(Neuf
heures quarante minutes)
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Bon jeudi. Vous pouvez vous asseoir.
Affaires courantes
Déclarations de députés
Donc, nous sommes aux
affaires courantes, à la rubrique de déclarations de députés, et sans plus
tarder je vais céder la parole à M. le député de Jonquière.
Souligner l'installation de
nouveaux défibrillateurs externes
automatisés dans la circonscription de Jonquière
M. Yannick Gagnon
M. Gagnon :
Bonjour, Mme la Présidente. Mme la Présidente, un de mes constats, après
bientôt quatre ans comme député, c'est simple, mais tellement important. Mon
constat : écouter son monde.
Quand Mme Claudiane
Gosselin s'est présentée à mon bureau en me disant qu'il serait primordial de
mettre un défibrillateur, qu'on appelle un DEA, dans un quartier en périphérie
de ma circonscription, elle avait bien raison. Elle avait raison, et on l'a
fait. Et, en plus de le faire, on est allés chercher un partenariat, Mme la
Présidente, un partenariat avec la coopérative des ambulanciers du Québec pour
donner de la formation à ces citoyens en question, en périphérie.
Et on n'est pas
arrêtés là, Mme la Présidente. Vendredi dernier, au centre communautaire de
Jonquière-Nord, avec des ambassadeurs du
projet, comme Claude Bouchard, Daniel Tremblay-Larouche, Richard Poirier,
Jacinthe Brisson et, bien entendu, Érick Tremblay, du CTAQ, nous
avons annoncé, Mme la Présidente, pas trois, pas quatre, mais notre cinquième
défibrillateur.
Écouter son monde
sauve des vies.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, nous poursuivons
avec Mme la députée de Robert-Baldwin.
Souligner le 50e anniversaire de l'Association
canadienne-philippine de l'Ouest-de-l'Île
Mme Brigitte B. Garceau
Mme Garceau :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je souhaite aujourd'hui souligner le
50e anniversaire de l'association philippine-canadienne de
l'Ouest-de-l'Île, la FCAWI.
Fondée en 1976,
l'association est née d'un désir profond de rassembler les familles
philippines, qui s'établissent de plus en plus dans l'Ouest-de-l'Île de
Montréal.
Au fil des années,
l'association a connu une croissance remarquable avec la création du FCAWI
Times, d'un chapitre jeunesse, ainsi que
de nombreuses activités sportives et communautaires qui ont permis aux jeunes
de s'épanouir et de développer un fort sentiment d'appartenance.
50
years later, FCAWI remains stronger than ever. Through the dedication of its
members, the association has promoted civic leadership, community engagement,
and the richness of the Filipino culture.
Congratulations, FCAWI, on this
milestone anniversary! May the Filipino spirit, resilience, and solidarity
continue to inspire future generations.
Merci
beaucoup.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec M. le député de Maskinongé.
Rendre hommage à M. Normand
Branchaud
M. Simon Allaire
M. Allaire :
Merci, Mme la Présidente. Je souhaite rendre hommage à un homme de coeur
tellement passionné et profondément apprécié de sa communauté, M. Normand
Branchaud.
Depuis maintenant
60 ans, M. Branchaud fait vivre la musique avec coeur et générosité.
Encore aujourd'hui, il partage son talent au sein de la FADOQ Band, entouré des
mêmes musiciens depuis 23 ans.
Au fil des décennies, il a su transmettre son
amour de la musique à son fils Jean-François, artiste bien connu de la grande, la
grande... du grand groupe musical, pardon, La Bottine souriante.
Mme la Présidente, au-delà
du musicien, c'est surtout l'homme derrière l'artiste que je tiens à souligner
aujourd'hui, un homme impliqué, rassembleur et généreux, qui aime surtout
mettre le bonheur dans la vie des autres. Et,
au fil du temps, vous savez, on pourrait le surnommer Ti-Gus, parce qu'il
multiplie les blagues, à force de rencontrer les gens autour de lui,
mais, vous savez, Mme la Présidente, ce qui résume M. Branchaud, c'est
surtout son grand coeur et son amour pour les autres.
Alors, au nom de l'Assemblée nationale, merci,
M. Branchaud, pour ces 60 années de passion, de musique et de bonheur
partagé. Merci, Mme la Présidente.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. Maintenant,
je suis prête à entendre M. le député de Gouin.
Souligner le 40e anniversaire de L'Écho des femmes de
la Petite Patrie
M. Gabriel Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois : Merci, Mme
la Présidente. Il y a maintenant 40 ans, après une grande consultation publique auprès des citoyennes et des citoyens de
mon quartier, est né un organisme devenu essentiel, L'Écho des femmes de
la Petite Patrie.
Cet endroit
est devenu bien plus qu'un local. Pour les femmes qui y travaillent et qui le
fréquentent quotidiennement, c'est devenu une deuxième maison. On y
organise des repas communautaires, des sorties à l'extérieur de la ville, des activités culturelles, des conférences sur des
sujets d'actualité. Vraiment, l'impact de ce lieu sur la vie des femmes du
quartier est tout simplement inspirant.
Depuis 40 ans,
cette équipe de femmes exceptionnelles fait la différence dans la vie des
femmes du quartier. Elle crée un sentiment de communauté et travaille
activement pour créer un Québec plus juste et plus égalitaire.
Je leur
souhaite donc un joyeux 40e anniversaire et je leur souhaite un long
avenir pour poursuivre cette mission essentielle.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je
vous remercie, M. le député. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la
députée de Louis-Hébert.
Rendre hommage à Mme Rosemarie Boivin
Mme Geneviève Guilbault
Mme Guilbault : Oui. Merci beaucoup, Mme la Présidente. Nous avons
aujourd'hui de la grande visite dans les tribunes, Rosemarie Boivin, résidente
de Saint-Augustin-de-Desmaures, donc de Louis-Hébert, et
grande gagnante de La Voix 2026.
Le 5 avril
dernier, toute la circonscription de Louis-Hébert vibrait de fierté
à la suite de la victoire de Rosemarie. Elle est l'incarnation même de
la résilience et de la persévérance.
Initiée à la musique par son père et son frère,
elle a vu sa vie basculer à seulement 20 ans lorsqu'elle a reçu un diagnostic de cancer. Face à cette épreuve, elle a
choisi de transformer la douleur en espoir en organisant un spectacle-bénéfice qui a permis d'amasser plus de 25 000 $.
Peu de temps après, elle a également dû traverser le décès tragique de son
père.
Malgré les épreuves, Rosemarie n'a jamais cessé
de croire en elle et en ses rêves. Avec courage, elle se présente aux auditions à l'aveugle et rejoint l'équipe de
Mario Pelchat. Roxane Bruneau... Pardon. Volée ensuite par Roxane Bruneau
lors des duels, elle se rend jusqu'à la grande finale, où son interprétation
touchante de Ton départ, dédiée à son papa, a ému tout le Québec.
Félicitations, Rosemarie! Et au plaisir de te
voir en spectacle très bientôt. Bienvenue à l'Assemblée.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
Souligner le 40e anniversaire de la Cuisine
collective Hochelaga-Maisonneuve
M. Alexandre Leduc
M. Leduc : Merci, Mme la
Présidente. Je souhaite aujourd'hui souligner les 40 ans de la Cuisine
collective Hochelaga-Maisonneuve.
Cet organisme a un double objectif : être
une entreprise d'insertion professionnelle et soutenir les familles et les
résidents vulnérables du quartier Hochelaga-Maisonneuve à travers des ateliers
de cuisine.
La Cuisine collective est l'organisme
instigateur et fondateur du mouvement des cuisines collectives à la grandeur du
Québec. Aussi, avec un grand groupe de partenaires, la Cuisine collective fait
partie d'une vision concertée plus globale d'intervention alimentaire de
première ligne dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.
L'organisme
offre également plusieurs formations professionnelles qui permettent aux
participants de réintégrer le marché du travail, mais je veux également
souligner l'innovation et le dynamisme du groupe, qui a mis en place une
ferme agricole de 1,8 hectare, répartie dans
différents sites dans l'est de Montréal, avec 200 arbres fruitiers, et qui
dessert 60 organismes.
Je veux saluer et
remercier toute l'équipe de la CCHM ainsi que son directeur général,
M. Benoist de Peyrelongue. Ce dernier
est présent dans les tribunes, accompagné par Mme Anael Pearson-Tremblay,
cheffe des groupes de cuisine
collective, et par l'adjointe de direction, Mme Nathalie Gagné, qui
travaille depuis 30 ans à la Cuisine collective
Hochelaga-Maisonneuve. Merci pour tout ce travail. Félicitations!
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
M. le député. Maintenant, je cède la parole à M. le député de Joliette.
Appuyer l'Opération Bonne Mine
M. François St-Louis
M. St-Louis :
Voir un enfant sourire, Mme la Présidente, bien, ça n'a pas de prix. C'est
pour cette raison qu'à chaque année je tiens à appuyer l'Opération Bonne Mine,
dont la mission est d'encourager la persévérance scolaire, de prévenir le
décrochage et de contribuer à briser le cycle de pauvreté.
À travers le Québec,
l'organisme a remis, au fil des ans, près de 100 000 $ en matériel
scolaire, aidant ainsi plus de 2 000 élèves dans près de
400 écoles.
Chez nous, la Société
Saint-Vincent-de-Paul de Joliette offre depuis plusieurs années une aide
concrète sous forme de bons échangeables pour couvrir une partie des frais liés
à l'achat de fournitures scolaires.
Tout au long de
l'année, l'organisme soutient également la mission éducative de nos écoles,
notamment par l'organisation d'un gala de la persévérance scolaire, l'achat de
collations, l'aménagement de cours de récréation... Mon support technique vient
de me laisser, vous m'en excuserez.
Donc, je veux
remercier la Saint-Vincent-de-Paul de Joliette pour son accompagnement au
niveau de la persévérance scolaire et tous ceux qui y ont participé de près et
de loin. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
M. le député. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de Châteauguay.
Rendre hommage à MM. Sylvio
Pinette et Serge St-Laurent
Mme Marie-Belle Gendron
Mme Gendron :
Merci, Mme la Présidente. La semaine dernière, j'ai eu le grand honneur de souligner
l'apport incroyable de deux bénévoles d'exception en leur remettant la Médaille
de la députée de l'Assemblée nationale. Je parle bien de M. Sylvio Pinette
et de M. Serge St-Laurent.
Sylvio est un pilier
de la communauté de Mercier. Il mobilise les bénévoles depuis des années grâce
à son humilité et sa capacité à créer des liens sincères. Il oeuvre sans
relâche pour défendre les nombreuses causes qui lui tiennent à coeur, dont,
entre autres, la maison de soins palliatifs Gisèle Faubert.
Serge, quant à lui,
est un pivot de la solidarité. Il contribue activement à la vie sociale et
communautaire de notre région par son omniprésence et son leadership
remarquables. Il fait réellement rayonner les initiatives dans lesquelles il
s'implique, dont, entre autres, les Marmitons de Mercier.
Je tenais à prendre
la parole dans cette enceinte afin de les féliciter, mais surtout de les
remercier pour tout le temps qu'eux offrent à notre communauté et à notre
région. Merci, Serge, et merci, Sylvio.
• (9 h 50) •
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Je demanderais aux gens qui
sont dans la tribune, nos invités, de garder le silence, parce que les voix
résonnent en bas. Alors, merci.
Maintenant, nous
poursuivons avec M. le député de Trois-Rivières. Et, si j'ai bien compris, M.
le député, vous avez changé votre sujet de
déclaration. Donc, j'aimerais avoir le consentement de la Chambre pour le
changement de sujet.
Des voix :
Consentement.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Vous pouvez y aller, M. le député.
Féliciter les Patriotes de
l'Université du Québec à
Trois-Rivières, gagnants de la Coupe Queen's
M. Jean Boulet
M. Boulet :
Merci. Mme la Présidente, à la suite du couronnement de la Victoire de
Montréal, la passion pour notre sport national rassemble actuellement des
générations de Québécois, et la frénésie du hockey se fait sentir.
Chez nous, à Trois-Rivières, cette fierté passe
aussi par les Patriotes de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui
ont récemment remporté une quatrième Coupe Queen's en cinq saisons.
Cette
conquête témoigne du talent, de la discipline et du travail exceptionnel de ces
étudiants-athlètes mais également du dévouement des entraîneurs, du personnel
et de toute l'organisation des Patriotes, qui font rayonner notre région
partout au pays.
Les Patriotes
incarnent l'excellence, la persévérance et le dépassement de soi. Ils sont bien
plus qu'une simple équipe de hockey. Ils
inspirent notre jeunesse et nourrissent une immense fierté chez les Trifluviens
et les Trifluviennes.
Je tiens à souligner
cet exploit, féliciter les Patriotes de l'UQTR pour cette conquête remarquable.
Merci de porter fièrement nos couleurs, notre passion et notre esprit d'équipe.
Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole
à Mme la députée de Terrebonne.
Saluer le courage et la
résilience de l'équipe
du Carrefour familial des Moulins
Mme Catherine Gentilcore
Mme Gentilcore :
Merci, Mme la Présidente. Alors, résilience, courage, détermination, ce sont
trois mots qui résument le travail
remarquable accompli par le Carrefour familial des Moulins de Terrebonne au
cours des derniers mois.
