(Onze heures vingt-sept minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bonjour à tous. Bienvenue à la Commission de l'aménagement du territoire. Ayant
le quorum, je déclare la commission ouverte.
Alors, la commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 57, loi édictant la loi à
protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions et
modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal.
Alors, est-ce que nous avons des remplaçants ce
matin?
La
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Ciccone (Marquette) est remplacé par Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey) et M. Fontecilla
(Laurier-Dorion), par M. Grandmont (Taschereau).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, hier, à l'ajournement des travaux, on avait terminé et adopté
l'article 124.1 dans l'étude du projet... le sujet n° 5,
améliorer l'application de l'éthique et des règles
de déontologie dans le milieu municipal. Alors, Mme la ministre, je vous
propose de faire la lecture de l'article 97, au niveau de ce bloc.
Mme Laforest : L'article 97 :
L'article 300 de cette loi est modifié :
1° par la
suppression, dans le paragraphe 2°, de «, après le 1er septembre de
l'année civile où a eu lieu l'élection,»;
2° dans le paragraphe 4° :
a) par le remplacement de «était» par «occupait
le poste de»;
b) par
l'insertion, après «(chapitre O-9),», de «directeur général, greffier ou
trésorier d'une autre municipalité, y compris une municipalité régionale
de comté,»;
3° par l'insertion, dans le paragraphe 5° et
après «municipale,», de «directeur général, greffier ou trésorier d'une autre
municipalité, y compris une municipalité régionale de comté,».
On veut éviter les situations potentielles de
conflit d'intérêts qui pourraient découler de l'exercice de charges dans
plus... dans plus d'une municipalité. Donc, une personne qui occupe le poste de
directeur général, greffier ou trésorier d'une municipalité qui serait élue
dans une autre municipalité devrait démissionner de son poste au plus tard
30 jours après la prestation de son serment de membre du conseil. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce que nous avons des questions sur l'article 97? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, merci, M. le
Président. Bon matin à tous. Mme la ministre, est-ce qu'on peut juste nous
replacer dans le... dans la réflexion qui a mené à cette modification-là? On
comprend, là, la question de venir restreindre le cumul de fonctions, mais
quelle est la problématique exactement? Qu'est-ce qu'on cherche à régler comme
problématique?
Et aussi, dans un second temps, est-ce que vous
avez tenu compte des... par exemple, de la lettre du maire de Sainte-Croix, si
je ne me trompe pas, et aussi des commentaires qu'on a reçus, dans certains
mémoires, qui... qui visent à peut-être venir moduler cette nouvelle
disposition?
Mme Laforest : Oui. Bien, en fait,
c'est pour éviter les conflits d'intérêts, parce qu'on comprend que, quelqu'un
qui occupe le poste de maire, dans une municipalité, ou conseiller, puis
ensuite de DG dans... dans une autre municipalité, bien, c'est certain que la
personne est au courant de tout le fonctionnement des budgets. Puis parfois,
bien, occuper ces deux postes-là, on a eu des... quand même quelques... quand
même plusieurs courriels disant qu'il y a toujours un potentiel de conflit
d'intérêts. Puis il y a certains conseillers, conseillères qui trouvaient que
c'était inadmissible d'être et un maire et un DG dans une autre municipalité.
Donc, c'est pour ces raisons.
• (11 h 30) •
Mme Setlakwe : OK. Est-ce qu'on
veut... Est-ce qu'on parle de situations au sein même... au sein de la même
MRC?
Mme Laforest : Au sein de la même
MRC. Ah non! Dans toutes les... une MRC ou une autre adjacente.
Mme Setlakwe : OK. Puis pourquoi
vous ne voulez pas le restreindre à...
Mme
Laforest : De... Votre question, redites-la, voir. Dans la même MRC...
Mme
Setlakwe : Donc, le cumul de fonctions, on ne veut pas qu'un maire
soit également directeur général d'une autre municipalité au sein même... au
sein de la même MRC, ou peu importe? Même si... Disons qu'il est DG... il ou
elle est DG d'une municipalité mais qui n'est pas dans la même MRC que la MRC
dans laquelle il oeuvre à titre de... d'élu, de maire, disons.
Mme
Laforest : OK. Est-ce qu'on peut suspendre, M. le Président, s'il vous
plaît?
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, on peut suspendre. Alors, nous allons suspendre
quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 31)
(Reprise à 11 h 45)
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Je pense que Mme la
députée de Mont-Royal—Outremont
souhaitait intervenir sur l'article 97, sur un point précis.
Mme
Setlakwe : Oui. Merci, M. le Président. On a eu des échanges lors de
la suspension, et puis j'aimerais qu'on
continue d'échanger au micro, mais, essentiellement, nous ne sommes pas contre
l'idée d'empêcher le cumul des fonctions, disons, d'un maire et d'un... d'une personne
qui voudrait être maire et directeur général dans deux municipalités d'une même
MRC. Toutefois, à la lecture de différents mémoires et interventions lors des
consultations... notamment la FQM est venue dire : Ça peut poser problème,
on a une pénurie de main-d'oeuvre, on a... on a un manque au niveau des
personnes qui souhaitent occuper ces postes-là, ces fonctions-là. Attention!
Vous devriez peut-être étudier davantage la problématique.
Alors, je demanderais
à la ministre... La ministre a démontré une ouverture à ce qu'on vienne... on
garde le principe d'empêcher le cumul des fonctions, mais on va prévoir que la
problématique est seulement au sein d'une même municipalité. Donc, une personne
pourrait cumuler des fonctions dans deux MRC différentes, disons, occuper le...
une fonction d'élu, maire, mairesse, conseiller, dans une MRC et occuper le
poste de directeur général, directrice générale dans une autre MRC.
Donc, je souhaiterais
déposer un amendement à cet égard-là, mais, avant de le faire, je demanderais à
la ministre de... peut-être de nous... de nous expliquer quelle est sa position
à cet égard-là et aussi en quoi est-ce qu'on peut rassurer, donc, les Québécois
qui se disent : Mais donc vous visez à éliminer des situations
potentielles de conflit d'intérêts, mais là vous ouvrez un petit peu plus en
permettant le cumul de fonctions dans... quand c'est... on parle de deux MRC différentes. Mais juste nous
rappeler aussi comment tout ça est encadré, tu sais, qui agit comme chien
de garde pour surveiller ces situations-là.
Le Président (M.
Schneeberger) : Mme la ministre.
Mme
Laforest : Oui. Alors, c'est avec la loi... la LERM, en fait, la Loi
sur les élections et les référendums dans les municipalités, on permet le cumul
des fonctions. Par exemple, on prévoit que les fonctionnaires ou les employés
d'une municipalité sont inéligibles à un poste de membre du conseil.
Maintenant, il n'y a aucun motif d'inéligibilité ou d'inhabilité qui est prévu
pour les personnes qui occupent le poste de membre d'un conseil et officier
d'une autre municipalité. Donc, le cumul des fonctions, c'est sûr que c'est
vraiment susceptible de placer les élus ou le DG dans des situations de conflit
d'intérêts.
Maintenant, ce qu'on
vient faire ici, on vient préciser que c'est... ce serait... à l'intérieur — si
j'entends bien, vous allez avoir un amendement — ce serait... à
l'intérieur de la même MRC, ce serait impossible, mais une MRC à côté d'une
autre, ce serait possible. Donc, c'est sûr que comment on peut bien encadrer ou
baliser cette mesure, c'est avec la Commission municipale du Québec, on s'entend, pour la gestion des conflits
d'intérêts. Donc, à ce moment-ci, c'est quand même positif parce qu'on
ne l'accepterait pas dans une même MRC, mais, dans une MRC adjacente, ce serait
possible. Donc, je crois que c'est ça que vous parlez dans votre amendement.
Donc, c'est vraiment
la Commission municipale qui va quand même continuer à gérer les possibles
conflits d'intérêts pour ne pas qu'un maire ou un... soit et maire et DG dans
une même municipalité, conseiller, DG dans une même municipalité, dans la même
MRC. Alors, c'est dans cette optique-là.
C'est sûr, comme je
le mentionne, on avait eu plusieurs courriels le demandant, de ne pas cumuler
les doubles fonctions. Maintenant, on l'applique seulement à une MRC. Je crois
que c'est bien, parce qu'en même temps on
est en pénurie de main-d'oeuvre, on manque, dans certaines municipalités, de
DG, et de bons DG. Je regarde M. le Président. Mais... Voilà.
Mme
Setlakwe : Parfait. Écoutez, c'est... c'est conforme à nos
discussions, puis je pense qu'on en arrive à une
solution... une proposition mitoyenne qui est... qui est adéquate. Donc, M. le
Président, on aurait un amendement, donc, à l'article 97.
Le
Président (M. Schneeberger) : Oui. Alors, allez-y. Est-ce que l'amendement a été
déposé au greffe? Est-ce que...
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui?
Bon. Alors, vous pouvez en faire la lecture, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Des voix : ...
• (11 h 50) •
Mme Setlakwe : ...je le relis au
complet? Oui.
Donc, à l'article 97 : Remplacer, dans
l'article 97 du projet de loi, les paragraphes 2° et 3° par les
suivants :
«2° par l'insertion, après le
paragraphe 4°, du suivant :
"4.1° a été élue alors qu'elle occupait le
poste de directeur général, de greffier ou de trésorier de la municipalité
régionale de comté dont le territoire comprend celui de la municipalité
concernée ou un tel poste d'une autre municipalité comprise dans la même
agglomération que celle de la municipalité concernée ou dans la même municipalité régionale de comté et n'a pas cessé
d'occuper ce poste avant le trente et unième — trente et unième — jour suivant la prestation de son serment
comme membre du conseil, tant que dure ce cumul;";
«3° par l'insertion, après le
paragraphe 5°, du suivant :
"5.1° commence, après son élection, à
occuper le poste de directeur général, de greffier ou de trésorier de la
municipalité régionale de comté dont le territoire comprend celui de la
municipalité concernée ou un tel poste d'une autre municipalité comprise dans
la même agglomération que celle de la municipalité concernée ou dans la même
municipalité régionale de comté, tant que dure ce cumul.";»
L'amendement proposé limiterait le cumul des
fonctions d'officier municipal et de membre du conseil d'une municipalité aux municipalités comprises dans une
même MRC, incluant la MRC elle-même, ou agglomération. Voilà.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci. Est-ce que nous avons des commentaires sur
le dépôt de l'amendement? Oui, député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, tout simplement
pour dire qu'on est d'accord avec cette proposition d'amendement. C'était
effectivement une demande qui avait été faite, là, par des municipalités. D'une
part, il y a une pénurie de main-d'oeuvre et
il faut quand même y voir. Donc, c'est une possibilité d'aller chercher des
candidatures intéressantes à la fois pour les postes de greffier, de...
directeur général, par exemple, puis, d'un autre côté, aussi avoir des gens qui
voudront bien se lancer en politique municipale aussi, surtout qu'on sait que
c'est... dans plusieurs municipalités, ce n'est pas des jobs à temps plein,
donc ça peut être intéressant. C'est des gens qui sont intéressés par la
question... l'appareil politique municipal. Donc, ça, c'est quand même très
intéressant.
On avait évidemment aussi beaucoup de... les
mêmes... les mêmes appréhensions que certains des groupes qu'on a entendus,
concernant les possibles conflits d'intérêts. Donc, la façon dont c'est tourné
aujourd'hui, on... ça nous plaît vraiment, parce qu'on ne pourrait pas avoir,
aux mains d'une même agglomération ou d'une même municipalité régionale de
comté, des gens qui occupent les deux postes, alors qu'on sait qu'il y a des
instances dans ces agglomérations ou dans ces MRC là. Donc, on se retrouverait
avec des gens qui, au sein d'une même instance, occuperaient potentiellement deux postes, et là apparaît le conflit
d'intérêts. Donc, de vraiment bien venir circonscrire la possibilité de
le faire, là, dans le fond, en obligeant... en le permettant, mais en obligeant
que ce soit dans deux MRC différentes ou deux agglomérations différentes, moi,
je pense qu'on vient solutionner ce problème-là. Tout le monde est gagnant.
C'est une solution qui me semble une solution gagnant-gagnant pour les
municipalités, pour les gens qui sont intéressés par ce genre de postes là
aussi. Donc, on va l'appuyer, évidemment.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
D'autres commentaires?
Mme Setlakwe : J'ajouterais
peut-être...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Oui, M. le Président, merci. Donc, simplement
ajouter... Bien, merci au collègue de Taschereau. Je pense qu'on est
tous du même avis ici. Puis, tu sais, il faut rappeler qu'un officier
municipal, tu sais, porte un chapeau différent et agit selon les orientations
du conseil municipal de la municipalité en question, et puis, quand il agit
comme maire ou mairesse ou conseiller d'une autre... là, d'une autre
municipalité dans une autre MRC, bien, c'est un autre mandat, et on compte
sur... Évidemment, dans la plupart des cas, les gens respectent les codes
d'éthique et respectent les obligations, et les devoirs, et les pouvoirs, et
tout ça, liés à leur fonction. Donc, je pense qu'on en arrive à une solution
mitoyenne acceptable. Voilà.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, si tout le monde est
d'accord, nous allons procéder à la
mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement proposé par la députée
de Mont-Royal—Outremont est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Alors, nous revenons à l'article 97
tel qu'amendé. Est-ce qu'il y avait des questions pour... Comme ça, s'il
n'y a pas de question, est-ce que l'article 97, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors là, nous poursuivons au niveau de l'article 121.
Mme Laforest : L'article 121 :
L'article 32 de cette loi est remplacé par le suivant :
«32.
L'exécution forcée d'une décision de la Commission qui impose une pénalité ou
la remise ou le remboursement d'une somme d'argent ou d'un bien se fait
par le dépôt de cette décision au greffe du tribunal compétent, selon les
règles prévues au Code de procédure civile (chapitre C‐25.01).
«Lorsque la
Commission constate qu'une telle décision n'a pas été exécutée, elle peut la
faire exécuter elle-même, de la [même] manière prévue au premier alinéa,
après avoir avisé par écrit la municipalité et le membre du conseil de son
intention de la faire exécuter à défaut pour eux de le faire dans un délai de
60 jours suivant la transmission de l'avis. Lorsque la Commission exécute la décision,
les sommes ou les biens reçus par l'entremise de cette exécution doivent être
remis à la municipalité.»
Donc, l'article 121. L'article 121 du
projet de loi remplacerait l'article 32 de la Loi sur l'éthique et la
déontologie en matière municipale afin, d'une part, de modifier la procédure
devant être suivie pour permettre l'exécution d'une décision de la commission
imposant une pénalité ou la remise ou le remboursement d'une somme d'argent ou
d'un bien. L'article 32 prévoit actuellement que la décision de la
commission doit être homologuée. Le nouvel article 32 proposé prévoit
plutôt que l'exécution se ferait par le dépôt de la décision au greffe du
tribunal compétent, selon les règles prévues au Code de procédure civile.
L'exécution par défaut au greffe constitue le moyen couramment prévu aux fins
de l'exécution des décisions des tribunaux administratifs depuis l'adoption en
2014 du nouveau Code de procédure civile.
Ici, on prévoit un mécanisme permettant, suivant
une sanction en déontologie, de récupérer les sommes dues par un élu lorsqu'une
municipalité ne procède pas à l'exécution forcée de la sanction. On vient
faciliter l'exécution forcée d'une décision en retirant l'étape de
l'homologation par la Cour supérieure du Québec. On vient garantir l'intégrité
du régime de sanctions prévu dans la Loi sur l'éthique et la déontologie en
matière municipale. Donc, on réduit le
fardeau administratif pour une municipalité lorsqu'elle est forcée d'exécution.
Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup, Mme la ministre, pour les explications. Est-ce que nous avons des
questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, merci, M. le
Président. Donc, oui, on comprend ici que, oui, on enlève une lourdeur administrative, là, qu'on n'a pas besoin d'aller
faire homologuer par la Cour
supérieure, c'est ça. Mais
expliquez-nous donc. Dans la... dans
la réalité, donc, est-ce qu'il y avait vraiment plusieurs situations où des
décisions étaient rendues de faire... tu sais, évidemment, de faire
respecter les dispositions de... des lois applicables, il y avait des pénalités
qui étaient imposées et... Tu sais, on cherche à répondre vraiment à une
problématique où les décisions n'étaient pas exécutées. Pouvez-vous nous donner
des exemples?
Mme Laforest : Mme Petit.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
Mme Petit, allez-y.
Mme Setlakwe : S'il vous plaît.
Mme Petit (Katia) : Oui.
Le
Président (M. Schneeberger) :
Ça prend le consentement, c'est vrai. Nous sommes au début de la journée. Alors,
consentement pour que Mme Petit puisse prendre la parole?
Mme Setlakwe : Bien sûr,
consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Consentement.
Allez-y.
Mme Petit (Katia) : Merci, M. le
Président. En fait, c'est vraiment pour régler des cas vraiment réels qui ont été... qui ont été vus, où, par exemple, une
municipalité... parce que la sanction, par exemple, imposée à un élu serait... serait
quand même peu élevée, et ça coûte parfois plus cher de la faire homologuer et
de la faire exécuter, avec les frais d'huissier, et tout, donc qui peut arriver
dans certains cas, surtout quand l'élu, par exemple, n'est plus à l'emploi de
la municipalité, ce genre de situation, où elle n'est tout simplement pas
exécutée. Donc, ce qu'on vient faire... on ne vient pas retirer la possibilité
à la municipalité de le faire, au contraire, ce qu'on vient faire, c'est donner
un outil additionnel pour que, dans ces cas-là, si une municipalité ne le fait
pas, la Commission municipale peut elle-même le faire,
donc en lieu et place de la municipalité, mais elle doit au préalable l'avoir
avertie. Donc, la commission, comme ça, va s'assurer que ses décisions sont
réellement appliquées dans tous les cas et qu'il n'y en a pas qui tombent entre
les craques du plancher.
Mme Setlakwe : D'accord. Merci. Puis
on peut... je présume qu'il n'y a personne qui s'est opposé à cette... à cette
idée?
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Setlakwe : Ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Alors, députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Moi, j'aurais
une question : Est-ce qu'il y en a eu beaucoup, de ces situations-là, pour
arriver à ça?
Mme Petit (Katia) : En fait, on sait
que c'est arrivé dans au moins deux municipalités, selon les informations que
nous a données la Commission municipale, là, mais ça pourrait arriver dans
d'autres par le futur.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc, en
prévention.
Mme Petit (Katia) : Voilà.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autres questions? Alors, est-ce que l'article 121 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 120.
Mme Laforest : L'article 120 :
L'article 22.1 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier
alinéa et après «22», de «, 32».
L'article 120 du projet de loi apporterait
une modification à l'article 22.1 de la Loi sur l'éthique et la
déontologie en matière municipale découlant de la modification prévue à
l'article 121 du projet de loi, qui propose d'introduire le nouvel
article 32 dans cette loi.
Cet article 32 prévoit notamment que la Commission
municipale peut faire exécuter ses propres décisions qui imposent une pénalité
ou la remise ou le remboursement d'une somme d'argent ou bien... ou d'un bien
comme sanction pour un manquement éthique et... ou en déontologie, si une
municipalité omet de les faire exécuter.
Ce nouveau pouvoir ne serait pas exercé par les
membres de la commission, mais plutôt par les employés de la commission qui
sont désignés en vertu de l'article 19 pour faire enquête sur les
manquements en éthique et en déontologie. Donc, la modification s'inscrit dans
le partage de responsabilités au sein de la commission.
Ici, on vient exclure la possibilité pour les
juges de faire exécuter une décision en déontologie, une question de
concordance avec l'article 22.1. Merci.
• (12 heures) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce que nous avons des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : On pourrait reprendre
la même discussion, là. On est vraiment en train d'ajouter un article pour
faire de la concordance pure, là?
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Oui. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui? Alors, est-ce que l'article 120 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 53.
Mme Laforest : Même chose ici pour l'article 53 :
L'article 19 de la Loi sur la Commission municipale (chapitre C-35)
est modifié par l'insertion, après «22», de «, 32».
Donc, même chose ici. Donc, on vient obliger le
président de la CMQ à désigner les membres de son personnel qui peuvent exécuter une décision en déontologie, considérant
l'article... les deux derniers articles que nous avons adoptés,
l'article 19 de la Loi sur la Commission municipale, qui est requise
compte tenu de la modification qui est prévue à l'article 121.
Ce nouvel
article 32 prévoit notamment que la Commission municipale peut faire
exécuter ses propres décisions qui
imposent une pénalité. Donc, ce nouveau pouvoir de la Commission municipale est
exercé par les mêmes employés que le
président de la commission... qu'il doit désigner en vertu de l'article 19
pour faire enquête sur les manquements en éthique et en déontologie.
Merci, M. le Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions? Non? Ça va?
Est-ce que l'article 53 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous poursuivons sur l'article 15.
Mme Laforest : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 468.17... 27, du suivant :
«468.27.1. Le conseil d'administration doit
adopter un code d'éthique et de déontologie applicable aux fonctionnaires et
aux employés de la régie. L'article 16.1 de la Loi sur l'éthique et la
déontologie en matière municipale (chapitre E-15.1.0.1) s'applique à ce
code, avec les adaptations nécessaires.»
L'article 15 du projet de loi introduirait
un nouvel article 468.27.1, dans la Loi sur les cités et villes, qui
aurait pour effet de rendre obligatoire l'adoption, par le conseil
d'administration d'une régie intermunicipale, d'un code d'éthique et de déontologie applicable aux fonctionnaires et aux
employés de la régie. Le nouvel article 468.22.1 proposé prévoit que ce
code d'éthique et de déontologie devra contenir, avec les adaptations
nécessaires, les règles obligatoires prévues
à l'article 16.1 de la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière
municipale pour le code d'éthique et de déontologie des employés
municipaux.
Donc, ici, on vient s'assurer que les employés
des régies intermunicipales soient assujettis au code d'éthique et déontologie.
C'est en harmonisation avec les obligations déjà applicables aux employés
municipaux. Donc, il faut comprendre maintenant qu'on ajoute les employés des
régies intermunicipales qui sont obligés de se conformer au code d'éthique et de déontologie, comme ce qui
était... ce qui a été adopté pour les employés municipaux. Donc, c'est en
concordance avec l'obligation des employés municipaux, qui doivent respecter
leur code de déontologie. On le fait maintenant pour les régies
intermunicipales.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...posé une première
question avant de... Je vais devoir quitter quelques minutes. Mais, oui, je
pense que c'est une bonne chose. Est-ce que... Est-ce qu'il y avait une
problématique ou c'est... c'est juste une situation qui était... qui aurait
peut-être dû être réglée auparavant, de prévoir ça? On ne répond pas... c'est
ce que je comprends, on ne répond pas à une problématique ou à des cas... des
cas qui ont... qui ont donné lieu à des problématiques. Est-ce qu'on essaie,
donc, de pallier à des événements passés qui ont été problématiques ou on fait
simplement s'assurer de... d'avoir des codes applicables partout?
Mme Laforest : Non, il n'y a aucun
cas. Non, ce n'est pas pour un... des cas problématiques. C'est seulement que,
quand on a adopté la Loi sur l'éthique et la déontologie, le projet de loi
n° 49, on avait omis d'ajouter les régies intermunicipales. Mais il n'y a
pas eu de cas, il n'y a pas eu de cause problématique, là. C'est juste pour les
rendre conformes avec le code d'éthique.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Taschereau.
M. Grandmont : Donc là, on comprend
qu'on s'adresse... Donc, c'était... c'était un manquement qu'on avait fait, là,
quand... quand vous dites, là... c'est dans 49, on avait oublié de couvrir les
régies intermunicipales.
Mme Laforest : Oui. C'est ça. Oui.
M. Grandmont : Parfait. Pouvez-vous
nous rappeler, les régies intermunicipales, c'est... ça sert à quoi puis c'est
formé de qui?
Mme Laforest : Bien, les régies intermunicipales, quand il y a
des regroupements avec les régies intermunicipales, par exemple pour
incendies, la plupart du temps, c'est ça, ou il y a des régies pour les
matières résiduelles. Donc, c'est sûr qu'il
y a un groupe qui est formé. Mais là ce qu'on fait, c'est qu'on les oblige
aussi à signer le code d'éthique et le code en déontologie à la
commission municipale.
M.
Grandmont : Parfait. On... Il y en a en transport aussi, là, dans le
Bas-Saint-Laurent.
Mme
Laforest : En transport. Oui, c'est ça, il y en a plusieurs.
M.
Grandmont : On espère que ça va fonctionner éventuellement, là.
Donc... OK. Et donc, là, le conseil d'administration adopte ce code d'éthique
là. Il s'applique aux fonctionnaires puis aux employés qui travaillent pour la
régie, c'est bien ça?
Mme
Laforest : Oui.
M.
Grandmont : OK. Donc, c'est... ce n'est pas... il ne touche pas les
élus eux-mêmes qui sont sur le conseil d'administration.
Mme Laforest :
Ils l'ont déjà.
M.
Grandmont : Ils en ont déjà.
Mme
Laforest : Oui, c'est ça.
M.
Grandmont : OK. Donc... Puis, là-dedans, donc, c'est vraiment les
employés puis les fonctionnaires de la régie. Est-ce qu'il y a une procédure?
Comment c'est géré, cette procédure-là? C'est-à-dire qu'il y a l'adoption par
le conseil d'administration du code d'éthique. Comment c'est transmis après aux
employés? Quel suivi est fait? Quel engagement on attend de ces employés-là?
Est-ce qu'il y a des... Est-ce qu'il y a des formations qui viennent avec ça?
Est-ce qu'il y a une répétition du... Est-ce qu'il y a des rappels, en fait,
annuellement ou à chaque nouveau mandat,
avec un nouveau conseil d'administration? Comment ça se... Comment qu'on s'assure,
finalement, que ça reste dans le temps aussi, puis que ce n'est pas
juste signé, puis qu'on l'oublie, là?
Mme
Laforest : Bien, si on regarde avec les municipalités, on l'a adopté
dans le projet de loi n° 49, dans les six premiers
mois, c'était obligatoire que les municipalités adoptent leurs codes d'éthique.
Donc, on a entendu ici les gens de la Commission municipale, avec
Me Marois, et presque à 100 % les codes d'éthique ont été adoptés et
votés dans toutes les municipalités du Québec. À ce moment-ci, ça se fait avec,
par exemple, le département des ressources humaines pour que les employés
adoptent leurs codes d'éthique, puis c'est transmis à la Commission municipale,
puis tous l'ont... ou presque tous fait.
M.
Grandmont : D'accord. Mais donc, les employés, eux, ce qu'ils ont à
faire, techniquement, c'est mettre leur signature au bas d'un code. Ils
acceptent, ils valident qu'ils l'ont bien lu puis qu'ils le...
Mme
Laforest : Oui.
M.
Grandmont : Puis la durée de cette...
Mme
Laforest : Quatre ans.
M.
Grandmont : C'est quatre ans?
Mme
Laforest : Bien, normalement, c'est quatre ans, là, pour...
M.
Grandmont : Jusqu'au renouvellement du prochain conseil
d'administration, dans le fond?
Mme
Laforest : C'est ça, oui.
M.
Grandmont : OK, parfait. Ça ne vient pas avec des formations,
nécessairement, c'est vraiment...
Mme
Laforest : Les formations, les... oui, avec la Commission municipale.
La Commission municipale peut les accompagner, avec les directions régionales
aussi. Les directions régionales peuvent les accompagner. Il y a les codes
d'éthique aussi. Il y a des informations, parfois, qui sont demandées à l'UMQ,
à la FQM. Mais, en général, c'est vraiment la Commission municipale.
M. Grandmont : D'accord. Puis qui
peut faire ces demandes de formation là? Est-ce que c'est les employés ou les
élus?
Mme
Laforest : Les municipalités qui en ont besoin, là. Toutes
les municipalités, ou les élus, ou les employés.
M. Grandmont : Mais là on parle d'un
code... en fait...
Mme Laforest : Bien là, on parle des
régies, là.
M. Grandmont : Là, on parle des
régies, c'est pour ça, c'est ça, là. Donc, il relève aussi de la commission?
Mme Laforest : Oui, mais on... Ils
font la demande avec les ressources humaines de la municipalité aussi, ou...
Ici, on parle vraiment spécifiquement pour les régies intermunicipales avec les
RH.
M. Grandmont : Parfait. Donc, c'est
les RH qui peuvent demander des formations, qui, après ça, leur sont offertes
par... ça peut être les unions ou encore la Commission municipale qui peut
faire ça.
Mme Laforest : Aussi, oui.
M.
Grandmont : D'accord. Et je voulais savoir aussi, là... Je
pense comprendre qu'il y a des balises, mais il y a un modèle, dans le
fond, qui est assez universel, qui peut être utilisé, des balises, pour
vraiment partir une base sur laquelle écrire son code de déontologie.
Mme Laforest : Oui. Oui, oui, il y a
plusieurs modèles.
M. Grandmont : Puis c'est fourni par
qui, ça?
Mme Laforest : La Commission
municipale a plusieurs modèles. Il y a même les municipalités déjà qui
l'adoptaient dans le passé, mais il y a eu des ajouts, puis c'est vraiment fait
en bonne collaboration avec la CMQ.
M. Grandmont : D'accord.
Mme Laforest : Il y a plusieurs
modèles.
M. Grandmont : Est-ce que les...
Puis là je déborde un peu, évidemment, parce que ma question porte évidemment
sur les régies, mais, évidemment, sur les autres instances qui peuvent avoir
aussi ce... à adopter ces codes d'éthique et de déontologie. Est-ce qu'ils
peuvent adapter les codes puis les mettre à leur sauce aussi, en fait les
modifier comme bon leur semble?
Mme Laforest : Oui, aussi. Oui, oui.
M. Grandmont : OK.
Mme Laforest : C'est décidé à
l'interne... bien, à l'interne... c'est décidé selon leurs besoins.
M. Grandmont : D'accord. Puis, vous,
est-ce que vous avez... est-ce que vous avez un suivi des... de l'application?
Parce que c'est une mesure qui devient obligatoire, dans le fond, là. Ce qu'on
comprend, c'est que les conseils d'administration
doivent adopter un code d'éthique. Donc, vous, vous avez... Dans le fond, c'est
peut-être plus la commission qui fait le suivi. C'est la commission ou
c'est la ministre?
Mme Laforest : Bien, c'est la
commission qui fait le suivi. Mais, comme moi, par exemple, je demande toujours
le pourcentage de municipalités qui ont signé le code d'éthique. Donc là, on va
le faire avec les régies intermunicipales, on va le demander, mais, en général,
la Commission municipale est autonome, là, c'est vraiment un tribunal autonome.
Donc, elle est en charge de faire les validations, les vérifications.
M.
Grandmont : C'est ça. Vous, vous êtes en charge de vous
assurer que la commission fait bien son travail aussi.
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : Ça, c'est correct,
là, il y a comme un jeu de cascade, mais donc... Puis on est à des pourcentages
d'adoption de généralement combien?
Mme Laforest : Ah! 99 point quelque,
quelque, quelque, là, presque...
M. Grandmont : On est vraiment très
élevés.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Puis
c'est quoi, les recours de la CMQ quand il n'y a pas adoption de ces... de ces
codes d'éthique et de déontologie?
Mme Laforest : Bien, il peut y avoir
des pénalités, mais, normalement, il y a une... il y a un avis qui est donné de
la CMQ, puis tout de suite le code d'éthique est revu et adopté. Donc, ce n'est
pas une problématique, là. C'est une obligation, donc ils n'ont pas le choix.
M. Grandmont : Parfait. Je voulais
juste m'assurer que c'était bel et bien un outil qui était utilisé puis que les
suivis se faisaient bien. Puis je comprends maintenant qu'on va pouvoir... on
va devoir l'appliquer aussi pour les régies, ce qui est une bonne nouvelle. Je
vous remercie.
Mme Laforest : Oui, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions sur l'article 15? Non, ça va. Alors, est-ce que
l'article 15 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 38.
Mme Laforest : 38. Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 596, du suivant:
«596.1. Le
conseil d'administration doit adopter un code d'éthique et de déontologie
applicable aux fonctionnaires et aux employés de la régie.
L'article 16.1 de la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière
municipale (chapitre E-15.1.0.1) s'applique à ce code, avec les
adaptations nécessaires.»
Donc, ici, c'est la même chose avec le code
municipal pour rendre obligatoire l'adoption, par le conseil d'administration
d'une régie intermunicipale, d'un code d'éthique et de déontologie applicable
aux fonctionnaires et aux employés de la régie. Merci, M. le Président.
• (12 h 10) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions? Députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui, un
commentaire. Donc, avec l'article 15 puis la 38, il n'y a pas de
différence. Si je comprends bien, c'est pour... pour faire... on est en train
de mettre de la conformité partout afin...
Mme Laforest : Avec le code
municipal et avec la Loi sur les cités et villes. Parce que, vous savez, aux
Affaires municipales, il y a des lois différentes. Il y a une loi pour... la Loi
sur les cités et villes et la Loi sur le code municipal.
Là, on l'applique pour les deux. Puis le prochain paragraphe... le prochain
article aussi, ce sera aussi... Ah non! C'est pour le... la durée du
mandat. Mais, oui, on fait toujours ça, de la concordance.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc, ça va
être conforme partout...
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Tout le monde
vont devoir suivre ces cours-là.
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup.
Le
Président (M. Schneeberger) : Ça va? D'autres questions? Non. Alors, est-ce que
l'article 38 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
119, madame...
Mme
Laforest : 119.
L'article 15 de la Loi sur l'éthique et la déontologie en matière
municipale (chapitre E-15.1.0.1) est modifié par l'insertion, dans
le premier alinéa et après «mandat et», de «dans les neuf mois du début».
L'article 19. L'article 19 du projet
de loi modifierait l'article 15 de la Loi sur l'éthique et la déontologie
en matière municipale afin de prévoir que les
élus municipaux doivent suivre la formation sur l'éthique et la
déontologie en matière municipale dans les neuf mois du début de tout mandat subséquent,
au lieu de la période de six mois prévue annuellement à l'article 15.
Voilà.
Donc, ici, on allège le début du mandat des
membres du conseil qui sont réélus puisque la période suivant les élections
générales municipales peut être mouvementée, notamment en raison de l'adoption
du budget pour l'année à venir. Puis il faut
voir ici que c'est important, c'est vraiment... ce sont vraiment les membres du
conseil qui sont réélus. Alors, ça
diminue un peu la pression pour ceux que c'est leur deuxième mandat, c'est
normal, là, pour l'adoption. Merci.
Le
Président (M. Schneeberger) : OK. Est-ce que nous avons des questions sur 119?
Député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci. Donc, on
passe... on passe de six mois à neuf mois, dans le fond, c'est ça? On comprend
que, quand les élus arrivent, c'est en... c'est début novembre, quelque chose
comme ça, donc on est dans le budget. L'appropriation, c'est une nouvelle tâche
si on est un nouvel élu. Donc, six mois, ça nous menait à... décembre, janvier,
février, mars, avril, mai, mai. On est dans des périodes quand même assez
mouvementées, effectivement, vous avez raison. Donc là, on se permet d'aller
trois mois de plus, donc on couvre la période de l'été. Vous pensez que ça va
être suffisant pour avoir un peu plus de monde?
Mme
Laforest : Bien, en fait, c'est important de le mentionner,
c'est pour les membres du conseil qui sont réélus.
