Journal des débats (Hansard) of the Committee on Planning and the Public Domain
Version préliminaire
43rd Legislature, 1st Session
(November 29, 2022 au September 10, 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Thursday, May 30, 2024
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Vol. 47 N° 68
Clause-by-clause consideration of Bill 57, An Act to enact the Act to protect elected officers and to facilitate the unhindered exercise of their functions and to amend various legislative provisions concerning municipal affairs
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Intervenants par tranches d'heure
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Schneeberger, Sébastien
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Ciccone, Enrico
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Laforest, Andrée
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Grandmont, Etienne
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Rotiroti, Filomena
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Rotiroti, Filomena
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Schneeberger, Sébastien
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Laforest, Andrée
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Grandmont, Etienne
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Ciccone, Enrico
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Setlakwe, Michelle
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Gagnon, Yannick
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Rivest, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Bernard, Daniel
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Gagnon, Yannick
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Setlakwe, Michelle
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Gagnon, Yannick
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Rivest, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Bernard, Daniel
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Grandmont, Etienne
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Schneeberger, Sébastien
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Dufour, Virginie
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Gagnon, Yannick
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Rivest, Mathieu
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Dionne, Amélie
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Bernard, Daniel
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Grandmont, Etienne
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Dufour, Virginie
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Schneeberger, Sébastien
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Laforest, Andrée
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Laforest, Andrée
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Schneeberger, Sébastien
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Setlakwe, Michelle
11 h (version révisée)
(Onze heures vingt-six minutes)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, un bon matin à tous. Alors, il y a le quorum. Je déclare la
Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
Je rappelle que nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 57, <i>loi visant
à protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entrave de leurs fonctions
en modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine
municipal.
Alors, est-ce que nous avons des remplaçants
ce matin, Mme la secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Girard (Lac-Saint-Jean) est remplacé par M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue); M. Kelley (Jacques-Cartier), par MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger); et M. Fontecilla
(Laurier-Dorion), par M. Grandmont (Taschereau).
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci beaucoup. Alors, hier, lors de l'ajournement, nous en étions à l'article 4.
Alors, est-ce qu'il y avait d'autres questions avant qu'on mette... on passe...
pas mettre aux voix, pardon, mais avant qu'on passe au second... l'article
suivant? Non? Oui, député de Marquette.
M. Ciccone :Oui, merci beaucoup. Je ne sais pas si vous vous rappeliez,
M. le Président, et je sais que la ministre s'en rappelle, hier... Je vais
juste avoir une petite... une petite question pour information personnelle, là.
Quand on voit... dans l'article 4, quand on voit «cause du désordre de
manière à troubler de façon abusive le déroulement de la séance est passible d'une
amende de 50 $ à 500 $», je pense que la ministre nous a expliqué
hier, même avec le juriste, là, comment est-ce qu'ils ont déterminé les
montants.
Moi, je veux juste savoir... parce que, si
on regarde l'article 5 par la suite, là, on va parler... on va nommer des éléments,
que ce soit menaçant, intimidant ou harcelant, là, il y a une gradation, mais
ma question d'hier à la ministre, parce qu'il n'y avait plus de temps, là, c'était :
Est-ce que... qui qui va déterminer... J'imagine que ça va être le juge, mais est-ce
que le juge peut déterminer, lui, que c'est abusif, de façon abusive, que ce
soit menaçant, intimidant? Parce qu'on dirait qu'on crée deux catégories, de
façon abusive puis... mais, quand c'est harcelant, intimidant ou menaçant, c'est
plus cher, les amendes, c'est plus dispendieux.
Bien, pourquoi qu'on a mis «façon
abusive»? Est-ce qu'une façon abusive ça pourrait être menaçant, intimidant ou
harcelant? C'est le juge qui va déterminer ça, mais là... mais, quand vous
mettez ces deux distinctions-là, c'est parce que vous donnez une piste de
solution, c'est le juge qui va le mettre dans la catégorie... C'est-tu lui qui
va décider? Parce que, là, c'est comme si vous lui dites : Bien là, quand
c'est de façon abusive, c'est 500 $... 50 $ à 500 $, puis 500 $
à 1 500 $, c'est quand c'est menaçant, intimidant ou harcelant, mais «façon
abusive», ça peut être vu comme menaçant, intimidant et harcelant. C'est ça que
je ne comprends pas, là.
Mme Laforest : En fait,
le 4° et le 5°, c'est deux infractions complètement différentes. Là, vous
parlez du paragraphe 4° ou 5°?
M. Ciccone :4°, mais je les mets en relation parce que vous voyez qu'il
y a une gradation de prix, là, de 500 $ à 1 500 $, mais «de
façon abusive», là, ça inclut quoi, ça, «de façon abusive», juste le désordre?
Parce que tu peux créer du désordre dans... de façon abusive en menaçant,
intimidant et harcelant également. C'est pour ça que... parce qu'«abusif», c'est
fort en maudit, là.
Mme Laforest : Oui, mais
le paragraphe 4°, ça touche le déroulement de la séance. Donc, ça, c'est... ça
va... ce sera décidé par le greffier également, ce sera travaillé avec le
greffier de la municipalité. Puis le paragraphe 5°, c'est quand ça touche l'intégrité
et la sécurité de l'élu en fonction. Donc là, c'est sûr que c'est plus élevé, c'est
de 500 $ à 1 500 $. Donc, un, on touche la séance du conseil
municipal, l'autre, c'est vraiment l'intégrité de l'élu.
M. Ciccone :OK, mais vous voyez où est-ce que je veux en venir. C'est
parce que, durant, justement, le conseil de ville municipal, on peut être
menaçant, intimidant et harcelant et attaquer l'intégrité d'un élu sur place
aussi, là. Ça fait que comment on va faire la différence entre les deux?
Mme Laforest : Bien, à
ce moment-ci, la différence, c'est sûr qu'il va y avoir le procureur qui va
décider, là, de... Si c'est abusif ou non, ça, encore une fois, c'est le
procureur qui va... qui va prendre la décision.
M. Ciccone :Alors, ça peut être envoyé comme un désordre, troubler de
façon abusive le conseil, puis ça peut se transformer en : Ah non! Finalement,
ça, c'est le harcèlement puis... Ça fait que ça peut changer, là.
Mme Laforest : Exactement.
M. Ciccone :Ça fait qu'on ne limite pas un ou l'autre.
Mme Laforest : Non, non.
C'est le procureur de la municipalité qui va le décider.
M. Ciccone :Parfait. Merci beaucoup, M. le Président. Merci, Mme la
ministre.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors, oui, député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Bonjour à tous et à toutes. Content de vous retrouver. Sur l'article 4, d'abord,
hier, on a eu des explications, là, sur le choix de l'amende, la hauteur d'amende,
de 50 $ à 500 $. On nous a dit que c'était parce que ça représentait
des amendes qui étaient, somme toute, représentatives de ce type d'infraction
là au niveau municipal. C'est bien ça?
Mme Laforest : Oui.
• (11 h 30) •
M. Grandmont : Parfait.
Ce 50 $ à 500 $ là, il est donc fixé par qui et comment? Entre le 50
$... dans la plage, en fait, entre 50 $ puis 500 $, qui détermine exactement...
11 h 30 (version révisée)
M. Grandmont : ...il est donc
fixé par qui et comment, entre le 50... dans la plage, en fait, entre 50 $
puis 500 $? Qui détermine exactement... Mais comment... en fait, sur
quelle base?
Mme Laforest : Oui. Alors,
comme je le mentionnais tantôt, c'est le procureur de la municipalité qui va
décider du montant de l'infraction.
M. Grandmont : Oui. Sur quels
critères il va se baser pour déterminer?
Mme Laforest : Sur les
critères qu'on a établis dans le paragraphe 1°... ou encore si ça cause du
désordre, à ce moment-ci, là, on parle de la séance du conseil... du
déroulement de la séance du conseil municipal. Ça, c'est le 50 $ à 500 $.
Donc, c'est sûr que ça peut être visé par le juge aussi, là, ça dépend, ça
dépend de la décision.
M. Grandmont : OK. Est-ce
que, dans le fond, il y a des balises pour dire que tel type de désordre, c'est
plus un 50 $, tel autre type de désordre, c'est plus un 500 $, s'il y
a dégradation physique, par exemple, s'il y a, par exemple, récidive? Comment
ça se... comment ça se juge à l'intérieur de cette palette de 450 $?
Mme Laforest : Je vais
laisser Me Dumont, si vous êtes à l'aise de répondre, Me Dumont.
M. Grandmont : Moi, je
consens évidemment, à ce que M. Dumont puisse... Me Dumont puisse parler.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
alors, consentement pour Me Dumont? Consentement. Alors, Me Dumont, vous vous nommez
par votre nom et titre, oui.
M. Dumont (Luc) : Oui, bonjour.
Luc Dumont, avocat à la direction des affaires juridiques du ministère des
Affaires municipales. Je n'ai pas beaucoup de choses à rajouter, en fait, à la
réponse de la ministre, c'est le procureur de la municipalité qui va apprécier
l'effet dépendamment soit de la gravité... prendre en compte aussi la récidive.
C'est lui qui va établir le montant et envoyer le constat. Et, comme la
ministre a dit, si ce serait par exemple abusif, la... le juge peut toujours
réviser le montant de l'amende.
M. Grandmont : D'accord.
Donc, on pourrait avoir une... une variabilité, dans le fond, dans l'appréciation
de la faute, et donc du montant qui pourrait être octroyé selon les
municipalités, parce que c'est jugé par une municipalité, dans le fond. C'est
une façon de fonctionner qui, j'imagine, ressemble aussi aux corps de police, par
exemple.
M. Dumont (Luc) : On
fonctionne toujours par fourchettes.
M. Grandmont : C'est ça.
Exactement. Donc, ça peut être à la fois la gravité des gestes qui sont posés
ou encore le... OK. Parfait. Une fois que ces données... ça, les citoyens ont
évidemment des mécanismes de recours. Pouvez-vous nous en dire un petit peu?
Parce que j'ai une question plus précise par rapport à ça après.
Mme Laforest : Les recours,
allez-y, Me Dumont.
M. Dumont (Luc) : C'est
toujours contesté étant donné qu'on est en matière municipale ici, ce sera
toujours contesté à la cour municipale, au même titre qu'une infraction de
stationnement, par exemple. C'est la même chose.
M. Grandmont : Oui. Parfait. Donc,
c'est le même mécanisme. Est-ce qu'après ça, quand il y a contestation, est-ce
que la personne... puis, je suis désolé, c'est peut-être parce que je n'ai pas
reçu beaucoup de tickets dans ma vie, là, puis je ne les ai pas contestés quand
j'en ai eu quelques-uns, mais est-ce que... Est-ce qu'après ça le jugement qui
est rendu à la cour municipale peut être d'annuler l'amende, en fait, ou encore
simplement de revoir à la baisse?
M. Dumont (Luc) : Tout à
fait.
M. Grandmont : Donc, les deux
cas de figure sont possibles ici.
M. Dumont (Luc) : Tout à
fait.
M. Grandmont : Parfait. Quand
on cause du désordre de manière à troubler, de manière abusive, le déroulement
de la séance, est-ce que c'est considéré comme une entrave au bon déroulement
de la... du conseil municipal?
M. Dumont (Luc) : Est-ce que
vous pouvez répéter la question? Je n'ai pas tout à fait bien compris.
M. Grandmont : Je voulais
savoir si... lorsqu'on cause du désordre de manière à troubler, de manière
abusive, le déroulement de la séance, est-ce que c'est considéré comme une
entrave à l'exercice des fonctions?
M. Dumont (Luc) : De l'élu,
hein, puis, c'est... on ferait un lien avec l'article 5, est-ce que c'est
votre question?
M. Grandmont : Oui, exact, j'essaie
de voir pourquoi, d'un côté, on fait référence à l'entrave puis, de l'autre, on
ne le fait pas. On traite... on nomme uniquement le désordre, en fait.
M. Dumont (Luc) : Bien, comme
la ministre l'a dit, c'est deux... c'est deux infractions qui sont complètement
autoportantes, là, ils sont complètement autonomes. Il n'est pas dit par contre
que, dans un continuum, la personne ne pourrait pas enfreindre les...
enfreindre les deux articles en même temps. L'idée, c'est : Est-ce que...
est-ce que le procureur de la municipalité, le poursuivant, est capable de
remplir le fardeau de la preuve pour chacune de ces dispositions-là?
M. Grandmont : D'accord. Bien
qu'elles soient autoportantes, là, pourquoi avoir choisi de parler d'entraves
en 5, puis de ne pas parler d'entrave en 4?
Mme Laforest : Allez-y,
allez-y.
M. Dumont (Luc) : Oui. En ce
qui concerne l'article 4, il faut comprendre ici qu'on est en... on est
davantage en matière de décorum puis du bon déroulement d'une municipalité,
sachant que celle-ci doit remplir ses devoirs, là, c'est-à-dire adopter des
règlements, autoriser des dépenses. Donc, on n'est pas dans le même type d'infraction.
