(Neuf
heures quarante et une minutes)
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Bonjour à toutes, bonjour à tous. Nous allons
débuter nos travaux.
Affaires courantes
Déclarations de députés
Nous sommes à la
période Déclarations de députés, et je souhaite la bienvenue à celles et ceux
qui sont parmi nous, dans les tribunes. Je vous invite à prendre place.
Rubrique Déclarations
de députés. Je reconnais, dans un premier temps, M. le député de Beauharnois.
Féliciter la Victoire de
Montréal et la hockeyeuse Alexandra Labelle,
gagnantes de la Coupe Walter
M. Claude Reid
M. Reid :
Merci, M. le Président. Je tiens aujourd'hui à féliciter Alexandra Labelle,
originaire de Saint-Louis-de-Gonzague, qui a participé à la victoire
exceptionnelle historique de l'équipe de hockey féminine la Victoire de
Montréal, qui a été couronnée championne de la Coupe Walter.
Par son dévouement,
son talent et sa détermination, Alexandra a joué un rôle essentiel tout au long
de la saison, contribuant ainsi à mener son
équipe jusqu'au sommet de la Ligue professionnelle de hockey féminin. Véritable
joueuse d'impact, elle a su démontrer un leadership inspirant sur la
glace, alliant habileté technique, intensité et remarquable esprit d'équipe.
Ses performances lors des matchs décisifs ont été particulièrement remarquables
et ont grandement contribué à la conquête de ce titre tant convoité.
En remportant la
Coupe Walter, Alexandra Labelle et ses coéquipières inscrivent leurs noms dans
l'histoire du hockey féminin et deviennent
une source d'inspiration pour la relève sportive. Ce triomphe constitue une
reconnaissance pleinement méritée de leur persévérance, de leur
discipline et de leur excellence athlétique.
Toutes
nos félicitations à Alexandra Labelle ainsi qu'à l'ensemble de l'équipe pour
cette victoire mémorable et ce parcours exceptionnel. Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Merci, M. le député de Beauharnois. Et la
prochaine déclaration revient à Mme la députée de Vaudreuil.
Souligner les performances de
l'Harmonie avancée de la Cité-des-Jeunes
Mme Marie-Claude Nichols
Mme Nichols : Merci, M. le Président. Saviez-vous que
l'Harmonie avancée de la Cité-des-Jeunes a fait rayonner le Québec à
Chicago?
En avril 2026, les
jeunes musiciens de l'harmonie de l'école secondaire de la Cité-des-Jeunes ont
vécu une expérience marquante en participant au prestigieux Festival of Gold.
Invités à cet événement international à la suite de leur victoire au festival Heritage de New York, les jeunes musiciens ont
livré cette année une performance historique en obtenant la note
exceptionnelle de 99,3 %, la plus élevée jamais attribuée dans l'histoire
du festival.
Leur passage à
Chicago leur a aussi permis de perfectionner leur art auprès du chef
d'orchestre Peter Boonshaft, qui a partagé à quel point il était impressionné
par leur talent et la qualité de leur interprétation.
Fondée en 1991 par
M. Thibault, l'Harmonie de la Cité-des-Jeunes compte aujourd'hui plus de
150 musiciens et demeure un pilier important du programme musique-études.
Félicitations
à ces jeunes musiciens et musiciennes, les enseignants, les familles, ainsi
qu'à Marc-André Thibault pour cette réussite qui a fait rayonner toute
notre communauté! Quelle fierté, M. le Président!
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Merci, Mme la députée de Vaudreuil. Et je
reconnais maintenant Mme la députée d'Iberville.
Souligner le 100e anniversaire
de l'école Micheline-Brodeur
Mme Audrey Bogemans
Mme Bogemans :
Merci beaucoup, M. le Président. C'est un siècle d'histoire que je souligne
aujourd'hui pour l'école Micheline-Brodeur de Saint-Paul-d'Abbotsford.
D'ailleurs, nous avons la chance d'avoir dans nos tribunes, aujourd'hui, Mmes Forget et Patenaude, de
l'école Micheline-Brodeur, MM. Benjamin et Joël Mailloux, ce dernier étant
représentant du comité 100 ans et ancien élève, Mmes Nancy St-Pierre
et Flavie Hamel, qui préside le conseil étudiant de l'école primaire, ainsi que
Mme Langlois, du centre de services scolaire.
Pour les célébrations du
100e, le personnel de l'école ainsi que les élèves avaient préparé des visites
guidées pour la communauté, des classes animées, des présentations d'oeuvres et
des jeux. Des partenaires de la communauté ont, bien sûr, mis la main à la
pâte.
Je profite de l'occasion pour souligner que
l'école Saint-Michel de Rougemont a également célébré son
100e anniversaire cette année. Ce fut une soirée remplie de souvenirs et
de bonne humeur.
En terminant, si je pouvais dire que l'école
pouvait parler, elle raconterait sûrement l'histoire de centaines de petits pas qui ont traversé ses murs centenaires
au fil du temps, mais surtout parler des grandes réussites que ces enfants-là ont
pu vivre au fil du temps. Donc, félicitations de le souligner.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, Mme la députée d'Iberville. Et la prochaine déclaration revient à Mme la
députée de Verdun.
Souligner l'importance de protéger le modèle des
coopératives d'habitation
Mme Alejandra Zaga Mendez
Mme Zaga Mendez : Merci, M. le
Président.
À Verdun, nous sommes très fiers de compter plus
d'une vingtaine de coopératives d'habitation. Dernièrement, plusieurs membres
de ces coopératives sont venus me rencontrer pour dénoncer le projet de loi 20,
qui ouvre la porte à une ingérence gouvernementale dans la gestion des coops en
permettant à l'État de décider qui peut y habiter en fonction du revenu.
Or, depuis des décennies, les coopératives
s'autogèrent et reposent sur la coopération entre leurs membres. L'État n'a pas
à intervenir dans leur processus de sélection ni à pénaliser les locataires qui
améliorent leur situation économique. Les coopératives d'habitation sont l'un
des rares modèles capables de résister à la crise du logement et à la
spéculation immobilière pour que les coûts des loyers respectent la capacité de
payer des gens.
À Verdun, nous le savons, l'autonomie des coops
n'est pas un problème, c'est une solution. Et c'est pour ça qu'il faut modifier
rapidement le projet de loi 20 et protéger le modèle des coopératives
d'habitation au Québec. Merci.
Le
Vice-Président (M. Benjamin) : Merci, Mme la députée de Verdun. Et la parole revient maintenant à M. le
député de Côte-du-Sud.
Rendre hommage à M. Renaud Cyr
M. Mathieu Rivest
M. Rivest : Merci. Je souhaite
rendre hommage, aujourd'hui, à un grand bâtisseur de notre identité culinaire
québécoise, Renaud Cyr, qui aurait eu... qui aurait fêté son
95e anniversaire hier. Sa famille est d'ailleurs avec nous, en tribunes.
Bien avant que le mot «terroir» soit à la mode,
il avait compris que la richesse du Québec se retrouvait dans le savoir-faire
de nos producteurs, de nos pêcheurs, de nos agriculteurs, de nos artisans. À
travers le Manoir des Érables, à Montmagny, il a fait rayonner nos saveurs bien
au-delà de notre milieu.
Renaud Cyr était un ambassadeur passionné,
passionné de nos régions, et un précurseur de la symbiose entre les cuisiniers et la production locale, et un
homme profondément attaché à son coin de pays. Son héritage inspire toute une
génération de chefs et d'artisans qui continuent de faire briller le Québec à
travers une cuisine authentique, audacieuse et enracinée.
Au nom de cette Assemblée, saluons la mémoire
d'un visionnaire qui a contribué à faire du terroir québécois une véritable
fierté nationale. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Côte-du-Sud. Et la prochaine déclaration revient à Mme
la députée de Soulanges.
Souligner le travail des entreprises d'économie
sociale en aide à domicile
Mme Marilyne Picard
Mme Picard : Merci beaucoup, M.
le Président. En cette Journée nationale des aides à domicile des entreprises
d'économie sociale aide à domicile, je souhaite prendre un moment pour rendre
hommage à ces femmes et ces hommes qui accomplissent un travail essentiel
partout au Québec.
Leur présence fait une réelle différence pour
des milliers d'aînés, de personnes en situation de handicap et des personnes en
perte d'autonomie. Au-delà des soins et de l'aide qu'ils offrent, ils apportent
du réconfort, de l'écoute et un sentiment de
sécurité à des personnes souvent vulnérables. Grâce à leur engagement, des
milliers de Québécoises et Québécois peuvent continuer de vivre chez eux, dans
leur communauté, le plus longtemps possible. Leur travail demande du
coeur, du dévouement et une grande générosité.
Aujourd'hui,
nous voulons leur dire un grand merci. Merci pour votre compassion, votre
professionnalisme, votre contribution inestimable à notre réseau de soutien à
domicile.
Au nom du
gouvernement du Québec, je leur exprime toute notre reconnaissance et notre
profonde gratitude. Merci beaucoup, M. le Président.
• (9 h 50) •
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
Mme la députée de Soulanges. Au tour, maintenant, de Mme la députée de
Chicoutimi.
Souligner le 350e anniversaire
de la ville de Chicoutimi
Mme Marie-Karlynn
Laflamme
Mme Laflamme :
Merci, M. le Président. Il me fait plaisir de souligner le
350e anniversaire de Chicoutimi, une étape historique qui nous permet de
rendre hommage à notre histoire.
En effet, c'est en
1676, alors que Chicoutimi couvrait presque toute la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean,
que le poste de traite s'est vu érigé pour
être le témoin d'une première rencontre entre les Ilnuatsh et les Euro-Québécois.
C'est
d'ailleurs sous le thème Kanatshishkatutau, La Rencontre, que les
hôtes de ces festivités, les Pekuakamiulnuatsh, présentent, en collaboration
avec le comité organisateur du 350e, les activités festives qui souligneront
ces premiers échanges.
Cette célébration, ce
n'est pas seulement un regard sur le passé. Elle est également une ouverture
sur un avenir co-construit sur des bases de justice, de respect et de
reconnaissance.
Les
festivités du 350e se dérouleront du 21 juin 2026 au
21 juin 2027, et j'invite la population du Québec à venir en
région pour célébrer avec nous.
Je
tiens à saluer le maire suppléant de Saguenay, M. Jacques Cléry, et le
président des fêtes du 350e de Chicoutimi, Denis Bouchard, qui sont
présents avec nous et qui sont fin prêts à lancer les festivités pour que le
coeur de Saguenay batte au rythme de la fête.
Bon 350e!
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
Mme la députée de Chicoutimi. Donc, je salue la présence des élus, des
représentants de Chicoutimi qui sont parmi nous.
Et je reconnais M. le
député de Lac-Saint-Jean.
Rendre hommage à
Mme Johanne Imbeau
M. Eric Girard
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
M. le Président, j'aimerais souligner la carrière d'une femme
exceptionnelle qui travaille auprès de la clientèle de l'Office d'habitation
Jeannois, situé dans ma circonscription.
Quand
son patron parle d'elle, il s'emballe. Sa Johanne, comme il l'appelle, a su, au
cours de sa carrière, évoluer, s'adapter à la clientèle et aux façons de faire
tout en conservant une éthique de travail impeccable. Johanne démontre une
rigueur au travail, une grande compétence, et elle a à coeur de transmettre ses
nombreuses connaissances à la relève.
