Journal des débats (Hansard) of the Committee on Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources
Version préliminaire
43rd Legislature, 3rd Session
(May 5, 2026 au August 27, 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Thursday, June 11, 2026
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Vol. 49 N° 7
Clause-by-clause consideration of Bill 17, an Act mainly to amend the Act respecting natural gas storage and natural gas and oil pipelines in order to provide a framework for underground reservoirs and certain pipelines
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11 h 30 (version non révisée)
(Onze heures quarante-trois minutes)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources
naturelles ouverte.
La commission est réunie afin d'entreprendre
l'étude détaillée du projet de lo n° 17, Loi modifiant principalement la Loi...
Une voix : ...
Le Président (M.
Ciccone) : ... — s'il
vous plaît, merci — la Loi sur le stockage de gaz naturel et
sur les conduites de gaz naturel et de pétrole aux fins d'encadrer les
réservoirs souterrains et certaines conduites.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. M. Asselin (Vanier-Les Rivières) est remplacé par M. Gagnon
(Jonquière); M. Bussière (Gatineau); par Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac); M. Caron (Portneuf); par Mme Hébert
(Saint-François); M. Fortin (Pontiac); par Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce); et M. Bouazzi (Maurice-Richard); par Mme Zaga
Mendez (Verdun).
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Nous sommes maintenant rendus aux remarques préliminaires pour
lesquelles chaque membre dispose de 20 minutes. J'invite d'abord le
ministre délégué à l'Économie, aux Petites et Moyennes Entreprises à faire ses
remarques préliminaires. M. le ministre.
M. Bernard : Merci beaucoup, M.
le Président. Merci de votre présence. Bonjour, chers collègues, chers
collègues de l'opposition et également tous les gens du ministère qui nous accompagne
aujourd'hui. Mes remarques, M. le Président, vont être très brèves.
Premièrement, je voudrais remercier les collègues de l'opposition qui sont
présents aujourd'hui et qui ont accepté qu'on soit ici aujourd'hui pour faire
avancer le projet de loi. Je les remercie beaucoup puis je remercie le
personnel aussi du ministère qui ont donné, je pense, un excellent briefing,
breffage sur qu'est-ce qu'on veut faire.
Comme vous le savez, on ne reviendra pas
en arrière, là, M. le Président, le projet de loi, il a été déposé tôt, on sait
qu'il a été appelé tard. Mais, suite aux consultations, il y avait la
possibilité d'avoir, au moins, une voie de passage pour répondre aux attentes
des unions municipales, la FQM, l'UMQ et aussi l'Union des producteurs agricoles,
tout également en mettant un peu, avec les projets pilotes, un cadre
réglementaire pour permettre aux entreprises qui sont actives actuellement de,
s'ils le désirent, de poursuivre leurs travaux...
M. Bernard : ...alors, le
projet de loi initial prévoyait cette mise en place de projets pilotes, là, en
fait, pour permettre la transition entre... suite à l'adoption et la venue
ultérieure des règlements pour permettre d'avancer. Donc, qu'est-ce qu'on fait
aujourd'hui? Ce qu'on propose, c'est vraiment de garder éventuellement la
partie des projets pilotes pour permettre d'avancer, comme je vous ai dit.
Alors, je remercie les gens de
l'opposition d'être là aujourd'hui parce que c'est une attente. Tous les...
lors des consultations, tous les groupes présents soulignaient l'importance des
projets pilotes, d'une part, parce que ce sont des filières émergentes, qu'on a
peu de connaissances géologiques. On essaie des nouvelles technologies dont
aussi répondre aux attentes du milieu pour la consultation, et ça, c'est ce que
les projets pilotes vont permettre de faire. Le ministère... le ministre va
avoir l'autorisation éventuellement d'accorder des projets pilotes, mais suite
avec des consultations, avec les gens du milieu. Donc, c'est une belle avancée
aujourd'hui, puis je pense que c'est en attente. Alors, merci, puis j'ai hâte
aux échanges pour la suite du projet. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci beaucoup, M. le ministre. Je reconnais maintenant le porte-parole de l'opposition
officielle à faire ses remarques préliminaires. M. le député.
M. Kelley
: Merci
beaucoup. M. le Président. Je veux garder ça bref, mais, je pense, c'est
important de rappeler, ce n'est pas juste un manque de temps à la fin de cette session,
mais, si on regarde les dernières deux ans, le gouvernement de la CAQ était
informé qu'il faut agir pour mettre en place un cadre législatif pour la
capture de carbone. Puis on peut s'entendre que peut-être l'hydrogène naturel
arrivait un petit peu après, mais, quand même, ça fait un bon bout qu'on sait
que les entreprises s'intéressent à faire des projets au Québec et sur notre
territoire. Et, quand même, en 2023, l'écosystème DuGrisAuVert Thetford Mines a
sonné l'alarme qu'il faut commencer à regarder un cadre réglementaire qui va
être nécessaire pour les projets de captation et l'utilisation... utilisation
et capturation permanente du CO2. En 2024, l'entreprise Deep Sky a
décidé de choisir... son premier projet, Deep Sky Alpha.
Là encore, il n'y a pas de cadre
réglementaire en place, mais on sait que, quand même, l'industrie demande qu'on
avance dans le dossier. Après ça, il y a des discussions avec le gouvernement
que ça semble qu'il y a un intérêt d'aller de l'avant. 2025, le dossier continue
de se traîne au sein le gouvernement. La puck était passée entre le ministre de
l'Énergie... l'Économie, l'Innovation et l'Énergie, entre le ministère de
l'Environnement, le ministre des Ressources naturelles. Retour au MEIE. Pendant
ce temps, on n'avance pas pantoute. Oui, le gouvernement arrive avec un projet
loi en 2026, au début de février. Les réactions dans les médias, les titres
dans les journaux, c'est que le Québec va permettre la capture et le stockage
de carbone au Québec et on va l'encadrer ça. Il y a soulagement, tout le monde
dit : Bien, finalement, mais février 2026 versus juin 2026, on a le temps
d'adopter ça à l'Assemblée nationale. Mais on sait qu'entre janvier...
excuse-moi, février, M. le Président, et juin, c'est vrai, la première ministre
qui était l'ancienne ministre responsable pour le MEIE, a démissionné ses
fonctions comme ministre pour se présenter à la chefferie de la CAQ. Après ça,
c'était le ministre qui était responsable pour l'emploi et la solidarité, M.
Boulet, qui... ce n'était pas, excusez-moi, mais on sait... je pense qu'il
était responsable pour ça. Mais, quand même, le ministre et le député de
Trois-Rivières a pris la relève, ministre de deux grosses ministères, puis le
projet loi n'a pas avancé.
• (11 h 50) •
Le premier ministre du Québec a décidé de
suspendre les travaux, une prorogation de le Parlement pour cinq semaines. On
s'entend, c'est trois semaines des travaux parlementaires, parce que, quand
même, il y a eu, entre ce temps-là, des semaines pas prévues à l'Assemblée
nationale, des congés qui sont normal dans notre horaire parlementaire, mais,
quand même, on a manqué trois semaines. Puis, après ça, formation de le
nouveau... le Conseil des ministres. Le ministre est nommé, oui, a avancé
probablement dans les échéanciers le plus rapide que possible, qu'on a commencé
les audiences publiques avec les trois semaines qui restent... pas la première
semaine, mais la semaine après. Puis il était à l'écoute, j'avoue, il était à
l'écoute et a vu, avec un projet de loi de 84 articles. Il y a beaucoup
des amendements, des bonnes suggestions. Tout le monde était...
M. Kelley : …les mots qu'on a
entendus était d'accord, il faut faire les modifications. Mais on a manqué de
temps cette semaine, c'est sûr, d'adopter le cadre réglementaire que le
gouvernement… souhaité. Qu'est ce qui est dans le titre de le projet de loi qui
a été déposé le 17, excusez-moi, le 6 février, la Loi modifiant principalement
la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites du gaz naturel et de
pétrole aux fins d'encadrer les réserves souterrains et certaines conduites. Ce
n'est pas qu'est-ce qu'on va adopter aujourd'hui. On travaille là-dessus, c'est
sur vraiment des projets pilotes. Puis le ministre a raison, l'UMQ, l'UPA, les
Premières Nations, et quand même des différents groupes a dit : Un mieux
encadrement des projets pilotes n'est pas une mauvaise chose.
Alors, en place d'adopter quelque chose
qui est étouffé, qui s'était entendu par les acteurs dans l'industrie et quand
même les municipalités, quand même l'UPA, on va faire quelque chose qui est
plus limité. Mais je pense que c'est important juste de se rappeler cette
«timeline», M. le Président, parce que je sais quand même, après aujourd'hui,
certaines gens vont être déçus qu'on n'était pas capables… que nous sommes…
nous n'était pas dans la position d'adopter le projet de loi 17 comme il était
déposé avec les amendements.
Le ministre peut compter sur notre
collaboration aujourd'hui. Il a tout à fait raison que le breffage qu'on a eu
hier avec les fonctionnaires de le ministère était…c'était très bon, très
clair, il a répondu à nos questions quand même. Ils ont… nous ont envoyé une
réponse à nos questions ce matin. Je sais que les fonctionnaires de l'État
aussi travaillent très fort sur le projet de loi 17 pour produire un projet de
loi qui était… qui n'était pas bon, mais, ce n'est pas la question, ce n'était
pas un projet qui n'était pas bon, c'est juste un projet de loi qui a des
suggestions, des améliorations de la société civile, qui est tout à fait
normal. Mais je pense, sur le principe, tous les groupes a dit : On est
d'accord avec ce cadre législatif, avec certains changements. Alors, c'est
quand même… je dois laver mon chapeau à les fonctionnaires de l'État qui a travaillé
fort sur le projet de loi pendant deux ans, puis on espère qu'en octobre ou
novembre prochain, un gouvernement libéral va ouvrir le tiroir, puis sortir le
projet de loi, puis faire des ajustements, puis adopter quelque chose qui… que
les groupes sur le terrain veut vraiment et souhaite qu'on l'adopte le plus
rapidement que possible. Alors, merci beaucoup pour votre écoute, M. le
Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup, M. le député. Y a-t-il d'autres membres? Oui, Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce,
à vous la parole. Vous avez 20 minutes, si vous le voulez.
Mme McGraw : Je ne prendrais
pas 20 minutes, mais je prendrai un peu de temps. Écoutez, merci, M. le
Président. Et, pour compléter les… mon collègue de Jacques-Cartier, que
j'aimerais voir comme un futur ministre dans un gouvernement libéral,
d'ailleurs, je pense que le contexte est important. Je me sens un peu mal pour
le ministre parce que ce n'est pas lui, effectivement, qui est responsable de
ce… où est-ce qu'on est rendu aujourd'hui. Je pense que le contexte est
important. La première ministre était la ministre de l'Économie, de
l'Innovation et de l'Énergie, trois éléments clés sur ce projet de loi.
On a mis en place les conditions perdantes
et, comme mon collègue a souligné, il avait un «timeline» important, ce n'est
pas juste le fait que ça a été déposé en février et qu'on se retrouve quatre
mois plus tard suite à la course à la chefferie. On aurait pu l'appeler après
la prorogation, mais bien avant ça, comme a souligné mon collègue, en 2023, il
y avait une coalition qui s'est mis qui a dit au gouvernement : Ça nous
prend un cadre législatif. Et il y avait tous les ministres, les ministères
qui… qui ne se parlaient pas entre eux, puis on est rendu là. La première ministre
s'est même rendue à Thetford Mines en décembre 2024. Donc, 2023, on le savait.
2024, la première ministre se rend à Thetford Mines. 2025, on se retrouve entre
le ministère de l'Économie et le ministère de l'Environnement, le ministère des
Ressources naturelles, en tout cas, un peu partout. On ne procède pas, et
finalement, en février, on dépose ce projet de loi, mais on ne l'appelle pas
avant quatre mois. Donc, on se retrouve dans une très mauvaise position.