Contraints de
relocaliser leurs activités dans un nouvel immeuble, ils ont ensuite appris que
leurs nouveaux locaux étaient contaminés par l'amiante. Ce sont des épreuves
qui auraient pu décourager bien des gens. Plusieurs auraient pu perdre espoir.
Mais ce qui fait vivre le carrefour familial, ce ne sont pas les murs qui
l'entourent, ce sont les gens, ce sont des bénévoles, des employés, des
familles qui avancent ensemble jour après jour.
Depuis le début de
mon mandat, j'ai eu l'immense privilège de les accompagner et de les soutenir
dans toute cette épopée. Donc, je veux leur réitérer aujourd'hui mon
engagement. Je vais continuer d'être là pour elles.
À toute l'équipe du
carrefour familial, merci. Merci pour votre passion, pour votre dévouement et
pour la différence concrète que vous faites dans les différentes étapes de la
vie des petites familles de Terrebonne. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. M. le député de Rousseau, à
vous la parole.
Rendre hommage à M. Frédéric
Leclair et inviter la population à
participer à la campagne d'Opération Enfant Soleil
M. Louis-Charles Thouin
M. Thouin :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, très fier de me lever afin de souligner
le courage exceptionnel d'un jeune homme de
chez nous, Frédéric Leclair, récemment nommé Enfant Soleil de Lanaudière
2026-2027.
J'ai la chance de
côtoyer Frédéric et sa famille depuis de nombreuses années et d'être témoin de
toute la force et de la résilience dont ils font preuve. Ils sont... en fait,
ils devaient être ici, dans les tribunes. Je pense qu'ils sont pris à la
sécurité, actuellement.
Âgé de 15 ans,
Frédéric vit avec une anomalie au chromosome 16 qui entraîne plusieurs
défis importants, dont une déficience intellectuelle sévère, une perte auditive
et un trouble du spectre de l'autisme. Bien, malgré ça, chaque fois que je le
rencontre, il est souriant, et son bonheur est tout simplement contagieux.
Derrière lui se
trouve une famille remarquable, engagée et inspirante qui contribue à
sensibiliser la population à l'importance d'Enfant Soleil. Parents de deux
enfants, ils relèvent les défis du quotidien avec une grande force.
J'invite toute la
population à soutenir l'Opération Enfant Soleil. C'est ce week-end. Soyez
généreux, s'il vous plaît. J'aurais le goût de lancer un défi. Peut-être, suivez
mes médias sociaux. On va lancer un défi aux collègues pour Opération Enfant
Soleil, ce week-end, il faut ramasser des sous. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, pour terminer
cette rubrique, je cède la parole à M. le député de Groulx.
Rendre hommage à M. Rodger
Brulotte
M. Eric Girard
M. Girard
(Groulx) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Permettez-moi de rendre
hommage à un grand Québécois et surtout un citoyen de Sainte-Thérèse, Rodger
Brulotte.
Les Expos de Montréal
ont quitté en 2004. Rodger Brulotte, lui, est resté fidèle avec nous en
s'impliquant dans d'innombrables oeuvres de charité et à la Ligue de baseball
junior élite du Québec.
Pendant des
décennies, Rodger a été bien plus qu'un commentateur de baseball. Il a été une
voix passionnée qui a marqué le coeur des Québécois. Pour toute une génération
de partisans des Expos de Montréal, ses descriptions vibrantes et son énergie
faisaient partie intégrante du match.
Votre voix nous a
marqués, M. Brulotte. Vous avez fait vibrer le Québec au rythme du
baseball. Et il y avait ces quelques mots
qui résonnent encore aujourd'hui dans notre mémoire collective : «Bonsoir,
elle est partie!» Il y avait aussi : «Vladimir! Vladimir!
Vladimir!»
Aujourd'hui,
nous choisissons de vous rendre hommage. Une chose est certaine, votre voix,
elle, restera avec nous longtemps.
À
votre famille, à vos proches et à tous les amateurs de baseball qui vous ont
tant aimé, nos plus sincères condoléances.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député.
Avant de conclure
cette rubrique, est-ce que j'ai le consentement pour permettre au député de Joliette
de refaire sa déclaration de député,
puisqu'il a eu un problème technique avec son iPad? Est-ce que j'ai le
consentement? Allez-y, M. le député.
Appuyer l'Opération Bonne Mine
M. François St-Louis
M. St-Louis :
Mme la Présidente, voir un enfant sourire, bien, ça n'a pas de prix. C'est
pour cette raison qu'à chaque année je tiens à appuyer l'Opération Bonne Mine,
dont la mission est d'encourager la persévérance scolaire, de prévenir le
décrochage et de contribuer à briser le cycle de la pauvreté.
À travers le Québec,
l'organisme a remis, au fil des ans, près de 100 000 $ en matériel
scolaire, aidant ainsi plus de 2 000 élèves dans près de
400 écoles.
Chez nous, la Société
Saint-Vincent-de-Paul de Joliette offre depuis plusieurs années une aide
concrète sous forme de bons... de bons
échangeables, dis-je bien, pour couvrir une partie des frais liés à l'achat de
fournitures scolaires.
Tout
au long de l'année, l'organisme soutient également la mission éducative de nos
écoles, notamment par l'organisation d'un gala de la persévérance scolaire,
l'achat de collations, l'aménagement de cours de récréation et l'accès à un
service de vêtements de rechange.
Un
immense merci à la Société Saint-Vincent-de-Paul de Joliette ainsi qu'à tous
ceux qui contribuent à faire une différence dans la vie de nos jeunes.
Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
M. le député. Cela met fin à la rubrique des déclarations de députés.
Et je suspends les
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 57)
(Reprise à 10 h 07)
La Présidente : Bonjour, tout le monde.
28 mai. Mmes, MM. les députés, mesdames messieurs dans nos tribunes,
bienvenue. Le parlement du Québec, c'est chez vous.
Mmes, MM. les
députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie
infiniment. Vous pouvez vous asseoir.
Présence
de M. Lucien Bouchard, ex-parlementaire
de l'Assemblée nationale
Aujourd'hui,
j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de M. Lucien
Bouchard, ancien député de Jonquière et ancien premier ministre du
Québec.
Présence
de M. Yvon Marcoux, ex-parlementaire
de l'Assemblée nationale
Et j'ai également le
plaisir de souligner la présence, dans nos tribunes, de M. Yvon Marcoux,
ancien député de Vaudreuil.
Et nous poursuivons
les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
Présentation
de projets de loi
À
la rubrique Présentation de projets de loi, je reconnais M. le leader du
deuxième groupe d'opposition. La parole est à vous.
M. Cliche-Rivard : Bonjour,
Mme la Présidente. Je vous demanderais d'appeler, s'il vous plaît,
l'article b du feuilleton.
Projet
de loi n° 698
La
Présidente : À l'article b du feuilleton, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques
présente le projet de loi n° 698, Loi sur la coconstruction des mesures législatives
et réglementaires touchant les Premières Nations et les Inuit. Mme la
députée.
Mme Manon Massé
Mme Massé :
Merci, Mme la Présidente.
Ce
projet de loi propose la mise en place d'un cadre de référence pour la
coconstruction des mesures législatives et réglementaires qui concernent
ou touchent les Premières Nations et les Inuit au Québec, conformément à la
Déclaration des Nations Unies sur les droits
des peuples autochtones. Il vise à garantir le respect de leurs droits et à
favoriser l'obtention de leur consentement préalable, libre et éclairé.
Le projet de loi
détermine les principes qui doivent guider la démarche de coconstruction,
notamment la transparence et la bonne foi, la collaboration active et continue
ainsi que le respect des droits, des traditions et des cultures des peuples
autochtones.
Le projet de loi
prévoit qu'une analyse sommaire précède toute mesure législative ou
réglementaire afin de déterminer si celle‑ci concerne ou touche les Premières Nations ou les
Inuit. Le cas échéant, un processus de coconstruction est déclenché. Afin de favoriser l'atteinte d'un
consensus, le projet de loi prévoit un mécanisme de résolution des différends.
Enfin, le projet de
loi, qui s'inscrit dans une démarche de réconciliation législative, met en place
un processus de révision des lois et des règlements existants afin d'en assurer
la compatibilité avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des
peuples autochtones.
Merci, Mme la
Présidente.
• (10 h 10) •
La Présidente :
Et est-ce que l'Assemblée... M. le leader du deuxième groupe d'opposition, je
vous écoute.
M. Cliche-Rivard :
Je vous laisserais peut-être poser votre question, mais je vais demander un
vote...
La Présidente :
Je pense que vous devez d'abord demander. Alors, vous...
M. Cliche-Rivard :
...
Mise
aux voix
La Présidente :
C'est votre droit. Alors, le vote électronique est demandé, la période de vote
s'ouvrira sous peu. Alors, la période de vote est ouverte.
La période de vote
est maintenant terminée. Pour le résultat, M. le secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 91
Contre :
0
Abstentions :
0
La Présidente :
Alors, cette motion est adoptée.
Il n'y a pas de dépôt
de documents.
Dépôt
de rapports de commissions
À la rubrique
Rapports de commissions, est-ce qu'il y a consentement pour déroger à
l'article 4.4 des règles de
fonctionnement afin de déposer un rapport du comité directeur de la Commission
de l'Assemblée nationale? Y a-t-il consentement? Consentement. Merci.
Modification
à la liste des présidents de séance
Je dépose donc le
rapport du comité directeur de la Commission de l'Assemblée nationale qui s'est
tenu le 27 mai 2026 concernant la demande du groupe parlementaire formant
le gouvernement afin de modifier la liste des présidents de séance.
Dépôt
de pétitions
Maintenant, à la
rubrique Dépôt de pétitions, je reconnais M. le député de Gouin.
Tenir
une consultation publique en éducation
M. Nadeau-Dubois :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 4 017 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que tout
enfant mérite d'avoir la même chance, peu importe son milieu social;
«Considérant que
l'éducation est l'ultime moyen pour sortir un enfant de la pauvreté financière
et intellectuelle;
«Considérant que la
dernière véritable consultation date de 1961;
«Considérant
qu'une telle consultation doit absolument se faire via les vrais experts sur le
terrain, des enseignants aux professionnels les plus compétents, en passant par
les directions d'école et autres spécialistes en éducation;
«Considérant
que notre système scolaire traverse une crise majeure avec plus de 25 %
d'enseignants non légalement qualifiés;
«Considérant qu'il y
a une hausse de 67 % de démissions des enseignants depuis cinq ans;
«Considérant la grave
pénurie dans tous les corps d'emploi en éducation et que tout le personnel est
littéralement épuisé devant une clientèle toujours plus exigeante et complexe;
«Considérant la
hausse inquiétante de la violence dans nos écoles;
«Considérant un taux
de décrochage scolaire en hausse, compromettant sérieusement l'avenir de nos
enfants;
«Considérant une
hausse de 25 % d'élèves en difficulté d'apprentissage dans nos écoles;
«Considérant
que le nombre de plans d'intervention dans nos écoles est passé de 200 000
en 2015 à 280 000 en 2025;
«Considérant que les
classes d'adaptation scolaire disparaissent sans ajouts de services
supplémentaires pour nos enfants à besoins particuliers;
«Considérant la
vétusté de nos écoles;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons [...] au gouvernement du Québec, face à cette crise, d'organiser
rapidement une réelle consultation publique et élargie en éducation.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La
Présidente : Cet extrait de pétition est déposé. M. le député de Jonquière.
Mettre
en oeuvre les recommandations de la Commission spéciale sur
les impacts des écrans et des réseaux sociaux
sur la santé et le
développement des jeunes concernant l'industrie des jeux vidéo
M. Gagnon :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 986 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérait que
l'Assemblée nationale a mené une commission spéciale sur les écrans et la santé
des jeunes soulevant des préoccupations importantes concernant les jeux vidéo
destinés aux mineurs, particulièrement les jeux mobiles et les jeux gratuits;
«Considérant que les
parents et [les] jeunes ne peuvent se fier aux cotes des jeux vidéo, car la
classification actuelle repose sur des
initiatives d'autorégulation développées par l'industrie vidéoludique et les
magasins d'applications;
«Considérant que le
modèle économique des jeux mobiles et des jeux gratuits repose sur la
publicité, la collecte de données personnelles et les microtransactions,
incitant un temps de jeu plus long, plus fréquent, avec des stratégies de
design persuasif au potentiel addictif, voire de "gamblification";
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«De mettre en oeuvre
la recommandation 47 du rapport de la CSESJ en créant une régie publique
afin qu'elle élabore et partage une classification indépendante des jeux vidéo
basée sur la science;
«De
mettre en oeuvre la recommandation 48 en exigeant de l'industrie du jeu
vidéo que les cotes de classification considèrent
les microtransactions et les lots aléatoires payants, en assurant un suivi
rigoureux des pratiques commerciales visant les mineurs;
«De
mettre en oeuvre la recommandation 49 en interdisant, par des moyens
législatifs applicables et appropriés, certains types de
microtransactions et les lots aléatoires payants [avec des] jeux destinés aux
mineurs.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition, Mme la Présidente.
La
Présidente : Et cet extrait de pétition est déposé. Mme la
députée de Westmount—Saint-Louis.
