Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Wednesday, May 3, 2023
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Vol. 47 N° 9
Étude des crédits budgétaires du ministère de l'Éducation, volet Loisirs et sports
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Intervenants par tranches d'heure
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Schneeberger, Sébastien
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Ciccone, Enrico
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Charest, Isabelle
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McGraw, Désirée
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Charest, Isabelle
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McGraw, Désirée
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Schneeberger, Sébastien
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Marissal, Vincent
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Ciccone, Enrico
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Charest, Isabelle
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Ciccone, Enrico
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Schneeberger, Sébastien
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Gagnon, Yannick
17 h (version révisée)
(Dix-sept heures quatorze minutes)
Le Président (M. Schneeberger) :
...pour l'exercice financier 2023‑2024, et nous avons un temps alloué d'une
heure.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplaçants?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata) est remplacée par M. Caron
(Portneuf); M. Gagnon... pardon, M. Girard (Lac-Saint-Jean), par M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue); M. Rivest (Côte-du-Sud), par Mme Blouin
(Bonaventure); et Mme Dufour (Mille-Îles), par Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion), par M. Marissal
(Rosemont).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, nous allons procéder par ordre... avec un échange questions et
réponses, et, par la suite, à la fin, nous procéderons à la mise aux voix des
crédits. Alors, on commence tout de suite, et je donne le... la parole au député
de Marquette. C'est à vous pour un temps de 18 min 7 s.
M. Ciccone :Merci beaucoup, M. le Président. Bonjour, Mme la ministre.
Content d'être ici avec vous. Bonjour également à toute votre équipe. Bonjour, chers
collègues, la partie gouvernementale. Bonjour, mon collègue de Rosemont, ma
collègue de Notre-Dame-de-Grâce, qui est ici aujourd'hui parce qu'elle a une
question bien spécifique à vous poser, Mme la ministre, alors je vais lui
donner un petit peu de temps.
Alors, je commencerai avec la question
suivante, là, on va commencer dès le début. Depuis votre réélection, Mme la
ministre, vous avez changé de titre, parce que vous étiez la ministre déléguée
à l'Éducation, maintenant vous êtes la ministre responsable du Sport, du Loisir
et du Plein air. Pourriez-vous nous expliquer un petit peu c'est quoi, la
différence? Avez-vous plus de pouvoirs? Avez-vous un portefeuille maintenant?
Qu'est-ce que ça amène de différent que vous n'aviez pas à l'époque avec...
lors de la 42e législature?
Mme Charest : Bien, juste
dans le titre, je pense... Bonjour, en fait, à tous et chacun, M. Rosemont, M.
Marquette, toutes les équipes, mon équipe et, évidemment, tous ceux qui se
joignent à moi, qui ont travaillé, évidemment, d'arrache-pied pour préparer cette
belle exercice qu'on aime tous.
Et donc, pour... pour parler de... des
fonctions, juste dans la... dans la nomenclature du titre, je pense que ça
dénote une grande importance qu'on accorde au milieu du sport, du loisir et du
plein air, le plein air <maintenant...
Mme Charest :
...une
grande importance qu'on accorde au milieu du sport, du loisir et du plein air.
Le plein air >maintenant figure à part entière dans le titre, et ça, je
pense que c'est une... c'est une vision très claire de ce que peut nous
apporter le plein air dans l'acquisition de saines habitudes de vie puis dans...
dans comment on peut déployer une offre qui va répondre à la clientèle qui va
profiter des bienfaits sur la santé mentale, sur la santé physique. Alors, ça,
c'est quelque chose qui, pour moi, est très important.
Maintenant, si on parle de responsable
versus déléguée, donc, évidemment, oui, je suis responsable de mon... de mon
portefeuille, qui me donne, je dirais, les coudées plus franches que lorsque
j'étais déléguée, alors... oui, qui... je pense, qui fait en sorte de démontrer
à quel point ce secteur est important pour notre gouvernement.
M. Ciccone :Quel est votre... vous parlez du portefeuille, quel est...
il y en a combien dans votre portefeuille?
Mme Charest : Il y en a
combien? Bien, vous l'avez vu, vous avez vu le budget, vous avez vu surtout
l'augmentation de... du budget, puis c'est... c'est le fun, je vais brandir mon...
On a vu... Puis maintenant j'ai aussi le portefeuille de la SEPAQ. Donc, je
vous ai préparé un beau tableau... didactique, pardon, avec l'évolution des
budgets. Puis là on a commencé quand on était là, ça fait qu'on n'est pas allés
dans le passé, parce qu'on l'a vu. L'année passée, je vous ai brandi un tableau
didactique qui, évidemment, faisait état de ce qui avait été fait auparavant
puis ensuite. Je vais vous le montrer juste pour vous rappeler à quel point
qu'il y a eu une évolution importante, mais, après cette évolution importante,
on voit l'évolution très importante, encore une fois. Donc, depuis 2018, une
hausse de 95 % des budgets accordés en loisir, sport et plein air et,
cette année, par rapport à l'année passée, une hausse de 25 %. Donc, on se
rappelle qu'on est dans un contexte, quand même, d'inflation, où on a affaire à
beaucoup de défis. Alors, je considère qu'on a eu quand même une augmentation
importante pour remplir ma mission.
M. Ciccone :J'ai... Vous avez annoncé le 20 septembre dernier,
pendant les... la campagne électorale, que vous étiez pour injecter
1,5 milliard de dollars dans les infrastructures, un financement qui
servirait à 66 % des projets, un maximum de 10 millions de dollars
par année. Dans le budget, cette année, on a vu que vous avez fait une annonce
de 300 millions, on sait que vous aimez ça mettre des gros chiffres,
300 millions, mais, étalé sur 10 ans, ça fait seulement
30 millions par année. Puis on connaît... Vous vous êtes promenée dans les
arénas du Québec et les centres sportifs. 30 millions par année. Vous avez
annoncé 1,5 milliard, vous vous engagez à ajouter le 1,5 milliard
d'ici trois ans. Si on... Alors, si on parle, si on fait le calcul, là, c'est
quand même un montant considérable pour les prochaines années.
• (17 h 20) •
Mme Charest : Oui. Bien, je
trouve ça très intéressant que vous me posiez la question. Puis je suis
convaincue que vous savez comment ça fonctionne, un PQI, hein? Vous savez qu'on
le fait sur un horizon de 10 ans. Donc, on a... on a eu un engagement de
1,5 milliard pour les 10 prochaines années et, déjà au premier budget, premier
budget, là, on n'a pas attendu cinq ans, six ans, sept ans puis l'annoncer à la
fin, premier budget, on a un investissement de 300 millions pour les
infrastructures. Donc, c'est la première tranche du 1,5 milliard, l'engagement
demeure, et ça va encore se perpétrer au cours des prochains budgets. Mais le
premier budget de notre premier mandat, de cette promesse électorale, on a
300 millions.
Maintenant, une autre chose qui est
importante à dire : Si on mettait 1,5 milliard tout de suite dans un
appel de projets, ça donnerait quoi pour ceux qui, dans trois ans, auront un
projet? Si on mettait tout l'argent dans le premier mandat, dans la première
année, les villes qui ne sont pas prêtes cette année, ils feraient quoi dans
deux ans, dans trois ans?
Alors, je pense qu'on le fait de façon
étalée, responsable. Mais la bonne nouvelle, c'est que, le premier budget de
notre premier mandat, suite à une promesse électorale de 1,5 milliard, il
y a déjà 300 millions de prévus. Et il y a aussi, puis ça, je pense que
c'est important de le dire, des sommes réservées pour la surchauffe, parce
qu'on l'a vu, hein, le coût des constructions, et tout ça, a explosé. Donc, ce
qu'on entendait, c'est que les projets qui avaient été accordés dans les
précédents mandats, bien, ils avaient de la misère à se réaliser. Alors, avant
de commencer des nouveaux projets, bien, c'est important pour nous que ce qu'on
a annoncé se réalise. Alors, c'est pour ça qu'on a, pour une surchauffe,
100 millions de dollars.
M. Ciccone :C'était le 110 millions que vous avez ajouté...
Mme Charest : Oui.
M. Ciccone :...mais c'était au PQI, alors on devait respecter aussi ce
qui était au PQI, je comprends?
Mme Charest : Je n'ai pas
compris la question.
M. Ciccone :J'ai dit : C'était déjà au PQI, ça fait qu'on devait
respecter ce qui était au PQI. C'est pour ça que, le 110 millions, vous
l'avez injecté pour finir, justement, certains projets. On a <réalisé...
M. Ciccone :
...injecté pour finir, justement, certains projets.
On a >réalisé...
Mme Charest : Bien, on aurait
pu tout simplement dire : Arrangez-vous avec vos problèmes. On... C'est de...
des nouvelles sommes, là, c'est un nouveau 100 millions qui est au PQI pour
réaliser les projets qui avaient déjà annoncé... déjà été annoncés puis qui
avaient déjà été financés. Donc, c'est... je pense que c'est une façon de
répondre à un besoin très important, et c'est des nouvelles sommes.