M. Grandmont : Qui sont réélus.
Mme
Laforest : Oui. Ça fait que c'est sûr qu'eux autres, ils ont
déjà été là quatre ans, ils sont au courant de...
M. Grandmont : OK. Juste... Tout
membre d'un conseil doit, dans les six mois... Où est-ce que c'est écrit qu'ils
sont réélus?
Mme Laforest : OK. C'est où c'est
indiqué «tout mandat subséquent».
M.
Grandmont : Ah! subséquent! D'accord, merci. Excellent. Donc,
dans le cas... dans le cas d'une personne qui est réélue, elle a neuf
mois après sa... son entrée en fonction pour suivre sa formation en éthique et
déontologie. C'est ça?
Mme Laforest : ...
M. Grandmont : Puis, dans le cas
d'une... dans le cas d'une personne qui serait élue pour une première fois, là,
on aurait six mois.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Est-ce que... Bien,
en fait, à quel besoin ça répond spécifiquement à l'un des types d'élus, à
l'une catégorie d'élus comparée à l'autre?
Mme Laforest : Bien, en fait, c'est
demandé par les unions...
M. Grandmont : Oui.
Mme Laforest : ...parce qu'il y a
beaucoup de pression, évidemment, quand la personne est élue, pour la formation
en éthique et déontologie et pour l'adoption du code d'éthique. Donc, c'est sûr
que les unions disaient : Est-ce que... Pour ceux que ça fait déjà leur
deuxième mandat, est-ce qu'on peut laisser une période de plus? C'est pour ça
qu'on... C'était la Fédération québécoise des municipalités et l'UMQ qui
demandaient cette modification pour les élections générales municipales et le
prochain mois de novembre. Alors, c'était demandé par les unions.
M. Grandmont : Mais est-ce qu'ils
demandaient spécifiquement... Je suis désolé, je n'ai pas... je n'avais pas
relevé cette demande, là, au niveau des unions, mais est-ce qu'ils demandaient
spécifiquement pour les personnes qui étaient réélues seulement?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK. Puis avez-vous
envisagé de l'offrir, de donner un délai plus grand pour les personnes qui en
sont à leur premier mandat également?
Mme Laforest : Non.
M. Grandmont : Pour quelle raison
vous n'avez pas...
Mme Laforest : Bien, parce que,
comme je vous mentionnais tantôt, ça va superbien quand même, on est à
99 % de code d'éthique... l'adoption des codes d'éthique, la formation
aussi. Donc, les personnes réélues, on allège à... on étend à neuf mois, si je
peux dire, pour la période... pour essayer de... pour essayer que ça se passe
bien puis qu'il y ait moins de pression aussi et à la Commission municipale et
avec la FQM puis BNQ.
M. Grandmont : OK. C'est juste qu'il
me semblait un peu contre-intuitif que ça soit dans ce sens-là qu'on le fasse,
considérant que les personnes qui sont en apprentissage de leur nouveau boulot,
donc élues pour une première fois, elles se retrouvent à
avoir quand même une pression très grande d'apprentissage puis que la période
de six mois est quand même assez courte pour être capables de voir à cette
formation-là. J'ai de la misère à comprendre la différence entre les deux...
les deux catégories d'élus, dans le fond, là.
Mme Laforest :
Mais, en fait, c'est assez simple, là, il y a 8 000 élus.
M.
Grandmont : Oui.
Mme
Laforest : Ça fait que c'est sûr que former et donner l'obligation de
formation avec tous les élus du Québec... pour les 8 000 élus, c'est
sûr que ça crée quand même une pression. Ça fait que c'est sûr que, si on peut
alléger à neuf mois pour les... ceux qui sont réélus, ça diminue une certaine
pression, puis c'était demandé. Puis, en même temps, c'est tout à fait logique
parce que c'est la même...
M.
Grandmont : Si ça répond à une demande, je suis bien à être d'accord
avec ces deux...
Mme
Laforest : Oui, oui, des deux unions.
M.
Grandmont : ...cette proposition-là. Comme je vous dis, ça me semblait
juste un peu contre-intuitif. Mais, si, dans la mécanique, ça s'opère bien puis
que, dans le fond, à la fin, ça répond aux besoins exprimés par les unions, je
suis prêt à y aller avec ça. Mais je comprends, là, la pression sur...
effectivement, se donner du temps, pour étaler un peu, là, les formations, tout
ça, là-dessus, je trouve ça intéressant.
Mme
Laforest : Ça va?
M.
Grandmont : Oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, est-ce que l'article 119 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Alors, nous avons terminé le bloc éthique et
déontologie. Nous passons maintenant au niveau du bloc de la gouvernance avec
un... Nous débutons par un amendement qui introduit l'article 12.1.
Mme
Laforest : Article 12.1, article 114.4 de la Loi sur les
cités et villes :
Insérer, après
l'article 12 du projet de loi, le suivant :
12.1.
L'article 114.4 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «100 000» par «50 000».
Cet amendement modifierait
l'article 114.4 de la Loi sur les cités et villes afin de prévoir que les
règles particulières prévues dans cette loi
concernant le personnel du cabinet, applicables aux seules villes de
100 000 habitants ou plus actuellement, seraient également
applicables aux villes de 50 000 habitants ou plus.
Donc,
ici, on vient prévoir que le maire ou tout conseiller désigné de toute
municipalité de 50 000 à 99 999 habitants peut nommer un
directeur de son cabinet et autres personnes nécessaires au bon fonctionnement
de ce cabinet.
D'ailleurs, nous
avions eu la demande durant les consultations pour ajouter des cabinets, si
c'est possible, du membre... des membres
dans un cabinet d'une municipalité pour les municipalités de 50 000 et
plus... 50 000 et plus, oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : 50 000 et plus. OK. Parfait. J'avais une
question, mais, bon, j'ai un droit de réserve, alors.
Mme
Laforest : Pas 50 000 et moins.
Le Président (M.
Schneeberger) : Députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Merci, M. le Président... Merci, M. le Président. Quelle est
la raison derrière cette suggestion de 100 000 à 50 000?
Mme
Laforest : La raison, c'est de se former un cabinet. Parce qu'il faut
comprendre que, exemple, une municipalité de 50 000, la mairesse peut être
seule. Donc, imaginez, là, la lourdeur de la tâche, là, que c'est... C'est important quand même qu'elle puisse se former un
cabinet à 50 000 et plus. Puis il y a quand même... Entre 50 000 et 100 000, exemple, on parlait de Brossard hier,
95 000 habitants, c'est quand même beaucoup de gestion. Ça fait que
c'est tout à fait normal, 50 000 et plus.
Mme Lakhoyan
Olivier : On ne l'a pas fait jusqu'à aujourd'hui, puis là on apporte
ça. C'est la raison que je demande. Donc, il y a eu une demande...
Mme Laforest : Oui.
Mme
Lakhoyan Olivier : Et puis est-ce qu'il y a plusieurs villes qui ont
50 000 et plus, à part Brossard?
Mme
Laforest : Il y en a 14...
Mme Lakhoyan
Olivier : OK, quand même.
Mme
Laforest : ...il y en a 14 qui pourraient être visées, puis... puis,
puis c'était demandé aussi par le comité. Il y a eu un comité pour la
démocratie municipale — c'est
ce comité-là, hein, qui le demandait? Parce qu'il disait, justement, que
c'était trop de pression pour les élus d'être seuls dans un cabinet avec,
exemple, 80 000... 95 000 citoyens, là, ou peu importe le nombre,
entre 50 000 et 100 000.
Mme Lakhoyan
Olivier : Je comprends, ça devait être difficile.
Mme
Laforest : Bien oui, la mairesse est seule, c'est... ou le maire est
seul, c'est...
Mme Lakhoyan
Olivier : Ah! non. Je comprends ça. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, bien, je pense que c'est une... c'est une mesure
intéressante et importante, là. Effectivement, ça avait été demandé, puis on
est content que Mme la ministre la porte d'elle-même. Parce que la pression,
effectivement, a augmenté beaucoup, la façon de faire de la politique municipale
aujourd'hui a beaucoup évolué par rapport au moment où on avait écrit ces
règles-là de... qui limitaient la possibilité d'avoir des cabinets pour...
uniquement pour les villes de 100 000 habitants et plus. On sait
combien la question de l'habitation, l'itinérance, du vivre-ensemble et
d'autres... et de la gestion des effets des changements climatiques, par
exemple, ont un effet très, très grand sur le travail des élus aujourd'hui. Ils
sont au premier chef, ils sont au premier plan, ils travaillent très, très
fort. Et je pense que c'est tout à fait raisonnable d'autoriser les villes de
50 000 habitants ou plus à se nommer des directeurs, des cabinets.
• (12 h 20) •
J'aurais
d'abord une question, en fait, sur la taille du cabinet, là. Est-ce que c'est
normé, ces choses-là? Est-ce qu'il y a un budget maximum? Est-ce que
c'est un pourcentage? Est-ce qu'il y a une formule mathématique qui détermine
quelle masse salariale une ville peut consacrer à la création d'un cabinet, par
exemple? Je veux juste comprendre. Puis la
question vaut aussi pour les villes de plus de 100 000 aussi, là,
peut-être que c'est les mêmes règles ou peut-être qu'il n'y a pas de
règle, mais j'aimerais vous entendre là-dessus.
Mme
Laforest : Si vous me permettez, je vais laisser la parole à
Mme Petit, là, pour ces normes.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, alors, Mme Petit, vous avez la parole.
Mme Petit
(Katia) : Merci.
M.
Grandmont : Consentement.
Le Président (M.
Schneeberger) : Non, on l'a fait.
M.
Grandmont : C'est déjà fait?
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça s'est fait tantôt.
M.
Grandmont : Ah! ça s'est fait tantôt.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, elle a déjà pris la parole ce matin.
M.
Grandmont : Ah! Excusez.
Mme Petit
(Katia) : Merci.
M.
Grandmont : Je reconsens quand même.
Mme Petit (Katia) : Donc, c'est prévu, les
modalités, par arrêté ministériel. Donc, c'est un pourcentage du budget
qui est prévu en fonction...
M.
Grandmont : De la municipalité.
Mme
Petit (Katia) : ...oui, en fonction aussi de la taille, donc du nombre
d'habitants. Donc, c'est... tout est paramétré dans un arrêté ministériel de la
ministre.
M.
Grandmont : Donc, les règles qui s'appliquent actuellement pour les
villes de plus de 100 000 vont juste s'appliquer directement pour les
villes de 50 000 à
100 000?
Mme Petit
(Katia) : C'est ça, exactement.
M.
Grandmont : Il n'y aura pas de modification, il n'y aura pas de modification
pour... Parce que je ne sais pas ce que ça peut représenter en termes de masse
salariale. On pourrait se retrouver potentiellement avec des villes de
50 000 qui n'ont peut-être même pas la... dépendamment des règles ou des
formules mathématiques utilisées, même pas la possibilité d'avoir une personne
à temps plein aussi. Je ne sais pas, là.
Mme Petit
(Katia) : Oui. Non, c'est ça, c'est qu'étant donné qu'on prend en
considération un pourcentage du budget, ça
vient... ça vient un peu modeler la somme qui va être accordée. Puis, par
ailleurs, ça demeure optionnel.
M.
Grandmont : Oui, oui, tout à fait, tout à fait.
Mme Petit
(Katia) : Donc, ce n'est pas une obligation.
M.
Grandmont : Mais est-ce que vous avez fait les calculs, de votre côté,
puis vous vous êtes assurés que, dans le fond... puis vous êtes capables de
nous assurer aujourd'hui que les villes qui voudront s'en prévaloir peuvent, à
tout le moins, au minimum... sont en mesure d'embaucher une personne, un
directeur ou une directrice de cabinet avec un salaire décent, là?
Mme Petit
(Katia) : Oui, oui, tout à fait, là. C'est-à-dire qu'on s'est assurés
qu'en fonction de la population puis du budget, que c'est... que c'est
applicable, tout simplement, mais ça demeure leur décision, à terme.
M.
Grandmont : Oui, on est d'accord. Moi, ce que je veux savoir, c'est
juste : Est-ce que les formules actuellement en vigueur permettent au
moins... puis vous avez fait le calcul, on a dit qu'il y avait 12 ou
14 villes, là, de 50 000 à 100 000,
elles vont toutes être capables, considérant la taille de la ville, la
municipalité puis leur budget annuel, d'au moins engager une personne?
C'est ce que je veux avoir comme réponse, là. Donc, c'est oui.
Une voix :
Oui.
M. Grandmont :
Donc, ça a été testé. Parfait.
On a... on a eu une
discussion, je pense, c'était hier, sur les villes dont la population
peuvent... peut fluctuer au-dessus, en dessous de 100 000. Est-ce que ce
genre de mesure ou de... oui, de mesure ou, en fait, de... d'idée qu'on avait
hier, là, est-ce que ça devrait être appliqué à des... à des mesures comme
celle-là, là, celle de 50 000?
Parce que, si une ville dépasse le 50 000, elle a le droit d'avoir un
cabinet, si elle passe en dessous, elle ne l'a pas. Est-ce qu'on se garde...
est-ce qu'on se donne la possibilité que, sur une période de cinq ans, puis
que... Tu sais, on avait jasé de ça hier,
sur les... sur les différents droits ou obligations. Est-ce que vous avez prévu
des mesures comme ça?
Mme Laforest :
Bien, honnêtement, c'est
peut-être... Et la petite différence, c'est que je crois que, cette fois-ci, c'est
vraiment la responsabilité de la municipalité de former, évidemment, son
cabinet. Maintenant, si sa population baisse
de 48 000... à 49 000, à ce
moment-ci... on va le traiter à ce moment-ci. Mais, non, ça n'a pas été pensé,
honnêtement.
M.
Grandmont : OK, donc on n'a pas réfléchi à ça pour l'instant, mais...
Mme
Laforest : Puis là, si on commence à dire : Bien, si vous êtes à
48 000, peut-être, possiblement, vous pourriez garder votre cabinet. Un
instant, là, il faut... il faut bien gérer ça, parce que c'est quand même des
montants, des sous, là, former un cabinet. Donc, on verra à ce moment-ci, là.
M. Grandmont :
À ce moment-là. Donc...
Mme
Laforest : À ce moment-là, oui, excusez.
M.
Grandmont : Ce n'est pas grave. Mais donc, à partir du moment où une
ville passera le cap, officiellement, là, au 1er janvier d'une année, le
cap des 50 000, elle pourra se prévaloir, là...
Mme
Laforest : Oui.
M. Grandmont : ...on comprend que ce
n'est pas obligatoire, mais elle pourra se prévaloir de se former un cabinet
pour accompagner le maire ou la mairesse. À partir du moment où elle passe en
dessous du 50 000, on gérera au cas par cas. C'est ce que je comprends.
Mme Laforest : Oui.
M.
Grandmont : Pour l'instant,
puis on verra si, éventuellement, dans un autre omnibus, on a besoin
d'intervenir pour peut-être venir régulariser puis avoir un mécanisme
qui pourrait s'apparenter à ce qu'on a discuté hier sur les villes de plus ou
moins 100 000 habitants.
Mme Laforest : Oui, tout à fait.
M. Grandmont : OK. Parfait. Mais là
on met la mesure puis, au moins, on va donner cette possibilité-là, puis on
verra après ça, mais donc... On en a-tu beaucoup, des villes qui sont autour de
50 000? On a Rimouski qui est à
50 573, on a Dollard-des-Ormeaux, qui est à 49 811. On en a quand
même plusieurs, là, qui sont proches du 50 000. Donc, moi, j'invite
quand même Mme la ministre... et je n'ai pas envie de déposer un amendement
là-dessus, de toute façon, c'est le genre d'affaire qu'on peut arranger,
évidemment, là, au mois de mai 2025, mais gardez un oeil là-dessus, parce
qu'effectivement ça peut peut-être amener le même genre de problématique qu'on
a réglée sur un autre enjeu hier.
Mme Laforest : OK, on va garder ça,
promis.
M. Grandmont : Merci. Si j'ai votre
promesse, je suis bien content.
Mme Laforest : Promis...
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
...l'amendement, oui, pardon... est-ce que l'amendement 12.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 125.
Mme Laforest : L'article 125 :
L'article 7 de la Loi sur le ministère des Affaires municipales, des
Régions et de l'Occupation du territoire (chapitre M-22.1) est modifié par
l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant:
«Il peut, par
règlement, prévoir les formations portant sur le rôle des élus municipaux et
sur le système municipal que doivent
suivre ces élus et prescrire toute condition et toute modalité concernant la
participation à ces formations.»
L'article 125 du projet de loi modifierait
l'article 7 de la Loi sur le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire afin de
donner au ministre le pouvoir de prévoir par règlement les formations portant
sur le rôle des élus municipaux et sur le système municipal que devraient
suivre les élus et de prescrire des conditions et des modalités concernant la
participation des élus à ces formations.
Donc, ici on vient améliorer les connaissances
des élus municipaux quant à leur rôle et leurs responsabilités, on vient contribuer à une meilleure gouvernance
locale et une valorisation accrue de la fonction d'élu municipal. Tous les
élus devraient suivre la formation et des formations relatives à leurs
fonctions. Les formations suivies par les élus toucheraient à un plus large
éventail dans des domaines... que celles actuellement obligatoires.
En 2019, dans le rapport... dans l'étude du
rapport 2019 sur la mise en oeuvre de la Loi sur l'éthique et la
déontologie en matière municipale, la Commission de l'aménagement du territoire
a formulé la recommandation suivante :
Qu'elle pourrait... qu'il serait très pertinent d'avoir davantage de formations
offertes aux nouveaux élus... aux nouveaux élus. Alors, dans ce
règlement, la ministre pourrait y inscrire ou y prescrire les délais pour
suivre la formation, la durée minimale de la
formation, son contenu minimal, les organismes pouvant dispenser de la
formation.
Alors,
l'amendement ici : L'article 125, article 8 de la Loi sur le
ministère des Affaires municipales, des Occupations... des Régions et de
l'Occupation du territoire :
Remplacer l'article 125 du projet de loi
par le suivant :
125. La Loi sur le ministère des Affaires municipales,
des Régions et de l'Occupation du territoire (chapitre M-22.1) est
modifiée par l'insertion, après l'article 7.0.1, du suivant:
«8. Le ministre peut, par règlement, prévoir les
formations portant sur le rôle des membres des conseils [d'administration] et
[...] le système municipal que doivent suivre ces membres et prescrire toute
condition et toute modalité concernant la participation à ces formations.
«Un membre du conseil d'une municipalité locale
doit, dans les 30 jours de sa participation à une telle formation, déclarer [celui-ci] au greffier ou au
greffier-trésorier de la municipalité locale, qui en fait rapport au conseil.
«Toute municipalité locale tient à jour sur son
site Internet la liste des membres de son conseil qui ont participé à
l'ensemble des formations prescrites par règlement.
«Le greffier ou le greffier-trésorier de la
municipalité locale doit, dans les 30 jours, aviser par écrit la Commission municipale du Québec lorsqu'un membre
du conseil est en défaut de participer à une formation prescrite par le
règlement.
«La
Commission municipale peut suspendre le membre d'un conseil qui omet, sans
motif sérieux, de suivre une formation prescrite par le règlement. La
suspension peut avoir effet au-delà du jour où prend fin le mandat du membre du
conseil s'il est réélu lors d'une élection tenue pendant sa suspension et que
celle-ci n'est pas terminée le jour où débute son nouveau mandat. La suspension
prend fin sur décision de la Commission municipale du
Québec constatant que le membre
du conseil a suivi la formation.
«Lorsque le membre du
conseil est suspendu, il ne peut exercer aucune fonction liée à sa charge de
préfet, de maire ou de conseiller et, notamment, il ne peut siéger à aucun
conseil, comité ou commission de la municipalité ou, en sa qualité de membre
d'un conseil de la municipalité, à ceux d'un autre organisme, ni recevoir une
rémunération, une allocation ou toute autre somme de la municipalité ou d'un
tel organisme.
«Le
présent article s'applique, avec les adaptations nécessaires, à tout préfet élu
conformément à l'article 210.29.2
de la Loi sur l'organisation territoriale municipale (chapitre O-9) ainsi
qu'à la municipalité régionale de comté dont il est le préfet.»
Donc, cet amendement
remplace l'article 125 du projet de loi afin d'introduire dans la Loi sur
le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du
territoire un nouvel article qui prévoit, en outre du pouvoir ministériel de
prescrire par règlement des formations obligatoires pour les élus municipaux,
la possibilité pour la Commission municipale de suspendre un élu municipal qui
n'aurait pas suivi sans motif sérieux une telle formation. La procédure de suspension prévue par le présent amendement
est identique à celle prévue actuellement dans le rapport sur l'éthique
et la déontologie en matière municipale, à l'égard des formations obligatoires
des élus en matière d'éthique et de déontologie.
• (12 h 30) •
Donc, ici, on a...
c'est sûr qu'on vient contribuer à une meilleure gouvernance dans les
municipalités puis on vient obliger les élus municipaux à suivre leur
formation, elle devient obligatoire, ce sera prescrit par règlement. Puis c'est
important de le mentionner pour la question de la formation comme telle, les
unions municipales Québec, Montréal ont demandé qu'elles décident par un comité
de quelle formation sera obligatoire pour les élus. Donc, celle-ci se fera par
règlement. Voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions? Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci. Donc... Mais là c'est un... c'est un article
extrêmement important du projet de loi. Juste avant d'en... d'exprimer des
questions plus... plus spécifiques, juste, généralement, Mme la ministre, juste
nous réexpliquer... bien, deux choses : ce qui vous a amenée à prévoir
cette modification-là, à vous donner ce... à vous donner, à le ou la ministre,
le pouvoir de prévoir les formations obligatoires, et aussi nous expliquer
comment on est arrivés de la première proposition de l'article 125 à
celui-ci, qui est beaucoup plus étoffé.
Mme
Laforest : Oui. En fait, c'était demandé autant par les citoyens que
par les élus, puis on s'entend, FQM, UMQ également, parce que, suite aux
démissions sur les 8 000 élus, on est rendus à presque 800, donc les
gens disaient : On veut protéger les élus, vous le savez, là, dans le
projet de loi aussi, intimidation, harcèlement et compagnie, mais, aussi, ce serait
bon d'avoir une meilleure formation pour nos élus municipaux.
Donc, c'est certain
que, quand les élus municipaux arrivaient en poste, il y avait des demandes de
formation, par exemple, pour connaître comment fonctionnent les appels d'offres
dans les municipalités, comment on adopte un budget dans les municipalités,
comment fonctionne un conseil municipal, le déroulement d'un conseil municipal,
comment on peut travailler avec le directeur de la ville, donc tous ces
aspects, autant les citoyens, on recevait des demandes que nos élus soient
mieux formés, que les élus eux-mêmes. Donc, c'est pour ça que, maintenant, on
oblige la formation obligatoire des élus, puis, en même temps, on l'espère,
que... on espère que les élus, s'ils sont mieux formés, resteront plus
longtemps en poste, parce que les connaissances seront acquises, ce sera plus
facile d'être membre d'un conseil municipal à ce moment-ci.
La
formation obligatoire... c'est sûr que les unions ont demandé qu'ils soient
décisionnels aussi dans la formation
obligatoire. Il faut comprendre qu'il y a des mesures, dans des plus petites
villes, qui ne sont pas les mêmes que les
grandes villes. Donc, il va y avoir, par règlement, la formation obligatoire
qui sera bien déterminée, à ce moment-ci.
Mme
Setlakwe : OK. Merci. Non, non, on n'a rien contre le principe. Au
contraire, je pense que, tu sais, face à cette vague de démissions, on ne peut
pas dire que c'est... c'est dû à une seule raison, c'est... il y a plusieurs
facteurs, plusieurs raisons qui entrent en ligne de compte quand un élu ou une
élue décide de quitter son poste de façon prématurée, bien avant la fin du
mandat, mais certainement on peut dire qu'une meilleure connaissance du rôle
d'un élu, du fonctionnement d'une municipalité, gouvernance, etc., ça peut...
ça ne peut qu'aider à savoir ce dans quoi on s'embarque, de un, et aussi, c'est
ça, le contexte dans lequel on va évoluer, pour être sûr qu'il y a une
meilleure satisfaction aussi par rapport aux raisons pour lesquelles on a
choisi de s'impliquer, puis ensuite quelle est la réalité dans laquelle on va
évoluer. J'aimerais savoir : De votre côté, est-ce que vous avez déjà
en tête une liste, là, de base de nouvelles formations qui seraient rendues
obligatoires?
Mme
Laforest : Bien, il y a trois... il y a trois sujets qui reviennent
toujours pour les formations, mais qu'on entend, là, c'est une formation sur la
gestion, formation aussi sur les conflits, formation aussi sur les appels
d'offres, puis il y a aussi, comme je le mentionne en général, là, comment
se... comment fonctionne un conseil municipal.
Ça, c'est vraiment les thèmes qu'on entend, là,
depuis le début.
Mme
Setlakwe : Et donc ça, ça... Vraiment, vous ne... vous ne prévoyez pas
cette liste dans la loi, ça va être prévu par règlement?
Mme
Laforest : Oui.
Mme
Setlakwe : À l'intérieur de quel délai?
Mme
Laforest : Bien, ça va être décidé aussi avec les unions. Dans le
règlement, il va y avoir le délai. Comme... comme avec la Commission municipale,
on a un délai de six mois pour la formation en éthique et déontologie. Suite au
projet de loi, il va y avoir quand même le comité qui sera en place avec UMQ,
FQM pour décider de la formation.
Donc, le délai de
prescription sera à l'intérieur du règlement.
Mme
Setlakwe : Je comprends. Mais, vous, votre intention, c'est de...
parce que là on voit que vous avez le pouvoir de le faire, et votre intention,
ce serait... ce serait de le faire, et dans quel... et dans quel horizon?
Mme
Laforest : Bien, moi, j'ai demandé tout de suite, dès la prochaine
élection, que la formation soit déjà bien déterminée, bien expliquée, parce que
là c'est sûr qu'on le fait pour les prochains élus.
Donc, dès novembre,
il faut absolument que la formation soit bien définie, là, et les thèmes
bien... bien expliqués aussi pour les nouveaux élus.
Mme
Setlakwe : Et donc, pour pouvoir avoir ces formations-là prêtes à être
offertes, vous allez, ce que je... j'imagine, en amont, adopter le règlement?
Mme
Laforest : Oui, oui.
Mme
Setlakwe : Rapidement? C'est une question de semaines, de mois après
l'adoption de la loi?
Mme
Laforest : Bien, dès la fin du projet de loi, on va se rencontrer
comme d'habitude. On se rencontre, avec les unions, régulièrement pour
déterminer où on en est avec la formation, parce qu'il faut voir qu'il y a déjà
des formations avec la FQM, l'UMQ. Il y a déjà des formations, là, on ne part
pas de zéro.
À ce moment-ci, les
gens vont rassembler leurs informations, regrouper leurs informations, puis il
y aura des thèmes vraiment essentiels qui seront demandés pour les formations
obligatoires.
Mais... mais, les
sujets, comme je vous le mentionne, moi, j'entends beaucoup les sujets comme
ça, comment ça fonctionne, tu sais, l'octroi de contrats aussi, les appels
d'offres, ça, c'est vraiment... Il faut bien expliquer comment ça fonctionne.
Ça fait que voilà.
Mme
Setlakwe : OK. Donc, pour vous, ce sera donc prioritaire après
l'adoption?
Mme
Laforest : Ah! c'est certain. C'est obligatoire. C'est obligatoire.
Mme
Setlakwe : Mais ce sera une priorité pour vous de vous asseoir... puis
je comprends très bien que vous voulez le faire de concert avec les unions,
bien sûr.
Mme
Laforest : Oui.
Mme
Setlakwe : Mais ça va être une priorité pour vous de vous asseoir avec
les unions pour, justement, établir... de décliner ces... ces nouvelles
formations obligatoires.
Mme
Laforest : Oui, tout à fait.
Mme
Setlakwe : Avec l'objectif de... qu'elles soient disponibles, dans le
fond, l'an prochain, c'est 2025, c'est ça?
Mme
Laforest : Oui, c'est rapide, oui.
Mme
Setlakwe : OK.
Mme
Laforest : Mais il faut voir que les élus attendent ça aussi.
Mme
Setlakwe : Oui. Oui, oui. Non, non, non, tout à fait.
Mme
Laforest : Parce que j'entends même des élus qui sont là depuis deux
mandats, puis ils disent : Si on avait
eu une formation, si on avait eu la chance d'avoir une formation comme ça, comme
vous proposez, notre mandat aurait été moins complexe, moins compliqué.
Ça fait que...
Mme
Setlakwe : Non, tout à fait. C'est juste que là je regarde... Je n'ai
aucun enjeu. Je lis le texte de loi puis je me dis : Il n'y a pas... Ce
qu'on est en train de... de discuter sur l'échéancier puis sur votre vision,
vos priorités, tout ça, bien, ce n'est
pas... ce n'est pas reflété dans le... dans le libellé. Le libellé, c'est
une... c'est un pouvoir, c'est une... Si on le lit, dans le fond, c'est
à votre discrétion : «Le ministre peut, par règlement, prévoir les
formations portant sur le rôle...»
D'ailleurs, je regarde
le libellé, c'est des formations portant sur le rôle des membres des conseils
municipaux et sur le système municipal. Donc, il y a deux choses. Est-ce que
vous croyez que le libellé est suffisamment large?
Mme
Laforest : Oui. Oui, oui, oui, tout à fait.
Mme
Setlakwe : Et puis, deux, vous ne voulez pas prévoir une obligation
minimale de... Je comprends que vous voulez
laisser une latitude, là, mais vous ne voulez pas prévoir une obligation de
mettre de l'avant certains termes... thèmes obligatoires?
Mme
Laforest : Non, parce qu'honnêtement il faut toujours respecter
l'autonomie municipale. Donc, ça, c'est sûr que je ne peux pas... mais sauf
que, par exemple, si on a une problématique de gestion de conflits... Je vous
donne un exemple, c'est si, au sein d'un conseil municipal, la gestion des
conflits est problématique partout ou presque partout dans les municipalités,
moi, à ce moment-là, je pourrais dire : J'exige qu'il y ait une formation
sur la gestion de conflits dans les municipalités
avec nos élus. C'est... à ce moment-ci, moi, je pourrais imposer une formation.
Mais, en général, ça va se faire. Puis, même, il y a déjà beaucoup de travail
de fait, là, avec les unions. Donc, je crois que ça devrait bien se
passer.
Mme Setlakwe :
Est-ce que vous voyez la
nécessité d'imposer une formation sur la prévention du harcèlement?
Mme
Laforest : Bien, il faut voir qu'au niveau... Je ne veux pas revenir
là-dessus, mais la formation, dans le code d'éthique et déontologie, au niveau
des relations entre les élus, il y a quand même des termes comme ça qui sont...
qui sont bien... bien expliqués. Mais, comme je vous dis, je ne peux pas
prendre la décision, c'est quand même les gens qui voulaient vraiment prendre
la responsabilité de la formation.
Mme
Setlakwe : Je comprends.
Mme
Laforest : Harcèlement, intimidation, incivilité, ça, on l'a traité
beaucoup, beaucoup dans le projet de loi 49. Donc, au niveau de la
formation en éthique, il y a des aspects comme ça qui sont bien expliqués.
Mme
Setlakwe : Mais ce n'est pas... C'est obligatoire ou c'est...
Mme
Laforest : Oui.
Mme
Setlakwe : Oui?
Mme
Laforest : Bien, la formation... la...
Mme
Setlakwe : C'est obligatoire d'avoir un code d'éthique et de
déontologie dans chaque municipalité.
Mme Laforest :
Oui, c'est ça. C'est ça, oui.
Mme Setlakwe :
OK. Mais est-ce qu'il y a
obligation d'avoir un code de conduite au sein de ce... au sein de...
Mme
Laforest : ...elle est obligatoire aussi, là, au niveau de l'éthique
et la déontologie, ça, c'est...
• (12 h 40) •
Mme Setlakwe :
Ça, c'est vrai, je me rappelle.
Non, mais sur le... OK. Donc, il y a déjà une formation obligatoire sur
l'éthique et la déontologie.
Mme
Laforest : Oui. Puis on traite de ces sujets-là.
Mme
Setlakwe : Bien sûr, c'est crucial, mais on traite aussi de...
Mme
Laforest : Harcèlement, intimidation.
Mme Setlakwe :
Oui, de conduite, de... c'est ça,
de la façon dont on doit se comporter entre... entre collègues au sein
d'un même conseil.
Mme
Laforest : Oui.
Mme Setlakwe :
OK. Et donc, là, je vois que... OK. Il y a le pouvoir, déclaration dans les
30 jours de sa participation. La municipalité, ça, c'est nouveau, la
municipalité locale doit tenir à jour, sur son site Internet, ça, c'est quelque
chose de complètement nouveau, la liste des membres de son conseil qui ont
participé à l'ensemble des formations. Donc, il va y avoir une transparence
complète.
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Voici ce qui est
obligatoire. Voici qui l'a fait à ce jour, qui l'a suivie à ce jour.
Mme Laforest : Oui. Pourquoi on fait
ça? Parce que, quand on a étudié le projet de loi 49, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais on n'était pas capables
de savoir quel élu avait suivi sa formation en éthique et en déontologie.
Puis il y en a qui ne l'avaient pas suivi et qui ne voulaient pas la suivre non
plus. Puis, surtout, des fois, ça arrive le deuxième mandat, les gens
disent : Bien, je l'ai fait au premier mandat. Mais c'est pour ça qu'on
avait exigé que la formation en éthique et déontologie soit vraiment
transparente, pour que les citoyens soient au courant.
Donc, ici, c'est la même chose, formation des
membres du conseil... bien, il faut aussi que les citoyens puissent voir qui a
suivi la formation ou non. Donc, évidemment, les élus vont suivre la formation.
Mme
Setlakwe : Oui. Non, non, je pense que c'est... c'est très
bien d'obliger cette diffusion d'information là, je n'ai pas d'enjeu du
tout.
Et puis il y
a une obligation de la part du ou de la greffière, dans les 30 jours,
d'aviser par écrit la commission lorsqu'un membre est en défaut.
Parfait.
Et puis tout cet... ce pouvoir à la CMQ de
suspendre un membre du conseil, est-ce que ça, c'est nouveau?
Mme Laforest : Bien, avec... avec la
formation, c'est sûr que c'est nouveau, l'obligation de formation, mais, en
éthique et en déontologie, on l'a... on a copié.
Mme Setlakwe : C'est ça. Donc, le
libellé ici, au cinquième alinéa, c'est... c'est un libellé qui... qui existe.
Mme Laforest : C'est ça, qui existe,
la même chose pour la formation en éthique et déontologie.
Mme Setlakwe : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : ...questions?
Mme Setlakwe : Ça va pour l'instant.
Je vais peut-être revenir, mais...
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci. Bien,
d'abord dire que je pense que ça répond quand même à un besoin, là, assez important, effectivement, là, une obligation
de formation sur certaines thématiques, que je comprends qui seront déterminées
par règlement par la ministre. Moi, je ne suis pas sûr, là, que la... La
formation sur l'éthique et la déontologie,
c'est quand même exactement la même chose qu'une formation sur la prévention du
harcèlement, les incivilités, puis harcèlement... agressions. Il y a
quand même... il y a quand même d'autres...
Tu sais, vous avez parlé de conflits. Moi, je
pense que c'est peut-être quelque chose qui est superimportant aussi, dont on a beaucoup entendu parler quand
même, aussi, des groupes qui sont venus nous voir. La Coalition Faut que ça change, entre autres choses, aussi avait
beaucoup insisté là-dessus, sur le fait que c'est bien beau, là, la relation
avec les citoyens, mais c'est beaucoup à l'interne.