Le
3 juin prochain, Mme Johanne Imbeau fêtera ses 40 ans de
service. Appréciée de ses collègues et des gens qu'elle aide, elle combine
expérience, dévouement, sens de l'initiative. C'est une référence pour tout son
milieu de travail.
Mme Johanne,
bravo pour toutes ces années et bonne préretraite!
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Merci, M. le député de Lac-Saint-Jean. Et la
parole revient maintenant à Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Souligner le 55e anniversaire
de Patinage Anjou
Mme Karine Boivin Roy
Mme Boivin Roy : Merci, M. le Président.
Aujourd'hui, j'ai le grand honneur de souligner le 55e anniversaire de
Patinage Anjou, un organisme emblématique qui est profondément enraciné dans la
communauté d'Anjou—Louis-Riel.
Fondé sous le nom
Club de patinage artistique Anjou Kinsmen, ce club constitue depuis plus d'un
demi-siècle un véritable pilier de notre milieu, rassemblant des générations de
passionnés de ce sport enlevant.
Pour l'occasion, le
2 mai dernier, l'organisme a orchestré avec brio la 55e édition de la
revue sur glace intitulée Émeraude, qui avait envoûté les spectateurs,
ceux-ci étant captivés par l'énergie des patineurs, patineuses et la magie d'un
spectacle parfaitement maîtrisé.
L'organisme se
distingue aussi, également, par l'excellence de sa formation, ayant contribué
au développement de plusieurs athlètes de haut niveau qui brillent sur les
scènes québécoise et canadienne.
Je tiens à souligner
la contribution de la présidente, Carmen Cesta, son équipe, les entraîneurs et
les bénévoles pour leur dévouement, qui
permettent à cette institution de rayonner depuis déjà plusieurs années. Merci,
M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Et la prochaine déclaration revient à M. le député de Borduas.
Souligner le 40e anniversaire
du Centre de femmes l'Essentielle
M. Simon Jolin-Barrette
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, aujourd'hui, j'aimerais profiter de cette occasion pour célébrer le
40e anniversaire du Centre de femmes l'Essentielle.
Depuis sa
création, sa mission est claire : offrir un lieu d'appartenance, d'écoute
et de soutien, tout en favorisant la confiance, l'éducation et l'action
collective. L'organisme accompagne les femmes vers une plus grande autonomie,
favorise des rapports égalitaires et brise l'isolement lié à la pauvreté, à la
violence ou à d'autres réalités personnelles et sociales.
Au fil des
ans, M. le Président, l'organisme a su développer des services variés et
adaptés. Qu'il s'agisse d'écoute et
de référence, d'ateliers éducatifs, de cafés-rencontres, de groupes d'entraide
ou d'activités liées à la condition féminine, chaque initiative reflète une
volonté sincère d'être une ressource précieuse et indispensable pour notre
communauté.
M. le
Président, je tiens à remercier les membres du conseil d'administration et
l'équipe de professionnelles dévouées qui,
par leur engagement constant depuis 40 ans, font de cet organisme un
pilier essentiel pour les femmes d'aujourd'hui et de demain.
À toutes et à tous, un bon 40e anniversaire,
et, surtout, bonne continuation! Merci pour votre travail.
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
M. le député de Borduas. Et la prochaine déclaration revient à M. le
député de Nelligan.
Souligner la tenue de la première édition de la Dictée PGL
du collégial au cégep Gérald-Godin
M. Monsef Derraji
M. Derraji : M. le Président,
je souhaite souligner avec fierté la tenue de la toute première édition de la
Dictée PGL du collégial au cégep Gérald-Godin, une initiative que j'ai eu le
plaisir de présenter, d'initier dans ma circonscription de Nelligan, afin de
mettre en valeur la richesse de notre belle langue française dans le cadre du
Mois de la francophonie.
Cette première édition fut un véritable succès
et donne certainement le goût de renouveler l'expérience chaque année. Parce
que la langue française est au coeur de notre identité, il est essentiel de la
faire revivre et de la transmettre aux jeunes générations.
J'ai eu le plaisir de féliciter l'ensemble des
participants, et je tiens d'ailleurs à souligner la performance remarquable de Victor Chevrier, qui a réalisé une
dictée sans faute. Je remercie chaleureusement, M. le Président, toute
l'équipe du cégep Gérald-Godin ainsi que la Fondation PGL d'avoir cru en ce
projet. Et on se donne rendez-vous l'an prochain pour une deuxième édition.
Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Merci,
M. le député de Nelligan. Alors, voilà qui met fin à la rubrique Déclarations
de députés.
Nous allons suspendre les travaux quelques
instants.
(Suspension de la séance à 9 h 55)
(Reprise à 10 h 07)
La Présidente : Bonjour, tout
le monde. Vous êtes nombreux ce matin. Mesdames messieurs, le parlement du
Québec, c'est chez vous. Bienvenue.
Messieurs, dames les députés, nous allons nous
recueillir quelques instants.
Je vous remercie beaucoup. Veuillez vous
asseoir.
Présence de membres du Cercle
des ex-parlementaires
de l'Assemblée nationale du Québec
J'ai le
plaisir de souligner, à l'occasion de la 32e assemblée générale du Cercle
des ex-parlementaires de l'Assemblée
nationale, la présence, dans les tribunes, d'ex-parlementaires, dont les
membres du conseil d'administration, sous la présidence de Mme Manon
Blanchet.
Présence de MM. Jacques
Chagnon, François Gendron et Roger Bertrand,
ex-parlementaires de l'Assemblée nationale
Et je souligne également la présence des anciens
présidents, soit MM. Jacques Chagnon, François Gendron et Roger Bertrand.
La
Présidente : 27 mai. Nous poursuivons les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
Présentation
de projets de loi
À la rubrique
Présentation de projets de loi, Mme la députée de Rimouski. Mme la députée.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, Mme la Présidente. J'appelle l'article c du
feuilleton.
Projet
de loi n° 791
La
Présidente : À l'article c du feuilleton, Mme la députée de Rimouski
présente le projet de loi n° 791, Loi modifiant la Loi électorale aux fins de protéger
de manière permanente les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure. Mme la députée.
Mme Maïté
Blanchette Vézina
Mme Blanchette
Vézina : Merci, Mme la Présidente.
Ce
projet de loi modifie la Loi électorale aux fins de prévoir que, à l'instar de
la circonscription des Îles-de-la-Madeleine, Bonaventure et Gaspé
constituent des circonscriptions électorales malgré les exigences quant à la
façon de délimiter les circonscriptions prévues par cette loi. De plus, le
projet de loi porte à 126 le nombre de circonscriptions électorales.
• (10 h 10) •
Le projet de loi
prévoit que la Commission de la représentation doit publier une nouvelle liste
des circonscriptions électorales. Il établit, d'une part, que cette nouvelle
liste doit maintenir les délimitations actuelles de quatre circonscriptions de la région de la Gaspésie–Bas-Saint-Laurent,
soit Matane-Matapédia-Mitis, Rimouski, Bonaventure et Gaspé. D'autre part, il
précise que cette nouvelle liste doit reprendre les limites des autres
circonscriptions électorales établies par la Commission en janvier 2026.
Il prévoit le jour où cette nouvelle liste des circonscriptions électorales
entre en vigueur, et ce, en fonction de la date de fin de la
43e législature.
Le projet de loi
prévoit également la création d'un comité d'étude sur la représentation
électorale au Québec, sa composition, son mandat et la durée de celui-ci ainsi
que les consultations et les analyses qu'il doit effectuer.
Mise
aux voix
La
Présidente : Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet
de loi? Adopté? Adopté. Merci.
Dépôt
de documents
À la rubrique Dépôt
de documents, je dépose le rapport spécial du Protecteur du citoyen intitulé Des
drames humains derrière les barreaux — Une enquête pour
améliorer la gestion des cas complexes dans les établissements de détention.
Je dépose également
deux rapports du Commissaire à la langue française, le premier intitulé L'exemplarité
de l'État : l'obligation de réussir, et le second intitulé Francisation des
entreprises : répondre aux changements dans la situation
linguistique.
Il n'y a pas de dépôt
de rapports de commissions.
Dépôt
de pétitions
À la rubrique Dépôt
de pétitions, je reconnais maintenant Mme la députée de Mercier.
Instaurer
un mécanisme d'imputabilité et de révision
dans les dossiers de violence conjugale
Mme Ghazal : Merci, Mme la Présidente.
Je veux tout d'abord saluer la présence de Nancy Boucher, qui est ici, parmi
nous, avec son fils, une survivante d'un féminicide, une femme courageuse, une
battante.
Je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
10 265 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que la
violence conjugale et les féminicides constituent un enjeu grave et persistant
de sécurité publique au Québec;
«Considérant que
plusieurs drames récents ont mis en lumière des lacunes dans l'évaluation du
risque et le suivi des personnes présentant un historique de violence;
«Considérant que des lacunes
en matière d'imputabilité et de révision peuvent entraîner la répétition
d'erreurs aux conséquences irréversibles;
«Considérant
que la protection des victimes exige des mécanismes rigoureux, transparents et
cohérents à toutes les étapes du traitement des dossiers;
«Considérant
que le Code criminel prévoit des mesures spécifiques visant les délinquants à
haut risque, notamment les statuts de délinquant dangereux (article 753)
et de délinquant à contrôler (article 753.1);
«Considérant que
l'application appropriée et constante de ces dispositions contribue à réduire
les risques de récidive et à renforcer la sécurité du public;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«D'instaurer
un mécanisme formel d'imputabilité et de révision, indépendant et transparent,
lorsqu'un manquement est constaté dans un dossier de violence conjugale
afin de permettre l'amélioration des pratiques;
«De veiller à
l'application rigoureuse des dispositions relatives aux délinquants dangereux
et aux délinquants à contrôler afin d'assurer une gestion adaptée des
récidivistes à haut risque.»
Et je certifie que
cet extrait est conforme à l'original de la pétition. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente :
Et cet extrait de pétition est déposé. Je reconnais maintenant la députée de
Bourassa-Sauvé.
Mettre
en place des mesures pour assurer la sécurité
et contrer l'intimidation dans les écoles
Mme Cadet : Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de saluer
les élèves de l'école secondaire Henri-Bourassa, dans ma circonscription, et de les féliciter pour leur sens du devoir
civique. Je salue également leur enseignant, M. Gilles D'Astous.
Je dépose l'extrait d'une
pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 118 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que
l'école est un lieu d'apprentissage et de vie où chaque élève a droit à un
environnement sécuritaire, respectueux et bienveillant;
«Considérant que
plusieurs élèves ressentent de l'insécurité à l'école;
«Considérant que
l'intimidation touche de nombreux jeunes et peut entraîner des conséquences
importantes sur leur santé mentale et leur réussite scolaire;
«Considérant que les
élèves ont besoin de plus de soutien et de ressources;
«Considérant que la
liberté d'expression est un droit fondamental;
«Considérant que
cette pétition est non partisane et ne soutient aucun parti politique, mais
vise uniquement à améliorer le milieu scolaire;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«Des mesures
supplémentaires pour assurer la sécurité dans les écoles;
«Un meilleur soutien
pour prévenir et contrer l'intimidation;
«Un climat scolaire
favorisant la liberté d'expression respectueuse.»
Je certifie que
cet... que cet extrait est conforme à l'original de la pétition.
