Journal des débats (Hansard) of the Committee on Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources
Version préliminaire
43rd Legislature, 3rd Session
(début : May 5, 2026)
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Tuesday, May 26, 2026
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Vol. 49 N° 4
Étude des crédits budgétaires du ministère du Tourisme
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Intervenants par tranches d'heure
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Ciccone, Enrico
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Caron, Linda
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Dionne, Amélie
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Fontecilla, Andrés
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Caron, Linda
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Dionne, Amélie
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Ciccone, Enrico
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Gentilcore, Catherine
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Dionne, Amélie
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Caron, Linda
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Ciccone, Enrico
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St-Louis, François
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15 h (version révisée)
(Quinze heures trente-et-une minutes)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
collègues, ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'agriculture,
des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles ouverte.
La commission est réunie afin de procéder
à l'étude des crédits du portefeuille Tourisme pour l'exercice financier 2026‑2027.Une
enveloppe de 1 h 30 min a été allouée pour l'étude de ces
crédits.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. M. Bussière (Gatineau) est remplacé par M. Reid
(Beauharnois); M. Fortin (Pontiac), par Mme Caron (La Pinière); M. Bouazzi
(Maurice-Richard), par M. Fontecilla (Laurier-Dorion); et M. Boissonneault
(Arthabaska), par Mme Gentilcore (Terrebonne).
Discussion générale
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Alors, nous allons procéder à une discussion d'ordre général par
blocs d'environ 15 minutes, incluant les questions et les réponses. La
mise aux voix de ces crédits sera effectuée à la fin du temps qui leur est
alloué, soit cet après-midi, vers 17 heures. Puisque nous avons débuté nos
travaux à 15 h 32 et qu'une période de 1 h 30 min doit
être <consacrée à l'étude de ces crédits...
>
15 h 30 (version révisée)
<17943
Le
Président (M. Ciccone) :
...période de 1 h 30 min
doit être >consacrée à l'étude de ces crédits, y a-t-il consentement
pour poursuivre nos travaux au-delà de l'heure prévue, soit jusqu'à 17 h 02?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Merci beaucoup. Alors, je suis maintenant prêt à reconnaître une première
intervention de l'opposition officielle pour un premier bloc d'échange. Mme la
députée de La Pinière, vous avez la parole pour 14 min 40 s.
À vous la parole.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, bonjour, tout le monde, les collègues et tous les... toutes
les personnes qui ont travaillé fort à répondre aux questions dans les cahiers
de crédits. Merci d'être là.
Donc, ma première question... en fait, je
regarde dans le budget et les crédits du ministère et puis je vois que pour...
dans la ventilation par programme, la direction Administration et gestion des
programmes, c'est légèrement plus élevé qu'en 2025‑2026. Mais pour ce qui est
du numéro 2, Développement du tourisme, c'est beaucoup plus bas, c'est à
69 804 $ au lieu de 90 883 $, le tout est en milliers de
dollars. Et au point 3, Organismes relevant du ministre, c'est passé de 38 476 $
à 35 618 $. Alors, c'est quand même... ça me semble une baisse
importante.
Alors, est-ce que Mme la ministre pense
que le travail va pouvoir se faire correctement avec ces baisses de budget de
crédits?
Mme Dionne : Alors, merci.
Bonjour à tous. Merci d'être là. Merci également de participer à cette étude de
crédits.
Alors, pour répondre à la première
question de la collègue de La Pinière, je vous dirais que les variations
qu'il y a au niveau du budget, c'est vraiment des projets qui se terminent, des
versements qui sont versés au fur et à mesure. Donc, c'est ça, c'est ce qui
explique, là, les écarts, justement, là, entre les différentes sommes prévues
aux budgets de 2025‑2026 et ceux de 2026‑2027.
Mme Caron : OK. Donc, si on
regarde, maintenant, le programme 2, dans Développement du tourisme, le
soutien aux projets de développement du tourisme, qui est passé de 34 310 $
à 15 021 $, puis de l'appui... l'appui aux organisations de
développement touristique régional, passé de 22 612 $ à 15 347 $
et Soutien aux événements touristiques, lui, qui a quand même augmenté, alors,
est-ce que c'est aussi des fins de programme?
Mme Dionne : Oui, bien, on se
souviendra tous de la pandémie, alors on avait mis des mesures en place, là,
temporaires, au niveau du ministère du Tourisme, afin de soutenir nos
institutions touristiques et également nos festivals, nos événements, nos
organismes. Donc, on avait mis un programme en place, qui était un programme de
relance dans l'industrie touristique, là, suite à... justement, pour pallier
aux dommages de la pandémie. Donc, ce programme venait à échéance, là,
justement, en 2025.
Mme Caron : Est-ce que les
objectifs de ces programmes temporaires ont été atteints?
Mme Dionne : Je vous dirais que
c'est... Consentement, pour céder la parole à mon sous-ministre, juste pour
vous donner des bons chiffres, là, concernant les retombées?
Mme Caron : Consentement pour
les chiffres.
Le Président (M. Ciccone) : Consentement,
oui. Veuillez vous présenter, s'il vous plaît, et votre titre et votre nom.
M. Baron
(Jessy) :
Oui, bonjour. Donc, Jessy Baron, je suis sous-ministre
du ministère du Tourisme.
Donc, pour répondre à votre question, les
programmes, souvent, s'échelonnent sur plusieurs années. Donc, dans le cadre du
programme de relance, le PARIT, il y avait cette notion-là de dire : un
versement au départ, puis ensuite, au fur et à mesure que les projets
avançaient, il y avait ces versements-là qui étaient faits pour conclure le
projet. Donc, c'est ce qui explique les fluctuations dans le temps.
Maintenant, pour savoir, au niveau de la
relance, on a lancé, il y a quelques mois, une stratégie de croissance durable
du tourisme qui a repris ces différents éléments là pour la mobilité durable
dans le secteur touristique, dans la relance, le soutien au développement des
attraits. Et d'ailleurs, dans le dernier budget, il y a plusieurs mesures qui
ont été renouvelées pour permettre de prendre le relais pour le soutien aux
attraits touristiques.
Mme Caron : Et est-ce qu'on
sait si les programmes temporaires, avant d'être, peut-être, intégrés à cette
nouvelle... ce nouveau programme plus large, est-ce que les objectifs avaient
été atteints?
M. Baron (Jessy) : Bien, quand
on regarde l'idée derrière le PARIT, le plan... le Programme pour la relance de
l'industrie touristique, était de permettre à l'industrie, en quelque sorte, de
faire... de se relancer, faire des investissements. Puis quand on regarde, en
2025, 2024, qui coïncident avec la fin du programme, on a eu des années records
au niveau de l'achalandage, au niveau des visiteurs, au niveau des
investissements en région. Donc, on peut dire, oui, que le programme a atteint
ses objectifs. Puis c'est des programmes qui, important de vous mentionner, qui
sont évalués aussi à la fin, pour voir <s'il y a des apprentissages...
M. Baron (Jessy) :
...mentionner,
qui sont évalués aussi à la fin, pour voir >s'il y a des apprentissages
qui sont à faire. Donc, c'est quelque chose que nous... Les derniers projets
vont se conclure, puis on sera en mesure d'aller faire les apprentissages
requis, s'il y a lieu.
Mme Caron : Donc, alors,
est-ce qu'il existe un rapport qui montre ces objectifs atteints puis les
apprentissages, ceux qui sont déjà terminés? Je comprends qu'il va y en avoir
d'autres peut-être l'an prochain, là.
M. Baron (Jessy) : Bien, dans
le fond, le programme, lui, il y a des projets qui vont se terminer d'ici un an
ou deux. Donc, à ce moment-là, nous, on aura un portrait plus complet. Je vous
dirais qu'il y a à peu près la moitié des projets qui se sont conclus, mais on
est dans une situation où les... je vous dirais, les projets ont été réalisés
selon l'échéancier envisagé, mais aussi énormément d'investissements qui
découlent de l'effet levier du programme.
Mme Caron : OK. Je vais vous
parler d'un programme, bien, le PADAT, que vous connaissez très bien, donc, le
Programme d'appui au développement des attraits touristiques. Alors, j'imagine
que, comme moi, vous devez savoir que l'industrie est très inquiète à propos de
l'avenir de ce programme-là. Et, par exemple, la pérennité financière est en
question puisque, selon ce que l'industrie nous dit, il y a eu une baisse
graduelle des enveloppes de prêt, parce que le PADAT, ce n'est pas... ce ne
sont pas des subventions, ce sont des prêts qui sont faits à des entrepreneurs,
disons, ça peut être des hôtels ou autres qui veulent rénover, moderniser leurs
installations, les agrandir, etc. Donc, les enveloppes de prêt passent... ils
sont passés de 100 millions en 2025 et 2026 et vont atteindre
25 millions seulement en 2028, alors que les besoins sont croissants, les
besoins de modernisation sont croissants.
Alors, qu'est-ce que... qu'est-ce que vous
avez à dire à l'industrie pour les rassurer sur le PADAT?
Mme Dionne : Oui. Bien, merci
pour la question, parce qu'effectivement le PADAT est un programme très
populaire, puis même, on me disait justement, c'est du prêt, donc, c'est quand
même un faible taux de risque pour le gouvernement. C'est un levier financier,
je vous dirais, qui fonctionne très bien. Alors, il est un peu victime aussi de
sa popularité. Maintenant, la bonne nouvelle, c'est que, dans le dernier
budget, on a renouvelé l'entente, justement, d'appui aux attraits, le PADAT.
Donc, des 45 millions qui sont prévus au budget, ça va nous permettre de
dégager des prêts qui totalisent 225 millions d'ici... jusqu'en 2028‑2029.
• (15 h 40) •
Donc, je pense qu'on est venu un peu,
justement, là, rassurer les différents promoteurs et propriétaires d'hôtels, et
tout ça, parce qu'on... vraiment, là, il y a une continuité. Il y a des
nouveaux projets qui vont être déposés également. Il y a des projets également
qui seront annoncés, qui sont prêts à être annoncés dans les prochaines
semaines. Donc, je vous dirais que c'est une belle bonification, justement,
pour ce programme-là qui sert, je vous dirais, de levier, là, pour... Juste, en
exemple, au Bas-Saint-Laurent, je vous dirais qu'on a quand même des
agrandissements d'hôtels, des nouveaux centres de congrès qui s'installent, des
hôtels un peu partout en région.
On est venus y faire des modifications
également, parce qu'on sait, bon, au niveau des clubs de golf, on a fait des
consultations. On a entendu les doléances des différents partenaires aussi qui
souhaitaient qu'il y ait des mesures qui soient mises en place pour qu'ils
puissent justement s'inscrire dans ce programme-là. Donc, maintenant, les clubs
de golf sont admissibles au PADAT, ils sont admissibles aussi aux ententes
régionales. Puis on a... aussi, il y a des discussions avec les stations de
ski, là, pour justement pouvoir également permettre de répondre à leurs enjeux.
Mme Caron : Mais, puisque
vous parlez des clubs de golf, est-ce que vous savez qu'ils ont une demande
depuis longtemps pour que les frais de... pour aller jouer au golf, puissent
être déductibles, en fait, deviennent... puissent être considérés comme des
frais de représentation pour les entreprises, de la même manière qu'une
entreprise qui va au restaurant ou... peut déduire... en fait, peut considérer
ces frais comme des frais de représentation? Et puisque le golf prend de
l'ampleur, et que l'industrie du golf souhaite vraiment que les plus jeunes
s'adonnent au golf, et que c'est un sport... de plus en plus de familles que, pour
continuer cette belle... cet essor-là du golf, que les entreprises puissent
utiliser les frais de golf, évidemment pas pour quand la famille y va, mais
dans... dans le cadre de relations d'affaires, comme s'ils amenaient un client
au restaurant, que ça puisse être des frais de représentation. Est-ce que vous
avez discuté de cela ou êtes-vous ouverts à cela?
Mme Dionne : Effectivement,
les associations de golf, les clubs de golf sont un partenaire touristique <très
important...
Mme Dionne :
Effectivement,
les associations de golf, les clubs de golf sont un partenaire touristique >très
important. D'ailleurs, on a une association sectorielle, là, justement, avec
qui on partage les différents défis, différents enjeux. Puis je pense qu'on a
vraiment développé une belle collaboration. Ils sont maintenant inscrits dans
nos programmes. Aux Assises du tourisme, la semaine dernière, justement,
Martin, M. Ducharme, a justement mentionné, je pense, qu'il avait entendu le
mot «terrain de golf», «club de golf» au moins quatre fois dans mon allocution.
Alors, oui, c'est un partenaire important. Ça fait partie de l'offre
touristique.
Maintenant, en ce qui a trait à la
fiscalité et tout ça, je pense que je vais laisser le ministère responsable,
là, répondre à cette question, qui est Revenu Québec.
