(Neuf heures quarante minutes)
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Alors,
bonjour à toutes, bonjour à tous. Bienvenue à celles et ceux qui sont dans les
tribunes, parmi nous. Vous êtes chez vous ici, à l'Assemblée nationale. Prenez
place, nous allons débuter nos travaux.
Affaires courantes
Déclarations de députés
Nous sommes à
la rubrique Déclaration de députés, et, sans plus tarder, je reconnais Mme la
députée de Saint-Hyacinthe.
Souligner le travail du personnel infirmier
Mme Chantal Soucy
Mme Soucy : Merci,
M. le Président. Cette semaine, nous soulignons la contribution essentielle des
infirmières et infirmiers dans notre réseau de la santé, à
Saint-Hyacinthe comme partout au Québec. Jour après jour, dans nos hôpitaux,
CHSLD, GMF et nos services de proximité, ils prennent soin des patients avec
compétence, humanité et dévouement. Leur présence rassure, accompagne et fait
une réelle différence dans la vie des familles.
Je tiens également à souligner le travail
précieux des infirmières et infirmiers auxiliaires, célébré la semaine
dernière. Plus que jamais, leur expertise et leur engagement sont essentiels au
bon fonctionnement de notre réseau.
À toute la famille des soins infirmiers, merci
d'avoir choisi cette profession et d'en faire chaque jour une réelle différence
dans nos vies. Merci beaucoup.
Merci, M. le Président.
Le
Vice-Président (M. Benjamin) : Merci, Mme la députée de
Saint-Hyacinthe. Et la parole revient maintenant à Mme la députée de
D'Arcy-McGee.
Rendre hommage à M. Steven Atme
Mme Elisabeth Prass
Mme Prass : Merci, M. le
Président. Aujourd'hui, je me lève afin de souligner le parcours exceptionnel
de Steven Atme, qui est avec nous dans les tribunes aujourd'hui, un jeune homme
inspirant qui démontre avec force tout ce
qu'une personne autiste peut accomplir lorsque le talent, la détermination et
la passion ont la possibilité de s'épanouir.
Non verbal jusqu'à l'âge de quatre ans, Steven a
déjoué tous les pronostics. Non seulement il a appris à parler, mais il s'est
également découvert une passion et un don pour la musique. Diplômé du
Conservatoire de musique de l'Université McGill, Steven compose et interprète
ses propres morceaux et partage ce don avec les autres en enseignant la musique
et en se produisant sur scène.
Steven a su utiliser sa voix, sa créativité et
sa persévérance non seulement pour bâtir son propre succès, mais aussi pour
inspirer les autres à voir au-delà des préjugés et des limites qu'on impose
trop souvent aux personnes autistes.
Dernièrement, Steven a approché les gouvernements à travers le Canada pour une
meilleure reconnaissance des réalités des personnes autistes.
Steven, we are so proud of you for
being the role model that you are, with such a positive attitude and amazing
talent. We truly are so proud of you.
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
Mme la députée de D'Arcy-McGee. Bravo à vous, Steven! Bravo! Et la
prochaine déclaration revient à M. le député de Saint-Jean.
Souligner la création de nouvelles places en service
de garde dans le Haut-Richelieu
M. Louis Lemieux
M. Lemieux : M. le Président,
vendredi soir, ce sera la soirée reconnaissance des RSGE du Haut-Richelieu,
responsables de services de garde éducatifs, mais chez nous, depuis plus de
deux ans, on les appelle les entrepreneurs pour l'enfance, parce que c'est ce
qu'ils sont, des travailleurs et travailleuses autonomes qui ont ouvert des
services de garde en milieu familial ou communautaire. C'était la réponse
régionale à un problème de places, et c'était tout simple, mais c'est devenu un modèle, parce que le manque
de places était devenu un problème qui accentuait la rareté de main-d'oeuvre,
parce que c'était un frein pour le retour au
travail des parents. Alors, le milieu s'est concerté puis a trouvé des partenaires pour financer
des bourses de départ pour aider au démarrage de services de garde.
Résultat : plus de 300 places en deux ans, M. le Président, et
des places subventionnées qui font une énorme différence.
Je veux donc
saluer et remercier, justement, en cette soirée reconnaissance, tous ces
entrepreneurs pour l'enfance qui se sont lancés dans cette aventure qui
a changé la vie de bien des gens pour le mieux.
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
M. le député de Saint-Jean. La prochaine déclaration revient à M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Souligner le 40e anniversaire de Popotes Montréal
M. Guillaume Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard : Merci, M. le
Président. En cette Semaine québécoise des popotes roulantes, je souhaite souligner le 40e anniversaire de l'organisme
Popotes Montréal, situé dans la Petite-Bourgogne, dans ma circonscription.
Se nourrir est un besoin fondamental. Pourtant,
cela peut représenter un défi pour des personnes vulnérables, notamment nos
aînés. Face à la perte d'autonomie, aux contraintes financières ou encore à la
solitude de plusieurs, je suis heureux de savoir que Popotes Montréal veille à
non seulement assurer une alimentation de qualité et abordable à ces personnes,
mais aussi qu'elles permettent de créer avec elles des liens essentiels.
Grâce à leur cinquantaine de bénévoles dévoués,
ce sont près de 125 000 repas qui sont livrés annuellement,
permettant à près de 300 personnes de continuer de vivre chez eux avec
dignité.
Enfin, j'invite mes collègues à se joindre à moi
pour saluer le travail exceptionnel de Popotes Montréal et leur souhaiter un
très joyeux 40e anniversaire. Merci.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de
Verchères.
Souligner le 55e anniversaire du Club des 3 générations
de Verchères
Mme Suzanne Roy
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. J'aimerais souligner le
55e anniversaire du Club des générations de Verchères.
Depuis plus d'un demi-siècle, il propose une
gamme diversifiée d'activités et de loisirs aux personnes âgées de 50 ans et plus. Que ce soit pour contrer
l'isolement, activer ses neurones, se mouvoir en groupe, découvrir de nouvelles
langues, l'offre est variée et les participants sont nombreux.
Je salue, en tribunes aujourd'hui, Francine
Hébert, Pierrette Vincent, Fernand Brochu, Aline Daneau et Francine Papillon,
qui sont à la tête de cette magnifique organisation, ainsi que la présence de
la mairesse et de plusieurs membres du conseil municipal de la ville de
Verchères, venus les encourager.
Aux organisateurs, merci. Aux participants,
bravo pour votre implication! Joyeux 55e anniversaire!
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec M. le député de Viau.
Souligner la tenue de la 24e édition des Prix du
livre politique de l'Assemblée nationale
M. Frantz Benjamin
M. Benjamin : Aujourd'hui,
l'Assemblée nationale reçoit avec fierté les finalistes de la 24e édition
des Prix du livre politique, ce concours littéraire d'exception qui reconnaît
la qualité d'écrits traitant spécifiquement de la politique québécoise.
Année après année, l'Assemblée nationale et la
Fondation Jean-Charles-Bonenfant soulignent le travail intellectuel réalisé en
décernant des bourses totalisant jusqu'à 20 000 $. Les finalistes
seront récompensés pour leur talent, la richesse de leurs propos, l'originalité
de leurs analyses et les retombées de leurs travaux sur le débat public.
La cérémonie sera suivie d'un entretien intitulé
Parole à la relève!, animé par M. Pierre-Luc Brisson, professeur
adjoint au Département des sciences historiques de l'Université Laval. À cette
occasion, les finalistes des prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant seront
invités à partager leur parcours et à mettre en valeur leurs travaux
universitaires.
En terminant, je tiens à mentionner que celles
et ceux qui écrivent sur la politique québécoise ne racontent pas seulement une
société, elles et ils la questionnent et l'éclairent. Leurs écrits nourrissent
la réflexion collective, et nous leur en sommes reconnaissants. Merci, Mme la
Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
M. le député. Maintenant, je suis prête à entendre Mme la députée de
Brome-Missisquoi.
Féliciter
l'entreprise Happy Yak pour sa contribution à la mission Artemis II
Mme Isabelle Charest
Mme Charest :
Merci, Mme la Présidente. C'est avec une immense fierté que je souligne
aujourd'hui le rayonnement exceptionnel d'une entreprise de la circonscription
de Brome-Missisquoi.
Fondée en 2010 par
Guy Dubuc et la nutritionniste Christine Chénard, qui sont avec nous
aujourd'hui, Happy Yak a repoussé les frontières de l'expertise québécoise
jusque dans l'espace. Après avoir nourri l'astronaute québécois David
Saint-Jacques, en 2019, Happy Yak a récemment franchi une étape majeure en
étant choisie par la NASA pour accompagner le Canadien Jeremy Hansen lors de la
mission Artemis II. Le but de cette mission était de tester les systèmes de
survie pour un retour durable de l'humain sur la lune. Pour ce périple
historique, l'astronaute a choisi d'apporter les crevettes au cari préparées
chez nous, à Cowansville.
À leurs débuts dans
les salons de plein air, les propriétaires devaient souvent se défendre de
faire de la nourriture d'astronautes. Il semble que le talent et la qualité de
leurs produits ont fait leur oeuvre, puisqu'aujourd'hui ce préjugé est devenu
leur plus beau titre de gloire.
Félicitations à toute
l'équipe de Happy Yak! Merci de faire briller l'expertise de Brome-Missisquoi
aussi loin.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la
parole à M. le député de Jean-Talon.
Souligner la Journée d'accueil
des nouveaux arrivants
M. Pascal Paradis
M. Paradis :
Je souhaite aujourd'hui souligner le travail remarquable du Comité
immigration Sainte-Foy—Sillery—Cap-Rouge,
qui, avec la ville de Québec, organisait encore cette année la journée de
bienvenue pour les nouveaux arrivants au centre d'éducation des adultes Le
Phénix, dans Jean-Talon.
Chaque année, cette
activité permet aux personnes immigrantes d'avoir accès à des ressources
essentielles pour leur accueil et leur intégration, incluant des services
communautaires, des services en employabilité, en santé et en éducation, tout
en créant des moments d'échange et de convivialité pour les familles de la
région.
Je tiens à saluer les
nombreux partenaires et bénévoles qui rendent cette initiative possible année
après année, notamment Ressource Espace Familles, 4Loisirs, le Carrefour
d'actions territoriales, le Service d'aide à l'adaptation des immigrants, la
ville de Québec, ainsi que les jeunes bénévoles de l'école secondaire de
Rochebelle et de la Maison des jeunes L'Envol.
À celles et ceux qui
choisissent le Québec et la région de Québec pour bâtir leur avenir, bienvenus
chez vous.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Merci, M. le député de Jean-Talon. La prochaine
déclaration revient à Mme la députée de Lotbinière-Frontenac.
Souligner le départ à la
retraite de M. Robert Rousseau
Mme Isabelle Lecours
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) : Merci,
M. le Président. Je souhaite aujourd'hui souligner le départ à la retraite de M. Robert Rousseau, directeur
général du cégep de Thetford, après plus de 34 années consacrées
entièrement à cette institution et à notre région.
