je rappellerais qu'on travaille notamment
avec le Saguenay—Lac-Saint-Jean,
avec Rio Tinto, et que ça a été transformationnel pour cette région-là.
La Présidente :
Première complémentaire.
M. Paul St-Pierre
Plamondon
M. St-Pierre Plamondon : Mme la Présidente, l'approche du gouvernement,
c'est de jouer au casino avec l'argent durement gagné des Québécois et
des Québécoises, avec des résultats catastrophiques, des milliards de pertes.
C'est étonnant d'entendre la première ministre, parce qu'on croirait l'entendre
lorsqu'elle commentait le dossier Northvolt alors qu'elle était ministre de
l'Économie. C'était une filière stratégique, on allait créer des emplois
extraordinaires, c'était un joueur de confiance, Northvolt, et c'était donc...
je peux même vous la citer, là, on prenait un...
La Présidente :
La réponse de la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la Présidente. Donc, j'entends que, du côté du Parti québécois, leur stratégie, c'est de ne jamais prendre de risque. Eh bien, j'ai
hâte de voir ce que ça pourrait donner dans le cadre d'une politique économique
ou industrielle, particulièrement pour un parti souverainiste, parce que, des
risques, il y en a partout, notamment avec l'organisation d'un référendum, en
passant.
Alors, de ce côté-là,
nous, on a pris des risques mesurés, calculés. On travaille avec un partenaire
de premier niveau, partenaire qui est Rio Tinto, qui a une expertise reconnue à
l'échelle internationale et qui la met à profit dans le cadre à la fois de ce
projet minier puis ce projet de transformation, qui, encore aujourd'hui, génère
500 emplois dans le parc industriel de
Bécancour et en génère également ailleurs au Québec. C'est important qu'on
puisse aller tirer tout le potentiel de nos minéraux critiques et
stratégiques.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. Paul St-Pierre Plamondon
M. St-Pierre Plamondon : Mme la Présidente, la première ministre a l'air
amusée, alors qu'on parle de 1,2 milliard de fonds publics dilapidés. Je
la cite. Le 25 septembre 2024, elle a dit en cette Chambre, j'ouvre les
guillemets : «C'est un risque
calculé que l'on prend avec Northvolt, un risque calculé que l'on prend avec le
développement de la filière batterie.» Le
20 novembre 2024, je la cite : «Eh bien, nous, on prend des risques.
Ils sont calculés. On a protégé l'argent des Québécois d'une manière innovante.
On a fait en sorte d'octroyer du financement à Northvolt...»
La Présidente : La réponse de
la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la
Présidente, c'est étonnant de voir les connaissances, entre guillemets,
économiques, là, parce que dans ce cas-ci, là, il n'y a pas de perte, OK, il
n'y a pas de perte. Le projet, il vaut 4 milliards, le gouvernement du
Québec en a injecté 1,2 milliard à ce jour. Et c'est un projet de
développement économique dans lequel on est
partenaire. Donc, ce n'est pas de l'argent jeté par les fenêtres, loin de là. On
est partenaire à hauteur de 46 %. On était moitié-moitié, on a
réduit notre exposition à 46 %. Et, pour la suite des choses, c'est Rio
Tinto qui va injecter l'argent, mais il n'en demeure pas moins qu'on est
partenaire de ce projet-là.
Et puis je
vois l'annonce qu'on a faite, la semaine passée, avec Airbus. On était
partenaires de Airbus. Qu'est-ce qui est arrivé quelques années après? Contrat
de 19 milliards de dollars. Alors, c'est le même genre de dynamique
qui va s'opérer ici.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant la députée de Bourassa-Sauvé.