La Présidente :
Et cet extrait de pétition est déposé. Je reconnais maintenant M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Reconnaître
le Centre Paul-Gilbert de Charny
comme un hôpital autonome
M. Cliche-Rivard :
Merci, Mme la Présidente. Je veux remercier et souligner la présence, dans les
gradins, de Mme Dina Daher, initiatrice de la pétition, ainsi que les
membres du mouvement citoyen pour la sauvegarde du Centre Paul-Gilbert.
Je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
2 066 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que le
Centre Paul-Gilbert constitue un point d'accès essentiel aux services de santé
pour une population en croissance des arrondissements les Chutes-de-la-Chaudière-Est
et Chutes-De-La-Chaudière-Ouest de la Ville de Lévis, ainsi que des comtés de
Lotbinière et de Beauce-Nord;
«Considérant que de
nombreux citoyens et citoyennes, familles, travailleurs et travailleuses
dépendent de la proximité de cette urgence,
des services ambulanciers et des équipements diagnostiques pour recevoir des
soins immédiats en situation critique;
«Considérant que la
présence d'une urgence accessible en tout temps, appuyée par des services
ambulanciers adéquats, constitue un service essentiel
pour assurer la sécurité, la santé et la rapidité d'intervention auprès de la
population;
«Considérant que la
structure administrative actuelle, intégrée à celle de l'Hôtel-Dieu de Lévis,
ne permet pas toujours de répondre de façon optimale aux besoins spécifiques de
la population desservie par le Centre Paul-Gilbert;
«Considérant
que la reconnaissance du Centre Paul-Gilbert comme hôpital autonome, doté de sa
propre administration, favoriserait
une gouvernance de proximité, une meilleure planification des services et une
gestion plus adaptée des ressources;
«Considérant
que plusieurs citoyens et citoyennes expriment le souhait d'une gouvernance
locale afin d'assurer une organisation des services de santé plus alignée sur
les réalités et les besoins des territoires concernés;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec d'examiner la possibilité de reconnaître le
Centre Paul-Gilbert de Charny comme un
hôpital autonome, distinct de l'Hôtel-Dieu de Lévis et doté de sa propre
administration, afin d'assurer une gouvernance mieux adaptée aux besoins
de la population des secteurs concernés.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition. Merci beaucoup.
La Présidente :
Et cet extrait de pétition est déposé.
J'ai reçu une demande
de Mme la députée de Bourassa-Sauvé pour la présentation d'une pétition non
conforme. Y a-t-il consentement pour la présentation de cette pétition?
Consentement. Alors, Mme la députée de Bourassa-Sauvé, la parole est à vous.
Mettre
en place des mesures pour assurer la sécurité
et contrer l'intimidation dans les écoles
Mme Cadet :
Merci, Mme la Présidente. Donc, je dépose à nouveau la pétition initiée par les
élèves de l'école secondaire Henri-Bourassa.
Je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
113 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que
l'école est un lieu d'apprentissage et de vie où chaque élève a droit à un
environnement sécuritaire, respectueux et bienveillant;
«Considérant que
plusieurs élèves ressentent de l'insécurité à l'école;
«Considérant que
l'intimidation touche de nombreux jeunes et peut entraîner des conséquences
importantes sur leur santé mentale et leur réussite scolaire;
«Considérant que les
élèves ont besoin de plus de soutien et de ressources;
«Considérant que la
liberté d'expression est un droit fondamental;
«Considérant que
cette pétition est non partisane et ne soutient aucun parti politique, mais
vise uniquement à améliorer le milieu scolaire;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«Des mesures
supplémentaires pour assurer la sécurité dans les écoles;
«Un meilleur soutien
pour prévenir et contrer l'intimidation;
«Un climat scolaire
favorisant la liberté d'expression respectueuse.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La Présidente :
Et cet extrait de pétition est déposé.
Il n'y a pas de
réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de
droit ou de privilège.
Questions
et réponses orales
Nous en sommes
maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales. Et je vous
avise que nous utiliserons aujourd'hui le chronomètre du haut, en se croisant
les doigts.
Alors, en question
principale, je reconnais maintenant pour sa question le chef de l'opposition
officielle.
Mesures pour compenser
la hausse du coût de la vie
M. André
Fortin
M. Fortin :
Mme la Présidente, pendant des semaines, la première ministre a tenté de
convaincre les Québécois qu'elle n'était pas du tout comme son prédécesseur,
que ce n'était plus le gouvernement du député de L'Assomption, que, si les
Québécois leur donnaient juste une autre chance, bien, les choses seraient
vraiment différentes, promis. Promis, promis. Elle allait même jusqu'à
qualifier... se qualifier de nouveau gouvernement, et elle disait qu'ils
allaient agir avec rigueur.
Bien, Mme la
Présidente, ça n'a même pas pris deux mois, les bonnes vieilles habitudes
caquistes sont de retour. Dès la première opportunité, elle est allée piger
dans les poches des Québécois pour financer ses promesses électorales mal ciblées. Pire, ils utilisent
l'argent que les Québécois n'ont pas pour financer leurs promesses électorales. Dès la première opportunité, elle a
fait exactement ce que son prédécesseur aurait fait, ce que son prédécesseur a fait.
On vous l'avait dit,
Mme la Présidente, c'est la même équipe, avec les mêmes ministres, les mêmes
députés, les mêmes idées et les mêmes vieilles tactiques caquistes. On aurait
dû le savoir, la CAQ n'a pas changé du tout, c'est encore la bonne vieille CAQ,
avec ses bonnes vieilles façons de faire.
Est-ce
que la nouvelle première ministre peut au moins admettre qu'elle se comporte,
en ce moment, exactement comme l'ancien premier ministre?
• (10 h 20) •
La Présidente : La réponse de
la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Merci, Mme la
Présidente. Écoutez, moi, j'ai ratissé le terrain ces derniers mois, puis je
pourrais même dire ces dernières années, mais particulièrement ces derniers
mois, avec la course à la chefferie, je suis allée à la rencontre de milliers
de Québécois, plusieurs milliers de Québécois, et partout, partout au Québec,
il n'y a pas d'exception au niveau des régions, ça inclut l'Outaouais, partout
les gens me parlent de la hausse du coût de la vie. Le coût de l'épicerie, incontournable. C'est un des postes de dépenses
les plus importants pour les familles québécoises puis c'est un des
postes où l'inflation se fait sentir le plus fortement. Également au niveau des
loyers. C'est un des postes de dépenses les plus importants pour les Québécois,
et c'est là où l'inflation s'est fait sentir le plus fortement depuis des
années. La pharmacie, l'épicerie, l'essence, maintenant, depuis qu'il y a le
conflit en Iran. Il y a eu une hausse incroyable du coût de l'essence. En
quelques semaines, pratiquement.
Alors, c'est à ces préoccupations-là que notre
gouvernement répond. C'est en fonction de ce que vivent les Québécois qu'on
prend action. On prend action notamment pour avoir davantage...
5 000 places de garderie subventionnées, qui ne l'étaient pas jusqu'à
maintenant et qui le deviendront. Ça, c'est un des postes les plus importants,
dans le contexte actuel, poste de dépense. Moi-même je l'ai vécu, je n'avais
pas accès à des places de garderie subventionnées. Ce sera maintenant possible
pour 5 000 Québécois de plus.
Également, on y va d'une aide particulière, un
versement spécial pour ceux qui bénéficient du crédit d'impôt pour la
solidarité. En cette période-ci, je pense que c'est important de répondre aux
préoccupations des Québécois.
Le Parti libéral, manifestement, ne s'en soucie
pas. On voit que son chef, dans le fond, préfère aller parler aux gens de
Toronto plutôt que de ratisser le terrain au Québec pour aller parler aux
Québécois puis répondre à leurs préoccupations. Ça, c'est ce que nous, on fait.
Et on a pris action depuis le début.
Des voix : ...
La Présidente : Je vous
rappelle le décorum. Gardez le silence. Première complémentaire.
M. André Fortin
M. Fortin :
La première ministre nous dit qu'elle est allée sur le terrain. Mme la
Présidente, je ne sais pas où elle est allée pour entendre que les gens en
Mercedes ont besoin de 0,96 $ chaque semaine pour s'acheter des cachous.
Mais ça, Mme la Présidente, c'est la CAQ. C'est des mesures mal ciblées pour
essayer de faire plaisir à tout le monde, au lieu de se concentrer sur les gens
qui en ont vraiment besoin.
Bien, petite
nouvelle pour la première ministre. Son travail, ce n'est pas d'essayer de
faire plaisir à tout le monde. Son travail, c'est de bien gérer l'argent des
Québécois puis de s'en servir pour des gens qui en ont le plus besoin.
Des voix : ...
La Présidente : Alors, vous
connaissez la règle. Pas de commentaire, pas de bravo. On garde le silence.
La réponse de la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Merci, Mme la Présidente. Donc, comme je disais,
on répond aux besoins puis aux préoccupations des Québécois de
différentes manières. Il n'y a pas un coup de baguette magique, là, qui va nous
permettre d'améliorer de manière significative puis complète la situation pour
les Québécois.
Alors, on y va à la fois avec un versement pour
le crédit d'impôt pour la solidarité. Ça, c'est des gens qui ont un revenu
modeste. Alors, je comprends que le Parti libéral se soucie peu de ces gens-là.
On fait un versement particulier, en juin prochain, qui va s'additionner,
d'ailleurs, à un versement, aussi, spécial que fera le fédéral. Donc, il va y
avoir une bouffée d'air, une bouffée d'oxygène pour ces gens-là. C'était
important pour nous de prendre action.
Le coût de l'essence, on en a tenu compte. Ça a
été un rehaussement du coût de l'essence majeur, en très peu de temps. Et il va
y avoir une réduction sur le coût des plaques d'immatriculation au cours des
prochains mois.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. André Fortin
M. Fortin : OK, Mme la Présidente, vous voulez savoir à quel point tout ça, là,
c'est des mesures électoralistes? Elle nous dit qu'il faut aider les Québécois,
puis qu'elle va réduire les frais d'immatriculation des véhicules à
essence, et que les Québécois vont voir cette réduction-là en septembre, juste
avant l'élection. Ce qu'elle ne dit pas, par exemple, c'est
qu'elle augmente les taxes sur les assurances, puis qu'en janvier, donc après
l'élection, tout le monde qui a une assurance auto puis une assurance
habitation, bien, ils vont voir les tarifs augmenter.
Avant l'élection, ils baissent les taxes. Après
l'élection, ils augmentent les taxes. Dites-moi que ce n'est pas électoraliste.
La Présidente : La réponse de la
première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui. Mme la
Présidente, j'aimerais apporter une... une information qui était inexacte. En
fait, le remboursement pour la taxe pour l'essence... pas pour la taxe, pour la
plaque d'immatriculation, va démarrer en
septembre prochain et va se dérouler pendant une année complète, va se dérouler
pendant une année complète. Donc, l'essentiel de l'année, ça va être
après les élections que ce versement de 50 $ va être perçu. Donc, c'est
tout sauf une annonce électoraliste, puisque ça va démarrer seulement à
l'automne prochain, pendant un an jusqu'à l'année 2027,
l'automne 2027.
Des voix : ...
La Présidente : L'article 32. Gardez
le silence, je vous prie. C'est bon pour tout le monde.
Des voix : ...
La Présidente : M. le leader de l'opposition
officielle, s'il vous plaît!
Vous aviez terminé? Il vous reste
11 secondes.