M. Ciccone :Je vais répondre à votre question. Vous m'avez dit :
Pourquoi on ne met pas le 1,5 milliard immédiatement? Ça ne veut pas dire
que, le 150 millions, vous le dépensez, là, ça veut dire que les
infrastructures, les villes qui en ont besoin, les centres sportifs qui en ont
besoin...
Parce que, là, avec 30 millions...
vous le savez, Mme la ministre, qu'on ne bâtit pas un centre sportif avec
30 millions de dollars aujourd'hui, là. Tu sais, nous autres, on en a
besoin d'un chez nous, à Lachine, puis c'est pas mal plus que 30 millions
si on veut en bâtir un. Il y a d'autres endroits également.
Alors, au moins, le 150 millions qui
aurait été là par année, s'il y a des villes... si on a des projets, bien, on
peut l'utiliser. Là, vous ne pouvez pas... vous ne pourrez pas dépasser le
30 millions, c'est ce que je comprends?
Mme Charest : Je ne comprends
pas du tout votre logique puis votre raisonnement. Le... Le 150 millions,
je ne sais pas où vous le prenez, là.
M. Ciccone :
Bien, c'est sur...
Mme Charest : On a
300 millions.
M. Ciccone :1,5 milliard... 1,5 milliard sur 10 ans, c'est
150 millions.
Mme Charest : Non, non,
attendez. C'est sur un PQI. Un PQI, c'est...
M. Ciccone :Bien oui, c'est ça.
Mme Charest : Un PQI, c'est
pour 10 ans. Premier appel de projets : 300 millions cette
année. Je...
M. Ciccone :Bien, je réponds à votre question. Vous m'avez dit :
Pourquoi qu'on ne met pas le 1,5 milliard sur 10 ans? Pourquoi qu'on ne...
Mme Charest : Non, c'est...
c'est... Bien...
M. Ciccone :C'est ça que vous m'avez dit. Je réponds à votre question,
là, ça fait que ne dites pas que vous ne comprenez pas ce que je dis, je
réponds à votre question. Je vous dis pourquoi que moi, j'aurais aimé ça que
vous le mettiez maintenant, le... ça serait... ça aurait été 150 millions.
Mme Charest : Est-ce que...
Je vous pose la question...
M. Ciccone :On aurait pu... On aurait pu commencer...
Le Président (M. Schneeberger) : ...pardon.
Là, moi, je vous laisse aller, là, mais là je ne veux pas que vous interveniez
par-dessus l'autre, parce que, là, moi, sinon, je vais intervenir entre chaque,
puis vous perdez du temps.
M. Ciccone :
Alors, moi...
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, respectez le temps, s'il vous plaît, puis respectez-vous. Merci.
M. Ciccone :Merci. Alors, moi, j'aurais aimé ça, peut-être, que
plusieurs... sur 10 ans, qu'il y ait plusieurs projets qui puissent être
commencés, être entrepris, parce que, là, si on... 150 millions par année
versus 30 millions par année, pas besoin d'une calculatrice...
Mme Charest : Mais c'est quoi,
le 30 millions? Je ne sais pas où vous le prenez, votre 30 millions.
M. Ciccone :Bien, voyons, 300...
Mme Charest : 300 millions
qui est promis...
M. Ciccone :Sur 10 ans.
Mme Charest : ...bien, sur un
PQI de 10 ans.
M. Ciccone :Mais, cette année...
Mme Charest : Premier appel
de projets sera de 300 millions cette année.
M. Ciccone :OK. Mais... Bon, bien, c'est sur 10 ans.
Mme Charest : Alors, est-ce
que vous êtes satisfait du 300 millions?
M. Ciccone :Mais, sur 10 ans, c'est...
Mme Charest : Non, un appel
de projets de 300 millions.
M. Ciccone :
Voyons! Wo, wo, wo! M. le
Président, là...
Mme Charest : Bien, je...
Le Président (M. Schneeberger) :
Madame... Madame... Là, regardez...
M. Ciccone :C'est quoi, ça, là, là?
Le Président (M. Schneeberger) : Là,
je pense qu'on va... on va...
M. Ciccone :Donc bien agressive, ça n'a pas de bon sens. Sacrifice!
Le Président (M. Schneeberger) : Je
vais... Regardez, c'est dommage, mais je vais intervenir à chaque fois. Alors,
tant que je ne vous nomme pas, vous n'aurez pas la parole, OK? C'est comme ça.
Alors, je vais laisser finir de répondre
la ministre, et, après ça, on reviendra au député de Marquette. Mme la
ministre.
Mme Charest : Alors, je
réitère, M. le Président, le premier appel de projets sera de
300 millions. Donc, quand on fait un appel de projets, on donne
l'enveloppe, une enveloppe de 300 millions. Je ne sais pas pourquoi le
député de Marquette le répartit sur 10 ans. Un PQI est réparti sur
10 ans. On a mis... On a inscrit cette année, pour le PQI 2023‑2033,
qui est une période de 10 ans, une première enveloppe de
300 millions. Maintenant, cette enveloppe de 300 millions sera déjà
dans un premier appel de projets dans les prochains mois. Alors, on ne parle
pas de 30 millions sur 10 ans, on parle d'une première enveloppe qui
se fera dans les... dans les prochains mois. Alors, voilà, c'est tout.
Maintenant, l'année prochaine, on aura un
autre PQI de 10 ans, l'année suivante aussi, on ajoutera des sommes pour
respecter notre engagement de 1,5 milliard. Mais la bonne nouvelle, c'est
que, déjà, dans un premier budget, on a un 300 millions qui va servir à la
construction de nouvelles infrastructures.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
Mme la ministre. Député de Marquette.
M. Ciccone :Merci, M. le Président. On a vu... Si on regarde dans le
budget, là... quand on part à 2021‑2022, il y a... dans le portefeuille, là, à quelques
données, on voit que... on voit que vous expliquez un peu la nomenclature,
comment c'est dépensé. En 2022‑2023, c'est un peu la même chose,
165 millions, et là on voit les investissements en infrastructures. Et, cette
année, on voit que ce n'est pas... ce n'est pas inscrit... c'est seulement
inscrit 275 projets. C'est quoi ça, 275 projets?
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre.
M. Ciccone :Au lieu d'avoir expliqué, là, la nomenclature des dépenses
en sport.
Mme Charest : Juste regarder
à quoi vous faites référence, là. Les projets d'infrastructures que nous avons
réalisés dans les... dans les derniers appels de projets, que ce soit le
PSISRSES, que ce soit le PAFIRS, que ce soit le PSSPA, que ce soit le PAFEMAP,
que ce soit le... Je l'ai-tu dit, le PAFIRS?
Une voix : ...
Mme Charest : Oui? Bref, on a
275 projets d'infrastructures qui ont été réalisés. On pourrait les mettre,
mais je pense que, dans le budget, on a déjà pas mal de pages. Ça fait que
voilà. Mais...
Une voix : ...
Mme Charest : ...ce sont des
projets <autorisés...
Mme Charest :
...pas
mal de pages. Ça fait que voilà. Mais...
Une voix : ...
Mme Charest : ...ce sont
des projets >autorisés, voilà.
M. Ciccone :
Merci d'avoir corrigé.
Le Président (M. Schneeberger) :
M. le député de Marquette.
M. Ciccone :Merci beaucoup. J'ai... Je pense que je vais passer la
parole à ma collègue. Elle a une question pour vous, Mme la ministre.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, la parole est à la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme McGraw : Alors,
merci, M. le Président, et merci à mon collègue porte-parole de l'opposition
officielle en matière de sport, loisir, plein air et des saines habitudes de
vie et aussi le député de Marquette, qui est voisin à mon comté de Notre-Dame-de-Grâce,
sur un... et Montréal-Ouest. Et je suis ici, M. le Président, Mme la ministre,
justement pour attirer l'attention de la ministre sur un projet important pour
les résidents de la ville de Montréal-Ouest, soit celui d'un nouveau centre
récréatif et sportif pour remplacer les infrastructures existantes qui datent
depuis 1964.
Et je vous confirme que moi-même, j'ai
grandi avec ces infrastructures. Je m'entraîne encore, mes enfants jouent au
hockey, on fréquente la piscine, et je peux vous confirmer, et mon collègue est
venu voir, constater pour lui-même, que les installations sont vraiment
désuètes. Les installations s'effondrent, il y a de la moisissure, entre
autres, et ça représente un réel danger pour la santé et la sécurité publique.
Pendant des années, la ville a dû dépenser des sommes inestimables pour
entretenir les installations, mais malheureusement cela ne suffit plus.