Budgets dédiés à l'achat de livres dans les écoles
Mme Madwa-Nika
Cadet
Mme Cadet : Merci, Mme la
Présidente. Je pense qu'on peut tous s'entendre ici, Mme la Présidente, pour
dire à quel point la lecture, c'est crucial pour le développement et la
réussite éducative de nos jeunes. Mme la Présidente, la lecture, c'est ce qui fait en sorte que nos jeunes tombent en amour
avec la langue française. C'est faire en sorte que des jeunes puissent
se reconnaître dans des histoires qui leur ressemblent, c'est bâtir leur
imaginaire. Lire, au-delà du récit, c'est aussi bâtir son vocabulaire. Une
minute de lecture par jour, c'est 8 000 mots de vocabulaire par
année. 20 minutes de lecture par jour,
c'est 1 800 000 mots par année. Vous aurez compris, Mme la
Présidente, que c'est pour ça qu'on ne peut pas laisser au hasard la
mesure sur l'achat de livres dans nos écoles.
J'ai entendu
la ministre, la semaine dernière, nous dire : Mais inquiétez-vous pas, les
budgets seront disponibles. Mais,
l'année passée, alors que la mesure était encore protégée, bien, on a vu une
baisse d'achat de livres dans nos librairies indépendantes de 10 %,
en matière de littérature jeunesse. Vous comprendrez qu'on ne peut pas laisser
cette situation au hasard.
Est-ce que la ministre va...
La Présidente : C'est
terminé. La réponse de la ministre de l'Éducation.
Mme Sonia
LeBel
Mme LeBel : Oui, Mme la
Présidente. Écoutez, je suis entièrement d'accord avec ma collègue, la lecture
est primordiale pour nos enfants. D'ailleurs, c'est un facteur déterminant de
réussite éducative, et, on l'a vu, c'est aussi un facteur déterminant pour nos
garçons, pour qui il y a un écart de réussite éducative sur lequel il faut
travailler. Et souvent, malheureusement,
l'écart, souvent, entre les filles et les garçons, dans les premières années du
primaire, c'est cette lecture-là, qu'il faut favoriser chez les jeunes.
La lecture est importante pour nos enfants.
Qu'est-ce qui est au coeur de la mission du ministère de l'Éducation, ce sont nos enfants. Donc, la lecture fera
toujours partie du programme pédagogique, sera toujours priorisée et favorisée.
Elle fait d'ailleurs partie du programme de
français, l'ancien et le nouveau. Dans le nouveau, on a même mis, à ce programme-là, de la lecture obligatoire, pour
tous les niveaux, de 10 livres. Et on met l'accent sur la culture québécoise
parce que la culture fait partie intrinsèque, aussi, du milieu de l'éducation.
Alors, au
coeur des mesures du ministère de l'Éducation, c'est la lecture pour nos
enfants. Au coeur des mesures, ce sont les enfants. C'est les enfants qui sont
priorisés, et les enfants continueront à être priorisés. Je fais confiance
aux gens sur le milieu pour rencontrer ces objectifs-là et faire en sorte que
nos enfants seront toujours exposés à la lecture et le plus tôt possible, le
plus souvent possible, Mme la Présidente.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Madwa-Nika
Cadet
Mme Cadet : Moi aussi, Mme la
Présidente, j'ai confiance dans nos centres de services scolaires, mais ce qu'on a vu, là, c'est que, l'année passée, avec
les compressions qui ont été imposées par la CAQ, bien, il y a déjà eu une
diminution du nombre d'achats de livres. Il y a 250 000 livres de
moins qui se sont rendus dans nos classes, auprès de nos enfants. C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis avec les gens du
milieu du livre pour demander à la ministre de continuer de protéger la
mesure pour l'achat de livres dans nos écoles. Je pense qu'elle et moi, on
partage la même priorité.
Est-ce
qu'on va pouvoir s'entendre sur le moyen? S'il vous plaît, il y a consensus,
protégez la mesure pour l'achat de livres.
• (15 h 10) •
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Sonia
LeBel
Mme LeBel : On va s'entendre
sur l'objectif, Mme la Présidente. L'objectif, c'est de favoriser la lecture
pour nos enfants. L'objectif, c'est que tous
les enfants du Québec aient accès à des livres et aient accès à la lecture le
plus tôt possible, Mme la Présidente, le plus tôt possible dans leur
développement pour favoriser leur apprentissage. Et on va s'entendre sur l'objectif.