Alors qu'au niveau de l'article 5, on vise davantage la fonction de l'élu,
donc, d'où la distinction. C'est qu'il faut vraiment une entrave à cette
fonction... à la fonction pour remplir une partie du <fardeau de la
preuve...
M. Dumont (Luc) :
...de
l'élu, donc, d'où la distinction. C'est qu'il faut vraiment une entrave à cette
fonction... à la fonction pour remplir une partie du >fardeau de la
preuve. L'article 4, c'est différent, question de décorum.
M. Grandmont : OK. Ça
m'intrigue, parce qu'en fait, quand on parlait d'entraves, je pensais que
c'était beaucoup lié au fait de protéger justement l'institution, puis là,
quand on parle d'un conseil municipal, on est vraiment, en fait, dans
l'institution beaucoup plus que dans le travail de l'élu lui-même. En fait, ils
sont liés, évidemment, là, mais on est beaucoup plus dans le... on est moins
dans le personnel, on est plus dans l'institutionnel. Ça fait que je
m'attendais, moi, à la limite, s'il y avait une différence ou une distinction
entre les deux, on se retrouvait avec «entraves» en 4, puis un autre terme, à
la limite, au pire, là, dans... plus sur les termes de harcèlement,
intimidation, menaces dans le travail au niveau des élus eux-mêmes.
M. Dumont (Luc) : On s'est
inspirés du libellé de choses qui existent déjà. Par exemple, au niveau des
règlements municipaux, l'idée, c'est toujours quand même de le rattacher au
décorum. Il y a toujours une notion de décorum, donc, ce n'est pas
nécessairement juste une entrave.
M. Grandmont : OK. Puis vous
dites que, dans le fond, une personne qui troublerait de manière abusive le
déroulement de la séance du conseil municipal pourrait aussi, en même temps, se
retrouver en infraction, selon l'article 5, et donc être en situation de
menaces, ou intimidation, ou harcèlement d'un, ou des, ou de plusieurs élus,
parce que j'imagine qu'il peut, d'un même coup, dans le fond, menacer plusieurs
personnes, évidemment. Donc, est-ce que ça pourrait arriver, des cas où, dans
un conseil municipal, une ou plusieurs personnes se retrouvent à être jugées
selon les deux et aient deux constats d'infraction différents?
M. Dumont (Luc) : Oui,
puisque c'est deux infractions distinctes avec deux fardeaux de preuve
distincts.
M. Grandmont : OK. Ce sera
tout pour l'instant. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Questions? Oui, députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci.
J'apprécie les échanges, j'apprécie les réponses qui sont fournies. Je ne veux
pas répéter des choses qui ont déjà été dites. Mais, toujours à 4, bien,
première question. Les amendes qui sont... les montants qui sont inscrits dans
le texte de l'article sont calqués ou sont... s'inspirent d'autres infractions
qui existent déjà, là, dans les lois municipales. Pouvez-vous nous donner
quelques exemples?
Mme Laforest : Bien, en
fait... Allez-y.
M. Dumont (Luc) : En fait,
tout de suite... tout de suite, à la base, dans le fond, le 50 $, ce n'est
pas compliqué, c'est le plancher prévu au Code de procédure pénale. Donc, le
50, c'est ça. Le 500 $, on est parti de d'autres règlements municipaux
similaires, mais tout en gardant en tête qu'on ne peut pas mettre un montant
trop élevé non plus, pour ne pas appeler à l'autocensure. C'est quand même
important de laisser, tu sais, de laisser les citoyens s'exprimer, là.
Mme Setlakwe : Merci.
Donnez-moi juste un instant, M. le Président, je n'ai pas énormément de
questions sur 4.
Mais, justement, la référence au Code de
procédure pénale est pertinente, merci, parce que je vois... Je veux juste
revenir sur le déroulement ou la façon dont la mise en œuvre ou la mise en
application de cette infraction-là va se faire. Là, on comprend que... Puis je
pense qu'on se réfère encore une fois au Code de procédure pénale, mais chaque
municipalité a un greffier, forcément, là, ou va devoir désigner une personne
pour être la personne qui va être... qui va statuer ou qui va être le
poursuivant. Juste nous expliquer un peu comment ça va se passer puis s'assurer
aussi qu'on comprenne bien, dans une très petite municipalité, comment ça peut
se passer, dans une moyenne, dans une plus grande. Vous comprenez ma question?
M. Dumont (Luc) : Oui. Pas de
problème. Dans le fond, vous le savez, les grandes... les grosses... les
grandes municipalités telles Montréal, Québec ont leur propre contentieux.
Donc, le conseil ne passe pas vraiment en revue toutes... tous les constats
d'infraction, c'est les procureurs qui sont les mieux habilités pour juger de
l'amende qui serait appliquée. Les municipalités de taille moyenne, souvent,
font affaire... mandatent en permanence des procureurs de bureaux privés. Donc,
eux aussi ont l'habitude... ont l'habitude de déterminer les montants de
l'amende.
Pour les plus petites municipalités, c'est
la même chose, ils peuvent mandater un procureur à la pièce puis décider c'est
qui qui va établir l'amende, ou ça peut être le conseil lui-même, parce qu'ultimement
c'est le conseil qui prend toutes les décisions dans une municipalité. Donc,
c'est ça.
• (11 h 40) •
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
c'est ce que... Je pense que je comprends bien comment ça va se passer. Mais là
on est en séance de conseil, puis quelqu'un vient, cause du désordre de manière
à troubler de façon abusive. On ne peut pas y mettre fin tout de suite à ça,
parce que... Bien, il y a un <greffier sur place...
Mme Setlakwe :
...cause
du désordre de manière à troubler de façon abusive. On ne peut pas y mettre fin
tout de suite à ça, parce que... Bien, il y a un >greffier sur place.
Est-ce que vous envisagez un scénario où on peut tout de suite mettre... mettre
fin au comportement et enclencher tout de suite, le mécanisme de... de
délivrance d'une amende? Dans le fond, c'est un... c'est un ticket qui est
remis, là, puis, après ça...
M. Dumont (Luc) : Ça va
dépendre des circonstances, à vrai dire. Si la personne qui est en charge de...
qui est en charge de rendre un constat est sur place puis le constate
elle-même, l'enquête ne sera pas très longue. Donc, oui, ça pourrait être très,
très rapide, rendre le constat d'infraction. En pratique, c'est sûr que c'est
un... en pratique, c'est sûr qu'on parle plus d'une enquête, là, puis aller
s'assurer qu'on a chacun des éléments du fardeau de preuve qui sont remplis,
puis là auquel cas on va rendre le constat d'infraction. S'il y a un danger
immédiat et urgent, bien, on peut toujours appeler la police pour faire cesser
le... pour faire cesser le comportement.
Mme Setlakwe : OK, merci.
Donc, juste pour boucler la boucle, la ministre parlait de la cour. La cour
n'interviendra pas dans tous les cas, là, Mme la ministre, en vertu de l'article 4?
Mme Laforest : Non. Non, à ce
moment-ci, il va y avoir une révision, mais il faut voir que, comme je le
mentionnais hier, plus loin, on va avoir l'obligation d'avoir une régie
interne. Oui, il y a des municipalités qui l'ont déjà. Donc, ce sera prévu dans
la régie interne, admettons, s'il y a un événement comme ça qui se produit,
quelles seront les procédures à prendre. Donc, par exemple, dans les régies
internes, les dispositions seront claires pour dire si, admettons, la situation
désagréable arrive, le greffier pourrait tout de suite appeler la police sur-le-champ.
Donc, ce sera déjà établi dans la... dans les séances... dans les régies
internes des municipalités, parce que ce n'est pas obligatoire, maintenant, les
régies internes dans toutes les villes du Québec. Là, on va l'obliger. Donc,
évidemment, la procédure sera déjà bien établie à l'avance.
Mme Setlakwe : OK. On va
mettre ça en pratique. Les procureurs qui sont déjà... qui sont déjà, comme...
comme vous l'avez dit, M. le légiste, donc, dans les grandes villes, il y a un
contentieux, il y a un procureur, sinon il y a toujours une personne désignée.
C'est cette personne-là qui va apprécier la situation, émettre le ticket. Et,
si une personne conteste, c'est là que, comme on peut le faire avec un ticket
de vitesse ou une autre infraction pénale...
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Oui, il va
falloir trouver... En tout cas, on va voir les choses évoluer, mais il se
pourrait qu'il y ait un grand nombre quand même de tickets qui soient contestés
et que ça vienne... Avez-vous envisagé que ça puisse quand même venir alourdir
la charge de la cour municipale?
Mme Laforest : Selon nous,
non. Parce que, comme je le mentionne, le but, c'est vraiment d'essayer d'avoir
des meilleures séances de conseil municipal, parce que souvent c'est assez
problématique. L'autre chose, c'est... le deuxième aspect, c'est la protection
des élus. Maintenant, ce n'est pas partout que les séances de conseil municipal
débordent. Puis ce n'est pas partout non plus qu'on a des élus avec des
menaces, là. Donc là, ce qu'on vient, c'est d'établir clairement la procédure,
puis surtout l'obligation de bien définir la séance du conseil municipal,
comment qu'elle doit se tenir dans une régie interne, c'est important aussi,
c'est essentiel, et l'obligation de formation des élus.
Donc là, on vient vraiment éclaircir
toutes les procédures et le déroulement des séances du conseil. Donc, c'est
très, très clair. Il y a une séance de conseil qui se déroule mal. Le greffier
a des dispositions, à ce moment-ci, si un élu peut appeler la police, et ainsi
de suite. Donc, c'est... on éclaircit la démarche.
Mme Setlakwe : Merci. Pour
moi, ça... c'est complet pour l'article 4.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Moi, je voulais savoir... Je l'ai lu hier, là, je vous ai donné trois exemples,
là, à... Val-des-Lacs, si ma mémoire est bonne, Mille-Îles et Montréal. On
voyait là que les trois règlements qui étaient déjà adoptés par les
municipalités étaient quand même très différents les uns des autres, là, ce
n'est pas les mêmes... les mêmes règles qui sont appliquées, qui sont mises en
vigueur, qui sont appliquées. Là, vous, Mme la ministre, vous avez dit qu'il y
avait une... il allait y avoir une demande, une certaine obligation pour que
les municipalités adoptent des régies, des règlements pour voir au bon ordre,
au décorum à l'intérieur des conseils municipaux. Ce règlement-là...
Une voix : ...
M. Grandmont : ...c'est ça,
on va le voir plus tard, là, je le sais, là, mais c'est parce que c'est quand
même lié à ce que... à ce que je veux apporter. Excusez-moi, je vais me
commander un petit café, je m'excuse. Merci. Désolé.
Donc, c'est ça, donc, ce qui va être
proposé, en fait, là, c'est que ça va être l'obligation, pour les municipalités,
d'adopter un règlement pour voir au bon ordre, au décorum dans les conseils
municipaux. C'est ça? Qu'est-ce qu'il va contenir... Est-ce qu'il va venir avec
des balises? Est-ce qu'il va venir avec des exemples types de ce qui peut ou
doit être intégré dans ces règlements?
Mme Laforest : Oui. On va le
voir au prochain... bien, à l'article 13, à ce moment-ci, c'est bien
défini.
M. Grandmont : J'ai quand
même besoin d'avoir les informations pour pouvoir poser ma question, là. Est-ce
que, dans le fond, ça va être un minimum, pour les municipalités, <d'éléments
intégrés...
M. Grandmont :
...les
informations pour pouvoir poser ma question, là. Est-ce que, dans le fond, ça
va être un minimum, pour les municipalités, >d'éléments intégrés dans le
règlement? Puis est-ce que ça... ou est-ce que... Est-ce que ça va être, dans
le fond, une base ou ça va être le règlement à adopter partout?
Mme Laforest : Bien, ce
sera des normes bien établies en respect... en fonction du respect et de la
tenue des séances du conseil municipal, du bon déroulement des conseils
municipals. Donc, ce sera des normes. Les municipalités, dans leur régie
interne, devront bien écrire toutes les normes obligatoires pour le déroulement
des séances du conseil municipal dans l'article 13.
M. Grandmont : D'accord.
Est-ce que les municipalités pourront rajouter d'autres mesures à l'intérieur
de ce règlement-là? Dans le fond, est-ce que, dans le fond, votre règlement que
vous allez proposer, c'est une base, puis les municipalités vont pouvoir le
bonifier?
Mme Laforest : Oui, tout
à fait.
M. Grandmont : OK. Donc,
c'est-à-dire que, dans chaque municipalité, on pourra avoir, encore une fois,
des... donc, des amendes qui vont être possibles de donner assez rapidement
entre 50 $ et 500 $, mais on n'aura pas une application uniforme sur
l'ensemble du territoire du Québec. On pourra avoir des règlements qui vont
être extrêmement sévères, d'autres qui vont être collés, dans le fond, sur la
base que vous allez leur fournir.
Mme Laforest : Exactement.
M. Grandmont : D'accord.
Est-ce que vous, vous vous donnez la possibilité d'intervenir si jamais il y
avait des municipalités qui proposaient des règlements qui sont trop, trop,
trop importants, abusifs de l'autre côté?