Puis souvenons-nous que, dans plusieurs cas, je
ne les nommerai pas, là, mais pas besoin de chercher longtemps, là, dans les cas qui... de démission ou de cas d'incivilité,
agression, harcèlement au sein de conseils municipaux, c'étaient souvent
des cas entre élus eux-mêmes, que les cas étaient... tu sais, que ça revenait.
Donc, moi, je...
C'est pour ça
que, d'une part, je comprends l'intérêt d'avoir une détermination des thèmes par
règlement, parce qu'on veut discuter
avec les unions, quoiqu'on aurait pu discuter avec les unions puis l'avoir
inscrit dans la loi aujourd'hui, mais,
en tout cas, moi, il me semble que c'est assez central, la gestion des
conflits, puis surtout la prévention des conflits, parce que, tu sais,
gérer les conflits, gérer les cas, c'est une chose, ce qu'on veut, c'est qu'il
n'y en ait juste pas. C'est un peu comme le
casque en vélo, idéalement, on ne le porterait pas, parce qu'il n'y aurait pas
de risque de collision, mais, bon, c'est un autre sujet, mais je trouve
que ça s'applique quand même vraiment.
Donc, ça fait
que c'est ça, je... je... moi, je... je reste quand même un petit peu sur ma
faim, là, sur l'idée que ça passe par règlement, même si je comprends
qu'on peut négocier ça avec les unions.
J'ai quand même quelques questions. D'abord, il
y avait des gens qui sont intervenus puis qui nous ont dit : Est-ce qu'on
ne pourrait pas offrir des formations aux candidats, candidates avant une
élection?
Là, on comprend que ça vient avec une tâche qui
est très, très lourde. Si on a 8 000 élus, on peut facilement
imaginer, évaluer qu'il y a quelque chose comme 25 000 personnes qui
se présentent, peut-être même plus, on me fait
signe, bien, donc au moins 25 000, 30 000 personnes qui se
présentent à des élections. On les salue puis évidemment on salue ce
geste-là, c'est très intéressant.
En même temps, il nous a
souvent été dit aussi que ce serait utile d'avoir cette formation-là, même si,
d'un côté, c'est très lourd comme... comme tâche. Puis on ne peut peut-être pas
répondre à une formation donnée à tout le monde, mais, en même temps, peut-être
qu'il y a des gens qui se rendraient compte c'est quoi aussi, le travail d'un
élu en amont, avant de se présenter. Puis peut-être qu'il y en a qui ne se
présenteraient pas parce qu'ils ne se voient peut-être pas faire cette job-là.
On idéalise ou on s'imagine ce travail-là sans trop savoir, des fois, dans quoi
on décide de s'embarquer.
Donc, ma question pour la ministre, c'est...
Donc, la question pour la ministre, c'est : Si on a des formations qui
sont données, éventuellement, et qui sont... qu'il y a une captation vidéo qui
est faite, est-ce qu'on ne pourrait pas recueillir
cette captation-là puis en faire des formations non obligatoires pour les
personnes candidates qui voudraient se présenter puis qui veulent, bien,
tu sais... puis que le DGEQ, en quelque part, donne cette information, la
rendre publique aux personnes qui sont intéressées à présenter leur
candidature? Moi, je pense que ce serait peut-être leur rendre service, puis ça
n'alourdirait pas tant que ça le processus de formation, ce n'est pas ça, mon
objectif, mais au moins que l'information, la formation qui a déjà été donnée
puisse être donnée ou rendue accessible à des gens.
Puis est-ce qu'on pourrait l'avoir, si c'est
possible, pour la prochaine élection, tu sais, préenregistrer, on la teste,
puis après ça on fait juste la rendre disponible en ligne? Ce serait ma
première question.
Mme Laforest : Bon. Alors, bien, je
vais répondre à toutes vos questions.
Aux dernières élections, on avait fait un
webinaire avec tous les élus. C'est sûr que c'était... c'était une énorme journée, mais c'était très, très important.
On l'a fait. Là, ce qu'on veut faire, c'est qu'on veut en faire deux avec
des... deux webinaires comme ça, bien expliquer aux futurs élus les rôles et
responsabilités.
Mais, suite à ces webinaires-là, on a fait aussi
le guide du nouvel élu. Il y a un guide pour les nouveaux élus.
Donc, ce qu'on fait, c'est que, quand ça s'est
passé, les dernières élections, on a fait quand même rapidement un webinaire,
mais, étant donné que ça a été très, très salué, les futurs élus, les futurs
candidats, les candidats étaient très heureux, on va répéter ces mêmes... ces
webinaires-là, en plus avec des petites formations, plus le guide du nouvel
élu. Ça fait qu'on a déjà, tu sais... on a déjà plusieurs outils qui sont
prêts.
Donc, je peux vous dire tout de suite, c'est
qu'au lieu d'en faire une journée de webinaire on va en... on va doubler les
journées. Puis, avec le guide du nouvel élu... du nouvel élu, aussi qui sera
partagé, c'est... c'est quand même des bons outils qu'on a déjà.
Maintenant, on va ajouter, là, avec la formation
comme ça, qui sera déterminée avec les unions... mais, ça aussi, on va en
parler, parce qu'une fois qu'on va savoir quelle formation on va leur dire
qu'il y une formation qui est obligatoire.
Ça fait que là c'est sûr qu'on savait qu'il y
avait un code d'éthique à respecter. Là, maintenant, on va les mettre au
courant qu'il y a des formations qui seront obligatoires. Puis, par règlement,
on va savoir quelle formation sera obligatoire. Donc, on va donner encore plus
d'information.
M. Grandmont : Donc, ce webinaire-là
que vous avez fait, c'était en 2021?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Puis il s'adressait
aux nouveaux élus ou aux candidats?
Mme Laforest : Tous les candidats.
M. Grandmont : Aux candidats,
candidates. OK. Puis vous aviez fait ça en ligne, j'imagine?
Mme Laforest : Oui, on avait fait ça
en ligne.
M. Grandmont : C'est ça. Parfait.
Puis est-ce que les vidéos étaient captées puis étaient... pouvaient être
réécoutées par la suite pour les gens qui n'auraient pas pu être présents, en
simultané, là, pendant le webinaire?
Mme Laforest : Je ne sais pas. Votre
question est bonne. Je ne sais pas si on pouvait... si le matériel a été
enregistré.
M. Grandmont : Parce qu'on a ça
aussi, là, sur...
Des voix : ...
Mme Laforest : Non, on ne l'a pas
fait, mais... sauf qu'on pourra le faire.
M. Grandmont : Ça n'a pas été fait,
mais... Parce que les formations qu'on reçoit, là, quand on est un nouvel élu,
là... Moi, d'ailleurs, je salue le processus d'accueil de l'Assemblée
nationale, là, avec le portail Pivot, que j'ai trouvé très, très, très
efficace, avec le parcours puis...
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
M. Grandmont : Mais
les formations sont données en simultané, donc ça nous donne... ceux qui
peuvent... ceux et celles qui peuvent être présents pendant la formation ont
évidemment accès à peut-être un peu plus d'information, parce qu'ils peuvent
poser des questions plus spécifiques, mais les gens qui n'y assistent pas ont
quand même accès à l'enregistrement de la partie principale de la formation,
donc c'est possible quand même de rattraper. Puis ça répondrait peut-être à un
besoin aussi.
Tu sais, ce qu'on veut, c'est donner un maximum
d'information aux candidats, candidates puis, en même temps, favoriser leur
engagement, leur participation. Puis on sait combien... Bien, les horaires de
tout le monde ne sont pas tout le temps exactement pile-poil sur les horaires
de la formation. Donc, en leur donnant la possibilité de réécouter en différé
la formation, je pense que ce serait...
Mme Laforest : On va faire ça. Votre
proposition est bonne. Ici, là, on va prendre la proposition.
Puis il y a les directions régionales aussi qui
donnent des formations, qui accompagnent les candidats aussi. C'est important
de le mentionner, là.
M. Grandmont : Oui, effectivement,
bien...
Mme
Laforest : Mais on va... on va demander que les... que les
deux webinaires soient enregistrés. Bonne idée.
M. Grandmont : Je pense que c'est
une bonne idée. Je vous remercie.
Moi, j'ai une
question, ensuite, sur le deuxième... Bien là, je ne sais plus c'est le
combientième alinéa, là, mais, en tout cas, l'alinéa qui se lit comme
suit, là :
«Un membre du
conseil d'une municipalité locale doit, dans les 30 jours de sa
participation à une telle formation, déclarer celle-ci au greffier ou au
greffier-trésorier de la municipalité locale, qui en fait rapport au conseil.»
Donc, comment ça se passe, la formation? Est-ce
qu'il y a une inscription obligatoire? Est-ce qu'il y a une validation de la
présence de la personne élue lors de la formation? Parce que, de la façon que
c'est écrit, on ne dirait pas qu'il y a ça, puis c'est sur la bonne foi de la
personne qu'on va valider qu'elle a suivi la formation.
• (12 h 50) •
Mme Laforest : Non, non. Bien, c'est
bien... c'est très, très bien fait, c'est avec le greffier... excusez, et le
greffier avise l'UMQ ou la CMQ. Donc, c'est exactement comme avec la Commission
municipale et la formation en éthique. C'est la même chose.
M.
Grandmont : Bien, ça, je le comprends bien. Quand le greffier
ou le greffier-trésorier reçoit l'information, la confirmation que l'élu
a suivi la formation, je comprends bien que l'information est envoyée à la
commission, ça, je n'ai aucun doute que son travail est bien fait.
Maintenant, quand un membre du conseil... du
conseil municipal suit une formation, en fait, comment ça se passe concrètement?
Est-ce que c'est des formations en ligne, en différé, en simultané? Est-ce
qu'il y a quelqu'un qui valide que la personne est effectivement présente lors
de cette formation?
Mme Laforest : Bien là, c'est sûr
que, comme je vous mentionne, la formation, je n'ai pas idée, là, comment ce
sera fait, concrètement, avec... et finalement avec les unions. Donc là, je ne
peux pas vous répondre, là, parce qu'on n'a pas... on n'a pas l'idée de l'UMQ,
la FQM, Montréal, Québec, comment ces... celles-ci veulent leur formation. Ça
fait que là c'est sûr que ce sera décidé par règlement.
M. Grandmont : Je comprends.
Mme Laforest : Mais, si on se fie à
celle... la formation en éthique, c'est très, très bien encadré aussi, là, avec
le greffier, puis il y a une transparence obligatoire, comme je mentionnais
tantôt.
M. Grandmont : Mais comment ça se
passe pour la formation en éthique et déontologie? Est-ce qu'il y a une
validation de la présence des gens lors de la formation?
Mme Laforest : Il
y a la formation qui est donnée, puis ensuite il y a une obligation
d'attestation, l'attestation est remise, puis, à ce moment-là, c'est
très transparent, on voit ceux et celles qui n'ont pas suivi la formation.
Donc, la CMQ agit immédiatement pour nommer quel
conseiller ou conseillère n'a pas suivi ou quel maire ou mairesse n'a pas suivi
la formation. Donc, on est capables de le voir avec les attestations.
M. Grandmont : Ce sont des
formations données en personne? En ligne?
Mme Laforest : Ah,
bien là, ça dépend des... des volontés. Il y en a en personne, il y en a en
ligne, ça dépend.
M. Grandmont : L'attestation est
donnée sur le fait qu'une personne était effectivement présente lors de la
formation.
Mme Laforest : Oui.
M.
Grandmont : OK. Parce que vous comprenez que, de la façon dont c'est
écrit, encore une fois, «un membre du conseil d'une municipalité locale doit,
dans les 30 jours de sa participation à une telle formation, déclarer celle-ci
au greffier, qui en fait rapport au conseil», c'est comme s'il y avait une
formation accessible en ligne, par exemple, on n'est pas trop sûr si la
personne l'a effectivement écoutée ou encore s'il y a vraiment...
Mme
Laforest : Non, on est capables de voir les formations. Quand les élus
sont en ligne, on le voit tout de suite, on est capables de le voir qui est
présent.
M.
Grandmont : Donc, c'est en simultané aussi.
Mme
Laforest : Oui, oui, oui.
M.
Grandmont : OK. Parfait. Donc, on valide, d'une part, pendant la
formation, que la personne est effectivement, disons, au poste, soit en
présence, soit au poste. Bon.
Après ça, ce qu'elle
fait, la caméra fermée, ça peut lui appartenir, mais, au moins, on est capables
de valider... non, mais on est capables de valider qu'elle était présente, son
poste était ouvert. On ne peut pas aller plus loin que ça, à un moment donné,
là, je comprends ça.
Puis donc, après ça,
la personne doit confirmer auprès de son greffier ou greffier-trésorier qu'elle
a participé, puis, après ça, rapport est fait. Parfait.
Donc, moi, ce que je
voulais m'assurer, c'est qu'il y avait effectivement un mécanisme de prise de
présences minimal parce que...
Mme
Laforest : Oui. Mais c'est fait, c'est pris en charge, oui.
M.
Grandmont : Parfait. Excellent.
Ensuite de ça, on
dit... il y a une partie où on parle de motif sérieux... voilà : «La
Commission municipale du Québec peut suspendre le membre d'un conseil qui omet,
sans motif sérieux, de suivre une formation prescrite par le règlement.» Le
motif sérieux. Donc, qui gère... qui gère le motif sérieux? C'est-à-dire une
personne ne peut pas participer à une formation qui est obligatoire, est-ce que
c'est le greffier ou le greffier-trésorier qui reçoit les motifs pour absence,
d'abord?
Mme
Laforest : Les motifs, par exemple, congé de maternité, c'est qui
qui...
Des voix :
...
Mme
Laforest : C'est la CMQ aussi.
Une voix :
...acceptable ou non.
M.
Grandmont : Donc, par exemple, je ne sais pas, ma fille est à
l'hôpital, je ne peux pas suivre la formation le jour x, l'élu doit contacter
la Commission municipale?
Une voix :
...
M.
Grandmont : Qui reçoit, puis après ça le greffier fait le lien avec la
commission, puis qui valide... On passe tout le temps comme ça. D'accord.
Et qu'est-ce qui se
passe, dans le fond, s'il y a un motif sérieux, la formation est redonnée à
cette personne-là parce qu'elle est obligatoire?
Mme
Laforest : Oui, elle est obligatoire. La formation est redonnée.
M.
Grandmont : Donc, elle va être reprise, éventuellement?
Mme
Laforest : Oui.
M.
Grandmont : Et donc ça, c'est pour éviter d'être suspendu, pour
justifier une absence, dans le fond?
Mme
Laforest : Exact.
M.
Grandmont : D'accord. Parfait. Je pense que ça fait le tour des
questions que j'avais.
Comme il y avait...
comme je le disais tantôt, là, moi, s'il y a une... Tu sais, j'avais des points
en particulier, notamment, là, le... faire comprendre aux candidats, candidates
qu'évidemment, là... c'est quoi, la job d'un élu ou d'une élue. Je pense que ça peut être une bonne façon de prévenir des...
des candidatures, des fois, qui ne se sentiraient peut-être pas à leur
place après. Ça peut arriver, sans doute. On a... on a entendu, de temps en
temps, sur des gens qui quittaient finalement la politique, c'était un des
motifs.
Puis l'autre motif qui
revient souvent, là, comme je le disais tantôt, c'est les conflits entre élus.
Ma suggestion, là, dans les formations qui seront données, malheureusement par
règlement, qui seront choisies par règlement, je vous encourage très fortement
à aller vraiment sur des formations qui vont toucher ce point-là. C'était un des critères... c'est un des enjeux qui revient
le plus souvent. Moi, j'en ai... c'est ça, j'en ai beaucoup entendu parler.
Mme Laforest : Mais j'entends votre
préoccupation, mais il y a déjà une formation avec la CMQ pour la gestion de
conflits puis il y a eu d'autres formations aussi.
M. Grandmont : Mais elle n'est pas
obligatoire.
Mme Laforest : Ah! peut-être, oui.
M. Grandmont : Oui, c'est ça.
Mme Laforest : Mais je prends... Je
vais en parler. Mais disons que les unions...
M.
Grandmont : Parce que c'est le caractère... c'est le caractère
obligatoire qui est intéressant dans cette... dans ce qu'on vient
d'amener avec l'article 125.
Mme Laforest : C'est ça. C'est bon.
Mais je vais... je vais en parler.
M. Grandmont : Maintenant, si on
veut vraiment s'assurer... Puis, écoutez, vous ferez... vous ferez le travail
avec les unions, évidemment, là, ça... je comprends pourquoi vous vous êtes
gardé de la place par règlement, mais, si j'étais vous, j'insisterais beaucoup
sur ce point-là. Voilà. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
M. Grandmont : Ce sera tout, oui.
Le Président (M. Schneeberger) :
D'autres questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...M. le Président.
Est-ce qu'avec ces nouvelles formations... est-ce qu'il y a... vous avez une
idée du budget, des crédits qui sont disponibles pour... qui sont nécessaires,
quand même, là, pour... Moi, je comprends qu'on veut vraiment bonifier, là, les
formations qui sont offertes aux élus. Avez-vous une idée de ce que ça va
coûter?
Mme Laforest : Honnêtement, non,
parce qu'on ne sait pas quelle formation qui sera exigée, là. C'est sûr, comme
je le mentionne, ça va se faire par règlement.
Mais ce qu'on
prétend, c'est qu'on va avoir beaucoup moins de démissions, donc moins
d'élections partielles. Des élections partielles, ça coûte... ça coûte... c'est
plus dispendieux un peu. Ça fait que c'est ça qu'on est convaincus, que
les élus, s'ils sont bien mieux formés, vont moins démissionner.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends. Je comprends, là, mais il nous faut quand même avoir une idée de ce
que ça implique comme dépenses.
Mme Laforest : C'est parce qu'on ne
connaît pas le nombre d'élus par municipalité. Tu sais, on n'a pas... Chaque
municipalité, c'est différent. Ça fait que, si on avait un calcul nombre
d'élus, nombre de formations, à ce moment-ci... Il y a des formations... est-ce
que... est-ce qu'on va demander la même formation pour les gens que ça fait un,
deux mandats, deuxième mandat, tu sais? C'est ça, par règlement, la formation
sera bien définie. Peut-être qu'on pourrait avoir une meilleure... un meilleur
portrait par la suite.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : J'aimerais juste
entendre la sous-ministre.
Mme Laforest : Elle disait que ça
dépend, par règlement, parce que peut-être, par règlement, il va y avoir des formations gratuites aussi. Mais c'est ça,
tout va être déterminé, là, s'il y a une formation qui est gratuite... Tu sais,
c'est ça.
Mme
Setlakwe : Est-ce que... le libellé, vraiment, je reviens
là-dessus, là, le trouvez-vous suffisamment large? Je ne voudrais pas que le texte de... du projet de
loi qu'on étudie, là, soit... soit restrictif. Est-ce qu'on ne devrait pas
prévoir que la ministre ou le ministre peut, par règlement, prévoir les
formations portant...
Pourquoi vous n'avez pas choisi de dire que,
notamment sur le rôle des membres des conseils, sur le système municipal... Je
comprends que c'est un choix de mots qui est large, mais, si on veut aller de
façon plus précise sur le harcèlement, la prévention des
conflits, est-ce que vous estimez que ça va porter sur le rôle des membres puis
ça va porter sur le système municipal?
Mme Laforest : Mais, comme je le
mentionne, tantôt, j'ai eu la rencontre avec le comité de démocratie
municipale, et ils ont déjà vraiment, là, vraiment un bon portrait des
formations qui pourraient être données. Donc, c'est sûr que ça, c'est très,
très large.
Mme Setlakwe : Est-ce qu'on peut
entendre le légiste, peut-être, sur cette question-là, s'il vous plaît, M. le
Président?
Mme Laforest : Un légiste?
Mme Setlakwe : Oui. Bien, parce que
c'est un choix de mots, quand même, qui... C'est le légiste qui détermine le... Moi, je suis dans le libellé, là.
Pour être sûre qu'on est... qu'on est larges puis que... parce qu'on... J'ai vu
tellement souvent, dans des projets de loi, l'utilisation du mot
«notamment», «entre autres», et «sur tout autre sujet que peut déterminer le
ministre». Vous voyez ce que je veux dire?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, ça me prend le consentement. Et vous nommer par votre nom et poste.
Mme Setlakwe : Consentement, oui.
M. Bernier (Guillaume) : Guillaume
Bernier, avocat au ministère des Affaires municipales.
C'est sûr que
là je dirai que, pour cette disposition-ci, là, le choix des mots a été fait,
là, disons, principalement pour des considérations, disons,
d'opportunités, en termes juridiques ou légistiques. Ces termes-là, tu sais,
visent à couvrir large.
Puis, tantôt, vous parliez de harcèlement,
disons. Je pense que la ministre qui arriverait dans son règlement avec des formations portant sur le rôle et la
conduite des élus, par exemple comment on se tient lors des séances avec ses collègues,
et tout ça... je pense que ça entrerait dans l'habilitation, là, qu'on a ici,
dans la proposition d'amendement. Donc, je ne sais pas si ça vous rassure.
Mme Setlakwe : Oui, oui. Non, je
trouve ça... Oui?
Mme
Laforest : ...de la municipalité. C'est ça, en général, le
domaine municipal, toutes les formations qui touchent la municipalité.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous allons... Compte tenu de l'heure, nous allons suspendre pour la pause
midi. Alors, nous reprenons à 15 heures.
(Suspension de la séance à 13 heures)
(Reprise à 15 h 04)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon après-midi à tous. La Commission de l'aménagement du territoire reprend ses
travaux. Alors, nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 57, loi édictant la loi à protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions et modifiant diverses
dispositions législatives en... dans le domaine... concernant le domaine
municipal.
Alors, avant la suspension, nous en étions
toujours aux discussions de l'amendement de l'article 125. Alors, je vous
laisse la suite, s'il y a d'autres questions, sinon on va procéder à la mise
aux voix de l'amendement.
Mme Setlakwe : Oui, M. le
Président, j'aurais d'autres questions.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Oui,
avant notre... avant de suspendre... suspendre, on avait un échange avec le
légiste à propos du libellé. On nous expliquait que le libellé se voulait
suffisamment large pour couvrir toute une panoplie
de formations qui pourraient éventuellement être prévues par règlement. Est-ce
qu'éventuellement une formation sur la conduite des membres, sachant qu'il y a
des... il y a des situations conflictuelles qui surviennent, malheureusement,
au sein des conseils municipaux, qui, même, dans certains cas, les paralysent
et font en sorte que les dossiers sont sclérosés et n'avancent pas... Vous
l'avez entendu comme moi, Mme la ministre, durant les consultations. Si vous vouliez aller aussi loin que d'imposer des
formations sur la prévention du harcèlement, sur la prévention ou la gestion
des conflits... Je vois que ça touche plus à la conduite. D'ailleurs, le mot
«conduite» a été mentionné par... par l'équipe
juridique. Est-ce que vous... est-ce que vous pensez que ce serait opportun de
venir modifier le libellé en ce sens?
Le
Président (M. Schneeberger) : Mme la ministre.
Mme Laforest : Bien, en fait, votre
question en lien avec le harcèlement, il faut comprendre que la Commission
municipale donne des formations, et donne des formations en lien avec le
harcèlement. Donc, ça, c'est pour la formation en éthique et en déontologie. Je
crois que le libellé est correct, moi, selon moi, là, parce que, là, on parle d'une autre formation qui sera travaillée
ultérieurement dans un règlement. Alors, moi, je vois que le libellé est
correct.
Mme Setlakwe :
La formation qui est donnée par la Commission municipale du Québec sur
l'éthique et la déontologie a un volet sur la conduite, sur...
Mme Laforest :
...
Mme Setlakwe :
Entre élus.
Mme Laforest :
Oui, oui, relations avec les élus, oui.
Mme Setlakwe :
Et celle-là, elle est obligatoire.
Mme Laforest :
Oui.
Mme Setlakwe :
OK. Donc, ce que vous dites, c'est : Les élus sont bien formés. Donc
là, si, à partir... là, s'ils ne se comportent pas conformément au code et
suivant ce qu'ils ont reçu comme formation, là, c'est un autre chapitre qui
va... qui va s'appliquer.
Mme Laforest :
Oui, oui, oui, mais les sujets que vous parlez, c'est vraiment traité avec
la formation de la commission.
Mme Setlakwe :
OK, parfait. Plus généralement, je comprends très bien ce qu'on veut faire
ici, imposer des formations, c'est très bien. Est-ce que vous envisagez
éventuellement d'avoir un genre de... ou imposer un genre de formation continue
aux élus, un peu comme... un peu comme doivent suivre les membres d'un ordre
professionnel, par exemple les avocats?
Mme Laforest :
Bien, en fait, ça a été discuté également, la même chose, avec ce
règlement-là qui sera... C'est par
règlement, la formation. Ça a été discuté avec les unions municipales, puis les
unions municipales, ils ont dit : Dépendamment
de la formation qu'on va offrir, si on a besoin peut-être de faire un
«refresh», mais, j'allais dire, bref, un retour après deux ans, bien, encore là, c'est eux qui vont décider. Ça
va se faire ensemble dans la décision du règlement.
Mme Setlakwe :
En fait, ça... oui.
Mme Laforest :
Il y a des formations, quand même, continues. Il y a des... il y a toujours
des formations, là, avec l'Union des municipalités, avec la FQM. Il y en a, des
formations, là, ce n'est pas juste la première formation, parce qu'au cours de
leur mandat ils ont souvent, souvent des formations, même avec les directions
régionales. Souvent, les directions
régionales vont aller donner des formations au conseil municipal aussi. Donc,
ils en ont, là, durant leur mandat.
Mme Setlakwe :
C'est des formations qui sont disponibles sur une base volontaire.
Mme Laforest :
Bien, ça dépend, les formations avec la...
Mme Setlakwe :
Il y en a qui sont... oui, il y en a qui sont obligatoires, mais...
Mme Laforest :
Oui, c'est ça, avec la direction régionale des Affaires municipales, c'est
des formations obligatoires.
Mme Setlakwe :
OK. Donc, on peut dire que ce n'est pas formellement désigné de cette
façon-là, comme étant de la formation continue, disons, 30 heures sur deux
ans, mais on peut dire que ça s'apparente à de la formation continue parce
qu'on veut que les élus suivent obligatoirement des formations.
Mme Laforest :
Oui.
Mme Setlakwe : OK. Est-ce qu'il y a
des... il y a d'autres sujets? Je pensais, entre autres, aux médias sociaux,
qui est une nouvelle réalité... bien, nouvelle, ce n'est plus si nouveau, là.
Mme Laforest :
...avec la Commission municipale, comment travailler avec les médias
sociaux. Il y a des explications aussi concernant les médias sociaux.
Mme Setlakwe :
Super. On a entendu en commission des élus qui sont venus nous dire qu'ils
n'avaient pas accès au guide de l'élu municipal. Je ne sais pas si vous vous
souvenez comme moi... C'est un guide qui existe, qui est excellent, et il y a
un élu qui est venu nous dire : Mais moi, je ne l'ai pas, ce livre-là — c'est
un livret — il
ne m'a pas été offert, la municipalité ne l'a pas... Est-ce que... Quel est
votre...
• (15 h 10) •
Mme Laforest :
...municipalité qui a dit ça, hein?
Mme Setlakwe :
Je n'ai pas le nom de la municipalité, mais elle est... c'est une élue qui
est venue le dire ouvertement au micro. Je
pense qu'elle vit une situation difficile au sein de son conseil, mais,
généralement, elle a amené ce point-là, que... que le guide... où est-ce
qu'elle l'a même demandé, et puis c'est une question de coût.
Mme Laforest :
Non, non, je me rappelle...
Mme Setlakwe :
Non, on ne lui a pas offert ce guide.
Mme Laforest : Non. À moins que je me
trompe, mais je crois que c'est quand on a accueilli le groupe qui disait... qui
faisait partie des oppositions dans les conseils municipaux, puis il y en a
là-dedans qui disaient : Même, on n'est pas...
Il y a une conseillère qui disait : J'ai demandé d'avoir le guide de l'élu
municipal, puis on ne me l'a pas donné. Oui, c'est vrai, c'est durant... sauf qu'il est disponible, là, le guide de
l'élu municipal, là, que tu sois dans l'opposition ou peu importe, là,
indépendant ou... il est tout à fait disponible, là, ça fait que...
Mme Setlakwe :
Mais je comprends, il devrait... oui, oui, il existe.
Mme Laforest :
Oui, mais elle a juste à le demander, là. Il est disponible. Il y a un
guide pour tous les élus municipaux. C'est ça que je disais tantôt, là.
Mme Setlakwe :
Mais est-ce qu'il est remis gratuitement d'emblée à chaque élu?
Mme Laforest :
Bien, ils peuvent le prendre. Il est à... Est-ce qu'il est à vendre ou il
est à donner? Est-ce qu'il est donné ou à acheter? Mais il est disponible,
c'est ça, il y en a un.
Une voix :
...
Mme Laforest :
Ah! le nôtre est gratuit, il est disponible à tout le monde, mais des Affaires
municipales. Mais il y en a qui ne sont pas gratuits. Je ne sais pas quel
volume qu'elle parlait, là, quel guide. C'est peut-être lui qui n'était pas
gratuit.
Mme Setlakwe :
C'est probablement ça.
Mme Laforest :
Mais le nôtre est gratuit puis il est disponible pour tous les élus.
Mme Setlakwe :
OK. Donc, le gouvernement en fournit un.
Mme Laforest :
Oui, oui, oui.
Mme Setlakwe :
OK. Au niveau des règlements... Ça, c'est un règlement général, ici, dont
on parle, puis vous avez mentionné plus tôt qu'il y aurait des règlements...
ouverture ou possibilité d'adopter un règlement, ou j'ai peut-être mal compris,
pour viser une situation précise s'il y a un enjeu particulier dans une
municipalité. Est-ce que ça, cette démarche-là, c'est en vertu du même
règlement ou ce serait ailleurs, en vertu d'un autre...
Mme Laforest :
C'était : «La ministre peut, par règlement, prévoir les formations
portant sur le rôle des membres des conseils municipaux et sur le système
municipal que doivent suivre ces membres et prescrire toute condition et toute modalité concernant la
participation à ces formations.» En fait, c'est : s'il y a une situation
particulière dans une municipalité, moi, je pourrais, à ce moment-ci, ou
un autre ministre, prévoir des formations qui touchent la situation, en fait,
qui se vit avec les membres du conseil municipal.
Mme Setlakwe :
OK. Donc, il va y avoir un... oui?
Mme Laforest :
Exemple, exemple, il y a un conflit dans une municipalité quelconque. Moi,
je pourrais demander ou exiger que la municipalité puisse suivre une formation
sur la gestion des conflits. C'est un exemple.
Mme
Setlakwe : C'est vraiment en vertu de cet article-là que vous
imposeriez une... par règlement une formation dans cette situation-là ou il y
aurait... Il n'y aurait pas un autre article qui s'appliquerait?
Mme Laforest : Ah!
l'autre article, je ne sais pas quel autre article. Mme Petit, il n'y en a
pas d'autre? Allez-y, là...
Mme
Petit (Katia) : Oui, merci. Donc, en fait, si c'est vraiment les
formations obligatoires prescrites par... prescrites par un règlement, mais
sauf que le ministère, par ses directions régionales, accompagne beaucoup les municipalités, donc ce que la ministre... ce à quoi
la ministre fait référence, c'est vraiment de la possibilité d'en accompagner,
de les former sur des besoins ponctuels. D'ailleurs, on a... on fait des
capsules sur toutes sortes de sujets. Donc, c'est vraiment lié à des
problématiques x, y, z, mais ici on est vraiment dans le règlement général, là,
de formation obligatoire. Donc, on ne vise pas... On vise vraiment la formation
de base de tous les élus ici, mais évidemment Mme la ministre peut... peut
demander ou peut nous... les encourager à suivre des formations autres ou
encore nous demander carrément, à nos directions régionales, de les accompagner
puis donner de la formation sur un sujet x, y, z. On le fait souvent, là.
Mme Setlakwe :
Merci. Donc, ce ne serait pas par le biais de cet article qu'on est en
train d'étudier, c'est un autre mécanisme, c'est via les directions
générales...
Mme Petit
(Katia) : Puis, en fait, c'est que, comme c'est un règlement ici, la
ministre peut décider ce sur quoi elle demande de la formation obligatoire.
C'est juste qu'ici ça vise tout le monde, donc, puis, si jamais il y avait des
situations particulières, ce serait probablement par un autre des... un des nombreux
outils, là, dont on dispose déjà, là, qu'on pourrait le prévoir, là.
Mme Setlakwe :
Plus rapidement, j'imagine. Parce qu'ici il y a quand même un délai. Un
règlement général avec des formations obligatoires applicables à tous, il y a
quand même un certain délai qui s'applique, là.
Mme Petit
(Katia) : Bien, c'est ça, puis c'est sûr que, si c'étaient des plus
petites municipalités, elles pourraient, si elles le voulaient, prévoir des
règlements qui... par exemple, des formations qui s'appliquent plus à des plus
petites municipalités, par exemple, là. Donc, tout ça est à déterminer dans le
règlement.
Mme Setlakwe :
Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : D'autres questions?
Mme Setlakwe :
Quand le... mon collègue de Taschereau mentionnait plus tôt : Les
formations sont obligatoires, vous êtes capables de suivre ou de monitorer, si
on veut, les élus qui sont en train de les suivre, vous êtes capables de faire
une... Évidemment, c'est un système qui est basé sur la bonne foi, là, puis il
y a probablement, peut-être, une attestation qui est... qui est émise à la fin
de la formation pour vraiment attester de la participation, OK? Est-ce qu'on
parle de formations... Je pense à certaines formations qui sont offertes... Bien,
je ne suis pas sûre que c'est avec le... En tout cas, moi, comme membre du
Barreau, j'en suis des fois où... Encore une fois, on s'est basés sur la bonne
foi, là, de la personne qui suit la formation, mais il y a comme des... il y a
des pauses, là. On ne peut pas juste partir la formation puis quitter, là. Il y
a des pauses. Il y a des questions, même, auxquelles il faut répondre. Est-ce
que ça, ça existe dans le monde municipal?
Mme Laforest :
C'est par règlement, là...
Mme Setlakwe :
Tu sais, on aborde un thème, c'est très court, puis, après ça, il faut comme
interagir avec le formateur en virtuel.
Mme Laforest :
Bien, en fait, ça va se décider, la formation, par règlement avec les
unions municipales, avec Québec et Montréal. Le genre de formation, la
technicalité, ce sera décidé par règlement.
Mme Setlakwe :
Je comprends, mais vous, vous voyez ça d'un bon oeil, ce genre de modalité
là?
Mme Laforest :
Bien, la formation, moi, c'est... bien oui, c'est certain, là, c'est un
plus pour les élus, c'était demandé par les citoyens aussi.
Mme Setlakwe :
Non, parce que c'est ce que ça dit, là : Le règlement va pouvoir
prescrire toute condition, toute modalité concernant la participation. Ce sera
inclus dans... dans ça. OK. Je pense qu'on a tout couvert. Il me resterait
peut-être une question, M. le Président.
Le Président (M.
Schneeberger) : Vous avez du temps.