Maintenant, l'argent est disponible, et les
moyens appartiennent à qui? Les moyens appartiennent aux experts sur le terrain : les enseignants, les
directions d'école, les centres de services scolaires. Et on leur fait
confiance pour que l'objectif soit rempli, Mme la Présidente.
La Présidente : Et voilà. Cela met
fin à cette période de questions et de réponses orales.
Motions
sans préavis
Comme il n'y a pas de votes reportés, nous
allons passer à la rubrique Motions sans préavis, et, pour ce faire, je cède la place à la deuxième vice-présidente de
l'Assemblée nationale. Merci beaucoup pour votre attention. Merci, Simon. Bonne
fin de journée.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans
préavis, je reconnais maintenant un membre du deuxième groupe d'opposition. M.
le leader du deuxième groupe d'opposition, la parole est à vous.
M. Cliche-Rivard : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée pour présenter la motion suivante conjointement avec le
député de l'Acadie, la députée de Laporte et le député d'Abitibi‑Est :
«Que l'Assemblée nationale rappelle que la
première ministre s'est engagée à réactiver le Programme de l'expérience
québécoise afin d'accorder une clause de droits acquis aux personnes qui s'y
qualifient et qui étaient déjà au Québec au moment de son abolition;
«Qu'elle constate que l'incertitude entourant
l'avenir du [Québec] continue de fragiliser des travailleuses, travailleurs,
étudiantes et étudiants déjà établis au Québec, dont le statut temporaire
arrive à échéance, les plaçant dans une situation où plusieurs envisagent ou
sont contraints de quitter le Québec;
«Qu'elle souligne que le collectif Le Québec,
c'est nous aussi, plusieurs villes, dont Montréal et Québec, l'Union des
municipalités du Québec, ainsi que plusieurs acteurs économiques et régionaux
ont appelé au cours des derniers mois à une action rapide afin de corriger les
effets de cette décision et de rétablir la prévisibilité nécessaire;
«Qu'elle rappelle que ces personnes vivent,
travaillent et étudient déjà au Québec, contribuent pleinement à la société
québécoise, en français, et répondent à des besoins criants de main-d'oeuvre
dans nos services publics, nos entreprises et nos régions;
«Qu'en conséquence elle demande au gouvernement
d'agir dans les plus brefs délais afin de donner suite à son engagement et de
rétablir le PEQ au plus tard avant l'ajournement des travaux parlementaires, le
12 juin prochain.»
Merci.
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Merci, M. le député... M. le
leader, pardon. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette
motion?
Des voix : ...
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Pas
de consentement.
Je suis maintenant prêt à entendre un membre du
troisième groupe d'opposition. M. le chef du troisième groupe d'opposition, la
parole est à vous.
Réaffirmer les principes formulés dans la Loi sur
l'exercice des droits fondamentaux
et des prérogatives du peuple québécois et de l'État du Québec selon lesquels les
Québécois ont le droit de choisir leur avenir et décider de leur statut
politique
M. St-Pierre Plamondon : Merci,
Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée
afin de présenter, avec le ministre de la Justice et les députés de Jean-Lesage,
Rosemont, Saint-Jérôme et Saint-Laurent, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale du Québec réaffirme et proclame unanimement les principes
fondamentaux formulés dans la Loi sur l'exercice des droits fondamentaux
et des prérogatives du peuple québécois et de l'État du Québec;
«Que l'Assemblée nationale
réaffirme que les Québécois et les Québécoises ont le droit de choisir leur
avenir et de décider eux-mêmes de leur statut politique;
«Que l'Assemblée nationale réaffirme que lorsque
les Québécois et Québécoises sont consultés par référendum tenu en vertu de la
Loi sur la consultation populaire, la règle démocratique alors applicable est
celle de la majorité absolue, soit 50 % des votes déclarés valides plus un
vote;
«Que l'Assemblée nationale réaffirme que seule
l'Assemblée nationale du Québec a le pouvoir et la capacité de fixer les conditions et modalités entourant la
tenue d'un référendum conformément à la Loi sur la consultation populaire,
y compris le libellé de la question référendaire;
«Que
l'Assemblée nationale rappelle les résolutions adoptées le
23 octobre 2013 [de même que] le 28 mars 2019 et réaffirme qu'aucun parlement ou gouvernement ne
peut réduire les pouvoirs, l'autorité, la souveraineté et la légitimité de l'Assemblée nationale, ni contraindre la
volonté démocratique du peuple québécois à disposer lui-même de son avenir.»