Mme Caron : D'accord. Alors,
pour continuer sur le PADAT lui-même, est-ce que, puisque c'est très... on
comprend que c'est très populaire, mais pourquoi ne pas considérer offrir...
rendre admissibles au PADAT les petits hôteliers indépendants qui sont
majoritaires au Québec? On a une majorité d'hôteliers indépendants
comparativement à des chaînes d'hôtels ou de plus grands centres de congrès et
de conférences. Alors, même si les sommes pour des projets de plus petite
envergure... par exemple, des sommes de 25 000 $ à
150 000 $, pourquoi ne pas les rendre admissibles, eux aussi? Parce
qu'on le sait, le maintien d'actif, c'est aussi pour les hôteliers.
Mme Dionne : Bien, écoutez,
c'est une très bonne question. On a des consultations, justement, là-dessus.
Mais ce qui est intéressant aussi au ministère du Tourisme, c'est qu'on se
considère vraiment comme un ministère des régions. Vous parlez du PADAT. C'est
vraiment... La majorité du pourcentage du PADAT est pour, justement... réservée
pour des investissements en région. Il faut aussi mentionner qu'on a d'autres
outils, d'autres leviers financiers comme les ententes de partenariat régional
en tourisme. Alors, ces ententes-là sont très importantes, très populaires
également pour les régions. Ce qu'on a souhaité, au ministère du Tourisme,
c'est de se concerter ensemble et de laisser le pouvoir aux régions de pouvoir
justement investir dans des projets qui sont porteurs, qui ont des retombées
économiques importantes.
Donc, il y a plusieurs petits hôteliers,
justement, qui ont pu bénéficier des ententes de partenariat. Mais, bien
entendu, on travaille aussi avec... Investissement Québec pour aller chercher
d'autres sources de revenus puis mettre à contribution d'autres fonds, mais également
c'est des discussions qu'on a aussi avec les hôteliers indépendants pour
justement continuer de répondre à leurs besoins. Parce qu'on sait que la
croissance touristique, dans les régions, on a battu des records, justement,
depuis le retour de la pandémie. C'est des augmentations significatives dans
les taux d'hébergement partout en région. Alors, c'est certain qu'on va
continuer à les appuyer. Mais, somme toute, il y a différents leviers pour...
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Merci beaucoup, Mme la ministre.
Mme Caron : Merci. Mais je
comprends que les ATR... mais le milieu trouve que ce n'est pas suffisant, les
ATR, parce que, d'abord, les sommes qui sont allouées sont inégales d'une
région à l'autre. Alors, c'est pourquoi ils demandent que le PADAT puisse être
offert aux petits hôteliers qui sont effectivement majoritaires, mais en région.
Alors, ce serait une bonne politique pour l'économie régionale que de permettre
de rendre admissibles au PADAT les petits... les petits hôteliers.
Il me reste encore peu de temps, mais, si
je ne peux pas finir, je poserai la question un petit peu... un petit peu plus
tard. Il y a d'autres secteurs de l'économie qui bénéficient d'une campagne de
publicité pour valoriser les métiers et les professions dans les domaines,
évidemment, où on recherche des travailleurs, donc, les soudeurs, les
ingénieurs. Et, comme l'hôtellerie et la restauration affichent un taux de
postes vacants parmi les plus élevés en région, encore une fois, quel type
d'initiatives vous prévoyez pour valoriser les emplois dans le domaine du
tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration?
Mme Dionne : Vous avez
raison, le secteur touristique québécois, c'est plus de 420 000 emplois,
puis 60 % de ces emplois-là sont en dehors de Montréal, donc, dans les
régions. On a mis différentes mesures en place puis d'ailleurs on n'a jamais eu
un aussi bas taux de... vacant d'emploi. Donc, je pense que c'est des mesures
qui fonctionnent. Oui, outre la valorisation, il y a eu aussi des initiatives
qui ont été soutenues par le ministère, là, concernant des plateformes, parce
qu'il faut quand même parler d'un enjeu qui est important dans l'industrie
touristique, c'est qu'il y a beaucoup de ces emplois qui sont des emplois
saisonniers. Donc, il faut aussi soutenir des initiatives qui vont permettre,
justement, de pallier à ça. Il y a également le soutien aux travailleurs
temporaires. Puis je dois quand même citer, là, lors des assises de l'UMQ, là,
la première ministre, là, qui a vraiment affirmé, aux dernières assises de
l'UMQ, que le secteur touristique allait être pris en considération. C'est un
secteur prioritaire.
Donc, il y a des emplois, différents corps
d'emploi, comme justement en restauration ou entretien ménager, réceptionniste
d'hôtel, là, qui demandent à ce qu'on s'en occupe. Donc, je pense qu'on
poursuit nos efforts là-dessus puis on agit vraiment. J'ai eu plusieurs
discussions, <dans les derniers mois...
Mme Dionne :
J'ai eu
plusieurs discussions, >dans les derniers mois, aussi avec mes
collègues, dont le ministre de l'Immigration, là, pour justement...
Le Président (M. Ciccone) :
En terminant.
Mme Dionne : ...s'assurer
qu'on comble les emplois.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Je vous rappelle de fermer le son de tous vos appareils, s'il vous
plaît. Ceci dit, nous... je passe maintenant la parole à un membre du deuxième
groupe d'opposition. M. le député de Laurier-Dorion, vous avez
14 min 40 s.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Bonjour, Mme la ministre. Je salue également les collègues qui vous
accompagnent. Écoutez, on va aller pour... du côté d'Airbnb et compagnie. Donc,
j'aimerais avoir votre opinion d'emblée, Mme la ministre. Est-ce que vous
considérez que la Loi sur l'hébergement touristique et le règlement en place
fonctionnent? Quelle est votre opinion?
Mme Dionne : Écoutez, on se
souviendra, lorsque la loi a été mise en place, que c'était un peu le far west
au niveau de l'hébergement illégal. Donc, depuis 2022, on est passé d'un taux
de conformité de 56 % à près de 90 %, donc, 88 %. Donc, je pense
que l'esprit de la Loi sur l'hébergement a toujours été aussi de laisser un
certain pouvoir aux municipalités. Ce qu'on souhaite, c'est qu'il y ait quand
même un équilibre entre l'hébergement touristique et la disponibilité des
logements.
Maintenant, les municipalités aussi ont le
pouvoir de légiférer, justement, sur l'hébergement touristique, mais je pense
que cette loi-là est venue vraiment contrer puis lutter vraiment contre
l'hébergement illégal. Donc, je pense que, quand on regarde le taux de
conformité, présentement, je pense qu'on peut dire que, oui, la loi fonctionne.
Il y a le fameux article 11 aussi où est-ce que la ministre a maintenant
les pouvoirs de pouvoir suspendre ou annuler un permis. Donc, ça aussi, ça
fonctionne. Puis on travaille avec les différents partenaires, là, pour
continuer d'améliorer cette loi-là, parce qu'il faut dire aussi que c'est un
processus d'amélioration continue, mais je pense que, maintenant, on est
capables de mieux encadrer l'hébergement touristique et de continuer d'offrir
aussi de l'hébergement touristique, parce qu'on voit que le Québec est en forte
croissance au niveau du développement touristique. Donc, les taux d'hébergement
n'ont jamais été aussi élevés.
Alors, je pense que ça prend un équilibre
dans tout ça, et c'est une loi qui fonctionne.
M. Fontecilla : La ministre
précédente au Tourisme avait fortement critiqué Montréal pour avoir adopté un
règlement interdisant l'hébergement touristique résidentiel, sauf en été.
Est-ce que c'est toujours votre avis, dans le sens que... l'avis du
gouvernement qu'un règlement comme celui de Montréal va trop loin?
• (15 h 50) •
Mme Dionne : Bien, écoutez,
comme je vous disais tout à l'heure, tu sais, c'est une question d'équilibre
entre l'offre d'hébergement pour des grands événements... J'ai rencontré la
nouvelle mairesse à ce sujet-là. C'est sûr que ça relève de la ville de
Montréal de mettre en place des mesures ou de réglementer là-dessus. Vous
savez, la situation de Montréal est très différente de la situation de
Carleton-sur-Mer. Maintenant, je pense qu'il y a place à ce que notre ministère
puisse accompagner la ville pour voir où on peut trouver l'équilibre entre,
justement, réglementer l'hébergement touristique, mais aussi avoir une
disponibilité lors des grands événements.
M. Fontecilla : Donc, je
constate que, selon votre point de vue, vous ne contestez plus l'interdiction
montréalaise de l'hébergement touristique temporaire en été, là.
Mme Dionne : Le pouvoir
revient aux villes, donc, c'est à la ville de Montréal. On a donné les outils
nécessaires, les leviers nécessaires aux municipalités pour pouvoir
réglementer, pour, justement, pouvoir s'adapter à leur situation particulière.
Maintenant, ce que je dis, c'est que j'ai des discussions avec la mairesse à ce
sujet-là. Je pense qu'on est capables de trouver l'équilibre, là, entre les
deux.
M. Fontecilla : Je veux vous...
aborder un sujet avec vous, là, concernant ce type d'hébergement, là, les
prête-numéros. Il nous a été... surtout, semble-t-il, ça se manifeste à
l'approche de grands moments touristiques comme la F1. Par exemple, on a appris
qu'il y avait une résidente d'un immeuble à Montréal qui a constaté des Airbnb
illégaux dans les unités voisines. Elle a fait enquête, elle a identifié 85 unités
de son propriétaire disponibles sur Airbnb, toutes avec des numéros d'enregistrement
du CITQ, qui ne correspondent pas à leur adresse. Est-ce que vous avez été mis
au courant de cette situation de prête-noms dans l'industrie de l'hébergement
touristique temporaire?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
je parlais de taux de conformité, tout à l'heure, on est quand même passé de
56 % de taux de conformité à 88 %. Je vous disais aussi que c'est un
processus en continu d'amélioration. Maintenant, c'est justement... la ville de
Montréal a un lien direct avec Revenu Québec pour justement dénoncer ce genre
de... ce type d'hébergement illégal.
M. Fontecilla : Est-ce que...
Vous en conviendrez, une plateforme telle qu'Airbnb ou d'autres, est-ce
qu'elles sont légalement responsables de vérifier non seulement que leur numéro
d'enregistrement au CITQ est valide, mais qu'il correspond à l'adresse de
location? Est-ce que c'est... est-ce que c'est une avenue qui vous semble que <vous
pourriez emprunter...
M. Fontecilla :
...avenue
qui vous semble que >vous pourriez emprunter?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
oui, c'est leur rôle, puis ils sont passibles d'amendes pour ça. Puis il faut
aussi mentionner qu'il y a un répertoire des établissements, également,
d'hébergement touristique enregistré, qui constitue aussi un outil qui peut
être, justement, de vérification, qui est accessible, mais effectivement que
les plateformes ont cette obligation-là puis elles sont passibles d'amendes.
M. Fontecilla : Est-ce que
les plateformes ont les outils nécessaires pour confirmer qu'effectivement le
numéro d'enregistrement correspond à l'adresse? Est-ce qu'ils ont les moyens de
faire ce que le règlement lui demande?
Mme Dionne : Tout à fait. Écoutez,
la loi fonctionne, la réglementation fonctionne bien, on a mis à la disposition
des plateformes tous nos outils informatiques, là, justement, dont le
répertoire dont je vous parlais. Puis il y a aussi Revenu Québec qui continue
son travail d'inspection pour s'assurer que la loi est respectée.
M. Fontecilla : Est-ce que
vous avez eu des informations dans le sens où il y a des situations de
prête-noms de façon plus ou moins étendue ou pas, ou vous n'avez pas eu
d'information dans ce sens-là?
Mme Dionne : Bien, dès qu'on
reçoit cette information-là, c'est certain qu'on porte ça à l'attention de
Revenu Québec. Donc, comme je vous disais, c'est Revenu Québec qui est
responsable de...
M. Fontecilla : ...est-ce que
vous avez eu des informations dans ce sens-là?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
si vous consentez, je peux peut-être passer la parole à mon sous-ministre, dans
les détails...
M. Fontecilla : Bien, tout à
fait, je veux savoir s'il y a cette situation-là qui se produit, là.
M. Baron (Jessy) : Oui. Donc,
Jessy Baron, sous-ministre du Tourisme.
Donc, le fonctionnement qu'on a mis en
place, c'est de s'assurer que les gens puissent faire des dénonciations de
façon confidentielle auprès de Revenu Québec, qui fait les inspections, mais
aussi c'est des dossiers qui peuvent être rapidement judiciarisés, qui
impliquent d'avoir aussi un travail d'enquête de Revenu Québec. Donc,
évidemment, nous, on n'est pas en mesure de venir statuer sur le nombre de
dossiers qui ont été portés à l'attention, là, pour des raisons, justement, de
confidentialité des dossiers qui sont portés à notre attention.
