Journal des débats (Hansard) of the Committee on Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Thursday, March 20, 2025
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Vol. 47 N° 54
Clause-by-clause consideration of Bill 69, An Act to ensure the responsible governance of energy resources and to amend various legislative provisions
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Intervenants par tranches d'heure
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Bernard, Daniel
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Fréchette, Christine
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Garceau, Brigitte B.
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Bouazzi, Haroun
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Montigny, Yves
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Bouazzi, Haroun
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Bernard, Daniel
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Fréchette, Christine
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Kelley, Gregory
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Bernard, Daniel
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Fréchette, Christine
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Bouazzi, Haroun
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Bussière, Robert
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Sainte-Croix, Stéphane
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Rivest, Mathieu
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Kelley, Gregory
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Garceau, Brigitte B.
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Bernard, Daniel
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Kelley, Gregory
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Fréchette, Christine
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Garceau, Brigitte B.
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Garceau, Brigitte B.
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Bernard, Daniel
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Fréchette, Christine
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Kelley, Gregory
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Bernard, Daniel
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Fréchette, Christine
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Kelley, Gregory
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Garceau, Brigitte B.
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Bernard, Daniel
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Kelley, Gregory
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Fréchette, Christine
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Garceau, Brigitte B.
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Garceau, Brigitte B.
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Bernard, Daniel
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Kelley, Gregory
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Fréchette, Christine
11 h 30 (version révisée)
(Onze heures quarante et une minutes)
Le Président (M. Bernard) : Bonjour,
tout le monde, content de vous revoir. Donc, ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de
l'énergie et des ressources naturelles ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 69, Loi assurant la gouvernance
responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions
législatives.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Montigny (René-Lévesque) est remplacé par Mme Lachance
(Bellechasse) et M. Ciccone (Marquette), par Mme Garceau
(Robert-Baldwin).
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Alors donc, lors de l'ajournement de nos travaux hier, nous étions à l'étude de
l'article 14.5 introduit par l'article 4 du projet de loi. Mme la ministre, la
parole est à vous.
Mme Fréchette : Oui, M. le
Président, bonjour à tous... On s'était laissés sur une discussion, en fait,
pour amener un libellé légèrement modifié. Alors, j'aimerais ça que l'on puisse
suspendre les travaux pour qu'on puisse discuter avec les oppositions pour voir
si le libellé proposé convient.
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Y a-t-il consentement pour suspendre les travaux?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 43
)
(Reprise à 11 h 59)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Donc, rebonjour, tout le monde. Suite à la suspension, nous allons reprendre
nos travaux. Qu'est-ce que j'ai pu comprendre, Mme la ministre, vous allez
déposer un amendement à l'article 14.5?
Mme Fréchette : Exactement.
Merci, M. le Président. Donc, j'aimerais proposer l'amendement suivant : Remplacer,
dans le premier alinéa de l'article 14.5 de la Loi sur le ministère de
l'Économie, de l'Innovation et de !'Énergie proposé par l'article 4 du projet
de loi, «notamment s'il juge que des changements dans la situation et dans les
besoins énergétiques au Québec ou» par «s'il juge, en raison de circonstances
exceptionnelles,».
Donc, c'est un amendement qui prévoit, là,
que la ministre va pouvoir modifier le PGIRE en raison de circonstances
exceptionnelles. Et c'est vraiment le mot-clé dans l'idée qui est présentée ici,
«circonstances exceptionnelles». Cela resterait, en fait, le cas... les cas où
le PGIRE pourrait être modifié aux situations d'une certaine, là, gravité.
Merci.
• (12 heures) •
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des commentaires du côté de l'opposition? Oui, Mme la...
pardon, députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : La nuit a porté
fruit, comme on dit. Merci pour l'ouverture, Mme la ministre, et pour cette
modification, qui représente, je crois, votre intention clairement. Merci.
Le Président (M. Bernard) :
Donc, est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement? Oui, M. le
député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Oui, c'est,
effectivement, une amélioration du texte à nos yeux aussi. J'aurais peut-être
la question pour la ministre : Quand de telles circonstances
exceptionnelles arrivent, est-ce qu'elle pourrait nous donner des exemples de
ce qui est une circonstance exceptionnelle et de ce qui ne serait pas une circonstance
exceptionnelle?
Le Président (M. Bernard) :
Mme la ministre.
Mme Fréchette : Oui, bien,
nous avons abordé cette question dans nos échanges hier. Donc, je peux référer
à ce que j'avais identifié, notamment, une catastrophe naturelle qui survient,
qui met... qui rend indisponible, par exemple, une partie des infrastructures
énergétiques, et qu'il faille s'approvisionner différemment le temps que soient
réparés les dégâts d'une telle catastrophe. Ce pourrait être, par exemple, une
coupure d'une source énergétique qui soit importée, par exemple, ou encore, le
fait que cette source énergétique soit tarifiée au double de ce que l'on paie
habituellement, ça créerait un enjeu financier important. Donc, on souhaite qu'il
y ait une flexibilité en de telles circonstances, pour ajuster le plan... le
PGIRE, en fait. Donc, je remercie la députée de Robert-Baldwin pour avoir
proposé l'amendement tel que modifié. Je pense qu'effectivement on vient
circonscrire davantage l'intention de base et qu'on vient cadrer mieux,
bonifier le texte.
Le Président (M. Montigny) : M.
le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Je vous entends.
Et puis, tout à l'heure, ..., vous parliez de toutes sortes de choses qui ne seraient
pas des circonstances exceptionnelles, par exemple, un changement de ministre,
par exemple, ou ce genre de situation. Le... Une fois que ces changements-là
opèrent, il y avait toute la question de simuler leurs impacts, de les
analyser. Le ministre, donc, je comprends parfaitement, effectivement, si on a
des... je ne sais pas, moi...
12 h (version révisée)
M. Bouazzi : ...il y avait
toute la question de simuler leurs impacts, de les analyser. Le ministre...
Donc, je comprends parfaitement. Effectivement, si on a, je ne sais pas, moi,
des feux de forêt qui font fondre des lignes de transport, on a évidemment des
choses à faire, mais est-ce que... est-ce qu'il ne faudrait pas qu'une tierce
instance fasse une analyse de ces changements-là ou quelque chose qui apporte
de la transparence à la population, et de la confiance, au-delà du changement
lui-même?
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Oui, M. le
Président. Je pense que ce qui est évoqué par l'expression «circonstances
exceptionnelles», c'est qu'il y a une notion d'urgence qui est derrière ce type
de description de situation, et, par conséquent, je pense qu'il faille donner
toute la flexibilité et l'agilité possible pour répondre aussi rapidement que
faire se peut à des circonstances exceptionnelles parce qu'il y a cette notion
d'urgence qui, à mon sens, est présente dans cette expression-là et dans ces
circonstances.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député.
M. Bouazzi : Bien, comment on
pourrait... parce que je vous entends et je comprends tout à fait l'objectif,
mais, étant donné tout le travail qui est fait pour aboutir à ce plan, les
différentes simulations, etc., etc., aussi l'équilibre d'expertise, et de
pouvoirs, et de contre-pouvoirs entre votre ministère, la régie et
Hydro-Québec, parce que ce n'est pas par hasard que vous synchronisez les mises
à jour du plan avec le plan d'Hydro-Québec, comment on peut se retrouver à, d'un
côté, permettre cette flexibilité et, de l'autre côté, permettre aussi une
transparence? Est-ce que... parce qu'ici moi, je ne vous dis pas de ne pas le
modifier, mais est-ce qu'il ne devrait pas y avoir quelque chose d'attaché qui
conditionne... qui ne conditionne pas le changement, mais, au moins, qui assure
une transparence et une compréhension des conséquences, sachant le changement,
là?
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Oui, M. le
Président. Donc, en fait, moi, je pense que l'idéal serait qu'on ne change pas
le PGIRE. Donc, l'idéal, ce serait que ce PGIRE demeure intact. Maintenant,
comme je disais, s'il y a une circonstance urgente, exceptionnelle, il pourrait
y avoir cette modulation qui soit apportée au PGIRE, mais ce sera... ce sera
perceptible de tous, ce sera connu de tous, ce sera déjà public, comme type de
modification, advenant qu'il y ait une telle circonstance exceptionnelle qui
génère une modification. Donc, en soi, je pense que le débat public pourra se
faire, et c'est peut-être même plus complet comme exercice que la révision par
une autorité tierce. Je pense que ce débat public, voilà, pourra générer ces
impacts, et, par conséquent, ça, pour moi, c'est le gage que, bon, les choses
devront être faites de la bonne façon, advenant que de telles circonstances
exceptionnelles surviennent.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député de Robert... pardon, de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Est-ce que vous
seriez ouverte à rajouter un avis de la Régie de l'énergie, par exemple, encore
une fois, qui ne conditionnerait pas le changement, là? Je comprends, imaginons
une situation d'urgence, l'idée, ça serait de permettre à l'exécutif de prendre
action rapidement, mais, en même temps, avoir des experts indépendants, au
niveau de la régie, qui nous donnent un avis sur les conséquences d'un tel
changement même après que le changement ait été fait, est-ce que ce serait
chose d'imaginable?
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Juste un
moment, s'il vous plaît.
Le Président (M. Bernard) : Oui.
(Consultation)
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Merci, M. le
Président. Donc, je voudrais, dans un premier temps, rappeler qu'hier on a <adopté
un amendement...
Mme Fréchette :
...merci,
M. le Président. Donc, je voudrais, dans un premier temps, rappeler qu'hier on
a >adopté un amendement quant au rôle de la régie. Donc, on a ajouté un
amendement faisant en sorte que la Régie de l'énergie donne... doit donner son
avis sur les PGIRE aux six ans. Par ailleurs, le rôle... la ministre peut en
tout temps demander un avis à la régie. Il y a également un suivi de la régie
qui est fait aux trois ans, sur les plans d'approvisionnement, de même qu'une
révision annuelle qui est faite.
Donc, je pense qu'on a suffisamment de
mécaniques qui vont s'exercer d'elles-mêmes ou qui peuvent l'être pour ne pas
alourdir les procédures. Moi, je suis d'avis que ces mécaniques-là, ces
mécanismes-là, plus le débat public qui s'ensuivrait, advenant qu'une
circonstance exceptionnelle justifie qu'il y ait une modification... je pense
qu'on a, voilà, les éléments qui nous permettent de bien, bien cheminer, bien
avancer, avec tous les avis qui sont requis, qui pourraient être activés.
• (12 h 10) •
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : J'entends. Donc,
pour être sûr de comprendre ce que vous dites, vous dites : En gros,
d'abord, tous les six ans, l'exercice est fait au complet, tous les trois ans,
il y a une analyse de l'avancement, et donc, si on fait des changements au plan
pour des raisons exceptionnelles, à un moment donné, au plus tard, dans les
trois ans, et puis probablement moins, il y aurait une... Oui, allez-y.
Mme Fréchette : Oui, M. le
Président. En fait, c'est même annuel. Aux trois ans, c'est le plan
d'approvisionnement qui est révisé par la régie, puis, annuellement, il y a une
révision aussi. Donc, advenant qu'en cours d'année il y ait une modification du
PGIRE, bien, la régie va faire une révision annuelle sur la base de la
modification. Donc, assez rapidement, cette mécanique-là va s'opérer, et, en
plus, la ministre ou le ministre peut décider de demander un avis aussi en tout
temps.
Le Président (M. Bernard) : M.
le député de Maurice-Richard, ça va?
M. Bouazzi : Oui, c'est bon
pour moi.
Le Président (M. Bernard) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, merci
beaucoup. Mme la ministre, la régie va faire une révision chaque année, c'est
ça, puis chaque trois ans? Est-ce que c'est écrit dans le projet de loi, où ce...
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : C'est déjà,
en fait, le cas. Il y a déjà cette révision, le suivi, en fait, qui est fait
aux trois ans, sur le plan d'approvisionnement, et il y a un état d'avancement
annuel qui est fait également par la régie. Donc, cette mécanique-là est déjà
active.
M. Kelley : OK, mais ce n'est
pas en lien avec le PGIRE. Ça, c'est juste les révisions?
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : ...d'approvisionnement
doivent tenir compte du PGIRE, et, par conséquent, à partir du moment où on
aura le PGIRE, eh bien, ça fera partie de l'exercice qui est opéré par la
régie.
M. Kelley : OK, merci
beaucoup.
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Kelley :
C'est correct, merci, c'est clair…
Le Président (M. Bernard) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions à l'amendement de l'article 4? Pas d'autre
amendement. Alors, est-ce que l'amendement à l'article 4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Maintenant, nous allons... Comme il y a eu des... Oui, M. le député de
Jacques-Cartier?
M. Kelley : ...suggestion, M.
le Président, d'un amendement, un 14.6. Alors, je ne sais pas si vous voulez
continuer sur le 14.5, puis on adopte au complet ou... C'est quoi, le processus?
Une voix : ...
Le Président (M. Bernard) : OK,
parfait. Est-ce que...
M. Kelley : Alors, c'est pour
le processus, si on adopte 14.5, parce qu'on doit voter sur... on doit passer
cette <partie-là puis, après ça, on fera le dépôt...
M. Kelley :
...qu'on
doit voter sur... on doit passer cette >partie-là puis, après ça, on
fera le dépôt?
Le Président (M. Bernard) : ...l'article
14.5 ne peut pas être adopté, ça va être, au final, avec le...
M. Kelley : C'était
l'amendement puis... OK, parfait.
Le Président (M. Bernard) : C'est
ça, à l'article 4. Donc, vous pourriez déposer votre amendement à 14.6, à ce
que je comprends? OK, est-ce que le débat sur 14.5 est terminé?
M. Kelley : De notre côté, je
crois que oui.
Le Président (M. Bernard) : Oui?
Parfait. À ce moment-là, donc, vous allez déposer l'amendement. Est-ce que
celui-ci a été transmis?
M. Kelley : ...c'est fait là.
Alors, une courte suspension.
Le Président (M. Bernard) : On
va suspendre? Donc, on va suspendre quelques instants, le temps de recevoir
l'amendement et en prendre connaissance. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 14)
(Reprise à 12 h 16)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Donc, nous allons poursuivre nos travaux. M. le député de Jacques-Cartier, je
crois que vous voulez introduire l'article 14.6.
M. Kelley : C'est exactement
ça. À 14.6, la régie... l'amendement proposé, c'est que «la Régie de l'énergie
réalise et dépose un rapport de mi-parcours de suivi des progrès réalisés de la
mise en œuvre de le plan de gestion intégrée des ressources énergétiques
suivant la publication du plan, et le bilan global de sa mise en oeuvre avant
l'élaboration du nouveau plan de gestion intégrée des ressources énergétiques».
Alors, M. le Président, tout simplement,
c'est de proposer un mécanisme qui est en place pour s'assurer qu'il y ait un
bon suivi de le PGIRE pour voir nous avons rendu où. C'est certain que le
ministère va faire leur devoir à l'interne du ministère pour s'assurer que ça
arrive, mais, quand même, d'avoir peut-être une instance indépendante, de juste
donner, les sociétés publiques et tous les acteurs qui sont touchés par le
PGIRE, une idée nous avons rendu où, qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne
marche pas... Peut-être, il y a déjà quelque chose prévu ou discussion plus
tard avec la régie, mais, bref, on a trouvé que ça, c'est l'élément
intéressant, de lancer un débat, une discussion juste sur... Oui, six ans,
c'est beaucoup, on sait que six ans, c'est énorme dans la vie politique, mais
juste d'avoir une idée c'est quoi, le plan du gouvernement de s'assurer qu'il y
ait un bon suivi de le PGIRE, puis on a une idée qu'est-ce que nous avons à
accomplir comme une société... Alors, c'est pourquoi on a déposé cet
amendement, M. le Président.
Le Président (M. Bernard) : Merci,
M. le député. Voulez-vous prendre une petite suspension?
Nous allons suspendre les travaux quelques
instants.
(Suspension de la séance à 12 h 18)
(Reprise à 12 h 23)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Nous allons reprendre nos travaux. Mme la ministre, la parole est à vous.
Mme Fréchette : Merci. Merci,
M. le Président. Alors, je voulais commenter, là, l'amendement qui a été
proposé par le député de Jacques-Cartier.
Alors, bon, d'une part, comme je l'indiquais
dans ma... dans ma dernière intervention, toute la partie qui relève des plans
d'approvisionnement, il y a déjà une mécanique de révision qui s'opère aux
trois ans par la régie. Cette mécanique-là s'opère en <lien avec les
approvisionnements...