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Merci, M. le chef du troisième
groupe d'opposition. Y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
Une voix : ...
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Consentement, sans débat. M. le leader.
Une voix : ...
Mise
aux voix
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Un vote électronique est demandé. Donc, la période du vote est maintenant
ouverte.
La période du vote étant terminée, M. le
secrétaire général, pour le résultat du vote, s'il vous plaît.
Le
Secrétaire : Pour : 97
Contre :
0
Abstentions :
0
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Donc, la motion est adoptée.
Maintenant, je reconnais... Oui, M. le leader, s'il vous plaît.
M. Arseneau : ...copie de cette
motion soit transmise à la Chambre des communes, également au cabinet du
premier ministre du Canada et au cabinet du ministre de la Justice.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Ce
sera fait, M. le député.
Maintenant, je reconnais un membre du groupe
formant le gouvernement, et je cède la parole, maintenant, à Mme la ministre
responsable du Sport, du Loisir et du Plein air.
Féliciter les athlètes québécois ayant participé
aux Jeux olympiques
et paralympiques d'hiver de Milan-Cortina
Mme Bourassa : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec
les députés de Marquette, Gouin, de Matane-Matapédia, de Chomedey, de
Saint-Laurent, de Rosemont, de Saint-Jérôme et de Laporte :
«Que
l'Assemblée nationale félicite les athlètes québécois ayant participé aux Jeux
olympiques et paralympiques d'hiver de Milan-Cortina pour leurs
[efforts] remarquables;
«Qu'elle souligne leur détermination, leur
discipline et l'excellence dont ils ont fait preuve en représentant le Québec
et le Canada sur la scène internationale;
«Qu'enfin,
elle reconnaisse le travail essentiel des entraîneurs, des équipes de soutien,
des fédérations sportives, des bénévoles et des familles qui
accompagnent les athlètes dans leur parcours vers l'excellence.»
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Merci beaucoup, Mme la ministre.
Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?
Mme Lachance : ...pour un débat
deux minutes de rigueur par intervenant dans l'ordre suivant : la ministre
responsable du Sport, des Loisirs et du Plein air, le député de Marquette, le
député d'Hochelaga-Maisonneuve et le député de Matane-Matapédia.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Est-ce
qu'il y a un consentement pour qu'il y ait deux minutes de rigueur pour les
intervenants mentionnés? Est-ce que j'ai le consentement? Consentement.
Donc, je cède maintenant la parole à Mme la
ministre pour deux minutes de rigueur, s'il vous plaît.
Mme Kariane Bourassa
Mme Bourassa :
Merci beaucoup. Alors, Mme la Présidente, j'avais très hâte à ce moment
pour souligner le parcours exceptionnel des athlètes québécois qui ont
représenté, oui, le Québec et le Canada aux Jeux olympiques et paralympiques
d'hiver de Milan-Cortina. Je l'avoue humblement, je suis vraiment une fan.
Comme des milliers de Québécois, je les ai regardés, sur le bout de mon divan,
repousser leurs limites et accomplir de véritables exploits. Leur discipline, leur rigueur, leur détermination,
c'était profondément inspirant et, à certains moments, profondément émouvant
également, parce que derrière chaque départ, chaque compétition et chaque
médaille il y a des années d'efforts, de l'entraînement, des années de
persévérance et beaucoup de sacrifices.
• (15 h 20) •
Comme
ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, je voulais leur dire
à quel point on, à quel point je suis fière d'eux. Ils sont quelque part dans
l'enceinte du parlement en ce moment. Ils font rayonner le Québec partout
à travers le monde, mais surtout ils sont des modèles pour toute une génération
de jeunes sportifs. Quand un enfant voit Mikaël Kingsbury, Valérie Maltais, et j'en
passe, ou nos athlètes paralympiques monter sur un podium, ils ne voient pas seulement une médaille, ils voient les
efforts, la persévérance, le travail, ils voient que le travail et l'éthique de
travail peuvent mener très loin, et ça, ça a un impact immense sur les
jeunes.