Mme Laforest : Dans la
suite des articles, il y a une possibilité de la ministre de soit d'accompagner
la municipalité, ce qui ne se fait pas présentement aujourd'hui. Donc, si une
municipalité a besoin, ou encore, comme vous le dites, c'est assez ardu ou
complexe, à ce moment-ci, il y a un article qu'on va voir plus loin aussi.
M. Grandmont : OK. Puis
est-ce que... Comment va se faire, dans le fond, le lien entre le règlement
existant dans une municipalité puis le fait que la ministre va prendre
connaissance de... de ces règlements-là qui seraient, disons, abusifs? Est-ce
qu'il y a un mécanisme? Par exemple, des citoyens, est-ce que des citoyens...
Est-ce que vous allez attendre... Dans le fond, mon lien, avec les amendes, est
là, c'est : Est-ce que vous allez.... Est-ce que vous allez attendre que
les citoyens vous contactent? Puis, si oui, par quel mécanisme? Ou si, à un
moment donné, vous allez voir peut-être la Cour municipale va vous informer
qu'il y a énormément de tickets qui sont donnés puis que ça va valoir la peine,
pour la ministre, de se poser... de poser son regard sur la situation qui a
cours dans une municipalité en particulier? Dans le fond, c'est quoi le
mécanisme pour éviter certaines dérives?
Mme Laforest : Bien, le
mécanisme, comme je le mentionnais cette semaine, au niveau de la régie
interne, ce sera travaillé et bien établi avec la FQM et l'UMQ également. Donc,
on va avoir un portrait similaire partout au Québec, dans les plus petites,
moyennes et grandes municipalités. Ensuite, c'est certain que, si, admettons, vous
dites, il y a de l'abus, bien, c'est certain qu'on va en entendre parler. Puis,
à ce moment-là, c'est là qu'on se donne le pouvoir tout... immédiatement,
d'aller accompagner la municipalité pour rétablir les faits, ou les exigences,
ou encore les normes d'un conseil de... un conseil municipal.
M. Grandmont : Donc, si
vous en entendiez parler, ce serait à travers les médias, par exemple?
Mme Laforest : Aussi, ou
encore des... des courriels, ou encore on travaille toujours... Les directions
régionales surveillent toujours nos conseils municipaux dans chacune des
régions. Ça fait que, souvent, on a... on a le portrait ou l'évaluation de la
direction régionale, exactement comment ça se passe, ou s'il y a de l'abus, ou
s'il y a désordre, bien, on le sait par nos directions régionales.
M. Grandmont : Est-ce qu'il
peut y avoir une forme de mécanisme de surveillance lors de l'adoption de
cesdits règlements pour voir au bon ordre.
Mme Laforest : C'est
automatique, avec les directions régionales, dans leurs rôles et
responsabilités, elles sont obligées d'avoir une vigilance sur les conseils
municipaux.
M. Grandmont : OK. Donc,
si je reviens, dans le fond, à l'article qu'on est en train de discuter,
article 4, dans le fond, il y a, selon votre appréciation, actuellement,
il n'y aura pas de dérive potentielle qui pourrait faire en sorte qu'à coups de
règlements très, disons, autoritaires, je vais le dire comme ça, puis de
l'autre côté, donc, il n'y aurait pas de dérive de ce côté-là, donc, pas de
tickets qui sont donnés, disons, à outrance, parce que les règlements sont...
sont trop sévères, dans le fond.
Mme Laforest : Non, je
ne crois pas.
M. Grandmont : Il y a
des mécanismes pour surveiller ça.
Mme Laforest : Oui. Au
contraire, aujourd'hui, on a des dérives dans les séances du conseil municipal,
parce qu'il n'y a pas d'obligation de régime interne, il n'y a pas de procédure
fixe dans certaines municipalités. Donc, je crois que, tu sais, au contraire,
on va améliorer les choses avec les conseils municipaux.
• (11 h 50) •
M. Grandmont : Bien, on a
vu qu'il y a des municipalités qui ont déjà fait le choix d'adopter des
réglementations pour gérer ça. J'imagine que toutes les municipalités sont au
courant qu'elles ont ce pouvoir-là de réglementer aussi. Donc, moi, ce que je
pense qui est intéressant là-dedans, c'est de dire : Bien, on va s'assurer
d'un minimum, puis d'une uniformité, puis, en même temps, les municipalités
connaissent la loi, puis savent que c'est dans leurs... c'est dans les
possibilités que d'avoir un règlement comme celui-là actuellement. Je ne pense
pas qu'on... qu'on vient régler un problème avec ça. J'ai plus l'impression
qu'on va uniformiser peut-être des bases sur lesquelles travailler ensemble.
OK. Merci. Puis juste savoir, ces règlements... bien, je sais qu'on va en
parler tantôt, tant qu'à avoir <ouvert le dossier...
M. Grandmont :
...ensemble.
OK. Merci. Puis juste savoir, ces règlements... bien, je sais qu'on va en
parler tantôt, tant qu'à avoir >ouvert le dossier, là, mais cette
réglementation-là, ça va être déterminé par règlement?
Mme Laforest : Avec la FQM,
avec l'UMQ, oui.
M. Grandmont : Mais c'est par
règlement?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Mais en
collaboration, évidemment, avec les unions.
Mme Laforest : Oui. C'est une
obligation, ça, avec les unions.
M. Grandmont : C'est une
obligation?
Mme Laforest : Bien, je veux
dire...
M. Grandmont : On se donne
cette obligation-là.
Mme Laforest : Oui, oui, oui.
On a promis aux unions que... qu'on allait le faire ensemble avec elles.
M. Grandmont : Je comprends,
je comprends. C'est ça. OK. Donc, on se donne l'obligation. D'accord. C'est
bon. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer à l'article 5.
Mme Laforest : Alors,
l'article 5 : «Quiconque entrave l'exercice des fonctions d'un élu
municipal en le menaçant, en l'intimidant ou en le harcelant de façon à lui
faire craindre raisonnablement pour son intégrité ou sa sécurité est passible
d'une amende d'au moins 500 $ et d'au plus 1 500 $.»
Alors, merci, M. le Président. On vient
établir ici l'amende de 500 $ à 1 500 $ pour celui ou celle qui
entrave l'exercice des fonctions de l'élu municipal en l'intimidant, le
menaçant ou le harcelant.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Questions sur les montants sur l'article 5? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Bien,
écoutez, je pense qu'on a déjà débattu... débattu ou on a déjà eu des échanges
assez approfondis sur cet article-là, que ce soit en lien avec l'article
précédent ou en lien avec des discussions relatives à l'objet du projet de loi.
Moi, je voudrais simplement réitérer qu'ici, selon notre compréhension, donc,
on n'est pas en train, évidemment, de créer un acte criminel, on est en train
de créer une infraction pénale. Et ce qui doit être démontré, c'est qu'il y a
un comportement de menaçant, intimidant ou harcelant qui entrave l'exercice des
fonctions de l'élu municipal de façon à lui faire craindre raisonnablement pour
son intégrité ou sa sécurité.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : On vise
vraiment la fonction de l'élu. Voilà. Moi, je pense que, de notre côté, il n'y
a pas de commentaire additionnel ni de question.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci. Ça va? Alors, à ce moment-là, nous allons passer à l'article 6.
Mme Laforest : ...l'article 6 :
«Un recours visé à l'article 3 peut être pris par une municipalité locale
pour le bénéfice d'un membre de son conseil ou par une municipalité régionale
de comté pour le bénéfice de son préfet élu conformément à l'article 210.29.2
de la Loi sur l'organisation territoriale.»
Alors, ici, il faut comprendre que
l'article 6 permet que le recours en injonction soit intenté par une
municipalité pour le bénéfice d'un membre de son conseil ou par une
municipalité régionale de comté lorsqu'il s'agit d'un préfet élu.
Donc, les articles qu'on a lus et acceptés
précédemment, bien, on vient copier ou faire de la concordance avec la
situation d'un préfet ou d'une MRC.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, mais là,
vous n'avez pas lu l'article au complet, hein, Mme la ministre?
Mme Laforest : Ah! excusez.
Je vais lire. Désolée : «Lorsque le membre ou le préfet prend, lui-même,
ou par le procureur de son choix, un tel recours, la municipalité visée au
premier alinéa doit en payer les frais raisonnables ou, avec son accord, lui
rembourser ces frais au lieu de les payer. Toutefois, si la Cour supérieure ne
prononce aucune injonction et que la municipalité estime que le recours a été
pris de mauvaise foi, cette dernière est dispensée de cette obligation et peut,
le cas échéant, réclamer le remboursement des dépenses qu'elle a engagées.»
Merci, M. le Président. Je crois que ma
collègue... voudrait déposer un amendement. Je vais écouter ma collègue.
Le Président (M. Schneeberger) : Et
la collègue qui est... Ah! députée de Jeanne-Mance—Viger, on vous écoute. Vous
l'avez déposé au Greffier? Vous l'avez?
Mme Rotiroti : Je crois que
oui.
Des voix : ...
Mme Rotiroti : Bien,
suspendre quelques secondes.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous allons suspendre le temps qu'on le reçoive.
(Suspension de la séance à 11 h 55)
(Reprise à 11 h 57)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Alors, je vais laisser la parole à la députée de Jeanne-Mance—Viger
pour qu'elle nous présente son sous-amendement.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, cet amendement-là est apporté, parce que là on vient
introduire un nouveau concept qui a été demandé par les élus municipaux,
c'est-à-dire le volet d'émettre une injonction. Alors, je vais vous lire...
vous voulez que je lis l'article?
L'article 1, article 6 de la Loi
visant à protéger les élus municipaux et favoriser l'exercice sans entraves de
leurs fonctions.
Remplacer, dans l'amendement proposé à
l'article 1 du projet de loi, au deuxième alinéa de l'article 6 de la
Loi visant à protéger les élus municipaux et à favoriser l'exercice sans
entraves de leurs fonctions proposé, de «mauvaise foi» par «sans motif
raisonnable».
Alors, la raison pourquoi j'amène cet
amendement-là, M. le Président, c'est parce que vous allez avoir plus loin dans
le projet de loi, on parle de modifier la <i>loi de l'Assemblée
nationale. Alors, vous comprenez que cette demande-là, des injonctions, ça a
été faite par les élus municipaux, et on veut arrimer, vu qu'on donne ce
privilège-là à... On donne cette possibilité-là à un élu municipal d'émettre
une injonction, on voulait donner la même opportunité à un élu, un député.
La nuance, c'est que les élus provinciaux,
on est quand même... on a notre propre loi, puis on est quand même suffisamment
et très protégés comparés à qu'est-ce qu'on offre aux élus municipaux. Une fois
je vous dis ça, de mauvaise foi, pour être... la mauvaise foi, pour émettre une
injonction, pour nous, ça semblait... tu sais, tout le monde est de bonne foi.
On présume que tous les élus ont... sont de bonne foi. Alors, pour émettre une
injonction, on disait : Bien, si on est capable de dire qu'il y a une
raison raisonnable pour avoir émis l'injonction, à ce moment-là, c'est plus
facile et plus justifiable que les frais sont remboursés, d'autant plus qu'il y
a un effet sur la loi sur l'Assemblée nationale.
Et je vous explique. Nous, notre
processus, c'est, on a un jurisconsulte. Alors, un jurisconsulte, elle, elle
donne des avis par rapport à les remboursements des frais et cet avis-là est
étudié par les membres du BAN. Les membres du BAN est composé de tous les
partis politiques. Alors, après consultation avec la jurisconsulte, elle dit :
Pour juger la bonne foi ou la mauvaise foi, dans un jugement qui est écrit par
un juge, est très, très difficile à déceler, tandis que, si on est capable de
dire «motif raisonnable» dans le jugement de la cour, bien, ce motif-là ou la
raison pourquoi l'élu a émis l'injonction est plus facile de déceler à ce
moment-là, elle est plus... elle est plus apte à juger si les frais... et à
quelle hauteur ces frais-là sont remboursés ou pas, qui... cet avis-là est
émis, comme je vous dis, au BAN, et les élus sont... adoptent, sont d'accord ou
pas d'accord avec l'avis de la jurisconsulte. Alors, il fallait faire
cette modification-là pour le municipal, qui va faire en sorte
qu'automatiquement ça va se faire pour les élus de l'Assemblée nationale.
Alors, voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup...
• (12 heures) •
Mme Rotiroti : Peut-être, M.
le Président, si tu permets, je voulais remercier quand même la ministre et son
cabinet, parce qu'en toute transparence je suis allée la voir et de lui
expliquer l'enjeu qu'on avait surtout avec les élus provinciaux...
12 h (version révisée)
Mme Rotiroti : ...je voulais
remercier quand même la ministre et son cabinet, parce qu'en toute
transparence, je suis allée la voir, et de lui expliquer l'enjeu qu'on avait,
surtout avec les élus provinciaux, et le fait que nous, notre loi, voici qu'est-ce
que notre loi disait. Et je tenais à le dire, la collaboration et la
compréhension de la ministre et son cabinet, parce qu'ensemble on a pu... Moi,
j'étais un peu plus à droite, la ministre voulait être au centre, ça fait que,
finalement, après discussion, on a décidé que, «sans motif raisonnable» était
quand même une... une façon pour permettre à la jurisconsulte de faire son
évaluation des faits. Alors, je tenais à remercier la ministre et son cabinet.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y avait des commentaires suite aux questions... suite au
dépôt du sous-amendement?