Maintenant, ce qu'on peut mentionner,
c'est qu'au niveau des amendes, des constats d'infraction, il y a des chiffres
qui sont importants, année après année, du côté de Revenu Québec. Et on voit
aussi qu'il y a une augmentation du nombre de conformités, du nombre
d'enregistrements. Donc, il y a des pratiques qui étaient peut-être plus
simples de dénoter des enjeux au niveau de Revenu Québec il y a quelques années.
Maintenant, les dossiers se complexifient, mais les gens de Revenu Québec ont
des équipes qui ont été agrandies en termes d'effectifs, puis on a vraiment une
bonne relation avec eux pour mettre le plus de non-conformités derrière nous.
M. Fontecilla : Donc, c'est
votre ministère qui est en charge de créer un règlement, mais ce n'est pas vous
qui, dans le cas de non-conformité... c'est le ministère du Revenu, si je ne me
trompe pas, qui est en charge de faire les enquêtes. Mais vous ne disposez pas
de données sur les enquêtes ou qui sont... qui ont abouti. Est-ce qu'on sait
s'il y a des cas de prête-noms ou pas dans cette industrie-là?
Mme Dionne : Écoutez, je
pense que c'est une responsabilité qui est partagée entre Revenu Québec et le
ministère. Je vous parlais de l'article 11 tout à l'heure, qui permet à la
ministre de procéder à l'annulation d'un permis, bien, c'est arrivé à quelques
reprises, donc, depuis l'application de cette loi-là. Puis quand on parle,
justement, de responsabilité partagée, on a quand même des chiffres qu'on peut
vous donner.
En 2025‑2026, au 31 décembre, il y a
eu quand même plus de 2 000 inspections. Il y a eu des inspections
non conformes également, des constats d'infraction, alors on était à
841 constats d'infraction, donc, et également des condamnations. Donc, je
pense qu'avec cette responsabilité partagée là, on est en mesure, avec ces
chiffres-là, de voir que, oui, il y a de l'inspection qui se fait sur le
terrain, il y a des constats qui sont donnés. Et il y a même, selon
l'article 11 de la loi... la ministre a même annulé des enregistrements
pour certains hébergements touristiques.
M. Fontecilla : OK. Donc, je
prends vos chiffres, Mme la ministre. 2 000 inspections, 841, c'est
presque quelque 240 % des inspections qui ont abouti à des constats
d'infraction. C'est quand même un chiffre assez élevé. Combien de condamnations
sur ces 841 là?
Mme Dionne : On a eu
669 condamnations, mais là il faut comprendre aussi qu'il y a des
inspections puis qu'il y a des enquêtes qui sont plus longues, donc. Mais, en
bout de ligne, depuis... au 31 décembre, là, 2025‑2026, c'est 669 condamnations.
M. Fontecilla : Donc, il y a
quand même un grand nombre de condamnations, 669. Est-ce que... parmi ces
condamnations-là, est-ce que vous avez... Est-ce que vous êtes en mesure de
savoir si c'est des condamnations qui correspondent à tel ou tel type
d'infraction? <Et, plus précisément...
M. Fontecilla : ...correspondent à tel ou tel type d'infraction? >Et,
plus précisément, est-ce qu'il y a des situations de prête-nom qui ont été
décelées dans ces inspections-là?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
dans ce cas-ci, comme je vous disais, c'est une responsabilité partagée entre
le ministère et Revenu Québec. Donc, dans ces cas-là, ce genre d'information
là, ce serait plus à Revenu Québec qu'il faudrait poser la question.
M. Fontecilla : Est-ce qu'elle
existe ou elle n'existe pas, cette information-là, Mme la ministre?
Mme Dionne : Bien, écoutez, je
pense que vous... je leur poserais la question, là. Je ne veux pas m'avancer,
là, sur ce qui est... ce qui est de la responsabilité de Revenu Québec, là. Je
n'ai pas le répertoire de leurs informations, mais je pense que c'est une
question qui peuvent être... qui peut être posée à Revenu Québec.
M. Fontecilla : Tout à fait.
Mme Dionne : Moi, ce que je
sais, c'est qu'avec ces chiffres-là on voit que la loi est appliquée, le
règlement est vraiment surveillé. Quand on parle de 2 000... plus de 2 000 inspections,
là, je pense que c'est parce qu'il y a... le processus fonctionne. Les gens consultent
le répertoire aussi pour, justement, s'assurer de la conformité. Puis quand il
y a une plainte à faire, bien, je pense que la plainte est faite, puis il y a
en plus ces inspections-là qui sont faites.
M. Fontecilla : Est-ce que...
Je pose la question, M. le Président. Est-ce que... En même temps, est-ce qu'on
peut vous demander de déposer le rapport de Revenu Québec sur ces... sur
l'ensemble de ces données-là, puisque ça concerne étroitement l'industrie
touristique, là? Il me semble que... Est-ce que je peux vous demander à vous ou
on doit demander au ministre du Revenu, M. le Président? Est-ce qu'on peut
demander...
Mme Dionne : Bien, écoutez...
pas besoin de demander, c'est en ligne, vous pouvez consulter ces rapports-là,
là, sur le site de Revenu Québec. C'est public.
M. Fontecilla : Très bien.
Donc, c'est là qu'on va voir la typologie des condamnations qui ont été
effectuées.
Mme Dionne : Encore une fois,
ça, c'est de l'information qui relève de Revenu Québec. Je leur poserais la
question, mais il y a des données qui sont en ligne. Maintenant, la teneur des
données, là, je pense que, c'est ça, vous pouvez poser la question à Revenu
Québec, là, qui est responsable.
M. Fontecilla : Très bien, Mme
la ministre. Écoutez, dans ce secteur-là, ce qu'on... ce que beaucoup de gens
constatent, c'est qu'il y a beaucoup de créativité, là. Donc, il y a une façon
de contourner aussi le règlement, c'est de passer d'un établissement
d'hébergement à une location à long terme. Par exemple, je vous donne un
exemple, on a constaté un petit studio au centre-ville de Québec qui était
offert à 1 350 $ par mois ou 75 $ la nuit, ce qui s'apparente
beaucoup, beaucoup, beaucoup à du Airbnb déguisé en location à long terme.
Est-ce que vous avez... Est-ce que vous êtes au courant de cette situation-là,
Mme la ministre?
Mme Dionne : Bien, écoutez, on
a justement changé un peu le règlement dernièrement pour demander plus de
preuve de résidence principale. On collabore aussi beaucoup avec les
municipalités parce qu'il y a des règlements qui s'appliquent aux municipalités.
Donc, je pense qu'on continue le travail. C'est un processus d'amélioration
continu, mais les derniers changements, justement, récemment, justement,
correspondent à ce type d'enjeu là ou de problème qu'on veut éviter. Donc, il y
a des preuves supplémentaires qui sont demandées pour les propriétaires qui
veulent faire de l'hébergement courte durée. Et également, là, il y a vraiment
une collaboration continue avec les municipalités, selon les règlements aussi
qui s'appliquent, là, dans différentes municipalités.
• (16 heures) •
M. Fontecilla : Donc, d'après
ce que je comprends de votre propos, c'est que vous êtes... vous confirmez que
ce type de stratagème existe. Vous ne le dites pas clairement, mais vous nous
dites que vous êtes en train de regarder cela. Est-ce qu'il va y avoir des
modifications au règlement pour éviter... colmater ces brèches-là?
Mme Dionne : Comme je vous
disais tout à l'heure, ça, c'est une loi à responsabilité partagée. On
travaille beaucoup avec les municipalités, justement, avec les résidences. On
consulte également Revenu Québec. Donc, ce qu'on dit, c'est que c'est un
processus en continu d'amélioration. On est partis de 56 % de taux de
conformité à 88 %. Bien entendu qu'on veut poursuivre nos efforts, parce
qu'effectivement les gens peuvent être créatifs, des fois, mais je pense qu'à
chaque fois on s'adapte et on ajuste le règlement en fonction de cas qui nous
sont soumis.
M. Fontecilla : Très bien. On
a entendu aussi des témoignages de l'industrie touristique qui nous disent
qu'il y a beaucoup, beaucoup de contrôle sur les activités, et ça exige un
fardeau administratif assez, assez important, alors qu'ils constatent qu'il y a...
les Airbnb, ça pousse un peu partout, dans leurs zones d'activité, qui ne sont
pas aussi contrôlées. Qu'est-ce que vous pourriez dire à l'industrie hôtelière?
Mme Dionne : Bien, c'est
exactement ce que je vous disais tout à l'heure. Puis c'est pour ça aussi qu'on
a donné des leviers et des outils aux municipalités pour qu'elles puissent
elles-mêmes appliquer des règlements en fonction d'hébergements touristiques,
en fonction des secteurs qu'elles souhaitent préconiser ou non.
Donc, la fine... dans le fond, le fin
détail de l'application de ce règlement-là, il est fait justement en
collaboration avec les municipalités, parce qu'elles-mêmes connaissent leur
territoire, connaissent leur secteur. Donc, je pense que les municipalités
disposent de tous les leviers, de toutes les mesures qu'elles peuvent justement
faire appliquer, justement, dans leurs secteurs pour répondre aux enjeux...
Le Président (M. Ciccone) :
En terminant.
Mme Dionne : ...qu'elles ont.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
M. le <député...
>
16 h (version révisée)
<17943
Le
Président (M. Ciccone) :
Merci. M. le >député, le temps
est écoulé, malheureusement. Merci beaucoup pour votre intervention. Je
reconnais maintenant la députée de La Pinière pour un temps de 14 min 40 s.
À vous la parole, Mme la députée.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, une première chose. Je voulais juste vérifier, tout à l'heure,
quand je vous ai interrogé à propos des travailleurs, est-ce que vous m'avez
dit que c'était le... que le taux de postes vacants en tourisme était parmi les
plus bas? Parce que c'est exactement le contraire que nous dit l'industrie.
Mme Dionne : Non, je
vous dirais que nous, dans nos bulletins de performance puis dans les données
qu'on reçoit, le taux d'emplois vacants dans l'industrie touristique, depuis
quelques mois, est à son plus bas niveau depuis, justement, 2019, là, en
comparaison avec 2019. Je ne dis pas que c'est le secteur où il y a le moins de
postes vacants, mais je dis que les... le taux de postes vacants, dans l'industrie
touristique, présentement, selon les bulletins de performance qu'on reçoit puis
les données qu'on reçoit, est à son plus bas depuis 2019.
Mme Caron : OK. Je
comprends, parce que là, je me disais : Il y a une déconnexion quelque part
qui se fait, parce que, déjà, la pénurie de main-d'œuvre dans le domaine était
déjà documentée puis avant la pandémie, même, il manquait 15 000 employés.
Alors... Et aujourd'hui, ce qu'on nous dit, c'est que l'enjeu de la main-d'œuvre,
c'est le frein numéro un à la croissance de l'hôtellerie
au Québec. Alors, ça, ça touche toutes les régions, et, bien, comme vous le
savez, le secteur a été durement touché, là, par toutes les mesures de
resserrement qui entourent les travailleurs étrangers temporaires, y compris l'abolition
du volet PEQ en novembre 2025 puis aussi le fait que les travailleurs du
secteur n'étaient pas priorisés dans le nouveau PSTQ, là, le nouveau programme.
Alors là, le gouvernement a fait du
rattrapage, s'est engagé publiquement à relancer temporairement le PEQ pour
deux ans pour stabiliser les effectifs déjà intégrés. Mais là on est en mai
2026. À ma connaissance, il n'y a pas de décret encore qui a été publié à ce
sujet-là et est-ce que... la question de l'industrie, c'est : Est-ce que
vous pouvez nous confirmer la date précise de réouverture de ce volet du PEQ
puis garantir qu'il va inclure rétroactivement les travailleurs de l'hôtellerie
dont le permis va expirer incessamment, là, cet été?
Mme Dionne : Bien,
écoutez, là, je vais laisser le ministre de l'Immigration répondre à cette
question. Ça relève de son ministère. Ce que je peux vous dire, par contre, c'est
qu'on a multiplié les discussions, depuis décembre dernier, pour faire
prioriser certains emplois, dont le métier de cuisinier, entretien ménager.
Alors... Puis, à ce moment-là, quand il y a eu l'ouverture du PSTQ, c'est sûr
qu'on a... il y a des emplois puis il y a des invitations qui ont été faites à
l'industrie touristique.
Maintenant, est-ce qu'on va continuer nos
efforts? Bien entendu que oui. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai eu
plusieurs discussions avec notre nouvelle première ministre, avec mon collègue,
également, de l'Immigration. Puis, comme la première ministre l'a mentionné, ce
qu'elle souhaite, c'est prendre en considération et prioriser les emplois...
certains emplois dans l'industrie touristique. Vous savez, on a connu une
croissance extraordinaire. On s'attend aussi à une année 2026 record. On
mise sur beaucoup de filières à haut potentiel, dont le tourisme d'affaires. On
voit également, là, que notre PADAT, justement, dont vous parliez tout à l'heure,
fonctionne très bien, beaucoup de projets d'agrandissement d'hôtels, beaucoup
de... un nouveau centre de congrès à Gatineau, donc, nouveau centre de congrès
à Rimouski.