Mme Fréchette :
...de
révision qui s'opère aux trois ans par la régie. Cette mécanique-là s'opère en >lien
avec les approvisionnements parce que c'est ce qui relève de son rôle à elle
comme régie. Si on avait à demander à la régie de faire un bilan de mi-parcours
sur l'ensemble du PGIRE, la régie se trouverait à devoir assumer une
responsabilité qui va au-delà de son... sa mission. Par exemple, sur le mix
énergétique, la régie ne peut se prononcer sur le mix énergétique qui est
prescrit par le PGIRE parce que ça ne relève pas de son rôle. Elle est là pour
réguler les marchés, s'assurer que l'approvisionnement cadre avec ce qui est
indiqué comme cible à atteindre.
Donc, il y a une partie qui va relever de
la régie comme exercice de révision aux trois ans. Il y a une partie qui va
relever du ministère de l'Environnement, par exemple, en ce qui a trait aux
cibles. Il y a une partie qui va relever du ministère, MEIE. Donc, on ne peut
pas demander à la régie de faire l'ensemble de cette révision-là parce que ça
irait au-delà de sa mission et de son statut comme... comme organisme, mais il
y a déjà des mécaniques qui sont en place et qui vont intégrer le PGIRE à
partir du moment où le premier PGIRE sera adopté.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député Jacques-Cartier.
M. Kelley : Merci, M. le
Président. Et je peux comprendre l'argument... la régie. On a juste fait la
suggestion parce que c'est l'instance la plus indépendante et neutre qu'on a
eue en tête, mais l'idée, c'est comme... Et je comprends que le gouvernement va
faire partie de le suivi pour voir où nous avons rendu avec le PGIRE, mais
c'est d'avoir aussi comme... Quand même, si c'est un comité des experts à
l'extérieur du gouvernement pour juste faire cette analyse aussi, ça peut être
en collaboration avec le gouvernement, mais c'est cet élément-là, je pense, qui
est comme... était important dans toutes les discussions qu'on en a eu avec les
différents groupes pour juste s'assurer que tout le monde veut le PGIRE, tout
le monde est d'accord et content que nous avons un PGIRE, puis on travaille
là-dessus, mais ça serait la suite des choses... avec un plan comme ça. Alors,
je ne sais pas si la ministre a les mêmes craintes que moi, que... de trouver
une formule, une façon de s'assurer qu'il y a un groupe un petit peu de
l'externe qui suit le progrès de le PGIRE.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Oui, bien, ça
ne suscite pas de crainte pour moi parce que je vois bien, je le constate à
chaque semaine, qu'il y a beaucoup d'attention puis d'intérêt pour le PGIRE, et
ça va être une feuille de route collective qu'on va se donner. Donc, pour moi,
le bilan, l'évolution de ce PGIRE, sa mise en œuvre, ça va être l'objet
d'attention de plein de gens, que ce soient les gens du milieu académique, du
milieu gouvernemental, politique, parlementaire, milieu environnemental. Donc,
pour moi, il y a ça qui va déjà nous permettre d'avoir une discussion quant à
la mise en œuvre et l'élaboration du PGIRE, en plus des mécaniques déjà
existantes.
Le Président (M. Bernard) : M.
le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Je pense que,
pour l'instant, je suis en train de réfléchir, M. le Président. Dans ma tête,
je suis en train de penser un peu à des instances qu'on va avoir une chance,
comme des élus aussi, de regarder le progrès, le PGIRE. Pour l'instant, je vais
rester en mode réflexion puis je vais laisser la parole à mon collègue.
Le Président (M. Bernard) : Oui,
bien, je vais passer la parole à Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Oui, juste un
dernier point. En fait, pour toute la partie plan d'approvisionnement, qui est
quand même une partie significative, quand la régie se prononcera, eh bien,
elle va convier, en fait, les acteurs intéressés à se prononcer dans son forum.
Donc, de facto, plusieurs des acteurs auxquels, j'imagine, le député de
Jacques-Cartier pense pourront se prononcer à la régie pour ce qui est de tout
ce qui relève du plan d'approvisionnement, qui est une partie quand même
significative.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Je n'ai pas très
bien compris, Mme la ministre, les réponses que vous avez apportées. Ici, on
parle d'un rapport de mi-parcours et de suivi des progrès réalisés, et là vous
vous dites que cette responsabilité-là, elle est éparpillée sur plusieurs
instances. Je vous avouerais que ça ne me rassure pas de savoir qu'il n'y a
personne qui est responsable juste de faire un rapport de mi-parcours qui
permettrait justement à tous les acteurs dont vous avez parlé de pouvoir
participer, comprendre et avoir des débats publics. L'idée de dire qu'il y a
beaucoup d'intérêt pour le PGIRE, vous n'êtes pas inquiète, bien, peut-être,
là, mais ici on parle... on parle de processus, de gouvernance et d'instances,
et, dans le cas de la <régie, d'une instance quand même assez...
M. Bouazzi : ...et
d'instances, et, dans le cas de la >régie, d'une instance quand même
assez, enfin, évidemment, respectable, indépendante et qui participe à la vie
démocratique. Ça fait que... ça fait que je ne comprends pas, en fait,
qu'est-ce qui remplacerait ce qu'on voit à l'écran, que je rappelle... c'est un
rapport de mi-parcours, de suivi des progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan
de gestion intégrée des ressources énergétiques suivant la publication... Au
moins, cette partie-là, je ne vois pas qui pourrait la remplacer.
Le Président (M. Bernard) :
Mme la ministre.
Mme Fréchette : Oui, merci,
M. le Président. Je rappelle, en fait, que le ministère, le MEIE, est
responsable de l'ensemble du PGIRE à la base, là, mais j'entends que vous
souhaitez préférablement qu'il y ait une partie indépendante, tierce, qui soit
active en ce sens-là, puis la régie va déjà être cet acteur-là pour ce qui est du
pan des plans d'approvisionnement. Maintenant, on ne peut pas lui demander de
se prononcer sur l'ensemble du PGIRE parce qu'il y a des éléments qui sortent
de sa mission, mais, pour ces éléments-là, bien, le gouvernement reste
responsable pour l'ensemble du PGIRE.
Donc, même sans l'avis de la régie, il y a
cette responsabilité-là qui incombe au gouvernement de s'assurer que ce qui est
mis en place, ce qui est mis en œuvre correspond au PGIRE, et tous les plans
d'approvisionnement devront tenir compte du PGIRE, et, par conséquent, ce qui
sera autorisé par la régie sera... résultera du PGIRE, donc, mais ce que je
disais, c'est que, plus précisément, il y a le ministère de l'Environnement qui...
qui va être aux aguets pour s'assurer que ça cadre avec ce qui a été convenu
dans le cadre du PGIRE, la mise en œuvre, même chose pour le MEIE, qui est responsable,
en fait, de l'ensemble de la mise en place du PGIRE, du plan.
• (12 h 30) •
Le Président (M. Bernard) :
Merci. M. le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Donc, est-ce
que votre ministère, le ministère de l'Innovation, de l'Économie et de
l'Énergie, serait responsable de réaliser et déposer un rapport à mi-parcours
de suivi, de progrès, etc., là, la même chose, mais ce serait votre ministère?
Est-ce que c'est quelque chose qui serait attendu?
Le Président (M. Bernard) :
Mme la ministre.
Mme Fréchette : Pardon, j'ai
manqué le début de la phrase. Est-ce que...
M. Bouazzi : Est-ce qu'on
peut avoir exactement la même phrase, mais remplacer... je comprends que vous
ne voulez pas que ce soit la régie, remplacer «régie» par votre ministère? Vous
dites : C'est ma responsabilité. Soit, bien, ayons ce rapport de
mi-parcours, de suivi et de progrès, etc., par votre ministère à vous.
Mme Fréchette : Je
vais... je vais consulter. Merci.
Le Président (M. Bernard) :
Nous allons suspendre nos travaux pour quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 31)
12 h 30 (version révisée)
(Reprise à 12 h 47)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Rebonjour. Donc, nous allons reprendre nos travaux. Mme la ministre, je crois
que vous voudriez faire une intervention sur l'amendement proposé.
Mme Fréchette : Oui. Merci, M.
le Président. Donc, j'aimerais proposer la suspension de l'étude de l'amendement
ou de l'étude de l'article, question de nous donner du temps pour vous revenir
avec une proposition qui aura été validée.
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Est-ce qu'il y a consentement à suspendre l'amendement à l'article 4?
Des voix : ...
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres interventions, à ce moment-ci, sur l'article 4?
Oui, M. le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Nous avons un
amendement à déposer. Il est déjà envoyé.
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Merci.
M. Bouazzi : Donc, nous n'avons
pas besoin de suspendre.
Le Président (M. Bernard) : Alors
donc, M. le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Donc, la Loi sur
le ministère... le ministère de l'Économie, de l'Innovation est modifiée par l'insertion,
après l'article 14.5, proposé par l'article 4 du projet de loi, du
suivant :
«14.6. Les Premières Nations et Inuit
peuvent demander une révision du plan si la situation le requiert.»
C'est une proposition, Mme la ministre, on
est ouverts à faire évoluer ce verbiage... «wording», ça se dit «verbiage»? Et
donc l'idée ici, c'est évidemment, encore une fois, dans un souci d'un respect <des
droits ancestraux...
M. Bouazzi :
...ministre,
on est ouverts à faire évoluer ce verbiage... «wording», ça se dit «verbiage»?
Et donc l'idée ici, c'est évidemment, encore une fois, dans un souci d'un
respect >des droits ancestraux des Premières Nations et des Inuits. Ils
sont venus nous proposer un certain nombre de modifications au projet de loi. Sachant
que l'extrême majorité, encore une fois, des développements de nouvelles... de
nouvelles productions d'énergie vont se faire sur leurs territoires ancestraux,
sachant aussi l'histoire douloureuse que nous avons pu avoir dans l'occupation
de ce territoire, y compris dans les relations avec Hydro-Québec, on pense que
ce serait important d'avoir une section qui aille dans le sens qu'on propose.
C'est ça.
Le Président (M. Bernard) : Merci,
M. le député. Ça va? Mme la ministre.
Mme Fréchette : Oui. Merci,
merci, M. le Président. Donc, j'ai pris connaissance de la proposition
d'amendement du député de Maurice-Richard. Bon. Écoutez, on vient de se
prononcer sur les circonstances exceptionnelles qui doivent prévaloir pour que
l'on puisse apporter un changement au PGIRE. Et, lorsque je lis la proposition
d'amendement, on vient un peu défaire l'idée qu'on a voulu encadrer, là, dans l'amendement
antérieur, à savoir qu'il fallait que les circonstances soient exceptionnelles.
Je trouve que la proposition ici créerait une disproportion puis une
réorientation de notre intention de départ, dont on a convenu tout à l'heure.
• (12 h 50) •
On travaille en étroit partenariat avec
les Premières Nations et Inuits. D'ailleurs, on a débuté cette semaine, là, la
première... le début de la tournée de consultations pour le PGIRE. Et cette
consultation-là a pris... a porté une attention particulière au point de vue
des Premières Nations à l'occasion de la rencontre avec l'Assemblée des
Premières Nations. Et voilà. Donc, pour nous, ce plan-là se fait en partenariat
avec les Premières Nations, tout comme les projets d'ailleurs que l'on met en
place sur le plan énergétique. Et ça veut donc dire qu'il y a une prise en
considération de leurs points de vue, de leurs préoccupations dans
l'élaboration de ce plan, tout comme dans sa mise en œuvre.
Donc, je trouve qu'on viendrait donner...
élargir beaucoup trop la possibilité d'apporter des modifications au plan, et
ça contrevient en fait à l'idée qu'on vient tout juste d'adopter. Merci.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député de Maurice-Richard.
M. Bouazzi : Bien, j'entends
les arguments. Évidemment, nous, on avait écrit, ceci étant dit, l'amendement
avant de... que vous ayez fait les changements. Ceci étant dit, ceci n'est pas
un changement. Ceci est une demande de révision, alors que, dans le cas dont
vous parlez, Mme la ministre, c'est un changement au plan qui s'opère. Ça fait
qu'on ne parle quand même pas de la même chose. Mais on a... on a une ouverture
à dire que, si les Premières Nations considèrent qu'il y a une situation
exceptionnelle, à ce moment-là, elles demanderaient une révision, pour
reprendre le même genre de verbiage. On a même un amendement qui va dans ce
sens. Ça fait que, si vous voulez, moi, je ne veux pas éterniser la
conversation sur celui-là pour démarrer l'autre. Donc, si vous voulez, on peut
même voter rapidement sur celui-là pour présenter quelque chose qui rejoint ce
que Mme la ministre...
Le Président (M. Bernard) : C'est
beau. Mme la ministre, est-ce que...
Mme Fréchette : Si le député
veut retirer sa proposition d'amendement.
Le Président (M. Bernard) : Oui.
Est-ce que vous voulez... Est-ce que vous voulez retirer votre amendement que
vous venez...
M. Bouazzi : Bien, je
préférais voter pour, la vérité et puis pour les annales de cette noble
institution et proposer l'autre avec l'espoir que tout le monde va voter pour.
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement introduit par le
député de Maurice-Richard? Non. S'il n'y a pas d'autre intervention, donc, nous
pouvons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement introduit par le
député de Maurice-Richard est adopté?
Une voix : Par appel nominal.
Le Président (M. Bernard) :
Parfait.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bouazzi (Maurice-Richard)?
M. Bouazzi : Pour.
La Secrétaire : Mme Fréchette
(Sanguinet)?
Mme Fréchette : Contre.
La Secrétaire : M. Bussière
(Gatineau)?
M. Bussière : Contre.
La Secrétaire : M. Sainte-Croix
(Gaspé)?
M. Sainte-Croix : Contre.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire : M. Kelley
(Jacques-Cartier)?
M. Kelley : Pour.
La Secrétaire : Mme Garceau
(Robert-Baldwin)?
Mme Garceau : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Le Président (M. Bernard) : Abstention.
Merci. Donc, l'amendement est refusé. M. le député de Maurice-Richard, je crois
que vous voulez déposer un nouvel amendement.
M. Bouazzi : Oui, absolument.
Il est déjà envoyé, et nous n'avons probablement pas besoin <d'interrompre
nos travaux...
Le Président (M. Bernard) :
...l'amendement
est refusé. M. le député de Maurice-Richard, je crois que vous voulez déposer
un nouvel amendement.
M. Bouazzi :
Oui,
absolument. Il est déjà envoyé, et nous n'avons probablement pas besoin >d'interrompre
nos travaux.
Des voix : ...
Le Président (M. Bernard) : Nous
allons suspendre quelques instants, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 53)
(Reprise à 12 h 55)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Nous allons reprendre nos travaux. M. le député de Maurice-Richard,
pouvez-vous, s'il vous plaît, introduire votre amendement?
M. Bouazzi : L'article 5
de la Loi sur la Régie de l'énergie...
Des voix : ...
M. Bouazzi : Non, ce n'est
pas la bonne entête.
Le Président (M. Bernard) : Ce
n'est pas la bonne. Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 56)
(Reprise à 12 h 59)
Le Président (M. Bernard) :
Oui, merci, tout le monde. Donc, étant donné l'heure, nous allons suspendre les
travaux jusqu'à 14 heures. Merci et bon dîner.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h (version révisée)
(Reprise à 14 h 09)
Le Président (M. Bernard) : Oui.
Rebonjour, chers collègues. Donc, nous allons reprendre les travaux de la Commission
de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles.
Nous allons poursuivre l'étude du projet
de loi n° 69, Loi assurant la gouvernance responsable des ressources
énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives.
Lorsque nous avons quitté, donc, pour la pause,
M. le député de Jacques-Cartier… Bien, est-ce que vous avez d'autres propos sur
l'amendement que vous avez déposé qui avait été suspendu?
M. Kelley : Je n'ai pas des
commentaires sur notre amendement qui a été suspendu. On entend toujours le
retour de la part de le gouvernement. Alors, je suggère qu'on…
Le Président (M. Bernard) : Qu'on
suspende? Parfait.
M. Kelley : …suspend le 14…
notre amendement, puis on procède à le prochain article, je crois, M. le
Président.
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Donc...
M. Kelley
: Le 4 est suspendu,
en général.
• (14 h 10) •
Le Président (M. Bernard) : Exactement.
Donc, comme l'article 4 est suspendu, juste que nous ayons les amendements,
nous allons donc procéder avec l'article 5. Consentement pour suspendre l'article 4
et procéder?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre, s'il vous plaît, pouvez-nous lire l'article 5?
Mme Fréchette : Oui. Alors,
nous voilà sur l'article 5. Alors :
Article 12 de la Loi sur le ministère
des Ressources naturelles et de la Faune (chapitre M-25.2) est modifié, dans le
premier alinéa :
1° par le remplacement, dans les
paragraphes 1° et 3°, de «hydrauliques, minérales, énergétiques» par
«minérales»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
4°, de «, métallurgiques, hydrauliques et énergétiques» par «et
métallurgiques»;
3° par la suppression des paragraphes 11°,
13°, 14.6° à 15°; tout comme
4° par la suppression, dans le paragraphe
17°, de «, hydrauliques, énergétiques».