Heureusement, le projet d'un nouveau
centre sportif et récréatif a été approuvé par le gouvernement du Québec en
2021... En outre, le centre sera reconstruit avec de nouveaux standards,
permettant davantage d'activités sportives, récréatives, communautaires, tout
en respectant les cibles élevées de performance environnementale. L'approbation
de notre dossier démontre le réel besoin d'avoir de nouvelles infrastructures à
Montréal-Ouest qui favorisent, comme on sait, le bien-être individuel et
communautaire dans une approche de développement durable.
La ville travaille avec acharnement sur ce
projet depuis 2017 et a réussi à respecter l'échéancier et le budget jusqu'à
présent. L'estimation des coûts du projet a été mise à jour à chaque phase du
projet, et le modèle de financement a été ajusté en conséquence.
En revanche, force est de constater que
les conséquences de la montée inflationniste et la surchauffe qui caractérise
l'industrie de la construction se font sentir dans les soumissions qu'il a
reçues. Et la plus basse soumission reçue de... du... qui date du 31 mars
2023 est de 8 millions de dollars de plus élevée que l'originale soumission,
soit de 32,5 millions. Donc, c'est une augmentation de 32 $...
32 %, je devrais dire, à l'intérieur de juste trois... trois années.
Alors, ça, c'est les coûts directs.
• (17 h 30) •
Alors, la ville fait maintenant face à des
contraintes importantes : les coûts directs de la construction, le respect
des conditions, l'appel des offres, l'échéancier, etc. Et, en raison d'un
manque de bases commerciales et industrielles, Montréal-Ouest est l'une des
juridictions les plus taxées au Québec et au Canada. La ville continue d'agir
de façon responsable pour assurer le financement d'une infrastructure aussi
souhaitée que nécessaire. En plus d'y mettre son... son surplus budgétaire,
elle a créé... même créé un comité de financement pour amasser des dons privés.
Malgré tous ces efforts, et j'arrive à la
question, il est impossible pour une municipalité de telle taille de procéder
avec un projet de ce prix sans une bonification du soutien financier du gouvernement.
Alors, dans une lettre datée du 11 avril cette année, la ville vous
demande... demande à la ministre de bien vouloir réévaluer l'aide financière
octroyée aux municipalités dans le cadre du Programme d'aide financière aux
infrastructures récréatives et sportives, PAFIRS, afin de s'adapter à la
réalité actuelle afin de remettre aux... permettre aux municipalités d'offrir
des services de qualité à l'ensemble de la population québécoise.
Alors, questions : Est-ce que la
ministre accepte de venir voir les installations actuelles de ses propres yeux?
Et est-ce qu'elle peut nous dire si la ville pourrait recevoir une bonification
de la subvention? Le gouvernement peut-il fournir des ressources
supplémentaires pour combler le déficit?
Mme Charest : Bien,
merci, chère députée de Notre-Dame-de-Grâce. C'est la première fois qu'on a
l'occasion de se rencontrer. Comme je le disais à votre collègue tantôt, le cas
de Montréal-Ouest n'est pas unique, et, bien, plusieurs de... des députés ici
ont la même situation...
17 h 30 (version révisée)
Mme Charest : ...le cas de... de
Montréal-Ouest n'est pas unique et, bien, plusieurs de... des députés ici ont
la même situation. Rouyn, on a la même situation. En fait, on en a partout avec
des réalités qui leur sont propres et avec les difficultés qu'on connaît. Et on
a été à l'écoute, et c'est pour ça qu'on a ajouté 110 millions au PQI,
exactement pour ça, parce qu'on connaît la situation.
Donc, tantôt, le député de Marquette semblait
dire que c'étaient des peccadilles puis que c'était déjà prévu, ce n'était pas
déjà prévu, c'est un nouveau 110 millions au PQI exactement pour faire en
sorte que les projets qui avaient été autorisés, les 275 qu'on disait tantôt,
là, il y en a plusieurs qui ne sont pas... qui ne sont pas... qui ne sont pas déjà
réalisés, il y en a d'autres qui le... qui le sont, mais pour s'assurer qu'on
puisse les construire puis les offrir à la population, parce que c'est ça, l'objectif,
ce n'est pas de faire des annonces puis de dire «on aura tant de... d'infrastructures»,
l'objectif, c'est de réaliser les infrastructures pour que les... les gens
puissent en bénéficier.
Alors, 110 millions qui sont prévus
pour la... la surchauffe. Les modalités seront... seront données sous peu, mais
je... C'est exactement pour ce genre de situation là que ça a été prévu. Alors,
je pense qu'on a été énormément à l'écoute. Et voilà. Donc...
Et pour... pour ce qui est de... de
visiter, je... ça me fera plaisir d'aller visiter, puis je suis peut-être même
déjà allée parce que j'ai fait quand même beaucoup de... de... d'infrastructures
sportives dans ma vie.
Mme McGraw : ...et je sais
que la... la lettre a été, justement, envoyée aujourd'hui, Mme la ministre.
Mme Charest : Oui, mais...
mais en fait, ce que j'aimerais dire par rapport à ça, là, et c'est la façon
dont j'aurais... j'aborde tous les dossiers, là, on a des... on a des équipes
fantastiques, des professionnels qui ont cette fonction-là. Donc, ce n'est pas
la ministre qui va aller dire : Oh! oui, parce que je l'ai visitée, cette
infrastructure mérite plus de financement. On va faire une analyse rigoureuse
et... Maintenant, de toute façon, parce qu'il a été accepté, il est déjà... il
est déjà dans nos plans. Donc...
Le Président (M. Schneeberger) :
...
Mme Charest : Oui,
excusez-moi, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous allons maintenant du côté de la deuxième opposition avec le député de Rosemont.
Et vous avez un temps de 12 min 5 s.
M. Marissal : Merci, M. le
Président. Mme la ministre, bonjour. Bonjour. Bonjour à votre équipe. Je ne
pensais pas que vous étiez si nombreux et nombreuses, je devrais dire. C'est
plutôt une bonne nouvelle, en fait.
Mme Charest : Nombreuses,
oui, absolument. Oui, oui, très fière de ça.
M. Marissal : Bien, c'est... ça
a quand même été assez longtemps un enfant pauvre du... des gouvernements, le
sport et le loisir, puis comme la dernière affaire dont on s'occupait, là,
quand il restait un petit peu d'argent, là. Je n'aurai pas besoin de vous
convaincre des bienfaits du sport dans la vie, je pense que vous en savez plus
que moi là-dessus.
Mais, pour revenir sur ce que disait mon
collègue de Marquette, c'est... c'est vrai que moi aussi, j'ai accroché sur les
300 millions au PQI, parce que 300 millions, c'est un cinquième de
1,5. Bon. Je comprends que vous ne vous attendiez peut-être pas à avoir le
paquet au complet, là, du premier coup, mais il reste quand même trois ans à
votre gouvernement, un peu plus, qu'est-ce qui garantit que vous allez arriver
à 1,5? Vous allez avoir des grosses bouchées à prendre, là, vers la fin du
mandat.
Mme Charest : Oui. Bien, d'abord,
vous savez comment... Je peux-tu m'adresser directement à M. le député de Rosemont?
On va le faire doucement. D'abord, vous savez que l'enveloppe du PQI a été
augmentée de façon considérable, hein, qu'on a beaucoup, beaucoup... Puis,
bien, vous êtes dans le dossier de santé, vous savez à quel point on a besoin
de PQI pour nos... pour nos hôpitaux, on en a besoin pour nos infrastructures
routières, on en a besoin pour nos écoles. Donc, le premier PQI, premier budget
de cet engagement, il y a déjà 300 millions de sommes prévues pour les
infrastructures sportives. Alors, ça, pour moi, c'est une excellente nouvelle.
On n'a pas attendu à l'an 2, à l'an 3 à l'an 4, on a déjà le... le
premier 300 millions qui est prévu. Il y aura d'autres PQI, il y aura d'autres
budgets, mais nous réitérons, puis le premier ministre l'a dit, nous réitérons
que l'engagement de 1,5 milliard demeure, mais, tu sais, ça joue serré sur
les... les PQI. Puis, encore une fois, puis vous comprenez, probablement que
dans vos... dans vos dossiers d'hôpitaux, et tout ça, vous voulez du PQI aussi.
Alors, je pense que c'est la... la bonne nouvelle à retenir.
M. Marissal : OK. Non, je
vous dis ça parce que le PQI, c'est plus facile de mettre des chiffres dedans
que de sortir l'argent pour financer. Je dis parfois à la blague que le PQI, c'est
un peu comme le catalogue Sears, là. Avant Noël, hein, on regardait le
catalogue Sears puis on faisait plein de petits crochets partout. On n'avait
pas tout à la fin à Noël, là. C'est un peu ça, le PQI. La grosseur du PQI n'est
pas garante de ce qui s'en vient dans les <investissements...
M. Marissal :
...on
faisait plein de petits crochets partout. On n'avait pas tout à la fin à Noël,
là. C'est un peu ça, le PQI. La grosseur du PQI n'est pas garante de ce qui
s'en vient dans les >investissements par la suite, c'est ce que je veux
dire.