Donc, c'est sûr que c'est une industrie,
présentement, qui est en forte croissance. Il y a de la création d'emplois
aussi. Justement, j'étais en tournée en Gaspésie. Il y a beaucoup de projets,
aussi, d'agrandissement d'hôtels puis de nouveaux attraits touristiques qui s'installent.
Donc, on s'attend aussi à un achalandage, là, record. Donc, c'est certain que,
pour nous, on va continuer de prioriser, là, justement, la valorisation des
emplois dans l'industrie touristique, mais également de faire prioriser
certains... certaines catégories d'emploi.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci.
Mme Caron : Bon, OK, on
a reparlé beaucoup du PADAT, ce n'était pas le sujet. Je comprends que vous
avez fait des demandes officielles, formelles à vos collègues à l'Immigration,
peut-être à la première ministre, mais pourquoi vous n'avez pas encore ajouté
les codes hôteliers à la liste des invitations prioritaires pour la... pour
soutenir la saison touristique, là, de 2026? Parce que c'est à nos portes, là.
Mme Dionne : Bien, tout
à fait, c'est comme je viens de vous dire, j'ai des discussions là-dessus avec
mes collègues. Il y a eu des invitations dès janvier au niveau du PSTQ.
Maintenant, on va poursuivre dans cette priorisation-là. La première ministre l'a
mentionné aux assises aussi qu'elle souhaite faire prioriser certains corps de
métier dans l'industrie touristique, là, au niveau des invitations. Donc, je
pense qu'on est vraiment dans un secteur en forte croissance, donc c'est <important...
Mme Dionne : ...croissance,
donc c'est >important aussi de prioriser l'emploi.
Mme Caron : Il faut prioriser mais,
justement, c'est parce que la... vous l'avez dit, tout à l'heure, vous avez
parlé d'emplois saisonniers, même si ce ne sont pas que des emplois
saisonniers, dans l'industrie, mais la saison touristique devrait être en haut de
la liste de priorités parce que, vraiment, il faut que... On est rendus presque
au mois de juin, là, donc c'est... on comprend qu'il y a des demandes, mais il
n'y a pas de... il n'y a pas de résultats encore qui ont été faits à ce
niveau-là, et puis ça retarde l'industrie, malheureusement.
Donc, je vais vous poser une question,
parce que sur... Il y avait un article qui couvrait votre... l'annonce de la
ministre qui a été faite pour l'octroi de 1 million de dollars à l'Alliance de
l'industrie touristique du Québec pour structurer le développement du tourisme
d'affaires au Québec. Puis, quand je regarde dans les cahiers de crédits, je
vois que la ministre du Tourisme a confié les fonctions de la promotion
touristique et de la commercialisation de la destination sur les marchés intra
et hors Québec à l'alliance, aussi, par l'entremise d'une convention de
subvention couvrant les années 2023 à 2026.
Alors, est-ce que... Le montant total,
finalement, qui a été accordé à l'alliance, c'est combien? Parce que, là, il y a
là 1 million qui a été accordé récemment pour le tourisme d'affaires, pour
structurer le tourisme d'affaires, mais il y a aussi pour la commercialisation
de la destination.
Mme Dionne : Oui, bien, tout à
fait. Alors, c'est 14 millions qui sont octroyés pour le marketing, la
promotion à l'international.
Mme Caron : Pouvez-vous
répéter? Parce que mon collègue toussait et je n'ai pas entendu.
Le Président (M. Ciccone) : ...le
mentionner, Mme la députée.
Mme Dionne : Ça va, M. le
Président?
Le Président (M. Ciccone) :
...merci.
Mme Dionne : Donc, ce que je
disais, c'est qu'effectivement il y a un 14 millions qui est octroyé à l'alliance,
là, pour la promotion à l'international, le marketing. Effectivement, on a
octroyé 1 million de dollars qui est un autre montant pour,
justement, promouvoir, développer le tourisme d'affaires partout dans
l'ensemble des régions du Québec.
Mme Caron : Alors, je vais
dire, bien candidement, que je suis tout à fait d'accord pour ce travail de
promotion du Québec à l'étranger pour développer et structurer le tourisme
d'affaires au Québec, mais comment pensez-vous qu'on va y arriver avec un
tel... une telle pénurie de main-d'œuvre? Parce que moi, quand j'ai rencontré
des gens de l'industrie, bien, on me parlait d'être obligé de fermer des blocs
de chambres d'hôtel ou des salles de conférence parce qu'il n'y avait pas assez
de personnel, puis ça venait d'être modernisé récemment, puis là les
propriétaires se trouvaient dans... devant la dure réalité de devoir faire un
choix entre ces blocs de chambres ou ces salles de conférence parce qu'ils étaient
bloqués avec les changements qui sont arrivés pour les travailleurs étrangers.
• (16 h 10) •
Mme Dionne : Bien, écoutez,
les taux d'occupation d'hébergement sont plus hauts que jamais. On assiste à
des agrandissements d'hôtels, à des constructions de nouveaux centres de
congrès. Donc, je pense qu'il y a vraiment une confiance des promoteurs envers
le développement touristique. Je pense que l'ensemble des partenaires est
vraiment mobilisé, justement, à augmenter l'apport du Québec, là, en termes de
visiteurs étrangers, parce que c'est ce qu'on souhaite, c'est d'amener de la
devise étrangère, d'amener de l'argent neuf au Québec.
Maintenant, comme je vous disais tout à
l'heure, on est quand même... Je vous compare, là, le taux d'inoccupation, le
taux d'emplois vacants, là, on est à 3 %, présentement. Donc, c'est un
taux qu'on n'a jamais, jamais eu avant. Maintenant, est-ce qu'il reste des
défis, est-ce qu'il y a encore des préoccupations au niveau de l'emploi?
Certainement, mais on y travaille. Comme je vous disais, j'ai multiplié les
interventions auprès de mes collègues dans les derniers mois. La première
ministre a fait une déclaration aux assises de l'UMQ. Je pense qu'on travaille,
justement, à prioriser certains types d'emplois dans l'industrie touristique,
parce qu'on le voit que le taux de croissance est vraiment en forte
augmentation.
On a également, dans le dernier budget,
octroyé 800 000 $ au CQRHT, puis ça, c'est afin de poursuivre la
formation, poursuivre la valorisation, parce qu'il faut... on n'a pas... ce
n'est pas une seule solution. Il n'y a pas que les travailleurs étrangers
temporaires, c'est... multiples solutions. Je vous parlais, tout à l'heure,
d'une plateforme Web de partage de main-d'œuvre. Écoutez, la semaine dernière,
j'entendais d'autres secteurs de l'économie qui souhaitaient avoir ce même type
de plateforme là. Donc, ce sont des initiatives qui sont créées aussi afin de
répondre aux besoins de main-d'œuvre, mais je pense qu'on va continuer à agir
concrètement. Puis je pense qu'avec le 800 000 $, aussi avec le CQRHT,
les discussions que j'ai présentement avec la première ministre afin de faire <prioriser...
Mme Dionne :
...les discussions que j'ai présentement avec la première
ministre afin de faire >prioriser certains types d'emplois, je pense
qu'on est en...
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Mme Dionne : On agit.
Mme Caron : Je pense que ça
presse parce que les hôteliers... 50 % des membres de l'Association
hôtellerie Québec n'ont pas encore réussi à combler tous les postes vacants
pour cet été. Alors, c'est beaucoup, là. Puis les taux d'occupation sont
élevés, c'est ce qu'on veut, mais il faut que les gens aient une bonne
expérience, parce que moi, si je vais à l'hôtel puis que je n'arrive pas à
avoir de service ou que je vais au restaurant puis les gens ne sont pas formés
parce qu'il n'y en a pas suffisamment, bien, c'est sûr que je ne vais pas
retourner à cette destination-là, parce que, si je paie pour une belle
expérience touristique, bien, l'expérience hôtelière ou de restauration, je m'attends
à avoir le service qui va venir avec. Et puis nos hôteliers et restaurateurs,
toute notre industrie a à cœur de bien recevoir les gens, mais il faut leur
donner... Malgré toutes les sommes qui peuvent être mises dans un programme ou
des plateformes d'échange de main-d'oeuvre, c'est des outils qui sont bons,
mais, à la base, ça prend du monde pour faire ce travail-là.
Puis tantôt... Ça me ramène au point de la
valorisation des métiers. Il n'y a pas juste des cuisiniers dans l'industrie
touristique, il n'y a pas juste du travail saisonnier, il y a tout... il y a de
la gestion, le marketing, publicité, etc., et donc ces personnes-là ont besoin
d'emploi à l'année. Puis, au Québec, on a la nature, les sports d'hiver, donc,
là aussi, on a des... une offre touristique qui est intéressante à l'année.
Alors, ce n'est pas juste des emplois saisonniers dont on... qu'on a besoin de
combler, ce sont des emplois qui sont vraiment pour toute l'année. Et donc la
valorisation... quand je parlais de valorisation, tout à l'heure, puisqu'il y a
d'autres métiers ou professions qui font l'objet de campagnes de promotion, il
me semble qu'en tourisme, le ministère du Tourisme pourrait faire la promotion
avec des partenaires de ces métiers du tourisme parce que ce n'est pas... ce ne
sont pas nécessairement des métiers à bas salaires, là. Il y en a qui gagnent
de très bons salaires, et ceux qui ont des pourboires, parfois, ça double leur
salaire. Donc, on pourrait avoir une campagne pour prioriser ces... valoriser
ces métiers puis auprès des jeunes qui sont au cégep aussi, des jeunes Québécois
qui sont au cégep aussi, parce qu'il y a un bel avenir à avoir quand même dans
le... dans ce monde-là.
Maintenant, les... et puis, oui, et c'est
qu'une des choses que les gens nous ont dites, c'est de la... prévisibilité de
la main-d'œuvre, bien, ça... puis prévisibilité dans les programmes, évidemment,
mais prévisibilité de la main-d'œuvre, c'est très important, puis ça, ils ne l'ont
pas du tout, là, dans le domaine touristique. Donc, ce que je comprends, c'est
que vous faites des demandes, mais il n'y a pas encore de... il n'y a pas
encore de réponses qui sont arrivées, concrètes, de vos collègues, là, de l'Immigration
puis de la première ministre, malgré les engagements qui ont été pris, mais,
dans le concret, les codes n'ont pour encore été créés pour être priorisés, et
tout ça.
Je vais... Il me reste peu de temps, mais
je vais vous poser une question sur le Stade olympique, sur le suivi des
échéanciers et des coûts de... Je pense que ça progresse quand même, on le
souhaite, rondement, la rénovation, le remplacement du toit et de l'anneau
technique. Alors, est-ce que vous pourriez nous dire où c'en est, dans ces
travaux-là?
Mme Dionne : Effectivement, écoutez,
en 2024, on a investi 870 millions pour remplacer le toit et l'anneau technique.
Alors, les travaux progressent très bien. C'est près de 50 % du chantier
qui est complété, réouverture qui est prévue en 2028. La bonne nouvelle, c'est
qu'on est dans les temps et dans les budgets. Donc, c'est un chantier qui est
géré de façon rigoureuse. Puis je remercie, d'ailleurs, les équipes du Stade
olympique, là, qui gèrent ce chantier avec des mains de maître.
Alors, c'est certain que, depuis la
confirmation de cet investissement-là, on est confiants de pouvoir, justement,
réouvrir en 2028 dans les temps. Ce qui est intéressant aussi, c'est que plus
de 90 % des contrats ont été octroyés au Québec. On va pouvoir enfin se
doter, là, du seul amphithéâtre de plus de 50 000 sièges à l'est du Canada.
Donc, c'est... on prévoit aussi pratiquement plus de 1,7 milliard de
dollars en retombées économiques pour les dix prochaines années, parce qu'on se
souviendra qu'on avait manqué des concerts l'an dernier, ce qu'on ne souhaite
pas avoir de nouveau.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Merci beaucoup, Mme la députée. Je reconnais maintenant la députée de
Terrebonne. Vous <avez...
Le Président (M. Ciccone) :
...je reconnais maintenant la députée de
Terrebonne. Vous >avez
14 min 40 s également. À vous la parole.
Mme Gentilcore : Merci, M. le
Président. Chers collègues, bonjour. Mme la ministre, vos premiers crédits,
bonjour. J'aimerais vous parler, d'abord, des régions, particulièrement les
régions éloignées. En ce moment, on est dans un contexte où les Québécois vont
moins aux États-Unis pour leurs vacances d'été, donc, un beau potentiel, en
fait, de développement pour nos régions éloignées. Cela dit, je constate, dans
les crédits, que votre ministère n'a dépensé aucune somme pour améliorer
l'accès aux régions éloignées en 2025‑2026. Est-ce que vous trouvez ça cohérent
avec la vision de votre gouvernement, qui s'est dit être le gouvernement des
régions?