Mme Setlakwe : Je regarde le mémoire de
l'UMQ. Au niveau des formations, une de leurs recommandations, c'est
de... Puis là vous vous souviendrez qu'on a entendu que, dans certains cas, ça
prend une résolution. Tu sais, s'il y a des élus, disons, en situation
minoritaire, comme vous avez évoqué il y a quelques instants, ou, je ne sais
pas, pour toutes sortes de raisons, il y aurait besoin de... il y aurait une
volonté, un besoin, une demande, oui, de suivre des formations, puis on a
entendu que... que, peut-être, il y avait une possibilité d'y accéder parce que
ça prenait une résolution, est-ce que c'est le cas? Est-ce qu'il y a une
disposition, en quelque part, qui exige l'adoption d'une résolution du conseil?
Mme Laforest :
...partout au Québec. Ça fait qu'on n'a pas besoin de résolution. C'est une
obligation.
Mme Setlakwe : En vertu du
nouveau régime qu'on met en place?
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Non, non, tout à
fait, je comprends. Si c'est obligatoire, pas besoin de... Oui, donc, c'est une
amélioration, je n'ai pas d'enjeu, mais pourquoi que l'UMQ semble dire... bien,
semble dire, pas semble dire, dit : «L'UMQ est d'avis que l'accès à
l'information ne devrait pas être politisé, que toutes les municipalités
devraient disposer d'un mécanisme impartial pour financer la formation continue
des élus. Ainsi, les municipalités devraient prévoir des sommes dédiées à la
formation des élus selon certains paramètres, et une résolution du conseil ne
devrait pas être nécessaire pour y avoir accès»? Donc, leur recommandation 9
est à l'effet, donc, de voir à la création d'un fonds dédié dans toutes les
municipalités, instaurer un mécanisme impartial afin de garantir l'accès à la
formation pour tous les membres du conseil sans qu'une résolution soit
nécessaire. Mais ça, ce mémoire-là, ça a été écrit à la lumière du projet de
loi ou peut-être qu'ils n'avaient pas...
Mme Laforest : ...loi, eux. Ils
n'ont pas l'amendement, là.
Mme Setlakwe : C'est
l'amendement?
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : OK. Donc,
l'amendement...
Mme Laforest : Répond à leurs
besoins.
Mme Setlakwe : Le libellé
initial, probablement qu'il était... bien, c'était quand même... on prévoit
par...
Mme Laforest : Bien, eux, eux,
ce qu'ils disaient, c'est que... c'est qu'au niveau de la résolution c'était
particulier, mais nous, étant donné que c'est l'obligation, on répond à leur
demande automatiquement avec l'amendement.
Mme Setlakwe : OK. Donc, on dit
au micro, là : Ça n'existera plus, cette obligation d'avoir... de faire
adopter une résolution du conseil d'une municipalité pour avoir accès à des
formations.
Mme Laforest : Tout à fait, sauf
que, pour les dépenses pour les citoyens, ça va prendre quand même une
résolution, mais pas pour les formations obligatoires, mais pour les dépenses,
dépendamment... ça dépend, là, si les formations... Il faut quand même... Ça
prend une résolution, c'est les dépenses de la municipalité, les dépenses des
citoyens, donc une résolution pour le coût, exemple, des formations, mais pas
pour l'obligation... pas une résolution pour obliger les formations.
Mme Setlakwe : OK. Donc là, il y
a... il y a trois choses. Donc là, vous allez adopter un règlement pour rendre
des formations obligatoires. Il n'y a pas une municipalité qui va dire :
Mais je n'ai pas les moyens, moi. C'est obligatoire, les formations vont devoir
être suivies, même sous peine de se voir suspendre par la Commission municipale du Québec. Deuxième cas qu'on a évoqué,
c'est : il y a une particularité, il y a une situation problématique,
particulière au sein d'une municipalité, vous avez des pouvoirs d'intervention
ciblés. En tout cas, ça répond... Là, on est en train de répondre aussi à la
situation d'élus en situation de dissidence ou de, tu sais, position
minoritaire, qui sentent qu'ils sont brimés dans l'exercice de leurs fonctions,
vous pouvez intervenir. Puis là, ici, on semble parler d'un... avec la
proposition de l'UMQ, d'un autre, mais de... dans le fond, d'avoir accès à des
formations autres qui ne seraient pas visées par le règlement qui concerne les
formations obligatoires. Et là, dans ce troisième cas d'espèce, vous
dites : Bien là, ça va... oui, ça prend une décision de la municipalité et
des sommes parce que les...
• (15 h 20) •
Mme Laforest : C'est une dépense, oui,
c'est ça, exactement.
Mme Setlakwe : Non, mais c'est...
Mes questions visent juste à clarifier la situation, obligatoire, situation
problématique, puis là, si on veut aller au-delà des formations obligatoires,
celles qui sont disponibles gratuitement, bien, c'est à la municipalité...
Mme Laforest : C'est ça, tout à
fait.
Mme Setlakwe : ...à prendre la
décision, puis ça va prendre une résolution du conseil, donc, adoptée par une
majorité.
Mme Laforest : Oui, exact.
Mme
Setlakwe : Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme
Setlakwe : Oui, merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : D'autres questions? Députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Oui, merci, M. le Président. Dans le libellé 8, quand on dit
que «la Commission municipale du Québec peut suspendre le membre d'un conseil
qui omet, sans motif sérieux, de suivre une formation prescrite par le
règlement», est-ce que j'ai bien compris que, tant qu'il n'a pas suivi la
formation, il est suspendu sans paie et ne peut pas représenter...
Mme
Laforest : ...qui va décider.
Mme Lakhoyan
Olivier : OK, mais c'est ça qui est écrit. Donc, ça peut arriver.
Est-ce que... est-ce que c'est arrivé que... est-ce que c'est arrivé que cette
personne-là n'a pas voulu suivre sa formation?
Mme
Laforest : ...parce que, là, on inclut une nouvelle formation, c'est
nouveau.
Mme Lakhoyan
Olivier : Ah! c'est nouveau, OK.
Mme
Laforest : C'est nouveau, ce qu'on fait là, ça fait qu'on ne le sait
pas.
Mme Lakhoyan
Olivier : Donc, on ne sait pas si quelqu'un va désister...
Mme
Laforest : C'est ça, mais on prévoit quand même que la Commission
municipale pourrait...
Mme Lakhoyan
Olivier : OK, et, si j'ai bien compris, on continue en disant que la
suspension prend fin sur décision de la Commission municipale du Québec. On
s'attend que le membre du conseil a suivi la formation. S'il a pris sa
formation... Disons qu'il n'a pas pris sa formation, qu'est-ce qui arrive?
Mme
Laforest : C'est écrit ici : Lorsque le membre du conseil est
suspendu parce qu'il n'a pas suivi sa formation, «il ne [pourrait] exercer
aucune fonction liée à sa charge de préfet, de maire ou de conseiller». Les
mesures sont inscrites ici si les élus ne suivent pas leur formation. Puis il y
a la phrase ici : «La suspension [prendra] fin sur décision de la
Commission municipale du Québec constatant que le membre du conseil a suivi sa
formation.» C'est bien, bien expliqué.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui, oui, je viens de la
lire aussi, mais, s'il ne veut pas suivre... est-ce qu'il peut se...
rester puis se représenter encore une fois en élections?
Mme Laforest :
Non, non, c'est bien expliqué. Il
faut qu'il suive la formation. C'est une formation obligatoire.
Mme Lakhoyan
Olivier : Donc, OK. Ma deuxième question, c'est concernant la
formation. Les formations, moi aussi, j'en ai fait, des formations à mon ancien
travail, où tu suis de chez toi, puis ils savent où tu es rendu avec ta
formation, et ils savent quand tu as terminé, puis ça va dans ton dossier que
c'est terminé. Donc, d'après ce que je comprends,
il faut... il faut aviser... il faut aviser le greffier, le greffier doit
aviser la Commission municipale du Québec. Pourquoi ce n'est pas
automatique?
Mme
Laforest : Bien là, on le rend automatique, mais c'est nouveau, ce
qu'on fait. Ça fait que c'est sûr que ce n'est pas automatique présentement
parce que ce n'est pas en vigueur. Là, on va mettre ça en vigueur, donc ce sera
automatique.
Mme Lakhoyan
Olivier : OK, merci beaucoup.
Mme
Laforest : De rien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Oui.
Mme
Setlakwe : ...M. le Président, si vous me permettez?
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Vous avez
raison, c'est nouveau, ce qu'on... ce qu'on instaure, mais toutefois vous aviez dit plus tôt que ce libellé-là existe déjà,
je pense. Bien, c'est assez récent, là, peut-être suite au projet de loi
n° 49. J'imagine, ça ne s'est pas vu, une
suspension d'un membre du conseil qui aurait refusé de suivre sa formation sur
l'éthique et la déontologie?
Mme
Laforest : Non, il n'y a pas eu de cas.
Mme
Setlakwe : Non? Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, bien, une petite question qui me vient, là. Est-ce
qu'il y a des formations qui seraient offertes à des... éventuellement à des
conseillers, conseillères, maires, mairesses qui pourraient aussi être
offerts... offertes... des formations offertes à des greffiers, à des
directeurs généraux? Est-ce qu'il y a des... Est-ce qu'il pourrait y avoir du
dédoublement, finalement, puis que des personnes qui auraient les deux
fonctions, qui seraient à la fois conseiller municipal et directeur général
d'une municipalité, par exemple, pourraient avoir à faire deux fois la même
formation? Est-ce que ça se peut ou ça ne se peut pas?
Mme
Laforest : Là, ici, on touche juste... juste la formation d'élus.
M.
Grandmont : Oui, exact.
Mme Laforest :
Il y en a, des formations... il y
en a, des formations avec le ministère des Affaires municipales, parfois
avec les directeurs généraux, avec les greffiers. Il y en a déjà, des
formations. C'est régulier, là, ça, là.
M.
Grandmont : ...qui sont obligatoires pour les... pour les employés
d'une municipalité.
Mme
Laforest : Il n'y en a pas pour les employés des municipalités, je ne
pense pas.
M.
Grandmont : Donc, il n'y a personne qui sera forcé de suivre deux fois
la même formation, dans le fond, s'il était,
d'une part, élu conseiller municipal et, de l'autre, directeur général d'une
municipalité. C'est ce que je comprends?
Mme Laforest :
Bien, ça dépend. Ça dépend de la
formation, ça dépend... ça dépend, mais il y en a, des formations,
autant pour les employés que les DG.
M. Grandmont :
Oui, oui, oui. Tout ce que je
voulais savoir, c'est : Est-ce qu'il y a des formations obligatoires qui
devraient finalement être suivies deux fois par la même personne parce qu'elle
occupe deux fonctions différentes?
Mme
Laforest : Ça se peut aussi.
M.
Grandmont : Ça se pourrait?
Mme
Laforest : Bien, ça se peut, parce que, là, tantôt, c'est,
justement... imaginez le rôle, tantôt, qu'on a dit, un directeur général puis
un maire, deux MRC différentes, peut-être, les enjeux sont différents dans les
deux MRC. Ça fait que c'est important de suivre les deux formations. C'est un
exemple comme ça, là.
M.
Grandmont : ...pas des formations qui sont à ce point pointues
qu'elles vont toucher la réalité d'une MRC,
puis ça va être différent à la MRC à côté. Ça va être offert par la FQM, ou la
Commission municipale, ou l'UMQ.
Mme Laforest :
Il y a tellement de formations
différentes, là, qui existent à tout moment puis il y a tellement...
Bien, c'est ça, il y a beaucoup de cas de figure, là. C'est possible.
M.
Grandmont : Donc, c'est possible qu'une personne pourrait suivre deux
fois la même formation dans les premiers six ou neuf mois de son mandat.
Mme
Laforest : Ça peut être la même formation. Admettons qu'il fait une
formation, puis, au deuxième mandat, il est encore élu, il refait la formation.
M.
Grandmont : ...c'est normal.
Mme
Laforest : C'est ça, c'est la même formation suivie deux fois.
M.
Grandmont : Oui. Je parlais en même temps, dans une même année.
Mme
Laforest : Bien là...
M.
Grandmont : Mais je comprends. De toute façon, la première réponse que
vous aviez, là, au départ, c'était que les... il n'y a pas de formations qui
sont obligatoires pour les employés d'une municipalité. Non?
Mme
Laforest : De mon côté, moi qui exige ça? Non. Moi, j'exige...
M.
Grandmont : Non, parfait. Donc, ça répond à ma question, c'est
correct.
Mme
Laforest : C'est ça.
M.
Grandmont : C'est parfait, correct.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons
mettre aux voix l'amendement de l'article 125. Est-ce que l'amendement de
l'article 125 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Est-ce que l'article 125, tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Alors, l'article 98.
Mme
Laforest : Donc, l'article 98 : L'article 317 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «, en temps utile,»
par «, au plus tard lors de la première séance qui suit la période de 90 jours
mentionnée au premier alinéa,».
L'article 98 du
projet de loi modifierait le troisième alinéa de l'article 317 de la LERM, qui
prévoit que le conseil peut, en temps utile, décréter que... que n'entraîne pas
la fin du mandat d'un membre son défaut d'assister au conseil... aux séances du
conseil dû à un motif sérieux et hors de son contrôle et ne causant aucun
préjudice aux citoyens. Le premier alinéa de l'article 317 prévoit par ailleurs
que le mandat d'un membre du conseil prend fin s'il fait défaut d'assister aux
séances du conseil pendant 90 jours consécutifs. La modification proposée
viserait à remplacer l'expression «en temps utile» par l'expression «au plus
tard lors de la première séance qui suit la période de 90 jours mentionnée au
premier alinéa» afin de mieux marquer le fait que la résolution peut être
adoptée à tout moment avant cette date.
Ici, on vient
préciser le délai pour adopter une résolution visant à prévoir que le défaut
d'assister aux séances du conseil municipal pendant 90 jours consécutifs
n'entraîne pas la fin de son mandat. On évite que les enjeux de délais
administratifs aient pour effet de mettre fin au mandat d'un élu qui s'absente
pour des raisons de santé. Les conseils municipaux seraient clairement informés
du délai pour adopter une résolution permettant de prolonger la période
d'assistance d'un élu.
Alors, voilà. Merci,
M. le Président. Parce que vous savez que, dans la loi, présentement c'est 90
jours. Maintenant, on a rencontré des jeunes femmes élues, par exemple, qui
étaient en congé de maternité, et c'était aussi pour prévoir le vote à
distance, pour ne pas qu'elles soient, si je peux dire, retirées après 90 jours
consécutifs, pour ne pas que ce soit automatiquement la fin de leur mandat.
Article 98... l'article
98 du projet de loi par le suivant... Remplacer l'article 98...
L'article 317 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «, en temps utile,» par «, au plus
tard lors de la première séance qui suit la période de 90 jours mentionnée
au premier alinéa,»;
2° par l'insertion,
dans le cinquième alinéa et après «(chapitre E-15.1.0.1)», de «ou de
l'article 8 de la Loi sur le ministère des Affaires municipales, des
Régions et de l'Occupation du territoire (chapitre M-22.1)».
Donc, cet amendement
modifie le troisième alinéa de l'article 317 de la LERM, qui prévoit que
le conseil peut, en temps utile, décréter que n'entraîne pas la fin du mandat
du membre son défaut d'assister aux séances du conseil dû à un motif sérieux et
hors de son contrôle et ne causant aucun préjudice aux citoyens. Le premier
alinéa de l'article 317 prévoit par
ailleurs que le mandat d'un membre du conseil prend fin s'il fait défaut
d'assister aux séances du conseil pendant 90 jours consécutifs.
• (15 h 30) •
La modification
proposée viserait à remplacer l'expression «en temps utile» par l'expression
«au plus tard lors de la première séance qui
suit la période de 90 jours mentionnée au premier alinéa» afin de mieux
marquer le fait que la résolution peut être adoptée à tout moment.
L'amendement modifierait aussi le cinquième alinéa de cet article en lien avec
la modification proposée à l'article 125 du projet de loi, qui porte sur
la formation obligatoire des élus municipaux.
Dans le cas où une suspension serait imposée par la Commission municipale en
raison de défaut de suivre une formation, le défaut d'assister aux
séances du conseil du fait de cette suspension n'entraînerait pas la fin du
mandat de l'élu.
Alors, voilà, ici, on
vient préciser les délais pour adopter la résolution que le défaut d'assister
au conseil du conseil municipal pendant 90 jours consécutifs n'entraîne
pas la fin du mandat de l'élu. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement de l'article 98?
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
Oui, non, c'est ça, juste nous
expliquer l'amendement puis pourquoi vous avez fait référence à... aux jeunes
femmes ou aux femmes enceintes. Est-ce que c'est une demande de leur part ou
c'est... Je pense, ce sujet-là va venir ailleurs.
Mme
Laforest : Bien, en fait, ça touche également les personnes qui
doivent s'absenter, par exemple, pour une cause de maladie, parce que, dans la loi,
comme c'est bien expliqué ici, on ne peut pas dépasser 90 jours au niveau des absences. Donc, ici, il y a eu les
demandes, puis c'est tout à fait sensible aussi et normal que les personnes, par
exemple, qui doivent s'absenter puissent ne pas... ne perdent pas leur poste,
là, considérant que ça peut dépasser 90 jours. Donc, le mandat ne prendra
pas fin dans le délai de 90 jours si le délai est plus long. Donc, ici, on
vient changer la loi pour que la CMQ reconnaisse ce nouvel article.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci. Oui, vous perdez la voix... poser des questions,
vous pourrez hocher la tête.
Donc,
ici, là, le régime actuel, il est clair. D'ailleurs, moi, je pense que c'était justement
ça qui avait fait en sorte qu'il y avait eu une élection partielle dans une...
dans ma municipalité. Dès qu'on manquait, dans le fond, trois séances du
conseil, c'était automatique. Selon le régime actuel, si un élu manquait trois
séances du conseil, donc, c'est pour ça... d'où
le 90 jours, il devenait... bien, je ne sais pas c'est quoi, le terme, là,
il devenait... il devenait inéligible ou il perdait, donc, le droit de
siéger.
Mme
Laforest : Son mandat, c'est ça, c'est la loi, là, aux affaires
municipales, c'est vraiment 90 jours. Le meilleur
exemple ou encore quelques exemples, il y a... des conseillers, parfois, pour
des raisons x, maladie, accident, ne peuvent pas se présenter au conseil
municipal, puis évidemment la personne était absente du conseil municipal, donc
elle perdait tout de suite son droit, là, son poste, son mandat. Mais là,
maintenant, c'est sûr que, que ce soit un conseiller du parti municipal ou un
conseiller de l'opposition, bien, il faut quand même comprendre qu'après
90 jours le conseiller ne perdra pas son poste pour cause de maladie,
accident ou... puis il y a des endroits, il y a des municipalités que la
personne a eu un accident puis perdait son poste.
Mme Setlakwe :
OK. Donc, je comprends, là, on
veut offrir une souplesse, dans le fond, pour viser des cas... Bon, évidemment,
il y a des critères à...
Mme
Laforest : Cancer, oui, c'est ça.
Mme Setlakwe :
Bien oui, une maladie ou, je ne sais pas, une personne qui vit une
séparation difficile puis qui doit prendre un pas de recul pendant quatre, cinq
mois, disons.
Mme
Laforest : Oui, exactement.
Mme
Setlakwe : OK, et ça prenait une résolution pour... mais juste nous
expliquer peut-être... Je comprends ce qu'on veut faire, là. On veut éliminer
le régime actuel, qui était... qui était strict. C'était 90 jours, puis il
n'y avait rien à faire. Et là... puis peut-être que c'est trop tôt pour qu'on
parle de ce qu'on veut faire, mais pourquoi, ici, il y a un amendement
aujourd'hui? Peut-être, on est à l'amendement, donc, juste nous l'expliquer par
rapport au... oui, au libellé initial du projet de loi.
Mme
Laforest : Oui, bien, en fait, c'est le paragraphe 1°, «par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de ",
en temps utile," par...» C'est là qu'on vient changer. Ici, ce qui est
important, c'est qu'on vient... on vient changer le délai. Donc, le délai, c'est : «Au plus tard
lors de la première séance qui suit la période de 90 jours mentionnée au
premier alinéa.» Donc, il y a la période de 90 jours au... à la
prochaine séance du conseil municipal. À ce moment-ci, on peut prolonger la
période du conseiller ou de la mairesse, peu importe l'absence de l'élu. Ici,
on vient modifier le délai dans le premier paragraphe, c'est ça qui est
important de mentionner, parce que, dans le passé, on ne pouvait pas dépasser
90 jours.
Mme Setlakwe :
OK. Donc... Mais on avait prévu déjà... Moi, j'essaie juste de voir
l'amendement. Là, j'ai... j'ai l'article initial à 98. Puis on l'avait compris,
là, que le mandat...
«Le mandat d'un
membre [...] qui a fait défaut d'assister aux séances du conseil pendant
90 jours consécutifs prend fin à la clôture de la première séance...
«Toutefois, le
conseil peut [...] accorder un délai de grâce...» Ça, c'est le régime actuel.
«Le conseil peut, au
plus tard lors de la première séance qui suit la période...»
Mme Laforest : ...dans
cet article-là, si je peux ajouter, c'est qu'on enlève complètement le côté
partisan. Il y a aussi le fait... Exemple, une mairesse a un accident.
La mairesse n'est pas là pendant 90 jours. Donc, il y a... Avant, c'était... il fallait respecter le 90 jours.
Donc, c'était vraiment, disons, terminé pour la mairesse. Mais il y a aussi le
côté partisan. Si un élu de l'opposition est
absent, maladie, accident, bien, avant, on ne remplaçait pas son poste, c'était
fini à l'intérieur d'un 90 jours. Donc
là, évidemment, on protège l'élu qui a une raison de santé, maladie, peu
importe. Donc, on le protège, que ce soit un élu de l'opposition ou qui
fait partie du conseil. Donc, évidemment, cet article-là, c'est bien parce que
c'est vraiment... on respecte tous les partis politiques, peu importe, au
pouvoir ou à l'opposition, dans les conseils municipaux, pour les congés de
maladie ou accidents ou situations sérieuses.
Mme Setlakwe :
Non, parfait. Non...
Mme Laforest :
...en fait. C'est simple, là, mais c'est ça.
Mme Setlakwe :
Non, non, puis j'ai... il n'y a pas d'enjeu, moi, je... ça va. Non,
j'essayais de voir qu'est-ce qu'on a modifié. C'est peut-être moi qui ne vois
pas l'amendement entre la version initiale puis...
Mme Laforest :
...la période de 90 jours à la première séance du conseil municipal
après 90 jours.
Mme Setlakwe :
C'est bon.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Merci, M. le Président. On n'a pas empiré la situation d'absence?
Peut-être, je me trompe, là, mais «le conseil peut aussi, en temps utile», «en
temps utile», ça veut dire... c'est vaste, ça veut dire, donc : Peut-être
que la mairesse ou le maire qui est au pouvoir, puis qui n'aime pas
l'opposition, puis quelqu'un est malade
ou... aucune raison, bien, ils peuvent décider, peut-être, qu'ils vont
suspendre, puis, en mettant 90 jours, on est en train de faire ça
«fair» pour tout le monde, opposition...
Mme Laforest :
...
Mme Lakhoyan
Olivier : Mais «en temps utile»...
Mme Laforest :
On enlève... on enlève «en temps utile» et on prolonge la possibilité après
90 jours.
Mme Lakhoyan
Olivier : «En temps utile», ça veut dire quoi?
Mme Laforest :
«En temps utile», c'était à l'intérieur du 90 jours.
Mme Lakhoyan
Olivier : Ah! parce qu'il y a quelque part autre, c'est écrit
«90 jours».
Mme Laforest :
Là, on enlève «en temps utile»... par «, au plus tard lors de la première
séance qui suit la période de 90 jours». C'est l'inverse. Ça fait que,
soyez sans crainte, ça améliore la situation.
Mme Lakhoyan
Olivier : Ah oui! OK. On ne restreint pas 90 jours.
Mme Laforest :
Non, c'est ça.
Mme Lakhoyan
Olivier : On dit, on dirait : Temps... En temps utile, en temps
et lieu, on décidera. On dirait, ça... ça... pour moi, ça fait ça comme effet,
ces deux mots-là, tu sais. Donc, OK, 90 jours.
J'avais une autre
question. C'est quoi, donc? Ah oui! Lorsque la personne est absente, est... pas
besoin d'aviser, les 90 jours, l'absence, pas besoin d'aviser et
dire : Bien, je suis malade. Est-ce qu'ils doivent aviser?
Mme Laforest :
Bien oui, ils vont aviser.
Mme Lakhoyan
Olivier : Ils vont aviser. Mais, quand le 90 jours est terminé,
jusqu'au premier... séance... doit aviser
à... que cette personne a besoin d'allonger son absence, est-ce que cette
personne doit le faire en personne, par écrit, s'il ne peut pas se
déplacer? Donc, est-ce qu'il doit être présent aux séances?
Mme Laforest : Mais là ça dépend.
Admettons, quelqu'un qui a eu un accident grave, la personne ne peut pas se
déplacer, donc un membre de sa famille peut aviser la municipalité. Et c'est là
qu'on va pouvoir prolonger son mandat.
Mme Lakhoyan Olivier : Comme c'est écrit «de la première séance», à la
première séance, je me dis : Est-ce que, physiquement, parce que ce n'est
pas clair, physiquement, tu n'as pas besoin d'être là, juste à aviser l'équipe?
Mme
Laforest : Bon, c'est très simple, il y avait une période de
90 jours, là on enlève la période de 90 jours et on dit, par exemple
au prochain conseil municipal, donc environ, peut-être... ça peut aller jusqu'à
30 jours plus tard : On va accepter de prolonger son congé parce que
la personne est... est...
• (15 h 40) •
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui. Puis, si la
personne ne le fait pas, bien, c'est certain que sa famille va aviser, ça fait
qu'en présentiel, par téléphone, je ne le sais pas, là, mais, au moins, on ne
punit pas les gens qui vivent des situations...
Mme Lakhoyan Olivier : Je voulais
juste m'assurer que cette personne n'a pas besoin physiquement de venir dire...
Mme Laforest : Non.
Mme Lakhoyan Olivier : ...OK, à...
au conseil.
Mme Laforest : Non, non, non.
Mme Lakhoyan Olivier : OK, ça répond
à mes questions. Merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
D'autres questions? Député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci. On parle
de préjudice... Ah! c'est ça, c'est au... Donc, je suis à 317, là, au troisième
alinéa. On dit que «le conseil peut aussi, au plus tard lors de la première
séance qui suit la période de 90 jours
mentionnée au premier alinéa, décréter [qu'elle] n'entraîne pas la fin du
mandat [d'un] membre [de] son défaut d'assister
dû à un motif sérieux et hors de son contrôle et ne causant aucun préjudice aux
citoyens de la municipalité ou, selon le cas, là, du district électoral
ou du quartier». Qu'est-ce qu'on entend par «préjudice»?
Mme Laforest : Mais un préjudice,
c'est un préjudice.
M. Grandmont : J'aimerais que vous
me le définissiez. C'est quoi, la définition légale du mot «préjudice»?
Des voix : ...
Mme Laforest : OK. «Le conseil peut
aussi, au plus tard lors de la première séance qui suit la période de 90 jours mentionnée au premier alinéa,
décréter que n'entraîne pas la fin du mandat du membre son défaut d'assister dû
à un motif sérieux et hors de son contrôle et ne causant aucun préjudice»,
aucun... aucun inconvénient, aucun... aucun manquement pour les
citoyens. C'est comme ça qu'on devrait le lire.
M. Grandmont : Oui, c'est ça. Bien,
si... Parce qu'on peut le comprendre de... S'il y a une façon légale d'entendre
ce mot-là puis qu'elle est claire, cette définition-là, bien, j'aimerais ça,
j'aimerais ça l'entendre. Parce que, si
c'est sur l'interprétation qu'on en fait puis qu'il y a plusieurs sens
possibles, bien, évidemment que 90 jours d'absence d'un élu, c'est une forme de préjudice pour les
citoyens qui n'ont pas accès à leur représentant de quartier, ou de district, ou
de...
Mme
Laforest : ...là, on va reprendre notre bloc, 90 jours,
on enlève ça. Il a... il a vécu une situation malheureuse, on prolonge.
Mais là, si, admettons, ça dure un an, un an et demi, on ne le sait pas,
là, une question de maladie grave ou peu importe, et là on voit que les
citoyens, il y a un manque ou encore il y a un inconvénient, un manque, que les
citoyens sont pénalisés à ce moment-ci, bien là, il y a une raison sérieuse
pour dire : Bien là, je crois qu'on devrait modifier la situation que...
l'élu qui ne se présente pas depuis un an, un an et demi. Donc, ici, c'est
sûr qu'on dit s'il y a faute, ou manquement, ou préjudice envers les citoyens à
ce moment-ci, aux citoyens de la municipalité ou, selon le cas, du district
électoral ou du quartier. Donc, c'est sûr que c'est... ça sera décidé par le
conseil municipal pour la prolongation ou non, à ce moment-ci, s'il y a un
préjudice pour les citoyens.
M. Grandmont : Donc, ça... il
revient au conseil municipal de juger s'il y a préjudice ou non dû à l'absence
d'un élu. C'est bien ça?
Mme Laforest : C'est bien au début
du paragraphe, «le conseil», oui.
Une voix : ...
Mme
Laforest : Non. Bien, c'est
ça... (panne de son) ...pour le 90 jours, c'est toujours le
conseil aussi. Donc, on garde la mesure du conseil pour...
M. Grandmont : Oui, oui, c'est ça.
Ça, ça, je l'entends bien puis je trouve ça... je trouve ça bien, là. C'est plus de savoir qui... Parce qu'il y a peut-être
des conseils municipaux où on voudra peut-être, en fin de compte, profiter
de l'absence d'une personne pour identifier,
pour dire, pour annoncer qu'il y a préjudice, alors que d'autres personnes auraient peut-être jugé qu'il n'y aurait pas eu préjudice
envers les citoyens. Tu sais, à un moment donné, quelles sont les balises pour
être capable d'utiliser la notion de préjudice pour dire : Bon, on ne
renouvellera pas le 90 jours? Là, ça
revient au conseil municipal, qui sont peut-être dans des situations de conflit
avec cet élu-là ou je ne sais quoi. Il y a comme une espèce de... bon,
des situations potentielles où on peut se retrouver juge et partie, finalement,
là. Je...
Mme Laforest : ...à
l'article 99 tout de suite après.
M. Grandmont : Puis c'est-à-dire?
Qu'est-ce qu'on va venir... Juste pour venir m'éclairer, là, on va quand même
venir faire quoi, on va venir définir...
Mme
Laforest : Oui. Bien, on va baliser au niveau des... comme
vous le mentionnez, là, l'article 99, c'est au niveau des
préjudices aussi, pour demander au conseil qu'à l'expiration du délai de
90 jours... Bref, on le travaille après, là.
M. Grandmont : Une procédure d'appel
pour... à l'article 100, genre? Donc, il y aura une procédure d'appel
aussi pour la personne qui a...
Mme Laforest : Oui. «À l'expiration
de tout délai accordé par la Commission, un nouveau délai peut être accordé
conformément aux...»
M. Grandmont : ...qui se ferait dire
par son conseil municipal que, dans le fond, on ne renouvelle pas son
90 jours, parce qu'on couvre... on juge qu'il y a eu un préjudice.
Mme Laforest : C'est ça, c'est
vraiment l'article 99.
M.
Grandmont : Excusez-moi, je n'ai pas compris, je terminais ma
question. Mais vous avez dit, excusez-moi?
Mme Laforest : Vous avez toutes vos
réponses à l'article 99.
M. Grandmont : ...va venir, dans le
fond, baliser l'utilisation du terme «préjudice», puis après on va venir aussi
parler de la notion de recours pour la personne. Parfait, excellent.
On comprend aussi que les personnes... donc, les
femmes qui sont absentes pour cause de grossesse ou les personnes qui sont...
qui doivent s'absenter pour la naissance ou l'adoption d'un enfant ne sont pas
visées par la... par les premiers alinéas, les trois premiers alinéas.
C'est bien ça? Donc...
Mme Laforest : ...plus tard aussi.
M. Grandmont : Non, mais dans le
quatrième alinéa, là, on dit : «Ils ne s'appliquent pas non plus si le
défaut d'un membre d'assister aux séances est attribuable à sa grossesse ou à
la naissance ou à l'adoption de son enfant, à la condition que ce défaut
n'excède pas une période de 18 semaines consécutives.» Donc, on le dit
aussi dans cet article-là, là, quatrième alinéa.
Mme Laforest : ...18 semaines.
M. Grandmont : Exact.
Mme Laforest : C'est déjà prévu
comme ça pour... oui.
M.
Grandmont : C'est ça, exactement. Puis là, le
18 semaines, plus loin, on en rediscutera, pour être capables de le
prolonger. Je pense qu'on l'avait vu là, dans... on en avait parlé pendant les
audiences aussi.
Mme Laforest : Pour le vote à
distance, on va en parler plus tard, oui.
M.
Grandmont : Parfait, excellent. Donc... Parce qu'on n'est pas
en train, par cet article-là, de limiter la possibilité d'être absent du
conseil municipal pour une période de 18 semaines maximum, là?
Mme Laforest : Non.
M. Grandmont : Parfait, excellent.
Le Président (M. Schneeberger) : ...pas
d'autres questions? Alors, est-ce que l'amendement de l'article...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Mais, effectivement, là, on est en train de parler de la
période de 18 semaines. Donc, la question à la ministre, c'était :
Ici, on n'est pas en train de limiter la période d'absence autorisée?
Des voix : ...
Mme
Setlakwe : Mais j'ai entendu la question du député de Taschereau puis
votre réponse, là, je pense, ça mérite une
clarification. Donc, l'article 317 tel qu'amendé par 98, la question
était... on va parler de... disons, appelons ça le congé de maternité, même si... ou la période pendant laquelle une
femme peut s'absenter en raison de grossesse, naissance, adoption. Le
collègue de Taschereau disait : Donc, la discussion à savoir si on va
pouvoir prolonger cette période de 18 semaines, ce n'est pas ici qu'on va
l'avoir, c'est... ici, on n'empêche pas une personne de s'absenter pour plus de
18 semaines. Là, je... il semblerait que c'est 18 semaines, ici, là,
ce qui est prévu.
Mme
Laforest : Mais on ne change pas ça.
Mme Setlakwe :
Non, mais c'est ça, mais c'est...
Je pense que c'est ça, la question que le député de Taschereau posait.
Puis là votre réponse était : Non, non, non, on ne limite pas ça ici.
Bien, c'est...
Mme
Laforest : Bien, c'est parce que le...
Mme Setlakwe :
C'est vraiment ici qu'on dit que c'est dans le cas d'une personne qui a... une
femme, disons, une femme qui a accouché, ou
ça peut être une circonstance d'adoption, on dit que le défaut ne doit pas
excéder une période de 18 semaines consécutives.
Mme
Laforest : C'est parce que, oui, on va l'aborder dans d'autres
articles plus loin, mais on... c'est ça, je répondais
à... au député de Taschereau, on va répondre à la question, par exemple, du
vote à distance après 18 semaines, le congé reste 18 semaines. Mais, présentement, les... Mais là,
c'est ça, on en parle ici, là, mais les mères qui viennent, par exemple,
d'accoucher, elles doivent retourner en présentiel après 18 semaines. Là,
dans un autre article plus tard, on laisse le 18 semaines, sauf qu'elles
vont pouvoir assister à distance, ça fait que ça... Mais le 18 semaines va
rester quand même.