Puis, je... je constate que cette année,
c'est quelques millions, 300 millions sur 10 ans. Il va vous en
manquer 1,2 milliard pour arriver à votre... à votre chiffre. Mais je
comprends que vous avez confiance d'y arriver. Vous êtes... C'est ça. Alors, on
vous a mis sur... «on the record», comme on dit, sur cet... sur cet
engagement-là.
Il y a un truc que je m'explique mal, là,
quand vous l'aviez annoncé, ça, pendant la campagne électorale, un financement
à hauteur de 66 % jusqu'à un maximum de 10 millions. Dans les projets
retenus, c'est ce que vous versez, maximum 10 millions?
Mme Charest : Bien, en fait,
de façon historique, avant le PAFIRS, c'était 10 millions. Les PSISR, avec
toutes les variantes qu'ils avaient, le montant maximal était de
10 millions. Pour le PAFIRS, puis là on se souvient qu'il y avait aussi...
Puis, ça, je ne l'ai pas dit tantôt, mais
je pense que c'est important de le dire, parce que la surchauffe qu'on a
accordée, le 110 millions, là, un des programmes importants, c'était le
PAFIRS où la moitié de l'enveloppe était partagée avec le fédéral, mais là on
assume la surchauffe tout seul, le fédéral n'est pas impliqué du tout. Alors, je
pense que c'est... c'est important de le dire.
Maintenant, donc avec le PAFIRS, c'était
une enveloppe... pas une enveloppe, mais une aide financière maximale de
20 millions. Maintenant, on va...
M. Marissal : De
20 millions? De 20 millions?
Mme Charest : De
20 millions. Non, PAFIRS, c'était 20 millions?
Une voix : ...
Mme Charest : Oui, oui, 10,
provincial, 10, fédéral, donc... Mais sur un projet, c'était... c'était
20 millions. Maintenant, les règles et normes seront données aussi avec
l'appel de projets, mais on a entendu le fait, puis je pense qu'on en a même
discuté...en tout cas, j'en ai discuté avec les collègues, que maintenant le
coût des infrastructures était plus élevé. Alors, il y a... il y a vraiment
lieu de penser qu'on a évolué aussi.
Puis, une autre chose que je dois dire,
c'est qu'historiquement, dans les PSISR, le... le financement maximal était de
50 %... 50 ou 55? En tout cas, il n'était pas à 66 % — avec
le PAFIRS, c'était 66 % — et on va maintenir le 66 %. Alors,
ça aussi, c'est vraiment bien apprécié des organismes et des municipalités.
M. Marissal : Mais il y a une
façon de le mesurer par les projets que vous avez déjà autorisés. Les projets
que vous avez autorisés sont au-delà de 10 millions pour le gouvernement
du Québec, je présume. Bien, il y en a peut-être qui sont des petits projets,
mais, je veux dire, est-ce que vous avez dépassé les 10 millions dans
certains cas, dans certains projets?
Mme Charest : Bien, dans le
PAFIRS... Bien, tu sais, de la façon que ça a été fait avec le PAFIRS, le
fédéral nous a donné l'enveloppe de 147, puis là, après, ça... ça a évolué, là,
mais il nous a donné l'enveloppe. Ensuite, on faisait l'appel de projets puis,
ensuite, on remettait le 20 millions maximum, mais c'était
20 millions dans... dans le contexte du PAFIRS.
M. Marissal : OK. Je prends
un exemple, là. Mettons qu'on veut refaire l'aréna Étienne-Desmarteau à côté de
chez nous, là, dans Rosemont, là.
Mme Charest : J'ai patiné à
Étienne-Desmarteau.
M. Marissal : Est-ce qu'on
peut s'attendre à ce que Québec ne mettra pas plus de 10 millions? Puis, c'est
le message que vous envoyez, vous êtes en train de dire : Non, non, on le
sait que les coûts ont explosé, ça fait que ça pourrait être 15, ça pourrait
être 12.
Mme Charest : Bien, en fait,
ce sera la limite. Quand on... on déterminera, on donnera les règles et normes
du prochain financement, ce sera déjà déterminé quelle sera l'enveloppe
maximale. Mais ce que je peux vous dire, c'est que ça devrait être plus que
10 millions, l'enveloppe maximale, parce qu'on a entendu les doléances et
le fait que les... les projets sont... sont plus élevés, alors ça devrait... Je
ne veux pas me «scooper» pour notre annonce, là, mais ce ne sera plus que
10 millions.
• (17 h 40) •
M. Marissal : OK. C'est parce
que je présume qu'il y a des gens qui attendent ça pour savoir combien ils
demandent, parce qu'auquel cas ce n'est pas utile de faire un projet s'il n'y a
pas de financement, là. Tu sais, il y a des... il y a des municipalités ou il y
a des organisations qui vont vouloir savoir combien vous allez pouvoir mettre
sur la table.
Mme Charest : Ah, bien, évidemment
qu'ils le sauront. Quand on fera l'appel de projets, on va dire quel... quel
sera le financement maximal puis... et... et ils auront aussi le temps pour... pour
soumettre leur dossier. Puis, ce n'est jamais du premier arrivé, premier servi,
on a toujours une... une période, c'est... habituellement, c'est trois mois
pour soumettre les dossiers, mais ils auront toutes les modalités, évidemment.
M. Marissal : OK. Changement
de sujet. On va parler d'intimidation, d'initiation. On en a beaucoup parlé
dans les derniers mois, plus que je n'ai jamais pensé qu'on en parlerait. Il me
semble qu'il y a quelques leçons à tirer de ça. Ce qu'on nous a beaucoup dit,
notamment dans le milieu, c'est que les victimes sont mal protégées, sont mal
protégées avant, pendant et après, surtout, quand vient le temps de déposer des
plaintes, notamment par l'officier aux plaintes, qui était une bonne idée, mais
que... peut-être qui aurait besoin d'évoluer. J'ai peu de temps, là, ça fait
que je ne vais pas vous lancer une mégaquestion philosophique, mais vous, vous
en êtes...
M. Marissal : ...où par
rapport à ça puis qu'est ce que vous retenez d'urgent à faire compte tenu de ce
qu'on a appris dans les dernières semaines, ici?
Mme Charest : Oui. Bien, en
fait, ce qu'on... Puis, on en a aussi discuté, mais l'exercice était très
important, justement, pour tester les mécanismes qu'on a en place, hein? Parce
qu'on le sait, les discussions qu'on a eues avec le mandat d'initiative avec la
commission parlementaire traitaient d'événements qui se sont passés avant
l'officier indépendant des plaintes. Donc, ça, c'est important de... de se le
rappeler.
Donc, moi, l'exercice me servait beaucoup
à tester le mécanisme et c'était... c'était... puis un peu la direction que je
voulais que prenne cette commission-là, donc d'aller valider si les mécanismes
qu'on a en place sont les bons, où est-ce qu'on peut l'améliorer? Parce que
l'officier a deux ans, donc évidemment a plein de... a plein de... de zones où il
doit être amélioré. Puis, j'en ai parlé aussi avec le député de Marquette, et
tout ça. Donc, je pense que c'est un exercice qui est... qui est important. Pas
juste ça, les enquêtes qu'on a eues aussi, parce qu'on a eu des enquêtes,
notamment avec le basketball, et tout ça, donc viennent valider ou tester puis
de nous dire quels... quels mécanismes on doit changer. Donc, on est encore...
On recevra le rapport de la commission. On pourra... Évidemment, les
recommandations vont nous servir aussi à améliorer l'officier indépendant des
plaintes. On est évidemment en discussion avec nos partenaires puis avec ceux
qui les mettent en application. Puis, beaucoup de discussions à cet effet-là parce
que ça a toujours été clair, même avant les événements, puis ça nous a permis
d'apprendre un nouveau mot. «Bizutage», moi, je ne connaissais pas ce mot et je
ne le place pas dans mon l'étude des crédits pour y scorer des points. Désolée,
c'est un aparté qui n'était pas nécessaire. Et....
M. Marissal : ...de... de
notre commission parce que, de toute façon, on est en train de les écrire.
Mme Charest : Oui,
absolument.
M. Marissal : Puis, par
respect pour mes collègues, avec qui on a vraiment bien travaillé dans ce
dossier-là, tu sais, je ne vais pas commencer à... à étaler ça sur la place
publique, là. Je pense que vous avez quand même une assez bonne idée d'où on
s'en va, mais moi, je suis intéressé de savoir où vous, vous vous en allez, par
exemple avec un officier ou une officière, là, peu importe, là, en chair et en
os, pas juste un bureau, quelqu'un qui est nommé par exemple par l'Assemblée
nationale, qui aurait réellement des dents et un pouvoir quasi judiciaire. Vous
êtes... vous en êtes où là-dessus dans votre...
Mme Charest : Oui. Bien, ça...