Enseignant, directeur
des études, puis directeur général, depuis 2014, M. Rousseau a su faire du
cégep un véritable moteur de développement régional. Sous son leadership,
l'établissement s'est démarqué par l'évolution de ses programmes, la création
du campus de Lotbinière, le développement de l'apprentissage en milieu de
travail, ainsi que par le rayonnement des Filons et la réalisation
d'infrastructures majeures pour la communauté. Grâce à lui, grâce à son équipe, le cégep accueille aujourd'hui un
nombre record d'étudiants et demeure solidement enraciné dans son milieu
tout en étant tourné vers l'avenir.
Je remercie
M. Rousseau pour son engagement exceptionnel et lui souhaite une retraite
active et inspirante, à la hauteur de sa contribution.
• (9 h 50) •
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
Mme la députée de Lotbinière-Frontenac. Au tour, maintenant, du député
de Chapleau.
Souligner le 10e anniversaire
de l'Association
citoyenne de Pointe-Gatineau
M. Mathieu Lévesque
M. Lévesque (Chapleau) : Merci
beaucoup, M. le Président. Aujourd'hui, j'aimerais souligner le
10e anniversaire de l'Association citoyenne de Pointe-Gatineau.
Depuis
maintenant une décennie, cette association incarne ce que nous avons de
précieux dans Chapleau, à Gatineau, en Outaouais : des citoyens engagés,
fiers et tournés vers l'avenir. Par son travail constant, l'association s'est
imposée comme un véritable pilier du quartier de Pointe-Gatineau en rassemblant
les citoyens autour d'une vision commune : améliorer concrètement leur
milieu de vie.
Qu'il
s'agisse de stimuler la participation citoyenne ou encore de défendre les
intérêts des résidents, l'association agit avec détermination et efficacité.
Elle transforme les idées en actions et les actions en résultats tangibles.
Au
fil des ans, l'association a su tisser des liens solides entre les générations
et les différents secteurs du quartier.
En ce
10e anniversaire, je rends hommage à tous les bénévoles, partenaires et
citoyens qui ont contribué à cette réussite collective. Votre engagement fait
une réelle différence et votre travail mérite toute ma reconnaissance. Bon
10e anniversaire!
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Merci, M. le député de Chapleau. Et la prochaine
déclaration revient à Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice.
Souligner le 40e anniversaire
d'Équijustice Haut-Saint-Maurice
Mme Marie-Louise Tardif
Mme Tardif :
Équijustice Haut-Saint-Maurice, qui offre une expertise en matière de
justice réparatrice et de médiation, fête
son 40e anniversaire. 40 ans d'approches humaines et équitables fondées
sur l'écoute, la sécurité et le respect des personnes accompagnées.
Par
exemple, en médiation citoyenne, près de 1 900 demandes correspondant
à 72 000 heures d'accompagnement ont été faites, et plus de
800 accompagnements de jeunes contrevenants afin qu'ils s'impliquent dans
une démarche de réparation.
De Défi-Jeunesse à
Action Défi-Jeunesse, de L'Alter-Égaux à Équijustice, ce sont près de
200 personnes qui ont contribué à faire grandir Équijustice :
employés, bénévoles et partenaires engagés. Ces personnes travaillent à
renforcer le dialogue, la réparation et la cohésion sociale.
Merci, vous faites
une énorme différence pour la qualité de vie sociale. Bon
40e anniversaire!
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci, Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice. Alors, voilà qui met fin à la rubrique Déclarations de députés.
Nous allons suspendre
les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h
54)
(Reprise à 10 h 05)
La
Présidente : Bonjour, tout le monde. Mesdames messieurs, vous êtes
nombreuses et nombreux, ce matin. Bienvenue. Le parlement du Québec, c'est chez
vous.
Messieurs dames les
députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie
beaucoup, veuillez vous asseoir.
Présence de M. Gilles Chapadeau et de
Mme Véronyque Tremblay,
ex-parlementaires de l'Assemblée nationale
Bien, ce matin, en ce
13 mai, j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de
M. Gilles Chapadeau, ancien député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue. Et voilà. Et
j'ai également le plaisir de souligner la présence de Mme Véronyque
Tremblay, ancienne députée de Chauveau.
Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
Présentation de projets de loi
À la rubrique
Présentation de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
M. Bonnardel :
Mme la Présidente, je vous demande d'appeler l'article a du
feuilleton, s'il vous plaît.
Projet de loi n° 4
La
Présidente : À l'article a du feuilleton, M. le ministre de la
Sécurité intérieure présente le projet de loi n° 4, Loi sur la communication de renseignements aux
fins de protection contre la violence d'un partenaire intime et modifiant
diverses dispositions législatives. M. le ministre.
M. Ian Lafrenière
M. Lafrenière :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Permettez-moi de saluer Mmes Rachel
Renaud et Nancy Boucher, qui sont présentes avec nous aujourd'hui pour ce
moment important en cette Assemblée.
Ce projet de loi vise
principalement à permettre la communication de renseignements concernant un
partenaire intime qui pourrait présenter un risque pour la sécurité d'une
personne ou de son enfant.
Le projet de loi
prévoit qu'une personne à risque, soit celle qui a des préoccupations
concernant le risque que peut présenter un partenaire intime, peut présenter
une demande de renseignements ou consentir à ce qu'une autre personne la
présente en son nom. Il prévoit qu'un mineur âgé de 14 ans et plus peut la
présenter seul. Il permet également au gouvernement de déterminer par règlement
les personnes ou les catégories de personnes qui peuvent présenter une demande
de renseignements concernant le partenaire intime d'une personne à risque.
Le projet de loi
permet à un membre d'un corps de police ou une personne travaillant au sein
d'un organisme qui offre des services de prévention, d'aide et de soutien qui a
des motifs raisonnables de soupçonner qu'une personne à risque pourrait
bénéficier de la communication de renseignements de lui fournir des
informations sur le processus de demande de renseignements concernant un
partenaire intime. Il permet également à un membre d'un corps de police, dans
ces mêmes circonstances, de lui révéler des renseignements sur l'identité d'un partenaire
intime à l'égard duquel la demande pourrait être présentée.
Le projet de loi
prévoit que la demande de renseignements doit être transmise à la Sûreté du
Québec qui effectue la recherche des renseignements qui concernent le
partenaire intime. Il prévoit que la Sûreté du Québec communique ensuite à un
organisme désigné par le ministre responsable de la condition féminine, sur
recommandation du ministre de la Sécurité intérieure, les renseignements
nécessaires pour permettre à la personne à risque de prendre une décision
éclairée quant à sa relation, de prendre les mesures qu'elle estime appropriées
pour assurer sa sécurité ou celle de son enfant ou de mettre en place des
scénarios de protection.
Le projet de loi
prévoit qu'une personne que l'organisme désigne et qui satisfait aux conditions
déterminées par règlement du gouvernement
rencontre la personne à risque afin de lui communiquer verbalement ces
renseignements ou de l'informer qu'aucun renseignement nécessaire n'a
été identifié. Il prévoit notamment que cette personne peut fournir à la
personne à risque de l'information diverse pour l'accompagner et qu'elle peut
la diriger vers les ressources spécialisées dans des interventions adaptées à
ses besoins.
• (10 h 10) •
Le projet de loi
prévoit aussi des restrictions quant à la communication au partenaire intime de
l'existence d'une demande et de certains renseignements personnels le
concernant ainsi qu'à la communication et à l'utilisation des renseignements
reçus. Il accorde une immunité à certaines personnes pour un acte accompli ou
omis dans l'exercice de leurs fonctions et il interdit qu'elles soient
contraintes de faire une déposition devant une instance judiciaire.
Le projet de loi
modifie la Loi sur le système correctionnel du Québec afin de revoir certaines
dispositions relatives à la communication aux personnes victimes de
renseignements concernant les personnes confiées aux services correctionnels.
Et enfin le projet de
loi prévoit des dispositions pénales et finales.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente :
Et je vais reconnaître le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Oui, Mme la Présidente. Nous avons déjà avisé le gouvernement que nous allons
non seulement collaborer, mais être
proactifs. Alors, j'informe le gouvernement que nous allons déposer notre liste
de groupes que nous voulons entendre
en consultations dès aujourd'hui et qu'en amont du processus législatif nous
nous rendrons disponibles pour des séances de travail pour qu'on puisse
avancer dans ce projet de loi là. Merci.
Mise aux voix
La Présidente :
Et est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie du projet de loi? Adopté.
Je reconnais
maintenant M. le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Oui, Mme la Présidente. Je vous demanderais d'appeler l'article e, s'il
vous plaît.
Projet de loi n° 696
La Présidente :
À l'article e du feuilleton, Mme la députée de La Pinière présente le
projet de loi n° 696, Loi visant à garantir
la liberté des personnes exploitant un établissement d'hébergement touristique
quant à la détermination des prix et des conditions applicables à la
location d'unités d'hébergement. Mme la députée.
Mme Linda Caron
Mme Caron :
Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de saluer, dans les tribunes, la
présence de leaders de l'industrie hôtelière du Québec.
Ce projet de loi modifie la Loi sur
l'hébergement touristique afin de prévoir que le contrat conclu entre une
personne qui exploite une plateforme numérique de réservation et une personne
qui exploite un établissement d'hébergement touristique
ne peut empêcher cette dernière d'établir librement les prix et les conditions
applicables à la location d'une unité d'hébergement ou d'accorder tout rabais
ou tout autre avantage.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente :
Est-ce que l'Assemblée accepte... Oui, M. le leader de l'opposition.
M. Tanguay :
...s'il vous plaît, Mme la Présidente.
Mise
aux voix
La Présidente :
Alors, c'est votre droit le plus légitime. Alors, vous êtes toutes et tous là.
La période de vote est maintenant ouverte.
La période de vote et
maintenant terminée. Les résultats, M. le secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 105
Contre :
0
Abstentions :
0
La
Présidente : Cette motion est donc adoptée.
À la rubrique...
(Applaudissements)
La
Présidente : Et à cette étape-ci les députés ont le droit d'applaudir.
Dépôt de documents
À la rubrique Dépôt
de documents, je reconnais maintenant M. le ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette :
Bonjour, Mme la Présidente. Permettez-moi de déposer le rapport du Comité
de la rémunération des juges, phase II, 2023‑2027, Mme la Présidente.
La
Présidente : Ce document est déposé. M. le ministre délégué aux Régions.
M. Lévesque (Chapleau) : Oui.
Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de déposer le rapport
annuel 2024-2025 du Gouvernement de la nation crie. Merci.
La
Présidente : Et ce document est déposé.
Il n'y a pas de dépôt
de rapports de commission.