Puis le fait que le gouvernement pensait que
c'était possible de… d'adopter un projet de loi, on savait que les
consultations… s'ils auraient fait leur travail sur le terrain, ils sauraient
que les municipalités avaient des enjeux, que c'était perfectible. Alors,
c'était… en tout cas, je… je trouve que le fait de même penser que ce projet de
loi aurait pu être adopté à l'intérieur de quelques jours, avec des enjeux qui
ont été… des enjeux importants qui ont été soulevés, c'est un manque de
sérieux. Mais là, on se retrouve aujourd'hui, on a besoin d'un régime, tous les
groupes ont été d'accord. Je pense que c'est la majorité…
Mme McGraw : ...la totalité
des groupes qui ont été d'accord pour dire : ça nous prend un cadre
législatif. Je pense qu'aujourd'hui, devant les faits, il faut constater un
échec. On ne produira pas un cadre législatif qui a été essentiel pour avancer
ce nouveau régime. On... il faut constater cet échec.
Et en même temps, cet échec fait en sorte
que... Bon, c'est un échec au niveau des... dans la crise... au niveau de la
crise climatique, c'est le professeur Pineau, le Conseil consultatif sur les
changements climatiques qui ont dit : ce projet de loi, ça s'inscrit... ce
cadre législatif, ça doit s'inscrire dans la lutte contre les changements
climatiques. On comprend que 85 % des GES, c'est la réduction, mais un
15 % de GES... résiduels, on a besoin de la technologie dont le stockage,
séquestration du carbone pour aller chercher ce 15 %.
Donc là, on se met dans une mauvaise
position pour le Québec. Ça va être plus difficile pour le Québec d'atteindre
nos cibles climatiques. Ça, c'est dans un premier temps. Mais au niveau
économique... il y a des coûts économiques à ce grand retard et à cet échec de
faire... de mettre de l'avant un cadre législatif. Et là, on parle de projets
pilotes, on va voir avec le gouvernement, mais on a besoin d'un vrai cadre. Les
prometteurs... les promoteurs sérieux avaient besoin de prévisibilité. Les
municipalités avaient besoin de balises claires, les producteurs agricoles
avaient besoin de protection concrète et les communautés avaient besoin de
garanties. Les citoyens avaient besoin d'un régime transparent. Alors, ça va
être un cadre incomplet.
Ce qu'on propose maintenant, en tout cas,
on verra. On va travailler, comme mon collègue a étudié avec sérieux puis avec
rigueur, mais on comprend que c'est un recul majeur, puis c'est un échec au
niveau d'un cadre législatif. Et, suite à ça, il y a quand même des
implications... des implications économiques. Donc, j'aimerais... D'ailleurs,
on vient d'apprendre dans la presse aujourd'hui, dans un article de Julien
Arsenault, que Deep Sky, donc, c'est-à-dire l'entreprise, le promoteur qui
allait faire ce projet à Thetford Mines, il risque de mettre le cap vers l'Ouest.
On sait que Deep Sky, c'est une entreprise québécoise et qu'Investissement
Québec a mis 25 millions de dollars, des fonds publics, et ça risque maintenant
que c'est l'Alberta qui... qui va en bénéficier.
Puis c'est... ce n'est pas juste un
premier échec, c'est un deuxième échec parce qu'à cause du retard en 2024, si
je comprends bien, dans le... dans le «timeline», Deep Sky, en 2024, avait...
devait choisir l'emplacement de son tout premier projet, Deep Sky Alpha, et
puisque le cadre réglementaire n'était pas encore prêt, ils ont dû aller
ailleurs. Donc, ils vont où? Il y a déjà un cadre législatif et on comprend
qu'il y a des cadres législatifs dans six provinces. Alors, le Québec est très,
très, très en retard, malgré qu'on ait des entreprises qui sont à
l'avant-garde, mais le Québec, le gouvernement du Québec, on est très en
retard. Fait que je pense qu'il faut constater le contexte dans lequel on
travaille. Et justement, ce n'est pas rien, ce projet-là.
On se retrouve dans un projet de loi qui
est... en tout cas édulcoré, sinon dénaturé, mais on va faire notre travail.
Mais on parle maintenant du fait de... des crédits au fédéral, qui représentent
les deux tiers du coût... des coûts de ce projet-là, un projet majeur avec des
retombées qui allaient... qui pourraient aller jusqu'à 1,7 milliard de dollars,
si je comprends bien, pour le Québec et des emplois.
Donc, je souligne ça parce que le contexte
est important. Suite à ça, c'est ça qu'on va travailler. On va faire notre
travail d'opposition officielle. Nous sommes présents, au moins, on est là, on
est dans la salle, nous sommes présents pour faire notre travail. Je ne
souligne pas qui n'est pas là, mais je souligne le fait que nous, l'opposition
officielle et le Parti libéral du Québec, nous sommes présents.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée, vous ne pouvez faire indirectement ce que vous ne pouvez pas faire
directement.
Mme McGraw : Je retire...
Désolé, M. le Président...
Le Président (M. Ciccone) :
...vous n'êtes pas obligés de le retirer...
• (12 heures) •
Mme McGraw : ...nous sommes
là et on va travailler avec sérieux puis avec rigueur. C'est ça. Mais je
reconnais que le ministre et les fonctionnaires qui font un excellent travail,
on a un excellent «brieffage», breffage, hier. On n'a pas mis le ministre et le
ministère dans une position idéale, dans une très mauvaise position vis-à-vis
tous les intérêts, tous les enjeux où le Québec devrait être à l'avant-garde,
et on se retrouve derrière six autres provinces, et on risque de perdre, pas
seulement au niveau climatique, mais au niveau...
12 h (version non révisée)
Mme McGraw :… Économique. Mais
on va faire de notre mieux aujourd'hui. M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Merci beaucoup, Mme la députée. Est-ce qu'il y a d'autres interventions ? Non, ça va ? Alors, maintenant, nous
sommes prêts aux motions préliminaires. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui souhaite
présenter une motion préliminaire avant qu'on débute l'étude détaillée ? Non, ça va ? Parfait. Alors, la
commission est maintenant prête à prendre en considération l'article 1 du
projet de loi. Mais, je crois comprendre, M. le ministre, qu'il y a une… ah,
vous voulez suspendre ?
Parfait.
Une voix : Juste pour valider…
Le Président (M. Ciccone) : OK,
on va suspendre quelques instants. Merci, M. le ministre.
(Suspension de la séance à 12 h 01)
(Reprise à 12 h 02)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. M. le ministre, je crois comprendre que vous avez un
amendement, dès le début, à déposer. Je vais vous laisser la parole.
M. Bernard : Merci, M. le
ministre. Donc, le premier amendement que nous déposons, qui a été présenté aux
collègues, c'est de retirer les articles 1 à 49 du projet de loi. Et donc,
essentiellement, cet amendement propose de retirer des articles du projet
pilote qui ne sont pas en lien avec la mise en œuvre du projet pilote.
Le Président (M. Ciccone) : parfait.
Maintenant, petite nuance ici, parce qu'on enlève complètement un bloc alors que
les amendements, on change un article. Là, je dois demander le consentement aux
oppositions, si vous avez consentement. Est-ce que M. le ministre peut déposer
un amendement de la sorte ?
Consentement ? Parfait.
Consentement.
Une voix : Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Maintenant,
je veux juste aussi, avant de passer à l'article 50, si je calcule bien,
pouvez-vous nous expliquer l'étendard des articles, un résumé pour que les gens
qui nous écoutent comprennent ce que vous enlevez dans les articles 1 à
49, si vous voulez bien ?
M. Bernard : Oui, avec
plaisir, M. le Président. Puis, la meilleure personne pour le faire, c'est la
personne à ma droite qui est l'avocat du gouvernement qui est ici présent pour…
alors…
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que j'ai consentement pour entendre un spécialiste ? Oui ?
Vous présentez votre nom, s'il vous plaît.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Bonjour. Je suis Gabriel Tremblay-Parent. Je suis l'avocat légiste pour le
ministère de la Justice, pour le projet de loi. En fait, tu sais, il faut se
rappeler, là, qu'on a une loi modificative, donc, on a un projet de loi qui
venait modifier la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de
gaz naturel et de pétrole. Donc, on avait une série d'articles modificatifs,
mais aussi qui venait introduire des articles pour, grosso modo, encadrer la
recherche et l'exploitation de… des fluides présents naturellement sous la
couche arable. Donc, à titre d'exemple, l'hydrogène, mais également pour la
recherche et l'exploitation de réservoirs souterrains, donc le stockage de
carbone, à titre d'exemple. Et puis on avait, dans le projet de loi, un
mécanisme pour prévoir l'attribution de licences, donc, que ce soit nécessaire
d'avoir une licence pour rechercher ou pour exploiter un fluide ou un réservoir
souterrain. Donc, tout un processus d'attribution des conditions d'exercice. On
avait aussi un mécanisme…
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) :… de règlement des différends, là, pour la… la conciliation
des usages.
Puis, par la suite, on avait, aussi, des
éléments pour encadrer la réalisation de travaux sur le… le territoire.
Donc, un processus d'autorisation pour les
travaux à impact, pour les autres travaux et puis des obligations, là,
relatives à la fermeture de puits et à la restauration de sites, là, après les…
les travaux réalisés.
Donc, je… je pense que c'est… c'est,
grosso modo, ce que comportaient, là, les articles 1 à 49, là, qui sont…
qui se… qu'il est proposé de retirer par amendement.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Y a-t-il des interventions sur cet amendement ?
Monsieur le Député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, merci
beaucoup pour l'explication.
Mais j'ai… j'ai une question juste pour
tout le monde qui nous écoute. Alors, c'est le statu quo qui va continuer
d'exister, les articles qui sont là, on va juste faire continuer dans le vide
juridique, un peu, qui existe avec les… les industries ?
Pour les prochaines couples de mois. C'est
juste… on continue d'opérer, sauf pour les projets-pilotes.
On va encadrer les projets pilotes, mais
essentiellement, on… on enlève toute l'intention dans les articles 1 à 49,
des éléments qu'on va… bien, qui sont présentés pour encadrer un petit peu
l'industrie.
Alors, c'est juste bien que tu mon
comprend, ça va être le statu quo pour l'instant ?
M. Bernard : Si vous
permettez, Monsieur le Président, Maître voudrait continuer.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, en fait, il y a quand même des éléments qui sont…
qui sont proposés, là, et que… que vous verrez dans les amendements suivants,
là.
Donc, le… le remplacement de
l'article 50.
Donc, il y a quand même le… l'élément qui
est repris, qui était proposé, là, dans le projet de loi, qui est de… de… de
préciser que les… les fluides et les réservoirs souterrains présents
naturellement sous la couche arable font partie du domaine de l'État.
Donc, il y a quelque chose qui était… qui
était — d'ailleurs, là, j'ai écouté des consultations particulières qui ont
été… qui ont été soulignées.
Donc, c'est… je dirais que c'est la
première pierre qui permet, après ça, de… de proposer un encadrement par
l'entremise de projets pilotes.
Parce que c'est possible de… de venir
encadrer par des projets pilotes, dans la mesure où ça appartient à l'État, là.
Sinon, comme vous le dites, il n'y a juste
pas de… de règles applicables, là, de règles spécifiques parce qu'il y a, quand
même, aussi, des autorisations environnementales qui peuvent… qui peuvent être
requises.
Donc, je… je dirais que c'est ça, là, le…
le régime qui est proposé, là, dans le… le… les amendements qui sont soumis
aujourd'hui.
M. Kelley : Parfait.
Puis, merci beaucoup pour la précision.
Puis, on va poser la question sur le
sous-terrain, le terrain, et tout ça, dans la suite des choses.
Alors, on peut avoir une discussion juste
sur ce serait quoi, les implications ?
C'est peut-être une bonne chose. C'était
quelque chose que tout le monde a souligné et il faut le faire.
Une question un peu plus politique,
Monsieur le Ministre :
On sait, quand même — quand j'ai eu le… le
mémoire qui a été déposé pour le Conseil des ministres — on sait que… un des
objectifs de ce projet de loi, c'était de s'assurer les entreprises qui sont
dans la capture géologique de le carbone sont capables d'appliquer pour le
crédit d'impôt, le côté fédéral.
Peut-être, vous pouvez nous élaborer un
petit peu une stratégie.
Ces entreprises, qui, peut être, étaient…
le point d'appliquer pour un tel crédit d'impôt, est-ce que le gouvernement du
Québec peut intervenir pour aider eux autres d'une autre manière ?
Est-ce qu'il y a une façon que vous a…
regardé ?