Mme Dionne : Écoutez, les
investissements réalisés dans l'ensemble des régions du Québec sont quand même significatifs.
Ce qu'on a fait, puis ce qu'on fait au ministère du Tourisme, justement, c'est
qu'on a créé des ententes de partenariat régional avec les 21 associations
touristiques du Québec. Donc, c'est un... Le gouvernement investit 1 $,
les régions investissent 1 $ également pour soutenir des projets qui sont
porteurs. Donc... puis je vous dirais aussi que 1 $ investi en tourisme,
c'est 1 $ investi dans les communautés. Donc, il y a eu plusieurs projets
qui ont été réalisés dans les régions, avec différents leviers, parce que, bon,
il faut penser aussi aux programmes, festivals et événements au Québec, où on
soutient plus de 300 événements et festivals partout dans les régions.
Donc, plus de 63 % de ce programme-là est vraiment investi dans les
festivals et événements en région. Quand on parle du programme, aussi, du
PADAT, il y a un pourcentage également plus élevé qui est réparti pour,
justement, soutenir des projets d'infrastructures et d'attraits dans nos
régions. On a aussi, avec l'incubateur nordique... justement, on a renouvelé
l'entente avec l'incubateur nordique, donc...
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. En terminant.
Mme Dionne : Merci, en
terminant.
Mme Gentilcore : Donc,
concrètement, pour améliorer l'accès aux régions éloignées, là, vraiment les...
pas toutes les régions, mais les régions éloignées. Quels projets vous avez mis
en branle, cette année? Parce que, là, on voit qu'il n'y a eu aucune dépense.
Donc, qu'est-ce qui a été fait, concrètement, pour permettre aux gens du Québec
de découvrir ces régions-là puis de s'assurer que ces régions-là puissent aussi
obtenir leur part puis qu'on puisse aller les visiter plus facilement?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
il y a eu, au niveau de l'accessibilité, il y a eu le programme PAAR, donc,
pour les liaisons aériennes. Donc, ça, ça a vraiment facilité également la
destination. On a également notre stratégie de croissance durable, où on a,
justement, travaillé avec certains partenaires régionaux. On a un plan d'action
aussi qu'on a annoncé, de 950 000 $ avec Tourisme autochtone Québec.
Donc, ça aussi, c'est un plan d'action qui va être mis en place pour justement
favoriser l'accueil dans nos différentes communautés autochtones à travers le
Québec. Donc, quand on parle de régions éloignées, on parle aussi de nos
communautés autochtones.
Donc, maintenant, c'est qu'on poursuit nos
efforts également pour rendre accessibles nos régions, mais je vous dirais
qu'avec des projets comme le PAAR, on est en mesure aussi d'augmenter
l'achalandage. On parle également... on a un programme de liaison aérienne, on
a maintenant inclus, également, les croisières, donc, pour favoriser le
tourisme hivernal et justement pour privilégier nos neuf destinations maritimes
qui sont en région.
• (16 h 20) •
Mme Gentilcore : Mais là,
quand même, il n'y a quand même aucune dépense qui a été... qui ont été faites,
là, pour améliorer l'accès aux régions éloignées dans ce programme-là. Mais je
me demande, est-ce que c'est le type d'enjeu ou le type de questions qui
peuvent être soulevées au sein du Conseil des régions, par exemple?
Mme Dionne : Je laisserais
peut-être la parole à notre sous-ministre.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que ça vous va, Mme la députée?
M. Baron (Jessy) : Oui. Donc,
au niveau de la Stratégie de croissance durable du tourisme 2025-2030, il
y a une mesure qui est complètement dédiée à la question de la mobilité
durable, de l'interconnectivité au niveau de la mobilité intrarégion. Puis, par
rapport à ce que vous mentionnez, c'est un travail, je dirais, qu'il est requis
de faire avec les transports, avec le milieu municipal. On a eu, aux Assises du
tourisme, un exemple parfait où il y avait un besoin de transport des gens de
l'aéroport de Montréal vers la station Tremblant, et puis il a été mis en place
un projet de navettage entre l'attrait et puis l'aéroport.
Donc, c'est cette approche-là qu'on prend,
comme ministère du Tourisme, de dire : plutôt que d'arriver avec une
solution mur-à-mur, on y va vraiment région par région. On est maintenant
rendus avec une équipe dédiée au développement régional, stratégique, je
dirais, qui fait en sorte de voir quels sont les besoins. Par exemple, en
Gaspésie, il y a plusieurs choses qui ont été mises en place pour favoriser le
lien entre les communautés.
Mme Gentilcore : Au delà du
transport, en fait, habituellement, dans ce programme-là, c'était des
incitatifs, souvent, qui étaient donnés pour, justement, encourager les gens à
aller visiter ces régions-là, par exemple. Donc, je répète ma question. Est-ce
que c'est ce genre d'enjeu là? Parce que, là, il n'y avait aucune somme allouée
en 2025‑2026. Est-ce que c'est le genre d'enjeu qui peut être discuté dans le Conseil
des régions?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
ce n'est pas... ce n'est plus nécessairement un programme, ce sont des projets
congrès... concrets. Dernièrement, on a annoncé, à Montréal, un centre
d'information touristique qui va, justement, mettre en valeur toutes les
régions du Québec. Justement, on veut connecter les <régions...
Mme Dionne :
...toutes
les régions du Québec. Justement, on veut connecter les >régions aux grandes
portes d'entrée internationales. On en a trois, Gatineau, Montréal, Québec. On
a également développé un programme en tourisme d'affaires où on veut maintenant
développer des pôles de tourisme d'affaires dans plusieurs régions au Québec,
dont le Bas-Saint-Laurent.
Alors, je pense que ce sont des mesures
concrètes qui font partie de notre stratégie de développement durable. Donc, on
ne le considère plus comme un programme, mais comme des projets concrets qui
nous permettent, justement, de vendre nos destinations régionales dans les
grands centres, par exemple, avec ce centre-là, où il va y avoir des agents qui
vont, justement, promouvoir les différentes régions. Parce qu'on le sait, quand
les gens de l'international, nos visiteurs internationaux, arrivent à Montréal,
ils restent quelques jours à Montréal, mais maintenant, après ça, ils sont
friands, justement, de visiter nos différentes régions. Donc, ce sont des
mesures comme ça, je vous dirais, où on y va projet par projet, qui font partie
de notre stratégie.
Mme Gentilcore : Comme
ministre du Tourisme, votre mandat est très lié, donc, à la découverte de nos
régions au Québec, à faire sa... leur promotion également. Donc, vous êtes
d'accord avec moi là-dessus, c'est une grande partie de votre mandat. C'est un
mandat, même, qui est très régional, je dirais, en ce qui vous concerne.
Comment se fait-il que vous ne siégiez pas sur le Conseil des régions? Est-ce
que ça a été soulevé? Est-ce que vous avez été surprise de voir que vous n'y
étiez pas? Parce que, quand même, vous seriez une joueuse stratégique qui
devrait, à mon avis, siéger sur ce Conseil des régions.
Mme Dionne : Bien, écoutez,
le ministère du Tourisme, c'est un ministère qui, je vous dirais... justement,
un ministère économique, un ministère de région, un ministère de l'identité
culturelle aussi, avec nos festivals et nos événements. On travaille beaucoup
de façon intersectorielle parce qu'on participe puis on a des partenariats avec
d'autres ministères. Donc, je vous dirais qu'on a vraiment une approche
transversale, où on crée des partenariats puis des programmes avec d'autres
ministères. Donc, je vous dirais que c'est... on est régional. Donc, je pense
qu'on a intérêt à travailler avec différents ministères. Donc, je pense que
c'est un travail qui se fait au quotidien, qui se fait avec différents comités
interministériels, et c'est ça qui fait en sorte, là, qu'on peut justement
développer encore plus nos régions.
Mme Gentilcore : Donc, vous
ne siégez pas au Conseil des régions. Est-ce que votre adjoint parlementaire
siège au Conseil des régions?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
premièrement, c'est ça, le Conseil des régions, ce sont des députés qui siègent
sur le Conseil des régions. Donc, je pense, ce sont les députés qui ont obtenu
la responsabilité d'une région. Maintenant, comme je vous dis, on travaille de
façon étroite avec le Conseil des régions, comme avec beaucoup d'autres
ministères, là, pour, justement... pour développer nos attraits en région.
Mme Gentilcore : Donc, juste
être sûre que j'ai bien compris, si le Conseil des régions conclut qu'on doit
faire quelque chose dans le domaine du tourisme, donc, dans votre dossier à
vous, est-ce que vous... vous l'apprenez au Conseil des ministres même ou
est-ce que vous l'apprenez par le ministre des Régions, qui vient vous voir?
C'est quoi, la dynamique? Comme, c'est quoi, le fonctionnement?
Mme Dionne : Écoutez, je
pense qu'on a réussi à démontrer que l'industrie touristique, un, est une
industrie qui est présente dans toutes les régions du Québec. C'est un des
secteurs qui a le plus de retombées économiques aussi dans les régions. C'est
un secteur aussi qui a le plus d'impact au niveau des fournisseurs locaux.
Donc, s'il y a une décision qui doit être prise au niveau touristique, tout ça,
c'est bien entendu que mon collègue aux Régions et moi, on va se consulter puis
on va travailler ensemble, en collaboration, pour développer des projets
porteurs pour l'industrie touristique.
Mme Gentilcore : Je saute à
autre chose. J'aimerais vous parler de CF Montréal, donc notre équipe de
soccer. Vous avez vu peut-être, là, l'alerte qu'on a reçue sur La Presse
il y a quelques minutes de ça. Donc, la ligue majeure va basculer à un
calendrier été-printemps à compter de 2027 avec une saison 2027‑2028 qui
va commencer à l'été 2027, mais se terminer en mai 2028. On le sait, le
Stade Saputo n'est pas équipé, en ce moment, pour accommoder ce calendrier-là,
donc CF Montréal a besoin d'un nouveau lieu pour jouer, et le seul lieu qui est
disponible pour jouer, qui serait logique, c'est le Stade olympique. Mais le
Stade olympique doit subir des modifications importantes à l'intérieur, là,
pour être capable d'accueillir les nombreux fans. On le sait, souvent, les
parties sont à guichets fermés. Il y a un réel engouement pour le soccer, au
Québec, particulièrement à Montréal. Donc, c'est quoi, votre plan pour qu'on
soit en mesure de poursuivre les activités de CF Montréal?
Mme Dionne : Bien, écoutez,
je pense qu'on est pleinement conscients de l'importance de moderniser
l'intérieur du stade. Maintenant, je vous dirais que depuis qu'on a annoncé,
justement, le remplacement du toit, de l'anneau technique, les discussions
commerciales se sont intensifiées, autant avec le CF Montréal qu'avec d'autres
partenaires. Je pense qu'aussi, dans un but d'équilibre du PQI également, là,
tu sais, on avait convenu qu'on irait étape par étape, puis il fallait d'abord
aussi identifier les différents besoins, les différents partenaires qui
pourraient utiliser, justement, le Stade olympique pour leurs activités. Donc,
les discussions se poursuivent avec le CF Montréal. On a intensifié, d'ailleurs,
nos discussions avec eux. Je pense qu'on est très conscients de leur situation,
mais il faut quand même prendre les bonnes décisions puis voir aussi, là, les
meilleures options possibles.
Mme Gentilcore : Est-ce que
ça avance suffisamment rapidement? Est-ce qu'il y a des chances que la
saison 2027‑2028 soit en péril, pour CF Montréal?
Mme Dionne : Bien, avec votre
consentement, je <laisserais...
Mme Dionne :
Bien, avec votre consentement, je >laisserais peut-être notre... Joëlle,
du Stade olympique, répondre.
Le Président (M. Ciccone) : Consentement,
Mme la députée?
Mme Gentilcore : Oui.
Allez-y.
Le Président (M. Ciccone) :
Alors, vous présenter, s'il vous plaît, et votre titre. Merci.
Mme Brodeur (Joëlle) : Bonjour.
Donc, Joëlle Brodeur, présidente-directrice générale du Parc olympique.
Donc, je corrobore, en fait, les faits,
là, c'est-à-dire qu'on est en discussions commerciales autant avec le CF que
beaucoup de partenaires pour pouvoir, en fait, procéder aux bons travaux d'ici
la réouverture du Stade olympique. Donc, pour nous, l'objectif, en fait, reste
d'ouvrir en 2028. Donc, on est sur un projet de remplacement de la toiture et
de l'anneau technique qui dure quatre ans. Aujourd'hui, on est à mi-chantier,
donc on a réalisé les deux premières étapes du remplacement de la toiture, du
remplacement de l'anneau, et on est dans la dernière étape. Donc, on a une
troisième étape qui, elle, va durer sur deux ans, qui est le remplacement de la
toiture comme tel. Donc, on a commencé l'assemblage de la toiture sur des tours
à l'intérieur de l'aire de jeu et on va venir ériger la toiture, par la suite,
pour la réouverture en 2028.