Dépôt de pétitions
Nous
passons à la rubrique Dépôt de pétitions. Je reconnais maintenant M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
Mettre en place une législation visant la protection de la
santé
mentale et physique des jeunes contre les effets nocifs
d'une surexposition aux écrans
M. Leduc :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 498 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que
l'usage des téléphones intelligents et des réseaux sociaux chez les jeunes a
connu une augmentation significative au cours des dernières années;
«Considérant
que plusieurs études démontrent que l'usage excessif des écrans peut entraîner
des effets néfastes sur la santé physique et psychologique des jeunes,
notamment des troubles du sommeil, de l'anxiété, des problèmes de concentration
et une dépendance aux plateformes numériques;
«Considérant que le
cadre législatif québécois actuel en matière de protection des renseignements
personnels et de protection de la jeunesse dans l'environnement numérique
demeure insuffisant pour assurer une protection réelle et efficace des mineurs;
«Considérant
que la protection de la santé, du bien-être, de la vie privée et du
développement des jeunes constituent une responsabilité fondamentale de
l'État québécois;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«De
mettre en place une législation spécifique visant la protection des mineurs
dans l'environnement numérique afin de réduire les effets néfastes des
écrans sur la santé et le développement des jeunes;
«D'encadrer plus strictement
la collecte, l'utilisation et la communication des renseignements personnels
des jeunes par les plateformes numériques;
«De mettre en place une majorité numérique
interdisant l'inscription et l'accès aux réseaux sociaux qui tienne compte de
leur potentiel additif et néfaste;
«De mettre en
oeuvre des mesures concrètes pour assurer la protection des jeunes contre le
marketing d'influence et autres stratagèmes nuisibles.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente : Cet extrait de
pétition est déposé. Mme la députée des Mille-Îles.
Mettre
en place un cadre réglementaire encadrant l'utilisation des
appareils de transport personnel motorisés sur la voie publique
Mme Dufour : Merci, Mme la
Présidente. Alors, je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 66 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants — merci
pour le micro :
«Considérant que les appareils de transport
personnel motorisés, notamment les scooters électriques, contribuent aux
objectifs d'électrification des transports et de réduction des émissions de gaz
à effet de serre poursuivis par le gouvernement du Québec dans le cadre du Plan
pour une économie verte 2030;
«Considérant que la popularité des appareils de
transport personnel motorisés de type électrique est en croissance au Québec et
qu'ils ajoutent une diversification des modes de transport pour les usagers de
la route;
«Considérant qu'un arrêté ministériel du
30 juillet 2024 interdit l'accès aux chemins publics aux véhicules
motorisés qui ont l'apparence d'une motocyclette ou d'un cyclomoteur et qui ne
portent pas de marque de certification indiquant qu'ils sont conformes aux
normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada;
«Considérant que l'absence d'un cadre
réglementaire clair encadrant l'utilisation sécuritaire des appareils de
transport personnel motorisés sur la voie publique au sein du Code de la
sécurité routière représente un danger potentiel pour la sécurité de tous les
usagers de la route;
«Considérant que la réglementation des véhicules
autorisés à circuler sur la voie publique, de même que l'encadrement de la
sécurité routière sur l'ensemble du territoire [du Québec], relèvent de la
responsabilité du gouvernement du Québec;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
signataires, demandons au gouvernement du Québec de mettre en place rapidement
un cadre réglementaire clair et cohérent encadrant l'utilisation des
appareils de transport personnel motorisés sur la voie publique.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente : Et cet extrait de
pétition est déposé.
Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni
d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.
Questions et réponses orales
Nous en
sommes maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales, et,
pour ce faire, je cède la parole, en question principale, au chef de
l'opposition officielle.
Investissement du gouvernement dans Nemaska Lithium
M. André Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, depuis l'arrivée au pouvoir de la
Coalition avenir Québec, Nemaska Lithium a reçu 175 millions de
dollars sous Pierre Fitzgibbon, un autre 250 millions de dollars sous
Pierre Fitzgibbon, un autre 250 millions de dollars sous la première
ministre, un autre 150 millions de dollars sous la première ministre,
et finalement, pas plus tard que cet hiver, un autre 275 millions de
dollars. Tout ça, Mme la Présidente, dans un projet qui, aujourd'hui, tourne au ralenti. La mine, elle est sur pause depuis
décembre dernier, et, il y a deux mois, il y a plus de
1 000 personnes qui travaillaient à l'usine qui ont perdu leur
emploi.
Mme la Présidente, la première ministre a passé
l'après-midi, hier, à nous dire qu'un projet sans risque, ça n'existe pas.
C'est vrai, mais ce n'est pas ça, l'enjeu. L'enjeu, c'est que le gouvernement
de la CAQ a investi centaines de millions par-dessus centaines de millions dans
un projet, sachant très bien que le ministère des Ressources naturelles avait
émis un avis défavorable, sachant très bien que le ministère des Ressources
naturelles avait dit : N'allez pas là. La première ministre, là, elle a
les deux mains dans ce projet-là. À elle seule, elle a signé
400 millions de dollars pour Nemaska Lithium, pour un projet qui
ressemble de plus en plus à Northvolt.
Hier, elle a refusé deux fois de répondre à la
question. Au moment où elle a signé 400 millions de dollars de
l'argent des contribuables pour Nemaska Lithium, est-ce qu'elle savait que le
ministère des Ressources naturelles était contre?
• (10 h 20) •
La Présidente : La réponse de la
première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Merci,
Mme la Présidente. Permettez-moi, pour quelques secondes, de saluer nos deux
invitées dans les galeries, Mmes Rachel Renaud et Nancy Boucher. Je
suis très contente de votre présence, et surtout contente aussi qu'on ait pu adopter... déposer, en fait, ce
projet de loi, et, de pouvoir le faire avec l'appui de l'ensemble des partis politiques
présents, je pense que c'est un geste fort puis un geste important.
Alors, concernant les minéraux critiques et
stratégiques, Nemaska Lithium et notre capacité à générer des projets qui sont créateurs d'emplois, qui
positionnent le Québec, je pense que notre démarche en lien avec Nemaska Lithium
fait du sens, puisque la transition énergétique, elle est là pour rester, et
que, les minéraux critiques et stratégiques, on en a en grande quantité, et il
faut savoir non seulement les extraire, mais il faut savoir les transformer. Et
c'est ce que nous faisons dans le parc industriel de Bécancour. On travaille
pour transformer ces minéraux, le lithium, ces minéraux critiques et
stratégiques. Et ça va être créateur d'emplois. Et je vous... Et je peux vous
dire que c'est pas mal plus porteur que le legs qu'a fait le Parti libéral dans
ce seul parc industriel qui est possédé par le gouvernement du Québec :
une usine de pot.
Alors, j'aimerais rappeler ce qu'a dit le chef
du Parti libéral hier. Il a dit qu'il était à Bécancour, dans le parc industriel,
et il a dit qu'il a constaté le rêve déchu économique que représente Nemaska
Lithium. Alors, moi, j'aimerais savoir qu'est-ce que M. Milliard dit aux
500 travailleurs qui construisent l'usine de Nemaska Lithium en ce moment
dans le parc industriel de Bécancour. Que c'est du rêve? Qu'ils se lèvent le
matin pour aller bâtir du rêve? C'est ça, son positionnement pour l'économie du
Québec?
La Présidente : Première
complémentaire.
M. André Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, c'est comme si le gouvernement de la CAQ
n'avait rien appris de l'épisode Northvolt, ils disent exactement la même
affaire. Oui, le secteur, il est important, mais le gouvernement du Québec n'est pas en train d'investir 1,2 milliard
dans tous les projets de lithium au Québec. Ils ont choisi un projet. Ils ont
investi 1,2 milliard de l'argent des Québécois en sachant que le
ministère des Ressources naturelles était contre.
Puis hier la
Caisse de dépôt en a rajouté. Eux aussi, ils sont contre. Eux aussi, ils ne pensent
pas que c'est un bon investissement, ce projet-là.
Si la Caisse de dépôt est contre puis le
ministère des Ressources naturelles est contre, pourquoi elle est pour?
La Présidente : La réponse de la
ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la
Présidente. J'aimerais rappeler que Rio Tinto est dans le coup avec nous, un
des plus grands joueurs dans le domaine à l'échelle internationale, Rio Tinto.
Il y a... Ce n'est pas gênant, hein, comme partenaire. Rappelons toute l'influence,
l'impact qu'ils ont eu au Saguenay—Lac-Saint-Jean depuis des décennies, les
impacts qui se... qui se voient partout au Québec. Alors, c'est notre grand
partenaire dans le cadre de ce projet-là. Rio Tinto,
il y a à peine, quoi, 14 mois, considérait que c'était un projet porteur
dans lequel ils se devaient d'investir, et c'est ce qu'ils ont fait. Et, sous ma gouverne, on a continué d'injecter
des fonds, mais on a réduit notre exposition, on est maintenant minoritaires
dans ce projet-là, parce que Rio Tinto va aller de l'avant avec la suite des
choses, et ça va créer des emplois au Québec et surtout nous
positionner.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. André Fortin
M. Fortin :
Mme la Présidente, c'est comme si les poches des Québécois, elles étaient sans
fond. Elle a signé deux chèques. Elle a signé un premier chèque pour
250 millions de dollars, elle a signé un deuxième chèque pour
150 millions de dollars les yeux fermés. C'est comme si elle était
allée à l'école de Pierre Fitzgibbon Mais là l'élève a dépassé le maître. Lui,
il avait perdu 250 millions dans Northvolt. Aujourd'hui, elle, de ses...
de sa signature, elle a investi 400 millions de dollars dans Nemaska
Lithium. Nemaska, là, c'est son Northvolt à elle.
La Présidente : La réponse de
la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Bien, Mme la
Présidente, malheureusement, le chef parlementaire du Parti libéral ne fait pas
la différence entre un chèque et un investissement, hein? Dans ce cas-ci, c'est
un investissement. On a investi dans ce projet-là, qui vaut
4 milliards de dollars au global, et on n'a pas perdu un sou. C'est
de l'investissement qui est fait en partenariat avec Rio Tinto, comme je le
mentionnais on a réduit notre exposition, mais, par ailleurs, on se positionne
par rapport à la Chine, parce que ça, c'est un secteur où, nous, on extrait les
minéraux, mais on ne les transforme pas. Puis, quand on
ne les transforme pas, qu'est-ce qu'on fait? Bien, c'est qu'on laisse aux autres
pays, particulièrement la Chine, le soin
d'aller tirer tout le bénéfice puis la plus-value qu'il est possible de tirer.
Alors, avec notre usine à Bécancour, on va pouvoir transformer ce
minerai, ce qui va nous ramener des retombées importantes.
La Présidente : Troisième
complémentaire.
M. André Fortin
M. Fortin :
Mme la Présidente, que ce soit un premier ministre ou une autre, là, l'histoire
se répète, à la CAQ. Ils investissent l'argent public des Québécois sans
compter, en se fichant de l'ampleur des risques. Northvolt, c'est
268 millions perdus, et aujourd'hui on parle de 1,2 milliard à
Nemaska Lithium, pour un projet qui est sur pause, puis ça, ça ne semble pas
inquiéter personne au gouvernement de la CAQ. Mais je ne sais pas pourquoi on
est surpris, Mme la Présidente, ça fait huit ans qu'ils jettent l'argent
des Québécois par les fenêtres.
La Présidente : La réponse de
la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : La seule action
qu'a pu prendre le Parti libéral, dans ce parc industriel, c'est de positionner
le Québec dans une usine de pot. Nous, on n'est pas mal plus visionnaires que
ça. On s'inscrit dans la transition énergétique.