On a, oui, vu, un petit peu, la mise en
garde d'une entreprise comme Deep Sky.
De votre part, est-ce que vous avez des
engagements, peut être, envers les industries qui existent au Québec, qu'on
veut s'assurer qu'ils peuvent garder leur compétitivité, puis, de convaincre
eux autres de rester au Québec ?
• (12 h 10) •
M. Bernard : Monsieur le
Président, je remercie le collègue de Jacques-Cartier pour la question.
Nous sommes… nous continuons à être en
discussion avec les gens de Deep Sky, d'une part, parce que… puis les
échanges vont relativement bien.
Puis, le point qui est important — puis
je… je comprends — les… les crédits d'impôt, par exemple, que le fédéral veut
offrir aux entreprises, c'est jusqu'en 2035.
Alors, donc, il y a une fenêtre, même s'il
y aurait un retard, probablement de l'ordre de six mois, parce que, si on
avait… adopté le projet de loi, le temps que la réglementation soit en place,
puis, on l'espère, que le prochain gouvernement, qui va arriver, va ramener le
projet de loi bonifié, parce que les consultations vont avoir permis de
bonifier le prochain projet de loi et de faire avancer la réglementation.
Donc, il y aura un retard, mais, quand
qu'on regardait, entre autres, avec l'exemple de Deep Sky qu'on a eu, là… la…
l'échéancier d'investissement qu'il voulait faire pour aller acquérir jusqu'au
maximum 630 millions de dollars, alors, selon nous, puis avec les
discussions, ils vont avoir le temps, en reprenant les travaux, de bénéficier
des… des crédits d'impôt du fédéral.
Et en même temps, le point important qu'il
faut souligner, Monsieur le Président, c'est qu'on ne fait pas un projet de loi
pour deux ans, OK ?
Le projet de loi qu'on fait n'est pas
seulement pour répondre aux…
M. Bernard : ...aux demandes
des groupes qui étaient déjà en place, mais le projet de loi est là pour mettre
en place de nouvelles filières pour les 50 et les 100 prochaines années. C'est
ça qu'il faut garder en perspective avec la loi, parce qu'on disait,
globalement, tous les gens ont reconnu que la géologie du Québec était
favorable. Puis, juste à titre d'info, dans mon volet de géologue, les roches à
Thetford Mines, ils datent de 480 millions d'années, puis ils ont été
amenés sur place pour former les Appalaches entre 300 et 250 millions
d'années. Alors, ils vont être encore en place au cours, je pense, des 50 et
100 prochaines années. Donc, de nouveaux joueurs pourront venir puis continuer
à développer la filière.
Alors, moi, je suis très confiant, on
regarde à long terme. Puis, pendant ce temps là, le projet pilote va venir
quand même sécuriser les communautés en place. Voilà. Alors... puis on est en
discussion avec Deep Sky pour la suite, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) :
Juste mentionner, là, on est sur le retrait des articles de 1 à 49, c'est
là-dessus. Alors, on continue la discussion.
M. Kelley
: Merci... Et
je sais qu'on est sur ça, mais ça relève aussi à le fait qu'avec ce qu'on est
en train de faire, M. le Président, on retire cette option, mais je pense que
c'est important. Vous avez raison, M. le ministre, le crédit d'impôt, ce n'est
pas pour demain, mais, quand même, pour les entreprises, ils sont en train de
calculer... calculer leur chiffre des affaires pour la suite. Mais vous avez
raison, et c'est aussi vrai, et il faut souligner, on ne fait pas ça juste pour
une ou deux entreprises, c'est pour créer un écosystème au Québec pour tout le
monde d'avoir la chance de lancer un projet.
Alors, on s'entendre là-dessus puis on va
suivre ça de près. J'ai apprécié la réponse de la ministre sur ma question.
Alors, merci beaucoup, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme McGraw : Oui, juste pour
enchaîner. Donc, c'est très vrai, ce n'est pas pour une seule entreprise ou
deux entreprises, mais on comprend qu'il y a... c'est avant-gardiste, c'est une
entreprise québécoise et c'est toute une filière. Puis, juste pour souligner,
pour les crédits au fédéral, ce n'est pas rien, ça représente
170 millions de dollars, c'est plus que la moitié des coûts de
300 millions. Et le crédit, oui, jusqu'en 2035, c'est 60 %, mais,
après 2035, si on attend, ça devient un 30 %. Donc, on n'optimise pas les
crédits fédéraux. Puis la question de mon collègue, c'est que qu'est-ce qu'on
envisage, vous êtes en discussion avec l'entreprise en question, mais on est en
situation déficitaire historique. Donc, j'espère que ce n'est pas pour mettre
des fonds publics du Québec, en tout cas, si on... pour remplacer le fédéral
qu'on aurait, qui aurait pu avoir sans des fonds publics québécois, en tout
cas, on n'a pas statué là-dessus. Mais, dans ces discussions-là, c'est... Ils
viennent de perdre le fédéral, là, beaucoup de fonds. Il y a déjà un
investissement de 25 millions de dollars qui a été fait
Investissement Québec. Donc, qu'est-ce qu'on envisage — je pense que
le public a le droit de le savoir — qu'est ce qu'on envisage en
discussion avec Deep Sky pour compenser cette perte? Sans un cadre législatif,
on comprend qu'ils ne vont pas pouvoir faire le projet au Québec. Il va
aller... il risque d'aller ailleurs, où il y a... des six provinces où il y a
un cadre législatif. Donc, est-ce qu'on peut comprendre la nature de ces
discussions pour le public?
M. Bernard : M. le Président,
bien, je suis content de la question. La première chose qui est importante, M.
le Président, c'est que les crédits d'impôt ne s'appliquent pas aux activités
réalisées aujourd'hui. Ils vont s'appliquer sur les activités futures. Alors
donc, on verra à ce moment-là. Puis, par la suite, 2035 ou autres, je ne peux
pas vous prédire, à ce moment-ci, qu'est-ce qui va se passer dans... dans neuf
ans, M. le Président. Donc, on travaille dans le cadre actuel, puis on prend
qu'est-ce qui concerne les discussions avec l'entreprise et autres, mais, à ce
moment-ci, ce sont des discussions confidentielles, M. le Président. Mais, ceci
étant, je reviens encore, l'objectif, c'est de mettre une filière à long terme.
Et, si on se rappelle, lors des
consultations aussi, plusieurs intervenants, ils ont mentionné qu'il faut avoir
une filière qui soit solide économiquement et qui ne repose pas essentiellement
et seulement sur des crédits d'impôt. Alors, comment la filière et les
investissements vont continuer dans le futur? Au moment qu'on se parle, on ne
le sait pas. Nous, l'objectif, c'est de mettre en place un cadre réglementaire,
d'une part, les projets pilotes en premier et, par la suite, de ramener un
cadre réglementaire et une législation bonifiée avec les ententes qu'on a eues
pour le futur. Et, par la suite, chaque entreprise qui va vouloir investir dans
cette filière-là, parce qu'une filière importante, les gens l'ont souligné, la
capture et la séquestration de carbone vont faire... vont être un ajout en
termes d'atteinte à la carboneutralité. Mais comment que la filière,
économiquement...
M. Bernard : … financièrement
et autres au cours des prochaines années suite au projet pilote, voir les
technologies qui fonctionnent. On ne peut pas le prédire. Nous, on travaille
sur un cadre réglementaire pour le futur. M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
M. le ministre, Mme la députée.
Mme McGraw : La question,
c'était de mon collègue, c'était concernant l'entreprise, le promoteur, mais
Thetford Mines, la ministre, la première ministre était là en décembre 2024 et
s'était engagé. Là, on entend même, même article dans La Presse, on cite le
maire de Thetford Mines. Donc, j'aimerais comprendre avec le retrait de ces
articles, qu'est-ce qu'on répond au maire Marc-Alexandre Brousseau, qui
dit : « On a une industrie de l'amiante qui a été fermée par le gouvernement.
Maintenant, que le gouvernement soit au rendez-vous pour aider une communauté
chez qui il a choisi de fermer une industrie ». Il continue. Il déplore de voir
les six provinces y encadrer le captage et la séquestration du carbone, pigée
dans l'enveloppe financière fédérale, alors que nous, je cite : « sommes
des spectateurs. Même si un projet peut venir s'installer chez nous ». Avec le
retrait de ces articles, qu'est-ce qu'on répond au maire?
M. Bernard : Je comprends la
question, M. le Président, parce que ce matin, effectivement, suite à
l'article, j'ai appelé le maire. Malheureusement, je suis tombé sur la boîte
vocale et je lui ai demandé justement de me rappeler. Alors, j'ai fait les
démarches, puis je suis en attente d'un retour pour expliquer vraiment au maire
de Thetford Mines qu'est-ce qu'on voulait faire, puis la situation à laquelle
on était, mais en même temps de le rassurer pour le futur. Les projets pilotes,
comme je vous ai dit et que je vais lui dire lorsqu'il m'appellera, c'est une étape
pour mettre en place une prochaine législation. Donc, j'attends son retour
d'appel, Mme la députée.
Mme McGraw : Mais on comprend
que, avec le retrait de ces articles, on ne parle plus de projets pilotes
concernant le stockage et le projet majeur pour Thetford Mines, ce qui était le
projet avec DeepSky, on comprend que même s'il y a d'autres projets pilotes et
c'est une bonne chose, l'entièreté, les retombées, l'impact communautaire,
économique. Ça, c'est on…, le retire pour l'instant, comme vous avez dit, le
ministre l'avait dit, on ne sait pas pour la suite des choses, mais pour
l'instant, c'est, c'est quand même un impact majeur sur Thetford Mines, ce
retrait de ces articles.
M. Bernard : M. le Président,
comme je disais, premièrement, puis qu'il faut rassurer, rappelez-vous que
l'UMQ, la FCM et autres ont demandé ce genre d'encadrement là. Au moins,
qu'est-ce qu'on va faire actuellement, va venir rassurer les populations, les
maires et autres en termes d'acceptabilité sociale. ÇA c'est un point vraiment
important parce qu'il n'y a rien actuellement. Si tout reste comme ça, il n'y a
définitivement rien. Mais les projets pilotes, donc, vont venir rassurer les
municipalités. Et l'autre chose, le point, quand l'anecdote que je parlais de la
géologie, Thetford Mines, avec les... puis même je pourrais dire tout la ligne
des Appalaches qui s'en va jusqu'à Val-des-Sources et autres. On a une géologie
hautement favorable. Alors, Thetford Mines est bien positionnée actuellement.
Donc, dès que le cadre va être en place dans…, ça prend un an. On regarde pour
les 50, 100 prochaines années et Thetford-Mines vas être bien positionné à ce
moment-là pour développer cette filière-là de captation et de séquestration
carbone. C'est dans cette perspective-là, M. le Président, qu'il faut regarder
ce qu'on fait aujourd'hui.
Mme McGraw : On est d'accord
pour dire que, si on aurait appelé le projet de loi, même il y a quelques
semaines, on aurait pu avoir les projets pilotes et le tout, tout le package, répondre
aux demandes des communautés, des municipalités. Fait qu'on comprend que les
projets pilotes, c'est nécessaire, mais non suffisant pour un vrai cadre
législatif. En tout cas, j'arrête là-dessus. Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup, Mme la députée. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Est-ce
que l'amendement qui retire les articles de 1 à 49 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Merci beaucoup. Alors, suivant la logique, nous allons à l'article 50.
M. Bernard : Merci, M. le
Président. Merci, M. le Président. Donc, je vais déposer un amendement à
l'article 50. Question de fonctionnement, est-ce que je le lis au complet puis
qu'on y aille?
Le Président (M. Ciccone) : Ce
que je vais vous demander de faire, c'est je vais vous demander de lire
l'article.
M. Bernard : Parfait.
Le Président (M. Ciccone) : Puis
après ça.
M. Bernard : On décidera.
Le Président (M. Ciccone) : Mais
non, vous lirez votre amendement aussi là. Il faut suivre les procédures.
M. Bernard : OK. Ah oui c'est
vrai.