Assurer
la gratuité des produits menstruels
dans les établissements scolaires
Mme Maccarone :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 879 pétitionnaires, citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que
l'accès aux produits menstruels est un besoin essentiel et un droit fondamental
pour les personnes ayant des menstruations;
«Considérant que les
produits menstruels sont des biens de première nécessité, au même titre que le
papier hygiénique et le savon, puisque les menstruations sont une fonction
corporelle naturelle;
«Considérant que près
d'une fille sur sept au Québec s'est absentée de l'école en raison d'un manque
d'accès à des produits menstruels, selon le Réseau québécois d'action pour la
santé des femmes;
«Considérant qu'une
Québécoise sur cinq affirme avoir déjà utilisé des moyens alternatifs (et
souvent nocifs) pour absorber son sang menstruel en raison du prix des
produits;
«Considérant que près
d'une Québécoise sur deux affirme avoir déjà manqué une activité en raison de
ses menstruations ou par crainte de ne pas avoir accès à des produits
menstruels ou des installations sanitaires adéquates;
«Considérant que
l'accès à des produits menstruels à l'école est une question d'hygiène et de
santé publique, mais également de dignité, d'accès à l'éducation et d'égalité
des sexes et des chances;
«Considérant
que la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard,
l'Ontario, le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador offrent des produits
menstruels gratuitement dans les écoles de leur territoire;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec de :
«Rendre les produits
menstruels, tels que [les] tampons et [les] serviettes sanitaires, disponibles
gratuitement dans les écoles primaires et secondaires du Québec;
«Subventionner
l'achat de produits menstruels réutilisables pour les jeunes fréquentant ces
écoles.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La Présidente :
Cet extrait de pétition est
déposé. Et, à nouveau, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Je dépose l'extrait d'une
pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 102 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que l'accès aux produits menstruels est un besoin essentiel et un droit
fondamental pour les personnes ayant des menstruations;
«Considérant que les
produits menstruels sont des biens de première nécessité, au même titre que le
papier hygiénique et le savon, puisque les menstruations sont une fonction
corporelle naturelle;
«Considérant que près
d'une fille sur sept au Québec s'est absentée de l'école en raison d'un manque
d'accès à des produits menstruels, selon le Réseau québécois d'action pour la
santé des femmes;
«Considérant qu'une
Québécoise sur cinq affirme avoir déjà utilisé des moyens alternatifs (et
souvent nocifs) pour absorber son sang menstruel en raison du prix des produits;
«Considérant que près
d'une Québécoise sur deux affirme avoir déjà manqué une activité en raison de
ses menstruations ou par crainte de ne pas avoir accès à des produits
menstruels ou des installations sanitaires adéquates;
«Considérant que
l'accès à des produits menstruels à l'école est une question d'hygiène et de
santé publique, mais également de dignité, d'accès à l'éducation et d'égalité
des sexes et des chances;
«Considérant
que la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard,
l'Ontario, le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador offrent des produits
menstruels gratuitement dans les écoles de leur territoire;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec de :
«Rendre les produits
menstruels, tels que tampons et serviettes sanitaires, disponibles gratuitement
dans les écoles primaires et secondaires du Québec;
«Subventionner
l'achat de produits menstruels réutilisables pour les jeunes fréquentant ces
écoles.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
• (10 h 20) •
La
Présidente : Et cet extrait de pétition est déposé. Maintenant, M. le
député de Maurice-Richard.
Divulguer
la consommation d'eau des centres de données
en intelligence artificielle présents au Québec
M. Bouazzi :
Merci, Mme la Présidente. Et laissez-moi saluer ces citoyennes et citoyens
qui continuent à s'engager pour le climat malgré les reculs.
Donc,
je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
3 209 pétitionnaires. Désignation : citoyennes et
citoyens du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que le
Québec attire un nombre croissant de centres de données et d'infrastructures
numériques pour l'infonuagique et l'intelligence artificielle en raison
notamment de la disponibilité d'électricité majoritairement renouvelable;
«Considérant qu'on
dénombrait environ 80 centres de données au Québec au 31 décembre
2025;
«Considérant que
certaines installations peuvent consommer jusqu'à environ 19 millions de
litres d'eau pour leurs systèmes de refroidissement, soit l'équivalent de la
consommation d'une ville de 10 000 à 50 000 habitants;
«Considérant que la
consommation résidentielle moyenne à la Ville de Québec est d'environ
245 litres d'eau par personne par jour;
«Considérant qu'un
centre de données consommant 5 millions de litres d'eau par jour
représenterait à lui seul l'équivalent de l'usage quotidien d'environ
5 500 foyers;
«Considérant que la
consommation réelle d'eau de ces installations est actuellement difficilement
accessible au public dans plusieurs municipalités;
«Considérant que
plusieurs municipalités envisagent l'installation de compteurs d'eau
résidentiels, soulevant ainsi des inquiétudes quant au fait que les citoyens
puissent éventuellement assumer une part croissante des coûts liés à la gestion
de l'eau;
«Considérant
que l'eau potable constitue une ressource collective essentielle dont la
gestion doit être transparente et responsable;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
signataires, demandons au gouvernement du Québec d'exiger la divulgation
publique de la consommation d'eau des centres de données d'intelligence
artificielle présents au Québec et de s'assurer que toute politique de gestion de l'eau tienne pleinement compte de l'impact de ces usages
technologiques avant d'imposer de nouvelles mesures aux citoyens.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
La Présidente : Et cet extrait de pétition
est déposé. M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Mettre en place des mesures
facilitant le don d'organes ou de tissus
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Permettez-moi de souligner la présence, dans les tribunes, de Steve Lefebvre-Morasse et d'Anick
Roy. Anick a récemment pu recevoir in extremis une greffe de foie. Donc,
ils initient la pétition.
Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 179 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que 551 personnes ont reçu un
don d'organe en 2024, permettant ainsi de sauver un nombre considérable de
vies;
«Considérant cependant qu'en tout temps, près de
1000 Québécoises et Québécois attendent pour un don d'organe et que le
temps d'attente entraine plusieurs dizaines de décès par année;
«Considérant qu'un seul donneur peut sauver
jusqu'à huit vies;
«Considérant que, selon Transplant Québec, près
de 27 % de la population québécoise n'a pas exprimé par écrit ses volontés
sur le don d'organes ou de tissus à son décès;
«Considérant qu'un travail transpartisan a été
effectué lors du mandat d'initiative visant à étudier les moyens facilitant le don d'organes ou de tissus, notamment
l'instauration de la présomption du consentement par la Commission de la santé et des services
sociaux;
«Considérant que ladite commission a toutefois
constaté que les groupes consultés réclament, entre autres, une discussion
sociétale plus large préalable à la mise en place du consentement présumé;
«Considérant qu'il est donc essentiel de mettre
en marche cette discussion;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, signataires, demandons au gouvernement du
Québec :
«De lancer
une campagne de sensibilisation sur l'importance de l'inscription du
consentement au don d'organe; et
«De mettre en place toutes les recommandations
du rapport du mandat d'initiative visant à étudier les moyens facilitant le don d'organes ou de tissus, notamment
la mise en place d'un registre centralisé unique, comportant l'ensemble
des données déjà existantes pour permettre à toute personne d'enregistrer son
consentement ou non consentement avec facilité.»
Je certifie que cet extrait est conforme à l'original
de la pétition. Merci.
La Présidente : Et cet extrait de
pétition est déposé.
Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni
d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.
Questions et réponses orales
Nous en sommes maintenant rendus à la période de
questions et de réponses orales, et, pour ce faire, je cède la parole, en
question principale, au chef de l'opposition officielle.
Gestion des finances publiques
M. André Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, au fil des ans, la CAQ nous a habitués à toutes
sortes de tactiques préélectorales, des dépenses mal avisées, des
promesses inatteignables, des baisses d'impôt mal ciblées, mais ça, on nous
disait : Ça, c'était l'ancien gouvernement de la CAQ. Les choses, on nous
disait, allaient changer. Mais là on se rend compte que c'est encore pire
aujourd'hui. Situation qu'on n'avait jamais vécue avec l'ancien gouvernement, on
se retrouve avec un ministre des Finances
qui a lancé un avertissement à sa première ministre : Faites attention,
les gens ne sont pas dupes, les Québécois sont intelligents. Puis on a
continué, au gouvernement de la CAQ, à faire comme si de rien n'était parce
qu'il y a des votes à gagner, et le ministre des Finances est rentré dans les
rangs.
Aujourd'hui, on se retrouve avec des économistes
qui déchirent leur chemise sur la place publique. Et, puisque le ministre des
Finances n'aime pas qu'on cite l'économiste en chef de Desjardins, on va citer
l'économiste en chef du groupe IA : «Il y a lieu de s'inquiéter à propos
de la soutenabilité des finances publiques.»
Là, Mme la Présidente, on comprend que le
ministre des Finances, là, il veut appuyer sa première ministre, mais il avoue
lui-même que sa responsabilité, c'est de lancer des avertissements et qu'au fil
des années il en a lancé plusieurs, des avertissements, au gouvernement.
Alors, on va lui poser une question toute
simple : Ce matin, là, est-ce qu'il a un drapeau rouge pour son
gouvernement, est-ce qu'il a un avertissement à lancer, ou est-ce qu'il va se
discréditer comme économiste et rentrer dans les rangs?
Des
voix : ...
La
Présidente : On demeure respectueux. La réponse du ministre des
Finances.
M. Eric Girard
M. Girard
(Groulx) :
Oui.
Merci, Mme la Présidente. Alors, nous avons déposé, au
budget 2025-2026, un plan de retour à l'équilibre budgétaire crédible,
avec des mesures aux revenus, des mesures aux dépenses et puis un plan de
retour à l'équilibre budgétaire, où ça converge en 2029-2030. Et puis nous
sommes l'État qui a le plan de retour à l'équilibre budgétaire le plus crédible
au Canada, là. On a ce plan-là qui se repose sur deux lois, la Loi sur
l'équilibre budgétaire, qu'on peut associer à l'ancien premier ministre
Bouchard, la loi sur la gestion de la dette et le Fonds des générations, du
gouvernement Charest, et ce plan-là est extrêmement crédible.
D'ailleurs,
hier, nous avons émis 3 milliards de 10 ans aux États-Unis, au même
niveau que l'Ontario, huit points de base inférieur au taux que nous
aurions emprunté au Canada. Bref, les marchés financiers apprécient notre cadre
financier, notre gestion de celui-ci, et notre plan est crédible.
La
Présidente : Première complémentaire.
M. André
Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, il a abdiqué, il a compris qu'il n'y a
personne à la CAQ qui va écouter son message. On a une première ministre qui ne
connaît pas l'ampleur de la dette au Québec, mais qui continue de dépenser l'argent des Québécois, et on a des économistes,
un après l'autre, après l'autre, qui se lèvent pour dire que ça ne va pas
du tout au niveau des finances publiques. Mais le ministre des Finances, lui,
qui semblait bien inquiet il y a quelques semaines, bien, il n'y a plus rien à
dire. Tout est beau. Il n'y en a pas, de problème.
Comment il peut
penser qu'il ne se discrédite pas, en ce moment?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Eric
Girard
M. Girard
(Groulx) : Oui, Mme la Présidente. Bien, mon collègue confond la
période d'analyse et la période de décision. Il est normal, dans le cadre de
décisions, lorsqu'on... On constate que les Québécois ont besoin d'aide.
Pourquoi? Parce que la situation a changé depuis le budget. Au budget, nous
avons émis l'hypothèse que le détroit d'Ormuz
allait être fermé pour six semaines. Et puis on pensait qu'on avait une marge de manoeuvre, parce que le président américain avait dit deux semaines. Or, ça fait
14 semaines qu'il est fermé, et on sait que les capacités de production
sont touchées et donc que l'impact sur les prix de pétrole va durer longtemps,
d'où la nécessité d'aider les Québécois...
La Présidente :
En terminant.
M. Girard
(Groulx) : ...avec une mesure exceptionnelle, la bonification du
crédit d'impôt solidarité.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. André
Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, il a basé ses prévisions économiques sur les paroles
du président américain. Bravo!
Depuis
qu'il a écrit sa lettre d'avertissement, là, à la première ministre, bien, tout
ce qu'elle a fait, c'est continuer à dépenser l'argent des Québécois. Les
économistes ont raison, là, c'est comme s'il y avait de la dissonance cognitive
dans les propos du ministre des Finances.
Est-ce
qu'il est moins inquiet aujourd'hui parce qu'il s'est fait rappeler à l'ordre
ou est-ce qu'il est moins inquiet parce que lui, contrairement à la première
ministre, il avait compris qu'il y aurait des nouvelles taxes au mois de
janvier?
• (10 h 30) •
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Eric
Girard
M. Girard
(Groulx) : Oui, bien, là, mon collègue confond plusieurs sujets, là,
puis fait des associations douteuses. OK, si
vous voulez parler de mesures fiscales, regardons l'ensemble de ce qui a été
fait pour ce gouvernement. C'est la page D.33 du
budget 2026-2027. Nous avons réduit le fardeau fiscal des Québécois de
7 milliards par année. Ça correspond à 1 % du PIB. Ça, c'est la
page A.25. Baisse d'impôt, crédit d'impôt de 2 000 $ pour les
aînés, baisse de taxe scolaire, plafonnement
des tarifs, bonification de l'allocation famille. Au niveau de la réduction du
fardeau fiscal des Québécois...