Donc, pour nous, l'objectif est vraiment
de pouvoir procéder à différents travaux en parallèle. C'est des travaux, en
fait, qui ont été identifiés comme étant prioritaires pour l'ensemble de nos
partenaires commerciaux. Donc, effectivement, pour les standards contemporains,
tant pour le CF Montréal que d'autres partenaires à la fois sportifs ou
culturels... et on garde l'objectif de produire les travaux en parallèle et de
réouvrir pour l'échéancier prévu. Aujourd'hui, il est encore un peu tôt dans le
processus pour confirmer la date de réouverture, bien que ce soient les
objectifs de travail de l'équipe.
Mme Gentilcore : Donc,
je comprends qu'il y a une possibilité que la saison 2027-2028 du CF
Montréal soit en péril. C'est ça que je comprends, parce qu'on n'a aucune
garantie que ce soit prêt à temps.
Mme Dionne : Bien,
écoutez, il y a eu... on est conscients du temps qui presse pour le changement
de calendrier. Maintenant, nous, on veut quand même respecter le portefeuille
des Québécois. On veut procéder par phase, mais on est... je vous dirais que,
si on n'était pas concernés par l'avenir du CF, on n'aurait pas toutes ces
discussions-là qui s'accélèrent présentement.
Mme Gentilcore : Parfait.
Dernier petit sujet, agrandissement du Palais des congrès de Montréal. C'est un
sujet qui est cher au cœur de mon collègue le député de Matane-Matapédia, alors,
je porte le flambeau pour lui.
Donc, désormais, on se classe quatrième au
pays par la taille de notre centre des congrès, après Toronto, Vancouver,
Calgary. En 2023, mon collègue a rendu publics des échanges entre la PDG du
Palais des congrès de Montréal et l'équipe du cabinet de la ministre du
Tourisme. Je vais citer ces échanges-là, ça disait : «Le statu quo
condamne le palais à une lente marginalisation, accompagnée d'une diminution
marquée des retombées économiques générées, des emplois créés et des recettes
fiscales pour les gouvernements.» L'an passé, lors des crédits budgétaires,
votre prédécesseure avait dit qu'il y avait des discussions avec le fédéral. Je
rappelle qu'en 2019 le gouvernement fédéral a accordé 166 millions pour
l'agrandissement du centre des congrès de Calgary, dans les années 2020,
200 millions pour l'agrandissement de celui de Vancouver. Est-ce que vous
avez eu, vous, des discussions récentes avec le gouvernement fédéral? Est-ce
que ça avance et est-ce qu'on aura notre part du gâteau?
• (16 h 30) •
Mme Dionne : Écoutez,
vous avez raison, le Palais des congrès est une structure essentielle et
stratégique pour le développement du tourisme d'affaires. On a quand même manqué
75 événements internationaux dernièrement. On a identifié, dans notre
stratégie, la filière tourisme d'affaires comme une filière à haut potentiel.
Donc, effectivement, on a de l'espace à gagner pour l'infrastructure puis on
veut s'assurer également de compétitionner avec les autres joueurs. Montréal
est la destination numéro un en tourisme d'affaires,
mais on doit conserver ce titre-là, puis on doit, justement, agrandir le
palais. Donc, c'est certain qu'on doit composer avec un rattrapage important au
niveau de nos infrastructures en santé, en éducation, mais c'est pourquoi on
veut moderniser le palais, mais, justement, de manière responsable puis en
maximisant les retombées. Puis effectivement, ça passe par des approches
innovantes et la diversification des méthodes de financement. Donc, c'est ce
qu'on souhaite également et d'inclure le privé... et on a des discussions,
effectivement, aussi avec le fédéral.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci, Mme la ministre.
Mme Gentilcore : Comment
se passent les discussions avec le fédéral? Leur avez-vous parlé récemment et
est-ce qu'il y a une ouverture de leur côté? Est-ce que ça va débloquer, cet
argent-là, pour notre Palais des congrès, de la part du fédéral?
Mme Dionne : Je vous
dirais que le projet progresse dans la bonne direction puis je pense qu'on...
on est en discussion...
Mme Gentilcore : Vous
avez eu des discussions.
Mme Dionne : ...puis on
explore différentes méthodes de financement tout en respectant le portefeuille
des Québécois.
Mme Gentilcore : Puis
est-ce qu'on a un échéancier?
Mme Dionne : On est en
discussion, présentement, en analyse.
Mme Gentilcore : J'ai le
temps pour une petite dernière, je pense...
Le Président (M. Ciccone) :
...
Mme Gentilcore : OK.
Evenko, Live Nation, Ticketmaster, qu'est-ce qu'on fait avec ça? Nous, on a
proposé de faire une enquête pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'apparence
d'abus de position dominante ou de monopole. Où en êtes-vous là-dessus? Comment
agissez-vous?
Le Président (M. Ciccone) :
Cinq secondes.
Mme Gentilcore : ...
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup, Mme la députée. Je retourne maintenant la parole à la députée de La Pinière
pour 14 min 40 s toujours.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, bon, on parlait du Stade olympique tout à l'heure, vous avez
mentionné que le... l'investissement était de 870 millions, comme <indiqué,
d'ailleurs, au PQI...
>
16 h 30 (version révisée)
<19313
Mme
Caron : ...l'investissement était de 870 millions, comme >indiqué,
d'ailleurs, au PQI. On est rendus à peu près à la moitié des travaux pour
ouverture quelque part en 2028. La collègue a mentionné la problématique
avec le FC. Donc, on risque peut-être de les perdre. On pourrait assister à un Nordiques 2.0
ou Expos 2.0, parce qu'on ne pourra pas les loger, finalement. À l'heure
actuelle, c'est ça. On comprend que, techniquement, on ne peut pas... on ne
pourra pas ouvrir le stade avant 2028. Eux, ils ont une saison 2027
qui va changer, elle va avoir des parties hivernales. Donc, ça veut dire qu'on
risque de les perdre.
Mme Dionne : Bien, écoutez,
comme il a été mentionné dans La Presse aujourd'hui, je pense que l'équipe
du CF ont dit qu'il y avait des discussions très constructives. Donc, nous, c'est
sûr que, comme je vous disais tout à l'heure, ce sont des investissements très
importants. Donc, on doit s'assurer aussi de respecter la capacité de payer des
Québécois. Maintenant, on est très conscients de la situation du CF Montréal.
On a intensifié nos discussions avec eux. On devait aussi d'abord connaître les
besoins des différents partenaires qui sont... qui pourraient possiblement
occuper le Stade olympique, mais je vous dirais que... Comme je vous dis, c'est...
si on n'avait pas d'intérêt, là, pour le CF Montréal, on n'aurait pas
intensifié nos discussions de la sorte, mais je pense que, comme ils ont dit
dans La Presse, là, c'est constructif comme discussions.
Mme Caron : Bien, c'est ça, mais
les discussions peuvent être constructives, mais, à un moment donné, il y a une
impasse que, techniquement, on ne peut peut-être pas... on ne peut peut-être
pas résoudre. Mais, en tout cas, ce que j'aimerais savoir... parce que, l'année
dernière, votre prédécesseur, durant l'étude des crédits, avait évoqué les
projets intégrés qui étaient faits ou à être faits par le groupe GPC, comme l'éclairage
de l'enceinte principale, les équipements de sonorisation, génératrice
électrique, plans et devis des travaux, systèmes mécaniques de l'enceinte, systèmes
électriques de l'enceinte, infrastructures et télécommunications, et que tout
ça irait en appel d'offres.
Alors, ma question, c'est que... Est-ce
que ces appels d'offres ont déjà tous été lancés? Est-ce que les coûts prévus
pour ces travaux sont inclus dans les 870 millions du projet ou si ce sont
des coûts en surplus?
Mme Dionne : Avec votre
consentement, peut-être que je laisserais la parole à Mme Brodeur.
Des voix : Consentement.
Mme Brodeur (Joëlle) : Donc,
en fait, pour répondre à vos questions, le 870 millions est une enveloppe
qui est vraiment pour le remplacement de la toiture et de l'anneau technique.
Donc, tous les PAI ou les projets intégrés que vous avez mentionnés sont donc
des systèmes à l'intérieur de l'anneau, qui avaient des enveloppes qui ont été
planifiées en parallèle, séparément. Donc, chacun de ces projets-là a des
enveloppes, et, lorsque les projets sont de plus de 20 millions, ils sont
inscrits au tableau de bord public. Lorsqu'ils sont en planification, donc, les
sommes ne sont pas inscrites. Évidemment, lorsqu'ils vont au marché et qu'on
octroie les contrats par appel d'offres, les sommes sont inscrites.
Alors, il y a une partie des PAI, tel que
prévu à l'échéancier, donc, qui sont allés au marché, qui sont en appels d'offres.
On les retrouve aujourd'hui sur le site du tableau de bord public. Et, pour les
autres, bien, ça suit l'échéancier prévu en parallèle, puisque ce sont... c'est
GCPC qui est notre partenaire en mode collaboratif qui s'occupe de la maîtrise
d'oeuvre totale, donc, effectivement, du remplacement de la toiture et de l'anneau,
mais également de la coordination entre... à titre de gérant de construction
pour réaliser les projets à intégrer.
Mme Caron : Merci. Et puis je...
si je regarde au PQI, on voit le 870 millions, mais on voit aussi d'autres
montants, qui totalisent 215 millions, par exemple, les systèmes
mécaniques de l'enceinte principale du stade, pour 51,2 millions; le Parc
olympique, espace touristique de la tour, pour 46,3 millions; Parc
olympique, systèmes électriques de l'enceinte principale du stade, 41,6 millions;
Parc olympique, funiculaire de la tour, pour 38,1 millions; puis la
terrasse du toit de la tour, pour 37,8 millions. Alors, ça, ce sont aussi
des choses qui sont distinctes des travaux, j'imagine, que... qui ont été, en
partie déjà, en appel d'offres, et ceux qui vont aller en appel d'offres liés
aux projets, de 870 millions.
Mme Brodeur (Joëlle) : Je
peux répondre? Oui. Donc, oui, effectivement, les projets, en fait, qui
concernent la tour, puisque les espaces touristiques de la tour... Vous avez
mentionné trois projets qui nous permettent, en fait, de mettre à niveau,
donc, l'observatoire, le funiculaire qui sera remplacé également, puis de faire
un aménagement du toit au niveau du toit de la tour de Montréal, donc de la
terrasse, pour réouvrir l'année prochaine en 2027. Donc, ce sont des
projets, là, qui ont démarré depuis maintenant quelques années, et qui se
terminent d'ici quelques mois, et qui sont inscrits, et qui sont allés au
marché en appel d'offres également, et même plus que ça, c'est-à-dire que ce
sont un... c'est un <programme...
Mme Brodeur (Joëlle) :
...un >programme, en fait, qui est géré en mode gérance de construction,
donc, ce qui veut dire qu'au lieu d'être un seul entrepreneur général qui
réalise le projet, chaque lot qui a été découpé, donc, une quarantaine de lots
spécialisés, chaque contrat, en fait, a été au marché par appel d'offres et,
lorsque c'était possible de le réaliser selon cette méthode de réalisation là,
a été octroyé à différents entrepreneurs.
Donc, aujourd'hui, dans la quarantaine
d'entrepreneurs, là, ce sont tous des entrepreneurs québécois et les projets
sont en cours, tandis que les autres enveloppes que vous avez mentionnées,
donc, ceux qui sont les projets intégrés, vous avez nommé systèmes mécaniques,
systèmes électriques, donc, on a des équipements de scénographie, sonographie,
infrastructure TI, donc, ce sont tous des projets qui sont imbriqués dans le
stade, donc, pour la réouverture en 2028 également.
Mme Caron : D'accord. Alors...
Et puis quelles sommes ont été prévues pour la finition du stade? Parce qu'une
fois tous ces systèmes installés, une fois que la toiture et puis l'anneau
auront été remplacés, c'est sûr qu'on ne va pas s'asseoir, j'imagine, sur les bancs
qui... existants. On parlait de tourisme d'affaires, d'attirer... on parlait
d'avoir une infrastructure à la hauteur de la demande aujourd'hui, alors... où
ça prend des sections VIP vraiment très, très à la pointe pour vendre... aller
chercher les retombées économiques que l'installation peut nous procurer.
Alors, qu'est-ce qui est prévu pour cet aménagement, cette finition du stade?
Mme Dionne : Bien, comme je
disais tout à l'heure, quand on a annoncé, justement, le remplacement de la
toiture et de l'anneau technique, c'est là qu'on a commencé à avoir des
discussions avec différents partenaires, différentes associations sportives et
d'événements. Donc, on voulait s'assurer aussi... On était pleinement
conscients qu'il fallait moderniser l'intérieur, mais, d'abord et avant tout,
on souhaitait faire les travaux en phase et on souhaitait surtout déterminer
les besoins des différents acteurs, des différentes parties prenantes qui
utiliseraient le stade.