Mme
Setlakwe : C'était ma compréhension aussi.
Mme
Laforest : Oui, c'est ça.
Mme
Setlakwe : Donc, vous n'apportez pas d'amendement pour prolonger cette
période?
Mme
Laforest : Bien, ça va prendre un amendement pour le vote à distance
pour plus de 18 semaines, mais je ne sais pas c'est quoi, l'article, là,
exact. On va le traiter...
Une voix : ...
Mme Laforest :
OK. À partir de l'article 14, on va aborder les congés de maternité.
Mme Setlakwe :
OK, mais, si vous aviez
l'intention de prolonger cette période-là, vous auriez fait une modification
ici, à 317. Donc, votre intention, ce n'est pas de toucher au 18 semaines.
Mme
Laforest : Non.
Mme
Setlakwe : Merci.
Mme
Laforest : Je vais expliquer plus tard pourquoi, là. J'avais
l'intention, mais c'est sûr que ce n'était pas applicable, donc... mais je vais
l'expliquer dans un autre... dans l'article 14, à ce moment-ci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que l'amendement de
l'article 98 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Est-ce que l'article 98, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 99.
Mme
Laforest : 99. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 317, du suivant :
«317.1. Le membre du conseil dont l'absence est
due à un motif visé au troisième alinéa de l'article 317 et ne cause aucun
préjudice aux citoyens de la municipalité peut demander au conseil qu'à
l'expiration du délai de 90 jours visé au premier
alinéa de cet article, un nouveau délai lui soit accordé. La demande doit être
lue par le greffier ou le greffier-trésorier au plus tard lors de la première
séance du conseil qui suit l'expiration du délai et le conseil doit se
prononcer lors de cette même séance.
• (15 h 50) •
«Si le conseil refuse la demande ou fait défaut
de se prononcer, le membre peut, dans les 15 jours suivant la séance visée
au premier alinéa, demander à la Commission municipale du Québec de lui
accorder un nouveau délai de 30 jours.
«La Commission rend sa décision après avoir
entendu le membre et la municipalité, si celle-ci souhaite se faire entendre.
«La Commission transmet à la municipalité un
avis de sa décision, laquelle doit être lue par le greffier ou
greffier-trésorier à la première séance du conseil qui suit sa réception.
«À l'expiration de tout délai accordé par la
Commission, un nouveau délai peut être accordé conformément aux deuxième,
troisième et quatrième alinéas, avec les adaptations nécessaires.»
Le Président (M. Schneeberger) : ...des
questions sur l'article 99? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Oui. Donc là, ici, on prévoit la procédure puis
on... Le premier scénario, c'est : bon, il arrive quelque chose dans la
vie d'un élu puis il doit donc demander une... au conseil une prolongation pour
pouvoir s'absenter plus de 90 jours. Et donc, là, on prévoit la
procédure pour que le conseil se penche sur cette demande. Et je pense que c'est une bonne chose par la suite si le
conseil refuse. Donc là, on vise le cas que vous avez évoqué, Mme la ministre,
là. Si le... si la personne qui fait la demande, disons, se trouve dans une
position minoritaire puis que... c'est pour éviter que, dans le fond, il essuie un refus pour des raisons partisanes, bien là,
la Commission municipale va pouvoir s'en mêler. C'est comme ça que je le
comprends.
Mme Laforest : Oui. Exact.
Mme Setlakwe : OK. Évidemment, on
laisse une première chance au processus, là, à la personne qui, même si elle
n'est pas... ne fait pas partie de la majorité au conseil ou de... c'est ça,
l'équipe du maire ou de la mairesse, possiblement, on l'espère qu'ils vont être
capables de traiter ça de façon non partisane puis d'accorder un délai, puis
ils vont rendre leur décision. Mais, si le conseil refuse ou fait défaut de se
prononcer... bon, mais là c'est le membre qui doit donc, effectivement, poser
un autre geste puis demander à la CMQ de lui accorder un nouveau délai.
Est-ce que cette procédure-là... Puis là je suis
en train de lire la suite, là : «La Commission rend sa décision après avoir entendu le membre et la municipalité,
si celle-ci souhaite se faire entendre.» Tu sais, ça semble quand même un
peu... c'est une procédure que je dirais qui est... que je qualifierais d'un peu...
je ne suis pas capable de trouver un meilleur mot que «lousse». Ce n'est pas...
tu sais, on ne dit pas : Bon, ça doit se faire par écrit, puis là ça prend
tant de jours, puis là on... les principes
sont là, mais est-ce que... Donc, ma première question : Est-ce que ce
libellé-là existe déjà quelque part, là, dans le corpus législatif des
affaires municipales?
Mme Laforest : Le libellé exact?
Mme Setlakwe : C'est nouveau.
Mme Laforest : Est-ce qu'il existe?
Des voix : ...
Mme
Laforest : OK. En fait, là,
c'est sûr qu'on dépasse le 90 jours, mais là, présentement, avant
d'adopter l'article, c'est sûr qu'au niveau du respect du 90 jours,
la décision, exemple, est vraiment seulement décidée par le conseil. Ce qu'on
vient ajouter maintenant, c'est que la décision de l'élu pourrait être
portée... pourrait... l'élu pourrait porter la question à la Commission municipale pour dire : Je n'ai pas été
traité justement. Mais, si on regarde aujourd'hui, c'est seulement le conseil municipal qui le décide et
non la Commission municipale. Donc là, c'est sûr qu'on... la Commission
municipale porte maintenant un regard sur la décision, exemple, de refus de
prolonger après 90 jours.
Mme Setlakwe : Oui, oui, je
comprends tout ça, puis c'est... je trouve ça bien. Non, ma question,
c'était... je regarde la mécanique, là. Le membre du conseil qui est dans une
situation de maladie ou autre, mais on est dans... on est dans les critères qu'on a étudiés, qu'on a... dont on a pris
connaissance à 98, son absence est due à un motif visé, bon, à 317, mais
ça ne nous cause pas de préjudice, il demande à son conseil de lui octroyer un
délai. On discute comment ça doit se passer, la demande doit être lue par le
greffier au plus tard à la première séance du conseil qui suit l'expiration du
délai, et le conseil doit se prononcer lors de la même séance. Là, on est... on
est un pas de plus. Disons, là, qu'ils ne se sont pas... ils n'ont pas
octroyé... le conseil n'a pas, à la majorité, octroyé un délai additionnel au
pauvre conseiller qui est... qui est malade, puis qui a besoin d'un peu plus de
temps, puis qui ne veut pas perdre son poste, bon. Si le... Puis là c'est là où
je demande si cette mécanique qui suit... je comprends qu'elle n'existe pas
pour le cas précis qu'on est en train d'étudier, parce que c'est nouveau, mais
peut-être que le libellé existe ailleurs, il y aurait une autre intervention de
la Commission municipale dans un autre contexte.
J'essaie juste de voir,
là. Je porte mon chapeau de personne qui participe au processus législatif puis
je me dis : Bien, est-ce que c'est assez précis, là? Si le conseil refuse
la demande... parce que le conseil doit se prononcer lors d'une séance, donc,
il arrive deux choses, bien, ou bien on lui accorde le délai, puis là on
ne s'en va pas devant la Commission municipale, mais on refuse, ou on ne se
prononce pas, alors qu'il y a une obligation de se prononcer, OK? Vous me
suivez? «...le membre peut, dans les 15 jours suivant la séance visée au
premier alinéa, demander à la Commission municipale du Québec de lui accorder
un nouveau délai de 30 jours.» Parfait. Est-ce que ça se fait par écrit?
Est-ce qu'après ça la commission rend sa décision par écrit? Est-ce qu'on pense
que c'est assez précis, comme procédure? Il va falloir que... Qu'est-ce qu'elle
va faire? Le membre va aller se... Comprenez-vous?
Est-ce qu'on ne devrait pas dire que c'est par
écrit? Ou tout ça va se faire... ou... Comment vous envisagez cette
procédure-là, qui est quand même importante, là? La personne a essuyé un refus,
tu sais, puis elle est... elle est malade,
elle n'a pas... ça ne va pas, là, il a besoin... la personne a besoin de plus
de temps, vit une situation difficile. Je questionne, là, je nous
questionne tous, là, on veut juste... Je ne suis pas en train de mettre en
cause le bien-fondé.
Mme Laforest : Non, non, mais je
vais... Je vais vous lire, quand même, là : «Dans le cas où l'élu jugerait
que le conseil a injustement refusé sa
demande, qui répondait pourtant aux critères établis par la loi, l'élu pourrait
porter la question devant la CMQ.
«Actuellement, la décision de prolonger la période
d'absence d'un élu au-delà de 90 jours prévus par la loi repose
entièrement sur le conseil municipal.
«Il peut toutefois arriver que le conseil ne
réalise pas que l'élu a atteint la limite d'absence ou encore qu'il ne soit pas
au courant de la situation de l'élu qui justifierait une prolongation. Dans ces
cas, le mandat de l'élu prend fin à la clôture de la séance qui suit
l'expiration du délai de 90 jours.
«La mesure vise donc à ce que l'élu puisse
demander au conseil qu'un nouveau délai lui soit accordé lorsque son absence
est due à un motif sérieux hors de son contrôle et ne causant aucun préjudice
aux citoyens.
«La demande
devrait être lue par le greffier ou le greffier-trésorier lors d'une séance du
conseil dans un objectif de transparence et afin d'éviter que le conseil
omette de se prononcer.»
Donc, à votre demande de procédure, ici, la
demande doit être lue par le greffier. Ensuite, c'est possible, par ailleurs,
qu'une situation de conflit interne amène le conseil à refuser certaines
demandes. Puis, afin que les élus puissent bénéficier d'un traitement
équitable, la mesure propose que, lors d'un refus, l'élu puisse, à ce
moment-là, demander un nouveau délai de
30 jours à la CMQ, puis là la CMQ pourra entendre l'élu ou le conseil
et... l'élu et le conseil pour s'assurer qu'il s'agit bien d'un motif
sérieux.
Donc, ici, on vient préciser les motifs qui sont
évoqués pour la prolongation d'absence puis la procédure. Comme on le mentionne
ici, la demande devra être lue par le greffier lors d'une séance du conseil.
Donc, le greffier lit la situation en cause pour l'élu qui doit s'absenter et,
à ce moment-ci... Voilà.
Mme Setlakwe : Oui, oui. Donc, c'est
très clair pour comment ça va se passer à la séance de conseil où le conseil doit se prononcer. OK. Puis là, par la
suite, je n'ai pas eu beaucoup plus d'information. Peut-être que je ne suis pas
claire quand je m'exprime, peut-être que c'est le légiste qui devrait nous...
juste m'expliquer la procédure une fois que le conseiller n'a pas eu,
donc, une décision favorable de son conseil et là il doit... c'est...
Là, on est rendus à la procédure d'appel, là,
puis c'est là... c'est ça, ma question. Le conseil refuse ou fait défaut de se
prononcer. Là, le membre peut, il a 15 jours suivant la séance, où il a...
c'est comme ça que je le lis, où il a donc... il n'a pas eu une réponse, une
décision favorable qui lui permet de prolonger son absence. Il demande à la
Commission municipale de lui accorder un nouveau délai de 30 jours. Rien
contre, mais je suis... Peut-être que c'est au niveau des légistes qu'on
pourrait juste nous donner... Donc, la commission rend sa décision. Est-ce
que... Ma question : Est-ce qu'elle la rend par écrit après avoir entendu
le membre et la municipalité? Mais... mais qui, qui... qui va se présenter au nom de la municipalité? Est-ce qu'il va y avoir
un genre de petit... C'est ça que j'essaie de décortiquer, parce que je
pense que le libellé est peu... peu précis.
Alors,
qu'est-ce qui a... qu'est-ce qui vous a amenée à présenter un libellé qui
soit... On comprend le principe, là, mais je ne le trouve pas très
détaillé et précis.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Est-ce que Mme Petit peut répondre?
Mme Petit (Katia) : Oui, oui, tout à
fait. Merci, M. le Président. En fait, l'article nous semble quand même assez
clair, c'est-à-dire que les délais sont bien précisés à celui-ci et à l'article
précédent qu'on a... qu'on a étudié. On vient également préciser quand c'est
par écrit ou non. La CMQ rend toujours des décisions écrites, donc elle va
communiquer au conseil, au greffier, là, et au conseil municipal, évidemment,
pour que le conseil municipal soit bien au fait qu'un élu a obtenu un délai
additionnel. Donc, ça se fait de façon assez simple, dans les formalités habituelles
de la CMQ, mais je... S'il y a un flou dans l'article, là, je ne vois pas où ça
serait, là, ça me semble assez paramétré sur la façon de le traiter à toutes
les étapes, là.
• (16 heures) •
Mme Setlakwe : Très bien. Donc,
je... Non, je comprends que, donc... bien, les mots ne sont pas là, mais c'est... la commission rend toujours ses décisions
par écrit. Donc, merci, vous répondez à ma question, maître... par écrit,
après avoir entendu le membre et la municipalité, si celle-ci souhaite se faire
entendre. Donc, après avoir entendu le membre, et possiblement que la
municipalité ne souhaitera pas venir faire des interventions, donc auquel cas
la commission va entendre seulement le membre du conseil.
Mme Petit
(Katia) : C'est que toute la Commission municipale rend toutes ses
décisions après une certaine forme d'enquête, donc les joueurs qui
interviennent dans le processus, évidemment, peuvent être entendus, s'ils le
souhaitent, ce n'est pas un automatisme.
Mme
Setlakwe : OK. Donc, ce n'est pas nécessaire d'être plus
précis parce que la... les... Ce que je comprends, c'est que, la procédure lors
d'une intervention de ce genre par la Commission municipale du Québec, on va
suivre la procédure habituelle, par écrit. Et puis, oui, le délai... le délai
est... bien, la personne a 15 jours, mais... en tout cas, forcément, la
commission va devoir se prononcer rapidement, là, on est...
Mme Petit (Katia) : Puis il reste...
la personne reste en poste tant qu'il n'y a pas une décision de rendue, donc ce
n'est pas... ça ne pose pas problème pour l'élu.
Mme
Setlakwe : Parfait. Merci. Vous avez donc... vous avez
répondu à ma question. Les mots ne sont pas là, mais je comprends qu'on
va respecter la procédure habituelle.
Peut-être une
dernière question, dans le dernier alinéa : «À l'expiration de tout délai
accordé par la Commission, un nouveau délai peut être accordé conformément aux
deuxième, troisième [...] quatrième alinéas, avec les adaptations nécessaires.», est-ce qu'on doit lire qu'il peut y
avoir une prolongation en suivant la même procédure? Est-ce qu'il y a,
ultimement, un délai maximal, par contre, au-delà duquel, là, c'est terminé?
C'est la Commission municipale qui va en décider, dans le fond?
Une voix : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Bien, c'est ça. Parce
que, là, à un moment donné, elle va peut-être décider qu'il y en a un,
préjudice pour les... pour les...
Mme Laforest : Pour les citoyens.
Mme Setlakwe : ...pour les citoyens.
OK. Donc, on n'a pas jugé bon de dire... Mais, dans tous les cas, après,
disons... On ne veut pas dire après, mettons, deux ans, là, mais là
c'est... là, c'est sûr que c'est terminé. On va laisser toujours la Commission
municipale puis la procédure en place, permettre au conseil, Commission
municipale de statuer. OK.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Excellent. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Ça va? Députée de Chomedey. Allez-y.
Mme Lakhoyan Olivier : S'il vous
plaît. Merci, M. le Président. Concernant la décision de la commission, lorsque
la commission rend sa décision, elle transmet à la municipalité un avis de sa
décision, qui doit être lu à la première séance du conseil qui suit sa
réception, mais entre temps, je suppose, le conseil municipal a reçu la
décision déjà, lui-même, avant... avant que le conseil reçoive, n'est-ce pas,
la réponse de la décision, positive ou négative?
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Parce que ce
n'est pas indiqué. Donc, est-ce qu'il attend que ça soit lu au prochain conseil
ou il va recevoir?
Mme Petit
(Katia) : Non, le demandeur, celui qui a fait la demande... — merci — celui
qui a fait la demande, effectivement, reçoit la réponse de la CMQ, puis
une réponse aussi... une copie conforme, si on veut, l'information est
également communiquée, tout simplement, à la municipalité.
Mme
Lakhoyan Olivier : Donc, le conseil municipal va recevoir sa lettre
avant la première séance du conseil.
Deuxième question, c'est dans les notes
explicatives de l'article 99, à la page 114, dernier paragraphe, qui dit : «Le nouvel article proposé prévoirait
en outre qu'à l'expiration de tout délai accordé, la même démarche pourrait se
répéter jusqu'à ce que l'élu participe à une séance du conseil et qu'une de ses
demandes soit refusée.» «Tout délai accordé»,
«de tout délai accordé» par la Commission, un nouveau délai... mais ça ne
dépassera pas les 18 semaines, disons. Parce qu'on dirait il n'y a
pas de fin, ici, tandis qu'à 98 on dit : Bon, bien, dans les cas
d'adoption d'enfant ou d'accouchement, bien,
c'est 18 semaines. Ici, on dirait, il n'y a pas de délai. Mais, peut-être,
c'est hors contexte, disons.
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
Petit.
Mme Petit (Katia) : En fait, c'est
deux choses distinctes. Ici, on est vraiment plutôt dans un cas de maladie, ou
autres, et non dans un cas de grossesse, où le délai de huit semaines est... de
18 semaines, pardon, est déjà prévu. Ici, on est vraiment dans des cas où un élu serait
malade pour une période de plus que 90 jours. Donc, c'est deux choses
complètement distinctes.
Donc, un élu qui est... qui est malade plus de
90 jours pourrait tout simplement demander... Par exemple, s'il s'est fait
opérer puis qu'il y a un retour, il pourrait demander une prolongation, tout
simplement. Donc, on vient tout simplement prévoir le mécanisme pour obtenir
une prolongation, ici, mais ça ne s'applique pas aux cas de grossesse, là, qui
sont un cas à part, comme Mme la ministre l'a expliqué tantôt.
Mme Lakhoyan Olivier : Je comprends
très bien, mais ce que... ce que j'ai... je ne remarque pas, jusqu'à quand
on... Cette personne... Disons que cette personne a le cancer. Jusqu'à quand il
peut demander? Tu sais, est-ce qu'il y a une limite? Parce qu'il n'y a pas de
limite. Il y a une limite pour les femmes ou... pour adoption d'enfant ou accouchement d'enfant, mais il n'y a pas de limite
de celui qui va demander pour extension des cas de maladie. C'est là, ma
question.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : En fait, comme
Mme la ministre l'a expliqué à votre collègue, concrètement, c'est qu'il n'y a
pas de maximum de prévu, c'est vraiment la CMQ qui... la Commission municipale,
donc, qui va... qui va interpréter la chose.
Puis, à un moment donné, comme elle le mentionnait, il peut arriver, si
l'absence est trop longue, que, là, ça porte... ça porte préjudice aux
citoyens, alors la commission pourrait décider de refuser le renouvellement,
tout simplement, là.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autres questions? Alors, est-ce que l'article 99 est adopté?
Adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
vous avez une question?
M. Grandmont : ...avant de passer,
si vous le permettez, à l'article 14, si je me fie au plan de match qu'on
a ici, j'aimerais... on aimerait proposer un amendement 99.1. Il va
arriver au Greffier sous peu. Peut-être juste faire une courte suspension.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous allons suspendre quelques instants dans le but d'avoir l'amendement
proposé par le député de Taschereau.
(Suspension de la séance à 16 h 07)
(Reprise à 16 h 26)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Alors, nous avons reçu l'amendement proposé par le
député de Taschereau, alors amendement 99.1. Alors, M. le député de
Taschereau, je vous laisse en faire la lecture.
M. Grandmont : Oui. Alors, merci
beaucoup, M. le Président.
Donc, tout simplement, on vient modifier... avec
notre proposition d'amendement 99.1, on vient modifier l'article 317
de la Loi sur les élections et les référendums, en remplaçant au quatrième
alinéa, après... après les mots «période de», le chiffre «18» par «50».
En fait, on vient simplement prolonger, là, la
période d'assiduité qui est actuellement en cours. On en a discuté tout à l'heure, là, précédemment, dans
le... l'article 98... l'amendement proposé à l'article 98, là, qui
était déposé par Mme la ministre, du fait que, dans le fond, il y a une
période qui est permise pour les personnes qui ont adopté un enfant ou qui ont eu un enfant ou les femmes qui ont, donc,
accouché, pour une période de 18 semaines sans pénalité.
Nous, ce qu'on vient simplement mentionner avec
cette proposition d'amendement là... En fait, on vient répondre à la demande qui était, à mon sens, tout à fait légitime, là,
des... du regroupement des jeunes mères au municipal, qui était de
trouver une espèce d'équivalence, finalement, entre ce qu'on observe depuis
2006 déjà au Québec pour l'ensemble des travailleuses et des travailleurs qui
cotisent au Régime québécois d'assurance parentale.
Et je le rappelle, d'ailleurs, aussi, les
personnes élues cotisent, elles aussi, au Régime québécois d'assurance parentale.
Et donc ces personnes-là, donc, bénéficient, depuis 2006, de 50 semaines
de congé et 54 semaines de prestations du RQAP, ce qui assure en
partie un remplacement de revenus lorsqu'elles et ils s'absentent du travail
pour la venue d'un enfant.
Donc, si on a jugé que c'était une mesure qui
était bonne pour la population québécoise, parce que c'était favorable,
finalement, à l'implication des parents auprès de leurs enfants, leur permettre
aussi de bien partir la vie de leurs enfants, bien, on
pense aussi que ça peut être une mesure qui est intéressante pour les personnes
qui sont... qui exercent la fonction d'élu aussi à l'Assemblée nationale... pas
à l'Assemblée nationale, mais au conseil municipal, pardon. J'y reviendrai tantôt. J'ai fait un petit lapsus, puis, bien, je
reviendrai sur l'Assemblée nationale. Donc, on jugeait que c'était...
c'était une mesure qui était favorable.
Puis le projet de loi de Mme la ministre non
seulement vise à sécuriser, bon, il y a tout un volet sur la sécurisation, là,
de la pratique, de l'emploi d'élu, mais également ce qu'on veut, c'est attirer
des gens à se présenter en politique. On
veut attirer des jeunes, notamment, à se présenter en politique. Or, quand on
n'offre pas des conditions qui sont adéquates à ces personnes-là, on ne
leur donne pas la possibilité d'entrevoir, à une certaine étape de leur vie,
d'à la fois pouvoir conjuguer une vie active, d'un point de vue politique, mais
d'aussi vouloir fonder une famille, bien, je pense qu'on se limite dans la
possibilité d'attirer de ces jeunes personnes qui sont en âge d'avoir des
enfants. Donc, la pratique, en fait, là, la proposition nous vient, là... est
directement inspirée de ce qui avait été proposé par le groupe, là, le
regroupement des jeunes mères au... du municipal.
Il faut se rappeler aussi qu'en 2019 le
gouvernement fédéral est venu normaliser la question de la grossesse des élus à
ce palier-là. En vertu des nouvelles règles, les nouvelles mères ne sont plus
pénalisées si elles s'absentent d'Ottawa pendant un maximum d'un an. Puis il
faut se rappeler aussi que, depuis 2022, c'est la même chose qui s'applique
aussi au niveau des députées et ministres féminines à l'Assemblée nationale.
Ces dernières-là ne sont plus pénalisées si elles s'absentent du parlement pour
un temps indéterminé parce qu'elles viennent d'accoucher ou d'adopter un
enfant.
• (16 h 30) •
Donc, c'est simplement de la cohérence, de la
concordance. On utilise souvent ce mot-là pour appliquer une même mesure à
différents endroits, dans un projet de loi, bien là, je l'utiliserais pour
appliquer une mesure dans différents paliers de gouvernement. Ça existe au
fédéral, ça existe au gouvernement du Québec. Au municipal, pour l'instant, jusqu'à ce moment-ci... bien, pour
l'instant, ce n'est pas permis, elles sont limitées à 18 semaines. Bien
que... Puis je le sais, là, la ministre en a parlé tantôt, c'est pour ça
qu'on se propose de faire l'amendement tout de suite avant d'aborder l'article 14. Évidemment, dans l'article 14,
on dit qu'une personne pourrait s'absenter et voter... en fait, pas
s'absenter mais voter à distance pour une période allant jusqu'à
50 semaines. Mais ce n'est pas exactement ce qui est demandé par les
personnes élues, notamment le regroupement des jeunes mères au municipal.
Évidemment, ça vient avec des enjeux. Si la
personne choisit d'aller pour la totale et d'étendre son absence pendant une
durée de 50 semaines, bien, ça vient aussi avec des conséquences,
c'est-à-dire qu'elle sera moins disponible, peut-être, pour ses citoyens et
citoyennes qu'elle représente, les gens qui l'ont élue dans son district, dans son quartier, dans sa municipalité. En même temps,
je pense qu'il faut faire confiance aux gens, M. le Président, c'est le
libre arbitre. Les gens qui le font décideront de le faire en leur âme et
conscience, en sachant très bien qu'est-ce qui vient avec et les mesures à
prendre aussi pour être capables de continuer à faire leur travail, si tel est
leur désir.
Mais je pense que c'est faire confiance aux
gens, leur donner la possibilité. Moi, c'est ce que je souhaite, à travers cet
amendement-là, c'est de donner la possibilité aux mères et aux pères qui ont
décidé d'avoir des enfants en cours de mandat de choisir ce qui est mieux pour
eux et, à la fois, prendre la mesure de ce qui peut être bon aussi pour
leurs... pour les citoyennes et citoyens qu'ils représentent.
Donc, notre amendement est tout simple. Je
comprends qu'il y a des conséquences qui viennent avec ça, mais je voulais
avoir la discussion avec Mme la ministre avant qu'on aborde l'article 14,
parce qu'il me semble que c'est vraiment à
l'article 317 qu'on doit apporter cette modification-là, et c'était
important de le déposer à ce moment-ci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est-ce qu'il y a des commentaires ou questions sur le dépôt de
l'amendement? Non? Oui? Non? OK. Parfait. Alors...
M. Grandmont : ...tout de suite à la
proposition d'amendement que je fais?
Mme Laforest : Bien, en fait, quand
on a fait les consultations particulières... Il y a eu quand même des
discussions, là, dans les derniers mois, pour cette mesure-là, avec le Réseau
des Jeunes Mères au Municipal, puis on a discuté avec des mairesses qui sont en
poste présentement. Puis ce qu'on mentionnait, c'est que la mesure qu'on
proposait ici, dans l'article 99, en fait, c'était quand même une grande
amélioration. Parce qu'on prévoit le congé de 18 semaines et ensuite
30 semaines de plus. On permet de travailler à distance, dans le fait de
voter à distance pour le conseil municipal, pour les séances exceptionnelles,
séances extraordinaires. Donc, pendant la période de congé de maternité, tous
les déplacements à l'hôtel de ville, pour les votes à distance, séances, et
compagnie, ça peut se faire à distance. Donc, cette mesure-là a été saluée.
Puis, je ne sais pas si vous vous rappelez, on
avait reçu également la mairesse de Longueuil, qui était venue nous voir, puis qu'elle... On lui avait posé la
question directement, et elle disait que la mesure qui était proposée dans notre
projet de loi répondait vraiment à la demande du milieu municipal. Parce qu'il
faut comprendre que la personne, quand même,
prend son congé et n'est plus obligée de se déplacer, donc peut tout faire à
distance. Donc, pour elle, c'était important,
puis elle voyait que c'était vraiment une bonne mesure. Puis c'est quand même
une bonne amélioration parce que l'élue, la conseillère peut travailler
à distance pendant tout son congé de maternité.
L'autre chose, quand vous parlez de la
rémunération, bien, à ce moment-ci, c'est un régime qui est beaucoup plus
avantageux, ce qu'on permet, parce que la personne, exemple, la conseillère qui
devient enceinte, est en congé de maternité,
garde son salaire tout le long. Donc, c'est plus avantageux, même, cette
mesure-là. Donc, au niveau salarial, c'est plus avantageux. Puis,
pendant au moins 50 semaines, c'est la même chose, tout peut se faire à
distance. Ça fait que je crois que cette mesure-là est quand
même importante, c'est un pas qu'on franchit de plus, on va vraiment loin, mais, en même temps, ce qui a été discuté dans le
passé, dans les derniers mois, il faut voir que plusieurs m'ont dit :
Écoutez, Mme Laforest, une
conseillère est là, exemple, quatre ans, donc si elle quitte complètement un
an, bien, c'est sûr que, pour représenter les citoyens, ça devient
difficile.
Comment ça
fonctionnerait, à ce moment-ci? La priorité, c'est vraiment de permettre le
travail à distance. Ça, pour eux et elles, c'était vraiment une obligation, si
je peux dire, de pouvoir... autant les séances, les plénières, les conseils municipaux, tout peut se faire à
distance. Mais de dire qu'une conseillère, sur un mandat de quatre ans, peut
quitter complètement un an, bien, il y a... on voyait qu'il y avait comme un
préjudice pour les citoyens, à ce moment-ci.
M.
Grandmont : D'accord. J'entends bien...
Le Président (M.
Schneeberger) : Député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, merci. Bien, d'abord, je ne veux pas me fier
simplement à une représentation. Je peux comprendre qu'il y ait des divergences
de vues, puis, même au sein des élus du niveau municipal, il peut y avoir
différentes approches puis différentes... Donc, je peux bien entendre que la
mairesse de Longueuil est d'un avis puis que d'autres personnes sont d'autres
avis. Moi, je trouve ça intéressant qu'on ait la discussion aujourd'hui parce
que ce qu'on a entendu, aussi, dans le fond, reflète la discussion qu'on a aujourd'hui.
Maintenant, après ça,
effectivement, la possibilité de s'absenter pendant une période de
18 semaines puis, après ça, de faire du travail à distance, peut-être que
ça peut convenir à des personnes, je l'entends bien et j'en suis aussi. Comme je le disais tantôt, moi, ce que je
veux donner aux gens, aux personnes qui sont élues au municipal, c'est
la possibilité d'avoir davantage de choix. Peut-être que, pour des personnes,
18 semaines de congé avec plein salaire plus,
après ça, la possibilité, pendant un certain nombre de semaines, de pouvoir
voter et travailler à distance avec plein salaire aussi, ça va convenir.
Peut-être que, pour d'autres personnes qui auront des enfants avec des besoins particuliers, par exemple, le besoin de s'absenter
complètement serait peut-être la meilleure option, avec les conséquences
qui viennent avec. Mais, comme je le disais tantôt, pour moi, c'est le libre
arbitre, c'est les gens, c'est les personnes elles-mêmes qui pourront décider
ce qui est mieux pour elles et pour les citoyens et citoyennes qu'elles
représentent.
On pourrait se poser
la même question aussi. Actuellement, à l'Assemblée nationale, il est possible
de s'absenter complètement pour l'arrivée d'un enfant, par exemple. Il n'est
jamais question, il n'est jamais attendu que cette
personne-là travaille, même à distance, pendant son absence, on ne questionne
pas le travail ou non, à distance, des personnes élues à l'Assemblée
nationale. Donc, on se donne ce droit-là, ici, à l'Assemblée nationale. Bon, ce
n'est pas le RQAP qui s'applique parce que
c'est plein salaire, en plus. Donc, c'est comme une espèce de possibilité,
disons, extra, extra.
Moi,
ce que je suggère, c'est qu'on donne la possibilité d'aller chercher le RQAP,
donc de s'absenter pendant un an, donc, déjà, il y a une diminution de
salaire, mais de pouvoir se concentrer à 100 % sur son ou ses enfants qui
sont nés récemment. Moi, je pense que c'est une option qui est tout à fait
valable. Puis, après ça, on laissera aux gens, aux personnes élues, aux mères,
aux pères, le choix de... de se gouverner eux-mêmes. S'ils prennent le risque
d'avoir des conséquences pour une absence totale en ayant un salaire moindre,
bien, ça leur appartient. Mais, en même temps, s'ils veulent plutôt se
prévaloir de l'option de travailler à distance parce que leur situation, cette
situation-là leur convient, mais il me semble que ça... c'est bien d'avoir déjà
ce que vous avez mis en place. Je ne veux pas dire... je ne veux pas dénigrer
ce que vous avez mis en place, c'est juste que je me donne... je vous propose,
en fait, de donner davantage de possibilités, comme nous, on a à l'Assemblée
nationale, tout simplement, là.
Mme
Laforest : Bien, c'est certain que les raisons sont celles que j'ai
évoquées précédemment, mais il y a aussi une chose, c'est que, par exemple...
par exemple, il y a des municipalités que les maires et les mairesses
accompagnent vraiment les conseillères qui sont en congé de maternité. Il y a
même, parfois, des montants... ou il y a des mesures qui sont prises vraiment
pour les accompagner. À ce moment-ci, c'est sûr que même la municipalité peut
prendre la décision qu'elle désire. Mais, pour le congé complet, étant donné
qu'on allonge à 50 semaines tout à distance, bien, je crois que c'est vraiment,
vraiment positif comme nouvelle mesure. Puis, comme je vous dis, là, plusieurs ont dit : Sur quatre ans. Même sur
quatre ans, il y a les élections en novembre, parfois même trois ou quatre mois
avant, c'est plus difficile, là, tu sais, de... de travailler certains dossiers
avant les élections, trois ou quatre mois avant. Ça fait que, si la
personne quitte un an sur quatre ans dans un contrat qu'on... dans un... un
mandat de conseillère municipale, bien, c'est sûr que, pour les citoyens, ça
peut être particulier, mais là tout ce qu'on dit, c'est : Travailler à
distance sans problème, tout est accepté pour les conseils, les assemblées
extraordinaires, et tout. Alors, voilà.
M. Grandmont : Parfait. J'entends
bien votre fermeté, votre refus, en fait, sur cette proposition-là. Moi,
c'était une suggestion que je vous faisais. Comme je vous disais, elle était
appuyée sur une recommandation qui me semblait tout à fait légitime, avec des
précédents qui existent, dont nous bénéficions ici, nous sommes donc privilégiés
par rapport aux gens qui travaillent... aux personnes qui seront donc élues au
municipal. Puis je vous le donne, parce que, si, un jour, vous décidez d'aller
un peu plus loin, bien, je vous invite à vous inspirer de ce mémoire-là, tout
ça, encore une fois, dans l'objectif de donner des choix, des possibilités aux
gens. Moi, je fais confiance aux gens, à leur libre arbitre par rapport à ça, à
eux de se gouverner. Ça se peut qu'effectivement... prendre le congé total pendant 52 semaines avec retrait
complet, peut-être que ça vient avec des conséquences qu'elles assumeront,
mais peut-être que ça convient, aussi, pour des
situations particulières, enfants malades ou je ne sais quoi, auxquelles
situations qui pourraient nécessiter ce genre d'engagement parental là. Merci.
Donc, je serais prêt à passer au vote.
• (16 h 40) •
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, merci, M. le
Président. Juste pour être sûre que j'ai bien saisi, là, ce qui est... ce qui
est proposé et ce que le gouvernement a mis de l'avant, dans le fond, dans le
projet de loi, avec... dans sa version actuelle, tel que déposé. L'article
qu'on étudie ici, c'est un article qui permet de s'absenter complètement, là.