M. Ciccone :Commencez par l'article 50.
• (12 h 20) •
M. Bernard : OK. Donc,
l'article 50, M. le Président, cette loi modifiée par l'insertion… après
l'article 207.1 du chapitre suivant, le chapitre 17.1, intitulé Projet pilote,
donc l'article 207.2 :
«Le gouvernement peut, pour une période d'au
plus cinq ans, qui peut être prolongé d'au plus de deux ans autoriser la mise
en œuvre…
M. Bernard :… d'un projet
pilote relatif à toute matière visée par la présente loi ou ses règlements dans
le but, selon le cas :
«1° d'étudier, d'améliorer ou de définir
des normes et des méthodologies;
«2° d'acquérir des connaissances
géoscientifiques ou de soutenir la recherche, le développement ou l'innovation,
notamment par l'essai de nouvelles technologies;
«3° d'entreprendre des travaux de
recherche à l'égard de filières innovantes.
«Le projet pilote autorisé détermine les
activités visées, les droits sur le territoire, le réservoir souterrain ou le
fluide ainsi que les normes et les obligations applicables dans le cadre de la
mise en œuvre de celui‑ci,
lesquels peuvent différer des droits, des normes et des obligations prévus par
la présente loi ou un règlement pris pour son application sans compromettre la
santé et la sécurité des personnes, la sécurité des biens et la protection de
l'environnement. Il détermine également les mécanismes de surveillance ou de
reddition de comptes applicables dans le cadre du projet ainsi que les
renseignements nécessaires à l'exercice de ces mécanismes qui doivent être
transmis au ministre par toute personne. Il peut également déterminer, parmi
les normes et les conditions applicables au projet pilote, celles dont la
violation constitue une infraction et fixer les montants minimal et maximal de
l'amende dont est passible le contrevenant. Les peines maximales fixées peuvent
notamment varier selon l'importance des normes ayant fait l'objet de la
contravention, mais ne peuvent excéder, dans le cas d'une personne physique, 1 000 000 $ et, dans les autres cas, 6 000 000 $. Le ministre publie le projet pilote
sur le site Internet du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de
l'Énergie. La personne autorisée à mettre en œuvre le projet pilote a droit
d'accès au territoire qui fait l'objet du projet pilote.
«Le projet pilote peut prendre fin ou être
modifié en tout temps avec l'autorisation du gouvernement. Le territoire visé
par un projet pilote est réputé avoir été déterminé par le gouvernement en
vertu du deuxième alinéa de l'article 16 et aux fins d'attribution d'une
licence.»
17 943 Le Président (M. Ciccone) :
Explications
M. Bernard : Bon, cet
article, M. le président, vise à permettre au gouvernement d'autoriser la mise
en œuvre de projets pilotes qui entrent dans le cadre de l'objet de la Loi. Un
tel projet pilote pourra être d'une durée de 5 ans qui peut être prolongée par
le gouvernement pour une période d'au plus 2 ans. Le projet pilote peut prendre
fin avec l'autorisation du gouvernement. Le gouvernement autorisera le projet
pilote via un décret qui sera publié à la Gazette officielle du Québec. En sus,
le détail du projet sera publié sur le site Internet du ministère.
Le projet pilote devra identifier
clairement, le cas échéant, les activités visées, les droits visés, le
réservoir souterrain ou le fluide concerné, les normes et les obligations des
personnes visées ainsi que les éléments qui dérogent du cadre législatif et
réglementaire en vigueur à ce moment. Des infractions pourront être prévues en
cas de contraventions aux normes et obligations. Le projet pilote ne devra pas
avoir pour effet de compromettre la santé et la sécurité des personnes, la
sécurité des biens et la protection de l'environnement. Des mesures de
surveillance et de reddition de comptes y seront prévues.
Soulignons enfin qu'une licence pourra
être attribuée par le ministre à la fin d'un projet pilote sans que le
gouvernement n'ait à déterminer le territoire en vertu du deuxième alinéa de
l'article 16 de la Loi, proposé par l'article 9 du projet de loi. Les
conditions d'attribution d'une licence prévues par règlement devront cependant
être respectées ainsi que toutes les autres normes applicables.
17
943
Le Président (M. Ciccone) :
Alors, prenez une gorgée d'eau, M. le ministre
M. Bernard : Oui, merci.
17 943 Le Président (M. Ciccone) :
Parce que vous allez devoir me lire l'amendement.
M. Bernard : Oui, et
allons-y. Donc, M. le Président, l'amendement proposé à l'article 50 (article 207.2
à 207,5 de la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz
naturel et de pétrole) :
Remplacer l'article 50 du projet de
loi par le suivant — puis je vais reprendre une gorgée d'eau.
Des voix :…
M. Bernard : Alors,
allons-y, donc : Remplacer... L'article 50 : Remplacer l'article 50
du projet de loi par le suivant :
La Loi sur le stockage de gaz naturel et
sur les conduites de gaz naturel et de pétrole est modifiée par l'insertion,
après l'article 207.1, du chapitre suivant :
«Chapitre XVII.1. Projet pilote.
«L'article 207.2. Le présent chapitre n'a
pas pour effet de permettre toute activité interdite en vertu de la Loi mettant
fin à la recherche d'hydrocarbures ou de réservoirs souterrains, à la production
d'hydrocarbures et à l'exploitation…
M. Bernard : ...de la saumure
(chapitre R-1.01).
«207.3. Les fluides, autres que l'eau, les
minéraux dans tout fluide et les réservoirs souterrains, dont les espaces
interstitiels, lorsque c'est fluide, ces minéraux ou ces réservoirs sont
présents naturellement sous la couche arable, font partie du domaine de l'État.
«207.4. Le gouvernement peut, après
consultation de communautés locales concernées, pour une période d'au plus cinq
ans, qui peut être prolongée d'au plus deux ans, autoriser la mise en œuvre
d'un projet pilote relatif à la recherche ou à l'exploitation d'un réservoir
souterrain ou de certains fluides dans le but, selon le cas :
«1° d'étudier, d'améliorer ou de définir
les normes ou des méthodologies;
«2° d'acquérir les connaissances de
géoscientifique ou de soutenir la recherche, le développement ou l'innovation,
notamment par l'essai de nouvelles technologies;
«3° d'entreprendre des travaux à l'égard
de filières innovantes.
«Le projet pilote autorisé détermine le
territoire d'application, les activités visées, les droits sur le territoire,
le réservoir souterrain ou le fluide ainsi que les normes et les obligations
applicables dans le cadre de la mise en œuvre de celui-ci, lesquels peuvent
différer des droits, des normes et des obligations prévus par la présente loi
ou un règlement pris pour son application sans compromettre la santé et la
sécurité des personnes, la sécurité des biens et la protection de
l'environnement. Il détermine également les mécanismes de surveillance et de
reddition de comptes applicables dans le cadre du projet ainsi que les
renseignements nécessaires à l'exercice de ces mécanismes qui doivent être
transmis au ministre par toute personne. Il peut également déterminer, parmi
les normes et les conditions applicables au projet pilote, celles dont la
violation constitue une infraction et fixer les montants minimal et maximal de
l'amende dont est passible le contrevenant. Les peines maximales fixées peuvent
notamment varier selon l'importance des normes ayant fait l'objet de la
contravention, mais ne peuvent excéder, dans le cas d'une personne physique, 1
million de dollars et, dans les autres cas, 6 millions de
dollars.
«Le ministre publie le projet pilote sur
le site Internet du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.
«La personne autorisée à mettre en œuvre
le projet pilote a droit d'accès au territoire qui fait l'objet du projet
pilote. Cependant, une terre privée ou louée par l'État, il doit obtenir
l'autorisation écrite du propriétaire ou du locataire au moins 5 jours
avant d'y accéder et au moins 30 jours avant d'y exécuter des travaux.
«Le projet pilote peut prendre fin ou être
modifié en tout temps par le gouvernement.
«Pour l'application du présent d'article,
le gouvernement tient notamment compte des retombées économiques anticipées,
des impacts sociaux et environnementaux et la présence de droits miniers.
«À la fin du projet pilote, les
renseignements transmis au ministre pour l'application du présent article sont
publics, sous réserve des restrictions aux droits d'accès prévues à
l'article 28 de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et
sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1). Le ministre
rend publics ces renseignements de la manière qui lui convient.
«207.5. Ne peuvent faire l'objet d'un
projet pilote averti en vertu de l'article 207.4 les réservoirs
souterrains et les fluides présents naturellement sous la couche arable, autres
que l'eau, situés dans les limites de la projection verticale de toute aire
protégée inscrite au... au registre prévu à l'article 5 de la Loi sur la
conservation du patrimoine naturel (chapitre C-61.01).»
Petite gorgée d'eau. C'est un bon exercice de
diction. Pour poursuivre l'article 207.5 : «Le ministre peut, aux
conditions qu'il fixe, permettre qu'un réservoir souterrain ou qu'un fluide
soustrait en vertu du premier alinéa puisse faire l'objet d'activités qu'il
détermine dans le cadre d'un projet pilote autorisé en vertu du présent
chapitre, après consultation du ministre du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs.»
Voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) :
Vous avez des commentaires, M. le ministre.
• (12 h 30) •
M. Bernard : À
l'article 207.2, donc, allons-y, M. le Président. L'article 207.2.
Cet amendement propose de reprendre l'une des dispositions proposées à
l'article 2 du projet de loi original visant à s'assurer qu'aucune
activité autorisée dans le cadre de la mise en œuvre d'un projet pilote ne
puisse avoir pour effet de permettre toute activité interdite en vertu de la
Loi mettant fin à la recherche d'hydrocarbures ou de réservoirs souterrains...
12 h 30 (version non révisée)
M. Bernard : ...à la production
d'hydrocarbures et à l'exploitation de la saumure (chapitre R-1.01). L'article
207.3, M. le Président. Cet amendement propose de reprendre l'une des
dispositions proposées à l'article 2 du projet de loi qui précise que les
réservoirs souterrains ainsi que les fluides présents naturellement sous la
couche arable font partie du domaine de l'État. Cette disposition ne vise pas à
interdire la réalisation d'activités de recherche ou d'exploitation de ceux-ci.
Elle permet notamment au gouvernement d'avoir une assise pour permettre l'encadrement
de certaines activités dans le cadre du projet pilote. Si on se rappelle, donc,
c'est des points que le maître à côté de moi avait mentionné qu'on allait
ramener.
L'article 207.4, M. le Président. Cet
amendement propose de reprendre l'habilitation pour la mise en œuvre de projets
pilotes proposée à l'article 50 du projet de loi. Il propose cependant que l'autorisation
délivrée par le gouvernement pour la mise en œuvre d'un projet pilote soit
conditionnelle à la consultation des communautés locales concernées. Aussi, il
propose que les autorisations particulières du propriétaire ou du locataire
soient requises lorsque le projet pilote se trouve sur une terre privée ou
louée par l'État.
Elle propose également que le gouvernement
doive notamment tenir compte des retombées économiques anticipées, des impacts
sociaux et environnementaux et de la présence de droits miniers avant d'autoriser
un projet pilote. Enfin, il propose que tous les renseignements transmis au
ministre de l'Économie et l'Innovation et de l'Énergie pour l'autorisation du
projet pilote par le gouvernement ou au cours de sa mise en œuvre auront un
caractère public à la fin de celui-ci. Au préalable, les renseignements
transmis seront encadrés par les dispositions de la Loi sur l'accès aux
documents des organismes publics et sur la protection des renseignements
personnels (chapitre A-2.1) applicables aux renseignements transmis par des
tiers. Finalement, M. le Président, l'article 207.5. Cet amendement reprend
les dispositions de l'article 82 du projet de loi qui empêche que les activités
de recherche ou d'exploitation de réservoirs souterrains ou de fluides ne
soient réalisées dans une aire protégée dans le cadre de la mise en œuvre d'un
projet pilote, sauf avec l'autorisation du ministre, après consultation du
ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de
la Faune et des Parcs. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Je
dois vous avouer que c'est le plus long amendement que j'ai eu en huit ans...
M. Bernard : J'ai...
Le Président (M. Ciccone) : Bien
sûr.
M. Bernard : M. le Président,
j'ai une note additionnelle...
Le Président (M. Ciccone) :
Ah!
M. Bernard : ...qu'on vient de
me transmettre. Mais elle est courte! Elle est courte.
Le Président (M. Ciccone) : Vas-y...
M. Bernard : ...m'assurer
qu'elle est courte...
Le Président (M. Ciccone) :
...allez-y.