Mme Laforest : ...qu'on ait
trouvé une voie de passage. C'est ça, le but, hein, pour les projets de loi.
Mais je remercie les équipes qui ont travaillé hier soir aussi, là, mais c'est
une belle proposition.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, deux personnes de bonne foi va enlever le mot «mauvaise foi», c'est
ça? Exactement. Alors, nous allons... nous allons mettre aux voix... Oui,
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Merci.
Merci beaucoup. Bien, moi, j'aimerais ça en fait comprendre, en fait, là, le...
Est-ce que, dans le fond, d'un point de vue légal, ça... c'est juste un... Dans
le fond, est-ce que c'est juste un changement de termes ou d'expression pour s'accrocher
finalement à des... pas à des motifs, mais à des... à des termes ou des
concepts qui sont généralement mieux reconnus ou qui sont plus uniformes, et
que ça ne change rien sur le fond? Je n'ai pas participé aux discussions, moi,
je veux juste m'assurer que, finalement, l'objectif demeure le même à travers l'utilisation
de cette nouvelle expression là. Je ne sais pas si Me Dumont peut répondre
ou...
Le Président (M. Schneeberger) : Me Dumont.
M. Dumont (Luc) : Cette
modification-là, bien, dans le fond, il faut appliquer... dans le concept de
raisonnabilité, là, dans son... qu'on voit un peu partout, là, dans son sens...
dans son sens courant, c'est-à-dire logique, défendable.
M. Grandmont : Puis est-ce
que c'est des termes qui sont plus ou moins forts que «mauvaise foi»? Dans le
fond, pourquoi il y avait eu le choix de «mauvaise foi» au départ? C'est
peut-être la question que j'aurais dû poser en premier, là. Pourquoi il y avait...
on avait choisi l'expression «mauvaise foi» au départ?
M. Dumont (Luc) : C'est...
Dans le fond, c'est un choix... Nous, lorsqu'on a rédigé ça, c'est un peu ce qu'on
retrouvait ailleurs dans notre, on va dire, corpus un petit peu plus restreint.
Évidemment, là, le projet de loi va plus loin. Donc, il faut s'arrimer avec ce
qu'il... dans le fond, avec ce qu'il y a ailleurs. Puis nous, ce qu'on a
compris, c'est que le concept qui a été finalement choisi est... est... est
plus logiquement applicable ici, là.
M. Grandmont : Donc, logique.
Ce n'est pas une question de force plus grande ou moins forte. Selon votre
perception à vous, est-ce qu'on enlève du pouvoir, est-ce qu'on en rajoute?
M. Dumont (Luc) : C'est le...
ce... Je le vois comme... passablement comme la même chose, là.
M. Grandmont : OK. Comme des
synonymes, presque des synonymes. Parfait. Et donc, s'il y avait des nuances à
mettre entre les deux, ça pourrait ressembler à quoi?
M. Dumont (Luc) : Je...
Mme Laforest : ...peut-être y
aller rapidement.
M. Grandmont : Allez-y.
Mme Laforest : En fait, les...
dans... Quand on a eu les discussions, c'est certain que, si on compare, si on
regarde tous les élus, bien, tous les élus, dans leur travail, normalement, on
est de bonne foi. Donc, c'est sûr que c'est facile de dire : Bien, chaque
élu fait son travail de bonne foi. C'est pour ça qu'ici il y avait comme... c'était
un peu trop large, il fallait ajouter que l'élu pourrait être remboursé, par
exemple, si... mais ajouter... En ajoutant des motifs raisonnables, ça va
encore plus loin, c'est beaucoup plus clair après ça, quand il y a un jugement.
Est-ce qu'il y a des motifs raisonnables? Parce qu'en fait on prétend que les
élus sont quand même tous de bonne foi. Ça fait que c'est là qu'il fallait
ajouter et éclaircir, à la proposition de ma collègue de Jeanne-Mance—Viger. C'est
important de... Je crois que c'est... qu'elle amène une précision importante
pour évidemment donner... donner un verdict plus rapide, parce que des motifs
raisonnables, c'est très, très concret.
M. Grandmont : ...mais c'est...
c'est peut-être là, effectivement. Merci pour votre réponse, Mme la ministre.
Là, je pense que je comprends, dans le fond, le sens de l'intervention de ma
collègue de Jeanne-Mance—Viger. «Mauvaise foi», on présume que les gens
agissent de bonne foi, puis c'est peut-être plus difficile de prouver ou de
démontrer la bonne ou la mauvaise foi d'une personne, d'un élu, d'une élue,
alors qu'il y a que des motifs raisonnables, on est peut-être plus dans une
appréciation concrète, comme vous l'avez dit, qui pourrait... donc, qui
pourrait être plus claire, en fait, là. Donc... Oui, OK. Parfait. Je trouve que
c'est intéressant. Mais je remercie, là, la collègue pour son <amendement...
23, 71 - IF- - Imprimé
le 28 juin 2024 à 3 :08 Fin
R -020
M. Grandmont :
...Parfait. Je trouve que c'est intéressant. Mais je remercie, là, la collègue
pour son >amendement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, nous allons mettre aux voix le sous-amendement déposé par
la députée de Jeanne-Mance—Viger. Est-ce que l'amendement... le sous-amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Parfait. Alors...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Vote nominal? Par appel... Vote nominal. Alors, Mme la secrétaire, appel
par vote nominal.
La Secrétaire : Oui, M. le...
M. Ciccone :On va lui donner une petite facture encore.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. MmeRotiroti
(Jeanne-Mance—Viger)?
Mme Rotiroti : Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
M. Ciccone :Pour.
La Secrétaire : Mme Laforest
(Chicoutimi)?
Mme Laforest : Pour.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : M. Grandmont
(Taschereau)?
M. Grandmont : Pour.
La Secrétaire : M.Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) :
Moi, je vais voter abstention. Voilà. Alors, l'amendement est adopté.
Nous allons aller au numéro... Bien là, le
6, c'est vrai qu'on était au 6, et il n'y avait pas eu de discussion sur le...
en tout cas, il y avait... sur le 6. Alors, on revient avec l'article 6.
Des voix : ...
Mme Setlakwe : Je
m'excuse de ne pas l'avoir suivi. Trop de papier. En fait, non, je n'ai pas
grand-chose à ajouter, M. le Président. Donc, ici, l'article vise vraiment
l'injonction, et on s'entend que l'élu peut prendre la procédure lui-même ou
faire en sorte que ce soit la municipalité qui le... qui le représente. C'est
bien ça? Très bien. Non, on n'a pas... on n'a pas autre chose de notre côté, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui,
merci. Quelques questions. D'abord, il y avait la question... Donc, je
comprends, de manière générale... Je vais attendre. Donc, je comprends de
manière générale que, dans le fond, là, on l'a modifié grâce à notre collègue
ici, un membre du conseil municipal pourrait donc se faire rembourser les frais
pour une demande d'injonction si, évidemment, c'est jugé raisonnable, si les
motifs sont jugés raisonnables. Si jamais des remboursements ont déjà été
faits, dans le fond, il peut réclamer le remboursement des dépenses qui ont été
engagées par la municipalité. Est-ce que... Est-ce qu'il y a des... S'il y a
une demande de remboursement des dépenses, est-ce qu'il y a des frais
d'administration qui s'appliquent au niveau de la municipalité?
Mme Laforest : Il faut
le demander à ce moment-là, aux villes, ça peut être accepté.
M. Grandmont : Donc, la
ville pourrait l'exiger.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Oui.
Parfait. OK, parfait.
Mme Laforest : Oui, oui,
ça peut être demandé.
M. Grandmont : OK. Je
comprends. Je comprends de manière générale aussi que c'est une façon d'éviter
en quelque part qu'il y ait des abus. Est-ce qu'il faut... Est-ce que c'est
comme ça qu'il faut comprendre l'article 6, le...
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Oui,
l'article 6, pour s'assurer, dans le fond, qu'on ne multiplie les demandes
d'injonction pour des... OK, parfait. Est-ce que... est-ce que la... la
quérulence... Est-ce que la quérulence pourrait être éventuellement jugée comme
un motif qui pourrait qualifier des demandes de non... j'oublie le terme, là,
non raisonnables, ou si ça va être...
Mme Laforest : Bien, je
ne peux pas répondre à ça, là. C'est... c'est vraiment... Ça sera jugé à ce
moment-là, cas par cas, comme on le disait.
M. Grandmont : Mais
théoriquement, oui.
Mme Laforest : Ça
pourrait.
M. Grandmont : Ça
pourrait. C'est ce que je comprends. Parfait. Est-ce que les... Je comprends
qu'on est dans une situation où les demandes d'injonction sont jugées de
manière urgente?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Normalement,
c'est ça. Oui, OK...
Mme Laforest : On l'a
dit, ça.
M. Grandmont : Oui, exact.
Est-ce que... Est-ce que la demande d'injonction... Je comprends que, même si
c'est des délais assez courts, là... Est-ce que la demande injonction, c'est un
processus qui est... qui est ouvert, c'est-à-dire qui est public? Est-ce qu'à
partir du moment où c'est déposé, c'est connu, quelqu'un, à quelque part, peut
suivre ça sur...
Mme Laforest : Oui, on
est dans les municipalités, donc c'est toujours public.
M. Grandmont : Parfait.
Donc, c'est déposé. La demande est déposée à la cour municipale.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Et à la cour
municipale, il y a un registre. Tout ce qui rentre... je ne sais pas...
Me Dumont n'a pas l'air...
M. Dumont (Luc) : ...la
demande d'injonction, c'est toujours à la Cour supérieure<i>.
M. Grandmont : Ah! c'est
à la Cour supérieure.
M. Dumont (Luc) : Toujours,
toujours, toujours.
M. Grandmont : Oui.
Parfait. Donc, à la Cour supérieure. Mon erreur. Donc, c'est déposé à la Cour
supérieure.
M. Dumont (Luc) : C'est
à l'article.
M. Grandmont : Oui,
c'était à l'article... Oui, c'est ça. Donc, c'est ça, c'est à la Cour
supérieure pour les injonctions. Donc, c'est à la Cour supérieure. Et donc il y
a un registre que les journalistes, par exemple, peuvent suivre.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Donc, ça
peut être connu.
Mme Laforest : C'est
public.
• (12 h 10) •
M. Grandmont : C'est
public. Est-ce que le... Et donc les demandes... les demandes sont publiques. Puis,
donc, si la... si la réception... si la décision de la Cour supérieure est de
ne pas donner suite à... cette demande <d'injonction là...
M. Grandmont :
...cette
demande >d'injonction là, donc, de la refuser, l'information a quand
même été publique pendant un certain temps.
Mme Laforest : Mais votre
question est lequel... laquelle?
M. Grandmont : Pardon?
Mme Laforest : C'est quoi,
votre question à ce moment-là?
M.
Grandmont : Ma question, c'est... je veux savoir c'est... On a discuté
plus... on... Il y a un autre... il y a un autre ... il y a un autre endroit
dans le projet de loi où on se posait la question de savoir si des plaintes qui
étaient formulées à l'endroit d'autres personnes avaient un caractère public et
que ça pouvait être utilisé. Puis là, malheureusement, je ne me souviens plus
exactement à quel endroit, là, mais on... on... le caractère public pouvait
créer une incidence, pouvait créer un préjudice à des personnes qui se
feraient, dans le fonds, accuser... bien, en tout cas, il y aurait... il y
aurait un caractère public, dans le fond, à cette accusation-là envers eux, et
que ça pouvait donc leur causer un préjudice.
Donc, moi, ce que je veux savoir, c'est :
Est-ce qu'il y a la même... Tu sais, imaginez une situation, par exemple, où il
y a un... on est en fin de cycle électoral, il y a un citoyen, il est bien
connu, qui veut... qui veut se présenter à l'élection contre le maire, se
présente au conseil municipal, pose des questions insistantes. La personne qui
est à la place, qui est au... qui occupe le poste de maire ou de mairesse, à ce
moment-là, décide que... selon ses critères à elle ou à lui, dépose une demande
d'injonction. Ça apparaît à la Cour supérieure, donc ça devient public. Donc,
ça envoie le message aussi que cette personne-là a peut-être quelque chose à se
reprocher, a peut-être agi de manière incivile, menaçante envers cet élu-là.
Donc, moi, ce que je veux savoir, c'est :
Est-ce qu'il y a... Est-ce qu'il y a un mécanisme par lequel on pourrait éviter
que cet outil-là soit utilisé contre d'autres personnes et éviter de leur créer
un préjudice, dans le fond, à moins qu'évidemment la Cour supérieure décide de
juger qu'effectivement l'injonction est nécessaire puis qu'on doit protéger...
on doit... on doit l'appliquer? Mais là c'est parce que, même si l'injonction
tombe, la demande d'injonction tombe, on a créé quand même l'impression,
potentiellement, dans l'oeil du public, que cette personne-là outrepassait,
disons, la bonne marche à suivre, ou un caractère plus posé, ou... Vous
comprenez ma question?