Donc, ici, on est dans une situation où le membre du conseil fait défaut
d'assister pendant... bon, là, en ce moment, c'est 18 semaines, mais la
personne ne participe pas à distance. Donc, pendant 18 semaines, moi, ce
que je comprends, c'est qu'une... dans l'exemple d'un congé de maternité, donc,
pendant 18 semaines, la personne n'est pas tenue... donc ne perdra pas son
siège, son... sa fonction, même si elle n'a pas assisté à distance, là. On est
vraiment dans une situation où elle ne participe pas.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Ni en présentiel ni à
distance.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : OK. Et ce que
l'amendement prévoit, donc, du collègue de Taschereau, c'est que, pendant
50 semaines, on pourrait ne pas du tout participer, ni en présentiel ni à
distance, aux séances du conseil?
Une voix : Exact.
Mme Setlakwe : OK.
Mme Laforest : Exact. Pour... Sur
cette question, en fait, c'est que la comparaison avec les députés, c'est que,
ce qu'on nous disait à plusieurs reprises, c'est que ce n'est pas la même
chose, parce que, la plupart du temps, sauf vous, vous êtes de la région de
Québec, sauf qu'à ce moment-ci les députés... les députés doivent quitter à
l'extérieur de leurs municipalités, à l'extérieur de leurs régions, tandis
qu'une conseillère municipale demeure dans la municipalité. Donc, si elle peut
tout faire à distance, elle n'a pas à voyager du tout à l'extérieur de la
région. Donc, selon certaines...
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui. Merci. Selon
certaines personnes puis dont aussi... il y a la mairesse de Longueuil, mais il
y en a d'autres, aussi, qui disaient : Déjà, vous allez très, très loin,
là, en permettant ça sur un mandat de quatre ans pour une conseillère
municipale. Mais, en même temps, il faut comprendre que tout faire à distance
pendant un an, c'est... c'est... c'est bien. Puis, comme vous le dites, on va
le faire. Puis, si on voit, dans des situations particulières, qu'il y a
peut-être un changement à apporter, on va... on va le considérer, sûrement.
Mais, maintenant, c'est sûr que, si personne ne nous avait dit : Bien,
écoutez, nous, on veut absolument «absent pendant un an», puis c'est... on
tient vraiment à ça, sauf que c'était vraiment, vraiment mitigé, comme
commentaires. Puis même... même des mères ont dit : Écoutez, là, c'est sûr
qu'être absent complètement un an, sur un mandat de quatre ans, pour les
citoyens, c'est particulier. Donc, déjà, tout faire pendant un an à distance,
on va voir aussi comment ça va se passer. Moi, je pense que c'est quand même
hyperpositif. Puis le salaire continue pendant un an aussi, là, complètement.
Alors, c'est pour ça qu'on a pris cette décision-là. Mais, oui, les 18 semaines,
c'est complètement absent.
Mme Setlakwe : OK. Donc, la
proposition actuelle, sans l'amendement, c'est 18 semaines, pas tenue
de... d'assister, de participer d'aucune façon. Et, ailleurs dans le projet de
loi, donc, on prévoit que, pendant 50 semaines, une femme va pouvoir
participer à distance dans toutes ses... toutes les réunions. On en a parlé en
consultations.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : OK. Est-ce que...
Sans que sa rémunération, à titre d'élue, soit affectée?
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : OK. Mais, dans le
scénario qui est envisagé ici, là, de permettre une absence totale pendant
50 semaines, c'est... j'essaie de voir, c'est... ce qui est proposé, c'est
avec... c'est avec... c'est sans rémunération ou c'est avec un congé de...
J'essaie juste de comprendre. Pendant 50 semaines, la personne, donc, est
en congé de maternité et elle ne remplit pas du tout ses fonctions, elle se
retire. Avec ou sans rémunération?
Mme Laforest : Avec rémunération. Le
salaire va continuer. Les revenus vont continuer comme...
Mme
Setlakwe : Mais ça, c'est en... Oui, mais la question c'est :
Est-ce qu'ici, on est en train de parler d'un... d'une situation où la personne
veut un congé de maternité, veut se retirer complètement pendant
50 semaines? Moi, c'est ce que je
comprends. C'est ce qui est proposé, mais il n'y a pas de... On ne prévoit pas
que cette personne-là va continuer à être... ou que... on ne prévoit
rien au niveau de sa rémunération. C'est ce que je comprends, là.
Mme
Laforest : En fait, un élu ne peut pas refuser sa rémunération, il est
payé en tout temps, qu'il soit en congé ou
à... peu importe, là, pendant 50 semaines à distance, pour toutes les
rencontres de... Un élu est toujours payé, en fait, là, ça fait que...
Mme
Setlakwe : Non, non, bien sûr, mais ce qui est proposé par le
gouvernement, c'est de pouvoir travailler à distance pendant 50 semaines,
mais la personne travaille, donc elle est rémunérée, évidemment, mais
j'essaie... L'amendement qui est proposé,
c'est 50 semaines, on prend un congé, donc, en étant... oui, rémunéré,
mais sans... c'est ça, sans remplir sa fonction. OK. Est-ce qu'on peut
suspendre, M. le Président?
Le Président (M. Schneeberger) : On
peut suspendre si vous le demandez. Vous demandez une suspension?
Mme
Setlakwe : Oui, s'il vous plaît.
Le Président (M.
Schneeberger) : Parfait. Nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à
16 h 45)
(Reprise à 16 h 54)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors, je ne
sais pas s'il y avait d'autres discussions. Sinon, je vais mettre aux
voix l'amendement à 99.1.
Une voix : ...
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, par appel nominal. Alors, Mme la secrétaire.
La
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Grandmont (Taschereau)?
M.
Grandmont : Pour.
La
Secrétaire : Mme Laforest (Chicoutimi)?
Mme
Laforest : Contre.
La
Secrétaire : M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Contre.
La
Secrétaire : M. Gagnon (Jonquière)?
M. Gagnon : Contre.
La
Secrétaire : Mme Jeannotte (Labelle)?
Mme
Jeannotte : Contre.
La
Secrétaire : M. Rivest (Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire :
Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Contre.
La
Secrétaire : Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)?
Mme
Setlakwe : Contre.
La Secrétaire : Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey)?
Mme
Lakhoyan Olivier : Contre.
La Secrétaire :
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est rejeté. Alors, nous allons maintenant sur
l'article 14.
Mme
Laforest : Oui. L'article 14 : Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 332, du suivant :
«332.1. Un membre du
conseil d'une municipalité peut, s'il le souhaite, participer à distance à une
séance du conseil par un moyen permettant à
toutes les personnes qui participent ou assistent à la séance de se voir et de
s'entendre en temps réel, dans les cas suivants :
«1° lors d'une séance
extraordinaire;
«2° en raison d'un
motif lié à sa sécurité ou à sa santé ou à celles d'un proche et, si un motif
de santé est invoqué, pour un maximum de trois séances ordinaires par année ou,
le cas échéant, pour la durée indiquée dans un certificat médical attestant que
la participation à distance du membre est nécessaire;
«3° en raison d'une
déficience entraînant une incapacité significative et persistante qui constitue
un obstacle à sa participation en personne aux séances du conseil;
«4° en raison de sa
grossesse ou de la naissance ou de l'adoption de son enfant, auquel cas sa
participation à distance ne peut dépasser le nombre de semaines consécutives
suivant :
«a) 50, s'il ne s'est
pas absenté pour un motif de grossesse ou de naissance ou d'adoption de son
enfant conformément à l'article 317 de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2);
«b) le nombre
résultant de la soustraction, de 50, du nombre de semaines durant lesquelles il
s'est absenté pour un motif visé au sous-paragraphe a.
«La participation à
distance est permise seulement si le membre participe à la séance à partir d'un
lieu situé au Québec ou dans une province limitrophe.
«Le
procès-verbal de la séance doit mentionner le nom de tout membre du conseil qui
y a participé à distance.
«Lorsque la majorité
des membres du conseil participent à distance à une séance, la municipalité
doit faire un enregistrement vidéo de la séance et le rendre disponible au
public, sur son site Internet ou sur tout autre site Internet qu'elle désigne
par résolution, à compter du jour ouvrable suivant celui où la séance a pris
fin.»
Donc, ici,
l'article 14 introduit un nouvel article dans la Loi sur les cités et
villes, qui permet aux élus de participer à distance aux séances du conseil
municipal. L'article propose... proposé prévoit que cette participation à distance d'un élu se ferait sur une base
volontaire dans la mesure où les conditions mentionnées dans l'article seraient
ainsi respectées.
Donc, ici, ça, c'est
suite à la période des deux années durant la pandémie. Il y a eu quand même
plusieurs séances qui se sont déroulées à distance. Puis on a vu que ça s'est
quand même très, très bien passé. Donc, les unions ont redemandé cette possibilité-là. Donc, on permet maintenant des
séances à distance pour... ici, on touche la Loi sur les cités et villes
dans certaines conditions, certaines situations. Voilà
Le Président (M.
Schneeberger) : Voilà. Est-ce que nous avons des questions sur
l'article? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci, M. le Président. Donc, oui, on a vu durant la
pandémie, les municipalités ont dû s'adapter,
puis plusieurs ont fait en sorte qu'ils ont accéléré, là, c'est ça, leur...
Plusieurs avaient l'intention de peut-être diffuser, enregistrer non
seulement l'audio, mais le... une vidéo aussi. Donc, il y a eu une
accélération, là, de la mise en place des moyens technologiques, tout ça. Mais,
moi, ce que je comprends, ici, c'est qu'ils n'autorisent pas... De façon
générale, il faut encore participer en présentiel aux séances régulières
mensuelles, n'est-ce pas?
Mme
Laforest : Ça, c'était vraiment demandé. Ça... En fait, je vais vous
donner un des meilleurs exemples : une tempête. Puis, durant la pandémie,
c'est sûr qu'on a vu que les séances à distance présentaient... se faisaient
très bien. Puis là on a dit : Parfois, dû à une tempête, exactement, là,
est-ce qu'on pourrait garder cette mesure-là? Mais la priorité de tous les
maires et toutes les mairesses, c'était vraiment l'importance d'être en
présentiel. Donc, c'est pour ça que c'est mentionné comme ça ici.
Mme
Setlakwe : Oui, mais ma compréhension, c'est quand même que le
principe général demeure, là, qu'une... On ne peut pas tous... On ne pourrait
jamais tous s'abstenter, à moins que tout le monde soient enceintes en même temps. Non, non, mais... Donc, ici, on parle
d'une séance extraordinaire, d'un motif lié à la santé ou la sécurité,
parfait, pour un maximum de trois séances... déficience ou dans le cas de,
justement... du cas dont on parle depuis depuis
un certain temps, là, la question d'une grossesse, une naissance, une adoption
où, là, pendant 50 semaines, il peut participer à distance, comme on
dit.
• (17 heures) •
Mme
Laforest : Exactement.
Mme
Setlakwe : OK. Est-ce que... Comment on va démontrer le motif lié à la
sécurité ou à la santé?
Mme
Laforest : Bien, il y a une question de logique. Si, par exemple, une
personne est blessée, incapacité de se déplacer, ne marche pas, est en fauteuil
roulant...
Mme
Setlakwe : ...ça fait que là je pense que ça prend un certificat
médical, c'est ce que je vois, là.
Mme
Laforest : Ah! mais la sécurité... Ah! vous voulez parler... Ah, bien,
l'exemple de la tempête, là, c'est une question de sécurité.
Mme
Setlakwe : Oui. Moi, je parlais de la santé, oui, désolée. Oui, si on
a un cas lié à notre santé, qui fait en sorte
qu'on préfère participer à distance, effectivement, on a une jambe cassée ou on
est... on est malade, il faut présenter un certificat médical.
Mme
Laforest : Exact.
Mme
Setlakwe : OK.
Mme Laforest :
En fait, on a établi la même mesure que durant la pandémie, puis ça s'est très
bien passé.
Mme
Setlakwe : OK. Ce n'est pas juste sa propre santé, c'est ça, si on est
un proche aidant ou qu'on a quelqu'un à la maison qui a besoin de... Tu sais,
dans le fond, on parlait aussi de la souplesse qui est offerte aux jeunes
mères, mais la jeune mère, même au-delà, dans le fond, de 50 semaines, qui
aurait un enfant à la maison, là... Parce
que ça arrive, là, on est en congé de maternité, notre bébé, dans la première
année, on veut rester à la maison le plus possible. Mais, tu sais, dans les premières années de vie d'un enfant
puis même, bon, plus tard, il peut arriver, là, qu'on ait besoin de rester à la maison pour, justement...
Mais, moi, ce que je comprends, c'est que là on va le permettre, dans le fond,
il y a une souplesse additionnelle pour une mère qui devrait rester à la maison
en raison de la santé d'un proche, ça inclut un enfant.
Mme
Laforest : On ajoute ça aussi, oui.
Mme Setlakwe :
Non, mais je pense que c'est un élément intéressant à ajouter dans la
discussion.
Mme Laforest :
Oui, bien, en fait, vous avez
raison, c'est énormément... c'est plus de souplesse, là, puis aussi...
Mme
Setlakwe : ...qu'est-ce qu'on a? Qu'est-ce que le nouveau régime offre
aussi aux jeunes parents qui s'intéressent... C'est sûr qu'on veut tous les
attirer en politique.
Mme Laforest :
...besoin de s'absenter plus
longtemps. Ça peut être décidé par le conseil municipal, puis, avec
cette mesure-là, c'est possible.
Mme
Setlakwe : Dans le fond, il y a des besoins particuliers.
Mme
Laforest : Exact.
Mme
Setlakwe : OK. Pour un... Ah! bien, il y a un maximum de trois séances
ordinaires par année ou pour la durée indiquée dans un certificat médical. OK.
Là, je vois, là, le détail de tout ça. Donc, ce n'est pas... ce ne serait pas
limité à trois séances dans le cas, disons, d'un enfant qui vivrait une maladie
ou qui aurait une situation difficile, particulière.
Si le médecin dit : Là, on a besoin que cet enfant-là... Il a situation
particulière, et là la mère ou le père pourrait démontrer qu'il doit
participer à distance...
Mme
Laforest : Exact.
Mme
Setlakwe : OK
Le Président (M.
Schneeberger) : D'autres questions? Ça va?
Mme
Setlakwe : Peut-être. Est-ce que j'ai encore du temps, M. le
Président?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
oui, vous avez du temps. C'est juste parce que... vu qu'il ne se passe rien,
je le demande, s'il y avait d'autres questions.
Mme
Setlakwe : Il y avait une pause, vous avez raison. Et puis le
certificat médical, il doit être... il doit être envoyé à qui? Je comprends que c'est un nouveau régime qu'on met en
place, puis c'est très bien, je ne remets pas en cause le bien-fondé,
j'essaie de voir, dans la pratique, là, comment ça va se... comment ça va
s'organiser.
Une voix : ...
Mme
Setlakwe : Où est-ce que c'est écrit que ce serait le greffier qui...
Mme
Laforest : Bien, c'est les procédures dans les municipalités, c'est
comme ça.
Mme Setlakwe :
En effet. OK. Merci. Bon. Puis
là, j'imagine, la raison pour laquelle on dit qu'«une participation à
distance est permise seulement si le membre participe à la séance à partir d'un
lieu situé au Québec»... ça, je le comprends,
là, on ne veut pas non plus qu'une personne... Qu'est-ce qu'on essaie de viser,
ici? C'est qu'une personne dirait qu'elle passerait l'hiver en Floride?
Mme
Laforest : Oui, exactement. Oui, un conseiller qui passe six mois en
Floride.
Mme
Setlakwe : OK. Pourquoi vous parlez d'une province limitrophe?
Mme
Laforest : Ça doit être dans les termes légaux.
Des voix :
...
Mme
Setlakwe : Pardon, je m'excuse...
Mme
Laforest : La comparaison qu'on donnait, c'est Gatineau et Ottawa.
C'est juste... oui.
Mme Setlakwe :
Oui, en effet. Oui, oui, c'est...
oui, oui, effectivement. Donc, on oeuvre dans une municipalité qui est
située géographiquement près d'une frontière, d'une frontière avec une autre
province, ça pourrait être le Nouveau-Brunswick aussi. OK, je comprends. Bon.
Et là «le
procès-verbal de la séance doit mentionner le nom de tout membre du conseil qui
y a participé à distance», c'est normal. OK.
Alors, qu'est-ce qui
arrive pour l'enregistrement vidéo? Est-ce qu'on a eu... est-ce que vous avez
eu des commentaires comme quoi, dans certains cas, certaines municipalités
pourraient trouver que c'est une charge importante ou... Qu'est-ce que vous
entendez au niveau des municipalités? Est-ce que, maintenant... Est-ce que vous
avez des statistiques? Est-ce qu'une
majorité de municipalités, toutes les municipalités... Quelle proportion de
municipalités, diriez-vous, enregistrent systématiquement leurs séances?
Mme
Laforest : Bien, en fait, durant la pandémie, il y a un montant qui a
été donné, de 100 millions, pour accommoder les municipalités pour du
soutien technologique, parce qu'évidemment c'était du jamais-vu, là, faire des
séances du conseil municipal à distance.
Mme
Setlakwe : 100 millions?
Mme
Laforest : Oui, qu'on a donné, donc, pour des outils technologiques.
Donc, ça, ça a été donné durant la pandémie,
avec le 800 millions qu'on a donné à toutes les municipalités, d'ailleurs.
Ça fait que ça, c'était obligatoirement pour rendre les conseils
municipaux accessibles aux citoyens. Donc, maintenant, les municipalités sont
capables, avec ces nouveaux outils là qu'on a permis durant la pandémie. Puis
il y a aussi une chose, c'est que, si ce n'est pas tout de suite en direct, on permet, comme c'est inscrit, «à compter du
jour ouvrable suivant celui où la séance a pris fin». Donc, c'est
indiqué aussi, l'obligation, dans le dernier paragraphe.
Mme
Setlakwe : Merci. Donc... Mais l'obligation, elle entre... elle entre
en jeu seulement... oui, s'applique seulement lorsqu'il y a une majorité des
membres du conseil qui participent à distance.
Mme
Laforest : Bien là, c'est...
Mme
Setlakwe : Donc, il n'y a pas d'obligation, actuellement, de faire un
enregistrement vidéo, et...
Mme
Laforest : Bien, si la majorité est en présentiel, ce n'est pas pareil.
Mme
Setlakwe : Non, je comprends, mais il y a beaucoup de gens qui
veulent... qui... il y a beaucoup de citoyens qui trouvent ça peut-être
avantageux de pouvoir soit visionner en direct ou...
Mme
Laforest : Mais ça se fait, normalement, dans...
Mme
Setlakwe : ...ultérieurement, mais il n'y a pas d'obligation de le
faire. Il n'y a pas d'obligation de... Dans
le fond, ce que je comprends, c'est que la loi n'oblige pas les municipalités à
faire un enregistrement vidéo d'une séance de conseil.
Mme
Laforest : ...c'est parce que, présentement, avec la mesure
qu'on ajoute, on n'a pas de séances virtuelles, comme ça, permises.
Mme
Setlakwe : ...on est dans une situation de séance extraordinaire,
mais, si on était dans une situation où il y avait une majorité qui assistait,
je comprends, en virtuel, là, il y aurait... il y aurait l'obligation. OK.
Puis, dans le régime d'une... les séances... des séances mensuelles, bien, il
n'y en a pas, d'obligation, mais il y a des... il y a des municipalités qui le
font de leur propre gré pour offrir cette possibilité-là aux citoyens de
suivre... suivre en direct ou de suivre en différé les séances du conseil. Mais
est-ce qu'on le sait? Ça, c'est une question... Je comprends que c'est
peut-être hors libellé qu'on étudie, mais est-ce qu'on le sait, quel
pourcentage de municipalités le font?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : ...est-ce
que vous aviez compris la question? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont demandait le pourcentage des municipalités qui le
font, qui...
Mme
Laforest : Ah! il faudrait que je demande à la CMQ, je ne l'ai pas, à
la Commission municipale. Je vais demander.
Mme
Setlakwe : Bien, j'imagine que le pourcentage a beaucoup augmenté
suite à la pandémie. OK.
Je me réfère au
mémoire de l'UMQ. Donc, à la page 11, là, ils parlent de «soutenir les
municipalités dans la transition vers des séances hybrides». C'est là où...
Puis c'est justement de ça dont on parle ici, là, des séances hybrides. Ils
nous disent que... constate que le projet de loi «prévoit une obligation pour
les municipalités de diffuser la captation vidéo d'une séance du conseil à
laquelle la majorité des membres auraient participé à distance. Tenir une
séance du conseil hybride présente des défis plus grands qu'une séance à
distance, notamment : des défis logistiques et techniques [et] des défis
liés aux interactions : s'assurer que les échanges entre les participants
en présence ou à distance soient fluides...» Effectivement, ça se comprend.
«Rien n'indique que les impacts financiers sur les municipalités et les MRC
aient été étudiés.» Est-ce que vous l'avez étudié, l'impact de cette mesure-là
sur les... Qu'est ce que vous leur répondez, là, aux gens de l'UMQ?
• (17 h 10) •
Mme
Laforest : En fait, la mesure est vraiment de donner plus de
flexibilité aux personnes qui sont malades ou que... Tu sais, il y a comme une
mesure pour les... pour les aider, en fait, donc c'est sûr que... avec aussi les
montants qu'on a donnés, qu'on a investis pour les outils technologiques. Bien,
c'est sûr qu'on n'a pas fait l'inventaire, parce qu'on avait quand même investi
énormément pour aider toutes les petites municipalités, au plaisir de la FQM,
quand même. Ça fait que là, si on regarde... Votre question est excellente,
mais, en même temps, tu sais, on a accompagné énormément les municipalités avec
ces montants-là.
Mme
Setlakwe : Non, non, je comprends, mais leur question est légitime,
là. Là, c'est une obligation, il va... Et on peut penser que ce n'est pas une
mesure qui va demeurer théorique et non appliquée, là, elle va être... elle va
être utilisée.
Mme
Laforest : ...
Mme
Setlakwe : C'est demandé puis c'est souhaité...
Mme Laforest :
Oui, vraiment.
Mme
Setlakwe : ...puis on veut offrir cette souplesse-là aux jeunes mères,
aux jeunes parents ou... c'est ça, aux personnes qui sont... qui doivent rester
à distance pour un certain temps pour s'occuper d'un proche. Si ce n'est pas
leur propre santé, c'est la santé d'un proche. Non, je ne remets pas en cause
le principe, mais je pense que, quand ils
demandent... Ils se demandent, à l'UMQ, s'il y a eu une étude, une analyse
d'impact qui a été faite, mais ce que j'entends, c'est que, non, vous ne
connaissez pas, dans le fond, l'ampleur des impacts financiers sur les
municipalités.
Mme Laforest :
...avec tout ce que... tous les
outils, maintenant, qu'on a à notre disposition, les Teams, les Zoom, depuis la pandémie... C'est la même chose ici. Ça
fait que je ne vois pas, au niveau financier, que les montants, ce serait
vraiment nouveau et considérable.
Mme
Setlakwe : «...un investissement financier significatif pour les
municipalités, particulièrement lourd pour
les plus petites — oui — aux
ressources limitées, notamment pour toutes celles qui n'ont pas encore les
équipements requis pour la captation vidéo. En plus des frais liés à
l'acquisition du matériel nécessaire, des frais de formation et/ou du
personnel sont à prévoir pour assurer la gestion technique des séances
hybrides.» Oui, c'est vrai. Bon, eux, ce qu'ils recommandaient, c'est de prévoir des mesures d'aide financière
suffisantes. Il n'est pas trop tard. Est-ce que vous vous engagez à
faire un accompagnement adéquat des municipalités dans le déploiement de tout
ça puis de...
Mme
Laforest : Mais ça s'est fait, là. Pendant deux ans et demi, on a
fonctionné toujours, à toutes les semaines...
Même moi, j'avais, à toutes les semaines, un Teams avec toutes les
municipalités du Québec. Ça se faisait très, très bien. Ça fait qu'on ne
voit pas que cette nouvelle mesure là va engendrer des coûts, un surplus des
coûts.
Mme Setlakwe : Puis ça prend... ça
prend des installations dans la salle du conseil puis là ça prend...
Mme
Laforest : Mais il y a même... il y a même des municipalités qui
filment avec des vidéos... avec leurs cellulaires aussi, là.
Mme
Setlakwe : J'imagine qu'il y a des... Non, non, je comprends. Je pose
la question en leur nom. Mais, je veux dire,
si vous voyez que ça représente un enjeu majeur, vous allez être à l'écoute,
j'imagine, pour les accompagner financièrement?
Mme
Laforest : Je suis certaine que je serai à l'écoute.
Mme
Setlakwe : Ensuite...
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme Setlakwe :
Oui, je réfléchis toujours, M. le
Président, si vous me permettez. Merci. Je regarde maintenant le mémoire de la Fédération québécoise des municipalités. Ils sont préoccupés par certains éléments de la proposition : motifs
liés à la santé, on en a parlé, préoccupations quant au respect de la vie
privée, à l'alinéa deux. «Nous sommes préoccupés par les enjeux de respect
de la vie privée liés à l'obligation de fournir un certificat médical si
l'absence pour un motif lié à sa santé excède la durée maximale permise de
trois séances ordinaires par année. D'autant que le projet de loi ne définit
pas le processus d'autorisation d'une telle demande.» Là, vous l'avez clarifié
au micro, là, ça va être avec le greffier.
Mais
qu'est-ce que vous répondez... Eux, oui, ils proposent de biffer... ils sont...
ils sont inquiets, là, du respect de la vie privée. Comment on peut rassurer
les municipalités que la présence à distance... Bon, ils disent que la présence
à distance risque moins de causer un préjudice aux citoyens qu'une absence
prolongée. «...il nous apparaît raisonnable de modifier 14 afin de retirer
l'obligation de fournir un certificat médical...» Comment ça va être géré, dans
le fond, pour s'assurer qu'il y ait une... qu'on assure le... la protection des
renseignements personnels puis la... le respect de la vie privée?
Mme
Laforest : ...ça va être géré avec la municipalité, là. Si un
conseiller est absent pour, je ne sais pas, raison
de x... une raison de maladie, bien, la municipalité n'aura pas à dire :
Le conseiller est absent pour tel virus ou tel... Tu sais, les
municipalités sont autonomes, puis je crois qu'il y a un respect aussi pour
le... les conseils municipaux. Ça fait que moi, je laisse ça entre les mains
des municipalités. Elles ont demandé ça. Au niveau de la confidentialité, je
fais confiance.
Mme
Setlakwe : Merci. Si on voit qu'il y a des problématiques... Mais je
pense que le... il faut toujours tout mettre... tout mettre dans le... dans la
balance, mais dans la... On est quand même en train d'offrir une souplesse, là.
Moi, je... Mais on... évidemment, on ne peut
qu'insister sur le fait que cette mesure doit... et l'émission ou le... la remise
du certificat médical doit faire l'objet de
la plus grande discrétion et être traitée avec toute la rigueur qui s'impose,
là, pour le respect des renseignements... des renseignements personnels.
Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, députée de Chomedey. Oui, allez-y.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci. J'aime vraiment ce
que je vois, surtout concernant l'absence qui sera accordée aux jeunes
mères. Étant mère moi-même, je sais, après l'accouchement, on veut passer du
temps avec nos bébés. Donc, je trouve que
c'est un gain pour le droit des mères. Et puis je crois que ça, ça va nous
aider à avoir une représentation plus équilibrée entre hommes et femmes au
municipal. C'est un assouplissement des conditions. Donc, il est probable que davantage de personnes se
présenteront pour un poste de conseiller municipal. Donc, j'aime vraiment
bien ça, la souplesse que vous démontrez. Donc, c'est une bonne chose.
Est-ce que... Ça a
été demandé avec certains groupes de jeunes mères qui étaient là. Je suis allée
les voir après les rencontres et j'ai demandé moi-même : Est-ce que vous
allez pouvoir... Comment vous allez travailler? Parce que les citoyens ont
besoin de services. Donc, je comprends, étant mères, vous voulez être avec les
bébés, et ils ont dit... bien, elles ont dit qu'elles travailleraient à
distance. Donc, je pense qu'elles vont être contentes de ça.
Donc, comme ma
collègue Michelle a dit, on voit une souplesse, puis c'est vraiment... en tant
que femme, je suis vraiment contente de voir ça puis de faire partie... Ce
50 semaines a été demandé, puis on va l'avoir, donc je suis contente pour
ça. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, à ce moment-là, nous allons mettre aux voix
l'article 14. Est-ce que l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article... 16, pardon.
Mme
Laforest : Article 16 : Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 468.28, du suivant :
«468.28.1. Un membre peut, s'il le souhaite,
participer à distance à toute assemblée par un moyen permettant à toutes les
personnes qui participent ou assistent à l'assemblée de se voir et de s'entendre
en temps réel.
«La participation d'un
membre à distance est permise seulement si le membre participe à l'assemblée à
partir d'un lieu situé au Québec ou dans une province limitrophe.
«Le procès-verbal de l'assemblée doit mentionner
le nom de tout membre qui y a participé à distance.
«[...]la majorité des membres participent à
distance à une assemblée, la régie doit faire un enregistrement vidéo de l'assemblée et le rendre disponible au
public à compter du jour ouvrable suivant celui où l'assemblée a pris fin.
«Malgré le premier alinéa, un membre doit
participer en personne à l'assemblée durant laquelle le budget de la régie est dressé. Toutefois, la participation à
distance d'un membre à cette assemblée est permise dans les cas suivants :
«1° pour un motif lié à sa sécurité, sa
santé [...] à celles d'un proche, à condition qu'un certificat médical atteste
que sa participation à distance est nécessaire quand il invoque un motif de
santé;
«2° en raison d'une déficience entraînant
une incapacité significative et persistante qui constitue un obstacle à sa
participation en personne à l'assemblée;
«3° en raison de sa grossesse ou de la
naissance ou de l'adoption de son enfant.»
C'est la même, même loi qu'on vient de discuter,
qu'on vient de débattre, mais maintenant c'est régi par la Loi sur les cités et
villes. Donc, c'est la même chose que l'article qu'on a mentionné tantôt, qu'on
a adopté, mais ici on parle pour la Loi sur les cités et villes. Merci, M. le
Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Bien, oui... oui et
non. Je pense qu'ici on vise le cas de... d'une régie intermunicipale?
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : OK. Et donc, où il
est libellé, il est presque identique. Là, on n'a pas la notion de... la notion
de... oui, bien, certificat médical, mais il y a la question du trois... du
trois séances, mais là je pense que ça ne s'applique pas. Pourquoi on ne retrouve
pas le libellé comme quoi c'était pour un maximum de trois séances? Je pense
que ça commence à être un petit peu différent ici, là. Juste nous expliquer et
nous recadrer dans la trame factuelle, là, qui s'applique ici.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Mme Petit.
• (17 h 20) •
Mme Petit (Katia) : Oui. Peut-être
juste préciser ici que, pour les régies intermunicipales, c'est un... c'est un
système un petit peu différent qui est prévu. Donc, de façon générale, elles
peuvent tenir leurs séances ordinaires à distance, leurs séances
extraordinaires aussi, à distance, là, de façon systématique. C'est déjà
beaucoup la pratique, donc on vient le clarifier. Tout ce qu'on prévoit, par
contre, c'est que, pour la séance d'adoption du budget, c'est important, c'est... c'est fondamental pour les
régies, là, puisqu'ils gèrent des services. Donc, celles-là, on veut qu'elles
soient en présence, sous réserve que
quelqu'un, par exemple, serait malade et aurait un billet médical, tout
simplement.
Mme Setlakwe : Parfait.
Question : Qu'est-ce qu'on entend... puis j'aurais peut-être dû poser ma
question lors de l'étude de l'article précédent, mais ce n'est pas grave, c'est
une question un peu différente... juste préciser qu'est-ce qu'on entend par
«une déficience entraînant une incapacité significative et persistante». Je
comprends ce que les mots veulent dire, là, je ne veux pas... mais est-ce que
ce sont des mots qu'on retrouve ailleurs dans le corpus et c'est bien... c'est
bien connu comme... comme situation, comme... comme libellé, «une déficience
entraînant une incapacité significative et persistante»?
Mme Laforest : Une personne en
situation de handicap. C'est dans... c'est les termes des légistes.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 16 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 34.
Mme Laforest : Bon. L'article
164.1 de ce code est remplacé par le suivant :
«164.1. Un membre du conseil d'une
municipalité peut, s'il le souhaite, participer à distance à une séance du
conseil par un moyen permettant à toutes les personnes qui participent ou
assistent à la séance de se voir et de s'entendre en temps réel, dans les cas
suivants :
«1° lors d'une séance extraordinaire;
«2° en raison d'un motif lié à la sécurité
ou à sa santé ou à celles d'un proche et, si un motif de santé est invoqué,
pour un maximum de trois séances ordinaires par année ou, le cas échéant, pour
la durée indiquée dans un certificat médical attestant que la participation à
distance du membre est nécessaire;
«3° en
raison d'une [défaillance] entraînant une incapacité significative et
persistante qui constitue un obstacle à sa participation en personne aux
séances du conseil;
«4° en raison de sa
grossesse ou de la naissance ou de l'adoption de son enfant, auquel cas sa
participation à distance ne peut dépasser le nombre de semaines consécutives
suivant :
«a) 50, s'il ne s'est pas absenté pour un
motif de grossesse ou de naissance ou d'adoption de son enfant conformément à
l'article 317 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités (chapitre E-2.2);
«b) le nombre résultant de la soustraction,
de 50, [au] nombre de semaines durant lesquelles il s'est absenté pour un motif
visé au sous-paragraphe a;
«5° lors d'une séance du conseil de la
Municipalité régionale de comté de Caniapiscau, de la Municipalité régionale de
comté de Minganie ou de la Municipalité régionale du comté du
Golfe-du-Saint-Laurent;
«6° il
est le représentant de la Municipalité de Rapides-des-Joachims, de la Paroisse
de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou de la Paroisse de
Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues au conseil de la municipalité régionale de
comté dont il est membre et il participe à une séance du conseil de cette
municipalité régionale de comté.
«La participation à distance est permise
seulement si le membre participe à la séance à partir d'un lieu situé au Québec
ou dans une province limitrophe.
«Le
procès-verbal de la séance doit mentionner le nom de tout membre du conseil qui
y a participé à distance.
«Lorsque
la majorité des membres du conseil participent à distance à une séance, la
municipalité doit faire un enregistrement vidéo de la séance et le rendre
disponible au public, sur son site Internet ou tout autre site Internet qu'elle
désigne par résolution, à compter du jour ouvrable suivant celui où la séance
prend fin.»
Donc, ici, c'est la même chose, la même
disposition pour l'article 164.1, mais maintenant nous travaillons avec le
Code municipal du Québec pour les séances du conseil à distance dans certaines
situations particulières. Même chose, mais pour le Code municipal.
Le
Président (M. Schneeberger) :
Merci pour les explications.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 34?
Mme Setlakwe : ...qu'on a
vraiment le même libellé, là, mais pour le code... le Code municipal.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors...
Mme Setlakwe : Juste une
petite... une question qui est quand même rattachée à ça. Tout à l'heure, quand
on discutait, à l'article... là, j'oublie le
chiffre, mais l'article qui prévoit qu'on n'est pas... on ne parlait pas de...
on n'utilisait pas le mot
«participer». On disait «assister», si c'était le régime qui s'applique quand
on n'assiste pas, pour un certain nombre de mois, à des séances du
conseil. Il faut que ce soit clair que, quand on participe à distance, on
assiste.
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme
Setlakwe : C'est ça. Donc, le principe veut qu'on doit... on
doit assister, mais ça, c'est juste une modalité de participation. On
est à l'aise que tout est clair?