En terminant, je
souligne aussi le rôle essentiel de toutes les personnes qui gravitent autour
de nos athlètes dans cette aventure, qu'on
pense aux entraîneurs, aux fédérations sportives, aux intervenants, aux
bénévoles et, bien sûr, aux familles, aux familles qui soutiennent
depuis très longtemps leurs athlètes, parce qu'au final le succès sportif est
une réussite collective.
Alors, merci aux
athlètes. Et surtout félicitations pour ce que vous avez accompli! Merci.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Je cède maintenant la parole au député de Marquette.
M. Enrico Ciccone
M. Ciccone : Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, nous rendons hommage
à des athlètes qui ont uni les Québécois autour d'une même fierté, celle de
voir nos athlètes québécois briller aux Jeux olympiques et paralympiques
d'hiver de Milan-Cortina et nous faire vivre des moments absolument
inoubliables.
Pendant des semaines,
nos athlètes nous ont fait vivre toute une gamme d'émotions, le stress, la
fierté, la joie, mais surtout une immense
admiration devant leur courage et leur persévérance. Derrière chaque médaille
et chaque performance il y a des
années d'efforts, de sacrifices et de travail acharné. Il y a des heures
d'entraînement, des blessures, des études, des choix difficiles et une
volonté exceptionnelle de toujours se dépasser.
Ces athlètes ont
porté nos couleurs avec coeur, avec courage et avec une détermination
remarquable. Ils ont montré au monde entier le talent québécois, mais aussi des
valeurs qui nous ressemblent et rassemblent : le travail, la persévérance
et l'esprit d'équipe.
Il
faut aussi saluer toutes les personnes qui rendent ces exploits possibles, les
entraîneurs, les équipes médicales, les fédérations sportives, les
bénévoles, et surtout, surtout les familles, qui sont souvent les premiers à
croire en ces jeunes, bien avant tout le monde.
Leur réussite nous
rappelle aussi l'importance d'investir dans le sport, dans nos infrastructures
et dans nos jeunes, parce qu'au-delà des podiums le sport change des vies, crée
des modèles positifs et fait rayonner le Québec.
À tous nos athlètes
olympiques et paralympiques, merci de nous avoir fait vibrer et merci de nous
rendre fiers. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, M. le député. Je cède maintenant la parole à M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Alexandre Leduc
M. Leduc :
Merci, Mme la Présidente. Je suis très heureux de prendre la parole
aujourd'hui pour appuyer cette motion et saluer à mon tour les athlètes
québécois qui ont participé aux Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de
Milan-Cortina 2026.
Ces
athlètes incarnent quelque chose de profondément beau : la capacité de se
dépasser, de tomber, de se relever,
de travailler sans relâche pour atteindre un rêve qu'on porte parfois depuis
l'enfance. On voit les grands moments de gloire, mais trop souvent on
oublie tout ce qui précède ces moments-là.
Je
veux également souligner avec beaucoup de force les performances des athlètes
paralympiques. Leur présence et leurs accomplissements sont essentiels.
Ils démontrent que le sport doit être un espace d'inclusion, d'accessibilité et
d'excellence pour tous et toutes.
Aucun athlète
n'arrive seul aux Jeux olympiques ou paralympiques. Derrière chaque athlète, il
y a une équipe immense qu'on ne voit pas
toujours. Il y a des entraîneurs qui consacrent leur vie à accompagner ces
jeunes talents, il y a des physiothérapeutes, des préparateurs
physiques, des psychologues sportifs, des bénévoles, des fédérations sportives
et des communautés entières qui se mobilisent pour soutenir ces parcours
d'exception. Et il y a surtout les familles, les parents qui parcourent des milliers de kilomètres pour accompagner leurs
enfants dans des compétitions, les familles qui investissent temps,
énergie et argent pendant des années pour permettre à leurs jeunes de poursuivre
leur passion.