Donc, je vous dirais que, présentement,
c'est ce qu'on discute, c'est ce qui est en discussion. Donc, on doit, d'abord
et avant tout, connaître les besoins des différentes associations, des
différents partenaires avec qui on échange. Comme on vous disait tout à l'heure
aussi, ce qu'on souhaite aussi, c'est d'inclure le privé dans cette
modernisation-là. Donc, ce sont toutes des discussions qui sont en cours
présentement.
• (16 h 40) •
Mme Caron : Mais je comprends
que, par exemple, pour les concessions alimentaires, sûrement que ça va être
avec des entrepreneurs privés, j'imagine, là, comme exemple. Mais, si toutes
ces discussions ont lieu en ce moment, qui vont permettre de déterminer le plan
d'ensemble, qui vont permettre d'évaluer le coût, ça veut dire que les sommes
pour réaliser ça ne sont pas au PQI, ne sont pas prévues encore, donc... Alors
là, on parle d'une ouverture 2028 pour tout l'aspect technique,
sonorisation, etc., mais, si l'aménagement intérieur... Bien, d'abord,
sera-t-il possible de le faire aussi pour 2028 et, le cas échéant, quelles
sommes? Où on va aller chercher les sommes pour pouvoir le faire? Puisque ça ne
semble pas, en tout cas, être au PQI, selon ma lecture.
Mme Dionne : Dans le fond, ce
sont... ça fait partie des discussions présentement. On est allés en phases.
Donc, avec l'annonce du remplacement de la toiture et de l'anneau technique, on
a envoyé un message positif et fort qu'on souhaitait investir dans cet
amphithéâtre-là, qui est important, qui est emblématique, et pour Montréal et
pour le Québec au grand complet. Maintenant, on veut gérer de façon
responsable, on souhaite aussi respecter la capacité de payer des citoyens.
Donc, on pense ou on réfléchit puis on analyse les différentes sources de
financement. Il y a des discussions aussi avec le fédéral, il y a des
discussions avec différents partenaires.
Donc, je pense que, d'abord et avant tout,
on doit identifier les besoins, on doit identifier aussi les différentes
sources de financement et pour... par la suite déterminer, là, comment on
pourra conjuguer avec tout ça.
Mme Caron : OK. Donc, on ne
sait pas si, vraiment, on va être prêt à ouvrir en 2028, parce qu'on ne
sait pas si on va avoir l'argent pour aménager les lieux et que les gens
puissent venir s'asseoir pour écouter, que ce soit une représentation
culturelle ou bien une représentation sportive. On n'est pas... on ne sait
rien, là.
Mme Dionne : Pour l'instant,
on est dans les calendriers prévus, on est dans les échéanciers prévus. Puis ce
qu'on souhaite, c'est d'ouvrir avec un stade pleinement fonctionnel en 2028.
Mme Caron : Ça, on le souhaite.
On le souhaite. D'accord. Maintenant, pour ce qui est du Palais des congrès,
dont on a... dont on a parlé tout à l'heure, est-ce qu'il est au PQI?
Mme Dionne : Si le Palais des
Congrès est au PQI?
Mme Caron : L'agrandissement
du Palais des congrès de Montréal.
Mme Dionne : Donc, comme
j'expliquais tout à l'heure, dans le fond, on a... en cours de route, on a...
Quand on a procédé à des analyses, tout ça... puis justement d'être... de
pouvoir être créatif tout en respectant le portefeuille des Québécois, on a
identifié <différentes...
Mme Dionne :
...identifié
>différentes sources de financement potentielles. Donc, il y a eu comme
un changement aussi au modèle d'affaires du Palais des Congrès. Donc, on
souhaite maintenant agrandir vers l'intérieur pour pouvoir diversifier nos
sources de financement. Donc, avec votre consentement, peut-être qu'Emmanuelle
peut aussi... Mme Legault, notre PDG, peut vous en dire plus aussi au niveau du
modèle d'affaires.
Mme Caron : Bien oui, il ne
reste plus beaucoup de temps, mais est-ce qu'on parle... est-ce qu'on parle de...
vous parlez de l'intérieur, est-ce qu'on parle d'étager, plutôt, de construire
sur d'autres étages ou bien... parce que j'imagine qu'autour il y a peut-être
moins d'espace où on peut agrandir que si on... Peut-être, brièvement, quels
sont les projets, les plans?
Le Président (M. Ciccone) : ...consentement?
Mme Caron : Oui, consentement.
Oui, oui.
Mme Dionne : Il y a
consentement.
Le Président (M. Ciccone) :
Oui, consentement. Vous présenter, s'il vous plaît, et votre titre. Merci.
Mme Legault (Emmanuelle) :Emmanuelle Legault, PDG du Palais des congrès de Montréal.
Juste en réponse à votre question, au PQI,
il y a un montant pour le dossier d'opportunité, mais pas pour le projet
lui-même. Il y a en effet une réflexion quant à un modèle financier, modèle
d'affaires qui serait plus structurant pour l'ensemble du Québec ainsi que pour
le palais du... le Palais des congrès. Et le projet vise à optimiser les
espaces actuels du Palais des congrès et à fermer certaines sections pour
favoriser d'aller chercher davantage de pieds carrés avec le centre actuel,
absolument.
Mme Caron : OK, donc pas
d'agrandissement. C'est un dossier d'opportunité pour voir vraiment comme...
Mme Legault (Emmanuelle) :On parle plus... on parle plus d'une densification.
Mme Caron : ...à l'intérieur.
OK. Bon, maintenant, sujet tout à fait différent, dans les... j'ai remarqué
que, dans les cahiers de réponse, autant pour la Société du Palais des congrès
que la Société, je pense, du Centre des congrès de Québec, dans les dépenses
qui sont relatives au paiement des cotisations, on s'entend, cotisations professionnelles,
par exemple, de certains employés ou d'adhésion à des associations, dans les
deux cas, il y a l'École nationale d'administration publique. Alors,
j'étais curieuse de savoir quel type de cotisation peut bien être payée à
l'ENAP.
Mme Dionne : On peut...
Des voix : ...
Mme Dionne : Oui, on a... Si
on n'a pas l'information, on peut vous revenir, peut-être, sur cette
information-là. C'était...
Mme Caron : ...vous pouvez me
revenir plus tard. Parce qu'ayant travaillé à l'ENAP je ne comprends pas quel...
Le Président (M. Ciccone) : Un
instant, Mme la députée. Est-ce que je comprends que vous vous engagez à
déposer l'information? Oui? Parfait. On va déposer l'information.
Mme Dionne : On va voir ce
qu'il est possible de vous fournir comme information, mais oui, on va vous
revenir.
Mme Caron : Merci. Une
question qui est... c'est une question qui est vraiment sociale mais qui touche
beaucoup au tourisme aussi, la question de l'itinérance. Parce que, pour les
hôteliers, c'est une question qui est difficile, parce que, quand il y a des
personnes qui sont, malheureusement, en situation d'itinérance, qui veulent...
on les comprend, là, quand il fait froid, qui veulent entrer dans le hall de l'hôtel
ou qui se tiennent à proximité de l'hôtel pour tenter de se réchauffer, bien
souvent, les touristes qui y habitent, qui sont hébergés à l'hôtel ont peur. On
peut les comprendre, eux aussi. Ça oblige les hôteliers à engager de la
sécurité supplémentaire, et tout ça. Alors, est-ce que ça fait partie des
éléments que vous avez regardés avec vos collègues en services sociaux?
Mme Dionne : Oui. On
travaille en concertation avec le ministère de la Santé et l'Alliance de
l'industrie touristique et on a d'ailleurs annoncé des projets pilotes en ce
sens-là. Donc, c'est avec l'alliance qu'on travaille, là, pour mettre en place
des initiatives, là, comme des espaces... des haltes-chaleur, et tout ça, là,
des projets comme ça. Donc, il y a du financement qui a été octroyé pour ces
projets pilotes là, qui devraient voir le jour bientôt.
Mme Caron : OK. Donc, ce
n'est pas... ce n'est pas comme un travail pour une solution structurante sur
l'itinérance, mais pour tenter de trouver des haltes-chaleur temporairement.
Mme Dionne : Bien, je pense
que... je pense que le dossier de l'itinérance, qui nous préoccupe beaucoup, à
tout le monde... je pense que c'est une responsabilité qui est concertée entre
différents ministères. Donc, je pense que toutes les initiatives sont très
bonnes, là, pour justement venir répondre aux besoins.
Le Président (M. Ciccone) : 10 secondes.
Mme Caron : Bon, bien, les
initiatives sont essentielles. Sont-elles toutes très bonnes? Je ne suis pas
sûre, mais elles sont essentielles. Alors, j'avais une autre question, mais,
puisque le temps est écoulé, je vais arrêter. Merci.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci beaucoup, Mme la députée. Je reconnais maintenant un membre de la partie
gouvernementale et je reconnais le député de Joliette, pour
14 min 40 s.
M. St-Louis : Merci beaucoup,
M. le Président. Salutations aux collègues des oppositions, et aux collègues de
la banquette gouvernementale, ainsi qu'à Mme la ministre, et toute l'équipe
ministérielle.
Mme la ministre, on a parlé d'événements
internationaux. Il y en a un qui a fait... qui a suscité beaucoup de
discussions, qui a fait <couler...
M. St-Louis :
...qui
a fait >couler beaucoup d'encre et pour lequel, en mars dernier, le
journaliste Romain Schué — je ne sais pas si je viens de mal
prononcer son nom de famille, mais vous m'en excuserez — publiait un
dossier sur les coulisses de la candidature de Montréal qui aurait permis à
Montréal d'accueillir des matchs de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Ce
reportage-là aura permis de mieux comprendre les raisons qui ont mené le
gouvernement du Québec à retirer son soutien au projet. On y apprenait
notamment que... les exigences imposées de la FIFA, qui étaient quand même
assez nombreuses... demande de congés de taxes, accès exclusif à certains
sites, restrictions sur la tenue d'autres événements majeurs, coûts importants
liés à la sécurité, aux infrastructures, et aussi, et surtout, manque de
clarté, un certain flou, on va se le dire, concernant les responsabilités
financières réelles assumées par les gouvernements.
Donc, avec le recul, plusieurs
observateurs considèrent aujourd'hui que le retrait du gouvernement du Québec
était une décision prudente sur le plan financier, contrairement au discours
qu'on entendait au départ. Donc, dans ce contexte-là, il devient pertinent de
mieux comprendre les critères qui guident les décisions gouvernementales
lorsqu'il en est... lorsqu'il est question, pardon, d'appuyer financièrement
des événements.
Donc, ma question est la suivante :
Quels sont les principaux critères utilisés par le ministère pour évaluer ce
genre d'événement?
Mme Dionne : Merci pour la
question, cher collègue. Merci à vous, chers collègues de la banquette
gouvernementale, d'être là aujourd'hui. Si vous me permettez, M. le député, je
voudrais revenir juste sur la question de la main-d'oeuvre. Tout à l'heure, là,
j'entendais la députée de La Pinière dire qu'il n'y avait pas d'actions
qui étaient posées. Je vous dirais que, comme je le mentionnais, le ministère
du Tourisme est un ministère de partenariat. Donc, on travaille vraiment en
concertation avec l'ITHQ, avec nos Associations touristiques régionales, avec
le CQRHT, avec Emploi-Québec aussi, à mettre en place des mesures et justement
pour mettre en place des mesures, justement, pour former, valoriser nos emplois.
Comme mentionné tout à l'heure, oui, c'est important, la valorisation de nos
métiers. C'est important aussi de participer à des portes ouvertes dans les
cégeps, dans les universités, et c'est ce qu'on fait, mais avec l'ensemble de
nos partenaires. Donc, le ministère n'est pas seulement l'unique porteur de ballon
dans le dossier de l'emploi, mais, avec nos partenaires, comme l'ITHQ, les ATR,
le CQRHT, on participe à des journées de formation sur la main-d'oeuvre, des
journées de valorisation.
Maintenant, pour ce qui est des événements,
bien, écoutez, c'est une excellente question. Puis, vous savez, les grands
événements sportifs et culturels font partie de l'attractivité du Québec. Donc,
le ministère a deux... deux missions, dans le fond, deux objectifs, oui,
d'attirer des grands événements, qui nous permettent aussi d'attirer de la
devise étrangère. Donc, on a eu 4,4 milliards de dollars en devises
étrangères dans la dernière année, ce qui place le secteur touristique comme
quatrième produit d'exportation en termes de devises étrangères après
l'aluminium et le minerai de fer. Donc, c'est important, pour nous, de soutenir
de grands événements. Maintenant, il faut comprendre qu'on doit le faire de
façon responsable puis on doit mettre en place des normes aussi qui nous
permettent d'évaluer les retombées, justement, économiques sur nos industries,
nos restaurants pour la région qui accueille.