M. Bernard : ...donc, une note
additionnelle à l'article 207.4, M. le Président. Comme l'indique l'article
207.4, le projet pilote autorisé déterminera les droits sur le territoire. Le
décret pourra prévoir si les droits sont exclusifs et prévoir, le cas échéant,
les conditions permettant l'exploitation d'un même réservoir souterrain. Il est
également prévu que le gouvernement pourra mettre fin ou modifier un projet
pilote pour des raisons particulières, par exemple, le non-respect des
conditions de mise en œuvre du projet pilote.
Évidemment, une telle décision devra être
prise en tenant compte des investissements qui auront été réalisés dans le
cadre du projet pilote et de manière à s'assurer d'offrir de la prévisibilité à
la personne autorisée. Celle-ci sera évidemment consultée et aura la
qualification de faire part au gouvernement de ses préoccupations.
Finalement, personnellement, comme
ministre, je suis d'avis que ce régime de projet pilote doit permettre une transition
vers des phases ultérieures d'exploitation dans le nouveau régime qui sera
prévu dans un projet de loi qui pourra être déposé par le prochain gouvernement.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que c'est possible d'envoyer votre... l'explication que vous venez...
M. Bernard : Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
...je ne pense pas que les oppositions l'ont...
M. Bernard : Non.
Le Président (M. Ciccone) :
...pouvez-vous l'envoyer à la Secrétaire?
M. Bernard : Oui, oui,
définitivement. Je peux la transmettre...
Le Président (M. Ciccone) :
...pour qu'ils puissent en prendre connaissance pour les discussions. Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement de M. le ministre?
M. Kelley : ...peut-être
juste une suggestion qu'on va... point par point pour notre discussion, puis,
après ça, on fait un vote sur l'amendement, puis l'article après que c'est
amendé. Juste... 207.2, c'est très clair. Et la pertinence, c'est juste de
répéter... On prend ces éléments qui étaient trouvés ailleurs pour juste
rassurer tout le monde qu'on n'est pas en train de faire une brèche dans la loi
existante sur les hydrocarbures.
M. Bernard : Exactement, c'est
vraiment le but de la manœuvre. Puis, à cet égard-là, donc, on voulait s'assurer
de ça, d'autant plus que le... certains anciens détenteurs de licence...
M. Bernard : ...en poursuite
avec le gouvernement. Donc, on veut s'assurer que, globalement, le tout va être
correct pour ne pas justement, nuire à qu'est-ce qui se passe actuellement puis
rassurer tous les gens.
M. Kelley
: Parfait.
Le Président (M. Ciccone) :
C'est beau?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. C'est beau. Est-ce que vous avez
un sous-amendement, monsieur...
M. Kelley
: Pas à cette
étape-ci, on va aller à 207.3.
Le Président (M. Ciccone) :
Mais c'est tout d'un...
M. Kelley
: Exactement.
C'est juste, on va point par point.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait.
M. Kelley
: Pour les
fluides et autres que l'eau... sur ce point-ci, j'imagine encore, c'est pour
répondre un petit peu à la demande. Bien, première des choses, ça va donner
l'État un certain pouvoir, j'imagine, de déterminer, comme pour les projets
pilotes, et protéger notre terre comme un État. Alors, je ne sais pas si vous
comprenez le sens de la question, mais c'était un élément qui était clé dans le
projet de loi qu'on amène dans les projets pilotes. Et c'est vraiment... ça
donne l'État quel type de pouvoir. Vous avez mentionné, dans la note
explicative, que... qu'on va avoir dans nos mains sous peu. Mais les questions,
c'est vraiment sur les types de pouvoir qu'on donne l'État pour bien gérer des
projets pilotes, j'imagine, M. le ministre.
M. Bernard : Mais... puis je
dois laisser...
M. Kelley
: C'est
parfait.
M. Bernard : ...je vais y
aller avant, mais, actuellement, il y avait un vide juridique en termes...
M. Kelley
: Exact,
exact.
M. Bernard : ...en termes des
réservoirs, qu'est ce qui était à l'intérieur des réservoirs, étant donné qu'on
va chercher de nouveaux fluides avec des minéraux dedans et autres. Cette
disposition-là n'existait pas. Et comme, par exemple, la loi des mines, les
métaux appartiennent au domaine de l'État. OK. Donc là, on arrivait où ce
n'était pas défini, et c'est ça qu'à ce moment-là on dit : Ça appartient
maintenant au domaine de l'État et non à l'exploitant futur qui pourrait aller
dans ces réservoirs là. Est-ce que vous pouvez compléter?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui, je peux compléter. Bien, en fait, effectivement, comme l'indique le
ministre, là, c'est vraiment... tu sais, finalement, c'est la pierre d'assise
pour pouvoir, après ça, permettre à des gens de réaliser des activités sur le
territoire, là, dans le sens que c'est important. C'est une disposition qui est
de portée générale, c'est-à-dire que ce n'est pas juste pour les projets
pilotes, on l'a déplacé dans la section, parce que c'est vraiment d'une
importance capitale pour le nouveau régime qui est prévu. Mais, de façon
générale, la disposition proposée vient... vient dire que tout ce qui est
fluide, autres que l'eau, sous la couche arable, fait partie du domaine de l'État,
les réservoirs souterrains, les fluides.
Donc, après ça, ça permet de donner des
droits par projet pilote puis, par la suite, de faire le prochain pas, qui va
être l'attribution qui pourrait être prévue dans un projet de loi qui serait
l'attribution de licences et autres.
M. Kelley
: OK,
parfait. Alors, c'est... on corrige le vide juridique, comme ce n'est pas juste
entendre des projets pilotes, on parle de tous les hydrogènes naturels au
Québec. Avant, ce n'était pas nécessairement le domaine de l'État. Et
maintenant... comme les métaux. Et maintenant on va dire, et c'est juste de
compréhension, on peut mettre ça dans un cadre des projets pilotes, quelque
chose qui s'applique à tout le territoire du Québec. Alors, on ne peut pas
avoir les forages pour aller chercher l'hydrogène naturel sans l'autorisation
du gouvernement. Parce que maintenant, avec cette clause ici, c'est écrit
clairement que ça appartient à l'État, puis vous devrez parler avec nous avant
que vous faites des forages. C'est bien ça ou est ce que je n'ai pas bien
compris?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Je vais compléter, parce qu'il y a quand même une nuance qui est importante,
dans le sens que c'est important, pour prévoir un cadre ou des des droits sur
le territoire, que ça fasse partie du domaine de l'État. Mais tant qu'il n'y a
pas d'interdiction formelle qui est prévue dans la loi, comme ce qui était
prévu à terme dans le projet de loi 17, ce qui était prévu, c'est que, à
partir du moment que toute la réglementation allait entrer en vigueur, mais là
l'interdiction de faire des travaux sans licence, sans autorisation, là ça
venait s'appliquer.
Là, pour l'instant, il n'y aura toujours
pas d'interdiction pour réaliser des activités sur le territoire, mais on donne
un cadre puis une option à ceux qui veulent réaliser des travaux pour être en
mesure d'avoir vraiment des droits confirmés sur le territoire, d'avoir un
cadre d'activité applicable puis éventuellement de pouvoir avoir aussi un droit
exclusif pendant la durée du projet pilote sur le territoire. Donc, c'est une
opportunité, mais ça demeure un régime transitoire, là.
M. Bernard : Parce
qu'éventuellement ce qui... quand il y aura la loi, à ce moment-là, ça va être
étendu à l'ensemble des futures licences et des droits.
• (12 h 40) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Bien, effectivement, ce qui était prévu dans le projet de loi, là, c'est que
l'ensemble de ce qui a été retiré, grosso modo, par le premier amendement
proposé, présenté par le ministre, qui a été adopté, c'était de retirer ce qui
allait éventuellement entrer en vigueur...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :5 …à
la suite de la prise des règlements pour le gouvernement, mais ce qui demeure
dans le projet de loi, c'est des éléments qui entraient en vigueur dès la
sanction. Donc, on garde la même approche en deux étapes. Mais là, évidemment,
on limite le nombre d'articles, là, à ce qui devait entrer en vigueur, à la
sanction. Donc, c'est la même approche de transition. On vient établir le
domaine de l'État, on donne une opportunité pour les projets pilotes. Puis là,
bien, ça va être au prochain gouvernement de voir s'il veut, lui, également,
prévoir le cadre complet, là, qui… pour entrer en vigueur à la suite de la
prise des règlements.
M. Kelley : Parfait. Puis, si
on peut faire une comparaison comme avec les «claims» miniers. Avant c'était
«claims», quelqu'un veut faire un forage, un puits pour voir quel type de…
bien, voir quel type des métaux est là, ou quelle grandeur à quelle échelle,
etc. Ici, c'est un peu maintenant la même chose qu'on mette des définitions
claires, est-ce que... est-ce que… c'est bien juste d'encore bien saisir et
comprendre, avec les miniers, ça va être la même chose ici, quelqu'un va
chercher de l'hydrogène naturel, ils vont faire un «claim» sur le territoire
puis après ça, avant qu'il va de l'avant, il y a comme un… une autorisation qui
doit être faite. Puis maintenant c'est à la domaine de l'État, comme les métaux
avant.
M. Bernard : Exactement. Si
on revient, par exemple, les ressources naturelles, M. le Président, les
ressources naturelles appartiennent à l'ensemble du Québec, OK, puis c'est géré
par la Couronne. Là, actuellement, ce n'était pas défini pour… pour l'hydrogène
naturel. Donc, quelqu'un aurait pu arriver, forer, trouver la… de l'hydrogène
naturel économique, puis lui dire que ça appartient. Et ça, on ne voulait pas
ça. Puis, en même temps, quand on pense aux métaux, par exemple, M. le
Président, les métaux, il y a des redevances associées à ça, il y a des retombées
pour le gouvernement. Donc, il fallait tout encadrer, ce secteur-là, qui
n'existait pas pour vraiment confirmer que la ressource appartient à l'État.
Puis, quand on donne une licence, c'est qu'on donne à un tiers le privilège de
l'explorer, de l'exploiter entre guillemets, au nom du gouvernement. Il faut
que ça soit encadré pour le futur.
M. Kelley : Non, c'est une
question très de base, mais qu'est-ce qui arrive quand ça devient parti de la
domaine de l'État? Ou au minimum, c'est de définir, puis je pense que vous avez
clarifié le tout pour moi. Alors, merci.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Avez-vous quelque chose à
déposer, M. le…?
M. Kelley : Oui. Bien, pour
207.4, on a un sub-amendement.
Le Président (M. Ciccone) : Mais
on… l'amendement de l'article… on va l'étudier en bloc. Ça fait que ce n'est
pas… ce n'est pas par paragraphe. Donc, si vous voulez, il faut aller de haut
en bas, ce n'est pas par… par paragraphe.
M. Kelley : Non, non, je
comprends, mais on va faire ça maintenant parce qu'on arrive à la discussion.
Le Président (M. Ciccone) :
OK, parfait.
M. Kelley
: Alors, on a
quelque chose à transférer au Secrétariat.
Le Président (M. Ciccone) : On
a reçu l'amendement? Parfait. On va le mettre à l'écran.
Des voix : …
Le Président (M. Ciccone) : Veuillez
bien nous en faire la lecture, M. le député, s'il vous plaît.
M. Kelley : Oui, et M. le
Président, est-ce que vous voulez que je lise juste le paragraphe ou vous
voulez que je lise tout le… je n'ai aucun enjeu, juste de lire comme le
paragraphe où on fait les modifications.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que… est-ce que j'ai le consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) :
Consentement. Allez-y, M. le député.
M. Kelley : Alors, notre
proposition de sous-amendement est « L'article est modifié et se lirait comme
suit : « « 207.4. Le gouvernement peut, après consultation des communautés
locales notamment, les villes, les municipalités régionales de comté, et les
communautés autochtones concernées, pour une période d'au plus cinq ans qui
peut être prolongée d'au plus deux ans, autoriser la mise en œuvre d'un projet
pilote relatif à la recherche ou à l'exploitation d'un réservoir souterrain ou
de certains fluides dans le but, selon le cas » etc, etc.
Alors, messieurs, le ministre a raison…
Le Président (M. Ciccone) : M.
le député, juste lire le premier en haut, là. Ça, c'est important.