Alors, c'est un article, en fait, qui retire
par concordance, là, les fonctions et les responsabilités en matière d'énergie
dans la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Merci.
Le Président (M. Bernard) :
Parfait. Est-ce qu'il y a… Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, M. le
Président. C'est quelque chose que ma collègue a noté, Mme la ministre. Dans
les textes proposés, on enlève, à l'alinéa 11°, «assurer le contrôle de l'exploitation
des ressources hydrauliques… concédées, oui; favoriser l'expansion d'Hydro-Québec
et lui assurant notamment l'exploitation des forces hydrauliques disponibles; assurer
le maintien des approvisionnements en énergie». Ça, est-ce qu'on transfère ça
dans une autre… dans une autre section de la loi? Pourquoi on enlève ça de le
texte existant? Je comprends le reste sur les métallurgies, mais ça, ça a posé
des questions.
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Kelley
: Ah!
excusez-moi. J'ai mal lu le… Mais, quand même, j'ai une autre partie aussi après
ça.
Le
Président (M. Bernard) : ...M. le député?
Mme Fréchette : Je pense qu'il
n'a pas terminé, finalement. Vous voulez poursuivre?
M. Kelley : Mais j'ai posé la
question pourquoi on enlève ça, mais aussi, dans le prochain bloc, je sais que
ma collègue a des questions, M. le Président, également.
Le Président (M. Bernard) : Est-ce
que vous voulez que la ministre réponde immédiatement?
M. Kelley : Oui, oui. Elle
peut commencer avec la première partie.
Le Président (M. Bernard) :
Oui? Parfait.
Mme Fréchette : …puis on pourra
répondre aux deux.
Mme Garceau : Oui, parce qu'évidemment
vous êtes en train de… on le comprend, là, vous êtes en train de transférer des
responsabilités d'un ministère à l'autre. Mais là est-ce qu'on retrouve… et vraiment
plus particulièrement, si je regarde, là, 11°, 12°, 13°, dont mon collègue a
mentionné, mais aussi 14.6°, «soutenir la recherche et le développement dans le
domaine énergétique», 14.7°, «mener des programmes de certification», 14.8°,
«réaliser des bilans ainsi que des études d'étalonnage en matière énergétique
et conseiller le gouvernement sur les normes et les autres éléments pouvant
influencer la consommation énergétique et proposer les changements appropriés; assurer
la surveillance de la qualité des produits énergétiques, notamment en regard de
l'utilisation qui en est faite.» Donc, c'est vraiment de voir : Ces
responsabilités-là, on les retrouve où <maintenant…
Mme Garceau :
...qui
en est faite.» Donc, c'est vraiment de voir : Ces responsabilités-là, on
les retrouve où >maintenant, évidemment, sous votre gouverne? C'est ça.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Oui. Si vous
permettez, M. le Président, je donnerais la parole à Me Marois.
Le Président (M. Bernard) : Oui.
Est-ce qu'il y a consentement pour que Me Marois... S'il vous plaît, vous
présenter.
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. S'il vous plaît, vous présenter, s'il vous plaît.
M. Marois (Samuel) : Samuel
Marois, avocat au ministère de la Justice.
Vous en avez nommé plusieurs, là. On va
les prendre un par un. Peut-être que j'en oublierai. Donc, le premier, si je
prends le paragraphe 11°, à l'article 5, là, qui modifie
l'article 12 de la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la
Faune, «assurer le contrôle et l'exploitation des ressources hydrauliques
concédées», je vous ramène à l'article 14.1, dont on a suspendu l'étude,
le paragraphe 4° de cet article, qui rapporte le... la responsabilité pour
les forces hydrauliques. On a modernisé un peu le langage, là. La concession,
c'est un peu... c'est un peu vieillot, là. Aujourd'hui, on loue de la force
hydraulique, qui est du domaine de l'État, sous l'autorité de la ministre.
Donc, on a modernisé le langage, mais la responsabilité est entière.
Mme Garceau : ...
Le Président (M. Bernard) : ...
Mme Garceau : ...Président,
je voulais juste bien comprendre. C'est à quel article, Me Marois?
M. Marois (Samuel) : C'est le
14.1...
Mme Garceau : 14.1. OK.
M. Marois (Samuel) :
...introduit à l'article 4.
Mme Garceau : Les... OK.
Parce que, là, on est dans...
M. Marois (Samuel) : Donc,
vous allez voir une certaine...
Mme Garceau : ...on est dans
les responsabilités au niveau de la mission. OK.
M. Marois (Samuel) : Exact.
Vous allez voir une certaine ressemblance entre cet article-là et
l'article 12, dans lequel... la LMRNF, là, qu'on abrège, là, vous allez
voir, là, la plupart des responsabilités sont là.
Donc, la... favoriser l'expansion d'Hydro-Québec,
on a le... c'est le paragraphe 5°, à 14.1, «favoriser le développement des
activités d'Hydro-Québec». Le «maintien des approvisionnements en énergie»,
vous allez le retrouver au paragraphe 3°, auquel on a ajouté la sécurité
énergétique.
Donc, comme je vous dis, on a modernisé le
langage, on a ajouté des choses qui ne se retrouvaient pas là.
Mme Garceau : Est-ce que je
peux... Est-ce que...
Le Président (M. Bernard) :
...Robert-Baldwin, oui.
Mme Garceau : Oh! excusez.
Est-ce que je peux vous demander... Parce que c'est quand même différent, là,
pour... en ce qui a trait à Hydro-Québec. Si je regarde ce que vous retirez,
là, le 12°, «favoriser l'expansion d'Hydro-Québec en lui assurant notamment
l'exploitation des forces hydrauliques disponibles», là on parle de «favoriser
le développement des activités d'Hydro-Québec».
M. Marois (Samuel) : Il n'y a
pas vraiment de... Il n'y a pas vraiment de changement sur le fond. «Favoriser
le développement des activités», ça inclut mettre à disposition des forces
hydrauliques, si requis. C'est sûr que, quand on a écrit cet article-là dans la
Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la Faune il y a plusieurs
décennies, on était peut-être dans une situation où on était vraiment en
expansion, là, on était dans les développements de la Baie-James puis de...
Donc là, il y avait... Vous voyez que l'expansion, mettre à disposition des
forces hydrauliques, on était vraiment dans la construction d'ouvrages, tout
ça. Je ne dis pas qu'on n'est pas là aujourd'hui, là, mais vous le retrouvez
dans le développement des activités.
Puis la... Là, on parle d'un article qui
énumère des fonctions, mais, dans la Loi sur Hydro-Québec, à l'article 32,
il y a un article qui permet de mettre à disposition les forces hydrauliques du
domaine de l'État à Hydro-Québec quand elle en a besoin. Donc, c'est quelque
chose qui est là, qui ne se perd pas, là.
Mme Garceau : OK. OK.
Le Président (M. Bernard) : ...
Mme Garceau : Je comprends.
Donc, si... juste pour continuer l'exercice, parce que c'est fort intéressant,
donc, si on regarde 14.6°, 14.7°, 14.8° et 15°, je retrouve ces paragraphes ou
ces sous-alinéas où maintenant?
Le Président (M. Bernard) : Me
Marois.
M. Marois (Samuel) : Vous les
retrouverez... Vous ne les retrouvez pas spécifiquement dans
l'article 14.1 parce qu'on... l'article 14.1 est introduit dans la
Loi sur le ministère de l'Économie, l'Innovation et de l'Énergie maintenant. On
ajoute l'Énergie. Mais, dans cette loi-là, il y a déjà des dispositions
générales qui s'appliquent au... qui s'appliquaient, là, tu sais... bien, en
tout cas, dans le cadre du droit actuel, disons, là, au ministre de l'Économie
et de l'Innovation. On a... À l'article 7, par exemple, là, c'est des
dispositions générales qui vont aussi s'appliquer en matière d'énergie. À
l'article 7 de la Loi sur le ministère de l'Économie et de l'Innovation,
vous ne trouverez pas ça dans votre cahier, là, <on...
M. Marois (Samuel) :
...de
la Loi sur le ministère de l'Économie et de l'Innovation, vous ne trouverez pas
ça dans votre cahier, là, >on parle que le ministre, dans l'exercice de
ses responsabilités... de la ministre, excusez-moi, réalise ou fait réaliser
des recherches, études, analyses et les rendre publiques. Donc, ce sont déjà
des choses qu'on a dans la loi dans laquelle on insère des responsabilités en
énergie.
Mme Garceau : OK. Parce
que... OK. Parce qu'évidemment, il me semble, le 14.6 est quand même important :
«soutenir la recherche et le développement dans le domaine énergétique». Donc...
C'est parce que, là, on est... on est en train de modifier... en tout cas,
c'est la Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et
modifiant diverses dispositions législatives. Donc, il me semble qu'on devrait
retrouver ces éléments-là dans la loi... dans la loi actuelle si on n'est pas
en train de modifier.
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Marois (Samuel) : On les
retrouve, c'est juste qu'ils sont... Je n'ai pas besoin de les intégrer dans
ce... avec... Dans ce projet de loi, je n'ai pas besoin de modifier la loi pour
prévoir qu'on fait de la recherche en matière énergétique parce que la Loi sur
le ministère de l'Économie et de l'Innovation le prévoit déjà. Donc, on ne perd
pas... Les modifications qu'on fait avec le projet de loi, on... avec ces
modifications-là, on ne perd pas en substance le... ce qu'on enlève ici. En
fait, c'est du un pour un. On ne perd rien.
Mme Garceau : OK. Donc, ça
veut dire que je vais également retrouver dans la loi les trois autres sous-alinéas :
«mener des programmes de certification», le 14.8° et le 15°.
• (14 h 20) •
M. Marois (Samuel) : Le 14.6,
c'est le 14 point... Ah! excusez, j'ai peut-être parlé trop vite. Le 14.6
et le 14.8, vous les retrouvez en substance déjà dans la Loi sur le ministère
de l'Économie et de l'Innovation. C'est l'article 7 de cette loi-là qui
s'applique déjà, qui est déjà en vigueur, qui... C'est juste que, là, comme on
insère les fonctions en énergie dans cette loi-là, nécessairement, les articles
généraux qui concernent la mission du ministre de l'Économie et de l'innovation
vont s'appliquer aussi en matière d'énergie. Donc, c'est ça pour ça.
Puis, pour ce qui est du 14.7°, «mener des
programmes de certification», je ne veux pas parler à la place du ministère,
mais ce qu'on m'a dit, c'est que, dans les activités du ministère, ce n'est pas
des choses qui se font aujourd'hui. Donc... Mais, n'ayant pas de... quoi que ce
soit à racoler ou... n'ayant pas quoi que ce soit dans les activités du
ministère qui se rapporte à cette fonction-là, bien, on ne l'a simplement pas reprise
parce que ça ne traduit pas la réalité.
Mme Garceau : Donc, comment
ça se fait qu'on les retire puis qu'on ne les laisse pas dans la loi
actuelle...
M. Marois (Samuel) : Bien,
parce que c'était...
Mme Garceau : ...dans la loi
sur les ressources naturelles?
M. Marois (Samuel) : Parce
que, finalement, personne n'en fait. C'est ce que je comprends.
Mme Garceau : OK, ce
ministère-là non plus. C'est comme désuet. C'est ça? C'est comme...
Mme Fréchette : ...
Mme Garceau : C'est désuet. OK,
OK. Merci. On se comprend. On se comprend. C'est désuet.
M. Marois (Samuel) : ...puis
là vous allez m'emmener peut-être sur la surveillance de la qualité des
produits énergétiques.
Mme Garceau : Oui.
M. Marois (Samuel) : Bien,
ça, je vous ramène à 14.1, le paragraphe 6° : «veiller à la qualité des
produits énergétiques.» Donc, ça, je peux vous donner un exemple, là. On a des
règlements sur les produits pétroliers avec des normes de contenus, là, de
fabrication. Donc, par exemple, ça, c'est des... pour veiller à la qualité des
produits... des produits énergétiques.
Mme Garceau : Là, je sais que
vous allez comme... vous avez, comme, reformulé pour moderniser, je comprends,
mais il me semble que, lorsque je regarde surtout le 15°... il me semble qu'il
est plus complet que le 14.1, 6°.
M. Marois (Samuel) : Bien, en
fait, il y a juste moins de mots dans notre article, mais...
Mme Garceau : Mais, «assurer
la surveillance», ce n'est pas les mêmes termes, là, de «veiller à la qualité
des produits énergétiques» versus «assurer la surveillance de la qualité des
produits...»
M. Marois (Samuel) : C'est
que vous devez lire... vous devez lire les lois ensemble, là. C'est un tout
cohérent. On a une loi sur les produits pétroliers dans laquelle on... Puis je
donne l'exemple des produits pétroliers parce qu'en matière de veiller à la
qualité des produits énergétiques, c'est l'exemple, dans ce qu'on fait, là,
qui... dans notre ministère, qui vient à... qui me vient à l'esprit, là. On a
une loi sur les produits pétroliers avec des règlements qui sont pris en vertu
de cette loi-là pour veiller à la qualité des produits pétroliers, puis il y a
un régime d'inspection. Ça fait que c'est sûr que la surveillance se fait, là.
C'est juste qu'on essaie de faire en moins de mots et... C'est un peu ça, là.
Mais, là-dessus, on ne perd aucune <substance...
M. Marois (Samuel) :
...qu'on essaie de faire en moins de mots et... C'est un peu ça, là. Mais,
là-dessus,
on ne perd aucune >substance juridique en retirant ces mots-là dans
l'autre article.
Mme Garceau : OK. Merci
beaucoup pour les explications.
Le Président (M. Bernard) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 5? Ça va?
Étant donné... À ce moment-là, est-ce
qu'on peut... L'article 5 est-il adapté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Parfait. Merci. Mme la ministre, l'article 6, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Alors,
article 6 : La section II.0.1 de cette loi, comprenant l'article
17.1.2, est abrogée.
Donc, c'est tout simple, c'est un article
qui abroge par... concordance, pardon, la section II.0.1 de la Loi sur le
ministère des Ressources naturelles et de la Faune et son unique disposition,
soit l'article 17.1.2, qui prévoit que la ministre établit des
orientations, des objectifs et cibles en matière de transition, d'innovation et
d'efficacité énergétique. C'est un article, en fait, qui n'est plus nécessaire
puisque ses orientations, et ses objectifs, et cibles sont plutôt déterminés
dans le cadre du PGIRE. Merci.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Y a-t-il des interventions sur l'article 6? Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Une que
j'ai trouvée intéressante, parce qu'on avait discuté du six ans pour
l'établissement du PGIRE, et là je vois, selon cet article-là, c'était cinq
ans. Donc, je me questionnais sur le pourquoi on n'a pas juste maintenu le cinq
ans qui était déjà prévu.
Le Président (M. Bernard) :
...
Mme Fréchette : Alors, M.
le Président, c'est qu'à l'époque ce n'était pas lié au plan de gestion
intégrée, là. Le plan de gestion se veut en concordance avec les délais, les
plans d'approvisionnement d'Hydro-Québec qui, eux, surviennent aux trois ans. Donc,
pour avoir cette pleine concordance, il a fallu ajuster à six ans le délai.
Le Président (M. Bernard) :
...
Mme Garceau : OK. Merci.
Le Président (M. Bernard) :
Est ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 6?
Mme Garceau : ...juste
prendre une suspension de juste un instant?
Le Président (M. Bernard) :
Oui. Nous allons suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 14 h 26)
(Reprise à 14 h 27)
Le Président (M. Bernard) :
Nous sommes de retour. Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : ...je n'ai
pas d'autre question.
Le Président (M. Bernard) :
Parfait. Donc, est-ce que... Il n'y a d'autre intervention. Est-ce que
l'article 6 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Mme la ministre, l'article 7, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Merci, M.
le Président. Alors, l'article 17.12.12 de cette loi est modifié par
l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant — j'ouvre les guillemets :
«Le ministre peut convenir avec le
ministre responsable de l'application des lois visées au paragraphe 5° du premier
alinéa que ce dernier peut porter au débit du volet gestion des énergies
fossiles du Fonds les sommes pourvoyant au financement des activités
nécessaires à l'application de ces lois.» Fin des guillemets.
Donc, c'est un article <qui...
Mme Fréchette :
...nécessaires
à l'application de ces lois.» Fin des guillemets.