Mme Laforest : Oui, je
comprends votre question, puis c'est un autre cas qui pourrait arriver aussi.
Donc, évidemment, ça peut arriver, vous avez raison, là, c'est un... c'est une
situation qui peut arriver aussi, là.
M. Grandmont : Donc, il n'y a
pas de mécanisme pour l'empêcher.
Mme Laforest : Il n'y a pas
de mécanisme qui peut l'empêcher, à moins qu'il y ait une ordonnance de
non-publication, j'imagine. Ça, c'est toujours aussi dans les mêmes procédures.
M. Grandmont : Mais ce n'est
pas systématique.
Mme Laforest : Ce n'est pas
systématique, mais il pourrait avoir... avoir une demande d'ordonnance pour
non-publication. Ça, ça peut arriver aussi. Donc, on est dans les mêmes
procédures, les mêmes choses et les mêmes... les mêmes pouvoirs, les mêmes
règles.
M. Grandmont : OK. Donc, ça
pourrait être utilisé. Puis, quand on parle de frais, là, ça peut ressembler à
combien environ? Juste pour savoir, en fait, si... Une personne qui fait une
demande d'injonction, les frais, là, qui sont imputables à cette demande-là, ça
représente combien de...
Mme Laforest : Ça dépend. On
n'a pas les montants. Comme je vous mentionne, là, c'est du cas par cas, encore
une fois.
M. Grandmont : Mais c'est la
Cour supérieure qui les reçoit, donc ça doit être normé. J'imagine que c'est...
Il doit avoir un standard.
Mme Laforest : Ça peut... ça
peut varier. C'est ça, ça peut...
M. Grandmont : Mais ça peut
varier selon quels critères?
Mme Laforest : Au nombre... Selon...
selon les coûts, les coûts, combien coûte l'avocat... le taux horaire, le
nombre d'heures qu'il a travaillé le dossier. Voilà.
M. Grandmont : OK. Je
comprends. OK, OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
M. Grandmont : Donc, ça peut
varier selon l'avocat qui est choisi. OK. Je comprends.
Mme Laforest : Bien... Oui.
M. Grandmont : OK. Moi, j'ai
comme... j'ai comme un malaise par rapport au fait que ça peut être utilisé.
Éventuellement, quelqu'un qui serait bien nanti et qui décide de déposer une
injonction contre une personne, mais qui serait... qui est... c'est une demande
qui est frivole, mais juste pour être capable de mettre au jeu le fait que la
personne dérange au conseil municipal pour lui nuire, dans le fond. Selon vous,
il n'y a pas de risque?
Mme Laforest : Mais là il ne
faut pas oublier que l'injonction, là, il y en a quand même des injonctions qui
sont toujours possibles, là. On ne change pas ça, là. Là, ce qu'on dit, c'est
qu'on vient ajouter une possibilité de traitement en urgence aussi, là, ça fait
que c'est ça qu'on vient... pour les élus, menaces, intimidation et compagnie. Ça
fait que... Et il y en a déjà, là, des causes qui sont entendues comme ça. On
n'arrive pas avec... Oui, on arrive avec les cas d'intimidation, harcèlement
pour cause urgente, pour traiter rapidement, mais c'est sûr <que...
Mme Laforest :
...harcèlement
pour cause urgente, pour traiter rapidement, mais c'est sûr >que...
M. Grandmont : OK, mais vous,
vous ne voyez pas de problème de ce côté-là?
Mme Laforest : Bien non, pas
du tout. Au contraire, je dis qu'on va être... ce sera beaucoup plus
transparent. Puis, s'il y a une problématique de publication ou de
non-publication, bien, il y a des ordonnances pour ça aussi.
M. Grandmont : D'accord. Puis
qu'est-ce qui... qu'est-ce qui... Comment c'est déterminé, en fait? C'est... Est-ce
que c'est à la demande du plaideur que cette demande non-publication se fait?
Mme Laforest : Normalement,
oui, mais ça... et c'est évalué différemment, puis c'est un cas par cas, encore
une fois.
M. Grandmont : OK. Parfait.
C'est bon.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer à l'article 7.
Mme Laforest : «Une
municipalité»...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui?
Mme Setlakwe : Je suis
désolée, je voulais juste savoir...
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
avez une question pour l'article 6?
Mme Setlakwe : Ah! oui, mais
c'est une petite question, là. Ici, on parle d'un recours pris, bon, par une
municipalité locale au bénéfice d'un membre de son conseil ou par une MRC pour
le bénéfice de son préfet. Pourquoi il fallait préciser «élu conformément à
l'article 210.29.2 de la Loi sur l'organisation territoriale municipale»?
Pourquoi ça prenait cette précision par rapport au préfet puis de la façon dont
il est élu?
Mme Laforest : ...vous savez,
il y a... les préfets peuvent être élus différemment, là.
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends. Par cooptation ou suffrage...
Mme Laforest : Par suffrage
universel.
Mme Setlakwe : ...suffrage
universel.
Mme Laforest : C'est pour ça
qu'il fallait le spécifier, que ça touchait les deux possibilités.
Mme Setlakwe : Mais là, avec
la précision, on couvre les deux ou on couvre... On couvre les deux.
Mme Laforest : Parce que les
autres sont maires. Ça fait qu'on vient juste ici...
Mme Setlakwe : Ah! non, je
comprends. OK, c'est bon. On couvre les deux, c'est pour ça qu'on l'a précisé.
Donc, peu importe la façon dont ils sont... Mais, merci, c'est... mauvaise
compréhension de ma part. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, nous allons à l'article 7.
Mme Laforest : Une... «7. Une
municipalité locale peut intenter une poursuite pénale pour une infraction
prévue à l'article 4 ou 5 qui a été commise sur son territoire.
«L'amende appartient à la municipalité qui
a intenté la poursuite.
«Une poursuite visée au premier alinéa est
intentée devant toute cour municipale ayant compétence sur le territoire où l'infraction
a été commise. Les frais relatifs à une poursuite intentée devant une cour
municipale appartiennent à la municipalité dont dépend cette cour, sauf la
partie des frais remis par le percepteur à un autre poursuivant en vertu de l'article 345.2
du Code de procédure pénale (chapitre C-25.1) et sauf les frais remis au
défendeur ou imposés à cette municipalité en vertu de l'article 223 de ce
code.»
Alors, ici, l'article 7, on attribue
à la municipalité locale le rôle de poursuivante à l'égard de l'infraction
pénale qui est commise sur son territoire, et on précise ici le produit de
l'amende devant toute cour municipale qui a une compétence sur le territoire où
l'infraction a été commise.
Donc, ici, on est dans les technicalités
de la procédure. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'article 7?
Mme Setlakwe : Merci,
rapidement.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Mais
là, ici, si je comprends bien, ce sont des dispositions qui existent déjà, là,
pour... pour d'autres types d'infractions, là...
Mme Laforest : C'est de la
concordance avec toutes les procédures qu'on a expliquées.
Mme Setlakwe : Oui?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : L'amende
appartient à la municipalité, donc ce n'est pas du... En fait, ce n'est pas du
libellé nouveau, là, on a juste...
Mme Laforest : Non, non, non.
Mme Setlakwe : On a utilisé
du texte qui existe ailleurs pour d'autres infractions complètement standards.
Je vois des hochements de tête de l'autre côté, du côté de la ministre et du
légiste. Donc, c'est bien. Je... Là, il n'y a pas de possibilité... je... il
n'y a pas de possibilité, là, qu'il y ait un refus de partisan, là, c'est la...
c'est le poursuivant, c'est le... c'est le procureur, c'est le greffier,
c'est... Il n'y a pas de question d'un élu est moins bien protégé qu'un autre
parce qu'il n'est pas... il ne fait pas partie de...
Mme Laforest : Non, pas du
tout.
Mme Setlakwe : ...de la
majorité du... l'équipe du...
Mme Laforest : Tous les élus.
Mme Setlakwe : Tous les élus.
C'est bien. Puis, pour ce qui est de la cour municipale, on m'avait déjà...
J'ai déjà posé la question précédemment, mais l'impact sur le... sur la cour
municipale, est-ce que ça a été analysé?
Mme Laforest : Au niveau des
causes... du fardeau?
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : Bien, c'est
ça. Étant donné qu'on précise vraiment les raisons, admettons, de l'infraction,
c'est vraiment bien clair dans notre article, au contraire, ça va se dérouler
beaucoup plus rapidement. C'est ce qu'on dit.
Mme Setlakwe : Attends, je ne
suis pas sûre de vous suivre, là, il va être... il va forcément y avoir... Bien,
on ne le sait pas, là, on va l'évaluer, mais il va y avoir donc une... un
certain nombre d'infractions qui vont être contestées et qui vont se ramasser
devant la cour. Donc, on...
Mme Laforest : On va voir,
là. C'est sûr qu'on...
Mme Setlakwe : On va voir...
• (12 h 20) •
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
On ne peut pas prévoir, là. On va <voir...
Mme Laforest :
...Oui,
c'est ça. On ne peut pas prévoir, là. On va >voir.
Mme Setlakwe : Non, j'aimerais
juste savoir si vous avez d'autres observations par rapport à ça, à l'impact
que ça peut avoir sur la cour municipale, puis si ça... si ça prend une
réforme.
Mme Laforest : Bien, ce qu'on
dit... Ce qu'on dit, c'est que, là, étant donné qu'on adopte une nouvelle
réglementation, bien, c'est bien parce qu'on va prévoir les mesures au cas où.
Donc, c'est sûr que c'est une... c'est en prévention d'avoir des causes comme
ça maintenant. Donc, les procédures sont très, très claires si on arrive avec
des injonctions pour ces raisons-là. Donc, nous, ça se veut vraiment préventif
à ce moment-ci, donc c'est positif, puis ça va accélérer le... le... Parce que,
là, présentement, c'est sûr qu'on n'a pas ces dispositions-là, donc, si on ne
vient pas éclaircir la procédure, bien là, c'est sûr que ça pourrait... il
pourrait avoir un temps... ou plus de causes à ce moment-ci. Sauf que, là,
étant donné qu'on éclaircit avec l'article 1 au complet, avec les détails,
au contraire, ça va beaucoup mieux se dérouler.
Mme Setlakwe : OK. Mais là,
ici, on n'est pas dans l'injonction, là, ici on est dans les infractions
pénales.
Mme Laforest : Même les
infractions pénales, admettons, là... Je veux dire que l'article est très, très
clair, c'est pour ça qu'on vient le définir comme ça. Mais il n'y aura pas plus
de... Selon moi, selon nous, en fait, il n'y aura pas nécessairement plus de
causes, sauf que... Comment je peux dire? En fait, je ne peux pas prévoir,
je... On ne peut pas prévoir, sauf que, là, ce qu'on fait, c'est... c'est une
mesure préventive plus que d'autres choses.
Mme Setlakwe : Je comprends.
On va suivre ça. Je ne suis pas en train de remettre en question le bien-fondé,
là, de l'infraction, ce n'est pas ça que je fais, j'essaie de voir quand même
l'impact, puis peut-être éventuellement une surcharge sur... au niveau de la
cour municipale qui... qui... Bien, ce n'est pas mon dossier, mais est-ce que
les ressources sont... sont suffisantes? Est-ce que ça... que ce nouveau
régime-là s'intègre bien dans leur... dans leur... évidemment, dans leur rôle,
dans la réforme, dans... C'est quelque chose que vous allez suivre de près,
j'imagine.
Mme Laforest : Oui, oui,
vraiment, là. Bien, tu sais, tout le monde a passé aussi là, les directeurs
généraux, les élus, les employés des municipalités, là, ce n'est pas... on
n'arrive pas comme ça sans que personne n'ait évalué la situation aussi, là. Si
ce n'était pas possible, on ne serait pas allé de l'avant.
Mme Setlakwe : Merci.
Mme Laforest : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer à
l'article 8.
Mme Laforest : L'article 8 :
«Aucune injonction ne peut être demandée en vertu de l'article 3 à l'encontre
d'un élu municipal à l'égard de propos ou de gestes visant un autre membre du
conseil municipal...
«Aucune poursuite pénale ne peut être
intentée en vertu de l'article 4 à l'encontre d'un élu municipal à l'égard
d'un acte posé lors d'une séance d'un conseil auquel il siège ni en vertu de l'article 5
à l'égard d'un acte visant un autre membre du conseil municipal auquel siège l'élu.»
Donc, l'article 8 prévoit qu'un
membre d'un conseil municipal ne pourrait pas demander une injonction en vertu
de l'article 3 à l'égard d'un autre membre de ce même conseil. C'est comme
évident.
Cet article prévoit également qu'aucun
recours pénal prévu à la présente loi ne pourrait être intenté à l'encontre
d'un élu municipal pour un acte posé lors d'une séance du conseil municipal
dont il est membre ou à l'égard d'un autre membre du même conseil.
Alors, merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'article 8?