M. Kelley : Excusez-moi. «
Modifier l'amendement proposé à l'article 50 du projet de loi introduisant
l'article 207.4 de la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites
de gaz naturel et de pétrole par l'insertion dans le premier alinéa, après
«locales» de «, notamment, les villes, les municipalités régionales de comté,
et les communautés autochtones». Merci beaucoup, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Je
vous laisse aller.
M. Kelley : Oui. Alors, M. le
ministre, c'est l'enjeu que j'ai quand même soulevé avec les fonctionnaires
pendant le breffage, mais on sait souvent, on a entendu des différents groupes
ou quand même reçu un mémoire, des fois qu'on peut préciser…
M. Kelley :… Dans un… qu'on
parle de communautés locales avec des précisions qu'ici, on parle des villes,
des municipalités régionales, de comté et des communautés autochtones. On
rassure beaucoup de monde. Quand même, je sais que j'ai eu les explications que
ça relève déjà d'une loi ou ça s'est défini dans les autres sections, mais je
ne sais pas pour les gens qui nous écoutent, qui nous suivent. Peut-être, on
peut rassurer les gens si on ajoute ces mots-là, mais je vous écoute, c'était
juste une suggestion de notre part. Ce n'est pas la première fois que j'ai eu
des débats sur certaines informations d'une phrase qui est similaire, qu'on
juste laisse ça aux communautés locales.... généralisé, mais peut être avoir un
peu de précision va rassurer les gens qui ont présenté devant nous pendant des
audiences publiques.
M. Bernard : parfait, M. le
Président, je remercie le collègue pour sa proposition d'amendement et, si vous
le permettez, M. le Président, on suspendrait, parce que les gens qui
m'accompagnent auraient des suggestions à discuter avec le député de
Jacques-Cartier. Alors, s'il vous plaît… suspendre, s'il vous plaît.
M. Ciccone :
parfait. On va suspendre quelques instants, s'il vous plaît. Merci…
(Suspension de la séance à 12 h 46)
(Reprise à 12 h 59)
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Nous sommes de retour maintenant, il y a eu une entente entre la
partie gouvernementale et M. le député de Jacques-Cartier. M. le député de
Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, M. le
Président. Avec le temps qui nous reste, je vais retirer mon sous-amendement.
Puis, après le «lunch», je reviens avec une autre suggestion que j'ai travaillé
avec les fonctionnaires et le ministre.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Consentement pour retirer le sous-amendement?
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Oui. Consentement. Parfait. Il s'est retiré et, après le «lunch», vous allez
revenir avec un nouvel sous-amendement, c'est ça? Parfait. Alors, collègues, je
vous remercie pour votre collaboration. Compte tenu de l'heure, je suspends les
travaux jusqu'à 14 h. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h (version non révisée)
(Reprise à 14 heures)
Le Président (M. Julien) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie
et des ressources naturelles. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de
loi n° 17, Loi modifiant principalement la Loi sur le stockage de gaz naturel
et sur les conduites de gaz naturel et de pétrole aux fins d'encadrer les
réservoirs souterrains et certaines conduites. Lors de la suspension de nos
travaux, nous étions à l'étude…, le député de Jacques-Cartier avait indiqué son
intention de déposer un sous-amendement à l'amendement proposé par le ministre
à l'article 50 du projet de loi. M. le député, la parole est donc à vous.
M. Kelley : Merci beaucoup, M.
le Président. Alors, je veux déposer un sous-amendement après des discussions
avec le gouvernement. Je pense qu'on a trouvé un bon terrain d'entente sur la
proposition que j'ai faite plus tôt ce matin. Alors. Insérer, dans le premier
alinéa de l'article 207.4 de la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les
conduites de gaz naturel et de pétrole proposé par l'amendement à l'article 50
du projet de loi après « communautés locales concernées », « incluant notamment
les municipalités et les communautés autochtones ». Alors, l'article modifié se
lira comme suit : « 207.4, Le gouvernement peut, après consultation des
communautés locales concernées, incluant notamment les municipalités et les
communautés autochtones, pour une période d'au plus cinq ans, qui peut être
prolongée d'au plus de deux ans, autoriser la mise en œuvre d'un projet pilote
relatif à la recherche ou à l'exploitation d'un réservoir souterrain ou de certains
fluides dans le but, selon le cas. Et. etc., etc. Je vais éviter de lire le
reste de l'article qui est pas mal complet.
Le Président (M. Julien) : J'allais
vous le proposer.
M. Kelley : Alors, c'est ça, M.
le Président, et je vais laisser le ministre peut-être intervenir pour voir s'il
va accepter le sous-amendement.
M. Bernard : M. le Président,
c'est avec plaisir, après discussion, que nous acceptons le sous-amendement
déposé par le député de Jacques-Cartier.
Le Président (M. Julien) : Parfait.
Donc on va passer au vote. Alors, s'il n'y a pas nos interventions, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que le sous-amendement du député de
Jacques-Cartier est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Julien) : Merci.
Super.
M. Kelley : … M. le Président,
parce que, dans l'amendement du ministre, on voit un petit peu point par point.
Alors, on se dit que maintenant on est rendus à.
Le Président (M. Julien) : Donc,
on retourne à l'amendement.
M. Kelley
: Oui.
M. Bernard : 207.5.
M. Kelley : C'est ça. C'est
ça, exactement.
M. Bernard : Le dernier
alinéa de l'article 50.
Le Président (M. Julien) : Je
ne sais pas, en retournons à l'amendement du ministre.
M. Kelley : Puis. Oui.
M. Bernard : Ah oui.S'cuse,
c'est vrai que c'est un amendement. Excusez-moi, monsieur.
M. Julien : J'arrive à peine,
là, mais il me semble que c'est là qu'on en était.
M. Bernard : Exactement.
Donc.
Le Président (M. Julien) : M.
le ministre, je vous écoute.
17951
M. Kelley
: Alors, je pense que,
sur le 207.4, excusez-moi.
17855 Le Président (M. Julien) : Oui.
M. Kelley
: Juste
rapidement, c'est pas mal après ça. Oui c'était une question. Euh excusez-moi,
les peines maximales, je pense que c'est entre 1 million dollars et 6 millions.
C'est pas mal j'imagine, c'est normal pour les pénalités qui sont données à des
gens qui ne respectent pas des critères mis de l'avant par le gouvernement.
M. Bernard : Je vais laisser,
si vous voulez, M. le Président, Me Tremblay-Parent répondre s'il vous plaît.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui, bien, en fait, c'est la…, bracket qui est déjà prévue dans la loi qui, qui
est reprise finalement, là, pour les infractions de nature réglementaire. Et
puis tu sais, ça correspond, là, tu sais, on fait toujours des analyses
comparatives au niveau du ministère de la Justice pour s'assurer que le niveau
d'amendes correspond à ce qui est prévu dans les lois au niveau des ressources
naturelles et d'environnement.
M. Kelley : Donc, merci
beaucoup, maître Tremblay. Et puis une question un petit peu aussi, c'est sûr, quand
je regarde si je suis dans la note additionnelle que nous avons reçue, c'est le
non-respect des conditions de mise en œuvre d'un projet pilote. Quels types de conditions
sont commis à une entreprise pour un projet pilote? Je n'ai pas besoin nécessairement
une liste détaillée, mais j'imagine, si jamais il y a une entreprise qui
contrevient vraiment il ne respecte pas en tous les cas une décision qui est
mise devant par le ministère. Si je pense ça possible, juste avoir des
exemples, j'imagine, c'est lier souvent à l'environnement puis qu'est-ce qui est
fait sur le terrain?
M. Bernard : L'environnement
est vraiment un bon exemple, toute la réglementation là-dessus. Tantôt…,
antérieurement on parlait de la Loi de protection du territoire agricole. Donc,
des exemples, cette nature, puis Maître Tremblay-Parent pourrait compléter, M.
le Président
Le Président (M. Julien) : Certainement.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui. Bien, en fait, tu sais, il faut avoir en tête…, le ministre expliquait ce
matin que c'est ce qui s'applique en matière de loi sur…
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : …
la protection des terres agricoles.
Au niveau de la Loi sur la qualité de
l'environnement, ça continue de s'appliquer en parallèle.
Là, ici, on vient plus encadrer, disons,
la réalisation des travaux qui découleraient du projet pilote.
Donc, là-dessus, on peut penser la
transmission de rapport, tu sais, les périodes où doivent être réalisés les
travaux, les obligations techniques, là, mettons, pour sécuriser les activités.
Donc, tout… tout ce qui serait prévu dans
un régime d'autorisation de… de travaux, là.
Et, donc, ça devrait être prévu dans le…
dans le projet pilote, puis il va y avoir des infractions qui pourraient être
prévues, là, en fonction du… du niveau de gravité des infractions, puis des
obligations applicables.
M. Kelley : Parfait.
Puis, le lien que j'ai… j'ai fait avec le…
le niveau de l'amende et tout ça, on sait, Monsieur le Ministre, qu'on a
entendu de différents groupes qui étaient un peu préoccupés avec la question de
la sécurité, parce qu'on parle d'un gaz naturel hydrogène et, quand même, la…
la capture de la carbone, bien, il y a des risques.
Je pense que les… les… un des mémoires a
mentionné, au minimum, un projet de stockage de carbone aux États-Unis a
résulté dans… a causé une… une… une vraie enjeu, pas… enjeu, mais quand même,
il y a eu un accident, puis il y a eu le CO2 qui était émis dans la…
l'atmosphère.
Mais, bref, le point que je veux faire,
c'est juste, les gens ont soulevé les enjeux de sécurité, en général, puis,
j'imagine, ça, c'est pourquoi on veut souligner ce point qui est super
important, c'est quand même des projets pilotes.
Il y a des lois au Québec, il faut les
respecter, puis on est en train de, quand même, encadrer une équipe, comme
hydrogène et hyperexplosif.
Alors, il faut être… il faut avoir les
bonnes lois autour de tout ça.
M. Bernard : Vous avez
entièrement raison, Monsieur le Député. Monsieur le Président, on en
parlait, justement, un… un cas qui me concernait, QIMC, qui étaient au Témiscamingue…
qui sont… qui ont fait des forages là, qui sont laissés là.
Actuellement, ils sont libres, il n'y a
pas… ils ne sont pas… fermés… bloqués pour des émanations et autres.
Donc, ce sont des… des choses pour
lesquelles, éventuellement, un projet… projet pilote va devoir mettre en œuvre
pour s'assurer que… qu'il y ait des règles dans les travaux.
Et c'est la beauté des projets pilotes à
cet égard là, parce que c'est nouveau, s'assurer qu'à ce moment-là, les travaux
qui vont être faits, le terrain, et autres, puissent rassurer les gens, les
communautés, puis respecter toute la réglementation autour… actuelle du
gouvernement, mais surtout, surtout, en termes d'acceptabilité sociale.
Ça va être important que les entreprises
suivent les directives que le gouvernement va être très sensible à mettre en
œuvre à toutes les fois qu'ils vont… les quelques fois qu'ils vont donner ou à
octroyer un projet pilote, Monsieur le Président.
M. Kelley : Merci beaucoup.
Juste une dernière question, Monsieur le
Ministre, sur le 207.4.
Dans un paragraphe, on parle… « Le projet pilote peut prendre
fin ou être modifié en tout temps par le gouvernement. Pour l'application du
présent article, le gouvernement tient notamment compte des retombées
économiques anticipées, des impacts sociaux, environnementaux et le droit des
présences miniers »
juste… j'imagine, ça, c'est pour quand
votre ministère est en train de faire une évaluation d'un projet de pilote.
Des questions comme les retombées
économiques pour prendre en considération les emplois que ça va créer, mais,
quand même, l'analyse de toute l'industrie ou tout le projet potentiel, est-ce
que ça, c'est comment ça marche ?
• (14 h 10) •
M. Bernard : Je vais laisser…
je ne sais pas si vous avez une explication, mais moi, je peux vous dire,
exemple, en termes de retombées, on parlait, entre autres, puis... puis, les
communautés l'ont demandé, en termes d'emplois, mais des fois, aussi, si on
prend l'exemple de l'éolien ou… ou du solaire, actuellement, quand qu'une
entreprise sur le terrain s'organise, puis le… des… des retombées qui peuvent
être soit monétaires, une participation, de l'emploi et autres.