Donc, c'est un article >qui
prévoit que la ministre des Ressources naturelles et des Forêts peut convenir
avec la ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie que cette
dernière peut utiliser les sommes du volet gestion des énergies fossiles du
Fonds des ressources naturelles pour financer ses activités pour l'application
de deux lois, soit la Loi mettant fin à la recherche d'hydrocarbures ou de
réservoirs souterrains, à la production d'hydrocarbures et à l'exploitation de
la saumure et la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz
naturel et de pétrole. Merci.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Y a-t-il des interventions sur l'article 7? Oui. M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, M. le
Président. C'est dans le texte proposé, sur page 31, ici, vers la fin,
qu'on parle que «le ministre peut convenir avec le ministre responsable de
l'application des lois visées au paragraphe 5° du premier alinéa que ce dernier
peut porter au débit du volet gestion des énergies fossiles du Fonds les sommes
pourvoyant au financement des activités nécessaires à l'application de ces
lois.» De notre côté, est-ce que c'est possible de juste expliquer un petit peu
cet ajout, qu'est-ce que ça dit exactement? On veut juste une clarification, de
bien comprendre c'est quoi, exactement.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Je vais
demander une petite... une suspension, s'il vous plaît.
Le Président (M. Bernard) : Oui.
Nous allons suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 14 h 30)
(Reprise à 14 h 31)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Nous sommes de retour. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Merci, M. le
Président. Alors, j'aimerais, en fait, que Me Parois... Me Marois puisse
s'exprimer pour expliquer la réponse, qui est passablement technique. Donc, si
vous permettez.
Le Président (M. Bernard) : On
transfère. Me Marois, à vous la parole.
M. Marois (Samuel) : Bon. Alors,
la conclusion sera : c'est un article de concordance, mais je vais vous
expliquer pourquoi. Dans la Loi sur les ministères des Ressources naturelles et
de la Faune, il existe un fonds qui s'appelle le Fonds des ressources
naturelles, qui a plusieurs volets pour plusieurs champs d'activité de ce
ministère-là, dont le volet gestion des énergies fossiles.
Actuellement, la ministre de l'Économie,
de l'Innovation et de l'Énergie exerce les responsabilités prévues par la Loi
sur le ministère des Ressources naturelles et de la Faune en lien avec
l'énergie. Puis la ministre est responsable de l'application des deux lois
qu'on a citées dans le commentaire, là, la loi mettant fin puis la loi sur le
stockage. Donc, ça, c'est... ça, c'est ce qui existe actuellement. Donc, c'est
un décret qui donne à la ministre la responsabilité de ces lois-là puis de ses
fonctions de l'Énergie qui sont prévues dans la LMRNF puis qui lui permet de
piger dans le fonds. Parce que, comme le fonds est institué dans ce
ministère-là, c'est comme si la ministre pigeait dans ses poches.
Mais là, en envoyant les fonctions d'Énergie
dans une autre loi, c'est comme si on avait un autre ministre qui venait piger
dans la poche, là, puis, ça, c'est... ça, ça n'existe pas dans nos lois. Ça
fait que, là, ce qu'on fait, c'est qu'on permet à la ministre d'avoir un bras
dans le fonds pour financer les activités qu'elle finance déjà avec ces
fonds-là. Donc, c'est... on assure la continuité du financement des activités
comme ça. Donc, c'est totalement de la concordance pour assurer la continuité
de ce qui existe déjà au niveau du financement des activités.
Le Président (M. Bernard) : M.
le député.
M. Kelley : Oui. Le fonds, ça
finance quoi, exactement? C'est quel type des activités?
Le Président (M. Bernard) : Me
Marois.
M. Marois (Samuel) : Donc, je
ne veux pas parler, encore là, à la place du ministère, mais ce qu'on me dit,
c'est qu'il y a des travaux de caractérisation, de préparation de fermeture de
puits, notamment. C'est ce genre de choses-là, des activités qui découlent de
l'application des deux lois, la loi mettant fin et la loi sur le stockage.
M. Kelley : Je comprends.
Le Président (M. Bernard) : M.
le député de... Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Merci, M. le
Président. Ce n'est pas... Ce n'est pas encore très clair pour moi, là, en termes
de... Juste pour clarifier. Parce que, là, je comprends, là, qu'on est en train
d'aller piger, tu sais, on a deux ministres qui sont en train de piger dans le
même fonds.
Donc, «le ministre peut convenir avec le
ministre responsable de l'application des lois visées», pouvez-vous me
décortiquer, là, c'est qui le premier.... premier ministre visé puis le
deuxième? Parce que la deuxième partie, c'est : «le ministre responsable
de l'application des lois visées». Ça, c'est deux ministres qui sont...
14 h 30 (version révisée)
Mme Garceau : ...c'est :
«Le ministre responsable de l'application des lois visées.» Ça, c'est deux
ministres qui sont... parce que, là, il y a la ministre de l'Énergie puis il y
a la ministre des Ressources. Moi... C'est juste qu'à la lecture, ce n'est pas
clair. «Convenir avec le ministre responsable...» Parce que, là, vous êtes deux
ministres qui sont responsables, pas juste une, voyez-vous? C'est la façon que
c'est rédigé, ça porte un peu à confusion.
Le Président (M. Bernard) : Me
Marois.
M. Marois (Samuel) : Oui,
c'est que l'article... On modifie un article qui est dans une loi, mais en le
modifiant, on met ça dans le projet de loi, mais on le sort un peu de son
contexte, là. Ça fait qu'on perd un peu ce qu'il y a autour, là.
Quand on dit... Puis vous m'avez demandé
de décortiquer l'article, on va le décortiquer. Quand on dit «le ministre»,
quand on est dans la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la
Faune puis qu'on dit «le ministre», c'est ce ministre-là...
Mme Garceau : C'est ça,
ma question, oui. OK.
M. Marois (Samuel) : ...«peut
convenir avec le ministre responsable de l'application des lois visées au
paragraphe 5° du premier alinéa», on arrête là. Ça, c'est le ministre qui est
responsable de l'application de la loi mettant fin à la recherche...
hydrocarbures et ainsi de suite, et à la loi sur le stockage. Donc, ça,
effectivement, c'est le MEIE actuellement.
Mme Garceau : C'est...
Je m'excuse.
M. Marois (Samuel) : Le
MEIE, la ministre.
Mme Garceau : OK.
M. Marois (Samuel) : Donc,
essentiellement, la ministre assise à ma gauche peut conclure une entente avec
la ministre des Ressources naturelles et des Forêts pour puiser dans le fonds
qui est institué dans son ministère, mais pour financer des activités qu'elle
finance déjà avec ce fonds actuellement et qui sont déjà sous sa
responsabilité. C'est pour ça que c'est de la... c'est du parfait statu quo,
là.
Mme Fréchette : M. le
Président.
Le Président (M. Bernard) : ...
Mme Fréchette : Une
précision. Si ma compréhension est bonne, en fait, ces deux ministres-là
peuvent déjà accéder à ce fonds, chacun à partir de leur ministère respectif,
et donc on fait juste continuer cette façon de faire malgré le déplacement de l'article
dans un autre projet de loi. Donc, c'est encore les deux mêmes ministres qui
vont toujours pouvoir accéder au même fonds. Donc, c'est un fonds qui est
partagé, c'est juste que le lieu de partage est modifié.
Le Président (M. Bernard) : ...
Mme Garceau : Mais donc
c'est quand même le ministre responsable des Ressources naturelles qui gère le
fonds, c'est ça? Et donc, est-ce qu'il pourrait y avoir des... est-ce qu'il
pourrait y avoir... Parce que «peut convenir», mais peut-être que ce ministre
va dire : Bien, regardez, moi, j'ai déjà des plans pour l'utilisation de
ces fonds-là, donc je m'excuse, Mme la ministre, mais vous ne pourrez pas... C'est
comme quoi, un peu... Comment ça va dans la... dans... comme on dit, là,
pratico-pratique, comment est-ce que ça va être exécuté, la mise en œuvre,
vraiment, de cet article-là? Juste de me l'expliquer.
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Marois (Samuel) : Le
fonds, quand vous regardez l'article au complet, vous voyez qu'il y a plusieurs
volets au fonds : forestier, aménagement durable du territoire forestier,
conservation et mise en valeur de la faune. Donc, tous ces volets-là, il y a
des... ils sont... servent au financement d'activités très précises liées aux
activités du ministère. Puis les sommes sont affectées à un volet du fonds, là.
Donc, les sommes qui sont affectés au volet gestion des énergies fossiles, ces
sommes-là vont certainement servir aux fins pour lesquelles elles sont
affectées, donc pour l'application des lois qui sont sous la responsabilité de
la ministre. Donc, c'est certain que la ministre des Ressources naturelles et
des Forêts... Je ne vais pas dire à la ministre : Il n'y a plus d'argent
dans le fonds. Il y a déjà de l'argent dans le fonds prévu pour ça.
Mme Fréchette : L'argent
dédié.
M. Marois (Samuel) : Effectivement,
dédié, qui est affecté à ces activités-là.
L'entente... On dit que le ministre peut
convenir avec le ministre, là, l'entente pourrait porter, par exemple, sur les
modalités administratives, là, pour la comptabilité, pour les états financiers
du fonds, ou pour ce genre de choses là, là.
Le Président (M. Bernard) : ...Robert-Baldwin.
Mme Garceau : OK. C'est
bien, merci.
Le Président (M. Bernard) : Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 7? Pas d'autre
intervention? Est-ce que l'article 7 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Mme la ministre, l'article 8, <s'il...
Le Président (M. Bernard) :
...Est-ce que l'article 7 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Mme la ministre, l'article 8, >s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Merci,
M. le Président. Donc, l'article 8. Alors : L'article 17.22 de
cette loi est modifié par la suppression, dans le premier alinéa, de
«hydrauliques,» et de «énergétiques,».
Alors, c'est un article qui retire par
concordance tout simplement, là, des références aux ressources hydrauliques et
aux ressources énergétiques dans la Loi sur le ministère des Ressources
naturelles et de la Faune, puisque les fonctions et responsabilités relatives à
l'énergie sont maintenant prévues dans la Loi sur le ministère de l'Économie et
de l'Innovation et de l'Énergie.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Y a-t-il des interventions sur l'article 8? Non? Parfait. Pas
d'intervention. Est-ce que l'article 8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) : Par
rappel, de mémoire, il y avait eu un amendement à l'article 8.1 qui avait
été adopté. Et je crois, Mme la ministre, que vous avez un amendement à
déposer, n'est-ce pas?
Mme Fréchette : Effectivement,
on aimerait déposer un amendement.
M. Marois (Samuel) : Qui
est déjà...
Le Président (M. Bernard) : Qui
est déjà... Parfait.
Mme Fréchette : Qui a
déjà été transféré et transmis... voici la proposition.
Le Président (M. Bernard) : Oui,
allez-y, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Donc, il
est proposé d'insérer, après l'article 8.1 du projet de loi tel qu'amendé,
ce qui suit, j'ouvre les guillemets :
«Loi visant principalement la gouvernance
efficace de la lutte contre les changements climatiques et à favoriser
l'électrification.
«Donc, 8.2. L'article 90 de la Loi
visant principalement la gouvernance efficace de la lutte contre les
changements climatiques et à favoriser l'électrification (2020, chapitre 19)
est abrogé.»
• (14 h 40) •
Alors, c'est un amendement qui abroge par
concordance une disposition transitoire adoptée en 2020 concernant
l'établissement par la ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie
d'orientations, d'objectifs et de cibles en vertu de l'article 17.1.2 de
la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, puisque le
projet de loi propose d'abroger cet article. Merci.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions à l'amendement 8.2?
M. Kelley : Juste un petit
rappel. On a passé adopter 8.1. Est-ce que j'ai oublié ça? Je n'étais pas là? Parce
qu'on vient de faire 8.2, mais qu'est-ce qui est arrivé avec 8.1?
Le Président (M. Bernard) : ...ce
qu'on me rappelle.
M. Marois (Samuel) : ...
Le Président (M. Bernard) : Oui,
Me Marois, s'il vous plaît.
M. Marois (Samuel) : Oh!
excusez.
Le Président (M. Bernard) :
Non, allez-y.
M. Marois (Samuel) : J'étais
parti dans mon explication. Quand on a fait les amendements pour la sobriété
puis l'efficacité énergétique, la mission... les deux... on a modifié les deux
missions de la ministre puis du ministre de l'Environnement. Le 8.1, c'était
ça.
M. Kelley : Merci pour
le rappel.
Le Président (M. Bernard) : ...M.
le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : On va
prendre... C'est possible de suspendre, juste rapidement, de bien...
Le Président (M. Bernard) : Une
suspension. Nous allons suspendre les travaux quelques minutes, s'il vous
plaît.
(Suspension de la séance à 14 h 41)
(Reprise à 14 h 45)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Nous voilà de retour. Donc, Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Oui,
merci, M. le Président. Juste peut-être, Mme la ministre ou Me Marois... juste
nous donner l'explication pourquoi c'est abrogé, juste pour que ça soit clair
pour nous.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Oui,
j'aimerais que... céder la parole à Me Marois.
Le Président (M. Bernard) :
Me Marois, s'il vous plaît.
M. Marois (Samuel) :
Oui. On a déjà un peu parlé de l'historique de 17.1.2, qu'on vient juste
d'abroger dans les articles précédents. On a parlé qu'au départ il y avait la
Loi sur Transition énergétique Québec, dans laquelle on disait que le
gouvernement déterminait des orientations, objectifs et cibles en transition
énergétique. Puis, après ça, Transition énergétique Québec prenait ça, faisait
avec ça le plan directeur. Puis donc, ça, c'était la loi sur TEQ.
Après ça, il y a eu, en 2020, la
dissolution de Transition énergétique Québec, puis là ce qu'on a fait, c'est
qu'on a dissous TEQ, on a introduit, dans la Loi sur le ministère des Ressources
naturelles et de la Faune, l'article 17.1.2, pour dire que les
orientations, objectifs et cibles vont être établis par le ministre... à
l'époque, c'était le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles. Puis,
dans cette loi-là, quand on a introduit l'article 17.1.2, il y avait une
disposition transitoire qui disait que cette première détermination là des
orientations, objectifs et cibles devait se faire pour la première fois au 1ᵉʳ avril
2026. Puis jusque là, c'étaient les orientations, objectifs et cibles qui
s'appliquaient, qui étaient en vigueur, qui continuaient de l'être jusqu'à la
date du 1ᵉʳ avril 2026.
Donc là, troisième étape, notre projet de
loi, qu'est-ce qu'on fait, c'est qu'on abroge 17.1.2. On dit : Les orientations,
objectifs et cibles vont être dans le PGIRE. Le PGIRE sera approuvé au plus
tard le 1ᵉʳ avril 2026, c'est ce que dit des dispositions... le premier
PGIRE plus loin dans la loi.
Mme Garceau : Oui, oui.
Là, je comprends.
M. Marois (Samuel) : Donc
là, ici, on abroge la disposition transitoire de l'étape II du projet de
loi de 2020, parce qu'elle n'est plus nécessaire, parce qu'on prévoit le droit
transitoire dans notre propre projet de loi, avec les nouvelles dispositions,
parce que 17.1.2 n'existe plus. Puis il y a un autre amendement plus loin,
quand on parle dans notre projet de loi plus loin qui a le premier PGIRE au
plus tard le 1er avril, bien là, on a aussi un amendement pour dire que
les cibles qui s'appliquent actuellement vont s'appliquer jusqu'au premier
PGIRE. Ça fait qu'on maintient le droit actuel.
Le Président (M. Bernard) :
...
Mme Garceau : Merci.
C'était pour être ça ma question, parce que, là, je ne savais pas s'il était
pour avoir comme un genre de vide.
M. Marois (Samuel) : Non.
Mme Garceau : Parce que,
oui, PGIRE, 1ᵉʳ avril 2026. Mais là, qu'est-ce qu'on utilise en termes
de... On suit quelles orientations et cibles et tout ça, là, entre-temps? Donc...
M. Marois (Samuel) : Bien,
entre-temps, c'est exactement... Puis là on ne règle pas tout avec ça, là. On
abroge dans une <loi...
M. Marois (Samuel) :
...c'est
exactement... Puis là on ne règle pas tout avec ça, là. On abroge dans une >loi,
mais on a un amendement sur des dispositions qui viennent à la fin du projet de
loi, qui vient dire qu'est-ce qui s'applique entre-temps. Puis c'est exactement
la même chose. Ça fait qu'on maintient le droit actuel. Ça fait qu'on le fait
avec deux amendements.
Mme Garceau : Donc, ça,
ça va être vers la fin, c'est ça?
M. Marois (Samuel) : Ah
oui! 126, je pense, l'article 126.
Mme Garceau : OK. Donc...
C'est parce qu'il y a comme une disposition transitoire vers la fin qui va
faire en sorte que cet article-là n'est plus nécessaire.
M. Marois (Samuel) : Exact.
Mme Garceau : OK. Je
comprends.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Y a-t-il d'autres interventions sur l'article? Non?
Mme Garceau : ...