Mme Fréchette : Bien, écoutez,
Mme la Présidente, je pense qu'il est clair que les Québécois ont subi une
hausse importante, au niveau à la fois du coût de la vie, incluant le coût de
l'essence, incluant le coût des produits à l'épicerie, et on agit là-dessus.
La Présidente : Troisième complémentaire.
M. André Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, ce qu'elle ne dit pas encore, c'est
qu'après l'élection, elle va augmenter les taxes sur les assurances. Mais c'est
toujours la même affaire, avec la CAQ, c'est toujours le même mauvais film
caquiste, ils prennent les citoyens pour des valises. Mme la Présidente, la CAQ
pense...
Des voix : ...
La Présidente : Pardon. M. leader du
gouvernement, quel est votre rappel au règlement?
M. Bonnardel :
...
La Présidente : Pardon.
M. Bonnardel : 35.7°, Mme la
Présidente, des propos blessants. Je pense qu'il faut les retirer.
Des voix : ...
La Présidente : Je vous demanderais
d'être respectueux. Il y a quelque chose de presque similaire dans le règlement,
dans... Oui, bien, c'est un synonyme, mais des fois, les synonymes, je suis
très fragile avec ça. Alors, soyez respectueux. Et poursuivez. Il vous reste
16 secondes.
M. Fortin : La CAQ pense que quelques mesures mal ciblées, là, juste avant
l'élection, ça va faire oublier huit ans de gaspillage, de décote, de mauvaise
gestion, d'augmentation fulgurante du coût de la vie, de services publics en
déroute. Bien, ça, c'était la
tactique de l'ancien premier ministre. Puis apparemment c'est la tactique de la
nouvelle première ministre.
La Présidente : La réponse de la
première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la
Présidente, je ne m'excuserai certainement pas d'aider les Québécois, de leur
donner de l'oxygène dans une période particulièrement difficile sur le plan
économique, sur le plan budgétaire, particulièrement
pour les personnes vulnérables, les étudiants, les aînés, les gens qui ont des
familles. Tous ces gens-là ont besoin d'un coup de pouce financier, et c'est ce qu'on offre, comme
gouvernement, parce qu'on est en phase avec les Québécois.
Je
comprends que le Parti libéral veut ressortir son autobus, nous relancer dans
les vieilles chicanes, les querelles constitutionnelles. Ce n'est pas
notre approche. Les Québécois ne sont pas là. Nous, on est avec les Québécois.
Des voix : ...
La
Présidente : Alors... S'il vous plaît! Je vais vous nommer un après
l'autre. Alors, il nous reste à peine... il nous reste à peine... neuf avec
demain, mais nous sommes la 10e période de questions, il nous en reste 10.
On sait très bien que les esprits s'échauffent, et c'est normal, mais, par
respect pour les gens qui vous écoutent et qui vous regardent, je veux entendre
les réponses et je veux entendre les questions. Vous ferez ce que vous voudrez
à l'extérieur, mais maintenant j'aimerais entendre la réponse... j'aimerais
entendre la réponse de la première ministre. Et on garde le silence, je vous
prie, lorsqu'on est ici. Madame.
Mme Fréchette :
Je constate que le Parti libéral veut me couper la parole, il préfère que
je ne m'exprime pas, que je ne me fasse pas
entendre, parce qu'on est en phase avec les Québécois, tout simplement. Nous,
on répond à leurs préoccupations au niveau du coût de la vie, on n'est
pas dans les vieilles chicanes constitutionnelles avec le Parti québécois.
On est ailleurs parce que les Québécois sont ailleurs.
Des voix :
...
La
Présidente : Alors, je répète, article 32, on garde le silence
avant, pendant, après.
En question
principale — une
seule personne aura le droit de parole — je reconnais le député de Marguerite-Bourgeoys.
On vous écoute, monsieur.
Mesures pour compenser
la hausse du coût de la vie
M. Frédéric
Beauchemin
M. Beauchemin :
Le ministre des Finances, là, responsable de la décote, perd de la crédibilité
à tous les jours. Sous la première ministre, il devient le contorsionniste des
finances publiques en disant une chose et son contraire.
Après que le
Vérificateur général l'ait critiqué pour son demi-plan de retour à l'équilibre
budgétaire pas crédible, le ministre nous assurait qu'enfin, cette fois-ci, son
dernier budget tiendrait enfin la route. Il nous disait que le gouvernement
devait donner l'exemple de la sobriété, qu'il devait imposer la rigueur, que
1,3 milliard de dollars de cagnotte
électoraliste pendant cinq ans était bien assez et que d'aller au-delà de ce
chiffre serait irresponsable. Clairement, on a dépassé le
1,3 milliard de dollars, Mme la Présidente.
Au
gouvernement, est-ce qu'il y a quelqu'un qui sait à combien on est rendus dans
les dépenses électoralistes caquistes?
La Présidente :
La réponse de la présidente du Conseil du trésor.
Mme France-Élaine
Duranceau
Mme Duranceau :
Merci, Mme la Présidente. Alors, je pense qu'on a été clairs, là, quand on a
déposé le budget, en mars dernier. Il y
avait un montant qui était réservé pour donner une couleur au budget, une
couleur qui est celle de la première ministre.
Ceci dit, nos mesures
sont des gestes qui sont ciblés et responsables. Ce qu'on dit, là, nous,
contrairement à d'autres partis qui nous vendent des illusions, là, nous, on
est collés sur les préoccupations des Québécois. Puis, dans le contexte actuel, où on a un contexte
géopolitique qui est difficile, qui a provoqué une hausse du coût de la vie
importante, bien, on a décidé d'aider les Québécois de manière bien
précise.
Alors,
moi, j'aimerais ça entendre le Parti libéral me dire ce qu'ils feraient, eux,
pour aider les Québécois, hein? Est-ce que vous augmentez les coûts
d'immatriculation, vous, au Parti libéral? Est-ce que les...
La Présidente :
Mme la présidente du Conseil du trésor, vous vous adressez à la présidente
quand vous posez vos questions.
• (10 h 30) •
Mme Duranceau : Est-ce que les 3,5 millions de Québécois qui
ont droit au crédit d'impôt pour solidarité puis qu'on veut aider avec une aide
spécifique au début de l'été... est-ce que vous allez annuler ça, cette
aide-là, Mme la Présidente? Donc, je pense qu'il faut être sérieux,
là, ici, et...
La Présidente :
Première complémentaire.
M. Frédéric
Beauchemin
M. Beauchemin : Mme la
Présidente, les chiffres ne mentent pas. Durant leur chefferie, le ministre des
Finances et les deux candidats se sont entendus que 1,3 milliard pour cinq
ans était plus que suffisant. Aujourd'hui, on dépasse
2,1 milliards, avec l'ensemble des dépenses de la première ministre. On ne
peut plus se payer la CAQ pour quatre ans, Mme la Présidente. La première
ministre a garroché 800 millions de plus sur les cartes de crédit des
Québécois. Ils ne sont plus crédibles.
Y a-tu quelqu'un qui
tient les livres vraiment, à la CAQ?
La Présidente :
La réponse de la présidente du Conseil du trésor.
Mme France-Élaine
Duranceau
Mme Duranceau : Mme la Présidente, le Québec, là, c'est la seule
province qui a un plan de retour à l'équilibre budgétaire, OK? On a des mesures
aux revenus, réduire les dépenses fiscales, puis on a des mesures pour réduire
les dépenses de programmes. Ça, c'est
suivi par le Trésor, alors que les mesures fiscales sont suivies par le
ministre des Finances.
Alors, je peux vous
dire que notre cadre financier sur cinq ans, là, il est très clair, et on va le
respecter, parce qu'on a un retour à l'équilibre budgétaire qui est prévu par
la loi. Donc, ça, il n'y a pas d'enjeu avec ça. Et il y a une économie qui va
mieux que prévu. Il y a des transferts fédéraux qui sont plus grands que prévu.
Alors, l'ensemble de l'oeuvre est pris en compte dans le cadre financier, puis
on n'a aucune inquiétude de respecter ce qu'on a promis.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. Frédéric
Beauchemin
M. Beauchemin : On reconnaît bien la méthode caquiste, Mme la
Présidente. 2,1 milliards pour acheter des votes. Il y a deux mois,
là, main sur le coeur, le ministre...
La Présidente :
M. le leader du gouvernement, quel est votre rappel au règlement?
M. Bonnardel : Acheter des votes, là, il y a des foutues limites
à dire n'importe quoi, là. Je demande au député de retirer ces mots.
Des voix :
...
La
Présidente :
Article 32. Ça s'appelle garder le silence. Moi, je vous demande de
demeurer respectueux. On sous-tend ici des motifs indignes. Faites attention.
Faites attention, M. le député, quand on parle d'argent, d'acheter, etc.
Alors, moi, je...
Des voix :
...
La
Présidente :
Article 32. C'est bon pour tout le monde. Moi, j'aimerais entendre la
question. Vous avez 22 secondes. Poursuivez, M. le député.
M. Beauchemin :
Il y a deux mois, là, main sur le coeur, le ministre nous jurait, il ne fallait
pas dépasser le 1,3 milliard. Le 2 mai, il dit à la première ministre
de ne pas dépasser les limites. Mais elle fait exactement comme son
prédécesseur. Elle n'écoute pas le ministre des Finances. Elle dépense sans
compter. Elle endette le Québec.
Pour
les quelques semaines qu'il leur reste, là, y a-tu quelqu'un qui va tenir les
livres? Y a-tu quelqu'un qui additionne?
La Présidente :
La réponse de la présidente du Conseil du trésor.
Mme France-Élaine
Duranceau
Mme Duranceau :
Mme la Présidente, moi, je tiens à rassurer tout le monde, le cadre financier,
là, il est prévu sur cinq ans, et on le suit, et il y a un retour à l'équilibre
budgétaire qui est prévu. On s'attarde aux dépenses fiscales. On s'attarde aux
dépenses de programmes.
Et, les mesures qui
ont été annoncées pour aider les Québécois qui aujourd'hui, là, au moment où on
se parle, en 2026, là, ont besoin d'aide, les Québécois les plus vulnérables
puis qui ont le plus de difficultés, bien, nous, on s'en préoccupe. Alors, si
le Parti libéral ne veut pas se préoccuper des gens qui ont de la misère, bien
là, Mme la Présidente, je ne sais pas où est-ce qu'on s'en va, mais c'est leur
choix.
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Déficit de maintien des
actifs
Mme Filomena
Rotiroti
Mme Rotiroti :
Merci, Mme la Présidente. Hier, lors de l'étude des crédits budgétaires en
infrastructures, j'ai questionné le ministre sur une question très
importante : Quelle est la hauteur de déficit de maintien d'actif de nos routes? Réponse du ministre : 24,5 milliards de
dollars. Réponse de la sous-ministre : 24,5 milliards de
dollars. Or, nous avons l'information que
c'est plutôt 31 milliards de dollars, soit 6,5 milliards de
plus, une information qui est connue et qui provient du gouvernement.
C'est une information que j'ai déposée hier en commission parlementaire et
qu'on peut lire dans les journaux ce matin.
Qui a pris la décision de dire le contraire de
la vérité aux Québécois?
La Présidente : Attention aux
propos. La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité durable.
M. Benoit Charette
M. Charette : Merci, Mme la Présidente. Merci à la collègue
pour la question. Je vais, par contre, l'inviter à la prudence au niveau de ses
sources et l'inviter à la prudence sur les intérêts de ses sources. On sait
d'où vient l'information et on sait fort bien dans quel contexte
l'information lui a été transmise.