Donc, surtout, je dirais, à l'étape d'un
projet pilote, quand qu'on est au… à l'étape plus exploratoire et non l'étape
d'exploitation, c'est certain qu'à ce moment-là, les retombées sont plus en
termes d'emplois, utiliser les communautés, les entrepreneurs locaux, etc., et,
peut être, quelques retombées auprès des municipalités et des MRC.
Mais les grandes retombées vont être
vraiment plus si le projet, éventuellement, évolue vers… vers un… une étape
d'exploitation.
L'autre chose qui est importante, aussi,
habituellement, en termes de retombées, habituellement, si les gens, par
exemple, prennent des ententes avec… avec les propriétaires terriens sur les
lots privés.
Puis, comme on le faisait, dans le cadre
de… de l'exploration minière, on signait des ententes avec les propriétaires
terriens pour avoir l'accès, mais aussi des ententes en termes de
dédommagement, restauration du site et autres, pour s'assurer que le tout se
faisait correctement, puis au bénéfice, puis à la...
M. Bernard :… Action, entre
autres, des propriétaires terriens. Donc c'est toute cette… en… qu'est ce qui
me concerne, c'est tout ça qui doit être mis en place, puis, ça va faire partie
de l'acceptabilité sociale du milieu pour accepter des projets de cette
nature-là, si on veut qu'elle aille d'avant sur le terrain.
M. Kelley : Ça, ça répond
bien à ma question.
Le Président (M. Julien) : Donc,
ça fait le tour. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement de
l'article 50 ?
Une voix : ...sur 7.5 cinq,
non, je ne vois pas. C'est… non, je n'ai pas de questions.
Le Président (M. Julien) : Parfait.
Donc, s'il n'y a pas d'autres interventions, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'amendement amendé est adopté ?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Julien) :
Merci. Donc, maintenant, nous allons passer à l'article 50 lui-même.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 50 ?
Une voix : Pas d'autres
interventions
Le Président (M. Julien) : Donc,
s'il n'y a pas d'autres interventions, nous allons procéder à la mise à voix de
l'article 50. Est-ce que l'article 50 est adopté ?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Julien) : tel
qu'amendé ?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Julien) :
Merci. Donc, maintenant, je crois, M. le ministre, qu'on s'en va sur les
articles 51 à 80. De mémoire, vous aviez une proposition à nous faire. Je
vous écoute.
M. Bernard : Oui,j'ai…
M. le Président. Donc, on dépose un nouvel amendement pour… sur le projet de
loi n° 17. Donc, l'amendement se lit comme suit, M. le Président. Donc,
articles 51 à 80, retirer les articles 51 à
80 du projet de loi.
Commentaire : Cet amendement propose de
retirer des articles du projet de loi qui ne sont pas en lien avec la mise en
œuvre de projets pilotes.
Et voilà. Puis, comme on a fait dans le premier
cas.
Le Président (M. Julien) : Maître
Tremblay va quand même nous expliquer
M. Bernard : Exactement
Le Président (M. Julien) : au
niveau de la nature de ce bloc-là. Maître Tremblay, on vous écoute.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
bien, en fait, le premier bloc 1 à 49, on était…
Le Président (M. Julien) : Excusez-moi,
excusez-moi, on me dit qu'on a besoin du consentement avant de commencer. J'ai
consentement ? Oui ? Merci. Maître Tremblay.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui. Donc, préalablement, on a vu les articles 1 à 49, on était
dans le noyau dur, là, du projet de loi. Donc vraiment plus les… tu sais,
l'encadrement des activités sur le territoire-là, on est vraiment plus dans de
la concordance. Donc, les ajustements qu'on faisait à la Loi sur les mines, à
la Loi sur les… tu sais, au niveau environnemental, ces choses-là qu'on devait
faire pour faire atterrir le régime complet, là, qui étaient prévues justement
dans les articles 1 à 49. Donc là, évidemment, on n'a pas besoin de faire
la concordance si le principal est retiré.
Des voix :…
Le Président (M. Julien) : Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires…
Une voix : C'est correct.
Le Président (M. Julien) : ...d'autres
commentaires sur l'amendement proposé ?
M. Kelley : Hier, on a fait
notre briefage.On a fait un petit peu l'article… pas l'article par
article, mais, dans le tableau, on a vu où on rentre dans une phase de beaucoup
de concordance. Alors, nous avons bien compris l'objectif de cet amendement,
quand même, hier.
Le Président (M. Julien) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement proposé ? Donc, je comprends... Je n'ai
plus le texte, mais c'est la même chose. On est prêt à le mettre aux voix. Est-ce
que l'amendement proposé est adopté ?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Julien) : Je
vous remercie. Donc, les articles 51 à 80 sont retirés, ce qui nous amène
à l'article 81, M. le ministre.
M. Bernard : Merci, M. le
Président. Donc, l'article 81, M. le Président, se lit comme suit les
demandes pendantes d'autorisation pour un projet pilote visé à
l'article 43 de la Loi mettant fin à la recherche d'hydrocarbures ou de
réservoirs souterrains, à la production d'hydrocarbures et à l'exploitation de
la saumure (chapitre R‑1.01)
transmises avant le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi)
sont continuées et décidées en vertu du chapitre XVII.1 de la Loi
encadrant les réservoirs souterrains et certaines conduites (chapitre S‑34.1), édicté par l'article 50
de la présente loi.... Ça doit vous rappeler des souvenirs, M. le Président.
Le Président (M. Julien) : En
effet.
M. Bernard : Alors donc,
commentaire sous cet article.
Cet article vise à éviter qu'un projet pilote pour
lequel une personne a fait une demande en vertu de la Loi mettant fin à la
recherche d'hydrocarbures ou de
réservoirs souterrains, à la production
d'hydrocarbures et à l'exploitation de la saumure (chapitre R‑1.01), dont le régime de
projets pilotes est abrogé par
l'article 71 du projet de loi, doive faire
l'objet d'une nouvelle demande en vertu de l'article 207.2 de la Loi
encadrant les réservoirs souterrains et certaines conduites (chapitre S‑34.1), proposé par l'article 50
du projet de loi. En effet, ces deux régimes peuvent viser la même, mise en œuvre,
pardon, d'un projet visant à expérimenter différentes formes d'utilisation d'un
réservoir souterrain…
M. Bernard : … parfait.
Le Président (M. Julien) :
Merci. Donc, je comprends également, M. le ministre, que vous avez un
amendement.
M. Bernard : Un amendement à
l'article 81 M. le Président.
Le Président (M. Julien) : L'amendementa été soumis?
La Secrétaire
: Oui.
M. Bernard : Oui, Merci.
Le Président (M. Julien) : On
vous écoute, M. le ministre.
M. Bernard : Merci, M. le
Président. Donc, l'article 81, on propose ce qui suit à l'article 81 du projet
de loi : Premièrement, remplacer « Loi encadrant les réservoirs
souterrains et certaines conduites » par « Loi sur le stockage de gaz naturel
et sur les conduites de gaz naturel et de pétrole ».
Deuxièmement, ajouter à la fin la phrase
suivante : « Un tel projet pilote est cependant autorisé par arrêté du ministre
de l'Économie, de l'Innovation, de l'énergie, publié à la Gazette officielle du
Québec, après consultation du ministre du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs ».
Ajouter, à la fin de l'alinéa
suivant : « Un projet pilote autorisé en vertu du premier alinéa peut
viser un, puis faisant l'objet de l'obligation de fermeture et de restauration
de sites prévus à la Loi mettant fin à la recherche d'hydrocarbures ou de
réservoirs souterrains, à la production d'hydrocarbures et à l'exploitation de
la saumure (chapitre R-1.01). Le cas échéant, il détermine la personne
responsable de la fermeture définitive de puits et de la restauration de site
conformément aux dispositions de cette loi, avec les adaptations nécessaires,
ainsi que les délais impartis pour réaliser ces travaux».
Alors, M. le Président, cet article, cet
amendement, pardon, propose d'abord de prévoir qu'une demande d'autorisation
pour la mise en œuvre d'un projet pilote déposé en vertu de la loi mettant fin
à la recherche d'hydrocarbures ou de réservoirs souterrains, à la production
d'hydrocarbures et à l'exploitation de la saumure avant la date de la sanction
du projet de loi est continuée et décidée en vertu du nouveau régime de projet
pilote prévu à l'article 207.4 de la loi proposée à l'article 50 du projet de
loi. L'amendement prévoit que c'est le ministre de l'Économie, de l'Innovation
et de l'Énergie qui pourra donner une telle autorisation, comme cela devrait
être le cas pour une telle demande faite en vertu de la loi mettant fin à la
recherche d'hydrocarbures ou de réservoirs souterrains, à la production
d'hydrogène et, pardon, à l'exploitation de la saumure, même si ce nouveau
régime exige en règle générale l'autorisation du gouvernement. Cet amendement
propose également qu'un projet pilote autorisé de la manière prévue à cette
mesure transitoire puisse viser des puits faisant l'objet de l'obligation de
fermeture et de restauration de sites prévus à la Loi mettant fin à la
recherche d'hydrocarbures ou de réservoirs souterrains, à la production
d'hydrocarbures et à l'exploitation de la saumure. Le cas échéant, le projet
pilote devra déterminer la personne responsable de la fermeture définitive de
puits et de la restauration du site. Il sera donc possible que le délai de fermeture
et de restauration de site soit reporté à la fin du projet pilote, à l'instar
de ce qui est prévu pour un projet pilote autorisé en vertu de la Loi mettant
fin à la recherche d'hydrocarbures ou de réservoirs souterrains, à la
production d'hydrocarbures et à l'exploitation de la saumure.
Le Président (M. Julien) : Merci,
M. le ministre. Je crois que la langue vous a fourché dans le deuxième
paragraphe, vous avez dit hydrogène plutôt que hydrocarbures, mais autrement,
tout y était.
M. Bernard : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Julien) : Alors
est-ce qu'il y a? Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement proposé?
M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Merci, M. le
Président. Peut-être, M. le ministre, on réponde à quelles craintes ici? Je
sais qu'on a parlé un petit peu avec qu'est-ce qui arrive avec une fermeture
d'un puits pendant les audiences publiques, mais ça va faire quoi, exactement,
de bien comprendre comment, qui va être responsable? Je ne sais pas si vous
êtes capable d'élaborer.
M. Bernard : M. le Président,
je vais laisser la parole à Maître Tremblay-Parent s'il vous plait.
Le Président (M. Julien) : M.
Tremblay-Parent maître.
• (14 h 20) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui, il faut, il faut revenir avec l'objectif de la mesure transitoire, c'est
de faire en sorte qu'un projet pilote qui a été déposé au MEIE au ministère
avant la sanction de la loi, bien, c'est une demande de projet pilote qui a été
faite en vertu de la loi metant fin comme on l'appelle. Donc, c'est un projet
pilote qui avait son cadre applicable, puis c'est des projets pilotes qui
avaient pour objectif de retarder la fermeture des puits, qui étaient, qui
appartenaient aux titulaires de licence révoqué, et puis ça permettait de
retarder pour permettre d'acquérir des connaissances. Donc, le but, c'est de
pouvoir transmettre une demande qui visait un tel puit, un projet pilote pour
un tel puit au nouveau régime de projet pilote qui est proposé dans le projet
de loi, parce que c'est un régime qui est plus structuré, qui a plus de normes
applicables dont l'encadrement est plus adapté au développement de la nouvelle…
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : …mais
il faut s'assurer que, si c'est une entreprise qui pouvait reporter la
fermeture de son puits pour... pour l'acquisition de connaissances, que ce
nouveau régime-là puisse aussi permettre de reporter la fermeture du puits pour
l'acquisition de connaissances. Et puisque vient prévoir la mesure transitoire,
c'est qu'il va falloir que dans le projet pilote, on indique spécifiquement qui
aura l'obligation, parce qu'il va y avoir l'obligation de fermer le puits, et
qui doit fermer le puits puis dans quelle période de temps, puis selon quelle
norme. Puis, en fait, les normes, ça va être les mêmes normes que celles qui
sont applicables dans la loi… enfin, la loi d'origine dans laquelle la demande
de projet pilote a été déposée.
M. Kelley : Parfait, ça
explique bien la situation. Merci maître.