La
Présidente : En terminant.
M. Girard
(Groulx) : ...nous avons fait un travail exceptionnel.
La
Présidente : Troisième complémentaire.
M. André
Fortin
M. Fortin : Mme la Présidente, les économistes les plus crédibles au Québec, ils
disent une chose, et le ministre des Finances, il dit autre chose. Mais
on a compris, là. Tout le monde a compris, cette semaine, là, que le
gouvernement de la CAQ, il rit des Québécois, en ce moment. Avant les
élections, il baisse les impôts...
La
Présidente : Là, je vais intervenir. M. le chef de l'opposition
officielle, je vous demande de retirer vos paroles.
Ce que vous venez de dire là, vous savez que vous ne pouvez... vous ne pouvez
pas le dire. Alors, vous retirez? Vous les retirez. Poursuivons.
M. Fortin : Avant l'élection, il baisse les impôts. Après l'élection,
il augmente les impôts. C'est malveillant, Mme la Présidente, mais surtout, là,
ça manque d'honnêteté envers les Québécois.
Une voix :
...
La
Présidente : Oui, M. le leader du gouvernement, je vais entendre votre
rappel au règlement.
M. Bonnardel :
...ce sont des propos blessants, là, envers les Québécois, ça, là, là,
«manque d'honnêteté».
Des voix :
...
La
Présidente : Attention! Alors, je vous rappelle à votre règlement et à
votre lexique. Gardez le silence. Article 32.
Le leader du gouvernement a raison. M. le chef de l'opposition officielle, vous
le savez. Retirez les propos que vous venez de dire... de dire, mais... Vous
retirez. Attention au lexique. On perd du temps, ici, et vous le savez, vous
avez beaucoup d'expérience. La réponse du ministre.
M. Eric
Girard
M. Girard
(Groulx) : Oui, Mme la Présidente, si on veut parler de ton puis de
respect, c'est certain qu'on s'ennuie de
l'ancien député de Robert-Baldwin, là, un économiste avec qui on avait toujours des
discussions respectueuses et professionnelles.
Alors, il y a une
hausse du prix de l'énergie de 50 % sur les marchés financiers, et nous,
on vient verser une allocation exceptionnelle pour l'épicerie et l'énergie à
3,5 millions de Québécois à faibles et moyens revenus au même moment que
le gouvernement fédéral fait la même chose. Et ça va donner quoi, Mme la
Présidente? 367 $ pour une personne seule à faibles revenus.
La
Présidente : En terminant.
M. Girard
(Groulx) : Il y a aussi les mères monoparentales puis 533 $ pour
une famille à faibles revenus.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
de Nelligan.
Déficit de maintien des
actifs
M. Monsef
Derraji
M. Derraji : Mme la Présidente, hier,
ma collègue aux infrastructures, l'excellente députée de Jeanne-Mance—Viger, a posé une question très simple au
ministre des Finances. Elle lui a dit : Est-ce qu'il peut confirmer que le
déficit du maintien d'actif, il est de
l'ordre de 31 milliards au lieu de 24,5? Surprise, le ministre des
Transports a refusé de confirmer.
Aujourd'hui, Louis
Lacroix confirme le tout. Il confirme le 31 milliards. Il confirme une
présentation d'un sous-ministre où on parle de 51 % du réseau routier
québécois en mauvais état. Il confirme le déficit du maintien d'actif à
31 milliards. Il confirme aussi que le coût des travaux par kilomètre de
route a explosé de 64 % depuis 2018.
Alors,
Mme la Présidente, j'ai une question très simple au ministre des
Transports : Pourquoi il refuse de dévoiler la présentation de son
sous-ministre?
La Présidente :
La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité durable.
M. Benoit
Charette
M. Charette :
Merci, Mme la Présidente. On aura l'occasion un petit peu plus tard, au
moment des crédits, d'aborder l'ensemble de
ces questions-là, mais il faut préciser une chose, et nous l'avons reconnu dès
2018, nous avons, au Québec, un sérieux défi au
niveau du maintien de nos actifs, que ce soit au niveau des transports, que ce
soit au niveau du milieu scolaire, au niveau
du système de santé. Pourquoi? Des établissements de cette nature-là, qui ont
tous été construits ou à peu près à
la même période, dans certains cas dans les années 50, dans d'autres cas
encore antérieurement, ont manqué d'investissements au fil des années.
Donc, s'il y a un reproche à adresser, c'est aux gouvernements passés, qui
n'ont pas su évaluer le risque que représentait un parc immobilier ou un parc
routier vieillissant.
Depuis
2018, nous avons mis des sommes colossales pour corriger la situation.
Cependant, le déficit est à ce point important qu'il nous faudra
plusieurs années pour faire ce rattrapage-là.
Et la démarche, elle
est très transparente et elle est la même à chaque année. Au moment du dépôt du
budget, il y a un PQI est présenté, le
déficit de maintien d'actif est présenté. Et c'est ce que nous avons fait en
mars dernier pour l'année 2024...
La
Présidente : En terminant.
M. Charette :
...parce qu'il y a tout le temps une année d'écart entre la présentation de
ces chiffres...
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Monsef
Derraji
M. Derraji :
Avez-vous remarqué, Mme la Présidente, le changement de ton entre hier et
aujourd'hui? Aujourd'hui, il n'a pas dit que 31 milliards, ce n'est pas
vrai. Il n'a pas dit que c'est uniquement 24,5.
Bien,
vous savez, Mme la Présidente, je dépose la présentation qu'il refuse de
dévoiler et je vais la rendre publique.
Et
j'ai une question pour le ministre : Sur
1 020 kilomètres, pourquoi uniquement 618 ont été réalisés?
Document déposé
La Présidente :
Consentement pour le dépôt? Consentement. La réponse du ministre.
M. Benoit
Charette
M. Charette : Merci, Mme la Présidente.
Je ne l'ai pas dit, à la question principale parce que je me doutais bien qu'il
allait... qu'il allait y avoir une question secondaire. Le chiffre exact, à
jour et confirmé est de 24,5 milliards de dollars pour
l'année 2024. Ce que je mentionnais, il y a tout le temps un écart entre
les chiffres qui sont présentés au budget et au PQI et la date réelle.
Pourquoi? Les chiffres de 2025 sont actuellement en validation. Et, lorsque ces
chiffres-là seront validés, ils seront présentés au PQI suivant, soit celui de
mars 2027. Nous procédons de cette façon-là depuis plusieurs années...
La
Présidente : En terminant.
M. Charette :
...avec une transparence que les libéraux n'appliquaient pas au moment où
ils étaient au pouvoir.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. Monsef
Derraji
M. Derraji :
Mme la Présidente, cette présentation a été faite devant 300 personnes,
le sous-ministre, et j'imagine qu'il le
connaît très bien, M. Pellerin, ça a été fait le 14 mai. Il la
connaît, j'en suis sûr et certain. Sinon, il peut la lire maintenant. Le
déficit, il est là. 31 milliards.
Moi,
ma question, aujourd'hui, son objectif était de réaliser
1 000 kilomètres. Vous savez combien ils ont réalisé? 600,
600 kilomètres.
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Benoit
Charette
M. Charette :
Les libéraux, Mme la Présidente, sont probablement les moins crédibles en
cette Chambre pour aborder cette question-là. Lors du dernier PQI qu'ils ont
présenté...
Des
voix : ...
La
Présidente : ...je vous prie, M. le ministre. Quel est votre rappel au
règlement?
Une voix : ...
La Présidente :
Pardon?
Une voix : ...
La Présidente : On entend ces mots
tous les jours ici. J'aimerais entendre la réponse...
Des voix : ...
La Présidente : Article 32,
gardez le silence. J'aimerais entendre la réponse du ministre.
M. Charette : Et ces mots sont
d'autant plus d'actualité lorsqu'il est question des libéraux, Mme la
Présidente. Le Parti libéral, lors de son dernier PQI...
Des voix : ...
M. Charette : ...de son dernier
PQI, prévoyait des investissements...
La Présidente : ...vous gardez le
silence. Une seule personne a le droit de parole. Tout comme je voulais
entendre la question, je veux entendre la réponse. Et vous ne vous interpelez
pas, personne.
M. le ministre, poursuivez.
M. Charette : Lors du dernier
PQI que présentaient les libéraux, ils prévoyaient pour l'année 2026, le
PQI 2026‑2036, celui que nous avons présenté il y a quelques semaines tout
juste, 100 milliards. Nous sommes à 170 milliards, 70 % de plus
que n'avaient prévu les libéraux.
La Présidente : En terminant.
M. Charette : Donc, s'il y
avait un déficit d'entretien, ils en sont les seuls responsables, Mme la
Présidente.
La Présidente : En question
principale... En question principale, je reconnais maintenant la députée de
Vaudreuil. On vous écoute.
Financement des
infrastructures municipales
Mme Marie-Claude Nichols
Mme Nichols : Merci, Mme la
Présidente. Récemment se tenaient les assises de l'UMQ, et hier se tenait l'Assemblée des MRC de la FQM, d'où il se dégage
un clair consensus du milieu municipal à l'effet que le gouvernement de
la CAQ en met de plus en plus dans la cour des municipalités, notamment avec la
crise du logement, l'itinérance, sans compter que tout tombe en ruine, dont les
infrastructures municipales. Les municipalités n'ont ni les moyens financiers
ni les outils nécessaires pour assumer seules les lourdes responsabilités
grandissantes. Et disons les vraies affaires, Mme la Présidente, ce sont des
services directs aux citoyens.
La CAQ se vante sur toutes les tribunes d'avoir
augmenté de façon historique les investissements au PQI. Pourtant, comment le
ministre des Affaires municipales explique-t-il, la part des investissements
aux infrastructures municipales a diminué de 7,3 % à 4,3 % en
huit ans, malgré les besoins croissants?
• (10 h 40) •
La Présidente : La réponse du
ministre... La réponse du ministre des...
Des voix : ...
La Présidente : Alors, la
réponse du ministre des Affaires municipales. On l'écoute.
M. Samuel Poulin
M. Poulin : Merci beaucoup, Mme
la Présidente. Je suis tellement heureux d'avoir ma première question comme ministre des Affaires municipales. J'en
avais un petit peu plus à l'Économie. Alors, je suis très heureux de pouvoir en
avoir en affaires... D'ailleurs, je salue la députée de Vaudreuil,
avec qui c'est un plaisir de travailler, ancienne préfète, ancienne mairesse.
Alors, c'est un plaisir de collaborer ensemble. Et je salue, évidemment, les
porte-parole des oppositions en matière d'affaires municipales.
Vous aviez raison, nous étions ensemble aux
assises de l'Union des municipalités du Québec afin d'échanger sur l'enjeu de
la fiscalité municipale, notamment un rapport fort important déposé par
l'ancienne présidente du Conseil du trésor libérale, Monique Jérôme-Forget, et l'ancien
ministre des Finances du Parti québécois, Nicolas Marceau. Tous les deux
ont dit à micro et en rencontre qu'à leur époque ils ne s'en sont pas occupés,
des affaires municipales, et que pendant des
années les transferts n'ont pas été au rendez-vous, et que ce ne fut pas une
priorité pour le gouvernement du Parti québécois et du Parti libéral, je
le cite au texte. Depuis notre arrivée, nous avons haussé les transferts aux municipalités, notamment avec la TECQ, notamment
avec le point de TVQ, notamment avec nos hausses de programmes. Maintenant, il reste du travail à faire, Mme la Présidente,
notamment sur le coût de nos infrastructures. Et c'est pour cette raison-là que
nous avons annoncé des états généraux, qui se tiendront le 16 juin
prochain...
La Présidente : En terminant.
M. Poulin : ...pas une grand-messe, dans l'action, notamment
avec le secteur privé, pour aider nos municipalités.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Marie-Claude Nichols
Mme Nichols : Mme la Présidente,
quoi de mieux qu'un tableau pour que la CAQ comprenne qu'en 2018, là, c'était 7,3 milliards de dollars et
qu'aujourd'hui, en 2026, huit ans plus tard, c'est toujours
7,3 milliards de dollars qui sont investis pour les
municipalités dans le PQI? Ça n'a aucun sens.
Le
gouvernement de la CAQ a abandonné les régions, a abandonné les municipalités,
alors que les municipalités ont des responsabilités croissantes.
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Samuel Poulin
M. Poulin : Bien,
effectivement, Mme la Présidente, on investit en santé dans le PQI, une demande
des municipalités. On investit dans nos écoles, une demande des municipalités.
On investit dans les places aux services de garde, une demande de nos
municipalités. Et on a haussé les transferts aux municipalités, depuis notre
arrivée, de façon importante. Encore ce matin, à la Fédération québécoise des
municipalités, les maires venaient nous dire que notre gouvernement n'a jamais
autant transféré d'argent.
Alors, oui, le programme québécois des
infrastructures a augmenté. Pourquoi? Pour nos routes, en santé, en éducation,
mais j'ajoute là-dessus la voirie locale. Je me souviens, moi, quand on est
arrivés, l'enveloppe des libéraux était vide,
on n'était plus capables de faire nos rangs et nos routes. On a été capables de
l'augmenter dès notre arrivée, qui fait en sorte qu'on a été au
rendez-vous pour les rangs et les routes municipales.
La Présidente : En terminant.