D'ailleurs, je l'ai nommé à plusieurs reprises que je voulais que l'officier
indépendant des plaintes ait plus de pouvoir puis ait plus de mordant. Donc, je...
je suis encore là, puis ça m'a... ça m'a confirmé les travaux que... que nous
avons faits, les discussions que... que nous avons eues, ça prend plus de
mordant pour l'officier indépendant des plaintes. Puis, en parallèle, puis ça
aussi, j'en ai parlé, les travaux qu'on fait sur la loi sur la sécurité dans le
sport. Donc, on est encore...
Tu sais, je pense que, quelque part, je
suis contente que ces travaux-là se fassent avant que je dépose une nouvelle
loi ou quoi que ce soit, parce que c'est quand même un exercice important qui a
été fait, qui nous donne encore plus de... de profondeur sur... sur
l'information qu'on a. Et voilà. Donc, le... le travail se... continue, mais
cette volonté d'offrir un milieu sain et sécuritaire pour les athlètes est plus
forte que jamais.
M. Marissal : Il me reste
combien de temps, M. le Président?
Le Président (M. Schneeberger) : Une
minute.
M. Marissal : Deux?
Le Président (M. Schneeberger) : Une
minute.
M. Marissal : Une minute. Bon.
Rapidement, en parlant de protection, les jeunes qui jouent dans la Ligue de
hockey junior majeur du Québec. On... on le savait, là, qu'il y avait un problème,
mais là on l'a vu, particulièrement les mineurs, hein, parce qu'ils sont sous
un autre régime. Êtes-vous favorable à une forme de représentation, une forme
d'association de ces joueurs, qui serait capable de faire valoir leur point de
vue, de faire entendre leurs voix plutôt que d'être obligé d'aller cogner à la
porte du coach ou du directeur général pour dire : Il y a quelque chose
qui ne va pas?
Mme Charest : Moi, je suis
très favorable à une représentation dans la gouvernance de la ligue junior
majeur du Québec...
M. Marissal : ...ce sont les
adultes et les propriétaires. Moi, je parle des joueurs.
Mme Charest : Non, non, mais
que ça pourrait être un joueur qui soit dans la gouvernance. Il pourrait... on
pourrait prévoir qu'il y ait un athlète qui représente les athlètes. Je pense
que ça, ce serait une bonne façon. Je ne... je... je ne le vois pas comme un
syndicat des joueurs, parce qu'on le sait la pression vient beaucoup des pairs,
et je ne pense pas qu'on réglerait le problème. Je ne pense pas que ce serait
le bon véhicule pour régler des litiges. Mais définitivement je vois d'un très
bon œil qu'il y ait une représentation. Puis, sur bien des conseils
d'administration sportifs, il y a un... un athlète qui... qui y siège.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, nous en sommes maintenant... nous retournons maintenant du côté de
l'opposition officielle et vous avez un temps de 17 min 30 s, M.
le député de Marquette.
M. Ciccone :Merci beaucoup. Juste rebondir sur ce que vient de dire,
là. Avoir un jeune de 16, 17, 18, 19 ans qui veut jouer dans la ligue
nationale, représenter ses joueurs devant ses coachs, les propriétaires,
directeur général, ce serait difficile, mais c'est peut-être un groupe avec...
peut-être supervisé par les... quelqu'un d'extérieur, des adultes peut-être,
mais un joueur seulement, je trouverais ça un petit peu... pour avoir beaucoup
travaillé avec des jeunes, là, je trouvais ça un peu <difficile...
M. Ciccone :
...les... quelqu'un d'extérieur, des adultes
peut-être, mais un joueur seulement, je trouverais ça un petit peu... pour
avoir beaucoup travaillé avec des jeunes, là, je trouvais ça un peu >difficile,
puis pour avoir été là également, là, mais encadré par des adultes, ce
serait... ce serait... ce serait faisable.
Petite question rapide. On parlait d'aréna
tantôt. Vous n'êtes pas sans savoir que ça fait un an, là, que Guy Lafleur est
décédé. Premier ministre : «Il faut protéger l'aréna Guy-Lafleur.» On est rendus
où avec ça? Est-ce que c'est prévu, une modernisation? Est-ce qu'on va sauver
l'aréna Guy-Lafleur comme le premier ministre l'a demandé? Je pose la question
pour les gens de Thurso.
Mme Charest : Bien, en fait,
de la même façon que le... le projet de... de Notre-Dame-de-Grâce, on a des
programmes pour ça. Donc, évidemment, il faut que quelqu'un dépose un projet
puis une demande de subvention, là. C'est sûr que moi, je ne prends pas le
leadership de dire «je... je reconstruis ou je... je rénove». Donc, ça prend...
ça prend des demandes de subventions. La bonne nouvelle, c'est qu'on a un
300 millions déjà dans le premier budget et qui... L'appel de projets sera
lancé très bientôt.
M. Ciccone :Parce que, quand je vois le premier ministre avec sa photo
puis qui dit qu'il faut protéger l'aréna Guy-Lafleur, moi, je me serais attendu
qu'on aurait pris les devants, là, puis on aurait dit : Bien, on va...
Nous-mêmes, on va appeler le... le maire de Thurso puis on va dire «parfait, on
va... on va régler ça».
Mais je vais passer à un autre dossier
parce que le temps... il n'y a pas beaucoup de temps. Sport'Aide, Mme la
ministre, vous en avez parlé souvent, vous en avez... vous en fait souvent
référence. Pour vous, Sport'Aide, c'est quoi, la définition de Sport'Aide?
Mme Charest : La définition de
Sport'Aide, mais en fait c'est une ressource qui, à la fois, accompagne puis
permet de... de former le milieu. Donc, c'est une ressource pour un jeune
qui... qui éprouve une difficulté, donc c'est... c'est une ligne où ils peuvent
appeler puis avoir des recours, des ressources. Sport'Aide a aussi offert de la
formation. Donc, c'est... c'est vraiment un... un lieu qui nous aide dans un
objectif d'intégrité puis de... de milieu sain et sécuritaire.
M. Ciccone :Mais je suis content que vous dites le mot «former le
milieu», parce que quand on regarde la définition, là, tu sais, c'est : informer,
sensibiliser l'ensemble des acteurs du milieu sportif, mettre à contribution
des experts en lien avec les cas reçus afin de conseiller et assurer un suivi
constructif auprès de l'interlocuteur ou de l'interlocutrice, maintenir une
veille sur différentes statistiques, entre autres, justement, avec la ligne...
une ligne d'écoute aussi.
En 2018, quand le... le programme...
l'organisme Sport'Aide a été lancé sous... sous notre gouvernement, le PLQ
avait octroyé 1,8 million sur trois ans, qui était 600 millions par
année... 600 000 $ par année, pardon. Lors des deux dernières années,
2021-2022, 2022-2023, c'était... vous avez octroyé 850 000 $ pour
deux ans, vous avez réduit leur financement à 425 000 $ en moyenne
par année. Cette année, l'année financière vient de terminer, c'est le
31 mars, ils ne savent toujours pas combien ils vont recevoir. On est rendus
où avec ça?
Mme Charest : On est à revoir les...
les normes de financement, donc... Puis, peut-être, juste pour revenir sur
votre commentaire sur l'aréna de Thurso, je pense que c'est important... Puis, oui,
là, je comprends que Guy Lafleur, c'est... c'est un symbole, et tout, mais il
reste qu'on a des programmes normés, puis je pense que c'est important qu'on
procède quand même dans les normes puis, tu sais, avec les dépôts de projets,
et tout.
• (17 h 50) •
M. Ciccone :Là, on me prête des intentions, ce n'est pas ça que j'ai
dit, M. le... le Président. Moi, je veux seulement citer votre premier
ministre, c'est lui qui a nommé l'aréna Guy-Lafleur, qu'il faut la protéger,
parce que je ne l'ai pas vu nommer un autre aréna, il y a nommé celle-là dans
le journal. C'est pour ça que je vous l'ai... je vous l'ai nommé.
Ça fait que là on est à revoir les... les...
les sommes. Vous savez que c'est plus qu'une ligne... c'est plus qu'une ligne
d'appel, Sport'Aide. Est-ce qu'ils peuvent s'attendre, justement, à recevoir
plus? Parce qu'eux autres ils demandent, là, vraiment plus de 1 million
par année, là, parce que c'est vraiment... ça grossit. Non seulement ça, mais
vous avez inclus également... ont sous leur responsabilité, maintenant, le loisir
et le plein air. Alors, j'imagine que vous allez augmenter de façon
considérable leur financement.
Mme Charest : Je... je vous
répète, on est en... analyse... en analyse, donc on va voir comment ça va se...
se concrétiser.
M. Ciccone :Quand vous dites... Je parle pour eux autres, là. Quand
est-ce à peu près, là? C'est quoi, à peu près, la... la... le temps? C'est dans
le prochain mois? Parce qu'eux autres ils doivent se préparer, là.
Mme Charest : Incessamment.