On en a 28, des minéraux critiques et stratégiques, au Québec, alors on va
toujours bien faire quelque chose avec ça. C'est la voie de l'avenir, la
transition énergétique, pas le pot.
Alors, nous, on a pris action et on a investi
dans ce projet-là, en collaboration avec Rio Tinto. Et les retombées ne vont
pas se voir après un an, après deux ans, après cinq ans, ça va se voir dans le
moyen terme. Mais, entre-temps, ça crée des
emplois, 500 travailleurs qui sont à Bécancour en train de créer, de
monter cette entreprise-là, cette usine-là, qui est construite à
75 %. Il me semble que c'est du concret, ça. Il me semble que M. Milliard,
dans la mesure où il peut parler à
500 travailleurs qui vont quotidiennement travailler sur le parc de
Bécancour, c'est du vrai, c'est du concret, c'est du pragmatique.
La Présidente : En
question...
Des voix : ...
La
Présidente :
L'article 32, c'est bon pour tout le monde. Silence, tout le monde, pas de
commentaire. M. le ministre, je vous entends.
En question principale, je reconnais maintenant
le député de Marguerite-Bourgeoys.
Investissement du gouvernement dans Nemaska Lithium
M. Frédéric Beauchemin
M. Beauchemin : Dans le dossier
de Nemaska Lithium, le ministère de l'Économie a forcé la main à des experts du
ministère des Ressources naturelles pour changer leurs avis, pour soudainement
faire un investissement, contrairement à leurs recommandations initiales, qui
étaient négatives. Et vous savez comment ça marche, Mme la Présidente, au
gouvernement. Pour que l'argent sorte, il faut que le ministre des Finances
autorise et en signe la sortie. Or, hier, en étude de crédits, le ministre des
Finances nous a confirmé qu'il n'était pas au courant des avis défavorables du ministère des Ressources naturelles lorsqu'il a
lui-même autorisé les sorties de fonds pour Nemaska. Mais ce n'est pas
grave, Mme la Présidente. À la CAQ, là, on ne s'enfarge pas dans un détail
comme ça, on signe le chèque pareil.
Ma question est simple, pour le ministre de
l'Économie. S'il est un bon gestionnaire, il devrait avoir une réponse précise
à la question suivante. Combien vaut actuellement notre investissement dans
Nemaska?
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard Drainville
M. Drainville : Bien, une chose
est sûre, en tout cas, Mme la Présidente, c'est que le projet continue. Il y a
500 travailleurs qui se présentent chaque matin pour avancer les travaux
de l'usine, qui est complétée à 75 %. Alors, les travaux se poursuivent, à
un rythme moins soutenu qu'auparavant, mais ils se poursuivent. Alors,
d'entendre les libéraux nous parler de perte puis de parler d'un investissement
qui, selon leurs dires, ne vaut pas grand-chose, c'est contraire à la vérité,
Mme la Présidente, hein, je pense que c'est parlementaire, ça, dire ça. C'est
contraire à la vérité, ça, Mme la Présidente. L'usine se construit, le projet
avance. Rio Tinto est un partenaire solide, ils ont l'intention de compléter le
projet.
Et, Mme la Présidente, on ne fera pas que des
calculs à court terme, dans la filière des minéraux critiques et stratégiques.
Oui, il faut aller chercher, extraire de notre sous-sol ces minéraux, ils sont
importants pour réduire notre dépendance envers la Chine.
Et non seulement on va les extraire, mais on va les transformer ici, chez nous,
au Québec, contrairement à ce que les libéraux ont fait quand ils étaient là,
Mme la Présidente.
La Présidente : Et vous avez
mentionné «contraire à la vérité», c'est faire indirectement ce qu'on ne peut
pas faire directement, alors attention à ces propos.
J'aimerais entendre la première complémentaire.
M. Frédéric Beauchemin
M. Beauchemin : À la mine de
Nemaska, dans le Nord, rien, en fait, de sérieux n'a été commencé. La
construction, à Bécancour, de l'usine, elle est arrêtée, on a mis
1 000 employés à la porte. Et la CAQ ne sait même pas combien vaut
cet investissement?
La CAQ a fait un autre mauvais deal à la
Fitzgibbon, et les Québécois en paient le prix. Ce qui a été réalisé, là, à
date, est très loin de valoir 1,2 milliard de dollars. Où est passé
notre argent?
Encore une fois, question simple : Combien
vaut notre investissement?
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard Drainville
M. Drainville : Mme la
Présidente, hier, j'ai repris le député en lui disant de vérifier ses faits. Je
lui ai dit que les travaux se poursuivaient. Je lui ai dit qu'il y avait
500 travailleurs. Je l'ai répété ce matin, la première ministre l'a fait également.
Et là il vient de dire : La construction à l'usine s'est arrêtée. Mme la
Présidente, comment voulez-vous qu'on prenne au sérieux les libéraux quand ils
ne sont même pas capables de confirmer les faits reliés au projet? Ce n'est pas
sérieux, ça manque de rigueur. Il peut-tu au moins poser une question basée sur
les faits? Les faits, c'est que le projet continue, les travailleurs se
présentent, et le projet avance.
• (10 h 30) •
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Beauchemin : Mme la
Présidente...
Des voix : ...
La Présidente : Attendez. On garde
le silence. Deuxième complémentaire.
M. Frédéric Beauchemin
M. Beauchemin : Mme la
Présidente, vous savez pourquoi qu'ils ne sont pas capables de donner la valeur
de l'investissement dans Northvolt? Parce qu'eux n'ont pas de rigueur. La CAQ,
là, c'est d'un fiasco à l'autre, de Northvolt à ce fiasco-là.
Hier, en crédits, j'ai demandé au PDG de la
Caisse de dépôt, Charles Emond, pourquoi ils n'avaient pas investi dans
Nemaska, et la réponse : Ce n'était pas un bon investissement et ce n'est
toujours pas un bon investissement.
Aujourd'hui,
je répète encore une fois, une dernière chance pour le ministre, combien ça
vaut, notre investissement dans... dans Nemaska?
La Présidente : La réponse du
ministre des Finances.
M. Eric Girard
M. Girard (Groulx) : Oui, Mme
la Présidente. J'ai eu le plaisir d'être aux crédits, hier, avec le PDG de la Caisse de dépôt et le député, et puis là on va
rectifier les faits, là. On est en présence d'un projet risqué mais extrêmement
intéressant. On extrait la matière première
dans le Nord et on vient la transformer à Bécancour, en hydroxyde de lithium,
avec un partenaire exceptionnel, Rio Tinto. Et notre investissement de 1,1,
1,2 milliard, parce que c'est fait en US puis c'est converti, bien, il
vaut 1,1 milliard. Et on donne l'impulsion à un projet qui est risqué,
mais qui est critique et déterminant pour le Québec. C'est un excellent
projet, puis on est très contents de le supporter.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député de Jacques-Cartier.
Investissement du gouvernement dans Nemaska Lithium
M. Gregory Kelley
M. Kelley : Merci, Mme la
Présidente. Moi, je veux parler à des millions de payeurs de taxes, au Québec,
qu'il n'y a aucune raison, aucune raison de donner confiance à ce gouvernement
pour gérer des projets. Juste penser à Northvolt, SAAQclic,
le troisième lien. Chaque jour, des travailleurs du Québec allaient au travail,
travaillent fort, puis ils disent : Ce gouvernement, quand ils ont dépensé notre argent, ils ont complètement gaspillé. Il
n'y a aucune raison pour l'opposition ni la population du Québec de
donner un feu vert à Nemaska avec le bilan de ce gouvernement.
Et, si ce gouvernement
est tellement confiant dans leur propre projet, je demande à la ministre de les
Mines ou, quand même, le ministre de l'Économie, déposez les avis qui sont
défavorables à ce projet. Laissez-nous, et toute la population, savoir c'était
quoi, le problème, c'étaient quoi, les risques, c'étaient quoi, les enjeux
aussi avec les coûts. Démontrez un petit peu de transparence pour une fois dans
la vie de ce gouvernement pas bon.
Des voix :
...
La
Présidente : Article 32. On garde le silence. Et vous perdez du
temps.
M. le leader du
gouvernement, quel est votre rappel au règlement?
M. Bonnardel :
...sont inadéquats, comme parlementaire. Je lui demande de les retirer.
Des voix :
...
La
Présidente : S'il vous plaît! M. le leader de l'opposition officielle,
je vous entends trop.
Ça ne fait pas
plaisir, ce n'est pas agréable. C'est une critique, ça peut passer. On l'a
entendu des deux côtés, si pas de tous les
côtés. J'aimerais maintenant... Ce n'est pas ce que j'ai dit, madame.
J'aimerais maintenant... J'aimerais maintenant
entendre la réponse du ministre de l'Économie — M. le leader! — de l'Économie, de l'Innovation et de
l'Énergie.
M. Bernard Drainville
M. Drainville :
Mme la Présidente, ce n'est pas parce qu'ils posent la même question avec un
député différent que la réponse va changer.
La réponse, c'est que
le projet avance, c'est que c'est un projet important pour l'avenir du Québec.
Il faut réduire notre dépendance envers la Chine pour les minéraux critiques et
stratégiques. Pourquoi est-ce qu'il faut réduire notre dépendance à la Chine?
Pour assurer notre sécurité économique pour l'avenir. Et ça, ça veut dire
identifier des projets comme celui de Nemaska, bien les gérer, gérer le risque
correctement. Et, dans le cas de Nemaska, on s'est adjoint un partenaire
exceptionnel, qui a une très grande crédibilité dans le domaine minier. Alors,
oui, on va continuer à l'avancer. On va bien gérer notre risque, comme on l'a
fait jusqu'à maintenant, mais il faut effectivement l'amener à terme. Et c'est
la volonté, la détermination de Rio Tinto, puis c'est également notre volonté,
notre détermination.
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Gregory
Kelley
M. Kelley :
Oui, c'est un différent député, mais, quand même, le ministre n'a aucune
réponse à la question que j'ai posée. On
veut que les avis qui ont été écrits par le ministère des Ressources naturelles
sont déposés en Chambre pour la lecture de tous les... tous les membres
de l'Assemblée nationale et, quand même, pour la nation québécoise. On veut
savoir la vérité.
Pourquoi? Pourquoi
les fonctionnaires ont levé un drapeau rouge? C'est important. Après qu'est-ce
qu'on a vu avec Northvolt puis tous les autres, là, Flying Whales, tous les
autres dossiers, on mérite d'avoir la transparence de ce gouvernement.