M. Poulin : Alors, notre
intention est de continuer, Mme la Présidente.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Mme Marie-Claude Nichols
Mme Nichols : Mme la
Présidente, là, clairement, on n'était pas au même congrès, là, parce que
depuis hier je suis au congrès des... de
l'Assemblée des MRC de la FQM, là, puis le monde municipal l'a dit, là, vous
avez abandonné nos municipalités. C'est 7,3 milliards...
Des voix : ...
La Présidente : Attendez. Alors, Mme
la députée, je vous rappelle que vous vous adressez à la présidente et non
directement l'un à l'autre. Vous avez beaucoup d'expérience, vous le savez.
Poursuivez.
Mme Nichols : Mme
la Présidente, je le réitère, là, 7,3 milliards en 2018,
7,3 milliards en 2026. Comment vous voulez que les
municipalités assurent les services aux citoyens?
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Samuel Poulin
M. Poulin : Mme la Présidente,
c'est 143 % d'augmentation, comparé aux années libérales et péquistes. On
a haussé les budgets et les transferts aux municipalités, Mme la Présidente.
C'est important. Regardez la TECQ à votre époque versus aujourd'hui. On a fait
le point de TVQ, le PRIMEAU, nos programmes, nos différentes orientations
gouvernementales, notamment en transport, notamment en logement. Une autre
demande des municipalités, Mme la Présidente.
Maintenant, on ne dit pas que tout est parfait.
Il y a les coûts de construction qui ont augmenté de façon importante, qui fait
qu'on peut bien transférer de l'argent aux municipalités, mais, si ça nous
coûte toujours plus cher, on n'y arrivera pas. On a le courage, de ce côté-ci
de la Chambre, de mettre le privé autour de la table, de réaliser des choses
ensemble, de pouvoir reproduire la répétabilité pour faire en sorte que nos
infrastructures coûtent moins cher...
La Présidente :
En terminant.
M. Poulin :
...et ça, on le fait au bénéfice des citoyens. Les libéraux n'ont jamais fait
ça, Mme la Présidente.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
de Saint-Henri—Sainte-Anne.
État de vétusté du parc immobilier dans le réseau scolaire
M. Guillaume
Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard :
Mme la Présidente, il n'y a rien de plus important au monde que la santé de
nos enfants. Comme parents, à chaque
seconde, à chaque minute de notre vie, on place leur bien-être au coeur de nos
préoccupations, au coeur de nos actions. Je suis certain que tous les
parlementaires ici pensent la même chose que moi.
C'est pour ça que,
quand je lis que l'état de nos écoles, actuellement, rend nos enfants malades,
je n'en reviens juste pas. Quand je lis que l'air que nos enfants y respirent
puis que l'eau qu'ils y boivent les rendent malades, je n'en reviens juste pas.
Quand je lis que l'école rend nos enfants malades, je n'en reviens juste pas.
Ma
question est pour la ministre de la Santé. Est-ce qu'elle, elle juge
acceptable, en 2026, que l'état de vétusté de nos écoles rende nos
enfants malades?
La
Présidente : La réponse de la ministre de l'Éducation.
Mme Sonia
LeBel
Mme LeBel : Mme la Présidente, je
suis contente d'avoir cette question-là puis d'être capable aussi de mettre de
l'avant tout ce qu'on a fait. Effectivement, on doit s'assurer d'avoir des
écoles qui sont sécuritaires, des environnements sains d'apprentissage
pour nos enfants, et c'est pour ça qu'on investit de façon massive depuis qu'on
est arrivés.
Je peux faire
référence au rapport de l'IRIS, ce matin, qui mentionnait qu'il y avait eu,
dans les années précédant la CAQ, de l'austérité en matière d'investissement en
éducation. Vous savez, Mme la Présidente, quand on en arrive à des... avec des écoles et un déficit de maintien tel qu'on a,
qu'on a sur les bras, aujourd'hui, pour l'ensemble du Québec, nous, Québécois,
bien, c'est parce que c'est des années de sous-investissement, des décennies de
sous-investissement.
On a augmenté le PQI,
Mme la Présidente, de 9 milliards à plus de 23 milliards par année et
on continue d'investir massivement.
D'ailleurs, on a... 72 % du budget est consacré au maintien de nos écoles.
On va, Mme la Présidente, les réparer une à la fois. On doit respecter
la capacité de payer des Québécois. Malheureusement, on vit dans un État où on a un budget à respecter, Mais on a investi
massivement. On va continuer d'investir massivement. Et on va s'assurer, une
école à la fois, dans l'ordre des choses...
La Présidente :
En terminant.
Mme LeBel :
...que nos enfants sont dans un environnement sain, Mme la Présidente.
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Cliche-Rivard :
Mme la Présidente, l'école rend nos enfants malades. On les amène à
l'école, et ils en sortent malades. C'est ce que l'étude révèle. C'est
53 % des écoles qui ont des cotes de mauvais état ou de très mauvais état selon les critères du gouvernement, puis le
tiers ont des problèmes en matière de climatisation, de qualité de l'air et de
qualité de l'eau. La moitié.
Que va faire la
ministre de la Santé pour que nos enfants restent en santé?
La
Présidente : La réponse de la ministre.
Mme LeBel :
Mme la Présidente, depuis que je suis, particulièrement, à l'Éducation mais
notre gouvernement, on mise beaucoup sur remettre les décisions sur... entre
les mains des gens du terrain. D'ailleurs, on nous parlait à maintes reprises, qui connaît nos écoles, qui
connaît nos enfants? Les enseignants, les directeurs d'école, les centres de services
scolaires, les DG.
Si aujourd'hui, Mme
la Présidente, aujourd'hui l'opposition a le nom d'une école dans laquelle la
santé et la sécurité de nos enfants est mise en cause, aujourd'hui, là, ce
matin, et qu'un centre de services scolaire, un directeur général n'a pas agi comme il doit le faire pour
fermer cette école-là et transférer nos enfants ailleurs, je veux avoir le nom,
Mme la Présidente...
La Présidente :
En terminant.
Mme LeBel : ...parce que c'est de leur responsabilité. Les
moyens sont là, et on va s'en occuper, mais c'est de leur
responsabilité.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Guillaume
Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard : Mme la
Présidente, la liste va être longue, là, elle va faire plusieurs pages, parce
que 53 % de ces écoles-là, selon l'étude de l'IRIS, sont en mauvais état
ou en très mauvais état, 53 %.
Des voix : ...
La
Présidente : Attendez. L'article 32, c'est bon pour tout
le monde, ça s'appelle garder le silence. Je veux entendre la question. M.
le... M. le député, vous avez 21 secondes, poursuivez.
M. Cliche-Rivard : La
ministre connaît très bien l'étude, elle l'a citée elle-même, là. Donc, c'est
des documents du gouvernement
lui-même, avec des critères du gouvernement eux-mêmes, qui disent que le tiers
de ces écoles-là, un tiers, ont des problèmes en qualité de l'eau,
qualité de l'air, qualité de climatisation.
J'aimerais vraiment ça entendre notre ministre
de la Santé, la ministre de la Santé de tous les parents, de tous les enfants.
Qu'est-ce qu'elle, elle va faire pour que nos enfants restent en santé?
La Présidente : La réponse de la...
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Est-ce que je
devrais m'étonner, Mme la Présidente, qu'encore une fois nos collègues d'en
face, à Québec solidaire, font des
amalgames? Il y a une différence entre dire... Et on l'admet, qu'il y a
eu pendant des années, d'ailleurs l'IRIS le dit, un sous-investissement,
de l'austérité dans nos écoles, dans l'investissement dans le système public éducatif. On l'admet. C'est pour ça qu'on a
plus que doublé, triplé, presque, les budgets en éducation, autant dans
le fonctionnement que dans les infrastructures. Mais il faut faire la
différence entre ça et de prétendre qu'aujourd'hui, maintenant, dans une école,
il y a des enfants qui sont en danger pour leur santé et leur sécurité.
Est-ce qu'il y a des difficultés de maintien?
Est-ce qu'on doit voir au maintien de nos écoles? Est-ce qu'on doit accélérer
le maintien d'actif?
La Présidente : En terminant.
Mme LeBel : C'est ce qu'on
fait, Mme la Présidente.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
Pénurie d'éducatrices
qualifiées
M. Alexandre Leduc
M. Leduc : Mme la Présidente,
on s'est fait un cadeau collectif, dans les années 90, en créant le réseau
des CPE, un cadeau progressiste, un cadeau féministe. Les CPE contribuent à
faire croître notre richesse collective. C'est la première marche vers notre
système d'éducation.
Pourtant, les gouvernements successifs ont
négligé les centres de la petite enfance. Ça a été un échec pour les familles
et pour les tout-petits.
Un CPE, ce n'est pas juste une place où on va
poser son enfant pour aller travailler. C'est un milieu de vie, c'est un
endroit où on lui permet d'apprendre, de grandir et de réaliser son plein
potentiel. Les éducatrices, ce n'est pas des gardiennes, ce sont des
professionnels de l'éducation avec des qualifications, des formations
spécifiques aux besoins de la petite enfance.
Or, on apprenait en crédits plus tôt cette semaine
que, dans certains secteurs, plus du tiers des éducatrices sont non qualifiées.
Ce matin, on apprenait dans les médias que la proportion d'éducatrices
qualifiées, dans les garderies du Saguenay—Lac-Saint-Jean, est passée de
86 %, en 2022, à 63 % en 2025. C'est une chute vertigineuse. C'est
des tâches plus lourdes pour les éducatrices qualifiées, qui doivent compenser.
Est-ce que le
gouvernement a fait le choix délibéré de laisser tomber la qualité des services
éducatifs à l'enfance?
• (10 h 50) •
La Présidente : La réponse de
la ministre de la Famille.
Mme Catherine Blouin
Mme Blouin : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Merci au
collègue aussi, avec qui ce fut un plaisir d'échanger dans le cadre des
études de crédits, donc, avant-hier.
J'ai déjà mentionné ici, dans cette Chambre, que
nous avons créé 37 000 nouvelles places, donc de nouvelles places, dans les cinq dernières années, ce qui
auparavant prenait plus de 13 ans à réaliser. Et, quand on crée des places
en aussi grand nombre aussi rapidement, nécessairement on a besoin de
plus d'éducatrices. Et donc on a aussi eu une multitude d'incitatifs, en fait,
pour augmenter le nombre d'éducatrices, parce qu'on le sait, bien sûr, qu'on a
besoin d'éducatrices
qualifiées et que ce sont des éducatrices... En fait, on le sait très bien ici,
dans cette Chambre, à quel point cette profession, elle est précieuse.
Et d'ailleurs je veux aussi souligner leur
travail, parce que, pour que ces dizaines de milliers de places puissent être
créées, puissent se réaliser, bien, ça a pris des gens dans le réseau, comme
les éducatrices, comme les gestionnaires en service de garde. Alors, je veux
souligner leur travail, parce que, franchement, créer autant de places en aussi
peu de temps, ça relève de l'exploit. Et on a encore, à ce jour, plus de
10 500 places...
La Présidente : En terminant.
Mme Blouin : ...qui sont en
réalisation, dont 90 % sont d'ailleurs en CPE.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Alexandre Leduc
M. Leduc : Ça ne marche pas, Mme la Présidente. Pour chaque
nouvelle éducatrice qualifiée embauchée, il y en a une qui quitte. Puis, en plus, quand elle est
remplacée, c'est par une personne non qualifiée. D'ailleurs, entre 2021 et
2025, les embauches d'éducatrices qualifiées... non qualifiées, pardon, ont
augmenté de 300 %. Les cégeps Gérald-Godin puis Îles-de-la-Madeleine
ont dû fermer leurs programmes Techniques d'éducation à l'enfance, faute
d'inscriptions. Ça ne marche pas.
Si la ministre
n'arrête pas les départs puis qu'elle ne valorise pas la profession avec des
bons salaires, comment elle pense y arriver?
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Catherine Blouin
Mme Blouin : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. En fait, on le sait, que c'est un défi, la main-d'oeuvre. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on a augmenté le
salaire de 17 %, de nos éducatrices, donc une convention qui a été signée
et qui est là jusqu'en 2028. On a beaucoup aussi, bien sûr,
d'initiatives qui sont mises en place.
Et je tiens à dire qu'on a au-delà de
7 000 embauches net, quand même. Donc, oui, il y a des gens qui
partent, c'est bien malheureux, on aimerait les retenir. On travaille aussi,
bien sûr, à avoir des incitatifs pour favoriser la rétention et l'attraction de la main-d'oeuvre. Mais, au total, on a
quand même un nombre qui balance, c'est-à-dire qu'on a plus de
7 000 embauches net. Et on fait plusieurs actions pour valoriser
cette profession-là...
La Présidente : En terminant.
Mme Blouin : ...et c'est
important qu'on se mette tous ensemble à avoir un message qui est positif pour
qu'on incite les gens...
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Alexandre Leduc
M. Leduc : Ce gouvernement a
abandonné la petite enfance, Mme la Présidente. Il baisse lui-même son ratio
d'une éducatrice qualifiée sur deux. 38 000 enfants sur une liste
d'attente. Des parents à bout de souffle avec un salaire en moins. Puis, lorsque des parents finissent par
trouver une place, leurs enfants ne reçoivent pas la même qualité éducative
qu'on avait offerte dans le passé. Des éducatrices qualifiées à bout de souffle
qui quittent le réseau. Des cégeps qui forment de moins en moins de cohortes. C'est
la définition même d'un échec, Mme la Présidente. Est-ce que la ministre le
reconnaît?