Mme Laforest : Oui.
Mme
Setlakwe : Bon, merci. Mais donc c'est vraiment le même
libellé que... mis pour le Code municipal. Ça va.
Mme Laforest : Exactement.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 34 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 39.
Mme Laforest : Bon, même chose.
Article 39 : Ce code est modifié par
l'insertion, après l'article 597, du suivant :
«597.1. Un membre peut, s'il le souhaite,
participer à distance à toute assemblée par un moyen permettant à toutes les
personnes qui participent ou assistent à l'assemblée de se voir et de [se
rendre] en temps réel.
«La participation à distance est permise
seulement si le membre participe à l'assemblée à partir d'un lieu situé au
Québec ou dans une province limitrophe.
«Le procès-verbal de l'assemblée doit mentionner
le nom de tout membre qui y a participé à distance.
«Lorsque la
majorité des membres participent à distance à une assemblée, la régie doit
faire un enregistrement vidéo de
l'assemblée et le rendre disponible au public à compter du jour ouvrable
suivant celui où l'assemblée a pris fin.
«Malgré le premier alinéa, un membre doit
participer en personne à l'assemblée durant laquelle le budget de la régie est dressé. Toutefois, la participation à
distance d'un membre à cette assemblée est permise dans les cas suivants :
«1° pour un motif lié à sa sécurité, sa
santé ou celles d'un proche, à condition qu'un certificat médical atteste que
sa participation à distance est nécessaire quand il invoque un motif de santé;
«2° en
raison d'une [défaillance] entraînant une incapacité significative et
persistante qui [consiste] un obstacle à sa participation en personne à
l'assemblée;
«3° en raison de sa
grossesse, de la naissance ou de l'adoption de son enfant.»
Donc, ici, on vient permettre aux élus des
régies intermunicipales régies par le Code municipal du Québec de participer à
distance au conseil municipal. Donc, c'est la même disposition, c'est une
question de concordance, mais avec les régies intermunicipales qui sont régies
par le Code municipal du Québec. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions sur 39? Aucune? Alors,
est-ce que...
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Donc, ici, le libellé
est un... bien, il est identique, mais il n'est pas... il est un peu différent,
on n'a pas... on ne décline pas, là, le
nombre de semaines pour le... pour l'absence pour... ou la participation à distance
en raison de...
Mme Laforest : Parce que c'est les
élus de la régie intermunicipale.
Mme Setlakwe : C'est ça, exact, on
est dans le contexte régie intermunicipale, donc c'est identique à l'autre.
Mme Laforest : C'est ça, c'est ça.
Exact.
Mme Setlakwe : Je comprends. C'est
bon, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Est-ce que l'article 39 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 55.
Mme Laforest : 55. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 28, du suivant :
«28.0.1. L'article
332.1 de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19) s'applique, avec les
adaptations nécessaires, à la participation à distance à une séance du
conseil de la Communauté.»
Vous comprendrez ici que c'est les mêmes
dispositions qu'on a adoptées dans les cinq derniers articles, sauf qu'ici on
touche la Communauté métropolitaine de Montréal pour les séances à distance.
Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions? Non?
Mme Setlakwe : Non, M. le Président,
ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 55 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 61.
Mme Laforest : Bon, même chose ici
pour la Communauté métropolitaine de Québec... de Québec.
61, article... Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 20, du suivant :
«20.0.1. L'article 332.1 de la Loi sur les
cités et villes (chapitre C-19) s'applique, avec les adaptations nécessaires, à
la participation à distance à une séance du conseil de la Communauté.»
Donc, ici, les dispositions sont... les mêmes
choses pour les séances du conseil municipal qui s'appliquent maintenant à
celles de la Communauté métropolitaine de Québec. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur 61?
Mme Setlakwe : Non, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Non?
Ça va? Alors, est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Mme
Laforest : Même chose également, maintenant, pour le
Gouvernement régional d'Eeyou Istchee Baie-James.
Le
Président (M. Schneeberger) : Mme la ministre?
Mme
Laforest : Excusez.
Le Président (M.
Schneeberger) : Je voulais juste savoir : Est-ce que vous êtes à
l'article 124?
Mme
Laforest : Ah! excusez. OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Parce que là je ne sais pas...
Mme
Laforest : Excusez, excusez, excusez.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, c'est bon.
Mme
Laforest : OK. Mais c'est la même chose pour les dispositions de
participation à distance.
L'article 124 :
L'article 12 de la Loi instituant le Gouvernement régional d'Eeyou Istchee
Baie-James (chapitre G-1.04) est remplacé par le suivant :
«12. Un membre du
conseil peut participer à distance à toute séance par un moyen permettant à
toutes les personnes qui participent ou assistent à la séance de se voir et de
s'entendre en temps réel.
«La participation à
distance est permise seulement si le membre participe à la séance à partir d'un
lieu situé au Québec ou dans une province limitrophe.
«Le
procès-verbal de la séance doit mentionner le nom de tout membre du conseil qui
y a participé à distance.
«Lorsque la majorité
des membres du conseil participent à distance à une séance, le Gouvernement
régional doit faire un enregistrement vidéo de la séance et le rendre
disponible au public à compter du jour ouvrable suivant celui où la séance a
pris fin.
• (17 h 30) •
«Malgré
le premier alinéa, le Gouvernement régional doit, chaque année, tenir au moins
deux séances auxquelles participent en personne les membres du conseil,
dont l'une est tenue sur le territoire d'une communauté crie et l'autre sur le
territoire d'une municipalité enclavée ou d'une localité. Toutefois, la
participation à distance d'un membre à l'une ou l'autre de ces séances est
permise dans les cas suivants :
«1° pour un
motif lié à sa sécurité ou à sa santé ou à celles d'un proche, à condition
qu'un certificat médical atteste que sa participation à distance est nécessaire
quand il invoque un motif de santé;
«2° en
raison d'une [défaillance] entraînant une incapacité significative et
persistante qui constitue un obstacle à sa participation en personne à
la séance;
«3° en raison de
[la] grossesse, [d'une] naissance ou de l'adoption [d'un] enfant.»
Donc, ici, ce sont
des dispositions qui permettent à tout membre du conseil du gouvernement
régional d'Eeyou Baie-James Istchee de participer aux séances à distance, sauf
pour une séance annuelle dans chacune des deux communautés. Donc, ce sont les
mêmes dispositions prises dans les articles précédents, mais, maintenant, pour
la Loi instituant le Gouvernement régional d'Eeyou Istchee Baie-James. Voilà.
Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 124? Aucune? Ça
va? Alors, est-ce que l'article 124 est adopté?
Mme
Laforest : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. L'article 138.
Mme
Laforest : Bon, alors, même chose pour...
Le Président (M.
Schneeberger) : Mme la ministre, je veux juste peut-être vous
demander, pour soulager votre voix : Voulez-vous que j'en fasse la
lecture?
Mme
Laforest : Non, merci, M. le Président.
Le Président (M.
Schneeberger) : Non? Ça va? Parfait.
Mme
Laforest : Mais allez-y, si vous lisez vite, oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Si...
Non, non, mais c'est... Vous lisez plus vite que moi, peut-être,
alors c'est bon.
Mme
Laforest : Allez-y, voir, allez-y. On essaie. Go! Allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) :
Peut-être que ça va l'aider un peu.
Alors, l'article 138 : L'article 37 de
la Loi sur les sociétés de transport en commun (chapitre S-30.01) est remplacé
par le suivant :
«37. Un membre peut
participer à distance à toute assemblée par un moyen permettant à toutes les
personnes qui participent ou assistent à l'assemblée de se voir et de
s'entendre en temps réel.
«La participation à distance est permise
seulement si [les membres participent] à l'assemblée à partir d'un lieu situé
au Québec ou dans une province limitrophe.
«Le procès-verbal de l'assemblée doit mentionner
le nom de tout membre qui y a participé à distance.
«Lorsque la
majorité des membres participent à distance à une assemblée, la société doit
faire un enregistrement vidéo de
l'assemblée et le rendre disponible au public à compter du jour ouvrable
suivant celui où l'assemblée a pris fin.» Voilà.
Mme
Laforest : Merci, M. le Président, félicitations. Donc, ici,
ce sont les mêmes mesures de transparence pour la participation à
distance aux assemblées d'une société de transport en commun, même chose.
Le
Président (M. Schneeberger) : Questions sur l'article 138? Députée de Chomedey
ou députée de Mont-Royal—Outremont? Les deux, vous voulez parler,
alors décidez-vous.
Mme Lakhoyan Olivier : On ne s'est
pas parlé...
Mme Setlakwe : Je vais peut-être
commencer. Non... mais, oui, c'est le même principe. Mais donc, ici, ma
question est la suivante. Donc là, on parle des sociétés de transport. Parce
que, dans le cas des municipalités, on parlait des séances extraordinaires, et
pour... Séances extraordinaires, les... on peut... on peut participer à
distance de... aisément. Pour des séances
régulières, bien là, il faut invoquer... il faut rentrer dans les motifs qui
sont énumérés. Là, ici, on est en train de dire, pour les sociétés de
transport... mais c'est moins limitatif, là. Donc, les sociétés de transport,
si tout le monde voulait se prévaloir de la participation à distance, ça
pourrait être juste... il n'y aurait plus de
séance en présentiel? Tu sais, c'est quand même... c'est quand même... c'est le
même principe, mais c'est différent, là, l'application est beaucoup plus
large.
Ce que je lis, c'est qu'ils peuvent «participer
à distance à toute assemblée par un moyen permettant à toutes les personnes qui
participent ou assistent à l'assemblée de se voir et de s'entendre», donc,
essentiellement, ça veut dire participer en virtuel. Puis la partie... la seule
restriction, c'est que, bon, il faut quand même être au Québec ou dans une province limitrophe, le procès-verbal
doit le mentionner. Si la majorité participe à distance, bon, là, il doit y
avoir un enregistrement vidéo. Mais il se pourrait que les... Mais, en
fait, ça, ici, il n'y a pas de... il n'y a pas de public, c'est ça? OK.
Mme Laforest : Non, c'est ça. Puis
il faut voir que c'est les mêmes dispositions, encore une fois, qui ont été prises durant la pandémie. Puis ici qu'est-ce
qu'on fait, c'est... Évidemment, c'est la même chose avec le Code municipal, la Loi sur les cités et villes.
Puis ici c'est une question... Parce que ça se fait déjà, là, ça fait... ça
fait longtemps que ça se fait déjà, mais ici
on vient juste uniformiser la pratique. On vient baliser la pratique, on
l'applique... on... Bref, on l'adopte
dans un projet de loi, mais ça se fait déjà. C'est juste pour être cohérent
avec les autres organismes municipaux, mais ça se fait déjà. Donc, ce
n'est pas une...
Mme Setlakwe : Oui, oui, je
comprends, mais, dans leur cas, ce n'est pas comme s'il y avait des périodes de
questions avec public, là.
Mme Laforest : Non, c'est ça. Vous
avez raison.
Mme Setlakwe : OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Chomedey, allez.
Mme
Lakhoyan Olivier : Merci, M. le Président. Ma question, c'est que ce
ne sont pas des élus, c'est la société des transports en commun, c'est
le conseil d'administration, non?
Mme Laforest : Bien, parfois, il y a
des élus...
Mme Lakhoyan Olivier : Il y a des
élus, oui.
Mme Laforest : ...oui, qui siègent,
oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Lakhoyan Olivier : Oui. Je
comprends. C'est normal, là, depuis COVID, qu'on... qu'on fasse des réunions à
distance, là. Mais, comme on a été avec les élus, j'ai trouvé ça comme hors de
contexte. C'est pour ça, je demandais : Pourquoi les conseils
d'administration?
Mme Laforest : Bien, c'est parce
que...
Mme
Lakhoyan Olivier : Je sais, il y a des élus des fois.
Mme
Laforest : ...comme je le mentionne, il y a plusieurs lois dans les...
dans les municipalités, dont la Loi sur les sociétés de transport, donc, on
applique la même mesure à distance pour les sociétés de transport.
Mme Lakhoyan
Olivier : C'est beau. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va comme ça? Alors, d'autres questions? Non. Ça va.
Alors, est-ce que l'article 138 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article... C'est l'article 12.2, qui introduit, dans le fond, un
amendement.
Mme
Laforest : Ah! bien, je vais lire.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, oui.
Mme
Laforest : Article 12...
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, ça, les amendements, je ne les ai pas, Mme la
ministre.
Mme
Laforest : OK. Article 12.2, article 322 de la Loi sur les
cités et villes :
Insérer, après
l'article 12.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
12.2. L'article 322
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin du troisième alinéa, de la
phrase suivante : «Il peut aussi, par règlement, prévoir des mesures
visant à donner préséance aux questions posées par les électeurs de la
municipalité.»
Cet amendement
modifierait l'article 322 de la Loi sur les cités et villes afin de donner
au conseil d'une ville la possibilité de prévoir, par règlement, des mesures
visant à ce que les questions posées par les électeurs de la municipalité, lors
de la période de questions d'une séance du conseil, soient répondues en
priorité par rapport à celles posées par des personnes qui ne sont pas des
électeurs.
C'est
un article vraiment important. C'était demandé, ça, par toutes les unions,
grandes et petites municipalités, pour
donner la préséance aux gens qui habitent dans la municipalité. Donc, c'est
important de favoriser la participation de la population qui habite, qui
est la population locale, pour la période de questions au conseil municipal,
pour ne pas que des gens de l'extérieur viennent au micro avant les gens qui
habitent vraiment dans la municipalité, concernant les enjeux réels d'une
municipalité.
Donc, à ce moment-ci,
on permet au conseil municipal d'une municipalité qui est régie avec la Loi sur
les cités et villes de pouvoir, par
règlement, donner des mesures de préséance aux questions qui sont posées par
des électeurs.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions sur...
Mme Laforest :
C'est demandé aussi par les
citoyens, en passant, hein, parce que, dans les conseils municipaux, même les
citoyens qui voient arriver des citoyens de d'autres régions ou d'autres
municipalités ne comprennent pas pourquoi eux, ils n'ont pas préséance.
Donc, c'est demandé par les élus et par les citoyens.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions sur l'amendement proposé? Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
Oui, M. le Président. Donc, ici,
on... premièrement, c'est un... c'est un pouvoir, là, c'est... on permet
aux municipalités qui choisiraient de le faire, de le faire.
Mme
Laforest : Oui.
Mme
Setlakwe : Et quelle a été votre réflexion, là? Parce que je comprends
que vous ne voulez pas aller aussi loin que de dire : On veut permettre ou
on permettrait à des municipalités d'empêcher des non-résidents de venir
rester. Donc, ce n'est pas ça que vous avez choisi.
Mme
Laforest : Non, pas du tout.
Mme
Setlakwe : Exact.
Mme
Laforest : Pas du tout.
Mme
Setlakwe : Moi, je pense que ça, c'est une sage décision, mais ça
avait été demandé de...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : ...de le permettre.
Bien là, je pense que, pour... C'est une... D'empêcher l'accès à, quand même, un lieu démocratique, là, une instance
décisionnelle, ça aurait été un pas de plus. Vous avez estimé que ce n'était
pas opportun de le faire. Moi, je n'aurai pas été à l'aise non plus, donc. Mais
là, ici, on permet à une municipalité de dire... tout comme elle peut... Les
municipalités peuvent gérer leurs périodes de questions. D'ailleurs, vous
avez... fait cet ajout-là dans un contexte où un conseil... on parle de,
justement, comment prescrire la durée de la période, le moment où elle a lieu,
la procédure à suivre pour poser une question. On laisse les municipalités
établir le fonctionnement. Il y en a qui
tiennent deux périodes de questions. Il y en a qui peuvent décider de limiter
dans le temps. On s'assoit. On est debout.
On donne...
bon, en tout cas, j'ai différentes questions. Puis là vous avez donc ajouté...
c'est un ajout qui n'existait pas, maintenant... Ils ne pouvaient pas le
faire. Ils vont pouvoir donner préséance, donc, on va donner priorité. OK, mais là est la question, donner priorité aux
questions posées par les électeurs de la municipalité, mais donc ça n'inclut
pas... ça n'inclut pas...
Là, je vais vous en nommer, différents exemples,
là. Un jeune de 17 ans qui voudrait venir poser une question sur les
installations sportives, disons, ou autres, toutes sortes de questions, là, un
jeune qui n'est pas encore un électeur,
donc, mais qui réside puis qui veut poser des questions et... oui... non, on
peut peut-être... Je veux juste en... lancer quelques exemples, là.
• (17 h 40) •
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Un résident
permanent... Il y a beaucoup, là, de nouveaux arrivants qui habitent dans nos communautés, qui voudraient venir poser des
questions, tu sais. Tantôt, vous avez dit, même, en faisant la
description : Un habitant, un citoyen. Là, on a utilisé «électeur»,
mais il faudrait qu'on réfléchisse, là, à cette question de préséance qui
s'applique, donc. Est-ce qu'on veut viser vraiment... Est-ce qu'on voudrait que
des jeunes étudiants qui n'ont pas encore...
qui ne sont pas encore considérés électeurs... Là, moi, je comprends que des
locataires, ce sont des électeurs, évidemment, mais, si tu es un
électeur, c'est parce que tu as le droit de vote, mais tu pourrais ne pas
encore l'avoir, être un... être un résident permanent, par exemple. Donc,
peut-être que je m'arrêterais là... à ça pour l'instant.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Bien là, en fait,
c'est ça que ça veut dire, c'est qu'on parle... bien, pour pouvoir être
électeur, il faut être citoyen. Et donc un résident permanent qui n'a pas
encore son droit... son droit de vote serait traité comme une personne qui
n'habite pas sur le territoire. C'est ce que je comprends.
(Consultation)
Mme Laforest : ...sont bons, oui,
ils sont... votre point est bon. Parce qu'en fait, oui, la préséance, c'est
pour les électeurs, sauf que ça n'empêche pas que, de toute manière, ça se
passe comme ça. Les municipalités, dans leur régie interne, au niveau du
fonctionnement des séances du conseil municipal, les municipalités acceptent
les étudiants, là. Donc, c'est sûr, ici, la mesure est vraiment considérant les
citoyens qui demeurent à l'extérieur, qui viennent dans les conseils
municipaux, mais ça n'empêche pas que les municipalités acceptent les jeunes.
Puis la seule chose, la seule chose, c'est que
ça prend une preuve, exemple un permis de conduire ou, exemple, une preuve d'un
bail, ou quelque chose comme ça. Donc, la municipalité peut demander une preuve
si l'étudiant a 17 ans, a un permis de conduire, puis peut poser des
questions, là, mais les villes acceptent déjà tous les étudiants qui posent des
questions, en général. Je n'ai jamais vu de refus, là.
Mme Setlakwe : Non, je comprends,
là, mais là, dans la notion de préséance, il pourrait... Ma question est
simple, là...
Mme Laforest : Bien, elle est simple
puis elle est bonne. Puis, si vous êtes d'accord, vous pourriez demander un
amendement, on le préparerait tout de suite, puis on continuerait le projet de
loi. Non, elle est vraiment bonne.
Mme Setlakwe : Bien, je voulais savoir
qu'est-ce que vous en pensiez, dans le fond, parce que là on est en train de
dire que...
Mme Laforest : On ne peut pas dire
«citoyen», il faudrait changer, peut-être, pour «résident», parce que là on dit
que «citoyen», c'est... Dans la loi, «le citoyen», ça ne passerait pas.
Mme Setlakwe : Oui. Bien, en tout
cas... Oui, parce qu'effectivement la question aussi de... Juste pour revenir
aux étudiants, là, selon le libellé actuel, une municipalité pourrait traiter,
dans le fond, des étudiants qui n'ont pas encore la majorité, qui ne sont pas
encore électeurs, tu sais, les faire passer après, dans le fond, là : Ah!
bien, là, on va faire des catégories, puis ce seraient... les premières
personnes qui viendraient au micro. Je ne pense pas que c'est
souhaitable, là. Je pense que ce serait mieux de le modifier puis si... pour,
justement, que les étudiants puis les résidents permanents, donc, ce serait...
Puis là la question de... Je réfléchis tout haut. Donc, on a une résidence
secondaire... on n'est pas un électeur, mais on a un chalet dans une
municipalité, une résidence secondaire, on arrive et là... Tu sais, on ne vote
pas à deux places, donc là on serait traité comme quelqu'un qui n'a vraiment
pas d'attache.
Mme
Laforest : ...vous, M. le Président, je crois que votre proposition
est tout à fait logique. La seule chose, c'est que ça prend vraiment le bon
terme. «Citoyen», «résident», ou on va voir, là, on va suspendre, mais on
pourrait... on pourrait continuer l'autre article pendant qu'on trouve le bon
terme. Parce que vous avez raison, là, il faudrait peut-être améliorer le...
changer «électeur» par...
Mme Setlakwe :
Moi, je serais d'accord de
suspendre pour qu'on ait une discussion puis qu'on arrive avec le...
Mme Laforest :
Ah! mais on est d'accord avec votre...
Mme
Setlakwe : OK. Parfait. Ah! je comprends.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Alors, vous voulez suspendre l'article?
Mme
Laforest : Bien, c'est parce que là les légistes, il faut qu'ils
trouvent le bon terme, dans la loi, pour l'ajouter. Ça fait qu'on pourrait
continuer puis, à ce moment-là...
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, avec le consentement, on va suspendre l'article
12.2 et...
Des voix : ...
Le Président (M.
Schneeberger) : 32.1. Là, je vais vous demander tout de suite... parce
qu'à ce moment-là il va falloir mettre des
sous-amendements, étant donné qu'on a déjà un amendement. Alors, est-ce que
vous voulez amener un nouvel amendement au complet, vous le retirez puis amenez
un nouvel amendement, ou amenez un sous-amendement? En tout cas, je vous
le dis, là, vous déciderez ce que vous voulez faire.
Une voix :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : Parfait. Alors...
Mme
Setlakwe : Juste avant de suspendre l'étude de cet article-là, M. le
Président, si vous me permettez, j'ai peut-être deux autres... deux autres
éléments de réflexion. Certains citoyens peuvent être représentés par des
personnes, par moments, là on est peut-être rendus dans des cas plus
exceptionnels, mais, pour une personne aînée ou
une personne qui a une déficience, quelqu'un qui aurait comme... bien,
quelqu'un qui est accompagné d'un proche aidant ou d'une personne qui
l'assiste, comment est-ce qu'on va traiter ça? Est-ce qu'on va considérer que
c'est... Disons que la personne, elle a son proche aidant, mais que le proche
aidant vient au micro au nom de la personne, au nom de la personne qui a sa
résidence et qui est un... c'est ça, qui est résidente de la... pas de la
circonscription, mais de la municipalité, c'est peut-être un autre élément à
considérer, là c'est plus exceptionnel.
Puis le dernier point
que j'aurais, c'est... Ça se voit dans des municipalités, probablement, très
souvent, le maire, la mairesse ou le président, présidente de l'assemblée va
dire : Venez au micro et énoncez votre adresse. On entend ça souvent. Puis
là, maintenant, là, l'adresse est donc... tu sais, tout ça est enregistré. Je
l'entends souvent des résidents chez nous, là, qui viennent au micro, qui
donnent leurs noms et leurs adresses, puis là tout ça est enregistré, capté, et
ça demeure dans les archives. Ce n'est pas... ce n'est pas idéal pour des fins
de...
Mme
Laforest : Non, non, ça ne se fait pas publiquement, là.
Mme
Setlakwe : Ça se fait.
Mme
Laforest : Oui, mais là, étant donné qu'on donne la possibilité,
quelqu'un qui...
Mme
Setlakwe : Je comprends que là je suis peut-être un petit peu hors
sujet, mais c'est quand même une façon de vérifier.
Mme
Laforest : Ah! pas dans l'article. OK. Excusez.
Mme
Setlakwe : Bien, on l'est puis on ne l'est pas. Oui, c'est assez
connexe, là, de se demander : Est-ce qu'on continue de permettre aux
municipalités d'exiger que l'adresse soit mentionnée au micro?
Mme
Laforest : OK.
Mme Setlakwe : C'est une pratique
qui se fait.
Mme Laforest : Oui,
mais là, avec cette mesure-là qu'on va baliser les gens... on va baliser les
gens! On va baliser... on vient encadrer les mesures pour rester au conseil
municipal. C'est demandé par plusieurs municipalités, la plupart. Donc, ce
qu'elles nous disaient : Il y a quelqu'un qui va accueillir les gens et va
prendre l'adresse, confidentiellement,
permis de conduire ou peu importe. Puis ce n'est pas public, là. Ce n'est pas
Mme Andrée Laforest qui demeure... Non, ça va se faire
confidentiellement. Puis à la liste de période de questions, ça va se faire
très discrètement, pas d'inquiétude.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends que, dans certains cas, c'est exactement comme ça que ça va se faire,
il va y avoir un genre de... oui, d'accueil, de tri. Il y a même, des fois, des
municipalités, peut-être, qui veulent que les questions soient soumises
d'avance. Bon. Mais, quand même, je pense que ça... Je n'ai pas de
statistiques, je n'ai pas de chiffres, là, mais il y a des municipalités qui
demandent que l'adresse soit mentionnée au micro, que, justement, il n'y a pas
de... Tu sais, ça arrive quand même souvent que, dans les séances de conseil,
il n'y a pas 1 000 personnes, là,
tu sais, je veux dire, là, la salle, les chaises sont là. Il y a peut-être...
Il n'y a pas foule, mais la séance est enregistrée, puis la personne
vient au micro, et on lui demande de mentionner son adresse. Est-ce que ça
devrait être interdit de faire ça?
Mme Laforest : La personne qui ne
veut pas donner son adresse ne la donnera pas. Moi, si on me demande mon
adresse au micro, je ne le dirais pas, ça, c'est certain...
Mme Setlakwe : Non, ce serait mieux.
Mme Laforest : ...sauf que, dans
cette mesure-là... en plus, ce sera interdit maintenant, confidentiel, mais,
dans cette mesure-là, c'est vraiment de donner la possibilité aux villes
d'avoir une bonne procédure. Donc là, c'est sûr
que ce sera expliqué dans le Muni-Express, cette mesure-là va être bien
définie. Donc, avant... le conseil municipal prend les adresses des gens
confidentiellement, on ne nomme pas au micro. Mais, vous avez raison, parfois
ça fait plaisir aux citoyens de dire : Andrée Laforest, telle rue, tel ci,
tel ça, parce que je viens vous parler d'un problème de refoulement d'égout.
Mais il y a des citoyens qui veulent dire leurs adresses, alors bien à eux de
le dire, s'ils veulent le dire, là. Puis là le terme qu'il faudrait changer, ce
n'est pas «électeur», ce serait «résident», parce qu'on serait en concordance
avec le code.
Des voix : ...
Mme Laforest : Mais c'est normal
qu'on fasse parler les résidents... c'est normal. La priorité va rester aux résidents,
pareil, de la municipalité.
• (17 h 50) •
Mme Setlakwe : Ah oui! Non, mais on
ne remet pas en... en doute le principe derrière l'amendement que vous amenez,
là. Non, non, c'était... c'était juste d'utiliser la bonne terminologie pour
pouvoir...
Mme Laforest : Vous avez raison, on
va le changer.
Mme Setlakwe : ...ne pas exclure, ne
pas faire en sorte que, dans le fond, la préséance qu'on est en train d'établir
soit trop limitative, dans le fond.
Mme Laforest : Vous avez raison,
mais la préséance va aller toujours aux résidents, ça, c'est essentiel. Alors,
on va préparer ces deux amendements. On pourrait, M. le Président, 32.1,
suspendre, puis on pourrait aller tout de suite au 12.3. Vous êtes d'accord? Ce
serait votre amendement.
Le
Président (M. Schneeberger) : Oui. Alors, nous allons suspendre, avec le
consentement, 12.2 et 32.1. Et puis... Alors, nous allons prendre
l'article 12.3. Voilà.
Mme Laforest : L'article 12.3,
article 328 de la Loi sur les cités et villes :
Insérer, après l'article 12.2 du projet de
loi tel qu'amendé, le suivant :
12.3. L'article 328 de cette loi est
modifié :
1° par l'insertion, après le premier alinéa, du
suivant :
«Malgré le premier alinéa, le conseil d'une
municipalité de 50 000 habitants ou plus doit, si le maire en fait la
demande, choisir parmi ses membres un président du conseil ainsi qu'un
vice-président destiné [à le remplacer,] à remplacer le président en cas
d'absence. En cas d'absence du président et du vice-président, le conseil
choisit un de ses membres pour présider.»;
2° par le
remplacement, dans les troisième et quatrième... et cinquième alinéas, de
«quatrième» par «cinquième».
Alors, ici, c'est un amendement pour la Loi sur
les cités et villes, pour donner aux maires la possibilité, d'une municipalité
de 50 000 et plus, de présider... de ne pas présider les séances du
conseil municipal et de demander au conseil de désigner un autre membre du
conseil pour agir comme président du conseil.
Il y a quand même plusieurs municipalités, déjà,
qu'il y a des présidents d'assemblée, sauf que, quand on... une municipalité
demandait la présidence par un membre du conseil municipal, il fallait faire un
projet de loi d'intérêt privé à chaque fois. Puis là il y
en a plusieurs quand même, maires et mairesses, qui ont des présidents et présidentes
d'assemblée. Donc, ici, on vient rendre la possibilité à toutes les
municipalités de 50 000 et plus, évidemment, parce qu'il ne faudrait pas
avoir des présidents d'assemblée pour des municipalités de
10 000 habitants ou bien
1 000 habitants. Donc, ici, on le fait sur le 50 000 et plus,
c'était demandé lors des consultations particulières.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions sur 12.3? Députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Est-ce que... est-ce que ça veut dire que c'est obligatoire
maintenant d'avoir un président ou ce n'est
pas obligatoire? C'est le choix qui est donné, mais ils ont... ils ont la
possibilité s'ils veulent le faire.
Mme
Laforest : ...comme qui en fait la demande. Donc, ce n'est pas
obligatoire.
Mme Lakhoyan
Olivier : Qui en fait la demande.
Mme
Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan
Olivier : Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Autres questions? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Oui, oui. Donc, c'est une possibilité de le faire, et je
pense que c'est une bonne chose, justement,
pour... Mais, en fait, actuellement, il y en a beaucoup qui le font dans les
grandes villes, ça se fait beaucoup, il y a un président d'assemblée?
Mme Laforest :
...dans les grandes villes, mais
là on donnerait la possibilité aux 50 000 et plus, il y en aurait 24 qui
pourraient, 24 de plus.
Mme
Setlakwe : 24. OK. J'essaie de chiffrer, oui. Mais l'idée étant d'un
petit peu... un petit peu calquer le... ce qu'on a ici, à l'Assemblée
nationale, où il y a une présidente d'assemblée qui vient dans tout ça. Mais
est-ce que c'est ça, l'idée, dans le fond?
Parce que... Mais ce que je vois, c'est... c'est que le conseil... donc, «est
une municipalité de 50 000 ou plus», attendez, «doit, si le maire
en fait la demande, choisir», mais on choisit, parmi les membres du conseil, un
président de conseil.
Mme Laforest :
...il y a un vote, on choisit un
président ou une présidente d'assemblée. Il faut voir en plus que, juste dans
les derniers mois, on a un fait un PLIP d'intérêt privé pour Terrebonne,
Saint-Jérôme, Saint-Jean-sur-Richelieu. Donc, c'est ça. Puis là on avait
d'autres demandes, ça fait qu'on a dit : C'est une mesure quand même tout
à fait légitime, parce que le maire doit quand même assister, là, il est... ou
la mairesse doit être présent obligatoirement. Donc, c'est sûr que c'est une
mesure qu'on vient accorder aux... aux municipalités de...
Mme
Setlakwe : OK. Si on ne descend pas le seuil, il va continuer à y
avoir des demandes pour cette fourchette, là, de... pour ces municipalités,
entre 50 et 100. Je comprends que 100 et plus, ils ont déjà cette option de le
faire, mais là est-ce que je...
Mme
Laforest : ...50 000 et plus.
Mme Setlakwe :
Oui. On va descendre le seuil,
excusez, à 50 000. Et ce que vous dites, c'est qu'il y a eu, donc, obligation
de passer par la procédure de PLIP.
Mme
Laforest : Oui.
Mme
Setlakwe : OK. Là, ça ne sera pas nécessaire, pour ceux qui veulent
bien le faire. Mais comment ça se passe? Juste nous expliquer. Moi, je n'ai
jamais assisté à une séance où il y avait un président d'assemblée. Est-ce
que... Mais c'est un élu qui... c'est un élu, c'est un membre du conseil?
Mme
Laforest : Oui. C'est la même chose, en fait.
Mme
Setlakwe : Mais ça fait peut-être en sorte que...
Mme
Laforest : Bien, en fait, votre réflexion est excellente.
Mme
Setlakwe : ...améliorer le climat ou améliorer... Tu sais, comment
vous voyez que ça peut contribuer, justement, à améliorer...
Mme Laforest : C'est la première
demande du comité démocratie municipale, parce que les élus disaient : On aimerait ça avoir cette mesure-là, parce qu'on
voit que, dans les municipalités où... où il y a un président d'assemblée,
le climat est quand même beaucoup plus sain. Tandis que,
quand on a un maire ou une mairesse, parfois, le climat est plus tendu. Ça fait
que c'est pour ça que, dans leur première demande, ils ont dit : Est-ce
qu'on pourrait avoir des présidents d'assemblée dans les villes de 50 000
et plus? C'est sûr que ça pourrait aider nos élus, maires et mairesses, donc,
parce que le maire et la mairesse sont toujours directement concernés. Peu
importe l'adresse dans la municipalité, les questions n'iront pas
nécessairement aux conseillers, elles vont aller directement au maire. Ça fait
que là, si on a un président d'assemblée, ça diminue la pression, ça diminue la
tension au conseil.
Mme Setlakwe : ...c'est ça que
j'essayais de... c'est ce que je comprenais. Et donc, là, on va donc ouvrir
cette possibilité-là à un plus grand nombre de municipalités. Mais ce n'est pas
une... c'est... Est-ce qu'ils peuvent désigner une personne autre qu'un élu?
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : C'est un élu.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Oui, je comprends.
Puis donc, dans des situations où... Là, peu importe qu'il y ait des partis
politiques ou pas, qu'il y ait des majorités, minorités et indépendants, ce
sera donc... ce sera au conseil à désigner un membre. Donc, c'est la majorité
qui va décider qui va jouer ce rôle-là, mais... OK.
Mme Laforest : ...même procédure
qu'on fait avec les PLIP. Ça fait bien que...
Mme
Setlakwe : Parfait. Puis là, ici, donc, c'est un... Ça, c'est
un amendement de... que vous proposez depuis que vous avez déposé le
projet de loi?
Mme Laforest : Oui, après les
consultations.
Mme Setlakwe : Oui. Merci. Ça va.
Le
Président (M. Schneeberger) : ...alors, est-ce que 12.3 est... qui... dans le
fond, l'amendement qui introduit l'article 12.3 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
65.1.
Mme
Laforest : 65.1 aussi, c'est un amendement, parce que ça a
été demandé lors des consultations avec la FQM.
Article 65.1, article 44.1 de la Loi
sur les élections et les référendums dans les municipalités :
Insérer, avant l'article 66 du projet de
loi, le suivant :
65.1. La Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2) est modifiée par
l'insertion, après l'article 44, du suivant :
«44.1. Malgré l'article 44, le conseil
d'une municipalité de moins de 2 000 habitants et dont le territoire
n'est pas divisé aux fins électorales peut
être composé du maire et des quatre conseillers si un règlement est adopté à
cette fin.