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Bien, Mme la Présidente, les risques identifiés par le ministère des
Ressources naturelles ont été pris en compte. Je répète, peut-être qu'à un
moment donné ça va finir par rentrer, Nemaska a opté pour un procédé
conventionnel plutôt qu'un nouveau procédé pour traiter les minéraux. Ça, ça
faisait partie des mises en garde qui avaient été émises par MRNF, qui ont été
prises en compte, et donc le procédé a été modifié pour aller vers un procédé
conventionnel. Même chose pour l'expertise des personnes qui avaient déjà opéré
une usine comme celle-là. Même chose pour les tests ciblés qui ont été faits
pour éviter, donc, des problèmes au moment de la mise en production. Alors, les
avis ont été pris en compte, les ajustements ont été apportés, le risque a été
géré.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. Gregory
Kelley
M. Kelley :
Le rapport de la commissaire avait dit complètement le contraire. Il y a eu
une pression de M. Fitzgibbon à des fonctionnaires de changer leurs avis
parce qu'il n'a pas aimé ça. C'est pourquoi nous demandons ici, en Chambre, le
dépôt de ces avis.
M.
le ministre, est-ce que vous êtes prêt, c'est une question très, très simple...
est-ce que vous êtes prêt, Mme la Présidente...
17951
12187
La
Présidente : ...M. le député, je vous rappelle que, lorsque vous posez
des questions, vous les adressez directement à moi-même et non au ministre.
Poursuivez.
M. Kelley : Mme la Présidente, est-ce
que le ministre peut déposer les avis ici, en Chambre? C'est une question très
simple : Oui ou non?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Mme la Présidente, les questions qui ont été posées ont été répondues. Les
réserves qui avaient été émises, les risques
qui avaient été identifiés ont mené à des modifications au projet. Donc, on est
totalement transparents dans la gestion de ce projet-là. On est
totalement transparents dans la gestion de ce projet-là. On va continuer à
répondre aux questions de l'opposition,
mais, je vous le dis tout de suite, Mme la Présidente, s'ils continuent à nous
reposer les mêmes questions, on va
quand même continuer à donner les mêmes réponses. C'est un bon projet, il
avance, et on veut le compléter avec le partenaire qu'est Rio Tinto.
Voilà.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant la cheffe
du deuxième groupe d'opposition.
Investissements dans le réseau
de la santé
Mme Ruba
Ghazal
Mme Ghazal :
Merci, Mme la Présidente. Je veux remercier la première ministre pour le
dépôt du projet de loi Gabie Renaud. Je sais à quel point elle est préoccupée
par la situation des Québécoises.
Ce matin, je veux lui
parler d'une autre femme, Marie-Pier Lefebvre, une jeune mère de famille qui a
eu un accouchement catastrophique dans un hôpital de notre réseau public. Elle
a été renvoyée quatre fois à la maison par manque de personnel à l'hôpital.
Aujourd'hui, son bébé a un retard de développement moteur.
C'est épouvantable,
Mme la Présidente. Ça fait des années que la pénurie de personnel dure et que
des histoires d'horreur comme celle de cette mère et de son bébé se
multiplient. Ce n'est pas pour rien que l'état de nos services publics, c'est
une des plus importantes préoccupations des Québécois aujourd'hui. Puis le
bilan de la CAQ, c'est quoi? C'est des services publics qui tombent en ruine
puis un déficit historique. Tous les experts économiques le disent, aujourd'hui.
Soit on se dirige vers une austérité pire encore que les années libérales, soit
on augmente les impôts.
À Québec solidaire,
notre choix est très clair. Ce n'est pas vrai que la classe moyenne va subir
l'austérité dans nos services publics qui tombent en ruine ou payer de l'impôt
alors que tout coûte cher puis qu'ils doivent se priver à cause de la crise du coût de la vie. Un
gouvernement de Québec solidaire a fait son choix. Nous, on irait chercher
l'argent, une petite contribution de ceux et celles qui ont une fortune de 25 millions de dollars et plus pour nos services publics.
Je pose ma question à
la première ministre. Qu'est-ce qu'elle choisit, d'aller chercher l'argent chez
les super riches pour financer nos services publics ou l'austérité?
La
Présidente : La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette :
Merci, Mme la Présidente. Bien, écoutez, c'est tout à fait inacceptable,
là, ce qui est arrivé à cette dame, vraiment. Ça n'a pas... ça n'a pas lieu
d'être, tout simplement. Et il faut prendre action de manière encore plus forte pour donner un meilleur accès aux
Québécois au système de santé. Puis c'est ce qu'on a fait ces derniers temps,
et c'est ce qu'on va continuer à faire.
On a notamment fait
en sorte que 500 000 Québécois vont être associés à un groupe de
médecine familiale ou à un médecin d'ici la fin juin. Ça, c'est capital. Puis
on a déjà passé le cap du 250 000. Je n'ai pas les derniers chiffres, mais
on avance à bon train vers cet objectif-là de 500 000 Québécois qui
pourront avoir leur propre groupe de médecine familiale.
On a aussi ouvert
17 cliniques d'IPS, 17 cliniques, et notre objectif, c'est d'en
ouvrir 23 d'ici 2028. Ça aussi, c'est une porte d'accès additionnelle qui va
s'offrir aux Québécois pour avoir accès à des soins dans le cadre... dans un
délai raisonnable.
Aussi, grâce à la...
à l'entente qu'on a signée avec la Fédération des médecins spécialistes, on va
ouvrir 80 000 nouveaux
rendez-vous, 80 000 nouvelles places pour des Québécois, qui pourront
rencontrer leurs médecins. Donc, ça aussi, c'est un accès additionnel.
Et
le nombre de patients en attente d'une chirurgie depuis plus d'un an est passé
de 22 000 à 4 000, 22 000 à 4 000. J'avoue, ce n'est
pas encore optimal, ce n'est pas encore l'atteinte du fil d'arrivée, mais on a
fait un grand pas en avant avec notre approche. Puis,
d'ici deux ans, on vise à ce qu'il y en ait moins de 1 000 qui soient sur
cette liste-là. D'ici deux ans, aussi, on veut réduire le nombre de patients en
attente d'une chirurgie oncologique.
Ça fait que, bref,
Mme la Présidente, on agit sur tous les fronts.
• (10 h 40) •
La
Présidente : Première complémentaire.
Mme Ruba
Ghazal
Mme Ghazal :
Mme la Présidente, cette mère de famille a été renvoyée chez elle, puis
elle n'est pas la seule, par manque de personnel. Comment est-ce qu'elle va
faire ça, inventer du personnel comme ça? L'argent ne pousse pas dans les
arbres. En ce moment, il y a une iniquité incroyable, il y a une injustice de
notre système. La majorité des Québécois s'appauvrissent pendant qu'une petite
minorité s'enrichit.
Qu'est-ce qu'elle va
faire? Encore plus d'austérité dans nos systèmes... dans notre système de
santé, dans nos écoles, ou aller chercher l'argent chez les super riches, les
25 millions de dollars et plus? Qu'est-ce qu'elle choisit? Est-ce
qu'elle accepte d'aller chercher...
La
Présidente : La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette :
Oui. Merci, Mme la Présidente. Bien, je salue le fait qu'effectivement
l'argent ne pousse pas dans les arbres, parce que parfois c'est l'impression
qu'on a en écoutant les propositions de votre parti politique. Mais toujours est-il que nous, on prend action, on
agit dans le concret. Et je pense qu'il faut effectivement agir de manière
encore plus déterminée, parce que cet
accès-là, il est crucial pour de nombreux Québécois, de nombreuses Québécoises.
Notre priorité, bien
sûr, ce n'est pas d'augmenter les impôts, c'est d'améliorer l'efficacité de
l'État, c'est d'améliorer l'efficacité du système de santé. Et, dans le cadre
de la campagne, puis je l'ai redit aussi dans le cadre du discours inaugural, on va innover notamment sur
l'accès des Québécois aux médecins, notamment via des consultations
virtuelles plus nombreuses.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
Mme Ruba
Ghazal
Mme Ghazal :
Mme la Présidente, la question, c'est sur l'état de nos services publics.
Ça, c'est un exemple. Il y a le système de santé qui tombe en ruine. Ce n'est
pas mieux aussi pour les écoles. Il y a la FAE, des enseignantes qui sont dehors. Tout est à réparer. On s'en va
dans un mur. Il n'y a pas 36 000 solutions, les économistes nous le
disent : soit on augmente les impôts pour augmenter les revenus,
soit on continue dans l'austérité en réduisant les dépenses. C'est vers ça
qu'on s'en va.
Les Québécois et
Québécoises, même des gens qui votent pour la CAQ, selon le dernier sondage,
disent qu'ils sont d'accord d'aller taxer les ultrariches, les
25 millions de dollars et plus...
La
Présidente : La réponse de la première ministre.
Mme Christine
Fréchette
Mme Fréchette :
Merci, Mme la Présidente. Bien, c'est sûr que, cet argent-là à investir
dans les services publics, il faut qu'il
vienne de quelque part. Puis, dans notre cas, notre vision, c'est qu'il vienne
d'une croissance économique, justement, de la création puis du
développement d'entreprises, qui vont générer des retombées pour le
gouvernement, puis ça va nous permettre d'investir dans les services publics.
Que ce soit en santé,
que ce soit en éducation ou encore dans les routes, ça prend cette source-là
pour pouvoir investir, sinon on roule à
vide. Ce n'est pas possible de rouler à vide. C'est peut-être possible une
année ou deux ans, mais après ça c'est fatal, parce que ça réduit
l'équilibre budgétaire.
Alors, il faut avoir
une croissance économique notable pour pouvoir investir ensuite dans les
services publics. Puis les Québécois méritent bien ça, des services publics de
meilleure qualité, en santé, en éducation puis dans les infrastructures.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
de Gouin.
Financement de l'aide alimentaire
dans les écoles
M. Gabriel
Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois :
Merci, Mme la Présidente. Durant sa course à la chefferie, la première
ministre a fait une promesse importante, elle a promis de protéger les services
aux élèves dans les écoles en indexant les budgets de l'Éducation à
l'inflation. C'est pas pire, comme idée, sauf que ça commence bien mal.
Selon les règles
budgétaires que fait circuler la ministre de l'Éducation, l'an prochain, là,
les budgets pour les élèves en difficulté et pour l'aide alimentaire vont
augmenter, tenez-vous bien, de 1,57 %. La prévision d'inflation, c'est 2,3 %. Comment est-ce que la CAQ peut
justifier ça? Investir moins que l'inflation, ça veut dire des coupures.
Investir moins que l'inflation, ça
veut dire moins de services pour les enfants. Puis, dans le cas de l'aide
alimentaire, investir moins que l'inflation, ça veut dire moins de
nourriture, moins de collations pour nos enfants à l'école.
Ma question pour la première ministre :
Comment on se sent, la première fois qu'on brise une promesse?
La Présidente : La réponse de la
ministre de l'Éducation.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Oui, Mme la
Présidente. Chaque fois que mon collègue... D'ailleurs, on va avoir le plaisir
et le bonheur de passer cinq heures ensemble
aujourd'hui pour les crédits, donc on pourra discuter des budgets abondamment.