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Catherine Blouin
Mme Blouin : Mme la Présidente,
je tiens aussi à souligner la présence de M. Bouchard, qui est dans...
dans nos tribunes, aujourd'hui, donc qui est à l'origine, avec Mme Marois,
de la création de nos CPE, un réseau qu'on chérit ici, en cette Chambre, de ce
côté-ci de cette Chambre, bien évidemment. Et ça inclut, bien sûr, le personnel
en service de garde, en CPE, les éducatrices à l'enfance, qui sont précieuses,
dans notre réseau, et on le sait. Et on met des mesures en place pour la
qualification. On a notre RAC96, on a le parcours de courte durée, donc, le
programme COUD, entre autres choses. Donc, ce sont une foule de choses qu'on
met en place pour attirer de la main-d'oeuvre, pour la retenir, sans oublier
tous les... les incitatifs aussi...
La Présidente : En terminant.
Mme Blouin :
...qu'on met pour, bien sûr, promouvoir des messages positifs. On a mis des
journées de stage...
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Chicoutimi.
Déficit de maintien des
actifs
Mme Marie-Karlynn
Laflamme
Mme Laflamme :
Merci, Mme la Présidente. J'aimerais poursuivre mon dialogue avec mon collègue ministre
des Transports, qui me dira sans doute que je n'écoute pas ce qu'il dit. Moi,
je répondrais que je n'entends pas les réponses aux questions.
Alors, récapitulons.
Les Québécois savent qu'il y a des trous dans leurs routes, maintenant. Ils
savent aussi qu'il y a un trou de
6 milliards dans les calculs présentés au public par le gouvernement de la
CAQ. Alors, allons-y ensemble, parce qu'on semble se perdre un peu dans
les chiffres, là, à la CAQ, par les temps qui courent.
Alors,
on a le ministre des Infrastructures, ministre des Transports qui disent que le
déficit de maintien des actifs pour
les routes est de 24 milliards. Derrière eux, on a leur équipe
ministérielle qui, elle, calcule plutôt 31 milliards. On ne parle pas d'une poignée de change, là, on s'entend
que c'est quand même assez important. Il y a d'autres déficits caquistes,
quand même, là, qu'on doit exposer ici, déficit de transparence, de confiance,
de crédibilité.
Alors, maintenant que
ces chiffres-là sont connus publiquement, mais pourquoi est-ce qu'on ne donne
pas seulement l'information aux Québécois, au lieu de se perdre dans des
explications de procédure et de processus, Mme la Présidente?
La
Présidente : La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité
durable.
M. Benoit
Charette
M. Charette : Merci, Mme la Présidente.
Il n'y a personne en cette Chambre qui peut reprocher au gouvernement d'avoir
manqué de vision pour ce qui est de l'entretien de nos réseaux. Autant au
niveau scolaire, au niveau des transports,
au niveau de la santé, ce sont des budgets, au niveau des infrastructures, qui
ont augmenté de façon significative. Donc, on ne peut pas nous reprocher
une absence de prise de conscience à ce niveau-là.
Alors, ce que j'ai
mentionné, ce que mes collègues... et ma collègue à l'Éducation a réitéré il y
a quelques instants, cette situation aux transports s'applique dans les autres
réseaux aussi. Les gouvernements précédents ont clairement manqué de vision.
Des infrastructures aussi importantes, ça ne se détériore pas d'une année à
l'autre, surtout si les infrastructures ont
50 ans, 60 ans, 100 ans dans certains cas. Donc, il faut
prévoir, justement, le maintien d'actif, ce que nous avons commencé à
faire dès 2018.
Cependant, le retard
à combler est à ce point important que, malgré le fait qu'au niveau routier
seulement on a doublé les sommes, au niveau
du maintien d'actif, depuis 2018, on les a doublées, malgré tout on peine à
rattraper un retard qui, lui, s'accumule depuis plusieurs années.
Donc, la prise de
conscience, elle est là, les budgets sont au rendez-vous...
La Présidente :
En terminant.
M. Charette : ...mais il faut être conscients d'une chose, ça va
prendre un temps pour rattraper le retard accumulé au cours des dernières
décennies.
La
Présidente : Première complémentaire.
Mme Marie-Karlynn
Laflamme
Mme Laflamme :
Alors, visiblement, Mme la Présidente, je n'entendrai pas cet écart de
6 milliards sortir de sa bouche.
Cependant, il faut se demander pourquoi les Québécois se priveraient, savoir
que sous la CAQ les coûts des travaux par kilomètre de route ont explosé
de 64 %. En 2019, le MTQ évaluait que reconstruire le réseau coûterait
92,5 milliards. En 2026... En 2025, le chiffre atteindrait maintenant
163,4 milliards.
Coudon, est-ce qu'il
y a d'autres chiffres là-dedans que la CAQ ne veut pas faire connaître aux Québécois?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Benoit
Charette
M. Charette :
...la collègue, Mme la Présidente, nous reproche un manque de transparence,
mais ce sont nous, au gouvernement, qui, depuis 2018, avons mis à jour les
règles de divulgation et de transparence. À chaque année, au budget, avec la
présentation du PQI, on vient présenter un portrait très juste au niveau du
déficit d'entretien d'actif dans les
différents réseaux. Et, ce portrait-là, on le peaufine d'année en année. On le
fait pour les réseaux scolaire, de santé, au niveau des transports
également. Donc, le portrait est de plus en plus précis. Et c'est nous qui
avons mis en place ces règles de transparence là, parce que, oui, il doit y
avoir une prise de conscience collective...
La
Présidente : En terminant.
M. Charette :
...par rapport aux défis auxquels nous faisons tous face. Donc, la
transparence, c'est nous...
La
Présidente : Deuxième complémentaire. Et, pour ce faire, je reconnais
le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Joël
Arseneau
M. Arseneau : Mme la Présidente, on
parle de prise de conscience. Écoutez, plus de la moitié des routes, au Québec,
sont en état de décrépitude. La proportion des routes en bon état est
passée de 65 % à 45 % sous le gouvernement de la CAQ. Tous les ministres des Transports, tous les ministres des
Infrastructures de la CAQ sont ici devant nous. C'est leur échec,
l'échec du gouvernement.
Pourquoi le ministre
refuse-t-il de faire un bilan actuel de l'état des routes et de son échec?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Benoit
Charette
M. Charette :
C'est difficile à suivre. Nous avons devant nous deux gouvernements, deux
anciens partis... deux partis politiques qui ont été au gouvernement pendant
des décennies, et aujourd'hui ils nous disent qu'on a investi trop peu au niveau du maintien d'actif. On met
minimalement deux fois plus d'argent que vous avez investi au cours de vos
années au pouvoir. Donc, l'investissement se fait. Cependant, le retard que
vous avez causé prend du temps à...
La
Présidente : M. le ministre, M. le ministre, vous vous adressez à la
présidente, d'accord? Poursuivez.
M. Charette : Avec grand plaisir,
d'ailleurs. Donc, c'est un retard qui est accumulé depuis des décennies que
nous comblons en ayant doublé ni plus ni moins les sommes prévues au maintien
d'actif. Nous avons doublé les sommes.
La Présidente :
En terminant.
M. Charette :
Du côté libéral, dernier PQI, on prévoyait 170 milliards...
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
d'Arthabaska.
Nombre
d'enfants en attente d'une place en service de garde
M. Alex
Boissonneault
M. Boissonneault :
Mme la Présidente, dans le cadre de l'étude des crédits budgétaires
concernant le ministère de la Famille, j'ai eu un échange très révélateur avec
la ministre. Je lui ai posé la question que tous les jeunes parents se posent au Québec, à savoir : Est-ce que
mon enfant aura une place en garderie? Et j'ai été étonné de la réponse, parce
qu'elle m'a dit qu'en ce moment, à ce jour, le gouvernement ne sait pas combien
d'enfants se trouvent sur la liste d'attente. Et, non seulement ça, elle nous a confirmé qu'on n'aurait pas ce chiffre
avant les élections cet automne. C'est peut-être pratique pour la CAQ, ça l'est beaucoup moins pour les parents, parce
que, si on parle de transparence, on a un problème.
Puis
on peut aussi se poser la question, comment un ministère peut faire son travail
lorsqu'il n'a pas accès à des chiffres aussi importants. Parce qu'on va se le
dire, ces chiffres-là sont essentiels pour connaître les besoins sur le terrain
et pouvoir avoir de bonnes politiques publiques.
Donc,
je veux offrir à la ministre l'occasion, ce matin, de se reprendre et de nous
dire combien d'enfants se trouvent présentement sur les listes d'attente
pour une place en garderie au Québec.
• (11 heures) •
La
Présidente : La réponse de la ministre de la Famille.
Mme Catherine
Blouin
Mme Blouin :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Donc, premièrement, ce que je veux dire,
c'est que, dans nos suivis mensuels, le chiffre sur la liste d'attente, il
diminuait pendant deux années consécutives. Et le dernier chiffre qu'on a à ce
jour date du 31 mai 2025. Pourquoi? Bien, il faut savoir qu'entre-temps
c'est qu'on a implanté le portail, qui a introduit une toute nouvelle façon de
faire, donc une toute nouvelle façon de recueillir les données des enfants en
attente. Alors, on a introduit le portail en décembre dernier, c'est tout jeune.
Et le calcul des enfants ne se fait plus selon l'âge, notamment, mais bien
selon la date d'entrée souhaitée en CPE, en garderie subventionnée. En fait, on
veut donner la place à l'enfant au moment où il en a besoin réellement. Donc,
c'est une nouvelle façon de faire, et il faut être patients, parce qu'il faut
savoir aussi que c'est une adaptation pour le réseau, en premier lieu, mais
aussi pour les parents, et il y a près de 70 % des parents
qui ne se sont jamais encore connectés au portail pour mettre à jour leurs
besoins. Donc, on laisse du temps pour le faire. Et dès cet été le ministère
fera une épuration des listes...
La
Présidente : En terminant.
Mme Blouin : ...donc
on contactera les parents, bien sûr, pour s'assurer que le nombre corresponde à
nos besoins.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Alex Boissonneault
M. Boissonneault : Donc,
je comprends, Mme la Présidente, que le dernier chiffre qu'on a, c'est celui de
l'année dernière. Et je comprends aussi qu'on n'aura pas ce chiffre-là
aujourd'hui, à savoir quelle est la situation actuelle, ce que connaît
actuellement le gouvernement. Puis on peut se demander sur quelles données,
alors, se base son ministère pour administrer convenablement les affaires
courantes. Puis il y a un enjeu de transparence qui demeure.
Donc, je vais
demander à la ministre de faire les choses comme il se doit puis au moins de
s'engager à nous donner ce chiffre-là avant les prochaines élections.
La Présidente : La réponse de la
ministre.
Mme Catherine Blouin
Mme Blouin : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Sachez que j'aimerais beaucoup moi-même le savoir, le nombre
d'enfants qui est sur la liste d'attente actuellement, parce que je pense que
ce serait quand même positif, étant donné que le nombre a diminué pendant 23 mois
consécutifs, et aussi du fait qu'on a créé des nouvelles places, 37 000, durant les dernières années, je tiens à le
rappeler. La conversion, également, ça amène des nouvelles places, puisqu'il y
a 70 % des garderies non subventionnées qui sont occupées. Alors, à
partir du moment où on les subventionne, il y a un 30 % supplémentaire qui
s'ajoute.
Et je vous donne un exemple de comment ça s'est
passé quand on a implanté le portail. Il y a eu un transfert des données de La
Place 0-5...
La Présidente : En terminant.
Mme Blouin : ...et,
en fait, depuis... en date du 31 mars dernier, il y avait plus de
600 000 collections. Le portail, il est jeune, on y travaille.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Alex Boissonneault
M. Boissonneault : Mme
la Présidente, le bilan de la CAQ, en famille, c'est quoi? Un échec de leur Grand chantier,
qui prônait une place par enfant avant mars 2025, une augmentation du nombre
d'éducatrices non formées, un nombre d'accidents qui impliquent des
enfants en hausse, et maintenant on a un manque de transparence aussi patent
qu'inacceptable. Mais la bonne nouvelle, et c'est le message que je veux passer
aux parents, c'est que, cet automne, ils pourront choisir un gouvernement qui
priorisera véritablement les familles.
Des voix : ...
La Présidente : Article 32. Gardez
le silence. La réponse de la ministre.
Mme Catherine Blouin
Mme Blouin : Mme la Présidente,
on s'est donné comme objectif de créer 37 000 nouvelles places. On a
atteint cet objectif-là, on est rendus à 37 031 nouvelles places. Il
y a, en plus de ça, 10 500 places qui sont actuellement en
réalisation. Et est-ce qu'on peut aussi souligner le fait qu'on est le premier
gouvernement à convertir des places de garderies non subventionnées en garderie
subventionnée? Donc, au total, quand on aura terminé, dès l'automne, il y a 16 000 enfants dont les familles, qui
payaient peut-être un 60 $, 70 $ par jour, vont payer maintenant
9,65 $. Et on ajoute aussi à ça, dans les cinq dernières années...