Mme Setlakwe : ...merci, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Mme la ministre,
juste de nous rappeler, là, l'évolution de votre réflexion à cet égard-là.
Parce que vous vous souviendrez que cet article-là ne se trouvait pas dans
le... la version initiale du projet de loi. Et donc, pourquoi êtes... pourquoi
vous êtes venue insérer cet... ou... bon, je ne devrais pas dire «clarifier»,
parce que... Mais le libellé initial ouvrait la possibilité à ce que ces
recours-là soient utilisés pas seulement par l'élu vis-à-vis un citoyen, mais
entre les élus eux-mêmes. Et puis là, vous êtes venue déposer cet... bien, cet
amendement-là. Juste nous expliquer le... la démarche, le raisonnement.
Mme Laforest : Oui. La raison
est très, très simple, la raison est très, très claire, c'est pour ne pas qu'il
y ait de partisanerie, en fait, pour ne pas qu'un élu se serve d'un article
comme ça, d'une possibilité comme ça envers un autre élu pour en faire de la
partisanerie.
Mme Setlakwe : OK. Là, on va...
on clarifie que l'injonction et les deux infractions pénales, ça ne
s'applique pas entre élus. L'article est très clair, là, je n'ai pas de... je
n'ai pas de commentaire sur le libellé. Puis je pense que c'est une bonne
chose. D'ailleurs, on l'avait entendu en commission, en consultations
particulières.
Mme Laforest : En
consultations.
Mme Setlakwe : Mais il n'en
demeure pas moins que les démissions qu'on constate, là, le nombre élevé de
démissions d'élus municipaux et... il y a... il y a plusieurs raisons, c'est
multifactoriel, plusieurs... il y a plusieurs conflits, plusieurs situations
qui donnent lieu à un climat <toxique...
Mme Setlakwe :
...qui
donnent lieu à un climat >toxique. Et on sait très bien qu'entre élus,
au sein même d'un conseil, il peut y avoir des conflits, il peut y avoir un
climat toxique, il peut y avoir des situations extrêmement difficiles pour
certains élus. D'ailleurs, les témoignages les plus... les plus percutants,
déchirants qu'on a... qu'on a eus, qu'on a entendus, vous et moi, là, avec nos
collègues, c'était... c'était à l'égard d'élus qui... qui ont... qui vivent des
difficultés, qui évoluent dans un climat extrêmement difficile et qui... ça
peut mener dans certains cas à... au fait qu'ils ne réussissent pas à remplir
leur fonction d'élu pleinement pour le bénéfice des citoyens qui les ont élus.
Alors, qu'est-ce que vous proposez dans
votre projet de loi pour répondre à cette problématique? On s'entend que ce ne
sera pas ces... les recours, mais quel est... Qu'est-ce qu'on leur répond?
Parce que ça fait partie de la problématique, ça, les... le climat est toxique
au sein même des conseils, certains conseils.
Mme Laforest : Oui. Alors,
comme je le mentionnais, il va y avoir une mesure, là, pour donner la
possibilité à la ministre de désigner un conseiller pour accompagner les élus
dans la... dans... là, au départ, là, de... Puis on oblige les municipalités
d'adopter les municipalités pour leur règlement d'interne... de régie interne.
Puis ensuite, il y a certaines mesures aussi qui appartiennent à la CMQ. Parce
que la CMQ, elle... avec la CMQ, il y a des possibilités d'intenter des recours
en inhabilité pour un élu pour des motifs d'avoir porté sérieusement atteinte
à... atteinte à l'honneur et à la dignité à la fonction d'un élu.
Donc, ici, évidemment, ce qu'on fait,
c'est qu'on... si je peux dire, on éclaircit entre ce que fait la CMQ et ce que
fait ici notre article. Parce que les élus sont déjà couverts pour les
suspensions, pénalités, les... admettons, pour des pénalités financières avec
la CMQ entre élus, ça, c'est déjà prévu avec la CMQ. Puis dans... dans cette
situation-là, par exemple, ou dans le cas de deux élus qui sont... que...
si ça se passe entre deux élus, la municipalité va devoir aussi couvrir les
frais de défense, les frais de poursuite pour la même infraction ou cette
demande d'injonction. Donc, ici, on vient préciser, éclaircir et prévoir aussi
la petite différence qu'il pourrait y avoir entre l'article ici proposé et ce
que propose la... ce que peut faire la CMQ.
Mme Setlakwe : Et est-ce que
vous, comme ministre, merci, vous avez des pouvoirs d'intervenir dans certains
cas directement, dans des... dans des situations conflictuelles qui peut... qui
peut mener à... au dysfonctionnement d'un conseil?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Parce que ça...
ça touche à notre démocratie.
Mme Laforest : Oui, il y a un
article, on... Oui, très bonne question. On va l'étudier, il y a un article qui
arrive sur ce point.
Mme Setlakwe : Merci. Là, je
pense que ça va, parce que je... Moi, j'appuie cette décision, mais il faut
s'assurer de protéger les élus. On sait qu'on arrive aussi... Bien, bientôt,
là, dans quelques mois, on va entamer la dernière année, là, qui précède la
prochaine élection municipale. On veut... on veut envoyer le message, c'est
important, là, qu'on est à l'écoute, que vous êtes à l'écoute des... qu'on
l'est... qu'on l'est tous, là, des élus qui vivent des situations difficiles.
On ne voudrait pas qu'il y ait un plus grand nombre de démissions, sachant que
ça ne déclenchera pas une élection partielle.
Donc, voilà, j'apprécie l'échange, parce
qu'il faut vraiment envoyer un... le message qu'on... qu'on veut agir sur
plusieurs fronts. Il faut le faire. Puis je pense qu'il va falloir suivre la
situation de près. Je ne pense pas que le... le... En tout cas, j'espère, Mme
la ministre, on pourra... on pourra en rediscuter dans les prochains mois. Il
faut suivre ça de près puis se réajuster selon... selon les nouvelles données
qui sont... qui nous sont démontrées. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Député de Taschereau.
• (12 h 30) •
M. Grandmont : Oui. Merci, M.
le Président. Donc, je comprends par l'article 8 qu'on vient préciser
que ni par l'article 3, ni 4, ni 5, dans le fond, il peut y avoir des
poursuites pénales ou des demandes d'injonction entre élus, parce que ça relève
du... de la Commission municipale du Québec. C'est bien ça. Je m'interroge
quand même sur le choix des mots qui sont utilisés à l'article 8. On parle
d'élus qui sont... qui siègent sur un même conseil municipal. Puis je me
questionne parce que, des cas de figure, il y en a aussi d'autres, par exemple
des... le conseil d'administration du Réseau de transport de la Capitale,
évidemment, il y a des élus de L'Ancienne-Lorette, de Saint-Augustin qui sont
sur ce conseil d'administration là, donc ça veut dire qu'il y a des élus qui ne
siègent pas sur le même conseil municipal, mais ils sont dans une instance
d'agglomération. Là, on parle vraiment, dans l'article 8, d'un autre
membre du conseil municipal auquel siège l'élu. Plus loin, on dit : «À
l'encontre...
12 h 30 (version révisée)
M. Grandmont : ...un autre
membre du conseil municipal auquel siège l'élu. Plus loin, on dit : «à l'encontre
d'un élu municipal lors d'une séance d'un conseil auquel il siège», «un autre
membre du conseil municipal auquel siège l'élu». J'ai comme l'impression qu'il
y a... il y a peut-être... à moins que... détrompez-moi, là, au besoin, là,
mais j'ai comme l'impression que ça pourrait... on aurait pu oublier certaines
instances dans lesquelles des élus siègent ensemble, mais ne sont pas du même
conseil municipal.
Mme Laforest : Ça pourrait.
Il y a des élus qui siègent sur une société de transport ou...
M. Grandmont : Exact.
Mme Laforest : Oui, c'est
pour ça qu'on... il fallait l'indiquer ici, il fallait élargir la mesure.
M. Grandmont : Mais là il n'est
pas écrit en ce moment, là. Là, ce que je comprends, c'est qu'on a voulu
spécifier que tout ce qui était des élus entre eux, qui siègent dans un même
conseil municipal, on ne peut pas faire de poursuites pénales ou encore d'injonction,
de demande d'injonction. De l'autre... Parce que ça relève de la CMQ. Mais j'ai
l'impression que si, par exemple, deux élus... Par exemple, sur le conseil d'administration
du RTC, je vais prendre un exemple très fictif, là, mais, sur le CA du RTC,
ici, à Québec, bien, ça veut dire qu'un élu de Saint-Augustin, par exemple,
pourrait faire une... demander une poursuite pénale envers un élu de... qui représente
la ville de Québec sur le CA du RTC. De la façon que c'est écrit, pour moi, ça
ne me semble pas super clair puis on n'inclut pas tous les cas de figure. Si le
but c'est de... qu'entre élus on réfère à la CMQ.
Mme Laforest : Me Dumont.
M. Dumont (Luc) : Bien, ici,
ce que vous dites, dans le fond, c'est... est-ce qu'ils sont tous couverts, c'est...
Le but de cette disposition-là, c'est qu'un élu qui... c'est qu'un élu qui
siège sur le même conseil municipal ne puisse pas se poursuivre les uns les
autres. Par contre, effectivement, si on se retrouve sur le... mettons qu'on
parle d'une régie intermunicipale, donc il y aurait deux... donc, il y aurait
deux... il y a...
M. Grandmont : ...deux CA... de
deux conseils différents.
M. Dumont (Luc) : Ce n'est
pas la même municipalité. Il y a un conseil. Donc, si... donc, entre ces
deux-là, est-ce qu'il pourrait y avoir une poursuite pénale? C'est... ça serait
possible, ça serait possible, ça...
M. Grandmont : Tel que c'est
écrit en ce moment, ça serait donc possible.
M. Dumont (Luc) : Ça serait
possible parce qu'on ne parle pas d'organisme municipal comme on le fait dans
la définition.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Ça va?
M. Grandmont : Donc, si le souhait
de la ministre, c'est vraiment d'éviter qu'entre des élus municipaux... on veut
éviter qu'il y ait des poursuites pénales ou des poursuites... des demandes d'injonction,
puis que ça passe nécessairement par la CMQ, je pense qu'il faudrait réécrire le
huit pour s'assurer qu'on prend tous les cas de figure, c'est-à-dire que des
élus municipaux ne peuvent pas ensemble se poursuivre l'un l'autre, là.
Mme Laforest : Bien non,
parce que votre exemple, ça... on ne pourrait pas aller de l'avant, parce que,
par exemple, un élu qui arrive puis qui entrave le travail d'un autre conseil
municipal, à ce moment-là, ça...
M. Grandmont : Non, non, je
sais. Si, par exemple, un élu qui subit une nuisance parce qu'il habite à la
frontière d'une autre municipalité, par exemple, décide d'aller au conseil
municipal comme citoyen, là, c'est une autre... c'est un autre cas de figure,
mais des élus...
Mme Laforest : Ah! mais là,
on est ailleurs, là, ce n'est pas ça...
M. Grandmont : Non, c'est ça,
exactement. Mais là ce qu'on parle, ce seraient des élus qui siègent ensemble
sur une régie intermunicipale ou sur un CA de société de transport, donc ils
siègent ensemble en leur qualité d'élus. Là, actuellement, de la façon que l'article 8
est écrit, ce n'est pas couvert. Il pourrait donc y avoir poursuites pénales, à
ma compréhension, là, puis c'est ce que semblait dire aussi Me Dumont, là,
donc, il pourrait y avoir poursuites pénales ou demandes d'injonction.
Des voix : ...
Mme Laforest : On... est-ce
qu'on peut suspendre 30 secondes?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Nous allons pouvons suspendre, pas de problème. Nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 12 h 35)
(Reprise à 12 h 40)
Mme Laforest : ...juste pour
répondre à l'inquiétude du député de Taschereau, et la mesure répond à son
interrogation par rapport à la protection de l'élu, voilà, pour siéger sur le
conseil. Alors, merci, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : J'aimerais
juste qu'on puisse réexpliquer, en fait, là, caméra ouverte, l'interprétation
qu'on fait de l'article 8, parce que ce que je soulevais, c'est que la
façon que l'article 8 est indiqué, comme il est mention de conseil
municipal... comme il est mention de conseil municipal, je soulevais le cas
que, sur certaines autres instances, à mon avis, on ne semblait pas couvrir ces
cas de figure là. Donc, j'aimerais juste avoir, là, dans le fond, là, les
explications de Mme la ministre.
Mme Laforest : Donc,
l'objectif, l'explication... L'objectif, en fait, c'est qu'on s'en tient
vraiment à éviter la partisanerie, c'est pour ça qu'on parlait du même conseil.
Puis quand on parle <possiblement...
Mme Laforest :
...partisanerie,
c'est pour ça qu'on parlait du même conseil. Puis quand on parle >possiblement
des exemples comme mon collègue de Taschereau l'a mentionné précédemment, on
parle également honneur, dignité, et tout de suite la CMQ est là pour la
protection à ce moment-ci.
M. Grandmont : Parfait. Je
vous remercie.
Mme Laforest : Merci. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer à l'article 9.
Mme Laforest : L'article 9 :
«Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
est responsable de l'application de la présente loi.»