Le Président (M. Bernard) :
Parfait. Merci. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel article 8.2
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) : Adopté.
Merci.
Nous avons maintenant terminé le chapitre
I du projet de loi. Et, de mémoire, la secrétaire... Mme la secrétaire me
rappelait qu'on voulait introduire une série de nouvels articles au début de la
section débutant par zéro. Est-ce que je me trompe?
Mme Fréchette : ...cinq
amendements, allant de 0.1 à 0.5.
Le Président (M. Bernard) : À
zéro... Parfait. Les amendements ont déjà été déposés. Donc...
Mme Fréchette : Oui.
Une voix : ...
Le Président (M. Bernard) : Oui,
c'est cinq amendements différents, donc...
Mme Fréchette : ...de
les adopter en blocs.
Le Président (M. Bernard) : Moi,
je ne les ai pas vus. Est-ce que...
Mme Fréchette : Non?
M. Kelley : Est-ce qu'on
peut suspendre rapidement, M. le Président?
Le Président (M. Bernard) : Oui.
On va suspendre quelques instants, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 14 h 50)
(Reprise à 14 h 52)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Donc, nous sommes de retour. Mme la ministre, voudriez-vous, s'il vous plaît,
introduire l'article 0.1?
Mme Fréchette : Merci.
Alors, article 0.1, article 35.7 de la Loi sur Investissement Québec :
Insérer, avant l'article 1 du projet de loi, ce qui suit :
Loi sur Investissement Québec.
0.1. L'article 35.7 de la Loi sur
Investissement Québec (chapitre I-16.0.1) est modifié par la suppression, dans le
premier alinéa, de «du ministre des Ressources naturelles et de la Faune,».
Donc, c'est un amendement qui apporte un
ajustement de concordance à l'article 35.7 de la Loi sur Investissement
Québec, puisque les fonctions et responsabilités en énergie sont désormais
exercées par la ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie. Merci.
Le Président (M. Bernard) : ...Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article introduit 0.1? Oui, Mme la...
Mme Garceau : ...
Le Président (M. Bernard) :
...Une pause?
Oui, s'il vous plaît. Une suspension des
travaux, s'il vous <plaît...
Le Président (M. Bernard) :
...Une pause?
Oui, s'il vous plaît. Une suspension
des travaux, s'il vous >plaît.
(Suspension de la séance à 14 h 53)
(Reprise à 14 h 55)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
De retour. Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Oui,
merci, M. le Président. Donc, si je comprends bien, on enlève... on retire la
référence au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, parce que ce
ministère-là n'a plus l'aspect énergie, c'est ça, sous sa gouverne?
Mme Fréchette : Effectivement.
Mme Garceau : OK, c'est
bien. Je comprends.
Le Président (M. Bernard) : ...Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Parfait. Est-ce que...
pardon, l'amendement introduisant le nouvel article 0.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
L'article 0.2, s'il vous plaît, Mme la ministre.
Mme Fréchette : ...après
l'article 0.1 du projet de loi telqu'amendé, l'article suivant :
0.2. L'article 35.8 de cette loi est
modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «35.7», de «et, pour
les investissements en participations dans les entreprises dont l'activité
principale est visée au paragraphe 1° du deuxième alinéa de l'article 35.1,
le ministre des Ressources naturelles et de la Faune».
Donc, c'est un amendement qui apporte des
ajustements à l'article 35.8 de la Loi sur Investissement Québec, en
concordance, toujours, au retrait du ministre des Ressources naturelles et des
Forêts, au premier alinéa de l'article 35.7 de cette loi, comme vu
précédemment.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement introduisant l'article 0.2?
Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Encore, juste de
comprendre, Mme la ministre, ou Me Marois, à 35.1 de la loi sur... Excusez-moi,
au deuxième alinéa de l'article 35.1, on est dans quelle section? On parle
de quoi exactement? C'est juste... on se mêle dans une autre loi maintenant,
puis on n'a pas ça devant nous. Alors, j'essaie de comprendre, je sais que
c'est de la concordance, mais... un peu la suite des choses.
Mme Fréchette : J'inviterais
Me Marois à nous situer, là...
M. Kelley
: Oui,
oui, parfait, de... juste, situez-nous dans... où nous sommes dans l'autre
projet de loi, qu'on n'a pas devant nous.
Mme Fréchette : On a
besoin d'une boussole.
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Marois (Samuel) : Oui.
Donc, on est dans la Loi sur Investissement Québec. Dans la Loi sur
Investissement Québec, il existe un fonds, on a institué un fonds qui s'appelle
Capital ressources naturelles et énergie, donc ressources naturelles et énergie.
Puis essentiellement, je résume, Hydro-Québec reçoit des projets
d'investissement d'entreprises, analyse les projets, propose à la ministre des
projets que la ministre autorise. Puis je mettais l'accent sur le fait que
c'est un fonds Capital ressources naturelles et énergie, parce que, quand vous
regardez l'article 35.1 — je pense que c'est celui auquel vous
faisiez référence — vous regardez les paragraphes 1°, 2°, 3°, 4°,
vous voyez que là-dedans, il y a de l'énergie puis il y a des ressources
naturelles.
Essentiellement, avant... on est en
économie, là, on est en... essentiellement, avant, le ministre de l'Économie et
de l'Innovation approuvait les projets, parce qu'on est en économie, mais,
comme les projets concernaient soit les ressources naturelles, soit l'énergie,
ça prenait l'avis favorable du ministère des Ressources naturelles, qui avait
les deux. Mais là <je...
M. Marois (Samuel) :
...favorable
du ministère des Ressources naturelles, qui avait les deux. Mais là >je
pense que... J'ai vu que la compréhension a débloqué, ça fait que je vais
m'arrêter là.
M. Kelley : Oui. Non,
non, c'est le... Non, non, c'est la même logique qu'on a vue dans l'autre article
qu'on a discuté. Je comprends. C'était juste... Merci de bien situer nous... où
nous sommes, dans la Loi sur Investissement Québec. Merci. Je ne sais pas si ma
collègue a des questions.
Le Président (M. Bernard) : ...sur
l'article introduisant... l'amendement introduisant l'article 0.2? Oui,
Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Juste
expliquer la modification, Me Marois.
Le Président (M. Bernard) :
...
M. Marois (Samuel) : À
l'amendement 0.2?
Mme Garceau : Oui, bien
là, on est dans le 35.8.
M. Marois (Samuel) : Oui,
oui, effectivement, l'article 35.8 de la Loi sur Investissement Québec.
Donc, essentiellement, si je résume, là, la ministre des Ressources naturelles
et des Forêts, actuellement, qui est responsable des ressources naturelles mais
pas de l'énergie, va continuer d'intervenir, mais pas pour l'énergie, seulement
pour les projets en ressources naturelles. Donc, tous nos amendements, 0.1 à
0.5, qui modifient les articles de la Loi sur Investissement Québec, visent à
prévoir que cette ministre ne participe pas à la décision quand ça concerne
l'énergie, car ça ne concerne pas ses attributions finalement, mais conserve ses
responsabilités dans la décision quand ça concerne les projets en ressources naturelles.
Donc là, c'est ce qu'on fait dans les cinq
amendements, mais, dans celui que vous avez sous les yeux spécifiquement, il y
a une politique d'investissement, là, qui est élaborée avec la collaboration
des ministères qui sont responsables des domaines d'activité, là, pour lesquels
on peut financer des projets. Ça fait que, là, essentiellement, on dit que la
ministre des Ressources naturelles et des Forêts va continuer de participer à
l'élaboration de la politique d'investissement, mais pour ce qui... pour les
activités qui la concernent plus spécifiquement.
• (15 heures) •
Le Président (M. Bernard) : ...Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Oui, M.
le... Oui. Je veux juste bien comprendre l'amendement, parce que, là, je n'ai
pas sous les yeux non plus le deuxième alinéa de l'article 35.1. Donc là,
on parle... : «Les ministres visés au premier alinéa de
l'article 35.7 et, pour — c'est là, là, peut-être, que j'ai
besoin de plus d'explications — et, pour les investissements en
participations dans les entreprises dont l'activité principale est visée au
paragraphe 1 du deuxième alinéa de l'article 35.1.» On parle de quoi,
ici, là?
M. Marois (Samuel) :
On...
Le Président (M. Bernard) :
...
M. Marois (Samuel) : Oui,
on... C'est un... finalement, c'est un renvoi, parce que l'article 35.1
prévoit qu'on a le fonds qui est institué, qui peut servir au financement
d'activités 1°, 2°, 3°, 4°. Il y a un paragraphe... il y a quatre paragraphes
là-dedans qui concernent l'énergie, puis il y en a un qui concerne les
ressources naturelles. Je résume essentiellement, là.
Donc, pour les projets qui s'inscrivent
dans ce paragraphe-là, là, qui concernent les ressources naturelles, bien, on a
la ministre des Ressources naturelles et de la Faune qui va continuer de
participer à la prise de décision en donnant un avis favorable, qui va
continuer de participer à l'élaboration de la politique d'investissement, donc
pour les projets en ressources naturelles.
Le Président (M. Bernard) : ...la
députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : OK. C'est
juste que je me pose la question : L'amendement est nécessaire?
Le Président (M. Bernard) :
...
M. Marois (Samuel) : Bien,
on... C'est de la concordance, parce que la ministre... obligé, par exemple,
d'avoir un avis favorable de la ministre des Ressources naturelles et des
Forêts, quand c'est un projet qui concerne l'énergie, c'est comme... on ne
s'adresse pas à la bonne personne.
Mme Fréchette : On
départage les responsabilités de l'une et l'autre. Sinon, j'aurais besoin
d'avoir un avis, un avis de la collègue aux Ressources naturelles, pour un
dossier qui relève de l'Énergie. Donc, en fait, on alourdirait le processus
pour une raison qui n'a pas de fondement en plus.
Mme Garceau : OK. Merci
pour les explications, parce que c'est sûr qu'à la lecture ce n'est pas
évident.
M. Marois (Samuel) : Mais
vous voyez aussi qu'on les a oubliées, c'est pour ça qu'on fait des
amendements.
Mme Garceau : OK. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Bernard) : Ça
va?
Mme Garceau : Oui.
Le Président (M. Bernard) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur le nouvel article 0.2? Est-ce
que l'amendement introduisant l'article 0.2 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. L'article... l'amendement 0.3...
15 h (version révisée)
Le Président (M. Bernard) :
...est-ce que l'amendement introduisant l'article 0.2 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. L'article... L'amendement 0.3, s'il vous plaît, Mme la ministre.
Mme Fréchette : Alors, l'article 0.3 :
Insérer, après l'article 0.2 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
0.3. L'article 35.9 de cette loi
est modifié, dans le deuxième alinéa et après «35.7», de «et, pour les
investissements en participations dans les entreprises dont l'activité
principale est visée au paragraphe 1° du deuxième alinéa de l'article 35.1,
le ministre des Ressources naturelles et de la Faune».
Donc, c'est un amendement qui apporte des
ajustements, tout simplement, à l'article 35.9 de la Loi sur
investissement Québec, en concordance au retrait du ministre des Ressources
naturelles et des Forêts, au premier alinéa de l'article 35.7 de cette
loi, comme vu précédemment.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Parfait. Est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel article 0.3 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Mme la ministre, le prochain amendement, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Merci.
Article 0.4 : Insérer, après l'article 0.3 du projet de loi tel
qu'amendé, le suivant :
0.4. L'article 35.10 de cette
loi est modifié, dans le deuxième alinéa et après «35.7», de «et, pour les
investissements en participations dans les entreprises dont l'activité
principale est visée au paragraphe 1° du deuxième alinéa de l'article 35.1,
le ministre des Ressources naturelles et de la Faune».
Donc, cet amendement apporte des
ajustements à l'article 35.10 de la Loi sur Investissement Québec, en
concordance au retrait du ministre des Ressources naturelles et des Forêts au
premier alinéa de l'article 35,7 de cette loi, comme dit précédemment.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement introduisant le
nouvel article 0.4? Merci. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 0.4 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. L'amendement pour l'article 0.5, s'il vous plaît, Mme la ministre.
Mme Fréchette : Le
dernier, mais non pas le moindre : Insérer, après l'article 0.4 du
projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«0.5. L'article 35.13 de cette
loi est modifié, dans le deuxième alinéa et après «35.7», de «et, pour les
investissements en participations dans les entreprises dont l'activité
principale est visée au paragraphe 1° du deuxième alinéa de l'article 35.1,
au ministre des Ressources naturelles et de la Faune».
Donc, c'est un amendement qui apporte des
ajustements à l'article 35.13 de la Loi sur Investissement Québec pour
être en concordance avec le retrait du ministre des Ressources naturelles et
des Forêts au premier alinéa de l'article 35.7 de cette loi, comme vu
précédemment.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement introduisant le
nouvel article 0.5? Il n'y en a pas. Est-ce que l'amendement introduisant
l'article 0.5 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Ce qui termine le chapitre I à ce moment-ci.
Mme Fréchette : La séquence.
Le Président (M. Bernard) :
Donc, nous allons poursuivre avec le début du chapitre II du projet de loi,
avec l'article 9. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Merci, M.
le Président. Donc, article 9 : L'article 1 de la Loi sur la
Régie de l'énergie (chapitre R-6.01) est modifié par le remplacement du
premier alinéa par le suivant :
«La présente loi s'applique aux
approvisionnements en électricité et en gaz naturel, au transport et à la distribution
d'électricité ainsi qu'à la distribution par canalisation de gaz naturel.»
Donc, c'est un article qui précise le
champ d'application de la Loi sur la Régie de l'énergie en remplaçant le
premier alinéa de l'article 1. Le premier alinéa proposé prévoit que cette
loi s'applique aux approvisionnements en électricité et en gaz naturel, au
transport et à la distribution d'électricité ainsi qu'à la distribution par canalisation
de gaz naturel. Merci.
Le Président (M. Bernard) :
Merci. Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions sur l'article 9?
Une voix : ...
Le Président (M. Bernard) :
Oui, nous allons suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 08)
(Reprise à 15 h 11)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Nous sommes maintenant de retour. M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui. Merci
beaucoup, M. le Président. C'était juste... quand on a regardé ça, on a eu une
petite discussion, le changement de le texte qui a existé puis, bien, le fait
qu'on enlève le mot «fourniture», c'est comme... Est-ce que ça, c'est un...
encore, on revient à un mot qui est désuet dans le langage? Pourquoi ce
changement d'enlever ce mot-là? Question toute simple. Et j'ai hâte d'entendre
la ministre ou Me Marois expliquer ça à nous.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : ...Me Marois
à sortir sa lanterne.
Le Président (M. Bernard) : Parfait.
Me Marois.
M. Marois (Samuel) : Oui.
Donc, on est... situons-nous, on est à l'article 1 de la Loi sur la Régie
de l'énergie, on est dans un article qui porte sur le champ d'application de la
loi. Je pense que c'est important de le dire tout de suite en partant, quand
vous regardez le deuxième alinéa de l'article, on dit que la loi s'applique à
toute matière dans la mesure où elle le prévoit. Essentiellement, la loi porte
sur ce sur quoi elle porte, là, tu sais, c'est... L'article est... Avec les
modifications qu'on fait, on ne vient pas restreindre d'aucune manière le champ
d'application de la loi, on le précise. On vient faire des modifications
conceptuelles, on précise le langage, puis ça va nous être utile pour la suite,
là.
Vous avez fait référence à la fourniture.
Effectivement, on retire le mot «fourniture». On a une loi qui encadre des
distributeurs, Hydro-Québec, Énergir. Puis les distributeurs distribuent à leur
clientèle. Puis, dans notre loi, on dit qu'ils s'approvisionnent auprès de
fournisseurs puis ils déposent un plan d'approvisionnement, tout ça. La <fourniture...
M. Marois (Samuel) :
...
auprès de fournisseurs puis ils déposent un plan d'approvisionnement, tout ça.
La >fourniture... Dire que la présente fausse s'applique à la
fourniture, ça peut peut-être induire un peu en erreur, parce que la loi
n'encadre pas le fournisseur, celui qui vend à Hydro ou celui qui vend a
Énergir pour qu'Énergir vende à son tour au consommateur. Donc, c'est pour ça
qu'on dit : La présente loi s'applique aux approvisionnements en
électricité et en gaz naturel. Quand on regarde la loi, c'est ce sur quoi elle
porte vraiment, finalement.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député de Jacques Cartier.
M. Kelley : Et même chose,
quand on enlève le mot «emmagasinage du gaz naturel», même chose, d'expliquer
pourquoi ce mot n'est maintenant pas trouvé dans le nouveau texte.
Le Président (M. Bernard) : ...s'il
vous plaît.