«Pour ce faire, le conseil doit adopter, par
résolution, un projet de règlement et doit tenir une assemblée publique de
consultation sur ce projet de règlement. Au plus tard le dixième jour qui
précède celui de l'assemblée, le conseil
doit faire publier un avis [à] la date, de l'heure et du lieu de celle-ci. Les
dispositions de l'article 20 s'appliquent à l'assemblée.
«Le règlement doit être adopté au plus tard le
31 décembre de l'année civile qui précède celle où doit avoir lieu
l'élection générale et s'applique à compter de cette élection générale. Il en
est de même pour un règlement qui abroge ce règlement, qui n'est toutefois pas
assujetti aux exigences du deuxième alinéa.
«Le greffier ou greffier-trésorier doit
transmettre une copie certifiée conforme du règlement au ministre des Affaires
municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire et au directeur
général des élections.»
Donc, cet amendement introduit à la LERM un
nouvel article qui permet au conseil d'une municipalité de moins de
2 000 habitants de passer le nombre de conseillers de six à quatre,
parce qu'évidemment il y a une demande — c'était dans les
consultations particulières — de réduire les difficultés... de réduire,
parce qu'il y a des difficultés de recrutement dans les municipalités de
2 000 habitants et moins.
Donc, ici, c'était la demande de la Fédération
québécoise des municipalités, où le conseil passerait de six à quatre, selon la
demande de la municipalité. Donc, ce n'est pas une obligation, mais c'est une
possibilité. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 65.1? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, mais ici, là, je
crois comprendre que c'est en réponse à... bien, pas une... oui, à une pénurie, dans le fond, ce n'est pas une
question... oui, ce n'est peut-être pas une question de... mais c'est comme
difficultés de
recruter puis de... j'imagine, devant le constat d'élections par acclamation ou
même de postes qui demeurent vacants, où il n'y a même pas de candidat,
c'est ça?
Mme Laforest : Oui, exactement,
parce qu'on a de la...
Mme Setlakwe : Est-ce qu'on a des
chiffres à l'appui? Là, moi, je n'ai rien, tu sais, on n'a pas... on n'est pas contre, là, cette idée-là. On a bien entendu la
FQM. Mais j'essaie de voir, je n'ai pas le... on n'a pas de chiffres. Mais c'est
justement pour dire... Mais je pense que le principe, c'est de dire : Mais
quatre, c'est suffisant, étant donné que ça ne se bouscule pas à la porte, là,
pour se porter candidat pour remplir... Mais j'essaie de voir qu'est-ce qu'on a
comme chiffres à l'appui.
• (18 heures) •
Mme
Laforest : Parce qu'on va voir dans le projet de loi, pas
tout de suite, là, mais il va y avoir une obligation d'aviser la
Commission municipale ou encore le ministère des Affaires municipales dès qu'il
y a une démission. Donc, ça, présentement, ce n'est même pas obligatoire. Ça
fait que là on va l'obliger, là, je crois, vous l'avez vu dans le projet de
loi. Puis au niveau des postes vacants qui étaient dans les municipalités en
2021, il y avait quand même 90 postes vacants, donc c'est sûr que, quand...
90 % des postes vacants. Donc, c'est sûr que recruter des nouvelles
conseillères, conseillers, c'était assez particulier.
Mme Setlakwe : 90 % de postes
vacants?
Mme Laforest : Des petites
municipalités, de 2 000 et moins.
Mme Setlakwe : Oui, là, on parle de
moins de 2 000.
Mme
Laforest : Oui, oui, juste celles de 2 000 et moins.
Donc, c'est pour ça qu'on touche juste à ces municipalités.
Mme Setlakwe : Attendez un peu, là.
Il y a eu l'élection de 2021, dans les petites municipalités de moins de
2 000 habitants...
Mme Laforest : ...c'est pour ça
qu'on a eu la demande de la FQM de dire : Baissez le nombre d'exigences du
nombre des conseillers.
Mme Setlakwe : OK. Mais ça
représente combien de municipalités, disons? Mais là c'est donc des conseils où
les postes sont vacants aujourd'hui.
Mme Laforest : ...là, c'est en 2021,
là.
Mme Setlakwe : Oui, mais donc les
postes, il n'y avait pas de candidat?
Mme Laforest : On ne trouvait pas
des candidats dans les plus petites municipalités. C'est pour ça qu'on a fait,
d'ailleurs, le programme regroupement des services intermunicipaux.
Mme Setlakwe : Mais c'est beaucoup,
là, 90 %, ou peut-être que c'est concentré dans certaines... J'essaie
juste de comprendre, c'est vraiment un chiffre... c'est impressionnant.
Mme Laforest : 90 % des postes
vacants, ça touchait les 2 000 et moins, c'est ça. C'est énorme, là, vous
avez raison.
Mme
Setlakwe : Ça fait qu'on a actuellement, au Québec, dans les
petites municipalités, un très grand nombre...
Mme Laforest : De postes vacants.
Mme Setlakwe : ...de conseils, là,
où il y a... Non, non, mais c'est ça pareil, là, il y a... il y a six chaises
plus le... plus le maire. Oui, c'est ça.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
je vous écoute, là, je vais intervenir parce que c'est quand même important. Ce
que j'ai entendu, c'est que, les municipalités de moins de
2 000 habitants, parmi tous les postes vacants au Québec, c'est
90 % des postes qui étaient vacants qui concernaient les municipalités qui
étaient en bas de 2 000 habitants. C'est ça. Ce n'est pas 90 %
des postes qui étaient au conseil municipal qui étaient vacants, ce n'est pas pareil.
Mme Setlakwe : Non, non. Mais
donc... Merci. Donc, ce n'est pas ça, OK, effectivement. Mais de tous les postes vacants, 90 %, je m'excuse, se
retrouvent dans les 2 000 et moins. Mais on parle de combien de
municipalités, là, qui n'ont pas... qui ont juste quatre conseillers,
disons?
Mme Laforest : On
n'a pas le nombre de municipalités, mais on a, au moins, plus de
600 postes, en 2021, là, qui étaient
vacants. Mais il faut voir aussi que toute cette problématique-là amène des
élections partielles. Imaginez, on n'a même pas de conseillers qui se
présentent, parfois, dans les 2 000 et moins, ça fait qu'on va en
élections partielles. Mais, même, vous avez vu sûrement des articles
présentement dans les revues de presse, il n'y a pas de candidats. Ça fait que
c'est sûr que, dans les 2 000 et moins, c'est compréhensible, vraiment,
là, que six conseillers, parfois, c'est trop.
Mme Setlakwe : ...dans tous les
postes vacants, 90 % se retrouvent dans les très petites...
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : ...mais là on ne
parle même pas de... on parle, suite à l'élection de 2021, il y a des sièges vacants. Mais, s'il y en a en plus qui
démissionnent en cours de mandat, ça déclenche une élection partielle où il n'y
a même pas de candidat. OK.
Mme Laforest : Et voilà.
Mme Setlakwe : On passerait de six
à... mais comment... Les municipalités de moins de 2 000 doivent avoir six
conseillers.
Mme Laforest : Oui, plus le maire...
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Mme
Laforest : ...et la mairesse. Ça fait que c'est pour ça que
c'est tout à fait... c'est excellent, cette mesure-là.
Mme Setlakwe : Pourquoi ça n'avait
pas été placé dans le projet de loi initial? Jamais trop tard, là, mais...
Mme Laforest : Pourquoi?
Mme Setlakwe : Dans la version
initiale.
Mme Laforest : Ah! bien, ça a été la
FQM qui a fait la demande durant la commission parlementaire. Je ne sais pas si
vous vous rappelez, là, c'était demandé par... je crois que c'était Sylvain
Lepage ou Jacques Demers. Jacques Demers, oui...
Mme Setlakwe : Non, c'est beaucoup,
six... six conseillers. Donc, il n'y a pas de... Ah! attendez.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui, oui, non, non,
c'est très clair. J'essaie juste de... Ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'article 60...
Mme Lakhoyan Olivier : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Députée de Chomedey. Excusez-moi.
Mme
Lakhoyan Olivier : Merci, M. le Président. Un conseiller municipal,
dans les villes, a combien d'habitants, par conseiller municipal? C'est
quoi, la loi?
Mme Laforest : Ah! bien là, on
pourrait tout vous envoyer le tableau, là, ça peut...
Mme
Lakhoyan Olivier : Non, ce n'est pas ça. Parce que je me dis :
2 000 habitants pour six ou quatre conseils municipals...
municipaux...
Mme Laforest : On a-tu les tableaux
de tout ça? On pourrait vous les fournir. On va vous envoyer les informations.
Mme Lakhoyan Olivier : Par
proportion...
Mme Laforest : Oui, bonne idée.
Mme Lakhoyan Olivier : ...2 000
habitants, est-ce que ça prend six, quatre, trois?
Mme Laforest : On
vous envoie ça avec plaisir.
Mme Lakhoyan Olivier : Je me demande
si ce n'est pas trop pour 2 000. C'est ça, la question.
Mme Laforest : C'est ça, on les
baisse à quatre, oui. Votre question est excellente.
Mme Lakhoyan Olivier : Un bon début.
Mme Laforest : Puis là on agit, à
quatre. Peut-être qu'on va baisser.
Mme Lakhoyan Olivier : Mais
2 000, là, une ville, 2 000... Excusez-moi, je vous ai coupé la
parole. 2 000, ce serait... Comme, exemple, ils doivent avoir beaucoup de
boisés, forêts probablement. Ça doit être beau.
Mme Laforest : ...prudents, là,
parce que ce n'est pas parce qu'il y a une ville de 2 000 habitants
qu'il y a trop de conseillers. Parce qu'il y a des... il y a des
2 000 habitants et moins qui ont six conseillers. Mais parfois il y a
des dossiers très importants, là, dans des petites, petites municipalités, des
municipalités qui ont à gérer des barrages, des
trucs comme ça. Ça fait que, tu sais, il ne faut pas dire : Ah! 2 000
habitants, tout de suite, c'est trop, six conseillers. Ils ont des
responsabilités différentes aussi.
Ça fait que ça, c'était demandé par la FQM.
L'article, là, vous allez voir aussi, là, en toute logique, étant donné qu'il y
a une difficulté de recruter des conseillers, des maires, mairesses, il y a
aussi la demande de la FMQ que, les préfets, les mandats de deux ans soient
prolongés à quatre ans. Ça aussi, on va le voir. Parce que retomber en élection
à chaque deux ans, là, c'est... Ça fait que ça, c'est dans la... tout le temps
dans la dynamique de pénurie de main-d'oeuvre aussi.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Mme Laforest : Mais on va vous
envoyer les tableaux avec plaisir.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Le
Président (M. Schneeberger) : Mais il y a énormément de municipalités qu'il y a
moins de 2 000 habitants. Moi, j'en ai 20 dans mon comté puis j'en ai
juste quatre, si ma mémoire est bonne... j'en ai juste quatre qui sont
au-dessus de 2 000, 2 000 habitants. Les autres sont toutes en
bas. Alors, j'ai des... Il y a des centres de foyers pour personnes âgées qui
ont plus d'habitants à l'intérieur du centre que dans la municipalité. C'est la
réalité de nos régions, ça.
Mme Setlakwe : ...les postes, il y a
des postes vacants?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
il y en a, mais ça... la démocratie est bien, chez nous, quand même, je ne peux
pas me plaindre. Voilà.
D'autres questions? On y va? Alors, 65.1...
l'amendement qui introduit 65.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : 127.
Article 127.
Mme Laforest : 127.
L'article 127 : L'article 210.25 de la Loi sur l'organisation
territoriale municipale (chapitre O-9) est remplacé par le suivant :
«210.25. Sous réserve de
l'article 210.29.1, le conseil de la municipalité régionale de comté doit,
lors d'une séance tenue dans les trois mois suivant une élection générale,
procéder à l'élection du préfet.
«Il peut en outre, par résolution, dans le délai
prévu au premier alinéa mais avant l'élection du préfet, décider qu'une
élection supplémentaire au poste de préfet sera tenue à sa première séance
suivant de deux ans l'élection du préfet. La résolution doit être adoptée à la
majorité des deux tiers des voix selon ce que prévoit l'article 202 de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (chapitre A-19.1), à l'exception du
deuxième alinéa. Elle ne peut être abrogée et n'est valide que pour une
élection.»
L'article 127 du projet de loi remplace
l'article 210.25 de la Loi sur l'organisation territoriale municipale, qui
porte sur l'élection du préfet. La loi
prévoit actuellement entre trois façons d'élire le préfet : au suffrage
universel, par cooptation, selon le principe d'alternance entre le maire d'une
ville centre et le maire de l'une des autres municipalités locales
composant la municipalité régionale de comté, prévu à l'article 210.26.1.
Le nouvel article 210.25 prévoit que
l'élection du préfet se ferait par cooptation, sauf si le conseil décide qu'il doit l'être au suffrage universel en vertu
de l'article 210.29.1. L'élection par cooptation du préfet devrait se
tenir dans les trois mois d'une élection générale, par mandats d'environ
quatre ans.
Donc, ici, on vient s'arrimer, avec l'élection
des préfets cooptés, avec les élections générales municipales, pour respecter,
évidemment, certaines situations de pénurie de préfets. On vient prolonger la
durée du mandat de préfet à quatre ans. Voilà. Merci, M. le Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des
questions sur l'article 127? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
Oui. Mme la ministre, vous avez
dit que c'était en raison d'une pénurie ou c'est plutôt parce qu'on
veut...
Mme
Laforest : ...
Mme
Setlakwe : OK. Parce que c'est très court, deux ans.
Mme Laforest :
Oui.
Mme Setlakwe :
Et donc c'était quoi, la... On
vise à répondre à quelle... à quelle problématique, vraiment, là?
Mme
Laforest : Deux problématiques. La première, c'est que c'est sûr que,
pour les préfets, voir qu'ils seraient en poste seulement pendant deux ans
parfois, c'était moins attirant, sinon peu attirant. Puis ceux qui sont là pour
deux ans, bien, évidemment... Évidemment, on touche tous les enjeux des MRC.
Puis là on travaille avec les MRC pour les orientations gouvernementales, avec
toutes les obligations d'indicateurs et de cibles. Ça fait que, là, c'est sûr
qu'on est tout à fait conscients que quatre ans, ce sera plus intéressant pour
leur mandat.
• (18 h 10) •
Mme
Setlakwe : Puis l'élection doit se faire dans les trois mois suivants
l'élection générale municipale.
Mme
Laforest : Oui. Oui, on le garde.
Une voix :
...
Mme Setlakwe :
Pardon? Non, non. OK. Donc, ici,
c'est une... Moi, je ne vois pas... je ne vois pas d'enjeu, là, c'est...
ça semble répondre à un besoin, puis c'est vraiment souhaité dans le milieu.
Mme Laforest :
...avec la FQM, avec... de six à
quatre puis, tout de suite après, de deux ans à quatre ans pour les
préfets.
Mme Setlakwe : Est-ce qu'on peut dire que ça enlève... Bien, ça
enlève... ça va enlever une lourdeur administrative aussi, là.
Mme
Laforest : Exactement.
Mme
Setlakwe : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Merci, M. le Président. Si je comprends bien, on est en
train d'uniformiser. Parce qu'en ce moment il y a trois façons, c'est ça, la
loi prévoit actuellement entre trois façons d'élire le préfet, puis là on est
en train de changer, de modifier. Est-ce que c'est bien ça qu'on fait?
Mme
Laforest : En fait, depuis la création des MRC, depuis 1979, la durée
des mandats des préfets est de deux ans. La seule exception, ça concerne les
préfets qui sont élus au suffrage universel, pour ceux-ci, dont le mandat est
de quatre ans. Donc, ici, on voit les responsabilités accrues des MRC. Donc, au
cours des derniers 10 ans, les MRC ont plus de responsabilités, donc le
mandat de deux ans ne permet pas de terminer les travaux qu'ils ont... ou les
dossiers qu'ils ont commencés. Alors, c'est pour ça qu'on fait cette mesure-là.
Mme Lakhoyan
Olivier : Puis en même temps la mesure, ici, que vous avez ajoutée,
«le conseil pourrait néanmoins décider de
tenir une élection à mi-chemin entre deux élections générales», c'est une bonne
idée parce que, dépendant des élus, bien, ils vont pouvoir continuer
entre les deux, si ce n'est pas les mêmes élus qui sont en poste, donc
continuation du...
Mme
Laforest : Oui. Exact.
Mme Lakhoyan
Olivier : Moi, moi aussi...
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme Lakhoyan
Olivier : Oui, oui, ça va. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Parfait. Alors, est-ce que l'article 127 est adopté?
Des
voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 128.
Mme
Laforest : Article 128, M. le Président : L'article 210.26
de cette loi est modifié :
1° par la
suppression, dans le premier alinéa, de «Sous réserve de
l'article 210.26.1,»;
2° par le
remplacement, dans le cinquième alinéa, de «peut» par «doit».
L'article 128 du
projet de loi modifierait l'article 210.26 de la LOTM, qui prévoit la
procédure d'élection du préfet par cooptation.
La
modification proposée consisterait, d'une part, à supprimer par concordance la
mention de l'article 210.26.1, dont l'abrogation est proposée à
l'article 129 du projet de loi. D'autre part, elle consisterait à rendre obligatoire,
en changeant «peut» par «doit» dans le cinquième alinéa, la détermination des
circonstances dans... un tirage au sort doit être tenu en cas d'égalité.
Donc, ici, on vient
juste assurer la nomination du préfet. Comme la mesure, là, demandée tantôt,
c'est une question de concordance pour les
situations d'égalité, pour les voix qui seraient évitées. Donc, c'est pour la
nomination des préfets pour la Loi sur l'organisation territoriale municipale
avec les MRC, pour la nomination des préfets.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci pour les explications. Est-ce qu'il y a des
questions? Aucune? Non, ça va? Oui, députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : ...d'établir les règles... Excusez-moi.
Le Président (M.
Schneeberger) : Non, non, allez-y. C'est bon.
Mme Lakhoyan
Olivier : On est en train d'établir les règles de comment ça va se
faire, de l'article 127.
Mme
Laforest : Exactement. C'est de la concordance.
Mme Lakhoyan
Olivier : C'est ça. Ça clarifie, donc.
Le Président (M.
Schneeberger) : C'est bon. Alors, est-ce que l'article 128 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 129.
Mme
Laforest : 129.
129.
L'article 210.26.1 de cette loi est abrogé.
Donc, c'est la loi,
justement, sur l'organisation territoriale qui prévoit une élection du préfet
selon un mode d'alternance entre le maire...
d'une des municipalités locales. Donc, c'est en... en... en concordance et
en... cohérence — voyons! — avec
la prolongation du mandat du préfet et deux ans à quatre ans. Voilà.
Le Président
(M. Schneeberger) : Questions? Est-ce que l'article 129 est
adopté?Adopté. Article 130.
Mme Laforest :
L'article 130 : L'article 210.28 de cette loi est
modifié :
1° par le
remplacement des premier et deuxième alinéas par le suivant :
«Le mandat du préfet
expire lorsque le préfet qui lui succède est élu. Toutefois, il prend fin
lorsque le préfet démissionne de ce poste, est destitué conformément au
troisième alinéa ou cesse d'être maire d'une municipalité locale dont le
territoire est compris dans celui de la municipalité régionale de comté.»;
2° par la
suppression de la dernière phrase du quatrième alinéa;
3° par la
suppression du cinquième alinéa.
Donc, ici,
l'article 30... 130 du projet de loi modifie l'article 210.28 de la
Loi sur l'organisation territoriale, qui porte sur la durée et la fin du mandat
d'un préfet.
Donc, la modification
qui est proposée consiste, premièrement, à introduire une expiration du mandat
au moment de l'élection du successeur du
préfet. Le mandat aurait ainsi une durée d'environ quatre ans, sauf si le
conseil de la municipalité régionale du comté... de comté décide de
tenir une élection.
Donc, ici, on vient
respecter les MRC qui voudraient quand même garder cette disposition-là de deux
ans. Donc, c'est en concordance avec la
passation de deux à quatre ans. Puis c'est en concordance avec
l'article 218.28, qu'on a adopté précédemment.
Le Président
(M. Schneeberger) : Merci. Questions sur 130? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
Oui. Donc, juste rapidement, ce n'est pas une obligation, c'est ça?
Mme Laforest :
...quand même qui veulent garder cette mesure-là. Il y en a qui veulent
vraiment procéder à quatre ans.
Mme Setlakwe :
De toute façon, on est tout dans la concordance. On le permet puis, après
ça, on ajuste tous les articles qui...
Mme Laforest :
Avec les autres articles.
Mme
Setlakwe : OK.
Le Président
(M. Schneeberger) : Alors, est-ce que l'article 130 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : 131.
Mme Laforest :
131. L'article 210.29 de cette loi est remplacé par le suivant :
«210.29. La
vacance au poste de préfet doit être comblée conformément à
l'article 210.26 lors de la séance régulière suivante ou à une séance
extraordinaire convoquée à cet effet.
«Toutefois, lorsque
le poste est vacant parce que le préfet a cessé d'être maire d'une municipalité
locale à la suite d'une élection générale, le préfet suppléant occupe le poste
de préfet tant qu'un nouveau préfet n'a pas été élu conformément à
l'article 210.25. Si le préfet suppléant n'a pas été réélu à titre de
maire, un nouveau préfet suppléant doit être nommé à la première séance du
conseil suivant l'élection générale.»
Donc, ici,
l'article 131 du projet de loi remplacerait l'article 210.29 de la
Loi sur l'organisation territoriale, qui porte sur la vacance au poste de
préfet et la façon de le combler. Donc, ici, on prévoit les règles applicables
en cas de vacance au poste de préfet à la suite de l'élection générale
municipale. Voilà. Merci, M. le Président.
Le Président
(M. Schneeberger) : Merci. Questions sur 131?
Mme
Setlakwe : ...période intérimaire, ici, là.
Mme
Laforest : Exactement.
Le Président
(M. Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que 131 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : Adopté. 134.
Mme Laforest :
134. L'article 78 de la Loi sur la police (chapitre P-13.1) est
modifié par le remplacement du paragraphe 1° du premier alinéa par le
paragraphe suivant :
«1° de quatre à
sept personnes :
«a) lorsque
l'entente est conclue avec la municipalité régionale de comté, désignées par
cette dernière et choisies parmi les membres des conseils des municipalités
locales visées par l'entente et, le cas échéant, le préfet élu conformément à
l'article 210.29.2 de la Loi sur l'organisation territoriale municipale
(chapitre O-9);
«b) lorsque
l'entente est conclue avec la municipalité locale, désignées par cette dernière
et choisies parmi les membres de son conseil.»
L'article 134 du
projet de loi modifierait l'article 78 de la Loi sur la police afin de
changer les règles régissant la composition des comités de sécurité publique.
Ces comités sont chargés de la mise en application des ententes relatives aux
services policiers fournis par... aux municipalités par la Sûreté du Québec et
ils sont composés de quatre à sept personnes
choisies, selon le cas, par la municipalité locale parmi les membres du conseil
de la municipalité locale partie à l'entente ou par la MRC parmi les
membres du conseil des municipalités locales visées par l'entente conclue avec
la MRC.
La disposition
actuelle permet aux seuls élus des municipalités desservies par la Sûreté du
Québec d'être membres du comité, et le préfet élu au suffrage universel ne peut
donc en être membre. La modification proposée permettrait au préfet élu au
suffrage universel d'être désigné membre de ce comité par le conseil de la MRC.
Donc, ici, on prévoit
qu'un préfet qui est élu au suffrage universel puisse être nommé à un comité de
sécurité publique. On vient assurer que les préfets élus au suffrage universel
puissent représenter leur population en siégeant sur le comité de la sécurité
publique. Donc, on offre une flexibilité additionnelle dans la nomination des
membres des conseils de sécurité publique en
augmentant le bassin de candidats potentiels avec les préfets. Voilà. Merci, M.
le Président.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci, Mme la ministre. Questions sur 134? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Oui. Merci. Donc, juste... juste nous expliquer la
problématique, là, qu'est-ce qu'on essaie de résoudre comme problématique.
Encore une fois, c'est... Bien, on comprend, là, qu'on va avoir plus de
candidats. Mais il y avait, donc, un enjeu à ce que... avec le régime actuel
qui permet uniquement aux élus des municipalités desservies de siéger sur ce...
oui, sur ce comité-là. Et là on vient quand même... On n'a rien contre, là,
mais c'est... quelle est l'explication derrière... derrière ce changement-là?
• (18 h 20) •
Mme
Laforest : Bien, en fait, c'est qu'on vient permettre à un préfet qui
est élu au suffrage universel, élu comme on a vu précédemment, qu'il puisse
participer au comité de sécurité publique pour représenter l'ensemble des
municipalités.
Donc, c'est
important, cette disposition-là, parce que les préfets, évidemment, ils ont la
responsabilité de toutes les municipalités sur leurs territoires. Donc,
l'adoption de cette disposition, de participer au comité de sécurité publique,
c'est quand même essentiel, avec les mesures de deux ans à quatre ans, qu'ils
pourraient quand même siéger, parce qu'on
s'entend que les préfets ont une bonne... un bon portrait de leurs... des
problématiques de leurs territoires.
Donc, c'est sûr
qu'ici les MRC, au total de 17, ont déjà un préfet élu au suffrage universel et
ont une desserte des services de police de la SQ, donc on s'entend que les
préfets qui travaillent avec la police de la SQ pourraient maintenant siéger
sur le comité de sécurité publique. Alors, voilà, c'est juste permettre un
poste de préfet.
Mme Setlakwe :
Non, non, je pense qu'ils ont la
légitimité puis... Mais pourquoi ils ne pouvaient pas le faire,
actuellement?
Mme
Laforest : Parce que la loi ne le permettait pas. Puis c'est spécial,
parce que c'est sûr qu'eux autres travaillent vraiment avec la SQ, donc c'est
très, très bon, c'est positif, que...
Mme
Setlakwe : Bien oui. Qui a demandé ça?
Mme
Laforest : C'est-tu la FQM aussi? C'est la FQM aussi, oui.
Mme
Setlakwe : Oui. Il n'y a vraiment pas d'enjeu.
Mme
Laforest : Puis en plus c'est que, quand on a passé de deux ans à
quatre ans, bien, eux autres, ils ont dit : On aurait la possibilité,
maintenant, d'être plus actifs sur le comité de sécurité publique. Donc, c'est
important pour les enjeux.
Mme
Setlakwe : Il n'y a pas de... il n'y a vraiment pas d'enjeu, M. le
Président.
Le Président (M.
Schneeberger) : Non? Ça va? Alors, est-ce que le 134 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : 135.
Mme Laforest : 135. L'annexe C de cette loi est modifiée par le
remplacement du sous-paragraphe a du paragraphe 3° par les
sous-paragraphes suivants :
«a) s'il s'agit
d'une entente conclue avec une municipalité locale, de quatre membres du
conseil de cette municipalité désignés par cette dernière ou, à défaut, par le
ministre;
«a.1) s'il
s'agit d'une entente conclue avec une municipalité régionale de comté, de
quatre membres désignés par cette dernière ou, à défaut, par le ministre, parmi
les membres des conseils des municipalités locales visées par l'entente et, le
cas échéant, le préfet élu conformément à l'article 210.29.2 de la Loi sur
l'organisation territoriale municipale (chapitre O-9);».
L'article 135 du
projet de loi modifierait l'annexe C de la Loi sur la police à des fins de
concordance avec la modification proposée à l'article 134 du projet de
loi, qui vise à permettre au préfet d'être désigné membre d'un comité de
sécurité publique.
Donc, c'est une
modification de concordance qui est proposée à l'article 135 pour la
loi... de l'annexe C sur la Loi de la police, pour prévoir qu'un préfet élu au
suffrage universel puisse être nommé à un comité de sécurité publique. Merci,
M. le Président.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des...
Mme
Laforest : ...tout de suite passer les deux amendements de résidents?
Non?
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Est-ce que... Bon, est-ce qu'il y a des questions
sur 135?
Mme
Setlakwe : ...suite de ce qu'on vient de discuter, donc...
Le
Président (M. Schneeberger) : Parfait. Alors, est-ce que 135 est
adopté?Adopté.
Là, le bloc de la
gouvernance est... bien, pas terminé, il reste deux articles suspendus. Est-ce
que vous voulez les ramener avant de terminer le bloc ou non? On n'est pas
prêts? On n'est pas prêts. Alors, à ce moment-là, nous allons passer au niveau
du bloc de la fiscalité et finances publiques, avec l'article 11.
Mme Laforest :
Article 11 :
L'article 105.2 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «mai» par «juin».
En fait, c'est
simple, c'est... l'article 11 du projet de loi modifie
l'article 105.2 de la Loi sur les cités et villes afin de reporter du
15 mai au 15 juin la date de transmission au ministre des Affaires
municipales, par le greffier, du rapport financier et du rapport du
vérificateur général ou du vérificateur externe.
Ici, on fait passer
la date du 15 mai au 15 juin à laquelle le greffier d'une
municipalité régie par la Loi sur les cités et villes doit transmettre le
rapport financier et tout rapport d'un vérificateur général ou d'un
vérificateur externe à la ministre des Affaires municipales. C'est une simple
demande de passer du mois de mai au mois de juin. Puis pourquoi? Votre question
est bonne. Parce que dans... c'est dans... Là, ce n'est pas si pire, cette
année, ça s'est bien passé, mais parfois c'est dans des situations où les
municipalités vivent des inondations. Alors, quand c'est des périodes d'inondation, tout est arrêté. Parfois,
on perd même un mois pour faire des travaux. Donc, ici, c'est important,
les municipalités ont demandé un délai seulement d'un mois, avec le VG, pour le
rapport du vérificateur général. Donc, c'est juste pour qu'elles s'acquittent
d'un mois de plus de leurs obligations légales.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme
Setlakwe : ...
Le Président (M.
Schneeberger) : Question? Allez-y, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Je peux très bien comprendre qu'il y ait des... Mais on
vise ici des circonstances exceptionnelles,
sauf qu'on vient changer... on vient ajouter vraiment un mois de plus. Je ne
dis pas... je ne dis pas qu'on est contre, j'essaie juste de comprendre.
Parce que, dans le processus, donc, de... Tu sais, on finit l'année, on fait...
on embarque dans tout le processus de rapport financier, on présente ça aux
résidents, il n'y a pas, comme... Là, je ne me rappelle pas, là, des délais qui
s'appliquent, mais il y a quand même plusieurs étapes qui mènent à... Ça, c'est
la dernière, là, d'envoyer le rapport financier puis le rapport de vérification
à la ministre. C'est de ça dont on parle. Mais
là, en amont, il y a toutes sortes d'étapes, là, dans l'approbation, la
présentation de ces rapports-là. Mais c'est, donc, tout le processus qui
pose...
Tu sais, j'essaie de
voir. Il y a une problématique, là, il y a, donc... Ça arrive souvent que les
municipalités sont coincées par les délais en place qui sont... C'est des
délais qui sont en place depuis longtemps, là, c'est une... c'est une routine à chaque année. J'essaie juste
de creuser un peu plus pour comprendre la problématique. Puis je peux très
bien comprendre qu'il y ait des circonstances exceptionnelles. Puis je vois...
Ah oui! Puis je vois même que la Fédération québécoise des municipalités
demande ou recommande que la date prévue... souhaite aller au 30... Ah! eux autres, ils veulent même plus de temps,
30 juin. Mais quand même, je veux quand même comprendre quel est... quel
est l'enjeu.
Mme
Laforest : Pénurie de main-d'oeuvre. Parfois, situations
exceptionnelles, comme je le mentionnais. Donc,
c'est sûr qu'il y a 36 % des municipalités locales qui n'étaient pas en
mesure de déposer les rapports financiers. Ça fait qu'à 36 % elles
ont demandé juste un délai d'un mois.
Mme
Setlakwe : Est-ce que vous pensez que ça va affecter quand même le
calendrier pour... tu sais, pour bien des grandes municipalités, là, qui ont...
Mme
Laforest : Bien, souvent...
Mme
Setlakwe : Vous dites... vous dites qu'il y a 36 % de
municipalités qui ont un enjeu?
Mme Laforest :
Qui ne se sont pas conformées, dû
aux délais trop courts. Puis en même temps, juste... je ne veux pas
nommer de municipalités, mais ce n'est pas nécessairement les grandes
municipalités.
Mme
Setlakwe : 36 % ne se sont pas conformées, comme, une seule fois,
là, durant le dernier exercice de... Parce que là ils sont... là, ils sont dans
leurs procédures, justement. Donc, en 2023, c'est ça, la statistique?
Mme
Laforest : Non. De 2016 à 2020, 36 %.
Mme
Setlakwe : Excusez. OK.
Mme
Laforest : Donc, c'est pour ça qu'il y a quand même...
Mme Setlakwe : Sept ans.
Mme Laforest : Oui,
c'est ça. C'est pour ça que la demande est réelle, là. Si, depuis sept ans
comme ça... pas...
Mme
Setlakwe : Non, non, je comprends.
Mme
Laforest : Quatre ans.
Mme
Setlakwe : OK. Puis pourquoi vous ne souhaiteriez pas...
Mme
Laforest : Parce qu'ils ont demandé un mois seulement.
Mme Setlakwe :
FQM semble vouloir plus de temps,
c'est ça que je suis en train de réaliser, là, FQM demande que ce soit
établi au 30 juin et non le 15.
Mme
Laforest : On ne peut pas donner plus parce qu'il y a quand même,
comme vous dites, les autres obligations,
là. Il faut quand même être sérieux dans les demandes. On ne peut pas aller
plus loin que ça. Puis en plus on nous avait dit, même, que... juillet
et août, parfois, à cause des vacances. Ça fait que, là, c'est sûr que, s'il y
a des vacances, on est mieux de tout de suite garder juste le mois de juin, là,
en toute honnêteté, là.
Mme
Setlakwe : Il faut que ce soit réglé.
Mme Laforest :
Bien, c'est ça.
Mme
Setlakwe : On est quasiment rendus en train de préparer le budget
de...
Mme
Laforest : Bien, c'est ça, exactement.
Mme
Setlakwe : C'est bien. Moi, je n'ai pas d'autre question.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors, est-ce que l'article 11 est... Oui, députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : J'avais une question,
oui. Si des municipalités ont des situations et ne sont pas capables de
conformer aux dates limites, est-ce que la ministre peut autoriser extension ou
on doit toujours passer par la loi?
Mme Laforest :
On peut, mais il y a quand
même... La Commission municipale peut aider aussi, là, mais il y a...
Une voix :
...
Mme
Laforest : La ministre aussi, oui. Mais avec cette mesure-là on répond
à la demande. D'après moi, on va arriver à...
Mme Lakhoyan
Olivier : Parce que je sais que l'article prochain, ça retarde
d'autres choses, tu sais. C'est pour ça.
Mme
Laforest : C'est juste la présentation. C'est la même chose, là, c'est
juste que la présentation est prolongée d'un mois.
Mme Lakhoyan
Olivier : Au plus tard, au plus tard. Ça ne veut pas dire
nécessairement que tout le monde va remettre au mois de juin.
Mme
Laforest : Non, non.
Mme Lakhoyan
Olivier : Il y en a qui peuvent toujours remettre au mois de mai.
Mme
Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan
Olivier : OK. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que l'article 11 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
Alors, à cette
heure-ci, nous allons ajourner la commission, et la commission est ajournée
sine die.
(Fin de la séance à 18 h 30)