Donc, c'est la responsabilité de la
ministre ou du ministre de mettre en application la présente loi, les nouvelles
mesures, qui sont très positives. C'est un grand bout de chemin qu'on a fait
aujourd'hui, une grande avancée dans le milieu municipal. Merci, tout le monde,
merci à mes collègues. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Questions sur l'article 9? J'imagine que non. Parfait.
Mme Setlakwe : ...participer
à cet exercice-là, étant une ancienne élue municipale qui n'a pas vécu des
situations extrêmement difficiles comme certains vivent, je pense que c'est un
pas dans la bonne direction. Il va falloir suivre quand même l'évolution de
tout ça, c'est tout à fait novateur. Et ça me permet donc de mentionner que
j'aurais un amendement : proposer un article additionnel à la fin de cette
nouvelle loi. Je crois qu'il a été envoyé à la commission, ce serait un
article 10.
Mme Laforest : Alors, votre
amendement, est-ce qu'il est déposé?
Mme Setlakwe : Est-ce que
c'est le temps de le faire, par contre? Je sais que, là, il y a quand même
l'article 9 qui est en train d'être discuté, là. Moi, je n'ai pas de
commentaire sur l'article 9.
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
Bien là, là, je pense qu'il n'y avait plus...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Comment?
M. Grandmont : ...commentaire
sur le 9.
Le Président (M. Schneeberger) : Allez-y.
M. Grandmont : Bien, le 9...
En fait, c'est parce qu'on était en train de conclure, un peu. Donc, on pourra
en rediscuter éventuellement, évidemment, là, de l'amendement qui est proposé
par la collègue de Mont-Royal—Outremont.
Oui, je considère qu'effectivement il y a
des avancées qui sont apportées là-dedans. Malgré tout, quand même...
certaines... certaines interrogations encore sur des réponses que,
malheureusement, on n'a pas eues, notamment à l'utilisation de l'entrave comme
nouveau concept qui est apporté. Je pense qu'il n'y a pas de surprise du côté
de Mme la ministre. On a bien tenté, même du côté aussi... Bien là, toutes les
oppositions, on a tenté d'apporter des amendements pour, un, avoir des réponses
sur l'utilisation de ce nouveau terme, de ce nouveau concept-là, on a essayé de
le renforcer, on a essayé de l'enlever. On n'a pas réussi à avoir, disons, de
garantie non plus que ça ne mènerait pas à certaines dérives, que ça
n'embourberait pas davantage les différentes cours qui vont devoir recevoir ces
différentes demandes-là qui leur seront soumises, d'un point de vue pénal ou
des injonctions.
Je comprends, là, qu'il y a eu une
progression quand même sur l'ensemble de l'oeuvre, sur l'ensemble du chapitre I,
je tiens quand même à le reconnaître. Cela dit, quand... je demanderai tout à
l'heure un appel par vote nominal et je m'abstiendrai, le temps de bien
regarder l'ensemble de l'oeuvre pour être capable de bien me prononcer par la
suite sur la suite des choses, sur l'ensemble du projet de loi, parce que
c'était au cœur de ce projet de loi n° 57. Il y avait évidemment beaucoup
de choses à travers un projet de loi omnibus, mais le titre du projet de loi
n'est pas celui qu'on a pour rien, c'est parce que c'était vraiment le cœur
aussi de la réponse à laquelle la ministre... la réponse que Mme la ministre
voulait donner à une problématique qu'on partage tous, considérant les enjeux
qu'on vit, les 965, maintenant, démissions d'élus municipaux depuis 2021. On
est rendu à 13 %, c'est impressionnant. Puis, comme le rappelait tantôt ma
collègue de Mont-Royal—Outremont, on s'approche d'une date
quand même assez importante, celle où les élections partielles ne seront plus
nécessaires.
Donc, bon, j'annonce tout de suite que je
ferai un appel... un vote par appel nominal plus tard.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, Mme députée de Mont-Royal—Outremont, je vais vous
laisser déposer... Bien, vous m'aviez dit que vous aviez un amendement à... un
sous-amendement à déposer.
Mme Setlakwe : Oui, un
sous-amendement, donc, qui introduirait un nouvel article 10, le
dernier... le dernier article de cette nouvelle loi. Donc, on propose
d'ajouter, après l'article 9 de la Loi visant à protéger les élus
municipaux et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions, édictée
par, l'amendement proposé à l'article 1 du projet de loi, l'article
suivant, article 10 :
«Le ministre doit, au plus tard — bien
là, on déterminera la date qui suit de trois ans celle de l'entrée en vigueur
du chapitre I de la Loi visant à protéger les élus municipaux et à
favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions, édicté par l'article 1
de la présente loi — faire au gouvernement un rapport sur la mise en
oeuvre de la présente loi et sur l'opportunité de la maintenir en vigueur ou de
la modifier. Ce rapport peut contenir... peut notamment contenir des
recommandations visant l'amélioration de la présente loi.
«Ce rapport est déposé par le ministre
dans les 30 jours suivants à l'Assemblée nationale ou, si elle ne siège
pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux.
«Ce rapport est transmis, pour étude, à la
commission parlementaire compétente dans les 15 jours suivant son dépôt à
l'Assemblée nationale.»
< Voilà.
Mme Setlakwe :
...
ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux.
«Ce rapport est transmis, pour étude, à
la commission parlementaire compétente dans les 15 jours suivant son dépôt
à l'Assemblée nationale.»
> Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur le sous-amendement
déposé?
Mme Setlakwe : Voulez-vous
que je le commente avant?
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, vous commentez le... Oui, vous pouvez le commenter.
Mme Setlakwe : Bien, écoutez,
c'est... Merci. Donc, c'est un texte qu'on retrouve dans différentes lois,
notamment récemment dans le projet de loi 47 sur la protection de l'élève,
la <i>loi sur les actes répréhensibles, la Loi visant à prévenir et à
combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements
d'enseignement supérieur, pour ne nommer que celles-là. Donc, essentiellement,
on demande au gouvernement de fournir un rapport de mise en œuvre de cette loi.
Je pense que les circonstances le justifient, que le contexte le justifie. Puis
je vais profiter de mon temps de parole pour réitérer à quel point c'est
important de viser à atteindre un juste équilibre, là, dans le... dans la
mise... la mise sur pied de ce nouveau régime que nous appuyons à
l'Assemblée... à l'opposition officielle. Nous avions des réserves, j'ai eu
l'occasion de les exprimer à maintes reprises, s'assurer de ne pas du tout
brimer le droit à la liberté d'expression, notamment, notamment et les autres
droits et libertés prévus dans nos chartes qui nous sont si chères, de ne pas
du tout ouvrir la porte à des interprétations larges et abusives de ces
nouveaux recours, de ces nouveaux outils qui auraient pour effet de museler et
de brimer des citoyens qui, en toute légitimité, souhaitent participer dans les
débats publics.
Je ne veux pas être redondante, là, je
l'ai dit, mais je... je crois aujourd'hui que le libellé... et j'apprécie le
fait que le gouvernement aie été à l'écoute et aie déposé une version amendée
et bonifiée par rapport à la version initiale. Je pense qu'on a amplement
débattu des différents concepts pour tenter d'en arriver à ce juste équilibre.
Mais vous avez remarqué ce matin dans nos discussions, j'ai mentionné à
quelques reprises que ça va être important de suivre l'évolution de ce nouveau
régime. Puis, rappelons-le, là, c'est tout à fait novateur. Nous, on avait fait
faire une petite recherche de notre côté. Si je ne me trompe pas, là, Québec
serait la première province à mettre de l'avant un régime de protection
spécifique pour les élus municipaux. On n'est pas en train de criminaliser la
participation citoyenne, on est en train d'encadrer et de valoriser le rôle de
l'élu sans brimer d'aucune façon le droit des citoyens de participer pleinement
par tout moyen d'expression raisonnable et tout, et surtout sans limiter la
liberté de presse. Moi, j'aurais aimé qu'on prévoie un libellé plus explicite,
mais généralement, moi, j'approuve.
J'approuve, mais je pense qu'on doit
suivre ça de près, s'assurer que ça ne donne pas lieu à des abus dans l'autre
sens, des abus de la part d'élus, que ça ne crée pas une surcharge, que ça ne
crée pas justement de situations problématiques en ayant voulu apporter des
solutions à une problématique qui est bien... bien documentée au niveau des
élus. Mais là il ne faut pas ouvrir la porte à d'autres problématiques. On veut
que nos institutions démocratiques, de façon particulière au municipal,
fonctionnent bien. On veut qu'il y ait des élus qui se présentent, mais on veut
que les citoyens participent aussi. Donc, je propose que le gouvernement soit
tenu de déposer ce rapport de mise en œuvre et qu'on... donc, que ça enclenche
un processus d'analyse et qu'on voie s'il est opportun d'apporter des
modifications à ce projet. Voilà, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Alors... Oui.
• (12 h 50) •
Mme Laforest : Bien,
j'aimerais tout de suite répondre à ma collègue, parce que, moi, je l'avais
demandé. On s'était penché sur la situation, évidemment, d'essayer de voir
comment est-ce qu'on pourrait avoir un rapport. Et ça a été vérifié puis il
faut être prudent, par exemple, parce qu'on a toujours, dans les mesures qu'on
a ajoutées au niveau des deux infractions, il y a l'indépendance des tribunaux.
Ça, c'était vraiment assez complexe. Donc, ça, on va... c'est une considération
à avoir. Ensuite, au niveau de la cour municipale, il y avait aussi une
certaine lourdeur administrative si on exigeait un rapport annuel, ça, c'était
aussi considéré. Il y a la confidentialité également parce qu'on s'entend qu'on
est dans des infractions pénales. Donc, la notion de confidentialité, elle doit
être respectée. Puis c'est pour ça qu'on engage à la fin du neuvième <paragraphe...
Mme Laforest :
...elle
doit être respectée. Puis c'est pour ça qu'on engage à la fin du neuvième >paragraphe
de l'article 1... en fait, c'est pour ça qu'on dit, au neuvième
paragraphe, que le ou la ministre des Affaires municipales est responsable de
l'application de cette loi-là.
Donc, c'est sûr qu'à chaque fin de
session, aux Affaires municipales, on a toujours un omnibus. Donc, il faut
considérer qu'évidemment, avec cette nouvelle application là, cette nouvelle
loi là, il y aura vérification. Et on s'entend très, très bien qu'on sait que
les causes, il y en a quelques-unes qu'on verra dans les revues de presse.
Donc, on va suivre la situation de près. Mais, considérant ces mesures-là,
l'indépendance des tribunaux, la confidentialité des cas, c'était au niveau du
rapport et de la lourdeur administrative à la cour municipale. Donc, pour ces
mesures, on ne va pas de l'avant pour votre amendement. C'est pour ces raisons.
Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, je peux
répondre?
Le Président (M. Schneeberger) :
Bien oui.
Mme Setlakwe : Merci. Bien, je
ne suis pas insensible aux éléments que vous mettez de l'avant. Est-ce qu'il y
a... Donc, évidemment, l'indépendance des tribunaux, ne pas alourdir la charge
administrative des tribunaux, je suis sensible à ça aussi, mais évidemment la
confidentialité des cas, ça va de soi. Mais je vous retourne la question :
Comment allez-vous... De quelle façon allez-vous accomplir votre rôle de
responsable de l'application de la loi? Quel genre de reddition de comptes
allez-vous demander? Comment prévoyez-vous suivre l'évolution? Parce qu'il y a
quand même une façon de suivre l'impact, il va falloir qu'on ait des... il va
falloir qu'on ait des données, il va falloir qu'on soit capable de mesurer
l'impact positif ou négatif de ce nouveau régime. Comment vous allez y arriver?
Mme Laforest : Bon. Alors,
quand on parle de l'article 9, c'est vraiment sous la responsabilité de la
ministre des Affaires municipales. Donc, automatiquement et obligatoirement, il
y a une responsabilité de l'application de cette loi-là, première des choses.
L'autre chose, c'est que c'est certain, comme on l'a mentionné depuis le début,
il y a un lien direct avec la Commission municipale du Québec. On s'entend que
tout ce qui est protection des élus ou conflit entre élus, et là on ajoute les
citoyens, à chaque session et à chaque année, il y a des évaluations. Puis on a
un omnibus pour... s'il y a des changements à faire. C'est pour ça que je veux
rassurer les gens qui nous écoutent, s'il y a des améliorations, des
changements à faire, c'est pour ça qu'il y a toujours un, même deux omnibus aux
Affaires municipales pour faire des correctifs. Mais considérant toutes les
autres mesures que je vous ai mentionnées, là, on ne peut pas aller de l'avant
pour un rapport. Mais dites-vous qu'il y a une responsabilité d'application de
cette loi-là.
Mme Setlakwe : Merci. Quel
genre d'indicateurs allez-vous... allez-vous suivre, là, pour déterminer
quel... comment vous allez vous adapter dans le futur?