M. Ciccone :Incessamment. Parfait. Est-ce qu'on peut savoir un peu
comment ça va être décaissé, les montants?
Mme Charest : Bien là, il y a
des... il y a les normes, les règles et les normes de financement qui, ça,
s'appliquent, là. Je pense que ça ne fait pas...
M. Ciccone :Mon Dieu! Je pose des questions une fois par année...
Mme Charest : Oui,
absolument, je vous réponds.
M. Ciccone :C'est une fois par année, Mme la ministre, là. Vous n'êtes
pas obligée d'être impatiente, lever le ton. Moi, je suis... je suis très,
très, très <calme...
M. Ciccone :
...questions une fois par année...
Mme Charest :
Oui,
absolument, je vous réponds.
M. Ciccone :
C'est une fois par année, Mme la ministre, là. Vous
n'êtes pas obligée d'être impatiente, lever le ton. Moi, je suis... je suis
très, très, très >calme.
Mme Charest : Je n'ai
pas levé le ton. Je m'excuse. Je vais...
M. Ciccone :Très, très calme.
Mme Charest : Oui, bien
sûr.
M. Ciccone :Ah! mon Dieu! J'espère que vous saviez que j'étais pour
m'amener sur un des dossiers les plus... qui me touchent le plus, justement,
sur les commotions cérébrales. On a vu depuis le premier... lors de vos...
l'ancienne législature, la 42e, il y avait des choses qui avaient été
annoncées. C'était... je veux dire, ça avait été annoncé en... en trombe avec
la ministre de la Santé à l'époque, c'était le... le rapport du comité
québécois sur le... sur ce... pas sur... c'est... c'est le... voyons! le...
c'est une... comité national sur les... sur les commotions cérébrales et
puis... Politique nationale. Bon, je l'ai enfin. Ça, ça a fait patate. Ça a
tombé. Puis, on l'a vu, là, la... c'était la... la Dre Opatrny, à l'époque,
elle disait : C'est avec déception que je dois annuler la rencontre de
lundi. Ça, elle l'écrivait au groupe, le groupe de prévention et de stratégie
nationale. C'est dommage car on voit bien que les commotions cérébrales sont un
enjeu important de santé publique et que le nombre va en augmentant.
On est rendu où, avec ça, Mme la ministre?
Parce que, si vous vous rappelez bien, là, j'avais... je vous avais montré un
tableau où toutes les fédérations devaient être... devaient se mettre aux
normes, là, des commotions cérébrales. J'ai vu que vous avez inscrit également
l'article 12, là, prévention, la détection et le suivi des commotions
cérébrales, où toutes les fédérations doivent vraiment être aux normes, là. Je
veux savoir qui est aux normes présentement, à partir d'aujourd'hui, puis qui
ne l'est pas, puis est-ce que vous êtes satisfaite de tout ce qui est... tout
ce qui a été fait par les fédérations.
Mme Charest : Oui.
Première chose, puis vous allez me permettre de rectifier un petit peu, quand
vous dites «ça a fait patate», je trouve que c'est... c'est un peu péjoratif comme...
comme analyse quand on sait que les équipes de la santé ont été affairées à une
situation quand même assez particulière et accaparante, qui est la pandémie.
Alors, on comprend, on n'a pas des...
M. Ciccone :...
Mme Charest : Bien, M. Marquette,
la pandémie a fait...
M. Ciccone :M. Marquette? M. Marquette?
Mme Charest : Non, mais
sérieusement, on peut... on peut faire semblant que la pandémie n'est pas
arrivée, puis que ça n'a pas mobilisé les équipes, mais je peux vous assurer
qu'on a travaillé sur des protocoles dans tous les... dans tous les lieux, puis
ce sont les mêmes équipes. Donc, il y a sept jours dans une journée,
24 heures... sept jours dans une semaine, 24 heures dans une journée.
Alors, je pense que c'est tout à fait normal que les travaux aient été
interrompus. Mais, malgré ça, nous avons continué à faire nos actions et nous
avons continué à faire le plan qui était en... en... qui était... qui avait été
élaboré.
Donc, on avait 19 recommandations,
hein, sur un plan d'action qui avait été élaboré, 18 étaient réalisées. Il en
restait une à réaliser puis qui... qui le sera dans les... dans les prochains
mois, prochaines semaines, là, qui étaient les bannières dans les lieux de
pratique municipale et récréative, et tout... et tout le kit.
D'ailleurs, on a vu une... une campagne,
la dernière portion de la campagne, qui est la... la portion agir, donc qui dit
«il faut se prendre en main», qui vient dire : Il faut... il faut écouter
les symptômes puis il faut agir.
On a... Bon, vous avez parlé du
chapitre XII, qui est quand même un élément important, où les fédérations doivent...
doivent avoir leur protocole, de la sensibilisation, de l'information, et tout
ça.
On a aussi un projet pilote qui se fait
avec les URLS, donc, pour favoriser... puis il y a des sommes qui... qui
avaient été prévues là-dessus, et pour favoriser, justement, l'implantation des
différents protocoles. Ils vont... ils vont soumettre les résultats en 2024,
donc, évidemment, ça va nous... nous aider à... à cheminer vers la suite, des
ateliers d'information aussi, qui sont... qui sont... qui sont faits avec... avec
le ministère, puis avec les différentes entités, puis les différents
responsables.
M. Ciccone :Merci beaucoup. Je veux juste, tu sais, spécifier. Je
comprends que la pandémie, là, on revient souvent sur la pandémie, mais, tu
sais, c'est Dre Opatrny qui a écrit : «Malheureusement, on me dit qu'il y
a une révision des priorités de la part de la direction responsable.»
Ça n'a jamais été... Moi, je n'embarque
plus là-dedans, la pandémie, là, parce qu'au niveau des rencontres... Parce que
ça n'a jamais été aussi facile se rencontrer. Moi, je le faisais avec une
chemise puis en pyjama, Mme la ministre. On se rencontrait n'importe quand par
visioconférence. Et j'ai parlé avec les gens de ce comité-là, étaient prêts à
travailler et ont été très, très, très déçus.
Ceci dit... parler de... le
chapitre XII, là, la prévention, la détection et le suivi des commotions
cérébrales. J'ai fait... J'ai joué le jeu, là, je suis allé voir les... les
fédérations, puis je suis allé voir les bonnes <fédérations...
M. Ciccone :
...parler de... le chapitre XII, là, la
prévention, la détection et le suivi des commotions cérébrales. J'ai fait...
J'ai joué le jeu, là, je suis allé voir les... les fédérations, puis je suis
allé voir les bonnes >fédérations qui ont vraiment mis la main à la pâte
puis qui ont pris ça au sérieux, puis les autres qui ne l'ont pas
nécessairement fait, puis j'ai sorti vraiment, là, leur règlement de
compétition et de sécurité, parce que c'est ça, c'est ça que vous leur avez
demandé.
Règlement à la sécurité. Je suis allé voir
le volleyball. Le... Volleyball Québec, impeccable. On nomme le mot «commotion
cérébrale», ce qu'on fait, prévention, suivis. C'est extraordinaire.
Puis là, Mme la ministre, vous allez dire
«c'est arrangé avec le gars des vues, là», mais je vous le jure que ce n'est
pas arrangé avec le gars des vues. Je suis allé voir Patinage de vitesse
Québec, je vous le dis, là. Premièrement, le... le chapitre XII n'a pas
l'obligation de donner... de nommer le mot «commotion cérébrale» dans votre... dans
votre... dans le... dans leur règlement, mais la... la seule fois, vraiment, où
on parle, là, de... de commotions, c'est... si je suis capable de trouver la
photo, je vous le montrerais, là, c'est vraiment où on voit... vous tournez
dans les coins, là, puis là il y a comme un coussin, puis là il y a une photo, puis
c'est écrit «éviter les commotions» ...de mettre un coussin. Allez-vous y voir,
là, vraiment? Allez-vous vérifier avec... Puis, ce n'est pas pour critiquer le
patinage de vitesse, mais c'est vraiment... Trouvez-vous ça normal qu'il n'y a
pas vraiment une norme, où on peut laisser les fédérations écrire ce qu'ils
veulent dans leurs règlements au niveau des commotions cérébrales? Ne
devrait-il pas y avoir une norme, là, à respecter pour tout le monde, la même
chose?
Mme Charest : Bien, en fait,
une norme à respecter pour... Tu sais, il y a un exercice qui a été fait pour
évaluer les facteurs de risques dans chaque sport. Donc, je pense que les
normes transversales, là, il faut y aller aussi avec les particularités de
chaque sport. Donc, risque élevé, le protocole sera plus exigeant.
Maintenant, si on se réfère strictement à
Patinage de vitesse Québec, on est à faire des modifications avec eux. Puis, tu
sais, on... Ils soumettent un protocole. Il y a des... des choses qui sont
faites. Donc là, ce que vous voyez, ce n'est pas à jour et ce n'est pas la
version finale, mais oui, c'est... ça fait partie de... des grands... des
grands chantiers sur lesquels on travaille.