Ceci dit, depuis plusieurs années on procède de
la même façon. On ne joue nullement avec le calendrier. À chaque année, au moment du dépôt du budget, on
fait le point sur le déficit de maintien d'actif de nos infrastructures, ce que
l'on a fait lors du dépôt du budget dernier pour l'année 2024. Il y a
toujours une année d'écart pour ensuite valider les chiffres de l'année suivante. Donc, l'année prochaine, au moment du
dépôt du budget, on déposera, donc, les chiffres pour 2025.
Puis, au niveau du maintien du réseau routier,
cette mise à jour là se fait en décembre. Nous l'avons fait en décembre dernier pour l'année 2024 et nous le
ferons en décembre prochain pour l'année 2025. Donc, on procède de cette façon-là
depuis plusieurs années. On ne joue pas avec le calendrier.
Et, en termes
de transparence, c'est le gouvernement actuel qui a remis à jour ces règles de
transparence, et c'est difficile d'être plus transparent que nous le
sommes maintenant.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Filomena Rotiroti
Mme Rotiroti :
Mme la Présidente, les crédits, c'est un exercice importan, c'est un exercice
de reddition de comptes, et on se fait
répondre des mauvais chiffres. Le ministre des Infrastructures a dit, hier,
24,5 milliards, alors que le gouvernement sait que c'est un chiffre
qui était inexact. Pire, normalement le vrai chiffre de 31 milliards
serait rendu public cet été. Or, une décision a été prise pour dévoiler
seulement ce chiffre-là après la campagne électorale.
Je veux savoir pourquoi et qui a pris cette
décision de cacher la vérité aux Québécois?
La Présidente : Bon, là, non,
non, non, non. Merci, M. le leader. Mme la députée, je vous ai laissé passer,
tout à l'heure, l'expression en disant : Faites attention. Là, je vous
demande de retirer vos propos. Vous n'avez pas le droit de dire ça. Vous les
retirez? J'aimerais vous entendre.
Mme Rotiroti :
...
La Présidente : Parfait. La
réponse... La réponse du ministre.
M. Benoit Charette
M. Charette : Et encore une
fois j'invite la collègue à la prudence et à faire preuve, peut-être, de moins
de... je vais le dire poliment, d'être plus
éclairée, d'être plus éclairée. Elle sait fort bien qui lui a transmis cette
information-là et elle sait fort bien dans quel contexte ça lui a été
transmis. Jamais, jamais nous n'avons joué avec le calendrier. Nous avons
toujours déposé les plans de maintien d'actif et les déficits d'entretien au
moment du budget, ce que nous avons fait en
mars dernier. Nous avons toujours fait le même exercice pour le routier en
décembre, ce que nous avons fait aussi en décembre. Donc, les chiffres sont ceux de 2024. Et il y a tout le temps
une année d'écart pour ensuite valider les chiffres de l'année suivante.
Donc, en mars 2027, nous présenterons les chiffres de 2025. Donc, aucun...
La Présidente : Deuxième
complémentaire. Et, pour ce faire, je reconnais le député de Nelligan.
M. Monsef Derraji
M. Derraji : Mme la Présidente,
on est presque dans la même situation qu'en 2022 avec le fiasco SAAQclic, où ce
gouvernement avait deux options, mais ils ont choisi l'option qui ne faisait
pas mal au gouvernement, le temps de passer
l'élection. En face de nous, les mêmes acteurs, les mêmes joueurs, et, pour
faire plaisir à nos amis du Parti québécois, c'est le même
sandwich.
Ce qu'on veut
savoir, aujourd'hui, c'est qu'on veut savoir : Qui a pris la décision de
ne pas dévoiler 30 milliards au lieu de 25 milliards? Qui,
dans ce gouvernement, qui n'a pas intérêt que ce soit 30 milliards?
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Benoit
Charette
M. Charette : La question est
la même, la réponse sera strictement la même. Le calendrier a toujours été le
suivant : Au moment du dépôt du budget, avec la présentation du PQI, on
dévoile, avec une rigueur que jamais les libéraux n'ont eue, justement, par le
passé. Donc, c'est ce que nous avons fait en mars dernier, les chiffres de 2024
ont été présentés. L'année prochaine, nous
présenterons les chiffres de 2025. Et le gouvernement procède de cette façon-là
depuis plusieurs années.
Donc, celles et ceux qui se sont laissé
croire... laissé convaincre qu'il y a un vaste complot derrière ça, bien,
essayez d'évaluer qui est la source et dans quel intérêt ils l'ont fait, mais
vous allez rapidement... Et ça va me faire plaisir d'en parler demain, aux
crédits, mais on respecte le calendrier habituel.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant la cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Effort fiscal des contribuables multimillionnaires
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal : Merci, Mme la
Présidente. À Québec solidaire, on n'a pas attendu l'approche de la campagne
électorale pour faire des propositions pour donner de l'oxygène au portefeuille
des Québécois. Des mesures pour aider les familles à payer leur loyer,
l'épicerie et le transport, ça fait des années qu'on en fait, et on va
continuer à en faire, à Québec solidaire.
On en a tellement fait que même la première
ministre a pigé dans les excellentes propositions de Québec solidaire, et c'est
tant mieux, parce que ça aide les Québécois. Mais je ne peux pas m'empêcher,
quand même, de ressentir un peu d'empathie pour le ministre des Finances.
Honnêtement, je ne voudrais pas être dans ses souliers. Comme nous tous, il
constate l'état lamentable des finances publiques et du déficit historique créé
par la CAQ. Je le comprends de s'arracher les cheveux en se disant : Où
est-ce que je vais aller chercher l'argent?
J'ai une autre idée que j'invite la CAQ à nous
piquer avec grand plaisir : d'aller chercher
5 milliards de dollars en taxant les grandes fortunes de
25 millions de dollars et plus. Parce que, Mme la Présidente, il
n'y a pas 36 000 solutions. La marge de manoeuvre des finances du
Québec est limitée. Sinon, l'autre option, c'est de taxer encore la classe
moyenne, qui paie assez cher comme ça, ou de faire de l'austérité comme le
gouvernement du Parti libéral, et ça, personne ne veut retourner
là-dedans.
Les Québécois
ont besoin d'oxygène, le budget du Québec et le ministre des Finances ont aussi
besoin d'oxygène.
Est-ce que la première ministre accepte de se
donner les moyens d'aider les Québécois en imposant les grandes fortunes?
• (10 h 40) •
La Présidente : J'aimerais entendre
la réponse de la première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Merci, Mme la
Présidente. J'aimerais corriger un fait important. La situation financière du
Québec est bien meilleure que lorsque nous sommes arrivés au pouvoir. On est...
Des voix : ...
Mme Fréchette : Encore les
libéraux qui veulent m'empêcher de parler.
La Présidente : Alors,
article 32, gardez le silence. On écoute respectueusement les questions,
et j'aimerais entendre aussi les réponses. Je vous prie de garder le silence. Et
moi, j'aimerais entendre la première ministre.
Mme Fréchette : Alors, on est 4 %
moins endettés que lorsqu'on a pris le pouvoir, 4 %, c'est quand même
notable, alors qu'on a traversé une pandémie, alors qu'on est au milieu d'une
guerre tarifaire, alors qu'il y a un conflit en Iran puis au Moyen-Orient,
alors qu'il y a une guerre en Ukraine, que l'inflation sévit à peu près dans
tous les postes de dépenses des familles. On a géré les finances de manière
rigoureuse, et c'est ce qui fait qu'on a 4 % moins d'endettement
aujourd'hui que lorsqu'on est arrivés au pouvoir.
Mais on ne va pas s'arrêter là. On va continuer
à aider les Québécois. C'est ce qu'on a fait ces derniers mois, ces dernières
semaines, avec, notamment, le remboursement de la taxe de bienvenue pour les
premiers acheteurs. On veut que les jeunes, la jeune génération, deviennent des
propriétaires, alors on les aide en leur remboursant l'essentiel de la taxe de
bienvenue.
On réduit, par ailleurs, la partie occupée par
les services de garde dans le budget familial en convertissant
5 000 places de garderie non subventionnées en places subventionnées.
Ça, c'est majeur, l'impact budgétaire sur les familles qui ont des... qui ont
besoin des services de garde.
On est allés de l'avant avec la réduction... le
versement, cette semaine, d'une cotisation spéciale pour ceux qui bénéficient
du crédit d'impôt pour la solidarité. Ça aussi, c'est un beau coup de main à
ceux qui ont un revenu modeste et qui sont en grandes difficultés financières,
à l'heure actuelle, parce que tout coûte plus cher.
On
va continuer, également, d'aller de l'avant avec la détaxation de produits qui
sont souvent achetés par des aînés, des jeunes, également, des produits
qui se vendent à l'unité, qui autrefois étaient taxés, on ne sait pas pourquoi,
là ils ne seront plus taxés. On corrige une erreur qui prévalait depuis trop
longtemps.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal : Mme
la Présidente, la capacité de payer des Québécois est limitée. C'est ce que le
gouvernement de la CAQ a passé son temps à me dire quand on parlait du
Communautaire à boutte, qui demandait de l'argent pour pouvoir remplir les trous dans notre filet social. Quand on demande
d'avoir des livres dans les bibliothèques de nos écoles, il n'y a pas
d'argent, la capacité de payer des Québécois est terminée. Et là, tout d'un
coup, on trouve une marge de manoeuvre comme ça? C'est supposé être 250 millions.
336 millions. Comment est-ce qu'elle va trouver l'argent? Où est-ce
qu'elle va aller le chercher?
La Présidente : ...de la première
ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Oui, Mme la
Présidente, je rappelle qu'on respecte entièrement le cadre budgétaire qu'on
s'est donné pour l'année 2026‑2027. D'une part, on a eu des revenus plus
importants que prévu, parce que, justement, ça se passe bien au niveau
économique. Et, par ailleurs, il y a eu des transferts fédéraux également.
Donc, on respecte entièrement le cadre budgétaire. Et on continue d'investir
comme nul autre auparavant aussi dans le domaine de l'éducation, hein, une
priorité pour Québec solidaire.
Et je salue d'ailleurs l'intérêt de Québec
solidaire pour les questions du coût de la vie, parce que manifestement le
Parti libéral ne s'y intéresse pas. Nous, non seulement on s'y intéresse, mais
on agit.
Alors, ça,
c'est une différence importante, je pense, entre nos deux partis. Nous, on se
préoccupe de ce que... de ce qui est préoccupant pour les Québécois. On
n'est pas dans les vieilles querelles.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal : Mme
la Présidente, il n'y a pas 36 000 solutions. Si elle ne va pas
chercher l'argent là où elle est, c'est-à-dire chez les
multimillionnaires avec des fortunes de 25 millions de dollars et plus,
bien, c'est sûr qu'elle va couper, elle va
faire de l'austérité encore pire que dans les années libérales. Sinon, elle va
aller chercher l'argent dans la classe moyenne. La classe moyenne ne
peut pas payer.
Aller chercher l'argent dans les poches les plus
riches pour que les ultrariches fassent leur part, ça, les Québécois sont d'accord avec ça à 75 %. Les
électeurs de la CAQ sont d'accord à 75 %. Il y a des économistes qui sont
d'accord avec ça. Pourquoi est-ce que la première ministre, elle, elle
refuse...