Le Président (M. Julien) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autres
interventions, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Julien) :
Super. Nous revenons à l'article 81. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 81? Donc, s'il n'y a pas d'interventions, nous allons procéder à la
mise aux voix de l'article 81. Est-ce que l'article 81 est adopté?
Des voix : Adopté.
Une voix : Tel qu'amendé.
Le Président (M. Julien) : Tel
qu'amendé, excusez-moi.
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Julien) :
Super. Donc, on irait maintenant à la lecture de l'article 82, n'est-ce pas, M.
le ministre?
M. Bernard : Oui, mais nous
déposons un nouvel amendement, M. le Président.
Le Président (M. Julien) : Sur
l'article 81?
Des voix : …
M. Bernard : Là, on retire… on
retire les articles 82 et 83, M. le Président.
Le Président (M. Julien) : Je
pensais qu'on les gardait, eux autres.
Une voix : Non, on retire
aussi.
Le Président (M. Julien) : Parfait.
Donc, j'écoute votre amendement, M. le ministre.
M. Bernard : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Julien) : Consentement
pour l'amendement?
M. Bernard : Consentement, il
faut croire. OK. Donc, M. le Président, je dépose ce nouvel amendement. Donc,
l'amendement déposé vise à retirer les articles 82 et 83 du projet de loi, M.
le Président. Essentiellement, encore une fois, cet amendement propose de
retirer les articles du projet de loi qui ne sont pas en lien avec la mise en
œuvre de projets pilotes.
Le Président (M. Julien) : Super.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement proposé? Considérant qu'il
n'y a pas d'interventions, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Julien) :
Donc, je pense que je dois dire que les articles 82 et 83 sont donc retirés.
Maintenant, on va aller à la lecture de l'article 84, n'est-ce pas?
M. Bernard : Oui, la lecture
de l'article 84, M. le Président. Donc, « Les dispositions de la présente loi
entrent en vigueur le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), à l'exception de celles de l'article 1, de
l'article 2, en ce qu'elles édictent les articles 1 et 2 de la Loi encadrant les réservoirs
souterrains et certaines conduites (chapitre S-34.1), et des articles 3 à 49, 51 à 70,
73 à 77, qui entrent en vigueur à la date fixée ou aux dates fixées par le gouvernement.
».
Je dépose un amendement, M. le Président,
à l'article 84, M. le Président.
Le Président (M. Julien) : Allez-y,
M. le ministre.
M. Bernard : Parfait. Donc,
l'amendement proposé se lit comme ci. « Remplacer l'article 84 du projet de loi
par le suivant : « La présente loi entre en vigueur le (indiquer ici la
date de la sanction de la présente loi). ».
Puis le commentaire, M. le Président. Cet
amendement vise à apporter un ajustement de concordance avec le retrait des
articles qui ne concernent pas les projets pilotes. Les dispositions conservées
entraient déjà en vigueur à la date de la sanction du projet de loi. Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Julien) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Alors, puisqu'il n'y a pas
d'autres interventions, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Julien) : Adopté.
Donc, on revient à l'article 84 amendé. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 84 amendé? Puisqu'il n'y a pas d'interventions, nous allons procéder
à la mise aux voix de l'article 84 amendé. Est-ce que l'article 84 amendé est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Julien) : Merci.
On va prendre une pause de deux minutes parce que je ne me suis jamais rendu
aussi loin que ça. Alors, merci.
(Suspension de la séance à 14 h 25)
(Reprise à 14 h 26)
M. Kelley :… Vous êtes prêt,
M. le président ?
Le Président (M. Julien) : Ah
écoutez, on appelle ça de l'apprentissage à vitesse grand V.
Des voix :…
Le Président (M. Julien) :
Mais comme on dit, c'est maintenant ou jamais. Alors on est de retour, à
l'ordre, s'il vous plaît. Donc, M. le ministre, je comprends qu'on est là. On
avait adopté le titre du projet de loi. Cependant, vous avez une modification
au titre. Alors, je vous écoute, M. le ministre.
M. Bernard : Merci, M. le
Président. Ça va de soi, étant donné qu'on a fait quand même une… des
modifications assez importantes au projet de loi et qu'on l'a restreint
maintenant… au volet des projets pilotes. Donc, il faut s'assurer que le projet
de loi, le titre reflète ce que nous faisons. Donc, l'amendement ici, c'est
remplacer le titre du projet de loi par le suivant « Loi modifiant la Loi
sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de
pétrole aux fins d'autoriser la mise en œuvre d'un projet pilote relatif à la
recherche ou à l'exploitation d'un réservoir souterrain ou de certains
fluides ». Donc, M. le président, comme je le disais, l'amendement modifie
le titre du projet de loi afin de refléter son objet, puisqu'il est proposé de
conserver les dispositions en lien avec la mise en œuvre des projets pilotes.
Le Président (M. Julien) : Oui,
merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant cette
modification, cet amendement du titre ?
M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Oui, juste
rapidement, je pense que l'ajustement est nécessaire. On a quand même pensé
d'un amendement de notre part, mais juste faire ça comme il faut et clairement
indiqué à la société civile qu'on arrive avec une nouvelle projet de loi dans
une certaine sens. Et ça, c'est vraiment pour régler la question des projets
pilotes relatifs à la recherche ou à l'exploitation d' une réservoir sur le
terrain ou des certaines fluides. Alors, je pense qu'avec ce titre-là, c'est
très clair, qu'est-ce qu'on est en train de faire comme une assemblée.
Le Président (M. Julien) : Merci.
Merci, M. le député, donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur le titre
amendé ? Sinon je
procéderais à sa mise aux voix. Est-ce que le titre amendé est adopté ?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Julien) :
..., Nous allons prendre une pause. On va suspendre, car on doit aller faire un
vote…
(Suspension de la séance à 14 h 28)
14 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 14 h 48)
Le Président (M. Julien) : Donc,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
commission ouverte. Parfait. Alors, je propose que la Commission recommande la renumérotation.
On va renommer renumérotation. Oui, c'est ça du projet de loi amendé. Je
propose que la Commission adopte une motion d'ajustement des références, que la
commission procède à l'ajustement des références contenues dans les articles du
projet de loi sous étude, afin de tenir compte de la mise à jour continue du recueil
des lois et des règlements du Québec effectués en vertu de la Loi sur le recueil
des lois et des règlements du Québec. (LRQ chapitre R2.2.0.0.2) Cette motion
était-elle adoptée? Parfait! Nous en sommes maintenant à la remarque finale. Je
cède la parole au député de l'opposition officielle, le député de
Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, juste très
rapidement. Je vais garder mes remarques, toutes mes remarques pour demain, j'imagine.
On va voter ça demain et tout sera. Mais juste une. Merci à l'équipe
ministérielle pour le briefage mais aussi pour tout le travail aujourd'hui. C'est
tout. Et merci beaucoup aussi à vous, M. le Président et votre équipe.
Le Président (M. Julien) : Vous
êtes bien aimable, M. le député. C'est vrai que l'équipe ministérielle est
excellente. Alors, merci, M. le député. S'il n'y a pas d'autres. Oui. Non. Je
pense que. Est-ce qu'il y a d'autres remarques?
Une voix : La mienne.
Mme McGraw : C'est juste que ce
n'est pas clair. On ne nous confirme pas. J'ai demandé. Qu'effectivement, il va
y avoir des discours demain. C'est ce qu'on…, moi je. Je ne sais pas. Donc,
peut-être je pourrais dire.
Le Président (M. Julien) : Bien,
dites-nous quelque chose.
• (14 h 50) •
Mme McGraw : Oui, oui, c'est
ça. Donc, je suis en train de sortir, mes…, je pense qu'on l'a dit dans les
remarques préliminaires, bien qu'on apprécie beaucoup le travail des
fonctionnaires du ministère et du ministre, le contexte est difficile d'avoir
un nouveau, un projet de loi qui est…, un recul majeur sur l'original dans un
projet de loi qui est nécessaire, mais loin d'être suffisant, loin d'être très
loin d'être un vrai cadre législatif. Il y a des coups climatiques, il y a des
coups économiques. Ça, on l'avait dit. Il y a aussi des coups, entre autres,
pour des communautés en région, dont Thetford Mines. Ça fait qu'on est d'accord
là-dessus. Mais, en outre, on n'a pas eu des consultations sur des projets
pilotes…
Mme McGraw : … on est en train
de recevoir un peu de feedback des experts, des organismes sur ce nouveau
projet de loi où il n'y a pas eu de consultations particulières. Et, encore une
fois, je me pose la question entre dépôt il y a quatre mois et l'appel, il y
avait quatre mois pour parler au groupe, aux experts, pour avoir une idée de
l'ampleur de leurs préoccupations. On aurait pu, si on aurait eu ces
consultations-là, peut-être on aurait pu proposer des amendements. Vite, vite,
vite, mais bien, pas vite, quatre mois, c'est quand même beaucoup de temps.
Fait que je trouve ça vraiment dommage. Mais je pense qu'on a bien agi, surtout
mon collègue le député de Jacques-Cartier, pour bonifier le projet de loi.
Mais, par contre, on vient d'apprendre, par contre, au-delà du fait que les
projets pilotes ne nous donnent rien. Il y a un problème avec la façon de
faire. En retirant les articles 1 et 2 du projet de loi, par exemple, la loi
qui modifie va continuer de s'appliquer uniquement au stockage du gaz naturel.
Dès lors, les projets pilotes qui seraient autorisés seraient limités au
stockage du gaz naturel puisque, selon l'article 207.2 ajouté par l'article 50
du projet de loi, un projet pilote doit, et je cite, relatif à toute matière
visée par la présente loi et ses règlements.
En d'autres mots, en retirant tout ce qui
touche le stockage et les autres fluides en introduction, on limite la portée
des projets. Ça, c'est par exemple un exemple de feedback qu'on a reçu. Comme
je le dis, les experts, les parties prenantes, ils regardent ça en même temps,
sur les…, les projets pilotes. Et comme je le dis, c'est nécessaire, mais loin
d'être suffisant. Ça fait que moi, je me sens que je n'ai pas eu, ça m'a nuit
dans mon travail aussi de législatrice que moi, je n'ai pas eu le feedback des
experts, des parties prenantes sur ce projet de loi qui est un nouveau projet
de loi.
On comprend que c'est comme un sous projet
loi, mais c'est un nouveau projet de loi, et je tiens à l'ajouter à mes
remarques préliminaires. Donc, comme je le dit, c'est un projet de loi qui est
nécessaire, mais non suffisant. Mais il y a peut-être des impacts, qui n'ont
pas été souhaités, mais je ne sais pas, parce que je n'ai pas. je n'ai pas
l'opinion des experts ni des groupes. Ceci étant, comme je le dis comme
opposition officielle, on est présent, on a répondu présent, on a fait notre
travail de notre mieux avec les éléments qu'on avait. Donc voilà. Mais je…, je
tiens quand même à féliciter le ministre et son équipe et le ministère pour leur
travail, malgré malgré des circonstances difficiles et sous optimal.
Le Président (M. Julien) : Alors,
merci. Merci, Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce pour vos remarques finales.
Donc, je cède maintenant la parole au ministre.
M. Bernard : Merci, M. le
Président. Tout comme mon collègue de Jacques-Cartier, mais mes remarques vont
être brève, puis je tiens vraiment à le faire pour ce soit vraiment enregitré,
remercier, comme vous l'avez dit, l'équipe du ministère qui est en avant de moi
et autour ici, qui ont fait un travail exceptionnel depuis deux ans et surtout
à la dernière minute, comme ça, pour faire les derniers changements. Je sais
qu'ils ont travaillé fort, se sont des gens motivés, consciencieux, fiers de
leur travail et qui nous accompagnent très bien dans le nôtre. Puis souvent, si
on paraît bien, c'est parce que ces gens-là, ils ont fait le travail en
arrière. Alors, merci aux gens et à toute l'équipe. Je remercie mes collègues
qui ont été là, présents aussi pour les travaux puis les consultations et les
collègues de l'opposition qui, qui nous ont accompagnés au cours de ces
travaux-là. Et demain je continuerai avec le reste, M. le Président. Merci.
Le Président (M. Julien) : Oui,
merci. Merci, M. le ministre. Merci, tout le monde. Je vous remercie pour votre
précieuse collaboration. Je ne pensais jamais qu'on allait finir si tôt. Alors,
la commission ayant accompli son mandat, j'ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 14 h 54)