Mais chaque fois que mon collègue se lève, de l'opposition, et se lève avec
beaucoup d'affirmation pour affirmer quel est
le budget de l'Éducation cette année, voici les chiffres qu'il a
affirmés : 1 %, 1,57 %, 2,2 %, 3 %. Alors, à un moment
donné, il va falloir qu'on puisse comprendre
comment les budgets de l'Éducation fonctionnent. Le chiffre d'augmentation de
cette année, pour l'Éducation, est de 3 %, Mme la Présidente. Les coûts de
maintien de services sont de 2 %. On pourra discuter avec abondance des
règles de calcul. Donc, on couvre amplement les coûts de maintien de services,
à l'intérieur desquels l'inflation est calculée, la clientèle et toutes sortes
de paramètres.
Maintenant, si on parle de l'aide alimentaire,
Mme la Présidente, il y a plus d'aide alimentaire au Québec que celle qui est transférée à travers les règles
budgétaires. Il y a une portion à travers les règles budgétaires. Il y a une portion
qui est donnée à plusieurs organismes, comme le Club des petits déjeuners, La
Cantine. Il y a des appels de projets qui sont
faits. C'est plus de 90 millions qui a été dépensé cette année pour l'aide
alimentaire. Donc, on a investi massivement en aide alimentaire. Et ça,
ça ne compte pas l'aide que ma collègue fait, aux...
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Gabriel Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois : Si la
première ministre... Si la ministre de l'Éducation soutient que l'enveloppe de
son ministère pour l'aide alimentaire va augmenter de plus que l'inflation, je
l'invite à en informer cette Assemblée et à nous
donner le chiffre précis, parce que c'est très clair, dans les règles budgétaires
qu'elle fait circuler, que son enveloppe d'aide alimentaire va augmenter moins
que l'inflation. La première ministre a promis précisément le contraire.
Est-ce que la ministre de l'Éducation va
respecter la consigne de sa patronne?
La Présidente : La réponse de la
ministre.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Le budget de
l'Éducation cette année, Mme la Présidente, augmente de 3 %, page F.60 du
budget de mon collègue des Finances. F.60, 3 %. Ça, c'est indéniable.
C'était indéniable quand mon budget... quand mon collègue de l'opposition
disait que c'était 1 %, c'était indéniable quand mon collègue de
l'opposition disait que c'était 2,2 %, et c'est encore plus indéniable
quand il prétend que c'est 1,57 %.
Maintenant, l'aide alimentaire, l'aide de cette
année, c'est 96 millions que l'on dédie. Une portion est transférée par
des règles comptables, les règles comptables qui sont les règles budgétaires,
qui prennent une multitude de variables pour transférer de l'argent,
c'est-à-dire, entre autres, la clientèle, etc., mais il y a une multitude de
variables. Et il y a de l'argent qui vient aussi d'appels à projets.
96 millions cette année.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Gabriel Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois : Mme la
Présidente, c'est normal qu'on nomme plusieurs chiffres quand il y a plusieurs
enveloppes, et la ministre de l'Éducation le sait très bien. La promesse de la
première ministre était de protéger les services aux élèves et que ces
budgets-là précisément augmentent plus que l'inflation. Ce n'est pas ce qui est
présenté dans les règles budgétaires de la
ministre de l'Éducation, c'est un fait. Le document, je vais le déposer, il
sera maintenant public.
La Présidente : La réponse de la
ministre.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Le fait indéniable,
Mme la Présidente, c'est que, depuis que la CAQ est au pouvoir, depuis 2018,
c'est 62 % d'augmentation, donc, que le budget de l'Éducation a vu
d'augmenté. C'est plus que l'inflation de toutes les dernières
années. On a augmenté le budget de l'Éducation de plus que l'inflation. Et
cette année le coût de maintien de services en Éducation, qui inclut
l'inflation, est de 2 %. Il est augmenté de 3 %.
Maintenant, on
respecte cette promesse-là puis on est en discussion avec le Trésor pour voir
comment les futurs gouvernements pourront
s'engager également à respecter ça. Mais nous, depuis 2018, nous avons fait
plus que l'inflation, Mme la Présidente, et ça, bien, c'est indéniable.
Document déposé
La
Présidente : Et consentement pour le dépôt? Consentement.
La réponse... Pardon,
que dis-je. En question principale, je reconnais maintenant la députée de Terrebonne.
Aide aux entreprises
Mme Catherine
Gentilcore
Mme Gentilcore :
Pendant la course à la chefferie, la première ministre répétait à qui
voulait bien l'entendre, et en particulier au nouveau ministre de l'Économie,
qu'elle serait une première ministre économique. Laissez-moi juste vous
rappeler, là, son bilan comme ministre de l'Économie. Pendant ses 15 mois
de mandat, pas moins d'une quinzaine
d'usines ont fermé, et ce, malgré les 4,2 milliards de dollars
qu'elle a distribués aux grandes entreprises. Et, depuis janvier,
l'hémorragie se poursuit, parce qu'il y a huit autres usines qui ont fermé ou
qui ont annoncé leur fermeture, depuis. On
parle de milliers d'emplois perdus aux quatre coins du Québec, sous la garde de
la CAQ et plus particulièrement de la première ministre. Puis
maintenant, bien, le ministre de l'Économie, il est pogné avec ça.
Donc, ma question au
ministre, elle est claire. Est-ce qu'il a le mandat de poursuivre dans la
tradition du bar ouvert des subventions aux
grandes entreprises ou est-ce qu'il a le mandat, comme il le souhaiterait
lui-même, de mettre fin à l'interventionnisme caquiste?
La Présidente :
La réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Bien, Mme la Présidente, ce que j'ai dit la semaine passée déjà, puis je vais
le répéter, c'est que, lorsqu'une entreprise
va vivre des difficultés, on va l'accompagner pour l'aider dans ses
difficultés, pour l'aider à s'en sortir, comme on l'a fait avec un
certain nombre d'entreprises déjà et comme on continue à le faire. Et c'est
pour ça, Mme la Présidente, compte tenu des difficultés économiques que nous
vivons, c'est pour ça qu'on a mis de l'avant un certain nombre de mesures pour
aider nos PME à passer au travers de la crise des tarifs, appelons-la comme ça.
C'est pour ça également qu'on a déposé un
nouveau plan PME qui soutient l'innovation, qui vise à augmenter la compétitivité,
qui vise à contribuer à la transformation numérique de nos entreprises, qui
vise à accompagner les entrepreneurs, qui vise
à favoriser aussi la reprise de nos entreprises, parce que le repreneuriat, ça
devient un enjeu de plus en plus important. On a beaucoup
d'entrepreneurs qui veulent passer la main, qui se cherchent des repreneurs. On
va les accompagner. On va accompagner à la fois les cédants, donc les
entrepreneurs qui veulent céder leurs entreprises, et ceux et celles qui sont
prêts à les reprendre.
Donc, on a plein de
mesures, Mme la Présidente, qu'on met de l'avant, et ça, ça va, oui,
contribuer...
• (10 h 50) •
La Présidente :
Première complémentaire.
Mme Catherine
Gentilcore
Mme Gentilcore :
C'est intéressant d'entendre le ministre parler de PME, parce que,
contrairement à ce qu'il aurait voulu, ses
premières annonces n'étaient pas l'allègement du fardeau réglementaire de nos
PME, non. Première annonce qu'il a
faite, c'était d'annoncer 40 millions de dollars pour Groupe Meloche,
et peu de temps après 65 millions de dollars pour Kruger. À ce
rythme-là, c'est évident que le ministre va donner autant d'argent que Fitzgibbon
et que sa prédécesseure.
Donc, il était
peut-être le candidat du changement, mais est-ce qui va être le ministre de la
continuité, Mme la Présidente?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Mme la Présidente, ça se dit nationaliste. Ça se dit nationaliste. Le Groupe
Meloche, c'est une très belle entreprise dans le domaine aérospatial qu'on a,
oui, décidé de soutenir pour continuer sa croissance ici, au Québec, puis pour
procéder également à une acquisition en Europe, parce que, oui, il faut
diversifier nos marchés, il faut soutenir nos entreprises, comme le Groupe
Meloche. Kruger, ça fait plus de 100 ans qu'ils sont au Québec. Ils ont annoncé cette semaine un nouveau procédé pour
fabriquer avec de la fibre de bois des lingettes, pas de produit chimique,
pas de plastique, compostable, biodégradable, une
technologie avancée, la première en Amérique du Nord. Ils viennent nous
critiquer là-dessus, vraiment? Qu'ils aillent parler aux gens...
La Présidente :
Deuxième complémentaire, Mme la députée.
Mme Catherine
Gentilcore
Mme Gentilcore : Le ministre disait, en janvier dernier, et je
cite : «La CAQ ne sera pas le parti des subventions aux grandes
entreprises étrangères.» Aujourd'hui, il doit défendre les
675 millions de dollars que la première ministre a envoyés
dans Nemaska Lithium. Je ne peux pas croire que le ministre est à l'aise devant
le plaidoyer de la première ministre pour justifier les centaines de millions
de dollars qu'elle a mis dans Nemaska Lithium.
Est-ce qu'à la liste
des défenseurs de ce projet-là on va ajouter le nom du ministre à ceux de
Pierre Fitzgibbon et de la première ministre?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Mme la Présidente, le Groupe Meloche, ce n'est pas un groupe étranger, c'est un
groupe québécois. Kruger, ce n'est pas un groupe étranger, c'est un groupe
québécois. ADF, Au Dragon Forgé, est-ce qu'elle connaît ADF, dans Terrebonne,
dans son comté, qu'on a aidé, Mme la Présidente, qu'on a aidé? Est-ce qu'elle
est contre l'aide qu'on a apportée à ADF? Est-ce qu'elle est contre l'aide
qu'on a apportée à Meloche, à Kruger?
Mme la Présidente, ça
se dit nationaliste, ce n'est même pas capable de se battre pour le
nationalisme économique, le nationalisme de base. Ça préfère prôner un
référendum qui va nous mener encore dans l'instabilité et l'incertitude, Mme la
Présidente. Nous, on se bat pour consolider l'économie du Québec.
Des voix :
...
La Présidente :
OK. Petit rappel. Article 32. Vous...
Une voix :
...
La
Présidente : M. le
député, je vous entends. Article 32, gardez le silence. Tout le monde doit
garder le silence. M. le député de Matane-Matapédia, je vous entends trop fort. Et j'aimerais
entendre, en question principale... Côté gouvernemental aussi, on garde le silence. M. le député. En question
principale, j'aimerais entendre le
député de Jean-Talon.
Gestion du projet SIFA
M. Pascal
Paradis
M. Paradis :
Il y a un autre fil rouge dans l'histoire du gouvernement de la CAQ, c'est
celui des fiascos informatiques, DSN, SAGIR,
SAAQclic, et
maintenant Lexius, en justice. La liste des fiascos continue de s'allonger, tout
comme la facture que paient les Québécois.
Hier, j'ai essayé
d'avoir des réponses à des questions très simples : Combien dans Lexius
jusqu'à maintenant, combien de contrats?
Comme dans l'époque de SAAQclic, on n'a pas eu la réponse. La réponse, par
contre, c'est d'exclure l'ancien ministre de la Cybersécurité et du
Numérique qui, lui, s'inquiète de ce qui se passe.