La Présidente : La réponse de la
première ministre.
Mme Christine Fréchette
Mme Fréchette : Merci, Mme la Présidente. Bien, je sais que QS
aime beaucoup s'en remettre aux taxes, hein? On l'a vu dans les
dernières élections, des nouvelles taxes, des nouveaux impôts. Ce n'est pas
notre approche. Notre approche, c'est de
développer l'économie, de positionner le Québec dans des secteurs stratégiques
de telle sorte qu'on puisse avoir des emplois bien rémunérés pour les
Québécois, tout comme des recettes fiscales intéressantes.
Alors, notre priorité, ce n'est pas d'augmenter
les impôts des Québécois. C'est plutôt d'abaisser, en fait, le fardeau fiscal
des Québécois, de les aider, particulièrement dans ce contexte-ci, où c'est
difficile pour bien des familles, non seulement des familles à revenus
modestes, mais même pour des familles de la classe moyenne. On veut aider ces
familles-là parce que c'est devenu plus difficile que ce ne l'était, et c'est
important d'agir.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député de Laurier-Dorion.
Mesures pour faciliter l'accès au logement
M. Andrés Fontecilla
M. Fontecilla : Merci, Mme la
Présidente. Si on se fie au gouvernement, la crise du logement serait un simple
problème d'offre et de demande. Accueillons moins d'immigrants, construisons
plus, et le problème sera vite réglé. Selon
cette interprétation, le gouvernement a réussi. Le bilan migratoire du Québec
est négatif, la population du Québec diminue, et le taux d'inoccupation
des logements neufs a explosé.
Pourtant,
il suffit de parler aux citoyens pour réaliser que la crise du logement est
loin d'être réglée. L'itinérance continue d'augmenter, les locataires
continuent de recevoir des hausses de loyer hors de prix, et ça reste
extrêmement difficile de se trouver un logement à un prix raisonnable partout
au Québec.
Est-ce que la ministre va enfin reconnaître que
la crise du logement n'est pas seulement un problème d'offre, mais surtout un
problème d'abordabilité au logement?
La Présidente : La réponse de la
ministre responsable de l'Habitation.
Mme Karine Boivin Roy
Mme Boivin Roy : Merci, Mme la
Présidente. Alors, ça me fait... ça me fait plaisir de poursuivre la discussion
avec le collègue. On a entamé ce sujet-là
hier, pendant les crédits. Effectivement, on a discuté de la crise de
l'abordabilité et de tout ce qui est mis en place par le gouvernement
pour y faire face.
Alors, comme on s'est dit hier, c'est une
multitude de solutions qui sont mises en place. D'une part, on travaille sur
l'offre, effectivement. On travaille aussi sur la rénovation du parc immobilier
HLM et on aide aussi les ménages les plus
vulnérables. Alors, on agit sur tous les fronts, Mme la Présidente. On a
modernisé aussi les règles, on innove, on cherche à trouver l'équilibre
entre les propriétaires et les locataires.
Alors, au niveau de l'offre, vous vous souvenez,
M. le collègue, que, lorsqu'on est arrivés, en 2018, il y avait un rattrapage
de 15 000 logements qui étaient bloqués au niveau d'AccèsLogis.
Alors, il a fallu débloquer tout ça. On a commencé par s'affairer à ça. Et
depuis, eh bien, il y a eu 15 711 logements qui ont été annoncés. Au
31 mars 2026, il y a 10 506 logements qui ont été construits,
2 010 unités qui sont en réalisation ou qui sont en chantier
présentement. Il y en a également 3 195 qui ont été redistribués. Et je
reviendrai en complémentaire. Merci.
La Présidente : Et vous vous
adresserez à la présidente. Première complémentaire.
M. Andrés Fontecilla
M. Fontecilla : Merci. La
ministre a beau nous lister toutes les actions de son... de son gouvernement,
la réalité demeure. Depuis l'accession au
pouvoir de la CAQ, les loyers, au Québec, ont augmenté de 62 %. 62 %.
Donc, la ministre, j'attends toujours qu'elle nous dise que l'État
devrait construire, oui, davantage de logement, elle le fait, mais à un prix
abordable, et pas des loyers intermédiaires à 150 % du loyer... du prix du
marché.
Est-ce qu'elle peut s'engager aujourd'hui à
abandonner les loyers...
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Karine Boivin Roy
Mme Boivin Roy : Mme la
Présidente, ce qu'on s'engage aujourd'hui et ce qu'on s'engage depuis le début du mandat, c'est de travailler sur l'offre. Vous
l'avez entendu avec la nouvelle première ministre, elle a dit que l'habitation était, pour elle, une priorité, que c'était une
urgence sociale et économique à la fois. Alors, on continue de travailler
là-dessus.
Vous savez que ma prédécesseure la députée de Bertrand,
qui est présentement la présidente du Conseil du trésor, a mis en place
plusieurs innovations. Entre autres, il y a eu la question des développeurs...
les développeurs qualifiés. Il y a eu également les fonds fiscalisés. Il y a
plusieurs logements qui sortent, avec ça, présentement,
2 745 logements qui ont été réalisés, justement, grâce à nos ententes
avec les fonds fiscalisés. Il y en a 6 200 qui sont attendus dans les
quatre prochaines années. Il y a également, aussi, au niveau des... il y a le
modulaire...
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Andrés Fontecilla
M. Fontecilla : Il n'y a pas
qu'un problème d'offre insuffisante, Mme la Présidente. Le problème, c'est
aussi la spéculation, qui pousse certains propriétaires à mettre leurs
locataires dehors pour transformer leurs logements en condos locatifs de luxe.
Le gouvernement a eu le bon sens de mettre un
moratoire sur les rénovictions, mais celui-ci prend fin l'an prochain. Est-ce
que la ministre peut s'engager à renouveler ce moratoire, aujourd'hui, sur les
rénovictions?
• (10 h 50) •
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Karine Boivin Roy
Mme Boivin Roy : Je vous
remercie d'en parler. Effectivement, on a parlé, hier, du projet de loi
n° 31, avec la protection supplémentaire qui a été apportée au niveau des
rénovictions. Alors, on a discuté aussi du fait qu'il était... il y avait des
pourparlers, présentement, pour poursuivre davantage. Donc, le moratoire est là
pour trois ans. On sait qu'évidemment on l'avait mis en place pour aider,
puisqu'on sait que le marché n'est pas équilibré présentement. On a protégé les aînés. Vous savez que c'est 60 000 ménages
de plus, au niveau des aînés, qui sont protégés. Alors, on va continuer à le
faire, monsieur... Mme la Présidente.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député de Taschereau.
Position du gouvernement concernant l'exploration
et l'exploitation des gaz de schiste
M. Etienne Grandmont
M. Grandmont : Merci, Mme la
Présidente. Depuis sa nomination, la nouvelle ministre de l'Environnement
inquiète profondément les groupes environnementaux, et honnêtement je les
comprends. Dans ses fonctions passées à l'Institut économique de Montréal, elle
a défendu le projet Énergie Est. Elle a aussi remis en question la pertinence
de la bourse du carbone, qui est pourtant un des principaux leviers de
réduction des GES au Québec. Elle a même écrit que la protection des espèces menacées était un frein aux projets de
développement. Puis aujourd'hui qu'est-ce qu'on entend de la ministre?
Qu'il faut encore alléger les délais pour faciliter les projets économiques.
Lors des crédits en transition énergétique, il y
a deux semaines, la ministre s'est dite ouverte à rouvrir le débat sur
l'exploitation des gaz de schiste au Québec. Pendant ce temps-là, partout dans
le monde, tous les nouveaux besoins en énergie ont été comblés par des énergies
renouvelables.
Alors, ma question est très simple. Est-ce que
la ministre de l'Environnement trouve ça responsable, dans le contexte
climatique actuel, de rouvrir un débat qui a été clos par une loi ici même en
2001?
La Présidente : La réponse de
la ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques,
de la Faune et des Parcs.
Mme Pascale Déry
Mme Déry : Merci beaucoup, Mme
la Présidente. Alors, comme je l'ai déjà dit en cette Chambre, puis je l'ai déjà dit, quand même, à quelques reprises, puis
d'ailleurs on a eu la chance d'intervenir, il y a deux semaines, en crédits,
puis on aura la chance de passer une bonne partie de la journée, aujourd'hui,
en crédits également, alors, encore une fois,
moi, ma position, à l'environnement, puis j'ai été claire là-dessus, il faut
toujours trouver un équilibre, Mme la Présidente, un équilibre entre les
gains environnementaux qu'il faut qu'on fasse et un équilibre entre les gains
économiques, le développement économique du Québec, puis c'est cet équilibre-là
qu'on a toujours cherché à trouver. Puis je peux vous dire que, quand je
regarde le bilan environnemental de la CAQ depuis 2018, on n'a jamais autant
investi d'argent et on essaie, justement,
toujours de trouver cet équilibre-là entre les gains environnementaux et les
gains économiques, et c'est là-dessus que je me base.
Concernant sa question, justement, sur les
énergies renouvelables, on a un projet de 200 milliards, un grand chantier
d'Hydro-Québec, mon collègue à l'Économie en parlait hier, puis on va continuer
d'en parler. C'est un projet de
200 milliards, Hydro-Québec. Il faut les accompagner. On a toutes les
énergies propres et les énergies renouvelables, Mme la Présidente. Et c'est ce
que je vais m'affairer à faire au cours des prochains mois et des prochaines semaines
qu'il me reste. Je vais m'assurer de pouvoir accompagner Hydro-Québec,
justement, pour être capables de répondre à ces besoins-là. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Etienne Grandmont
M. Grandmont : Merci. Suite au
refus du gouvernement de la CAQ de créer un comité jeunesse permanent sur
l'environnement, j'ai pris la liberté, moi-même, d'inviter des jeunes, qui sont
aujourd'hui dans les tribunes, pour qu'ils
voient le genre de discours que tient la ministre sur la question climatique.
Laissez-moi vous dire qu'ils ont accepté avec enthousiasme d'être ici,
Mme la Présidente.
Alors, je
répète ma question. Pour l'avenir du Québec, pour l'avenir de nos jeunes,
est-ce que la ministre trouve qu'il est responsable de rouvrir le débat
sur l'exploitation des gaz de schiste au Québec?
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Pascale Déry
Mme Déry : Mme la Présidente,
j'ai été très claire, et le député le sait, et j'ai été très claire la semaine
dernière, et je vais l'être encore une fois aujourd'hui. Il y a une loi, actuellement,
qui est en vigueur, et je n'ai aucune intention et nous n'avons aucune
intention, de la rouvrir. On a un projet qui s'appelle le chantier d'Hydro, à
200 milliards. On va s'assurer d'accompagner Hydro-Québec au cours des
prochaines années, que ce soit avec le fameux PGIRE de mon collègue, que ce
soit chez nous, avec les projets de développement économique que nous avons. On
a des processus extrêmement rigoureux. On va miser sur nos énergies
renouvelables, sur nos énergies propres, parce que c'est ce qu'on a de plus beau, au
Québec, puis c'est ce qu'on est le plus fiers, au Québec. Je vais continuer,
Mme la Présidente, de travailler sur le développement de ces énergies
renouvelables et de ces énergies propres. Merci beaucoup, Mme la Présidente.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. Etienne
Grandmont
M. Grandmont : Rouvrir le débat sur l'exploitation de gaz de schiste, c'est
potentiellement nous verrouiller dans la dépendance aux énergies fossiles.