La Présidente : En terminant.
Mme Blouin : ...17 000
embauches net. C'est ça, un échec? Je ne suis pas d'accord.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député d'Abitibi-Est.
Sommes dédiées à la lutte contre l'itinérance en région
M. Pierre Dufour
M. Dufour :
Merci, Mme la Présidente. Le 7 mai dernier, le gouvernement annonce
28 millions à investir dans la lutte contre l'itinérance à Montréal,
Québec et l'Outaouais. Pendant ce temps, l'Abitibi-Témiscamingue a vu une
hausse de l'itinérance monter de 119 %, numéro un au Québec. Comme
dirait le ministre, ce n'est quand même pas banal.
Pourquoi les régions
ont été exclues de ce pactole? Et que comptez-vous faire pour changer la
situation dans nos régions?
La Présidente :
Je reconnais le ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte à
l'itinérance.
M. Lionel Carmant
M. Carmant :
Oui. Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je remercie le député d'Abitibi-Est
pour sa question. Puis je vous dirais que ça montre tout l'intérêt que
l'annonce qu'on a faite avec la première ministre a engendré partout au Québec.
Tous les maires, mairesses, les PDG nous appellent pour savoir comment avoir
accès au PSL prévention, c'est-à-dire à
comment maintenir les gens dans leur logement avant qu'ils arrivent à la rue.
Ce que je dis va changer la donne à travers le Québec.
Ce qu'on a annoncé,
Mme la Présidente, pour les trois premières régions, là, Montréal, Québec et
Gatineau, c'est parce qu'avec le PSL prévention on a également annoncé une
trajectoire pour la toxicomanie, l'itinérance et la toxicomanie, mais j'ai bien
dit dès le début que le PSL prévention va être rapidement déployé ailleurs au
Québec. Ça va se faire en deux phases. En
juin, on va faire les trois premières régions, Montréal, Québec, Gatineau, et
avant la fin de l'été, Mme la Présidente, on va déployer dans toutes les
régions.
En attendant, ce que
je demande, c'est qu'on trouve un organisme communautaire qui va être en
charge, qui va aller s'installer dans les tribunaux administratifs du logement
à travers le Québec, et le programme va être déployé pour prévenir
l'itinérance. On en offre 500 dès cette année, 500 autres l'année
prochaine, et on consolide par la suite, Mme la Présidente. On renverse la
tendance partout au Québec.
La Présidente :
Première complémentaire.
M. Pierre Dufour
M. Dufour :
On va poursuivre dans un domaine connexe, le centre de crise 24/7 à
Malartic qui a été inauguré en juillet 2024. D'ailleurs, le ministre était avec
moi à ce moment-là.
Alors que les centres
de crise qui viennent d'ouvrir en Estrie et au Saguenay—Lac-Saint-Jean ont obtenu
des sommes très intéressantes pour faire rouler leur institution, pourquoi
celui de Malartic n'a pas eu la même considération pour assurer un financement
récurrent adéquat au fil des années?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Lionel Carmant
M. Carmant :
Bien, Mme la Présidente, je remercie pour cette question aussi. Puis, je veux
dire à tous mes collègues, également, qui sont en Abitibi, je suis très
sensible à la situation de la santé mentale en Abitibi.
Le centre de crise de
Malartic est quand même sous-utilisé parce que, les équipes santé mentale, il y
a un enjeu de pénurie de main-d'oeuvre là-dedans. Cependant, cette année, on
a... on va annoncer des nouvelles sommes en itinérance.
J'ai déjà parlé avec la PDG d'installer le programme PRISM, itinérance, santé
mentale, à Malartic. À l'époque, encore
une fois, à cause des enjeux de main-d'oeuvre, ça avait été mis sur la glace. Mais
cette année on va venir rehausser le programme via des fonds en
itinérance pour que ces centres de... ce centre de crise puisse accueillir des
personnes itinérantes en crise également.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. Pierre Dufour
M. Dufour :
Toujours en santé, Mme la Présidente, le CLSC, ou, si on aime mieux, l'urgence
de Senneterre, a un rôle crucial dans la
dynamique hospitalière de ma MRC. Une structure de garde établie depuis
longtemps fut abolie sous prétexte d'uniformiser les pratiques, ce qui a
éliminé deux postes de nuit d'infirmière auxiliaire.
Sommes-nous en train
de faire des économies de bouts de chandelle au détriment de la sécurité des
patients?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Lionel Carmant
M. Carmant :
Bien, Mme la Présidente, j'aimerais parler, suite à cette question, du rôle des
CLSC en santé mentale. Je pense, il faut
dire qu'on a fait un travail incroyable de diminution des listes d'attente
partout au Québec à travers la... avec la santé mentale. Pour la
première fois, on atteint nos cibles, plus de 70 % des patients sont vus
dans un délai de 30 jours. Il faut voir que quand on est arrivés, en 2018,
c'était 50 %, Mme la Présidente. Puis une des portes d'entrée qu'on veut
valoriser, c'est vraiment le CLSC.
Donc, maintenant,
vous irez voir, dans toutes les régions on a ouvert l'accueil psychosocial pour
la santé mentale de 8 heures à
20 heures. Les gens peuvent être accueillis et vus rapidement par des
services en santé mentale dans les jours qui suivent. L'évaluation se
fait le jour même...
La Présidente :
En terminant.
M. Carmant :
...et ensuite les services sont desservis très rapidement partout au Québec,
Mme la Présidente. Une autre grande avancée.
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant la députée de Mont-Royal—Outremont.
Dépassements
de coûts dans le projet de Dossier santé numérique
Mme Michelle Setlakwe
Mme Setlakwe :
Mme la Présidente, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique a un rôle
clé à jouer : éviter les fiascos informatiques et protéger l'argent des
Québécois. Mais ça tombe bien, parce que la ministre est aussi présidente du
Conseil du trésor.
Dans le Dossier santé
numérique, le gouvernement a oublié de budgéter la formation. Résultat, 95 millions de
dollars ont été ajoutés à la facture. Et cette injection tardive, selon les
propres mots de la ministre, hier, ne s'est pas faite selon les règles de
l'art. Des règles importantes de gouvernance n'ont pas été respectées.
Aujourd'hui, le
gouvernement refuse toujours de dire aux Québécois combien coûtera le
déploiement complet du DSN. Pourtant, comme présidente du Conseil du trésor et
ministre responsable du Numérique, c'est elle qui autorise les budgets.
Les
Québécois vont payer la facture, ils méritent un chiffre clair enfin. Alors, ma
question est simple. À combien estime-t-elle aujourd'hui le coût total,
à terme, du déploiement national du DSN? 3, 4, 5 milliards?
• (11 h 10) •
La
Présidente : La réponse de la présidente du Conseil du trésor.
Mme France-Élaine Duranceau
Mme Duranceau :
Merci, Mme la Présidente. Alors, je pense que c'est important de rappeler
que le dossier DSN, il a avancé. On lui a
permis d'avancer. Est-ce que toutes les étapes ont été exactement suivies?
Peut-être pas, mais toute l'information a été disponible pour prendre la
bonne décision au Conseil des ministres, et c'est ce qui s'est passé. Et on
voit les résultats maintenant sur le terrain. Est-ce que c'est des avancées qui
sont pertinentes et qui font plaisir aux gens qui sont dans les établissements
en question? Oui. Ça fonctionne bien. C'est une avancée pour les Québécois. Il
faut numériser notre... digitaliser tout ça dans notre système de santé.
Alors, les dossiers
numériques seront... seront répartis... seront réalisés dans l'ensemble de la
province. On va se fier aux recommandations de Santé Québec. On a déployé de
manière progressive, on va voir les résultats, et ensuite on décidera de la
meilleure solution à adopter pour l'ensemble du territoire.
La
Présidente : Alors, cela met fin à cette période de questions et de
réponses orales.
Motions sans préavis
Comme il n'y a pas de
votes reportés, nous allons passer à la rubrique Motions sans préavis. Et, pour
ce faire, je cède la parole à la première vice-présidente de l'Assemblée
nationale. Bon retour en circonscription, tout le monde, et bonne fin de
journée. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, en fonction de nos règles et de l'ordre de
présentation des motions sans préavis, je reconnais maintenant un membre du
troisième groupe d'opposition. Mme la députée de Terrebonne, à vous la parole.
Condamner les menaces et
messages haineux proférés
à l'endroit de Mme Fatima Aboubakr
Mme Gentilcore : Merci, Mme la
Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de
présenter, conjointement avec le ministre responsable de la Laïcité, le député
d'Acadie, la cheffe du deuxième groupe d'opposition, le
député d'Abitibi-Est, la députée de Chomedey, la députée de Laporte, le député
de Rosemont, la députée de Saint-Laurent et le député de Saint-Jérôme, la
motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale condamne fermement les menaces et les messages haineux à caractère
fondamentaliste religieux proférés à l'endroit de Fatima Aboubakr en raison de
son engagement politique en faveur de la laïcité, de l'égalité et de
l'indépendance du Québec;
«Qu'elle rappelle que
de tels actes constituent une attaque directe contre nos valeurs démocratiques
et contre la liberté de toute personne de s'engager en politique sans craindre
pour sa sécurité.»
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?
Mme la leader du gouvernement.
Une voix : ...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Cette motion est-elle adoptée? Monsieur...
Une voix : ...
Mise aux voix
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors,
il y a une demande de vote électronique. Le vote est maintenant ouvert.
Le vote est
maintenant terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat.
Le
Secrétaire : Pour : 89
Contre :
0
Abstentions :
0
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, cette motion est adoptée.
Maintenant, nous poursuivons
avec un membre du groupe formant le gouvernement. Mme la ministre du Tourisme,
à vous la parole.
Rendre hommage à M. Victor-Lévy
Beaulieu et offrir des
condoléances à sa famille et à ses proches
Mme Dionne :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin
de présenter la motion suivante
conjointement avec les députés de Bourassa-Sauvé, de Taschereau, de
Matane-Matapédia, de Rimouski, d'Abitibi-Est, de Laporte, de Chomedey,
de Saint-Jérôme et de Rosemont :
«Que l'Assemblée
nationale souligne le legs intellectuel, littéraire et culturel du grand auteur
québécois, monsieur Victor-Lévy Beaulieu;
«Qu'elle salue sa
contribution exceptionnelle à la culture québécoise, dont les romans, les
essais, le théâtre et les productions
télévisuelles ont marqué durablement l'imaginaire collectif et rejoint
plusieurs générations de Québécoises et de Québécois;
«Qu'elle reconnaisse
en lui un défenseur passionné de la langue française, de la culture québécoise
et de l'affirmation nationale du Québec, et exprime toute sa reconnaissance
envers cet écrivain libre et engagé, dont la plume puissante et singulière a
contribué à façonner et à renforcer notre identité culturelle;
«Qu'elle rende
hommage à cet ambassadeur des Basques et du Bas-Saint-Laurent, profondément
enraciné dans son territoire et dans la mémoire collective du Québec;
«Qu'elle
transmette ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi
qu'à tous ceux et celles qui ont été inspirés par son oeuvre;
«Qu'enfin, tous les
députés de l'Assemblée nationale observent une minute de silence en mémoire de
ce géant des lettres québécoises.»
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je
vous remercie, Mme la ministre. Donc, y a-t-il consentement pour débattre de
cette motion? Mme la leader du gouvernement.
Une voix :
...
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci. Donc, il y a consentement pour qu'il y ait deux minutes de
rigueur par intervenant. Donc, je cède immédiatement la parole à Mme la
ministre du Tourisme.
Mme Amélie Dionne
Mme Dionne : Merci, Mme la Présidente. J'aimerais d'abord
saluer la présence, dans les tribunes, de Julie et Mélanie, les filles de M. Beaulieu, du député fédéral
Maxime Blanchette-Joncas, des proches ainsi que des membres du milieu culturel.
Aujourd'hui, l'Assemblée nationale
rend hommage à un immense bâtisseur de notre culture, Victor-Lévy Beaulieu.
Avec son départ, le Québec a perdu une voix libre, fougueuse et profondément
enracinée dans son peuple, dans sa langue et dans son territoire.
Écrivain prolifique,
homme de parole et de conviction, Victor-Lévy Beaulieu aura marqué notre
littérature comme peu d'auteurs l'ont fait.
Par ses romans, ses essais, son théâtre et ses oeuvres télévisuelles, il a
donné au Québec des personnages, des mots et des images qui habitent
encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
Sa plume était
exigeante, passionnée, parfois dérangeante, mais toujours profondément vivante.
Il aura été ainsi un défenseur inlassable de
la langue française et de l'affirmation culturelle du Québec. À travers toute
son oeuvre, il nous rappelait que notre culture est précieuse, qu'elle
doit être portée avec fierté et qu'elle constitue l'un des fondements de notre
identité nationale.
Victor-Lévy Beaulieu
était également un fier Bas-Laurentien, résidant à Notre-Dame-des-Neiges dans
la MRC des Basques. Il portait notre région dans son coeur et dans ses écrits.
Son attachement au fleuve, à la ruralité, aux gens de chez nous et à la mémoire du territoire ont profondément contribué à
faire rayonner le Bas-Saint-Laurent partout au Québec et bien au-delà de
ses frontières.