Il y a un autre
dossier sur lequel j'aimerais revenir aujourd'hui, c'est celui du SIFA, le
système d'information en finances et en approvisionnement, au ministère de la
Santé. Santé Québec dit qu'elle a hérité d'un mauvais projet gouvernemental,
mais là la CAQ ne peut pas échapper à sa propre créature, parce que ça, c'est
un fiasco qui est caquiste de A à
Z. Contrat mal négocié avec LGS. L'interrompre avant les six ans du contrat, ça
coûterait 175 millions.
Ma question à la
ministre est très simple : Est-ce que c'est un bon ou mauvais contrat?
La
Présidente : La réponse de la présidente du... La réponse de la
présidente du Conseil du trésor.
Mme Duranceau :
La ministre de la Cybersécurité.
La
Présidente : Oui. Bien sûr.
Mme France-Élaine
Duranceau
Mme Duranceau :
Alors, Mme la Présidente, je pense que c'est clair que, si on veut
transformer l'État, si on veut accroître l'efficacité de l'État, il va falloir
que ça passe par une transformation numérique. C'est sûr que, si on veut avoir
peur tout le temps puis qu'on ne veut pas avancer, bien, on ne touche pas à ça,
les projets informatiques.
Alors, nous, on a
décidé de continuer d'avancer. Est-ce que ça veut dire qu'il n'y a rien à
améliorer? Non, Mme la Présidente. Il y en a, des choses à améliorer. D'ailleurs,
pour justement bien structurer les choses, bon, d'une part,
on a reçu le rapport Gallant. Par ailleurs, ma prédécesseure au Trésor a
demandé à l'AMP de faire une vigie des contrats informatiques sur les 10,
15 dernières années. Alors, le Parti libéral, le Parti québécois étaient
au pouvoir dans ces années-là aussi. On va voir c'est quoi, les recommandations
de l'AMP. Mais ce qu'on risque de comprendre, là, c'est qu'il y a quand même
des dénominateurs communs entre tous ces contrats-là. Et il faut revoir la
gouvernance des projets informatiques. Et elle est probablement déficiente
depuis longtemps, Mme la Présidente. Donc, on va travailler sur ça de manière
structurée, comme je le fais d'habitude, dans tous les dossiers sur lesquels je
m'attarde.
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Pascal
Paradis
M. Paradis : Oui,
mais on a encore... on entend encore la même réponse, là, les autres
gouvernements, etc. SIFA, c'est caquiste de A à Z, et l'Autorité des marchés
publics dit qu'actuellement, alors qu'il ne se passe rien dans ce projet-là
depuis un an, ça coûte 723 000 $ par mois aux Québécoises et aux
Québécois.
Alors, la question
est simple, là. Au-delà de ces discours-là, c'est votre responsabilité, c'est
la responsabilité de ce gouvernement. Quand est-ce qu'on arrête de gaspiller
l'argent des Québécois?
La
Présidente : La réponse de la ministre de la Santé.
Mme Sonia
Bélanger
Mme Bélanger :
Oui, Mme la Présidente, toujours surprise, encore aujourd'hui, de ne pas
avoir de question sur le Dossier santé numérique épique qu'on a implanté avec
succès, avec succès. C'est drôle, il n'y a plus aucune question, maintenant.
Là, on est sur un autre dossier.
Alors, SIFA, dans le
fond, ce que je veux vous mentionner, pourquoi je me lève, c'est parce que
c'est un système d'information finances et approvisionnement qui concerne le
système de santé, et nos systèmes actuels sont désuets, Mme la Présidente. Il
n'y a pas de surprise là-dedans. Il n'y a pas de surprise là-dedans, ils sont
désuets. Certains de ces systèmes ne seront plus supportés dans deux, trois,
quatre ans.
Alors, il faut faire
le virage vers SIFA, Mme la Présidente. C'est ce qu'on est en train de faire. Et
on va suivre les recommandations de l'AMP, Mme la Présidente.
La
Présidente : En question principale... Non, que dis-je, deuxième
complémentaire. Je n'ai pas assez pris de café ce matin, je m'en confesse.
Deuxième complémentaire.
M. Pascal
Paradis
M. Paradis :
Bien oui, deuxième complémentaire, parce que, là, la ministre parle de DSN.
DSN, ça demeure un autre scandale financier, un autre fiasco financier, comme
les autres, comme les autres fiascos financiers.
Des voix :
...
La
Présidente : M. le leader du gouvernement, de un... de un, vous pouvez
demander à votre groupe de garder le silence, l'article 32, leur rappeler
que ça existe. De deux, quel est votre rappel au règlement?
M. Bonnardel :
...intentions, ce qu'il vient de dire, le député. Il le sait très bien, là.
La
Présidente : Alors, je vais trancher. Merci, M. le député. Ce sont des
propos qu'on entend ici, c'est une critique. Je l'entends depuis quatre ans, les
critiques, et je les ai entendues avant également. Je vous invite à poursuivre.
Vous avez encore du temps.
M. Paradis :
Oui. Donc, c'est un autre, c'est un autre des fiascos financiers, comme
tous les autres projets informatiques de ce gouvernement. C'est rendu que
l'ancien ministre est devenu un lanceur d'alerte. L'ancien ministre, lui, il
parle de suicide budgétaire et de manque de vision.
Est-ce que la
ministre pourrait admettre ça aux Québécoises pour qu'on fasse face à la
réalité?
La Présidente :
La réponse de la ministre...
Des voix :
...
La Présidente :
Alors — on
garde le silence — la
réponse de la ministre de la Santé.
Mme Sonia
Bélanger
Mme
Bélanger : Bien, Mme la
Présidente, écoutez, je l'attendais, celle-là, vraiment avec impatience, parce
que le chef du Parti québécois, il y a trois semaines, quatre semaines,
il a dit : Arrêtez tout ça, c'est épouvantable, n'allez pas de l'avant, alors que c'est un dossier qui
mobilisait plus de 3 000 personnes dans ces deux établissements,
30 000 travailleurs. C'est ce que le Parti québécois a dit. D'ailleurs,
le chef du Parti libéral a dit la même chose : Arrêtez tout ça.
Alors,
écoutez, au Québec, là, on est dus pour un virage numérique, en santé, puis on
l'a fait. Puis moi, je veux saluer les travailleurs, que j'ai encore
rencontrés dimanche, qui sont du côté du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal
puis en Mauricie—Centre-du-Québec,
qui ont fait un travail exemplaire, Mme la Présidente.
Alors, on est en train, vraiment, de continuer
d'implanter ce dossier-là qui...
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant la députée de Laporte.
Projet d'élargissement de l'autoroute 30
Mme Isabelle Poulet
Mme Poulet : Merci, Mme la Présidente. Alors, le 15 juin
prochain, l'Aéroport métropolitain de Montréal ouvrira ses portes. Avec une
capacité d'accueil de 4 millions de passagers annuellement, il recevra des
voyageurs de la Rive-Sud, de l'Estrie et de la grande région de
Montréal.
Le principal défi est celui de la mobilité. Le
Réseau de transport de Longueuil et l'aéroport proposent une navette express
entre le terminus Longueuil et le débarcadère de l'aéroport. Ce projet
correspond en tous points aux objectifs du programme Partenariats collectifs
pour propulser la mobilité.
Alors que Longueuil est reconnue comme une ville
de première couronne, eh bien, pour le ministère, il ne la considérait pas...
il ne la considère pas comme telle. Résultat, impossible d'obtenir du
financement.
Est-ce que le ministre du Transport peut nous
confirmer qu'il agira comme facilitateur dans ce dossier si important pour la
mobilité de la Rive-Sud de Montréal?
• (11 heures) •
La Présidente : La réponse du
ministre des Transports et de la Mobilité durable.
M. Benoit Charette
M. Charette : Merci, Mme la
Présidente. Merci à la collègue pour la question. C'est effectivement un très beau projet qui est attendu sur la Rive-Sud de
Montréal. J'aurai d'ailleurs le plaisir d'aller visiter les installations dans
les prochaines semaines avec mon collègue et... en fait, député de Vachon,
mais vice-premier ministre également. Ça vient révolutionner un petit peu notre
façon de voir la mobilité aérienne dans la grande région de Montréal, avec une
desserte sur plusieurs villes canadiennes. Bref, un projet que l'on salue et
qui va faire une réelle différence.
Effectivement, des enjeux de mobilité. On
travaille avec les instances autant de l'aéroport que des sociétés de
transport. Les modes de financement ou les circuits qui seront adaptés, c'est
difficile d'élaborer là-dessus en quelques secondes, mais on salue l'initiative,
on accompagne les promoteurs. On sera là pour marquer le pas dans les prochains
jours, compte tenu de l'avancée que ça représente. Mais on pourra, dans les
prochaines semaines, les prochains mois, confirmer les modalités pour favoriser
cette mobilité-là. Chose certaine, le gouvernement prend pleinement mesure de l'apport
de cette nouvelle... de cette nouvelle infrastructure sur la Rive-Sud de
Montréal.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Isabelle Poulet
Mme Poulet : Alors, tant mieux,
si c'est des bonnes nouvelles qui s'en viennent, mais il faudrait peut-être que
les principaux intéressés en soient
informés. Le 15 juin arrive à grands pas, puis il n'est pas au courant...
ils ne sont pas au courant, pas plus tard qu'hier.
Alors, revenons sur l'élargissement de
l'autoroute 30. Avec notamment l'implantation du port de Montréal et la
mise en service de l'Aéroport métropolitain de Montréal, est-ce que le ministre
des Transports peut nous expliquer comment son gouvernement a pu manquer de
vision en laissant le projet d'élargissement de la 30 en planification au
PQI 2026‑2036?
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Benoit Charette
M. Charette : Je note un
changement de sujet, mais sujet qui demeure important malgré tout, là aussi. Il
y a des réponses qui ont été données dans le dernier PQI. Lorsqu'un projet est
en planification, ça ne veut pas dire que c'est un projet qui n'avance pas. Au
contraire, c'est un projet qui continue d'avancer au rythme de la préparation
des études, au gré du financement, qui se veut de façon progressive.
Donc, autant du côté de l'aéroport, où on a
donné un appui, d'ailleurs, financier pour l'élaboration du projet, autant au
niveau de l'élargissement de l'autoroute 30, il y a des avancées qui se
font. Et, au cours des dernières années, ce sont des projets qui ont tout de
même avancé.
Peut-être
juste un petit cours 101 sur le PQI. On a un projet qui est à l'étude,
ensuite il est en planification, mais ce sont des étapes importantes
d'avancement des projets.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
Mme Isabelle
Poulet
Mme Poulet :
Ça avance, mais ça n'avance pas vite. Ça fait 15 ans que les élus et les
acteurs économiques de la Rive-Sud se mobilisent pour l'élargissement de la 30.
C'est une évidence pour tout le monde. La CAQ a d'ailleurs promis de prioriser ce projet dès son premier
mandat. Pourtant, on se retrouve à la veille d'une élection générale, huit ans
plus tard, avec le même constat, mais aucune avancée concrète.
Avant la campagne
électorale, est-ce que le ministre peut s'engager à mettre la 30 sur le sommet
de sa pile?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Benoit
Charette
M. Charette : La collègue mentionne que
ça n'avance pas vite. Ça avance plus vite qu'au cours des
15 dernières années. C'est un projet qui avance.