C'est accepter de reculer en arrière. C'est de baisser les bras face à l'urgence
climatique.
Les jeunes nous
écoutent. Est-ce que la ministre va nous enligner sur la meilleure trajectoire
climatique possible ou est-ce qu'elle va faire simplement... continuer le
travail qui a été amorcé par son prédécesseur, qui nous a imposé les plus
grands reculs environnementaux de l'histoire du Québec en seulement six mois?
Alors, ma question,
là : Est-ce qu'elle ferme le débat sur les gaz de schiste et, du même
coup, dédit la première ministre, qui s'était engagée à ouvrir le débat sur les
gaz de schiste...
La Présidente :
La réponse de la ministre.
Mme Pascale
Déry
Mme Déry :
C'est quand même assez incroyable, Mme la Présidente. À chaque fois qu'on parle
de gains environnementaux, je pense que QS a de la difficulté à comprendre
qu'on doit être capables de concilier les deux, les gains environnementaux et
les gains économiques, développement économique du Québec. Pour eux, ce n'est
jamais réconciliable. Moi, je vous le dis, c'est conciliable, on est capables
de faire les deux en même temps. Et c'est ce qu'on fait, parce qu'on est un gouvernement pragmatique, et je prends des
décisions pragmatiques, dans l'intérêt des Québécois et dans l'intérêt
du Québec, et on va continuer à opérer de la même façon.
Alors,
je le répète à qui veut bien l'entendre, il y a une loi actuelle qui ne nous
permet pas d'exploiter les hydrocarbures. Je n'ai pas l'intention de
rouvrir cette loi-là, on n'a pas l'intention d'aller là. Comme on l'avait dit,
la dernière fois, la question est légitime
parce qu'on est dans un contexte comme celui-là. C'est légitime de se poser des
questions. Il faut toujours être capable de...
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Terrebonne.
Aide aux entreprises
Mme Catherine
Gentilcore
Mme Gentilcore :
La première ministre a vanté à maintes reprises son bilan économique dans cette
Chambre, oui, mais aussi lors de sa course à
la chefferie. Mais qu'en est-il vraiment? Sous sa gouverne, c'est plus de 129 000 pertes d'emploi, une vingtaine d'usines qui ont fermé. Ça, c'est sans
compter le bar ouvert des subventions aux grandes entreprises. Hier
encore, la première ministre a défendu son utilisation du Fonds de
développement économique, dans lequel son gouvernement a perdu plus de 6 milliards de
dollars jusqu'à aujourd'hui.
Mais le ministre de
l'Économie, lui, là-dedans? Il est à côté, il acquiesce, alors qu'aux médias il
continue de dire qu'il veut de la prudence
et un changement d'air. Et pourtant il continue d'appliquer la recette qu'il
dénonçait encore cet hiver en multipliant les annonces depuis sa
nomination. Avec la CAQ, on donnait de l'argent au pif, on donne de l'argent au
pif, et ils vont continuer de distribuer de l'argent au pif.
Ma
question est simple. Est-ce qu'il est en mesure de nous dire, M. le ministre,
combien il a distribué depuis son arrivée en poste au ministère de
l'Économie?
La Présidente :
La réponse du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville : Alors, Mme la Présidente, on ne va pas s'excuser d'appuyer les projets
des entreprises québécoises qui
visent à créer de l'emploi et qui visent à créer de la richesse. On ne va pas
s'excuser d'avoir appuyé le projet de Kruger pour créer des nouvelles
lingettes sans produits chimiques, biodégradables, qui nous permettent d'ouvrir
un nouveau marché, qui permettent de
consolider l'usine de Wayagamack, à Trois-Rivières. On ne va pas se permettre... on ne va pas
s'excuser, dis-je, d'avoir appuyé le Groupe Meloche, un groupe important dans
l'aérospatiale, qui voulait consolider sa propriété québécoise et s'ouvrir sur
le marché européen. Parce que, oui, il faut diversifier nos marchés, à cause,
bien entendu, de la crise tarifaire à laquelle nous faisons face. De la même
façon, Mme la Présidente, qu'on ne va pas s'excuser
d'avoir aidé une entreprise comme Au Dragon Forgé, de Terrebonne, dans le comté
de Mme la députée. Est-ce qu'elle souhaiterait que nous cessions
d'appuyer des entreprises, Mme la Présidente, comme Au Dragon Forgé, une belle
entreprise manufacturière qui avait besoin d'un appui et qu'on a appuyée? Et ça
fonctionne. On a comblé une partie de l'écart de richesse, une grosse partie,
et on a comblé...
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Catherine Gentilcore
Mme Gentilcore : Je vais vous le dire, moi,
232 millions de dollars que vous avez distribués dans le dernier
mois, depuis votre entrée en poste. À ce rythme-là, vous vous enlignez
pour être...
La
Présidente : Mme la
députée, vous vous adressez à la présidente. On ne se parle pas directement.
Poursuivez.
Mme Gentilcore : ...M. le ministre s'enligne pour être aussi
dépensier que sa prédécesseure. Donc, je cite à nouveau le ministre : «Les Québécois veulent qu'on
soit plus prudents dans l'aide aux entreprises, plus exigeants. Je pense qu'avec
raison ils veulent qu'on tire les leçons de l'épisode Northvolt.»
Peut-il me dire
comment il a été plus exigeant dans le dernier mois?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville : Bien, Mme la Présidente, c'est vrai que la première ministre et
moi-même avons constaté qu'il fallait effectivement appuyer davantage
nos PME, à l'avenir, et c'est ce que nous allons faire. Et d'ailleurs, si vous
regardez les résultats de nos interventions
économiques, c'est très intéressant de constater, Mme la Présidente, qu'il y a
beaucoup de petites qui sont devenues de moyennes entreprises et des moyennes
qui sont devenues de grandes entreprises. Et ça fonctionne. Regardez ce
magnifique tableau. Ça, là, c'est la croissance de la productivité des
entreprises de 2018 à 2024. Regardez la belle colonne bleue, c'est le
Québec, plus 8,4 %, la productivité. L'Ontario est à 0,2 %. Le Canada
est à 0,4 %. Ça marche.
Des voix :
...
La Présidente :
Pas de bravo, pour tout le monde. Deuxième complémentaire.
Mme Catherine
Gentilcore
Mme Gentilcore :
C'est le ministre lui-même qui voulait qu'on change la stratégie. Visiblement,
il a changé son fusil d'épaule. C'est ça, le problème, avec la CAQ. Depuis huit
ans, on dilapide l'argent des Québécois pas pour créer des emplois, pas pour
sauver des industries, pas pour structurer notre économie. Non. Ils le font
pour couper des rubans, pour faire des pelletées de terre et tenir le parapluie
du fédéral. Ça fait huit ans que ça dure, et, je vous garantis, il n'y a rien
qui va changer.
• (11 heures) •
Des voix :
...
La Présidente :
Silence! Silence! Le ministre va répondre. La réponse du ministre. Gardez le
silence.
M. Bernard
Drainville
M. Drainville :
Mme la Présidente, le parapluie préféré des péquistes, c'est le parapluie du
Oui, hein, puis celui des libéraux, c'est le parapluie du Non. Bien, ils
veulent nous ramener en arrière dans les vieilles patentes à gosses de
souveraineté puis de référendum...
Des voix :
...
La Présidente :
Attendez, M. le ministre. M. le député de LaFontaine, je vous entends très bien.
Je vais tous vous nommer.
Alors, moi,
j'aimerais entendre la réponse. Et gardez le silence. Je vous l'ai dit, vous
ferez ce que vous voudrez à l'extérieur. Moi, je veux entendre la réponse du
ministre. On garde le silence.
M. Drainville : Alors, les vieilles chicanes du passé du PQ puis des libéraux, restez
dans le passé, ça vous va très bien. Nous, on regarde en avant. Regardez les
résultats. Les exportations, Mme la Présidente, tu sais, quand on parle de diversification, qu'il faut diversifier nos
exportations, les exportations vers les Pays-Bas, augmentation de 104 %;
vers l'Inde, 24 %; vers l'Allemagne, 21,7 %. Les programmes... Les
programmes d'aide, Mme la Présidente, nous aident globalement...
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Chicoutimi.
Déficit de maintien des
actifs
Mme Marie-Karlynn
Laflamme
Mme Laflamme : Merci, Mme la Présidente. Alors, les Québécois
ont eu toute une mauvaise surprise, ce matin, en ouvrant le journal, quand ils ont réalisé que le déficit d'entretien
des routes et des ponts s'est empiré de 6 milliards de dollars, une information qui ne
devait pas leur être transmise avant le mois d'octobre. C'est la plus forte
augmentation sur un an qu'on a jamais vue au gouvernement. C'est surtout
un comportement qui en dit très long sur le gouvernement à qui on a affaire.
La question, ici,
elle est d'une importance capitale parce qu'elle touche surtout, surtout à la
confiance que le public peut avoir ou non dans le gouvernement de la CAQ.
Alors, je pose ma
question ici : Est-ce que le gouvernement reconnaît qu'il n'avait
nullement l'intention de divulguer ce montant aux Québécois avant les
élections, oui ou non?
La Présidente :
La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité durable.
M. Benoit
Charette
M. Charette :
Merci, Mme la Présidente. Je comprends que ça... que la question est lue,
qu'elle ne s'est pas adaptée à la réponse que j'ai fournie un petit peu plus
tôt, mais c'est exactement la même question. Donc, la réponse demeure la même.
Le calendrier est inchangé depuis des années. Depuis des années, au moment du
dépôt du budget, nous publions le rapport sur le déficit d'entretien d'actif,
ce qui a été fait en mars dernier pour l'année 2024. Et il y a effectivement toujours une année d'écart pour
valider les chiffres de l'année suivante. Donc, en mars 2025... 2027, plutôt,
nous publierons les chiffres pour l'année 2025.
Donc, aucun complot,
aucune intention de cacher quelque information que ce soit. Nous procédons de
cette façon-là, qui est la plus rigoureuse, pour avoir les chiffres les plus
exacts possible.
Et, pour ce qui est
des critères pour déterminer le déficit d'entretien des actifs, c'est nous qui
les avons mis en place. C'est nous qui
souhaitons cette transparence-là et c'est nous qui faisons en sorte que les
Québécois, les Québécoises aient l'heure juste, Mme la Présidente.
La Présidente :
Première complémentaire.
Mme Marie-Karlynn
Laflamme
Mme Laflamme :
Mme la Présidente, dans la période dans laquelle nous sommes, c'est une
information qui devrait être divulguée aux Québécois et aux Québécoises. Mais,
plus que ça, j'aimerais savoir si la CAQ reconnaît, étant donné que les coûts de... de réfection ont explosé — depuis quand, depuis 2018, depuis que la CAQ est
arrivée au pouvoir — que la facture de réalisation d'un kilomètre
d'asphalte a bondi de 64 %... Est-ce que le gouvernement reconnaît l'échec
qu'il a à contrôler les coûts de construction au Québec? Oui ou non?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Benoit Charette
M. Charette : Mme la Présidente,
l'échec est plutôt au niveau des gouvernements précédents qui n'ont pas vu
venir la détérioration de nos actifs. Une route, une autoroute, un hôpital, une
école, ça ne se détériore pas en quelques années, ça se détériore sur des
décennies. Et, malheureusement, les gouvernements précédents ont sous-investi
au niveau du maintien d'actif.