• (18 heures) •
M. Ciccone :OK. Formidable. Je suis content d'entendre ça. Maintenant,
je vais vous parler du... du rapport sur le hockey qui a été... qui a été
déposé le mois d'avril l'année passée. Ça avait été... ça avait été commandé,
justement, dans un temps où vraiment, là, il y avait une... un scandale au
niveau des CHSLD, puis je comprends que pour être rassembleur, pour avoir
travaillé moi aussi beaucoup dans les médias, par communication, je sais que,
tu sais, des fois, il faut aller chercher un élément qui va être rassembleur
pour essayer d'envoyer ça ailleurs, là, la... la situation actuelle que les
gens vivent, là. Puis, vous aviez annoncé, justement, un comité hockey, c'était
le 18 novembre 2021, puis vous aviez demandé des recommandations, de
faire un suivi, de faire des études puis arriver un rapport. On a sûrement
pondu un... rapport, on regarde dernièrement, puis là je pourrais vous citer le
président actuel, Marc Denis, qui est... est déçu. Il demande un peu plus de
leadership. Qu'est-ce que vous lui répondez?
Mme Charest : Bien, je suis
contente que vous me posiez la question, parce qu'effectivement le comité
hockey, je pense que... a été quelque chose qui a permis pour une première fois
d'asseoir tous les intervenants du milieu du hockey ensemble. Puis, et... et ça
a été dit dès le début de la mise en place de ce comité-là, c'est un... c'est
un exercice qui allait servir à tous les sports, puis ça, je... je l'ai répété,
puis je pense qu'on a même eu l'occasion d'en discuter à quelques reprises.
Pour moi, ça a toujours été clair que l'exercice ne s'appliquerait pas
uniquement au hockey mais servirait à tous les sports. La raison qu'on le
faisait avec le hockey, c'est que le hockey, c'est quand même un sport qui
est... qui suscite énormément de passion, mais qui est surtout... qui est
surtout... qui a été fragmenté, je dirais, dans les dernières années, parce
qu'il y a eu l'éclatement de la structure avec... avec des ligues parallèles,
et tout ça. Donc, je pense que c'était important de faire cet exercice-là pour...
pour pouvoir dégager une vision commune puis pour pouvoir avoir un enlignement.
Donc, il y avait neuf grandes
recommandations, grandes priorités, des choses qui rejoignent exactement ma
vision, quand on parle d'accessibilité, quand on parle de développer le hockey
féminin, le plaisir de jouer, le... les infrastructures. Tu sais, on a annoncé
1,5 milliard comme engagement électoral...
18 h (version révisée)
Mme Charest : ...grandes
priorités, des choses qui rejoignent exactement ma vision quand on parle d'accessibilité,
quand on parle de développer le hockey féminin, le plaisir de jouer, les
infrastructures. Tu sais, on a annoncé 1,5 milliard comme engagement
électoral. Donc, évidemment, ça fait partie de notre vision, bon, plein de
choses qui ont déjà été mises en place justement en suite de ce rapport-là.
Maintenant, il y a encore... il y a aussi... C'est fini? Vous ne voulez plus
que je réponde?
M. Ciccone :...on va continuer là-dessus, Mme la ministre.
Mme Charest : Bon, allez-y,
je...
M. Ciccone :Je comprends que vous voulez récupérer le message,
maintenant, puis l'amener sur d'autres sports, mais, tu sais, moi, je vois
votre photo ici, là, Le hockey, notre fierté. Ça aurait pu être Le
sport, notre fierté si c'était vraiment axé sur le sport, mais je ne vous
ai jamais entendu parler de tous les sports. Quand vous avez fait... demandé un
rapport sur le hockey... Je vous corrige sur une chose. Ce n'est pas la
première fois qu'il y a un rapport sur le hockey au Québec, là. Vous n'êtes pas
des pionniers, là, la CAQ. Ce n'est pas vrai que c'est la première fois qu'il y
a un rapport sur le hockey au Québec. On pourrait retourner en arrière, vous
allez voir que ce n'est pas... ce n'est pas le premier.
Vous avez parlé, là, des recommandations.
Vous avez dit, vraiment, quand le rapport est sorti, que vous étiez pour mettre
en place les choses rapidement, que ce ne serait pas tabletté. Bien, je veux
savoir... Vous avez parlé des recommandations. On est rendus où avec hisser le
hockey au rang du sport national du Québec?
Mme Charest : Bien, le rang
du sport national du Québec, vous allez comprendre que, moi, quand je vais l'annoncer...
puis c'est encore dans nos intentions de le faire, là, mais, quand je vais l'annoncer,
j'aimerais ça que ce soit une bonne nouvelle, puis, avec ce qui s'est passé
dans la dernière année concernant le hockey, je ne suis pas sûre que ce serait
bien perçu puis que ce serait, là, oui, oui, oui, le hockey, c'est notre sport
national puis on en est fiers. Je pense qu'on a quand même... Je pense qu'il
faut s'assurer que, quand on le fera, on sera à l'aise, tous et chacun, avec
ça, puis que ce soit une bonne nouvelle. Alors, ça, ça va se faire, mais on est
en cheminement là-dedans.
M. Ciccone :...je comprends, c'est que, dans les recommandations, les
neuf recommandations, il n'y a rien qui a été fait encore.
Mme Charest : Non, ce n'est
pas ce que j'ai dit du tout.
M. Ciccone :Parfait. Merci beaucoup. Non, non, mais c'est clair.
Mme Charest : Non, mais je
vais continuer de répondre parce que ce n'est pas ça que j'avais... Vous me
coupez.
M. Ciccone :Bien, c'est que... non, mais c'est clair que c'est ça, là.
Je veux dire...
Mme Charest : Bien non,
mais...
Le Président (M. Schneeberger) :
...le temps est écoulé.
Mme Charest : Ah! bien là...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Le temps est écoulé. Alors, nous allons passer maintenant du côté ministériel,
et j'entends le député de Jonquière.
M. Gagnon : Bonjour, Mme la
ministre. Salutations à toute l'équipe du Sport, Loisirs, Plein air, également
à mes collègues, mon collègue de Marquette, mon collègue de Rosemont, l'ensemble
de mes collègues. Bravo, Mme la ministre, 1,5 million sur 10 ans, 300
millions...
Mme Charest : Milliard.
M. Gagnon : ...1,5 milliard
sur 10 ans, 300 millions, qui envoie un message, rapidement, de se mettre
en action. C'est une belle vision. J'accroche également positivement sur mon
collègue de Rosemont... Habituellement, on avait tendance à penser que le
ministère du Sport, à l'époque, pouvait être un peu à la fin, qu'il arrivait en
queue de peloton avec une enveloppe... C'est des chiffres fort intéressants.
Puis il y a une autre marque de respect
aussi, laquelle on a passée sous silence, mais qui est très importante, qui s'est
passée le 15 décembre dernier, quand vous avez annoncé l'inauguration de
la Maison du loisir et du sport. J'étais présent. Combien de témoignages on a
entendus de gens qui étaient dans le sous-sol d'une de nos infrastructures depuis
des années... Et aujourd'hui c'est 600 employés, toute, aussi, la synergie qui
s'est créée, les services adaptés. Je voulais vous féliciter de cette vision,
Mme la ministre. C'est fort intéressant.
J'ai le goût d'aborder avec vous... Vous
comprendrez, je n'ai pas connu le sport de haut niveau comme vous avez connu...
Je viens d'un milieu modeste où le sport est aussi important, puis je sais que
c'est important pour vous... c'est l'accessibilité. Vous avez dit quelque chose
de fort, et je le cite, vous avez dit : «Profiter du plein air comporte
des bénéfices puissants pour notre santé physique et mentale.» Et ça, c'est une
phrase que vous avez dite, Mme la ministre, mais vous n'avez pas seulement
mentionné cette phrase-là. Vous avez bougé, Mme la ministre, et ça, ça me rend
fier. Ça me rend fier, parce que vous avez annoncé que les parcs nationaux, du
28 décembre au 14 mars, étaient totalement gratuits, et ça, je peux
vous dire...
J'ai rencontré il y a quelque temps le
président du MAGE-UQAC, chez nous, l'association étudiante universitaire. Il me
disait, M. Diallo, à quel point ils en ont profité — puis l'université,
chez nous, c'est une université qui accueille beaucoup de jeunes étudiants
internationaux — et à quel point ils sont partis, les fins de
semaine, ils sont partis, la semaine, accompagnés, des fois, du bac en plein
air, ils sont allés visiter les sites de la SEPAQ que vous avez mis à la
disposition... et ça, je trouve que... Vous l'avez dit, j'ai cité ce que vous
avez dit, mais, l'accessibilité, vous en avez également fait une priorité. Puis
je tiens à vous dire que, particulièrement par <chez nous, il y a des
gens qui...