M. Marois (Samuel) : Oui.
Encore une fois, c'est pour s'assurer que la loi porte sur ce sur quoi elle
porte vraiment. Quand on a introduit «enmagasinage» dans la loi, c'était
essentiellement pour dire que les coûts qui résultent de l'emmagasinage de gaz
naturel par les distributeurs peuvent être passés dans les tarifs, si je peux
résumer comme ça.
Par contre, ce n'est, comme, pas tout à
fait exact parce que l'emmagasinage, en fait, c'est le stockage du gaz naturel,
que ce soit dans un réservoir souterrain ou en hors terre. C'est comme ça que
c'est défini dans l'article 2 de la loi sur la régie, l'article suivant,
qu'on modifie aussi. Et puis le stockage... Bien, premièrement, le mot... On a
dans nos lois... On a une loi sur le stockage, donc on a... on fait la
cohérence entre les lois parce qu'on utilise le même mot pour désigner les
mêmes choses, ce qui est une première raison. Puis l'emmagasinage du gaz
naturel, bien, le stockage souterrain, c'est visé par une autre loi. Puis pour
faire du stockage souterrain, ça prend des licences, puis les distributeurs de
gaz naturel n'ont pas de licence, ils ne font pas de stockage souterrain. Donc,
ce n'est pas eux qui font ça, ils ont des contrats avec des personnes qui
stockent, mais ce n'est pas visé par la Loi sur la régie de l'énergie.
Par contre, dans d'autres articles plus
loin, on va parler de... L'emmagasinage, c'est essentiellement fait pour
l'équilibrage du réseau de distribution, c'est-à-dire s'assurer que les volumes
sont constants et que tout va bien. Puis les coûts des... l'équilibrage, bien,
il y a des coûts associés à ça, qui sont récupérés dans les tarifs. Donc, on ne
parlera pas d'emmagasinage, mais on va parler de l'équilibrage, qui est comme
un ensemble de moyens qui comprend l'emmagasinage d'autres choses, mais ça,
c'est une discussion à avoir sur d'autres articles. Mais essentiellement c'est
pour ça qu'on retire «emmagasinage».
M. Kelley : Puis la dernière
chose qui a été enlevée, c'est le consommateur, on ne trouve pas le mot,
maintenant, dans le texte proposé. On parle beaucoup de logique, je comprends,
la distribution, on est dans la distribution puis les approvisionnements, mais
pourquoi on a enlevé cette phrase-là, la «canalisation à un consommateur»?
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Marois (Samuel) : Bien, en
fait, c'est encore un consommateur, parce qu'on parle... la loi encadre encore
la distribution aux consommateurs, puis il n'y a pas de doute là-dessus. Puis
d'ailleurs, dans la loi, on harmonise le langage, dans la loi, on parle des
fois, sans distinction, d'un client, d'un consommateur. Maintenant, on parle de
consommateur. La loi s'applique à la distribution au consommateur, ça, c'est
indéniable.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
M. le député.
M. Kelley : C'est correct
pour moi, M. le Président.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Donc, est-ce
qu'on ne devrait pas l'inclure au premier article?
Le Président (M. Bernard) : Me
Marois.
M. Marois (Samuel) : Bien...
Bien, peut-être que vous allez trouver que j'ai une approche de mettre le moins
de mots possible, c'est le cas, c'est ce que... c'est ce qu'on a fait ici.
Une voix : ...
M. Marois (Samuel) : Un homme
de peu de mots.
Mme Garceau : Oui, «except»,
le mot «consommateur» est quand même, je crois, important dans ce... Il me
semble. Surtout, c'est... c'est, comme on dit, l'article de l'objectif qui met
l'encadrement, là, en termes de la Loi sur la Régie de l'énergie. Donc, est-ce
que vous seriez opposé à ce qu'on remette que c'est destiné à un consommateur
ou qu'on inclue «consommateur»?
M. Marois (Samuel) : J'irai
plus loin dans le technique, là. Je vous ai parlé qu'on harmonisait le langage,
on parle de consommateur, de client. Essentiellement, quand on... quand les...
quand Hydro-Québec distribue à son client, on va l'appeler, dans la loi, le <consommateur...
M. Marois (Samuel) :
...
quand Hydro-Québec distribue à son client, on va l'appeler, dans la loi, le >consommateur.
Quand Hydro-Québec Transport transporte de l'électricité pour quelqu'un, ce
n'est pas vraiment un consommateur, on va l'appeler plutôt son client. Donc,
dans la loi, on va parler du client quand ce n'est pas vraiment pertinent de
l'appeler un consommateur, puis un consommateur quand c'est la personne qui
conçoit... qui reçoit puis qui consomme l'énergie. Dans cet article-là, j'ai le
transport et la distribution d'électricité, mais Hydro transporte pour son
client, distribue pour le consommateur, puis j'ai la distribution par
canalisation de gaz naturel, pour le consommateur.
Mon champ d'application ici, il est clair.
C'est une loi qui encadre le transport, la distribution, on vise des activités.
C'est clair, pour moi, que c'est le consommateur. Mais si on voulait ajouter
des mots puis écrire que ça doit être... finalement, c'est à qui qu'on... pour
qui qu'on transporte, à qui on distribue, bien là, il faudrait que j'écrive :
«Au transport à un client, à la distribution à un consommateur, à la...» Vous
comprenez un peu là où je m'en vais? C'est qu'on ajouterait plein de mots, mais
finalement le sens ne serait pas changé, là.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Je ne sais pas,
je ne suis pas convaincue. Tu sais, c'est parce qu'au bout du compte, là,
l'approvisionnement en électricité, en gaz naturel, c'est pour qui? On fait le
transport et la distribution d'électricité ainsi que la distribution par
canalisation de gaz naturel pour quelqu'un, là, oui, mais il y a un bout qui...
• (15 h 20) •
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : Me Marois
nous a expliqué que, dans le cadre des activités de transport, ce n'était pas
nécessairement un client qui bénéficiait du service...
Une voix : ...
Mme Fréchette : Pardon, ce
n'est pas un consommateur qui bénéficie du service, c'est un client.
Une voix : ...
Mme Fréchette : C'est ça. Ce
n'est pas le consommateur final, c'est un client qui est desservi pour réaliser
son activité à lui, comme client, mais ce n'est pas un consommateur.
Mme Garceau : Il y a le
client puis il y a le consommateur.
Mme Fréchette : C'est ça. Un
client, c'est une entité morale, on pourrait dire...
M. Marois (Samuel) : Quiconque...
Mme Fréchette : Quiconque.
(Consultation)
Le Président (M. Bernard) : ...distribution
aux consommateurs.
Mme Fréchette : Je pense qu'en
fait le libellé actuel est...
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : ...pour des
considérations d'allégement, allégement du texte. Ce n'est rien de plus que ça,
là. Si on mettait chacun des réceptionnaires, je dirais, ça alourdirait le
texte. Donc, par volonté d'alléger, on n'a pas précisé la nature, le statut du
destinataire.
M. Marois (Samuel) : Merci.
Mme la... Ça va?Il n'y a pas d'autre intervention sur...
Mme Garceau : ...
Le Président (M. Bernard) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 9? Il n'y en a pas?
Parfait. Est-ce que l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Mme la ministre, l'article 10, s'il vous plaît.
Mme Fréchette : Alors,
article 10: L'article 2 de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par la suppression des définitions
de «emmagasinage» et de «fourniture d'électricité»;
b) par le remplacement des
définitions de «gaz naturel», de «gaz de source renouvelable» et de «produits
pétroliers» par les suivantes :
«"gaz naturel" : le mélange
d'hydrocarbures à l'état gazeux ou liquide composé principalement de méthane,
incluant le gaz naturel renouvelable, ou un mélange de ces gaz... de ces hydrocarbures — pardon — avec
un gaz de source renouvelable pouvant y être ajouté sans compromettre la
capacité du mélange à être distribué dans un réseau de distribution de gaz
naturel.» Définition, maintenant, de «"produit pétrolier" :
un produit pétrolier au sens de l'article 2 de la Loi sur les produits
pétroliers (chapitre P-30.01);»;
c) par le remplacement, dans la
définition de «réseau de distribution d'électricité», de «à partir de la sortie
des postes de transformation, y compris les lignes de distribution à des
tensions de moins de 44 kV ainsi que tout l'appareillage situé entre ces
lignes et les points de raccordement» par «ainsi que l'appareillage permettant
leur <raccordement»;...
Mme Fréchette :
... et
les points de raccordement» par «ainsi que l'appareillage permettant leur >raccordement»;
d) par le remplacement de la
définition de «réseau de distribution de gaz naturel» par la suivante :
«"réseau de distribution de gaz
naturel" : les installations et équipements destinés à la
distribution du gaz naturel au moyen de canalisations, à l'injection dans
celles-ci de gaz de source renouvelable ou à l'adaptation du réseau aux fins de
cette injection et reliant un réseau de transport de gaz naturel ou des postes
d'injection de gaz de source renouvelable aux installations de consommateurs;»;
e) par le remplacement de la
définition de «réseau municipal ou privé d'électricité» par la suivante :
«"réseau municipal d'électricité" :
un réseau d'électricité régi par la Loi sur les systèmes municipaux
d'électricité (chapitre S-41);»;
Deuxième alinéa, par la suppression
de la première phrase du deuxième alinéa.
Alors, cet article retire ou modifie
plusieurs définitions prévues à l'article 2 de la Loi sur la Régie de
l'énergie.
La définition d'«emmagasinage» de gaz
naturel est retirée puisqu'elle n'est pas harmonisée avec les dispositions de
la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de
pétrole et qu'elle ne présente plus l'utilité... d'utilité dans la loi.
La définition de «fourniture
d'électricité» est retirée. Cette définition renvoie maintenant à l'électricité
qui est mise à la disposition ou vendue à Hydro-Québec dans ses activités de
distribution. La loi encadre les activités de distribution d'Hydro-Québec et
notamment ses approvisionnements en électricité, mais elle n'encadre pas les
producteurs ou fournisseurs d'électricité. Le projet de loi remplace donc le
concept de fourniture d'électricité au distributeur par celui d'approvisionnement
du distributeur, qui est plus approprié. Par ailleurs, le projet de loi propose
de mieux intégrer les activités de planification des approvisionnements et de
considérer... et de distribution d'Hydro-Québec, et il n'y aura plus lieu de considérer
l'électricité fournie par la division de production d'Hydro-Québec comme une
fourniture d'électricité.
La définition de «gaz naturel» est
remplacée par une nouvelle définition qui permet que le gaz naturel renouvelable
soit considéré comme du gaz naturel au sens de la loi, même s'il n'est pas
mélangé à du gaz naturel d'origine fossile, de sorte qu'il pourrait entièrement
substituer ce dernier.
La définition de «gaz de source
renouvelable» est abrogée puisque le projet de loi propose que cela soit plutôt
défini par règlement.
La définition de «produits pétroliers» est
remplacée par une nouvelle définition qui renvoie à celle prévue à l'article 2
de la Loi sur les produits pétroliers.
La définition de «réseau de distribution
d'électricité» est modifiée à des fins de simplification et pour clarifier qu'un
réseau comprend toute installation dont la finalité est de distribuer
l'électricité à un consommateur.
La définition de «réseau de distribution
de gaz naturel» est remplacée par une définition plus simple qui clarifie que
les actifs qui permettent l'injection de gaz de source renouvelable dans le
réseau ou l'adaptation du réseau aux fins de cette injection sont des actifs de
distribution.
La définition de «réseau municipal ou
privé d'électricité» est remplacée afin de retirer les réseaux privés, puisque
le projet de loi met fin au droit exclusif de distribution d'électricité de
certaines personnes qui exploitent un réseau privé de distribution.
Et enfin, cet article retire la première
phrase du deuxième alinéa de l'article 2 qui permet aux divisions de production
et distribution d'Hydro-Québec de conclure entre elles des contrats
d'approvisionnement en électricité. Cet alinéa n'est plus utile puisque le
projet de loi propose de mieux intégrer les activités de planification des
approvisionnements et de distribution. Il n'y aura donc plus de contrats entre Hydro-Québec
Production et Hydro-Québec Distribution. Merci.
Le Président (M. Bernard) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions à l'article 10? M. le député
de Jacques-Cartier.
M. Kelley : M. le Président,
ça, c'est une... bien, c'est un article avec... assez lourd, là, dans le sens
qu'il y a beaucoup des éléments, mais aussi, dans le texte proposé, des
changements. Alors, si c'est possible juste de suspendre pour laisser moi puis
mon collègue de regarder ça comme il faut, ça va être apprécié.
Le Président (M. Bernard) : Avec
plaisir. Nous allons en profiter pour prendre une pause. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 27)
15 h 30 (version révisée)
(Reprise à 15 h 39)
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Nous voici de retour après cette brève pause. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 10?
M. Kelley : Oui, oui. Bien, M.
le Président, je vais commencer avec un élément et c'est autour de la
définition du gaz de sources renouvelables, je sais que cette partie est
enlevée. On a une définition du gaz naturel, puis on voit le mélange d'un peu
tout, puis on parle du gaz naturel renouvelable, etc., mais on voit aussi que
la définition d'un gaz de sources renouvelables va être... peut être...
excusez-moi, définir par règlement. Alors, c'est juste de bien comprendre ce
changement-là dans le projet de loi, pourquoi on n'a pas nécessairement une
définition écrite sur le gaz de sources renouvelables, puis tout ce
changement-là autour du gaz naturel, qu'est-ce que ça dit, qu'est-ce... c'est
quoi, l'implication, les impacts? Et je sais qu'il y a eu beaucoup des
changements autour le gaz naturel, présentement, puis des approvisionnements, qui
vont être partie... le réseau va être toujours un peu renouvelable. Mais, bref,
je trouve que c'est quelque chose qu'on a besoin d'une explication, Mme la
ministre. Alors, merci, M. le Président.
• (15 h 40) •
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Fréchette : Oui. M. le
Président, j'inviterais Me Marois à nous préciser, là, les choix qui ont
été faits pour les définitions.
Le Président (M. Bernard) : Parfait...
M. Marois (Samuel) : Oui.
Effectivement, on retire la définition de gaz de sources renouvelables, qui
était jusqu'à présent dans la loi, dans l'objectif d'en faire une définition
dans un règlement. C'est évidemment très technique, ce qui explique le choix.
Souvent, quand c'est très technique, on décide que ça peut évoluer rapidement
dans le temps, là. Qu'est-ce qu'on considère comme du gaz de sources
renouvelables aujourd'hui, ce n'est pas la même chose qu'il y a cinq ans
nécessairement. Ça fait c'est un peu ça, l'objectif.
Puis d'ailleurs, j'ai essayé de retrouver
l'article, mais je n'ai pas eu le temps avant de commencer mon intervention,
mais le règlement qu'on... dans lequel on vient mettre la définition, on le
modifie dans le projet de loi puis on... La définition, vous la retrouverez
dans le projet de loi. Donc, la définition sera étudiée.
Une voix : ...
M. Marois (Samuel) : Bien,
effectivement.
Le Président (M. Bernard) : M.
le député.
M. Kelley : Parce que... Je
peux comprendre que c'est possible, que ça change vite, mais je pose la
question : Est-ce que c'est mieux de laisser un paragraphe en place, d'avoir
au minimum une base? C'est juste le fait que ce n'est plus définir... Je ne
sais pas s'il y a un malaise... Le vrai terme, M. le Président... La demande, c'est
juste de comprendre. Parce qu'ici, quand on regarde la suite des choses, on a
certaines définitions qui sont écrites et... mais ça, ça manque puis... c'est
ça. C'est ça, M. le Président. Alors... Et je sais que, Me Marois, vous
avez dit que c'est inclus un petit peu dans les autres parties du projet de
loi, mais... c'est juste ce fait-là qu'on enlève ça puis on va déterminer ça
par règlement, mais, si on le garde puis on le change plus tard, peut-être d'avoir
la base, c'est mieux pour l'industrie, là, d'avoir au minimum une définition
dans le projet de loi et pas quelque chose qui va juste être déterminé par
règlement.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Me Marois.
M. Marois (Samuel) : Oui... Excusez-moi.
Dans le... Je veux juste porter à votre attention, et j'ai comme occulté la
chose, là, mais actuellement, dans la loi, on a une définition de gaz de sources
renouvelables, que vous avez devant les yeux, qu'on abroge. Vous avez, à l'article 112
de la Loi sur la Régie de l'énergie, une habilitation réglementaire pour
déterminer dans un règlement les conditions, les modalités selon lesquelles le
gaz naturel ou une substance ajoutée au gaz naturel constitue un gaz de sources
renouvelables en vertu de la présente loi. Donc là... Puis il y a... il y a
effectivement un règlement qui a été pris qui dit... qui vient compléter la
définition de la loi. Là, je me retrouve avec une <définition...
M. Marois (Samuel) :
...qui
dit... qui vient compléter la définition de la loi. Là, je me retrouve avec une
>définition dans la loi dont certains éléments sont compris dans un
règlement.