Au nom du
gouvernement du Québec, j'offre mes plus sincères condoléances à sa famille, à
ses proches ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui ont été touchés, inspirés
et transformés par son oeuvre.
Merci,
M. Beaulieu, pour votre voix, votre courage et pour l'héritage immense que
vous laissez au Québec et aux générations futures.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la ministre. Maintenant, nous poursuivons avec l'intervention
de Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Madwa-Nika Cadet
Mme Cadet :
Merci, Mme la Présidente. Victor-Lévy Beaulieu, c'était bien plus qu'un
écrivain. C'était une voix libre, une
conscience québécoise, un homme qui a consacré sa vie à raconter notre peuple,
notre langue, nos contradictions, nos rêves et nos colères.
Issu d'un milieu
modeste du Bas-Saint-Laurent, ayant passé une partie de sa jeunesse à
Montréal-Nord, dans ma circonscription, son patelin natal aura souvent servi de
trame de fond à son oeuvre monumentale. Romans, essais, théâtre, téléromans et,
bien évidemment, éditeur de sa maison éponyme, il aura utilisé tous les moyens
à sa disposition pour faire vivre la culture québécoise et défendre la langue
française.
À travers ses essais
hommage à Victor Hugo, James Joyce, Jack Kerouac, Victor-Lévy Beaulieu
symbolisait l'adage : À tout seigneur tout honneur. De Race de monde
à Bouscotte, jusqu'à Antiterre, il nous aura plongés dans la
vaste saga familiale des Beauchemin, tant à l'écrit qu'à l'écran, sur plus de
quatre décennies. Victor-Lévy Beaulieu aura dressé une vaste fresque du Québec
où se sont croisés la mémoire collective, le rapport du peuple québécois à son
territoire, les dynamiques entre classes sociales ainsi que les tensions entre
enracinement et modernité, entre culture populaire et influence
nord-américaine, nous ramenant sans cesse à la ligne conductrice
suivante : une nation se doit de se raconter au nom de sa vitalité.
• (11 h 20) •
Aujourd'hui, rendre
hommage à Victor-Lévy Beaulieu, ce n'est pas seulement saluer un écrivain
émérite, c'est aussi reconnaître notre responsabilité collective de protéger,
promouvoir et transmettre la culture québécoise aux prochaines générations. À
l'ère du numérique, son message demeure profondément actuel. Alors, en guise de
respect envers son legs, portons collectivement cette impulsion, celle d'un
peuple mû par le devoir moral de porter sa culture et ses récits.
Mes condoléances à
ses proches. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la
parole à M. le député de Taschereau.
M. Etienne Grandmont
M. Grandmont :
Merci, Mme la Présidente. Tout le monde connaît Victor-Lévy Beaulieu,
l'homme sage de Trois-Pistoles qu'on imaginait écrivant jour et nuit, veillant
sur son petit bout de territoire, amoureux de la langue et du pays. Il avait,
dans l'imaginaire des jeunes et des moins jeunes, quelque chose d'à la fois
fascinant et rassurant.
Il laisse un héritage
immense. On peine à croire comment un seul homme ait pu explorer autant de
styles littéraires — dramaturgie, journalisme, essai, roman, scénario — en plus d'avoir été enseignant, éditeur et homme
politique.
Le regard perçant,
une soif de justice et de vérité qui transcende son oeuvre, il n'aura jamais
cédé un pouce à ses convictions, dont son
amour profond et féroce pour notre langue et sa volonté inébranlable de
réaliser la souveraineté. Pour reprendre ses mots : «Moi, je suis
un pays. Et ce pays-là n'est pas encore indépendant.»
Ses nombreux
admirateurs s'entendaient pour dire qu'il n'y avait pas d'équivalence d'une
oeuvre aussi monumentale que la sienne au
Québec. Un monstre de la littérature. Un personnage plus grand que nature. Un
gargantua aux accents anarchistes. Les journalistes et critiques
manquaient clairement de mots pour exprimer pleinement l'impact colossal de cet
homme sur la littérature et la culture québécoises.
Merci,
M. Beaulieu, pour votre oeuvre, votre plume et votre parole.
Et toutes nos
sympathies à sa famille et à ses proches.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. M. le député de Matane-Matapédia,
à vous la parole.
M. Pascal Bérubé
M. Bérubé : Mme la Présidente, c'est
avec émotion, comme gars du bas du fleuve, de la patrie de son personnage de
Jos Bérubé, que je m'adresse à cette Assemblée, à la famille et aux amis.
Victor-Lévy Beaulieu
est un géant de notre littérature et une personnalité publique fermement
engagée en faveur de notre pleine existence nationale de l'indépendance du
Québec. Je tiens à saluer ce qu'il a accompli pour la littérature québécoise, à la fois la sienne et toutes celles qu'il a
permis de faire naître comme éditeur, mais aussi le courage,
l'authenticité et l'esprit parfois rebelle d'un homme libre.
Il est assez rare,
voire unique au Québec qu'un écrivain soit connu par ses seules initiales, VLB.
Depuis 40 ans, il a ainsi gravé ses
initiales dans notre imaginaire collectif et, plus encore, dans l'histoire même
du Québec moderne. VLB, ce sont trois lettres gravées profondément
dans l'univers littéraire québécois.
Ce grand créateur
s'est illustré à la fois dans son oeuvre romanesque, il a écrit plus de
30 romans, une vingtaine d'essais, des essais qui parlent des plus grands
créateurs littéraires du monde, tels que Victor Hugo, Jack Kerouac, Melville,
Ferron, Joyce, Tolstoï ou encore Voltaire, c'est aussi un homme qu'on a connu
comme scénariste, notamment à la télévision, avec des oeuvres inoubliables. Ses
téléromans ont mis en scène des personnages plus grands que nature, dont Junior
Galarneau, qui nous honore de sa présence, souvent issus des régions du Québec — et
c'est là que ça me touche beaucoup — ce pays pas encore pays, comme il le disait. M. Beaulieu
a illustré mieux que quiconque la fierté du pays.
Le plus bel hommage
qu'on peut rendre à Victor-Lévy Beaulieu, c'est un hommage à la grande liberté
dont il a fait preuve dans sa vie, dans l'expression de ses convictions et dans
son oeuvre. Il y a peu de gens qui, comme VLB, ont réussi à incarner aussi
distinctement un pan complet de l'identité québécoise. VLB se compte, à ce
titre, parmi les Félix Leclerc, Gaston Miron et Pierre Perrault.
Sur
une base personnelle, j'ai eu l'honneur de participer à quelques rencontres
chez lui, de le défendre également lorsqu'un prix français lui a été
adressé, mais qu'on n'a pas voulu le lui remettre parce que sa santé ne lui
permettait pas de traverser outre-mer. J'ai aussi participé avec quelques
collègues à ses funérailles aux Trois-Pistoles et j'ai été vraiment ému de ce
que j'ai vu et entendu, de l'amour qu'on portait à ce créateur libre.
Je lui laisse les
dernières paroles. C'était un homme d'écrit, un homme de parole. Alors, il
dit : «Être vraiment d'une culture,
c'est de savoir d'où nous venons, c'est savoir à quoi nous rêvons, c'est savoir
quelle nouvelle hauteur de liberté nous espérons atteindre.»
À
Mélanie et Julie, à sa famille, nos condoléances, mais surtout notre gratitude,
notre respect et notre admiration devant un auteur plus grand que nature,
qui aurait bien mérité des funérailles nationales. Merci.
Mise aux voix
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce que cette motion est
adoptée? Adopté.
Maintenant,
nous poursuivons avec... Ah non! Oui, excusez-moi. Veuillez vous lever pour
conserver une minute de silence.
• (11 h 26
—
11 h 27
)
•
Je vous remercie.
Vous pouvez vous asseoir.
Donc,
nous poursuivons avec un membre du groupe formant l'opposition officielle. M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée
afin de présenter la motion suivante
conjointement avec le député de Jean-Lesage, le député de Matane-Matapédiaet la députée
de Chomedey :
«Que l'Assemblée
nationale déclare qu'il est pertinent dans le débat politique, que les
Québécoises et Québécois connaissent la position de leur député, sur une
question aussi fondamentale que l'indépendance du Québec.»
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce qu'il y a consentement
pour débattre de cette motion? Mme la leader du gouvernement.
Une voix :
...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Il n'y a pas de consentement.
Comme
il n'y a pas de consentement, nous allons poursuivre avec un membre du deuxième
groupe d'opposition. Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Mme Massé :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée
pour présenter la motion suivante
continuant... pardon, conjointement avec le député de l'Acadie,
le député de Jean-Talon, la députée de Laporte et le député de Rosemont :
«Que l'Assemblée nationale rappelle l'importance
d'établir avec les Premières Nations et les Inuit des relations fondées sur le
respect, l'égalité entre les peuples, la transparence et la bonne foi;
«Qu'elle
souligne que toute initiative touchant les droits, les territoires ou l'avenir
politique et constitutionnel du Québec doit s'inscrire dans une démarche de
dialogue, de collaboration active et de coconstruction avec les Premières
Nations et les Inuit;
«Qu'elle rappelle
l'importance de reconnaître les principes énoncés dans la Déclaration des
Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones, notamment le droit à
l'autodétermination ainsi que le principe de consentement libre, préalable
et éclairé;
«Qu'enfin elle
réaffirme que la réconciliation passe par des échanges continus, respectueux et
menés de nation à nation avec les Premières Nations et les Inuit.» Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? Mme la leader adjointe du
gouvernement.
Une voix :
...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Comme il n'y a pas de consentement, nous allons
poursuivre nos travaux.
Avis touchant les travaux des commissions
Nous sommes à la
rubrique Avis touchant les travaux des commissions. Mme la leader du
gouvernement.
• (11 h 30) •
Mme LeBel :
Merci, Mme la Présidente. Alors, nous faisons avis à cette Assemblée que la
Commission de la culture et de l'éducation procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet Jeunesse du portefeuille Économie,
Innovation et Énergie aujourd'hui, de 11 h 30 à 12 h 30, à
la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
Également,
la Commission de l'aménagement du
territoire procédera à l'étude des
crédits budgétaires 2026-2027 du volet Affaires municipales du
portefeuille Affaires municipales et Habitation aujourd'hui, de
11 h 15 à 13 heures, à la salle Pauline Marois;
La Commission des
institutions procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du
volet Relations avec les Québécois d'expression anglaise du portefeuille
Relations internationales et Francophonie aujourd'hui, de 11 h 15 à
13 heures, à la salle Marie-Claire-Kirkland;
La Commission des
transports et de l'environnement procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet
Transports du portefeuille Transports et Mobilité durable aujourd'hui, de
11 h 15 à 13 heures et de 13 h 45 à 16 h 30,
à la salle du Conseil législatif;
La Commission de
l'économie et du travail procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet PME du
portefeuille Économie, Innovation et Énergie aujourd'hui, de 14 h 30
à 16 h 30, à la salle
Louis-Joseph-Papineau;
Également, la Commission
des institutions procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du
volet Lutte contre le racisme du portefeuille Relations internationales et
Francophonie aujourd'hui, de 14 heures à 14 h 45, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission des
institutions procédera à l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du
volet Relations internationales et Francophonie du portefeuille... pardon,
Relations internationales et Francophonie aujourd'hui, de 15 h 15 à
16 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
De plus, la Commission
de l'aménagement du territoire procédera à l'étude des crédits
budgétaires 2026-2027 du volet Sport,
Loisirs et Plein air du portefeuille Éducation aujourd'hui, de 14 heures à
15 h 15, à la salle
Pauline-Marois;
La
Commission des relations avec les
citoyens procédera, quant à elle, à
l'étude des crédits budgétaires 2026-2027 du volet Aînés du portefeuille
Aînés, Santé et Services sociaux aujourd'hui, de 13 h 45 à
15 h 45, à la salle
Marie-Claire-Kirkland;
De plus, la Commission
de l'aménagement du territoire entreprendra les consultations particulières et
les auditions publiques sur le projet de loi n° 4, Loi
sur la communication de renseignements aux fins de protection contre la
violence d'un partenaire intime et modifiant diverses dispositions
législatives, le lundi 1er juin 2026, de 15 h 15 à
18 h 45, ainsi que le mardi 2 juin 2026, de
9 h 15 à 12 h 30, à la salle Pauline-Marois;
Et enfin, en
terminant, la Commission de la santé et des services sociaux poursuivra les
consultations particulières et les auditions publiques sur le projet de loi n° 23, Loi visant principalement à mieux accompagner les personnes dont l'état mental pourrait représenter
un risque pour leur propre sécurité ou celle d'autrui, le mardi 2 juin 2026, de
10 heures à 11 h 35, à la salle Marie-Claire-Kirkland.
Je vous remercie de
votre écoute, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la leader. Y a-t-il consentement pour déroger aux articles 143 et
143.1 du règlement concernant l'horaire des travaux des commissions?
Consentement.
Donc, nous passons à
la rubrique Renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Ajournement
Bon, puisque nous
sommes à la période de l'étude des crédits budgétaires et que, conformément aux
dispositions de l'article 282 du règlement, l'Assemblée ne procède qu'aux
affaires courantes, je lève la séance, et les travaux de l'Assemblée sont
ajournés au mardi 2 juin 2026, à 13 h 40. Merci.
(Fin de la séance à
11 h 34)