Au niveau routier,
c'est 88 % de sommes records qui sont investies, au niveau du maintien
d'actif, et, malgré tout, on peine à rattraper ce retard-là accumulé.
Donc, s'il y a une
faute à attribuer, c'est aux gouvernements précédents. Et, dès 2018, nous avons
tout mis en oeuvre pour tenter de rattraper
ce record-là. Le budget, au niveau du maintien d'actif, a doublé, depuis 2018.
Donc, les efforts sont réels, mais le travail est colossal. Le
rattrapage va se faire sur quelques années, Mme la Présidente.
La
Présidente : Et voilà. Cela met fin à cette période de questions et de
réponses orales.
Motions sans préavis
Comme
il n'y a pas de votes reportés, nous allons passer à la rubrique Motions sans
préavis. Pour ce faire, je cède la place au troisième vice-président de
l'Assemblée nationale. Merci. Bonne fin de journée, tout le monde.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Alors, bonjour, collègues. En fonction de nos
règles et de l'ordre de présentation des motions sans préavis, je reconnais un
membre du deuxième groupe d'opposition. M. le leader du deuxième groupe
d'opposition.
Confier à la Commissaire au
bien-être et aux droits des enfants le mandat
d'évaluer la mise en oeuvre des recommandations formulées dans le
rapport de la Commission spéciale sur les droits des
enfants et la protection de la jeunesse
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup, M. le Président. Je sollicite le consentement de cette Assemblée pour
présenter la motion suivante conjointement
avec le ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte à l'itinérance, la députée de Robert-Baldwin, le député des
Îles-de-la-Madeleine, la députée de Laporte, la députée de Rimouski, la députée
de Saint-Laurent et le député de Rosemont :
«Que l'Assemblée
nationale rappelle le tragique décès de la fillette de Granby, survenu le
30 avril 2019, qui a profondément
bouleversé le Québec et mené à la création de la Commission spéciale sur les
droits des enfants et la protection de
la jeunesse, dite la Commission Laurent, laquelle a formulé 65 appels à
l'action, divisés en 250 sous-recommandations, pour transformer la
protection de la jeunesse au Québec;
«Qu'elle souligne que
la création du poste de commissaire au bien-être et aux droits des enfants, qui
a déposé son premier rapport le 14 mai dernier, découlait de la première
recommandation de cette commission;
«Qu'elle constate que
les conclusions de la Commission Laurent ont été largement reconnues et
saluées;
«Qu'en conséquence,
conformément au mécanisme prévu par la Loi sur le commissaire au bien-être et
aux droits des enfants, l'Assemblée nationale confie à la commissaire le mandat
d'évaluer la mise en oeuvre de ces appels à l'action et de formuler toute
recommandation qu'elle juge nécessaire.»
Merci.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Une voix :
...
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Consentement, sans débat. M. le leader.
Une voix : ...
Mise aux voix
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Un vote électronique a été demandé. La période de
vote est ouverte.
La période de vote
est terminée. M. le secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 100
Contre :
0
Abstentions :
0
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Cette motion est adoptée. M. le leader du
deuxième groupe d'opposition.
M. Cliche-Rivard :
Merci beaucoup, M. le Président. Est-ce qu'une copie de cette motion peut
être envoyée à la Commissaire au bien-être et aux droits de l'enfant ainsi
qu'au Collectif Ex-placé DPJ, s'il vous plaît? Merci.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Ce sera fait, M. le leader.
La prochaine motion
revient au troisième groupe d'opposition, et je reconnais M. le député d'Arthabaska.
Déclarer qu'aucun
parlement ou gouvernement ne peut réduire
les pouvoirs, l'autorité, la souveraineté et la légitimité de
l'Assemblée nationale ou d'une assemblée législative
M. Boissonneault :
Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette
Assemblée afin de présenter, conjointement
avec le ministre de la Justice et les députés de Jean-Lesage, d'Abitibi-Est,
Laporte, Rosemont et Saint-Laurent, la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale rappelle sa résolution unanime du 12 mai dernier qui confirme le
droit de la nation québécoise à décider de
son statut politique à la majorité absolue des voix, soit 50 % des votes
déclarés valides plus un vote;
«Qu'elle
souligne que le texte de cette résolution a été transmis au cabinet du premier
ministre du Canada après son adoption;
«Qu'elle réitère au
premier ministre du Canada le consensus québécois derrière la Loi sur
l'exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et
de l'État du Québec;
«Qu'enfin
elle déclare qu'aucun parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs,
l'autorité, la souveraineté et la légitimité de l'Assemblée nationale ou
d'une assemblée législative, ni contraindre la volonté démocratique de sa
population à disposer elle-même de son avenir.»
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
Mme Lachance :
Consentement, sans débat.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Mme la députée de Rimouski.
Mme Blanchette
Vézina : ...
Le Vice-Président (M. Benjamin) : Consentement?
Consentement. M. le... M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
• (11 h 10) •
M. Arseneau :
Un vote électronique, s'il vous plaît.
Mise aux voix
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Un vote électronique a été demandé. La période de
vote est ouverte. Oui?
M. Bonnardel : Avec le consentement des leaders, on pourrait demander d'avoir le même
vote que précédemment.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Est-ce que... est-ce qu'il y a consentement pour
la proposition du leader? Consentement? Consentement. Donc, cette motion est considérée,
donc, comme adoptée.
La prochaine
motion... Oui, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : Je voudrais quand même
que copie de cette motion soit transmise — devinez où — au cabinet du premier ministre du Canada.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Ce sera fait, M. le député des
Îles-de-la-Madeleine.
La prochaine motion
revient au gouvernement, et je reconnais M. le ministre de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation.
Appuyer le remboursement du
coût carbone pour les agriculteurs
M. Martel : M. le Président, je
sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante
conjointement avec le chef parlementaire de l'opposition officielle et les
députés d'Arthabaska et Abitibi-Est :
«Que l'Assemblée
nationale rappelle que les producteurs agricoles jouent un rôle essentiel dans
la sécurité alimentaire, le développement économique des régions ainsi que la
vitalité du territoire québécois;
«Qu'elle
souligne que l'augmentation des coûts liés au carbone exerce une pression
importante sur les exploitations agricoles, particulièrement dans un
contexte d'inflation et d'incertitude économique;
«Que l'Assemblée
nationale appuie le remboursement du coût carbone pour les agriculteurs.»
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
Mme Lachance :
Consentement, sans débat.
Mise aux voix
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Consentement, sans débat. Donc, cette motion
est-elle adoptée? Adopté. Et la prochaine motion revient à
l'opposition officielle, et je reconnais M. le député de l'Acadie.
Demander au gouvernement
fédéral de retirer la possibilité pour une
personne accusée de violence conjugale d'obtenir une absolution
M. Morin :
Alors, M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante conjointement avec la députée de Rimouski, la
députée de Laporte et la députée de Saint-Laurent :
«Que l'Assemblée
nationale prenne acte qu'au Québec, le nombre de conjoints violents condamnés à
la sentence la moins punitive du Code criminel, soit l'absolution, a plus que
doublé en cinq ans, passant de 778 en 2020 à 1 823 en 2025;
«Qu'elle s'inquiète
de cette situation et de son effet sur les victimes et leur sentiment de
sécurité;
«Qu'elle considère
qu'une telle situation est à même d'affecter de façon durable la confiance des
victimes et du public envers notre système de justice;
«Qu'enfin,
elle demande au gouvernement fédéral de retirer la possibilité pour un accusé
d'obtenir une absolution dans les cas de violence conjugale.»
Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
Mme Lachance :
Consentement, sans débat.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Consentement, sans débat. M. le leader de
l'opposition officielle.
M. Tanguay :
...sinon de reporter, le cas échéant, le même vote.
Le
Vice-Président (M. Benjamin) : Un vote électronique a été
demandé. Donc, est-ce qu'il y a consentement de reporter le même vote...
Des voix :
...
Mise
aux voix
Le Vice-Président (M. Benjamin) : On l'essaie? Parfait. Alors, un vote a été
demandé. La période de vote est ouverte.
La période de vote
est terminée. M. le secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 96
Contre :
0
Abstentions :
0
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Cette motion est donc adoptée. M. le leader
de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Oui. Merci, M. le Président. Nous aimerions qu'une copie de cette motion
soit envoyée au ministre fédéral de la
Justice, au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence
conjugale, à la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes et à l'Alliance
des maisons d'hébergement de 2e étape. Merci.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Ce sera fait, M. le leader.
Avis
touchant les travaux des commissions
Nous sommes
maintenant rendus à la rubrique des avis touchant les travaux des commissions.
Mme la leader adjointe du gouvernement.
Mme Lachance :
Merci, M. le Président. La Commission de l'économie et du travail procédera
à l'étude des crédits budgétaires 2026‑2027 du volet Économie du
portefeuille Économie, Innovation et Énergie aujourd'hui, de 11 h 15
à 13 heures et de 15 heures à 16 h 15, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission des
transports et de l'environnement procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026‑2027 du volet Environnement, Lutte contre les changements
climatiques, Faune et Parcs du portefeuille Environnement, Lutte contre les
changements climatiques, Faune et Parcs aujourd'hui, de 11 h 30 à
13 heures et de 15 heures à 18 h 30, à la salle
Pauline-Marois.
La
Commission des institutions procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026‑2027
du volet Conseil exécutif et du
portefeuille Conseil exécutif aujourd'hui, de 11 h 15 à 13 heures
et de 15 heures à 17 h 15, à la salle du Conseil législatif.
La Commission de
l'aménagement du territoire procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026‑2027
du volet Métropole du portefeuille Affaires municipales et Habitation
aujourd'hui, de 15 heures à 16 h 15, à la salle
Louis-Joseph-Papineau.
La Commission de
l'économie et du travail procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026‑2027
du volet Investissement Québec du portefeuille Économie, Innovation et Énergie
aujourd'hui, de 16 h 30 à 18 h 30, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission des
finances publiques procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026‑2027
du volet Cybersécurité et Numérique du portefeuille Cybersécurité et Numérique
aujourd'hui, de 15 heures à 18 h 15, à la salle
Marie-Claire-Kirkland.
La Commission des
transports et de l'environnement procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026‑2027 du volet Stratégie maritime du portefeuille
Transport et Mobilité durable aujourd'hui, de 19 h 30 à
20 h 30, à la salle Louis-Joseph-Papineau.
La Commission de
l'aménagement du territoire entendra les intéressés et procédera à l'étude
détaillée des projets de loi d'intérêt privé
suivants, et ce, dans l'ordre ci-après indiqué : d'abord, le projet de loi
d'intérêt privé n° 205, Loi
concernant un immeuble situé sur le territoire de la Ville de Québec, et par la suite le projet de loi d'intérêt privé
n° 201, Loi concernant le Monastère des
Ursulines de Québec, le mercredi 3 juin 2026, de 15 heures à
18 heures, à la salle Pauline-Marois.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Merci, Mme la leader adjointe du gouvernement.
À la rubrique des
renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Ajournement
Puisque nous sommes à
la période de l'étude des crédits budgétaires et que, conformément aux
dispositions de l'article 282 du règlement, l'Assemblée ne procède qu'aux
affaires courantes, je lève donc la séance, et les travaux de l'Assemblée sont
ajournés au jeudi 28 mai 2026, à 9 h 40.
(Fin de la séance à 11 h 19)