Puis, dans le règlement, ce qu'on a
actuellement, c'est des procédés de fabrication. C'est-à-dire l'hydrogène est
un... peut être considéré comme un gaz de sources renouvelables, oui, mais à
quelles conditions? Bien, il y a certains procédés de fabrication. Bien là,
j'ai un bout dans la loi, un bout dans le règlement. Donc là, l'objectif...
Puis je ne peux pas faire évoluer mon règlement en dehors de ce qui est prévu
dans la loi.
Puis comme tout ça est éminemment
technique, puis pour... à des fins de simplification, pour que ça puisse
évoluer selon la réalité pratique, là, technique, et à des fins de
compréhension du texte, parce qu'on aime rassembler tous les éléments ensemble
qui devraient l'être, là, bien, la proposition, c'est d'envoyer tout ça dans le
règlement, puis de faire une proposition condensée dans le règlement qui tient
compte des éléments qui sont actuellement dans la loi et des procédés de
fabrication, de tout ce qu'on devrait considérer pour qu'un gaz soit considéré
de sources renouvelables pour les fins de l'application de la loi.
Le Président (M. Bernard) : M.
le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Je suis... Je
suis un peu... Dans le sens, comme, je comprends, comme, le fait que
l'hydrogène est inclus dans une définition de gaz de sources renouvelables. Je
ne suis pas un chimiste, mais c'est... je comprends, c'est un peu comme est-ce
que c'est une bonne place pour ça. Et je peux aussi comprendre que des choses
peuvent changer rapidement.
Quand même, juste avec la définition, si
on prend le pétrole, quelque chose comme éthanol n'était pas là quand la régie
a été créée. C'est quelque chose qui est arrivé plus tard, un nouveau type
de... Je comprends que des choses peut changer. Je ne questionne pas
nécessairement le fait que le gouvernement a le pouvoir de changer des
définitions par décret... excusez-moi, par règlement, ça fait du sens parce que
les choses peut changer rapidement, mais c'est juste...
Encore, je comprends Monsieur... Me Marois,
votre argumentaire, mais je vais laisser ma collègue de Robert-Baldwin, elle a
des questions, je sais.
Le Président (M. Bernard) : ...passe
le ballon à Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : OK. Oui, c'est
loin d'être clair et évident. On va commencer au début, parce que là, si je
révise la définition de gaz naturel que vous avez abrogée ou que vous voulez
abroger... Vous avez une nouvelle définition du gaz naturel. La définition de
gaz naturel abrogée, on n'incluait pas un gaz de sources renouvelables, mais
maintenant, dans la nouvelle définition de gaz naturel, on inclut gaz de
sources renouvelables. Vous me suivez, là? OK. Et donc on inclut le gaz de
sources renouvelables dans la nouvelle définition de gaz naturel. Et, suite à
ça, on abroge la définition parce qu'il y en a une définition de gaz de sources
renouvelables.
Donc, moi, ma question c'est :
Comment se fait-il qu'on abroge cette définition-là, compte tenu qu'on fait
référence dans la nouvelle définition de gaz naturel au gaz de sources
renouvelables, et que là on est en train de dire : Ah bien, vous savez, la
définition de gaz de sources renouvelables, ça va être dans un règlement plus
tard? C'est là, là, où je ne suis pas. Et peut-être qu'on revient à la question :
Bien, comment se fait-il qu'on est en train d'abroger la définition actuelle de
gaz sources renouvelables?
Vous avez fait référence à un autre
règlement, je ne sais pas s'il y a des mots, s'il y a un changement
substantiel, là, entre les deux définitions, parce qu'il me semble que... Je
comprends, c'est technique, et tout ça, mais compte tenu que, dans la nouvelle
définition de gaz naturel, on réfère aux gaz de sources renouvelables, il y
avait déjà une définition qu'on veut abroger, bien, qu'on mette la nouvelle
définition dans le <projet...
Mme Garceau :
...définition
qu'on veut abroger, bien, qu'on mette la nouvelle définition dans le >projet
de loi au lieu d'attendre un règlement. C'est un petit peu ça, ma question.
Le Président (M. Bernard) : Me Marois.
M. Marois (Samuel) : Oui,
vous dites qu'il faudrait mettre la définition dans le projet de loi, bien,
elle y est, mais c'est juste qu'on modifie le règlement plutôt que ce soit dans
la loi. Mais on aura l'occasion d'étudier une disposition dans laquelle la
définition de ce qu'est du gaz de sources renouvelables pour l'application de
la loi, qui vont... qu'on insère dans un règlement, mais dans le projet de loi,
on va l'étudier. Ça fait qu'il y a un article pour ça.
Mais, ceci étant dit, si on se rapporte à
l'article 2 de la loi sur la Régie, parce que, là, pour l'instant, on est
là, il y a beaucoup de choses dans ce que vous avez dit, mais on... parcourons
le texte comme on l'a fait tantôt.
Mme Garceau : Oui.
M. Marois (Samuel) : Peut-être
que ça va faciliter les choses. Prenez, par exemple, la définition de gaz
naturel actuelle. Dans le fond, c'est celle qu'on abroge, raturée en rouge. Qu'est-ce
que du gaz naturel au sens de la Loi sur la Régie de l'énergie? «Les mélanges
d'hydrocarbures à l'état gazeux ou liquide composés principalement de méthane»,
je m'arrête là. Donc ça, c'est essentiellement le gaz naturel d'origine
fossile. C'est repris exactement de la même manière dans la nouvelle définition
quand vous faites la comparaison. Donc, le gaz naturel d'origine fossile est
toujours du gaz naturel au sens de la loi dans ce qu'on propose.
Ensuite, «à l'exception d'un gaz de
synthèse ou d'un biogaz qui n'est pas un gaz de source renouvelable». Donc là,
je suis dans le texte... excusez-moi, dans le texte qu'on abroge, là.
• (15 h 50) •
Mme Garceau : Oui.
M. Marois (Samuel) : Donc le
gaz, ce qu'on venait dire, le gaz de synthèse, le ministère pourra compléter
s'il y a lieu, mais ce qu'on me dit, c'est que c'est le gaz qui vient du... du
charbon, là. Je ne sais pas comment le dire, mais dans le procédé de
fabrication du charbon ou je ne sais quoi, et on peut... il y a des gaz qui
peuvent découler de ça, puis ça, c'est comme devenu impertinent dans le
contexte actuel, là, ça... on n'en a pas de gaz de synthèse, là. Donc ça, on le
retire parce que c'est comme devenu...
Une voix : ...
M. Marois (Samuel) : Superflu,
là. «Ou d'un biogaz qui n'est pas du gaz de source renouvelable». Donc ça, à
l'époque, on disait, le biogaz, ce n'est pas du gaz naturel. Puis bien c'est
encore le cas, mais aujourd'hui, ça pourrait être considéré comme du gaz des
sources renouvelables parce qu'on l'a ajouté dans la définition de gaz de sources
renouvelables dans le règlement, mais on y reviendra aussi.
Mais le plus important, c'est
qu'actuellement, le gaz naturel, c'est quoi? C'est le gaz naturel traditionnel,
«incluant un gaz de source renouvelable ajouté à un tel mélange avant sa
livraison». Donc, dans la définition actuelle de gaz naturel, vous avez déjà la
possibilité d'y mélanger du gaz de sources renouvelables, qui est défini en
partie dans la définition d'après puis en partie dans un règlement. Donc...
Mais tout ça, ça demeure, c'est juste qu'on rassemble les deux éléments de la
définition dans un règlement étant donné le caractère technique de la chose.
Puis c'est une définition qui est quand même substantielle.
Mme Garceau : Oui, oui.
M. Marois (Samuel) : Donc, ça
nous permet de définir un peu plus les procédés de fabrication, puis de
rassembler, dans un texte réglementaire dont l'évolution peut être plus
flexible, tous les éléments de définition. Mais on perd... on ne perd pas de
contenu, là, le gaz de sources renouvelables, il y en a encore, il peut encore
être mélangé au gaz naturel traditionnel pour être distribué dans un réseau de
distribution.
Puis ce qu'on ajoute, dans la définition
proposée, c'est que le gaz naturel renouvelable, qui est un gaz de sources
renouvelables, vous avez... Juste, conceptuellement, on a les gaz des sources
renouvelables qui peuvent inclure plusieurs gaz, le gaz naturel renouvelable
est l'un d'eux. Donc, dans la nouvelle définition, qu'est-ce qui peut circuler
dans le réseau de distribution de gaz naturel? Le traditionnel, le fossile. Le
gaz naturel renouvelable qui pourrait, selon le texte qu'on a lu, remplacer le
gaz naturel, puis un mélange de ces deux-là ou de l'un d'eux avec un autre gaz
des sources renouvelables, par exemple l'hydrogène. Mais pour l'hydrogène, on
sait que l'hydrogène ne peut pas remplacer entièrement le gaz naturel comme le
gaz naturel renouvelable peut le faire, donc c'est pour ça que là on parle d'un
mélange. Donc, tous les éléments sont là.
D'un point de vue plus technique, ça... C'est
quoi du gaz de sources renouvelables, ce sera prévu dans un règlement dont on
étudiera le texte ici même, plus tard. Puis le gaz naturel renouvelable est
ajouté comme source pouvant même remplacer le gaz naturel fossile. Ça fait que
c'est... c'est ce qui est proposé, là.
Donc, à la lumière de tout ça. La
définition de gaz de sources renouvelables n'est pas perdue, elle est juste
ailleurs.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : OK. Merci pour
cette explication. Donc, je vais poser les questions : Quel est le
problème avec la définition <actuelle...
Mme Garceau :
...explication.
Donc, je vais poser les questions : Quel est le problème avec la
définition >actuelle de gaz de sources renouvelables?
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Me Marois ou Mme la ministre.
M. Marois (Samuel) : Bien,
c'est... Il n'y a pas de problème, il n'y a pas de problème en soi avec la
définition de gaz de sources renouvelables. Le problème étant que la définition
est incomplète puis elle est fixe dans le temps, là, on ne peut pas la faire
bouger.
Tandis que... Par exemple, je vous donne
un exemple, dans la définition de gaz de sources renouvelables qu'on propose
dans le projet de loi, qui est plus loin, à un autre article, on propose que le
biogaz, qui est essentiellement... Je comprends que c'est... le biogaz,
c'est... le ministère me corrigera, là, mais c'est du... c'est le gaz issu de
la biométhanisation qui est raffiné, là. Donc, avant on ne le considérait pas
comme un gaz de sources renouvelables aux fins de la loi, mais là, maintenant,
ça pourrait être le cas. Donc, voyez-vous, ça, c'est un... Avec le temps, on...
puis les évolutions technologiques, on peut-être amené à définir, puis à
préciser, puis à retirer, ajouter des procédés de fabrication.
Donc, c'est pour ça, qu'on... L'objectif,
est... c'est que ce... tous les éléments de définition soient rassemblés à la
même place puis permettre d'être modifiés d'une manière plus... Si je peux me
permettre, des modifications réglementaires, c'est sujet à une consultation
publique aussi, donc quiconque, dans une éventuelle modification réglementaire,
serait amené à commenter les ajouts à la définition qui serait faite.
Mme Fréchette : ...
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : ...c'est
qu'on souhaite centraliser en un même lieu l'ensemble des définitions et qu'on
veut que ces définitions-là soient flexibles pour refléter l'évolution
technologique qui peut survenir dans le temps.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Mme la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Oui, merci.
Donc, vous avez mentionné, Me Marois, qu'il y en a quand même, une définition
plus tard dans le projet de loi, en termes du gaz de sources renouvelables.
Est-ce que vous pouvez juste me dire c'est quel article?
M. Marois (Samuel) : ...106
du projet de loi qui modifie le règlement.
Mme Garceau : 106.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Mme Garceau : Juste pour
voir...
Le Président (M. Bernard) : J'espère,
vous avez la même définition.
Alors, 106 ou 112?
M. Marois (Samuel) : 106.
Le Président (M. Bernard) : 106.
Me Marois.
Mme Fréchette : La réponse a
été donnée.
Le Président (M. Bernard) : OK.
Mme Garceau : Oui, c'est...
Merci, Mme la ministre. Je suis juste en train de regarder.
Le Président (M. Bernard) : Voulez-vous
suspendre quelques instants?
Mme Garceau : Non, c'est
parce que... Je regarde à l'article 106. C'est déjà défini. Ce n'est pas
quelque chose qui est... vous êtes en train de modifier, ce n'est pas dans les
modifications, là, la nouvelle définition. C'est ça. Ça fait que, là, je suis en
train de regarder le texte. Et là je regarde : «De même, on entend par...»
Est-ce que... Là, je regarde page 267.
Une voix : ...
Mme Garceau : On n'a pas les
mêmes pages. Ça se peut. Donc, on n'est plus...
Le Président (M. Bernard) : L'article 106.
Mme Garceau : 106. 106.
«L'article — là, je suis à... — 0.1 de ce règlement est
remplacé par le suivant». Ça fait que, là, on est dans le cadre d'un règlement.
Et là je regarde, deuxième alinéa : «soit à partir...» Bon. «De même, on entend
par "gaz de source renouvelable"», c'est ça? Donc : le gaz
naturel renouvelable visé au premier alinéa, le biogaz, l'hydrogène... «soit à
partir, donc, de...» La définition, là, on a un, deux, trois, puis 3°, a, b,
c... Donc, il y en a une définition.
Est-ce que là, vous êtes entrain de dire
qu'elle n'est pas <complète...
Mme Garceau :
...Donc,
il y en a une définition. Est-ce que là, vous êtes entrain de dire qu'elle
n'est pas >complète, cette définition-là?
Le Président (M. Bernard) : Me Marois.
M. Marois (Samuel) : En fait,
comme je disais, une partie de la définition est dans la Loi sur la Régie
d'énergie, à l'article 2, c'est ce qu'on abroge.
Mme Garceau : À l'article 2,
oui.
M. Marois (Samuel) : Puis une
partie de la définition est actuellement dans un règlement. Parce qu'on a... on
a la loi qui dit : Un gaz de sources renouvelables, eh bien, c'est une
autre substance...
Mme Garceau : Un règlement
lié... Je m'excuse. Un règlement lié à quelle loi?
M. Marois (Samuel) : À la Loi
sur la Régie de l'énergie, à la même loi.
Mme Garceau : OK, même loi. OK.
M. Marois (Samuel) : Donc,
dans la Loi sur la Régie de l'énergie, à l'article 2, vous avez la
définition actuelle, là, qui dit qu'un gaz de sources renouvelables, c'est un
gaz qui peut être interchangeable, là, distribué dans les réseaux de
distribution, ou une autre substance, notamment l'hydrogène de sources
renouvelables. Bon. Actuellement, dans le règlement qui est lié à la loi aussi,
on a des éléments qui complètent la définition, qui disent : Bon, bien,
l'hydrogène, c'est tel procédé de fabrication pour que ce soit considéré comme
renouvelable.
Là, on rassemble tout ça ensemble. Donc,
on abroge... on remplace la définition actuelle, dans le règlement, qui est
partielle parce qu'il y a une partie dans la loi, puis on fait une nouvelle
définition qui contient tout puis qui est à jour.
Mme Fréchette : Plus
flexible.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : Donc, si je
continue votre raisonnement, lorsque je regarde l'article 106 et je vois
que... les paragraphes qui sont abrogés de ce règlement-là... Là, est-ce qu'on
a abrogé... Donc là, on est en train d'abroger la définition, c'est ça, qu'on
retrouve au règlement?
• (16 heures) •
M. Marois (Samuel) : On la
remplace.
Mme Garceau : OK. Donc, on la
remplace avec, OK, le 0.1, la modification. Pour... Juste... «Pour
l'application de la Loi sur la Régie de l'énergie et du présent règlement, on
entend par "gaz naturel renouvelable"»... OK. Puis là, il y a une... OK,
une minute. «De même, on entend...» Ça fait qu'on a la définition de «gaz
naturel renouvelable» aux articles 1°, 2°. Après ça, on tombe dans la
définition de qu'est-ce qu'on entend par le «"gaz de source renouvelable" :
le gaz naturel renouvelable visé au premier alinéa». Après ça, on est dans le
biogaz, l'hydrogène, puis on revient encore, là, à a, b, c. Donc, ça, cette
définition-là...
Parce que là, vous êtes en train d'abroger
le règlement dans le cadre du projet de loi pour prévoir une autre définition
du gaz de sources renouvelables. Donc, est-ce que vous êtes en train de dire
que cette nouvelle définition n'est pas complète?
Mme Fréchette : ...
Mme Garceau : Non. OK.
Mme Fréchette : Non seulement
plus complète, mais elle est aussi plus flexible. Et elle est centralisée aussi
au même endroit.