Je
pense qu'il est important également de rappeler que, si nous voulons continuer
à voir le Québec rayonner sur la scène sportive internationale, nous avons la
responsabilité collective de soutenir davantage le sport amateur et le développement de jeunes athlètes. Le sport, ce
n'est pas un luxe, c'est un pilier de notre vie collective. C'est bon pour la
santé physique, pour la santé mentale, pour le sentiment d'appartenance, pour
la confiance des jeunes. Et, quand on investit dans le sport, on
investit dans les communautés plus fortes et dans une société plus humaine.
Alors, aujourd'hui,
au-delà des médailles et des résultats, ce que nous célébrons, c'est
l'engagement, la passion et le courage de
femmes et d'hommes qui ont consacré une partie immense de leur vie à poursuivre
un rêve et à représenter fièrement le Québec.
À tous les athlètes
québécois des Jeux de Milan-Cortina, merci. Merci de nous avoir fait vibrer. Merci
de nous avoir inspirés. Merci de nous avoir
rappelé ce qu'on peut accomplir avec de la détermination, de la solidarité et
du coeur. Je leur offre, ainsi qu'à toutes les personnes qui les
accompagnent, nos plus sincères félicitations. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à
M. le député de Matane-Matapédia.
M. Pascal Bérubé
M. Bérubé :
Mme la Présidente, en mon nom et celui du Parti québécois, je veux saluer
les efforts et les succès dont peuvent être fiers les athlètes québécois lors
des derniers Jeux olympiques de Milano Cortina.
Comme des millions de
Québécois, nous avons regardé leurs exploits, cet hiver, avec attention, rivés
à nos téléviseurs, espérant pour vous l'or, l'argent, le bronze. Qu'importe le
résultat, que ce fut votre 20e médaille ou votre première participation
aux Jeux, 9 millions de Québécoises et de Québécois vous ont vu incarner
des valeurs chères à notre peuple : l'excellence, par les efforts
formidables et votre discipline, le respect, pour vos compétiteurs comme pour
vos collègues, et l'amitié entre les nations. Sans trop me tromper, vous êtes
de fiers représentants de notre jeunesse et de ce qu'on peut accueillir quand
on s'affaire à faire de nos rêves la réalité.
Par votre
persévérance, votre détermination, vous êtes aussi des modèles pour tous les
jeunes Québécois qui sont les médaillés de
demain dans vos disciplines respectives. Chaque rentrée qui suit les Jeux
olympiques, les inscriptions se
multiplient dans tous les sports, et vous y êtes pour beaucoup. Vous donnez
ainsi à notre société, à de nombreux jeunes des exemples de saines
habitudes de vie et de dépassement de soi.
Enfin, je veux saluer
sincèrement les gens qui, autour de vous, ont contribué à votre succès, les
entraîneurs, professionnels de la santé,
évidemment, mais aussi vos familles et, j'en suis sûr, vos supporteurs numéro
un depuis votre enfance.
À nouveau, en mon nom
personnel et au nom du Parti québécois, je vous félicite pour votre
performance. Merci de nous inspirer, merci de faire vivre l'olympisme au Québec
et merci de nous inspirer.
Et
une pensée pour le 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal, cette
année, où le monde entier, les athlètes du monde entier ont convergé
vers le Québec, et ce fut une grande fierté pour notre nation.
Merci, Mme la
Présidente.
Mise aux voix
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Merci beaucoup, M. le député. Est-ce que cette motion
est adoptée?
Des voix :
Adopté.
La Vice-Présidente
(Mme D'Amours) : Adopté.