M. Gagnon :
...particulièrement
par >chez nous, il y a des gens qui ont découvert notre SEPAQ puis il y
a des étudiants internationaux qui ont tombé une fois de plus en amour avec
notre région, et ça, c'est quelque chose qui me parle.
Maintenant, où est-ce que j'aimerais aller...
Quand on parle d'accessibilité, je veux vous entendre, Mme la ministre, parce
que je ne voudrais pas aussi qu'on oublie... Quand on parle d'accessibilité, on
parle... accessibilité pour les gens défavorisés. C'est quelque chose qui
m'interpelle beaucoup également. Quand on parle d'accessibilité, il faut aussi
mentionner l'accessibilité pour les personnes avec des limitations
fonctionnelles.
Ma question est sur deux volets, mais
regroupe quand même la même, Mme la ministre. Pouvez-vous nous parler des
mesures qui seront mises en place pour les personnes en situation de pauvreté et,
peut-être, par la même occasion, les personnes présentant des limitations, on
va dire, fonctionnelles?
Mme Charest : Oui, bien,
merci, cher collègue, des bons mots, et tout ça, puis je trouve ça intéressant
parce que, dans votre préambule, vous venez faire la démonstration qu'il y a
deux recommandations du comité hockey qui sont directement répondues.
Première, infrastructures, ça faisait
partie... c'était une des recommandations. Donc, je réponds directement à une
recommandation du comité hockey en dotant le Québec d'infrastructures,
1,5 milliard sur 10 ans. On a annoncé un premier 300 millions.
Puis je pourrais vous dire que, dans le passé, on a au-dessus de
100 projets d'arénas qui ont été financés puis 100 patinoires
extérieures qui ont été financées. Alors, ça, ça répond directement aux
recommandations du comité hockey.
Autre recommandation du comité hockey,
c'est l'accessibilité, et ça, c'est mon... je vous dirais, mon fer de lance
depuis que je suis en politique, et ça aussi, c'est une recommandation du
comité hockey, donc, puis, particulièrement dans un sport qui est aussi
dispendieux que le hockey, combien de jeunes n'ont pas pu avoir accès à ce
sport-là parce qu'ils avaient des moyens financiers limités. Donc, ils ne
pouvaient pas... ne pouvaient pas bénéficier de ce sport qui est majestueux et
intéressant.
On a parlé du parascolaire, des montants
au-dessus de 100 millions en parascolaire, en activités parascolaires, qui
peuvent être des activités de hockey. On a parlé des programmes particuliers,
les PPP... En fait, on n'en a pas parlé, mais on a mis en place les PPP, donc,
un 200 $, dans un premier temps, puis là qui a évolué à 300 $,
justement pour rendre accessible le sport, dont le hockey, mais ça, c'est
important puis ça vient répondre à une clientèle, évidemment, qui a des moyens
financiers plus limités.
Donc, avec le 200 $, on répondait à
50 %... puis là je n'ai plus les chiffres exacts, là, mais 50 % des
élèves avaient leur programme particulier gratuit, 300 $, on va avoir
65 % des élèves qui vont avoir leurs activités gratuites, donc, leur
concentration ou leur option, et tout ça. Donc, ça, je pense que c'est vraiment
une façon d'aller rejoindre la clientèle qui a des besoins en termes de support
financier.
Les centrales d'équipement, ça aussi,
c'est une mesure très importante pour donner accès à la population... parce
qu'on sait que l'équipement, c'est hyperdispendieux. Ça répond directement au
comité hockey. Donc, ça, ce sont des choses... des mesures d'accessibilité.
• (18 h 10) •
Des mesures pour... pour les personnes
avec des limitations fonctionnelles... On annonçait, la semaine dernière, le
programme Au-delà des limites, qui, ça, va faire en sorte que Parasports Québec
va pouvoir aller en région pour donner des opportunités aux jeunes ou aux moins
jeunes de faire des activités physiques, donc, puis de l'organiser, évidemment.
Donc, évidemment, c'est une forme... une mesure qui est superimportante.
On a des sommes aussi, bon, pour les camps
de vacances, entre autres, pour l'accompagnement aussi pour les personnes
handicapées, donc, différents financements pour cette clientèle-là, mais on
continue de travailler dans ce sens-là parce qu'encore une fois c'est un
dossier qui m'est très cher, parce qu'ultimement ce qu'on veut, c'est que les
gens bougent, peu importe leur condition, peu importe leur situation, et on va
continuer d'aller dans ce sens-là.
M. Gagnon : M. le Président,
est-ce que vous pourriez m'informer quand il restera une minute?
Le Président (M. Schneeberger) : Il
reste 2 min 40 s, député de Jonquière.
M. Gagnon : Parfait. Je vais...
je vais en rafale. Je suis content qu'il me reste un petit peu de temps. Je
veux absolument parler avec vous, Mme la ministre, de nos jeunes Québécois. Je
sais que vous avez un souci... On le voit dans vos actions. Chez nous, le camp
de jour où... il y a eu les inscriptions du camp de jour le 1er mai, cette
semaine, et 800 places ont été comblées en l'espace de 1 min 45 s. Et là
ça s'en vient, là, tous les jeunes qui n'ont pas de place, mais, quand même, on
voit tout l'engouement d'aller vers un camp de jour.
Je regardais les statistiques. Le
baseball, la natation, dans différentes régions, est en pleine ascension, on
pourrait <dire. C'est impossible...
M. Gagnon :
...ascension,
on pourrait >dire. C'est impossible pour moi de ne pas vous féliciter
pour la formation de sauveteur gratuite qui a été mise en place. Je l'ai vue. Je
l'ai vue, les dernières années, arriver avec un camp de groupes de jeunes,
une... pas une patinoire, pardon, une piscine qui est fermée, parce que la
barrière est fermée, parce qu'on n'a pas de sauveteur, parce que le sauveteur
n'a pas renouvelé ses cartes, parce qu'une formation de sauveteur, c'est un
investissement qu'un jeune ne peut pas faire. C'est-à-dire, payer 500 $,
600 $, 700 $ pour avoir une job, c'est un peu contradictoire. Vous
avez fait tomber cette barrière.
Chez nous, il vient d'avoir en place des
corridors scolaires. Peut-être que, dans les grands centres, c'est quelque
chose qu'on voit souvent. C'est la première fois que je vois des jeunes se
rendre à l'école en vélo parce que le corridor scolaire a été pensé, mais je me
dois de vous informer, et c'est sûr que vous êtes informée, Mme la ministre,
quand même, récemment, il y a une étude qui montrait que les jeunes Québécois
sont un peu moins en forme, et on mentionnait... Dans les statistiques, je
pense qu'on pourrait remonter jusqu'à... aux quatre dernières décennies.
Avez-vous une phrase, une vision d'espoir, Mme la ministre, que vous allez
mettre en place pour assurer que la tendance soit renversée?
Mme Charest : Oui, bien,
premièrement, je vais revenir sur le premier commentaire que vous avez fait,
cher député de Jonquière, parce qu'on a les gens de la SEPAQ ici, puis je pense
que c'est important... Là, vous en avez parlé, puis je n'ai pas... je n'ai pas
élaboré là-dessus, la mesure hivernale a été un franc succès, et une des choses
qu'on a vu, on l'a constaté avec la pandémie, là, les gens se sont réapproprié
les parcs de la SEPAQ, un joyau du Québec extraordinaire, mais là ce qu'on
voulait, là, c'est de s'assurer qu'ils ne le fassent pas juste l'été puis à
l'automne, quand les feuilles sont belles, et tout ça, mais qu'ils en profitent
à l'année. Donc, c'est pour ça, la mesure hivernale, pour dire : Profitez-en.
Puis là on a vu les... l'achalandage a plus que doublé, les journées qui ont
été rendues gratuites. Alors, au-dessus de 50 000 personnes qui ont
bénéficié de cette mesure-là. Donc, c'est très...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
Mme la ministre.
Mme Charest : C'est tout? Je
ne peux pas...
Le Président (M. Schneeberger) : Désolé
de vous interrompre. Le temps est déjà écoulé.
Alors, nous en sommes déjà à la fin de ce
volet de crédits budgétaires pour Loisir et Sport du portefeuille Éducation.
Nous allons maintenant mettre aux voix ces crédits. Alors, le programme n° 5, intitulé Développement du sport et... du loisir et
sport, pardon, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Une voix : Sur division.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté
sur division. Et enfin l'ensemble des crédits budgétaires du portefeuille
Éducation pour l'exercice financier 2023-2024 sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Une voix : Sur division.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté
sur division.
Alors, en terminant, je dépose les
réponses aux demandes des renseignements de l'opposition.
Et, compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux au jeudi 4 mai, 11 h 30, où elle
entreprendra l'étude du volet Habitation des crédits budgétaires du
portefeuille Affaires municipales et Habitation. Bonne soirée à tous.
(Fin de la séance à 18 h 14)