Mme Garceau : Donc... Donc
là, je vais vous questionner sur : Bien, comment se fait-il qu'on est en
train de dire : Bien, la définition de «gaz de sources renouvelables» va
être définie par règlement, lorsqu'on l'a ici à l'article 106?
Le Président (M. Bernard) : ...
Mme Fréchette : Mais c'est le
règlement, l'article 106.
M. Marois (Samuel) : C'est
parce que le projet de loi modifie à la fois la Loi sur la Régie de l'énergie
et un règlement existant.
Mme Garceau : Oui.
M. Marois (Samuel) : Chose
qu'on peut faire. Donc là, on...
Mme Fréchette : ...
M. Marois (Samuel) : Tout à
fait.
Mme Fréchette : On est dans
le règlement. À 106, c'est le règlement.
Mme Garceau : OK, mais... OK.
Donc là, c'est déjà fait. C'est parce que la façon que moi, je lis... Là, on
revient à l'article, à l'article 10. Donc là, votre référence à la
définition de «gaz de sources renouvelables» est abrogée et là on va plutôt la
définir par règlement. Ça, c'est une référence à l'article 106, parce que
ça, c'est le règlement...
16 h (version révisée)
Mme Garceau : ...par
règlement. Ça, c'est une référence à l'article 106, parce que ça, c'est le
règlement. Ça fait qu'il est déjà fait.
Une voix : ...
Mme Garceau : OK. Donc,
comme... Donc, pour que ce soit peut-être plus clair, parce que je pensais qu'on
était pour faire ça plus tard, qu'on est en train... c'est compliqué, et tout
ça, on veut avoir de la flexibilité, donc on va peut-être faire comme un
mariage des règlements pour que ce soit plus complet. Mais... Mais vous l'avez
fait déjà. Donc, est-ce qu'on ne devrait pas avoir une référence au lieu de?
Parce que qu'est-ce qui porte à confusion, en tout cas pour moi, là, c'est le
fait que ça va être plutôt défini par règlement. Puis, pour moi, à la lecture,
c'est comment? Ah, OK, ça va venir plus tard. Mais vous l'avez fait, donc peut-être
qu'on devrait avoir une référence à... Lorsque vous abrogez, là, «gaz de source
renouvelable» puis votre explication, est-ce qu'on ne devrait pas avoir une
référence à l'article 106 du règlement? Comme vous avez fait pour la
définition de «produit pétrolier», vous faites référence à l'article 2 de
la Loi sur les produits pétroliers, qui fait en sorte que c'est une... une
définition plus large, donc vous l'avez intégrée. Donc, est-ce qu'on ne
pourrait pas, peut-être, avoir une référence que la définition, là, est au
règlement, à l'article 106? Je sais que ça va être... Ou on va suspendre puis,
plus tard, lorsque ça, ça va être adopté, je ne le sais pas, mais il me semble
que ça ferait du sens d'avoir cette référence-là parce que la définition est
là. Vous me suivez? Je ne sais pas si...
Le Président (M. Bernard) :
...
M. Marois (Samuel) : Bien là,
vous nous amenez dans le technique de la rédaction législative, donc plongeons-y.
Mme Garceau : Je ne pensais
pas que je m'en allais là... je dois vous dire honnêtement, là, cet après-midi,
mais...
M. Marois (Samuel) : Donc, les
lois sont cohérentes entre elles. Donc, j'ai une définition dans la Loi sur les
produits pétroliers. On donne... Parce que vous donnez l'exemple. J'ai une
définition dans la Loi sur les produits pétroliers à l'article 2. Si je
fais référence aux produits pétroliers dans une autre loi, la loi sur la régie,
bien, je réfère à cette loi-là parce que je veux que, dans la loi sur la régie,
les mots aient le même sens que dans l'autre loi. Puis, si je modifie la
définition dans l'autre loi, bien, ça va s'appliquer automatiquement à la loi
sur la régie. Vous comprenez un peu où je m'en vais. Puis, si on veut abroger
les définitions dans la Loi sur les produits pétroliers, bien, on va... on va
faire la concordance dans la loi sur la régie parce que les lois sont un tout
cohérent.
Là, j'ai un règlement. Le règlement est
pris en vertu de l'application de la loi, après. Puis, mon règlement, il peut
changer si le gouvernement décide de le changer, c'est un règlement du
gouvernement. Tandis que, la loi, le gouvernement ne peut pas changer la loi.
Si je réfère... Si ma loi réfère à du contenu réglementaire, bien, un jour, mon
corpus ne sera plus cohérent, là, donc. Puis, d'autre part, la pratique aujourd'hui
c'est souvent des... au fur et à mesure qu'on écrit nos dispositions
législatives. C'est de mettre les pouvoirs réglementaires au fur et à mesure
dans les articles. Dans les lois plus anciennes, comme la Loi sur la Régie de l'énergie,
qui date de 1996, ce qu'on faisait souvent, c'est qu'on rassemblait en un
article, à la fin, tous les pouvoirs réglementaires du gouvernement, on les
mettait à une place dans... puis on faisait une liste. Puis notre loi est faite
comme ça. Puis, comme on est en... on modifie cette loi-là, bien, on respecte
la structure de la loi, là.
Ici, j'abroge la définition de «gaz de source
renouvelable». Je modifie l'article 112 aussi la Loi sur la Régie de l'énergie,
qui liste mes pouvoirs réglementaires. Dans... Dans cet article-là, j'écris :
Bien, le gouvernement peut, par règlement, définir qu'est-ce que constitue du «gaz
de source renouvelable». Puis là, après ça, j'ai un règlement qui est pris en
application de la loi, en vertu de l'article 112, qui vient définir qu'est-ce
que le «gaz de source renouvelable». La différence, c'est qu'ici on a... dans
le projet de loi, à même le projet de loi, on a remplacé la définition
existante dans le règlement, ce qu'on peut faire. Mais on aurait pu aussi ne
pas le faire puis laisser le soin au gouvernement de prendre un règlement plus
tard pour le faire.
Le Président (M. Bernard) : ...Mme
la députée de Robert-Baldwin.
Mme Garceau : À la lecture de
l'amendement, on... on nous réfère à, bon, la définition de «gaz de source
renouvelable». On l'a abrogée puisque le projet de loi propose que cela soit
plutôt défini par règlement, merveilleux. Donc, vous l'avez défini par <règlement...
Mme Garceau :
...merveilleux. Donc, vous l'avez défini par >règlement. On l'a. C'est
un... C'est... C'est plus tard. Donc, pour être cohérent, parce que c'est...
c'est un tout, là, donc la définition que vous avez modifiée dans le règlement,
ça va devenir la nouvelle définition de «gaz de source renouvelable». Ça va
être ça, la nouvelle définition. Donc, c'est pour ça que je ne comprends pas
comment se fait-il qu'on ne réfère pas, on ne met pas une référence, dans le
cadre de cet article, au règlement. Parce qu'il va y avoir une... une
modification, donc soit qu'on va suspendre, parce qu'au bout du compte on va
avoir une révision de cet article-là, avec la nouvelle définition. Si une
nouvelle définition est adoptée, il me semble que ça ferait du sens qu'on y
réfère, que... dans le cadre de cet article 10, à la nouvelle définition
telle que prévu au règlement X. Il me semble.
Le Président (M. Bernard) :
...voulez-vous suspendre?
M. Marois (Samuel) :
Non. Bien, OK.
Des voix : ...
M. Marois (Samuel) : Bien, en
fait, c'est de la... c'est de la façon qu'on... On ne fait pas... Dans nos lois,
on ne fait pas de référence aux dispositions réglementaires. Parce que, si je
fais une référence à une disposition réglementaire dans la loi, la disposition
réglementaire, le pouvoir... le gouvernement aurait le pouvoir de la changer,
de la modifier, de la remplacer, de l'abroger complètement. Donc, si je réfère,
dans... Par exemple, dans la loi, à l'article 0.1 du règlement, le
gouvernement aurait le pouvoir d'abroger l'article 0.1, de telle sorte que
ma loi, sans être modifiée, aurait une référence qui est sans effet dedans, ce
qui ne se peut pas, là.
• (16 h 10) •
Mme Garceau : ...mais
là, Me Marois, je suis en train de regarder, puis vraiment, je ne pensais
pas que je m'en... je m'excuse, je m'en allais là, mais là, l'article 105.
Là, plus tard, on va être dans le règlement. Ça va faire partie de nos
discussions, les modifications au règlement concernant la... Là, on regarde la
quantité de gaz de source renouvelable. Puis là je l'ai ici même, on est en
train de... c'est dans le cadre de cette... de ce règlement-là. Et on le
définit : «Pour l'application de la Loi sur la Régie de l'énergie et du
présent règlement, on entend par "gaz naturel renouvelable" le gaz
qui est produit.» Et on a les définitions. On est en train, dans le cadre de
nos discussions... Il va y avoir des modifications au règlement.
Le Président (M. Bernard) :
...la députée, je propose une suspension pour que vous puissiez échanger.
Mme Garceau : OK.
Le Président (M. Bernard) :
S'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 16 h 11)
(Reprise à 16 h 23)
Le Président (M. Bernard) : Merci,
merci. Nous sommes de retour après de fructueux échanges hors d'ondes. Mme la
députée de Robert-Baldwin, s'il vous plaît.
Mme Garceau : Nous avons une
bonne discussion, échange très important, au niveau de la définition qui... du «gaz
de source renouvelable», qui va être défini par règlement. Mais, nonobstant le
fait que c'est abrogé, la définition, <à...
Mme Garceau :
...nonobstant
le fait que c'est abrogé, la définition, >à l'article 10 du projet
de loi, je comprends, par les explications de Me Marois, que ça va être
prévu à l'article 68 du projet de loi, que cette définition-là, du «gaz
renouvelable»... le «gaz de source renouvelable» sera défini par règlement.
Donc, je remercie Me Marois pour ces explications-là.
Le Président (M. Bernard) : Merci.
Y a-t-il d'autres interventions sur l'article? Maître... M. le député de Jacques-Cartier,
s'il vous plaît.
M. Kelley : Bien, merci, M.
le Président. Dans les notes d'explication, le jumelage d'Hydro-Québec Production
et Hydro-Québec Distribution, est-ce qu'on va discuter ça plus spécifiquement
dans un autre article? Je ne me rappelle pas, quand j'ai lu le projet de loi au
début, que j'ai vu que ça, c'était un des éléments qu'on va discuter, alors
c'est juste de mieux comprendre. Je sais qu'Hydro-Québec veut être plus
efficace, mais c'est pas mal deux instances plus indépendantes, alors c'est
juste de comprendre cette... cette explication vers la fin des commentaires,
Mme la ministre.
Le Président (M. Bernard) : Mme
la ministre.
Mme Fréchette : J'invite
Me Marois à nous préciser les endroits où ça apparaît.
Le Président (M. Bernard) : ...
M. Marois (Samuel) : Bien, en
fait, ça apparaît à plusieurs endroits, là, dans la Loi sur la Régie de
l'énergie, parce que c'est... c'est comme une idée, là, qui sous-tend plusieurs
articles. Donc, il y a plusieurs modifications qui sont associées à ça,
notamment dans cet article-là, là, oui.
Le Président (M. Bernard) : ...député
de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Comme
présentement, Me Marois, combien des contrats sont signés entre les deux
chaque année? Ou est-ce que... Comme le fait qu'on va enlever ça, est-ce que
c'est un énorme changement ou...
Le Président (M. Bernard) : Me
Marois.
M. Marois (Samuel) : Bien, je
me référerais à mes collègues du ministère pour vous dire combien de contrats.
Ça, je ne suis pas capable de vous le dire.
Par contre, ce que je peux vous dire,
c'est qu'essentiellement on a les... La Loi sur la Régie de l'énergie a encore
les activités du distributeur, comme vous le savez probablement, mais pas
celles de production d'électricité. Donc, on... on encadre en partie les
activités d'Hydro-Québec. Cette distinction-là, entre les activités, fait en
sorte qu'il y a comme une planification qui est faite chez Hydro-Québec
Production pour la production, il y a une planification qui est faite chez
Hydro-Québec Distribution pour les approvisionnements, pour la distribution aux
consommateurs, ce qui fait peut-être beaucoup de doublons que le projet de loi
propose d'éviter. Donc, il y a... Donc, ce qu'on propose, c'est que finalement...
qu'il n'y ait plus de contrats entre Hydro-Québec Production puis Hydro-Québec
Distribution, puis qu'Hydro-Québec Distribution, selon le cas, pour
s'approvisionner, choisisse ses propres approvisionnements, si je peux le dire
ainsi, ou encore d'acheter de l'électricité auprès de fournisseurs tiers.
M. Kelley : Non, j'ai pensé
que c'était probablement un des éléments. Hydro-Québec Distribution a un
monopole, mais la production, bien, il y a des autres acteurs qu'Hydro-Québec a
des contrats avec, alors je peux comprendre la logique. Et le fait que dans le
passé, il y a eu des contrats entre Hydro-Québec Distribution et Production à
l'effet que c'est comme traité comme un client dans ce sens-là, mais c'est le
même... c'est le même client au base, ils sont la même organisation, alors je
comprends ça, mais c'est juste... Merci, pour moi, pour la clarification sur ce
point-là.
Une autre chose, Mme la ministre ou Me Marois,
c'est la raison pourquoi nous avons enlevé les lignes de transmission, le 44 voltages.
C'est quoi, le raisonnement d'enlever ça? C'est... Pourquoi c'était nécessaire?
Le Président (M. Bernard) : ...ou
Me Marois.
(Consultation)
Mme Fréchette : ...parce que
je constate que c'est particulièrement technique.
Le Président (M. Bernard) : Oui.
Parfait. Merci. Merci. Me Marois.
M. Marois (Samuel) : Si
vous... Là, vous faites référence à la... à la définition de «réseau de
distribution d'électricité»?
M. Kelley : Oui, exactement,
le fait que c'est comme... On a la section qu'on parle des lignes de
distribution et des tensions, cette phrase-là, qu'on fait «de moins 44»,
pourquoi on fait ces changements d'enlever ça? Ou est-ce qu'on trouve ça
ailleurs dans le projet de loi? Et, quand même, pourquoi cette distinction au
départ, là?
M. Marois (Samuel) : Je vous
réfère, pour commencer ma réponse, à la définition de «réseau de transport
d'électricité», qui est juste un peu plus loin. Donc, dans la définition de
«réseau de <transport...
M. Marois (Samuel) :
...dans la définition de «réseau de >transport d'électricité»,
on parle des lignes de transport à l'intention de 44 kV et plus. Donc,
qu'est-ce qui est du transport d'électricité, c'est clair, c'est des lignes de
44 kV et plus. Dans la définition de «réseau de distribution d'électricité»,
bien, là, on disait : Bien là, un peu par opposition, c'est 44 kV et
moins. Mais est-ce que cette définition-là permettait de couvrir toutes les
situations où il y a de la distribution d'électricité? Peut-être pas. Par
exemple, bon, je donne un exemple, là, il y a des... il peut y avoir des consommateurs
industriels, dans le langage commun, on entend ceux qui sont raccordés au
réseau de transport, mais ce n'est pas nécessairement des clients de transport,
c'est des clients qui consomment. Mais il y a un... Mais ils sont plugués sur
la ligne à 44 kV, peut-être, là. En tout cas, il y a peut-être des nuances
techniques, là, mais il y a... il y a quand même un compteur d'Hydro Distribution,
là. Donc, la définition... Le changement à la définition permet, en quelque
sorte, de renforcer le droit exclusif de distribution d'Hydro et des autres
titulaires, parce que, finalement, la définition vient dire : Bien, le
réseau de distribution, c'est quoi, c'est ce qui permet d'acheminer
l'électricité aux consommateurs, quelle que soit l'installation, là. C'est...
Donc, on veut s'assurer de couvrir toutes les situations possibles.
M. Kelley
: OK.
Le Président (M. Bernard) : Chers
collègues, étant donné l'heure, OK, je vous souhaite une excellente fin de
semaine. Soyez prudents sur les routes.
Et, compte tenu de l'heure, la
commission...
Des voix : ...
Le Président (M. Bernard) : Oui.
Bien, auriez-vous d'autres... auriez-vous d'autres questions, d'autres
interventions sur l'article 10? Parce qu'on peut l'adopter. Une petite
prolongation. On peut l'adopter ou on revient pour les travaux mardi prochain.
• (16 h 30) •
M. Kelley : ...c'était le
fait qu'on trouve «dans le transport d'électricité», mais pas «la distribution».
Alors, c'est, je pense... c'est un autre point, mais on va revenir.
Le Président (M. Bernard) : On
va revenir là-dessus. Alors, parfait. Merci beaucoup.
Compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux sine die. Soyez prudents sur les routes, et bon week-end!
(Fin de la séance à 16 h 30)