• (16 h 50) •
Je voudrais rectifier également peut-être
une publication, là, de M. Paul St-Pierre Plamondon hier, sur son
Facebook, qui disait que, bon, justement, le Grand Prix avait coûté
22 millions de dollars au gouvernement. Alors, j'aimerais rectifier
que l'investissement du gouvernement du Québec pour le Grand Prix... qui a
vraiment fait l'unanimité en fin de semaine. On voyait vraiment les gens très
heureux de l'activité à Montréal. Il y avait de la fébrilité. En plus des
séries éliminatoires... Il y a même des visiteurs ou des participants de la formule 1
qui sont restés à Montréal pour vivre la frénésie du hockey. Donc, c'est un
événement qui est important. Donc, quand on parle d'investissements de
5,6 milliards... millions de dollars et qu'on s'aperçoit que c'est
quand même des retombées économiques de 70 millions de dollars pour
la région de Montréal, je pense que ça, ce sont des investissements qui sont
responsables, bien répartis.
Dans le cas de la FIFA, bien, il
s'agissait, premièrement, d'un événement qui était hors norme, puis c'est
pourquoi on avait mis justement sur pied un comité interministériel pour se
pencher, pour prendre le temps d'analyser cet événement-là. Donc, les
conclusions ont été claires, les retombées avaient été surestimées par rapport
au coût réel de l'investissement du gouvernement, donc les coûts réels
également avaient été sous-évalués, donc des retombées surestimées et,
justement, un coût réel sous-évalué. Donc, notre responsabilité, c'était
vraiment de se baser sur des critères, justement, qu'on a au ministère du
Tourisme pour évaluer vraiment le retour sur investissement, dans le fond, de
chaque dollar qu'on investit. Donc, ces contraintes-là, bien, il y a... ça
aurait eu un impact notable aussi sur de nombreux événements majeurs, dont le
Grand Prix, sur des infrastructures comme le parc Jean-Drapeau, le port de <Montréal...
Mme Dionne :
...le
port de >Montréal. Donc, pour nous, il y avait vraiment un enjeu majeur
à accueillir la FIFA.
Donc, à Vancouver, seulement au niveau de
la FIFA, les coûts de sécurité sont maintenant estimés à
345 millions de dollars pour seulement sept matchs. Donc, quand
je vous parlais de coûts qui ont été vraiment sous-estimés, justement, ça nous
a permis de prendre une décision éclairée et puis de renoncer, justement, à la
tenue de cet événement-là à Montréal.
M. St-Louis : Merci, Mme la
ministre. Tout à l'heure, avec les collègues de l'opposition, on a parlé
d'hébergement touristique. On sait que c'est un secteur qui est en constante
évolution depuis l'arrivée des plateformes numériques. Le gouvernement, en 2022,
est intervenu assez rapidement pour légiférer en ce sens, pour s'assurer que ce
soit équitable et qu'il y ait le respect des règlements municipaux, entre
autres choses, puis qu'il y ait la sécurité des visiteurs.
La loi prévoit, entre autres,
l'enregistrement obligatoire des établissements, l'obligation pour un demandeur
de fournir un avis de conformité municipale. Vous avez aussi le pouvoir de
refuser, suspendre ou annuler un enregistrement, dans certains cas,
d'infraction prévue par la loi ou les règlements. Depuis l'entrée en vigueur de
cette réforme, le gouvernement a souvent indiqué que cette loi devait demeurer
évolutive afin de s'adapter aux réalités, on en a parlé tout à l'heure, qui ne
sont pas les mêmes d'une région à l'autre. Et, même si on a pu constater une
amélioration du taux de conformité durant les dernières années, plusieurs défis
demeurent.
Donc, dans le contexte où des ajustements
ont été annoncés en mars dernier, ma question est donc la suivante : De
quelle façon, en mars dernier... pardon, les changements annoncés en mars
vont-ils permettre de poursuivre les efforts entrepris depuis 2022?
Mme Dionne : Vous avez...
Justement, on a effectué des changements en mars, on va continuer de le faire.
Vous savez, cette loi-là, c'est un processus en continu. Puis lors de son
adoption, justement, en 2022, on s'attendait aussi à certains enjeux de
l'application qui allaient se réveiller... révéler, dans le fond, en cours
d'application. On a procédé, justement, à des ajustements réglementaires au
printemps pour, justement, s'ajuster à ces enjeux-là, à la créativité, parfois,
de propriétaires d'hébergement. Donc, avec ce changement qu'on a fait en mars,
on vient vraiment clarifier, un, le processus pour les municipalités, qui nous
avaient indiqué, justement, qu'elles étaient un peu laissées à elles-mêmes
concernant la procédure de vérification de la résidence principale. Donc, on
est venus... On a consulté les municipalités, l'UMQ, la FQM. Donc, on est
venus, justement, améliorer ce processus-là. On est venus aussi augmenter notre
accompagnement auprès des municipalités, là, pour leur permettre d'être bien
outillées, bien informées sur les procédures de vérification qu'elles peuvent
utiliser.
Dans le cas des établissements
d'hébergement touristique situés dans une copropriété divise, donc les condos,
dont l'exploitant... des locataires du lieu d'exploitation, bien, l'obligation
de fournir le consentement du propriétaire du syndicat de copropriété divise
lors de l'enregistrement initial et de renouvellement de cet enregistrement ont
été aussi instaurées. Donc, maintenant... parce qu'il y avait justement des
enjeux, là, au niveau des copropriétés, là, où certains propriétaires louaient,
justement, de l'hébergement de courte durée. Donc, maintenant, il y a une
obligation de fournir, justement, ce... de demander, justement, au syndicat de
copropriété, là, de fournir le consentement du propriétaire pour de tels
hébergements.
Il y a une modification aussi à
l'obligation d'affichage du certificat d'enregistrement. Donc, cet
affichage-là, à l'avenir, va être vraiment à la vue de la clientèle touristique
et non à la vue du public en général. Donc, à l'époque, c'était justement
installé dans l'entrée d'un immeuble d'appartements. Maintenant, ce
certificat-là doit vraiment être à la vue du visiteur ou du touriste, là, qui
loue l'hébergement, donc, à l'intérieur de la résidence qui est louée.
Donc, cette modification-là venait aussi
répondre à des enjeux d'application lorsqu'un immeuble, justement, qui compte
beaucoup d'établissements d'hébergement touristique devait afficher des
dizaines de certificats à l'entrée, alors, ce qui faisait en sorte qu'il était
en contravention avec les règlements d'affichage municipaux. Donc, c'est
important aussi de s'arrimer avec les règlements municipaux et c'est pour ça
aussi qu'on consulte beaucoup les municipalités, là, pour continuer le
processus d'amélioration.
Il y a aussi la possibilité pour les
exploitants de plusieurs établissements d'hébergement touristique de remplacer,
dans leurs publicités, dans leurs promotions, sur leurs réseaux sociaux, là,
l'affichage de tous leurs numéros d'enregistrement par seulement une mention à
l'effet que l'établissement en question est dûment enregistré, là, avec... en
vertu de la LHT. Donc, ça aussi, ça vient un peu alléger, simplifier, là, la
publicité qui est faite, la promotion qui est faite, là, de par... pour ceux
qui louent leurs <immeubles...
Mme Dionne :
...leurs
>immeubles. Donc... puis l'ajout, à des fins de précision, des médias
sociaux aussi, en plus des sites Internet, comme médias sur lesquels
l'affichage du certificat d'enregistrement est obligatoire, puis on trouvait
que... justement, tu sais, c'était pour éviter la confusion entre une publicité
ou une promotion sur un média social. Donc, maintenant, le numéro est
obligatoire, là, vraiment dans tous les types d'affichage, donc on s'améliore
en continu.
Donc, comme vous voyez, il s'agit juste de
s'ajuster quant à l'application de la loi, mais de consulter aussi nos
partenaires, de faire des vérifications sur le terrain, de.... justement,
d'entendre les préoccupations aussi de certains de nos partenaires comme Revenu
Québec, comme les municipalités, justement, là, quant à l'application de cette
loi-là. Puis les ajustements apportés, justement... tantôt, on parlait du taux
de conformité, où on est passé de 56 % à 88 %. Alors, c'est certain
qu'on vise la perfection, alors, on va continuer, là, de faire des
améliorations. Revenu Québec poursuit son travail d'inspection, on l'a vu tout
à l'heure avec les chiffres, là, quand même plus de 2 000 inspections
qui ont été faites. Donc, je pense qu'on... À titre indicatif aussi, au
31 décembre 2025, il y avait... on avait remis, je pense, plus de
2,5 millions de dollars en amendes. Alors, c'est quand même un
chiffre important. Alors, on peut dire que c'est mission accomplie, pour le
travail du gouvernement, et on reste à l'affût de d'autres préoccupations, de
d'autres enjeux qui pourraient être soulevés, là, quant à l'application de la
loi.
M. St-Louis : Merci beaucoup.
Ma dernière question, en fait, je vais me permettre un éditorial un peu chauvin.
Je connais les retombées économiques du programme Festivals et événements qui,
chez nous, se traduit, à Joliette, par le festival d'été de Lanaudière, qui est
un des plus grands festivals de musique classique en Amérique du Nord, ainsi
qu'à l'autre extrémité, toujours en musique, le Festival mémoires et racines,
qui est un festival de musique traditionnelle, qui, lui aussi, est de renommée
nord-américaine. Donc, moi, je les sens, je les vois, les retombées
économiques, chez nous. C'est un programme qui fonctionne très, très bien. La
collègue de Terrebonne, tout à l'heure, vous posait la question sur les
retombées en région. Moi, je... Quelles sont-elles, de façon générale, ailleurs
au Québec? Moi, là, je comprends, tu sais, Joliette, c'est un microcosme dans
toute notre belle grande province, donc...
Mme Dionne : Bien, c'est une
excellente question. Puis, vous savez, les festivals et événements, ça fait
partie de l'ADN des Québécois et des Québécoises. Ça nous permet de faire
rayonner notre culture, de mettre en valeur nos régions. Ce sont des attraits
aussi importants que l'hébergement, que la gastronomie. Chaque dollar investi,
justement, dans l'industrie touristique dans une région, bien, il y a 70 %
de ce dollar-là qui demeure en région, justement parce que ça... il y a des retombées
significatives pour les restaurateurs, pour les transports, pour, justement,
les commerces, différents commerces, les produits locaux. Donc, les gens
consomment. Il y a quand même aussi une part qui va... qui génère des retombées
fiscales pour le gouvernement. Donc, c'est vraiment générateur de revenus.
Et, selon les dernières études, justement,
l'industrie touristique est le secteur qui a le plus de retombées économiques,
là, pour les régions, qui a le plus d'impact au niveau des fournisseurs locaux
de chacune des régions. Donc, quand on investit dans les festivals, bien, on
investit directement dans une chaîne économique, justement, en région. Donc,
quand je vous disais, là, hébergement, restauration, transport, donc, ce sont
des gens qui consomment sur place. Ça permet aussi de prolonger les séjours, on
le voit, là, quand il y a différents événements, comme dans Lanaudière, vous
avez quand même plusieurs festivals et événements. On voit l'impact que ça a
aussi sur la rétention des touristes.
Donc, en terminant, M. le Président...
• (17 heures) •
Le Président (M. Ciccone) : 30 secondes.
Mme Dionne : 30 secondes.
Bien, je veux simplement remercier mes équipes, ma sous-ministre, nos PDG de
sociétés d'État, chefs de cabinet, toute l'équipe derrière mon cabinet ainsi
que le ministère. Merci à mes collègues, merci à mes collègues de l'opposition également
pour les excellentes questions. Alors, sur ce, M. le Président, je vous
remercie également pour votre...
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Merci beaucoup, chers collègues. Bravo pour vos premiers crédits, Mme
la ministre, et félicitations. Si on pouvait vous applaudir, on vous
applaudirait.
Adoption des crédits
Alors, le temps alloué à l'étude des
crédits budgétaires du portefeuille Tourisme étant presque écoulé, nous allons
maintenant procéder à la mise aux voix des crédits. Le programme 1,
intitulé Direction, administration et gestion des programmes, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Ciccone) :
Sur division.
Le programme 2, intitulé
Développement du tourisme, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Ciccone) :
Adopté sur division.
Le programme 3, intitulé Organismes
relevant du ministre, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Ciccone) :
Sur division.
Finalement, l'ensemble des crédits
budgétaires du portefeuille Tourisme pour l'exercice financier 2026-2027
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Ciccone) :
Sur division.
Documents déposés
En terminant, je dépose les réponses aux
demandes de <renseignements de l'opposition...
>
17 h (version révisée)
<17943
Le
Président (M. Ciccone) :
...aux demandes de >renseignements
de l'opposition.
Alors, compte tenu de l'heure, la
commission, ayant accompli son mandat, ajourne ses travaux au mercredi 3 juin,
à 15 heures, où elle entreprendra un autre mandat. Bon souper, tout le
monde. Merci beaucoup.
(Fin de la séance à 17 h 03)