Et j'entendais les
collègues de l'opposition rouspéter. Lorsque je répète les étapes du PQI, ce
n'est pas méchant, ce n'est pas péjoratif, c'est pour que tout le monde puisse
comprendre. Lorsqu'on met un projet à l'étude, c'est une étape qui est
importante. Lorsqu'on passe à la planification, c'est qu'on s'apprête à
annoncer l'étape suivante pour la réalisation. Donc, c'est un cheminement
normal.
Mais,
encore une fois, autant pour l'autoroute 30 que pour l'aéroport dont il
était question... dont il était question à la question principale, ce sont des
projets qui avancent bien. Et heureusement que la CAQ était là, parce
qu'autrement, effectivement, ils auraient stagné comme ils ont stagné au
cours des 15 dernières années.
La
Présidente : Alors, voilà. Cela met fin à cette période de questions
et de réponses orales.
Motions
sans préavis
Comme il n'y a pas de
votes reportés, nous allons passer à la rubrique Motions sans préavis, et, pour
ce faire, je cède la place à la première
vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci, tout le monde, pour votre
attention. Merci, Simon. Bonne fin de journée.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors,
bonjour. Nous sommes rendus à la rubrique des motions sans préavis. En
fonction de nos règles et dans l'ordre de présentation des motions sans
préavis, je reconnais un membre du troisième groupe d'opposition. M. le député
de Jean-Talon.
Rappeler
l'importance d'une représentativité des Premières Nations
et des Inuits au sein du conseil d'administration de
l'Institut national d'excellence en éducation
M. Paradis :
Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de
présenter, conjointement avec le député de Jean-Lesage et le député de
Rosemont, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que le Conseil en éducation des Premières
Nations a demandé au gouvernement de
réserver un siège au conseil d'administration de l'Institut national
d'excellence en éducation (INEÉ) à au moins une personne issue d'une
communauté autochtone;
«Qu'elle rappelle que
le Conseil en éducation des Premières Nations a soumis une liste de candidats
au gouvernement à cette fin, lesquels n'ont pas été retenus;
«Qu'elle prenne acte
des dispositions de la Loi sur l'INEÉ et de la Loi sur les gouvernances d'État,
notamment en ce qui a trait à la représentativité de la diversité de la société
québécoise au sein des conseils d'administration des sociétés d'État;
«Que l'Assemblée
nationale rappelle l'importance d'une représentativité des Premières Nations et
des Inuit au sein du conseil d'administration de l'INEÉ et d'un renforcement
des capacités à tenir compte des réalités propres aux Premières Nations et aux
Inuit en matière d'éducation.»
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Y a-t-il consentement pour
débattre de cette motion? Mme la leader adjointe du gouvernement?
Une voix :
...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Cette motion est-elle adoptée?
Une voix : ...
Mise aux voix
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, le vote est maintenant ouvert.
Le vote est
maintenant terminé. Mme la secrétaire générale, pour le résultat du vote.
La
Secrétaire : Pour : 103
Contre :
0
Abstentions :
0
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, cette motion est adoptée. Oui, monsieur...
M. Arseneau :
...au Conseil en éducation des Premières Nations et à l'INEÉ.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député des Îles-de-la-Madeleine. Ce
sera fait.
Maintenant, nous
allons poursuivre immédiatement avec un membre du groupe formant le
gouvernement. M. le ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, je
sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion
suivante conjointement avec les députés d'Abitibi-Est, de Rimouski, de Laporte
et de Saint-Laurent :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle l'importance pour le Québec de défendre la
souveraineté de son Parlement;
«Qu'elle souligne que
c'est à travers ce Parlement que la nation québécoise peut affirmer son
identité distincte;
«Qu'elle rappelle que
l'usage qui a été fait de la disposition de souveraineté parlementaire par tous
les gouvernements québécois depuis 1982 est
en tout point constitutionnel et conforme à l'interprétation de la Cour suprême
dans l'arrêt Ford de 1988;
«Qu'enfin l'Assemblée
nationale s'oppose formellement à toutes démarches qui viseraient à limiter
l'usage de la disposition de souveraineté parlementaire, et ultimement son
autonomie.»
Merci, Mme la
Présidente.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le ministre
de la Justice. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de
cette motion?
Une voix : ...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Bon, comme il n'y a pas de consentement...
Des voix : ...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : On évite de s'interpeler à travers la Chambre, M.
le ministre de la Justice et M. le leader de la deuxième opposition. Merci.
Des voix : ...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : M. le ministre de la Justice et M. le leader de la
deuxième opposition, vous connaissez le règlement. On veut poursuivre. Merci de
garder le silence.
Maintenant,
nous allons poursuivre avec un membre du groupe formant l'opposition
officielle. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin :
Mme la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante conjointement avec la députée de Verdun, la
députée de Terrebonne, la députée de Laporte et le député de Rosemont :
• (11 h 10) •
«Que
l'Assemblée nationale exige du gouvernement caquiste qu'il rende publics les
échanges entre les ministères de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et
le ministère des Ressources naturelles ainsi que tous les avis produits
au sujet des investissements gouvernementaux dans le projet [de] Nemaska
Lithium.»
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Y a-t-il consentement pour
débattre de cette motion? Mme la leader adjointe du gouvernement.
Mme Lachance :
...
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Comme il n'y a pas de consentement, nous allons maintenant poursuivre.
Je suis prête à entendre un membre du deuxième groupe d'opposition. Mme
la députée de Verdun.
Demander au gouvernement d'enquêter sur les pratiques de tarification
personnalisée dans le domaine de l'alimentation
Mme Zaga Mendez : Merci, Mme la Présidente.
Je sollicite le consentement de cette Assemblée pour présenter la motion
suivante conjointement avec la députée de La Pinière, le député d'Arthabaska,
le député de Rosemont, la députée de Laporte et la députée de
Saint-Laurent :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que le prix des aliments ne devrait pas être
déterminé en fonction du profil, des habitudes ou des données
personnelles des consommateurs;
«Qu'elle
prenne acte des préoccupations entourant le recours potentiel à l'intelligence
artificielle et à la tarification personnalisée dans le secteur de
l'alimentation;
«Qu'elle souligne
que, dans un contexte où la hausse du coût de la vie pèse déjà lourdement sur
les ménages québécois, toute pratique susceptible de faire varier le prix des
aliments d'un consommateur à l'autre en se basant sur leurs données
personnelles devrait faire l'objet de sérieuses réflexions;
«Qu'en
conséquence elle demande au gouvernement du Québec de faire la lumière sur ces
pratiques, en partenariat avec
l'Office de la protection du consommateur, et de prendre les mesures
nécessaires pour protéger les consommateurs québécois face à la
tarification personnalisée en alimentation.»
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? Mme la leader adjointe du
gouvernement.
Une voix : ...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Cette motion...
Une voix : ...
Mise
aux voix
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Il y a une demande de vote électronique par M. le
leader de la deuxième opposition. Le vote est maintenant ouvert.
...maintenant fermé.
Madame... Mme la secrétaire générale, pour le résultat du vote.
La
Secrétaire : Pour : 99
Contre : 1
Abstentions : 1
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Donc,
cette motion est adoptée. Oui, M. le leader de la deuxième opposition.
M. Cliche-Rivard : Merci, Mme la Présidente.
En terminant, est-ce qu'une motion de cette... une copie, pardon, de
cette motion peut être envoyée à l'Office de la protection du consommateur,
s'il vous plaît? Merci beaucoup.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci. Ce sera fait.
Avis
touchant les travaux des commissions
Donc,
nous allons poursuivre. Nous sommes maintenant à la rubrique Avis touchant les
travaux des commissions. Je cède la parole à Mme la leader adjointe du
gouvernement.
Mme Lachance :
Merci, Mme la Présidente.
La Commission de la
culture et de l'éducation procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027
du volet Éducation primaire, secondaire,
incluant la formation professionnelle, du portefeuille Éducation aujourd'hui,
de 11 h 30 à 13 heures et de 15 heures à
18 h 30, à la salle Louis-Joseph-Papineau.
La Commission des
institutions procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du
volet Accès à l'information du portefeuille
du Conseil exécutif aujourd'hui, de 11 h 30 à 12 h 45, à la
salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission des
finances publiques procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027
du volet Société des alcools du Québec du portefeuille Finances aujourd'hui, de
11 h 30 à 12 h 30, à la salle Pauline-Marois.
La Commission de
l'aménagement du territoire procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027
du volet Capitale-Nationale du portefeuille Affaires municipales et Habitation
aujourd'hui, de 11 h 30 à 13 heures, à la salle du Conseil
législatif.
La Commission des
finances publiques procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027
du volet Conseil du trésor du portefeuille Conseil du trésor, Administration
gouvernementale et Efficacité de l'État aujourd'hui, de 15 heures à
17 h 30, à la salle Pauline-Marois.
La Commission des
finances publiques procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027
du volet Autorité des marchés publics du
portefeuille Conseil du trésor, Administration gouvernementale et Efficacité de
l'État aujourd'hui, de 17 h 35 à 18 h 35, à la salle
Pauline-Marois.
La Commission de
l'économie et du travail procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet Développement économique régional du
portefeuille Économie, Innovation et Énergie aujourd'hui, de 16 h 30
à 17 h 30 à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission de l'économie et du travail
procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Économie
sociale du portefeuille Économie, Innovation et Énergie aujourd'hui, de
17 h 45 à 18 h 30, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission de l'agriculture, des pêcheries,
de l'énergie et des ressources naturelles procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet
Agriculture, Pêcheries et Alimentation du portefeuille Agriculture, Pêcheries
et Alimentation aujourd'hui, de 15 heures à 18 heures, à la salle
Marie-Claire-Kirkland.
La Commission des relations avec les citoyens
procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Condition
féminine du portefeuille Santé et Services sociaux aujourd'hui, de
15 heures à 17 h 30, à la salle du Conseil législatif.
Et finalement
la Commission des transports et de l'environnement procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet Transition énergétique du portefeuille
Environnement, Lutte contre les changements climatiques, Faune et Parcs
aujourd'hui, de 17 h 45 à 18 h 30, à la salle du Conseil
législatif.
Merci, Mme la Présidente.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Y a-t-il consentement pour déroger à l'article 143 du règlement
concernant l'horaire des travaux des commissions? Consentement.
Donc, pour ma part, il n'y a pas d'avis de la
présidence.
Alors, nous allons tout de suite poursuivre à la
rubrique Renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Une voix : ...
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Oui, Mme la leader...
Une voix : ...
Ajournement
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Oui. Bien, puisque nous sommes à la période des études de crédits
budgétaires et que, conformément aux
dispositions de l'article 282 du règlement, l'Assemblée ne procède qu'aux
affaires courantes, je lève donc la séance des travaux de l'Assemblée.
Ils sont ajournés jusqu'à jeudi 14 mai 2026, à 9 h 40.
Merci.
(Fin de la séance à 11 h 17)