Je suis prête,
maintenant, à entendre un membre du groupe formant l'opposition officielle. Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
Mme la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante conjointement
avec le député de Maurice-Richard, le député de Jean-Talon, le député d'Abitibi-Est, la députée de Laporte, le député de Rosemont :
«Que
l'Assemblée nationale prenne acte de la décision de l'Autorité des marchés publics d'émettre six ordonnances à l'endroit de Santé Québec et du ministère de la Santé et des Services sociaux dans le cadre de sa gestion du projet
"Système d'information en finances et en approvisionnement (SIFA)";
«Qu'elle prenne acte
que, dans son communiqué du 7 mai dernier, l'Autorité des marchés publics fait
état que "le ministère de la Santé et des Services sociaux minimise ses responsabilités" et lui reproche
"une sous implication dans le suivi
du projet, l'absence de vérifications adéquates avant la signature du contrat,
le transfert prématuré des responsabilités à Santé Québec et une gestion
déficiente des fonds publics";
«Qu'elle prenne acte
que l'analyse de l'AMP révèle notamment que "les coûts de développement,
initialement évalués à 96,2 millions $
en 2022, ont explosé pour atteindre une estimation de près de 300 millions $
en février 2026 et que "le projet est suspendu depuis octobre 2025,
une situation qui génère des frais de maintien de redevances s'élevant
désormais à 723 000 $ par mois";
«Qu'enfin,
l'Assemblée nationale endosse les conclusions et les ordonnances de l'Autorité
des marchés publics, qu'elle réitère à cette institution toute sa confiance et
qu'elle exige du gouvernement qu'il se conforme aux ordonnances émises.»
La Vice-Présidente (Mme
D'Amours) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a consentement pour
débattre de cette motion?
Une voix : ...
La Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Il n'y a pas de consentement.
Avis
touchant les travaux des commissions
Nous serions maintenant rendus à la rubrique
Avis touchant les travaux des commissions. Et, pour les collègues qui doivent quitter, je vous demande de le faire
avec silence, s'il vous plaît. Donc, Mme la leader adjointe du gouvernement.
Mme Lachance : La Commission des relations avec les citoyens procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet
Lutte à l'homophobie et à la transphobie du portefeuille Santé et Services
sociaux aujourd'hui, de 15 heures à 16 h 30, à la salle Louis-Joseph-Papineau.
La Commission de la santé et des services
sociaux procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Services sociaux du portefeuille Santé et Services
sociaux aujourd'hui, de 15 h 15 à 19 h 15, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission des finances publiques procédera à
l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Revenu Québec du
portefeuille Finances aujourd'hui, de 15 h 30 à 16 heures, à la
salle Pauline-Marois.
• (15 h 30) •
La Commission des finances publiques procédera à
l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Caisse de dépôt et
placement du Québec du portefeuille Finances aujourd'hui, de 16 h 15
à 18 h 15, à la salle Pauline-Marois.
La Commission des finances publiques procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet Retraite Québec
du portefeuille Finances aujourd'hui, de 18 h 30 à 19 h 15,
à la salle Pauline-Marois.
La Commission de l'agriculture, des pêcheries,
de l'énergie et des ressources naturelles poursuivra l'étude des crédits budgétaires 2027... pardon, 2026-2027
du volet Forêts du portefeuille Ressources naturelles et Forêts aujourd'hui, de
15 h 30 à 16 heures, à la salle Marie-Claire-Kirkland.
La Commission de la culture et de l'éducation
procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Langue
française du portefeuille Langue française aujourd'hui, de 16 h 15 à
18 h 30, à la salle Marie-Claire-Kirkland.
La Commission des institutions procédera à
l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Justice du portefeuille
Justice aujourd'hui, de 15 h 30 à 18 h 45, à la salle du
Conseil législatif.
Et finalement la Commission des institutions
procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Institutions démocratiques du portefeuille Conseil
exécutif aujourd'hui, de 18 h 55 à 19 h 25, à la salle du Conseil législatif.
La
Vice-Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Y a-t-il consentement pour
déroger à l'article 143 du règlement concernant l'horaire des
travaux des commissions? Consentement.
Nous sommes maintenant à la rubrique
Renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Ajournement
Puisque nous sommes à la période de l'étude des
crédits budgétaires et que, conformément aux dispositions de l'article 282
du règlement, l'Assemblée ne procède qu'aux affaires courantes, je lève la
séance, et les travaux de l'Assemblée sont ajournés au
mercredi 13 mai 2026, à 9 h 40. Merci beaucoup, tout le
monde.
(Fin de la séance à 15 h 33)