Mme Laforest : Bien, on va
travailler avec les unions, parce que chacune des unions a mis en place... vous
êtes au courant d'ailleurs, je pense, a mis en place un comité démocratie
municipale en lien avec cette loi-là. Ça fait que c'est certain qu'on va
travailler avec les unions. Il y a plusieurs applications qui se font également
avec les unions. Donc, considérant la nouvelle application, par exemple, des
infractions avec les unions et le comité démocratie municipale, on va
surveiller la situation de près, c'est certain.
Mme Setlakwe : À quelle
fréquence avez-vous l'intention...
Mme Laforest : Ah! démocratie
municipale, on peut se rencontrer une fois par mois, c'est très fréquent.
Mme Setlakwe : Est-ce que,
donc, de façon... Vous allez tenir... ou faire un suivi plus serré dans les
premiers mois, les premières années de la mise en application?
Mme Laforest : Oui, comme les
lois qu'on a faites dans tous les projets de loi, là, depuis six ans. À chaque
fois qu'on ajoute une loi, il y a des vérifications qui se font continuellement
à chaque mois aux affaires municipales.
Mme Setlakwe : Merci. Par
rapport au régime, dont on a discuté hier soir, celui qui... qu'on peut
qualifier de légèrement archaïque, là, qui est prévu au <i>Code
municipal, qui prévoit des mesures ou des pénalités lorsqu'un officier
municipal est molesté ou autre, ça faisait un bout de temps, là, que ça n'avait
pas été... ça n'avait pas été mis à jour, donc, avec... considérant les
différents chantiers, considérant celui-là qui a été peut-être laissé de côté,
comment vous allez…
Mme Laforest : Bien, en fait,
il y a plusieurs lois...
Mme Setlakwe : ...suivre tout
ça.
Mme Laforest : Oui. Il y a
plusieurs lois aux Affaires municipales. Ici, c'est l'application d'une
certaine mesure au niveau de la protection des élus et des infractions. Donc
c'est vraiment une nouvelle prise en charge pour les élus municipaux, mais on
n'est pas dans les projets de loi ou encore la LERM ou la <i>loi éthique
et déontologie. Il y a plusieurs lois, il y a plusieurs... Évidemment c'est sûr
que là si on revoyait tous les chantiers de toutes les lois des Affaires
municipales, y compris le deux dollars comme vous l'avez mentionné, on est
vraiment ailleurs là, il faudrait vraiment avoir des équipes administratives
pour revoir tous les corpus dans tous les projets de loi qu'on a mis en place,
mais ça date... il y en a qui date de 95 ans, là. Ça fait qu'on n'est pas
là du tout. Là, on est sur l'application d'une <mesure...
Mme Laforest :
...date
de 95 ans, là. Ça fait qu'on n'est pas là du tout. Là, on est sur
l'application d'une >mesure pour la protection des élus municipaux, donc
on va suivre les travaux de près.
Mme Setlakwe : Merci. Ça va
pour l'instant.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, bien, je
remercie ma collègue de Mont-Royal—Outremontpour sa proposition d'amendement. Je la trouve intéressante. J'avais
proposé dans d'autres projets de loi aussi à Mme la ministre, notamment, là, le
projet de loi n° 16, il me semble, des mesures similaires, c'est-à-dire un
rapport après une période de temps donnée pour revenir, puis avoir une
discussion, puis avoir surtout des indicateurs, de la transparence en lien avec
un projet de loi sur lequel on a travaillé ensemble.
Moi, ce que je trouve intéressant, c'est
qu'on... oui, il y a des... oui, il y a des mécanismes, puis oui, il est
possible de faire des omnibus, évidemment, là, puis on le revoit. C'est juste
que, si on se donne un moment de réflexion, tout le monde ensemble, pour être
capable de voir où est-ce qu'on en est, bien, je pense que ça nous sort un peu
peut-être des fois de la partisanerie, là, ça nous donne, tout le monde, les
mêmes informations, tout le monde, les mêmes indicateurs. Il y a un moment où
on s'arrête puis on se demande : Est-ce qu'on a fait les... est-ce qu'on a
fait les bons choix? Qu'est-ce qu'on devrait modifier? Puis après ça, ça nous
enligne, tout le monde, vers les bonnes solutions. Moi, je pense que c'est une
méthode de travail que j'apprécie, ce qui n'empêche pas, par ailleurs, d'avoir
la ministre, qui est à son affaire. Je l'imagine, après six ans, elle connaît
bien les rouages, elle a ses contacts, les instances qui fonctionnent de façon
régulière et par lesquelles elle peut avoir des interactions assez rapidement,
un feedback, une rétroaction et donc agir aussi en temps réel, toujours à
l'intérieur de ce que nous avons... de ce que nous déciderons ici.
Donc, je ne m'étendrai pas beaucoup plus
longtemps. C'est sûr que... comme je le disais tantôt, puis je ne répéterai pas
l'ensemble du laïus là-dessus, moi, j'ai certains doutes, certaines craintes
encore par rapport à ce qui est écrit actuellement dans le chapitre I
notamment. Il y a des avancées que je juge intéressantes, par ailleurs. Ça fait
que, d'un côté comme de l'autre, je trouve intéressant que d'avoir des périodes
où on prend le temps de ramasser toute l'information, on se la repartage. Puis,
par souci de transparence, je pense que l'amendement de notre collègue de Mont-Royal—Outremontpourrait permettre
d'arriver à ces... à cet objectif-là. Donc, moi, si... En tout cas, je suis en
faveur, donc, s'il y a un appel nominal, je vais voter en faveur.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui.
Mme Setlakwe : ...juste
préciser, là. Je comprends qu'elle travaille en collaboration avec l'UMQ, c'est
évident, qu'il y a ce comité, mais quelles seront vos consignes? En même temps,
l'UMQ a une liberté d'action, on comprend, mais comment vous allez vous assurer
que les bons comptes rendus vous soient... vous soient fait, pas que ce soit
laissé, là, de façon... de façon arbitraire, là? Comment est-ce que... Comment
vous allez...
Mme Laforest : Le meilleur
exemple que je peux vous donner, là, quand on a mis en place le projet de loi
n° 49 avec la Commission municipale, évidemment, il y a toujours des
rencontres, des mesures avec la Commission municipale, qui travaille vraiment
bien dans toutes les municipalités du Québec, parce qu'on avait donné des
nouveaux pouvoirs. Et il y a des rencontres, il y a des vérifications, il y a
des situations qu'on évalue. Donc, évidemment, ça se passe quand même très, très
bien. Le travail est continuel avec toutes les... toutes les instances.
Pour répondre à mon collègue de
Taschereau, vous aviez dit : On avait demandé la même chose. Et je vous
avais répondu, pour un certain projet de loi : On va avoir des
vérifications avec des cibles, des indicateurs, avec les orientations
gouvernementales en aménagement du territoire par rapport à la LAU, et vous
voyez, on les annonce cet après-midi. Donc, nos mesures puis nos promesses, on
les tient vraiment.
Puis ce que je veux dire, c'est que, là,
de mettre en place cette loi-là, moi, je ne veux pas que les gens soient
inquiets, mais on parle de confidentialité, de lourdeur administrative aux Affaires
municipales, de confidentialité des tribunaux, donc là, on est dans des mesures
vraiment importantes. Mais dites-vous qu'on... dans chaque omnibus, on va
respecter nos promesses, puis on va livrer encore une fois avec cette loi-là
avec le comité démocratie des unions municipales.
Mme Setlakwe : Juste une
dernière question.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
ça va.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Bien,
on va peut-être repasser tantôt.
Mme Setlakwe : Tantôt?
Le Président (M. Schneeberger) :
Tantôt. Alors, nous allons suspendre pour l'heure du dîner. Nous revenons à
14 heures.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h (version révisée)
(Reprise à 14 h 03)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon après-midi à tous. J'espère que vous avez tous eu le temps de manger un
petit peu.
Alors, nous reprenons les travaux. Je
rappelle que la Commission de l'aménagement du territoire est ici pour
poursuivre les travaux sur l'étude détaillée du projet de loi n° 57, <i>loi
édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l'exercice sans
entraves de leurs fonctions et aussi modifiant diverses dispositions
législatives dans le domaine municipal.
Alors, avant la suspension, nous étions à un
sous-amendement proposé par la députée de Mont-Royal—Outremont sur l'article 1.
Alors, je ne pense... je pense qu'on avait fait le tour. S'il n'y avait pas d'autre...
d'autre... Comment, députée de Mont-Royal—Outremont?
Mme Setlakwe : Oui, oui, oui,
j'étais... j'avais posé une question. On attendait de poursuivre l'échange.
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
OK. Alors, désolé de... je ne sais pas c'était quoi, la question qui était,
là... OK, alors...
Mme Laforest : ...l'amendement.
Il y avait un amendement qui avait été déposé. Ça fait que j'avais bien
répondu, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, oui.
Mme Setlakwe : Merci. Juste revenir
pour terminer l'échange sur notre proposition d'amendement. J'entends qu'on
veuille maintenir l'indépendance de la cour, la confidentialité des dossiers,
ne pas ajouter une lourdeur administrative indue à la cour municipale. Là, je
comprends tout ça. Ce qu'on veut, ce n'est pas d'avoir la nature des dossiers,
les personnes impliquées, les villes impliquées. On aimerait avoir des
statistiques, des données sur le nombre de cas, le nombre d'utilisations des
différents recours, des différents outils qui sont mis à la disposition des
élus en vertu de la nouvelle loi. Je donne des exemples, là : le nombre d'injonctions,
ce qui a été retenu, ce qui a été... ce qui a été octroyé, ce qui a été refusé,
le nombre de pénalités. Et je n'ai toujours pas entendu une réponse
satisfaisante, comment on va... puis ce n'est pas juste pour moi, là, c'est
pour... c'est pour pouvoir en informer la population. Encore une fois, c'est
un... c'est un régime tout à fait novateur. Ça n'existe pas ailleurs au Canada
et c'est pour <assurer une reddition de comptes et enchâsser dans la loi...
Mme Setlakwe :
...pas
ailleurs au Canada et c'est pour >assurer une reddition de
comptes et enchâsser dans la loi, là, cette obligation de fournir un rapport de
mise en œuvre. Donc, j'essaie de voir en quoi la confidentialité ou
l'indépendance est mise à... mise à péril, là, avec ce qu'on demande sur le...
sur des données, des statistiques.
Mme Laforest : Oui,
c'est ça, comme je le mentionnais, on n'a pas encore... si je peux dire, on n'a
pas encore... pas l'effet, comment je pourrais dire ça? Comme je l'ai
mentionné, là, de toute manière, les projets qu'on met en place, les lois qu'on
met en place sont toujours vérifiées continuellement. C'est un travail qui se
fait aux Affaires municipales, continuel. Donc, c'est sûr que cette mesure-là,
dans l'obligation de la responsabilité de la mise en application de la ministre...
c'est sûr qu'il va y avoir des vérifications, c'est sûr qu'il va y avoir des
questions puis c'est sûr qu'en plus, en travaillant avec l'Union des
municipalités, avec la FQM, qui sont impliqués continuellement dans cette
mesure-là, ce sera facile, là, peut-être, de vous revenir, là, pour votre
demande, là, mais exiger, comme vous le mentionnez, un rapport sur la mise en
œuvre de la présente loi, l'opportunité de maintenir en vigueur ou de la
modifier, ça se fait continuellement. Donc, c'est sûr que je ne voudrais pas
qu'il y ait d'inquiétude à ce moment-ci, là.
Mme Setlakwe : Merci,
Mme la ministre. J'ajouterais que... Là, vous dites que ça se fait
continuellement, ce genre de suivi en continu de l'application d'une loi. Je
comprends, mais ça se fait aussi, de prévoir dans une loi l'obligation de
fournir un rapport de mise en œuvre. J'ai énoncé des exemples plus tôt. Alors,
ce n'est pas comme si ce qu'on demandait, ça ne se retrouve nulle part
ailleurs. Comment vous expliquez que le gouvernement ait accepté de l'inclure
dans les lois que j'ai nommées, là? Je pense, c'était sur le protecteur de
l'élève. Il y a différentes lois récentes, là, dans la présente législature,
qui... qui prévoient justement cette obligation. Pourquoi... Donc, qu'est-ce
qui fait que, dans ce cas-ci, vous ne l'accepteriez pas puis que ça a été
accepté par vos collègues dans d'autres projets de loi?
Mme Laforest : Parce
que, comme je le mentionnais, aux Affaires municipales, il y a des omnibus,
c'est continuel, continuel, puis vous avez... Comme je le mentionnais, là, les
preuves... On a fait le plan inondation. On avait dit justement qu'on allait
arriver avec des mesures, des bureaux de projet. Ça fait que les... tout est...
tout est bien mis en œuvre aux Affaires municipales, puis c'est... Le ministère
des Affaires municipales, c'est certain qu'on travaille avec les
1 100 municipalités. Donc, c'est un travail de tous les jours, là. Ça
fait que je ne suis pas inquiète du tout que cette mise en application là, avec
le comité démocratie municipale qui a été mis en place, il y aura un suivi très
serré. Ça fait que je n'ai pas d'inquiétude.
Mme Setlakwe : Merci.
Ici, vous dites que c'est une loi omnibus comme il y en a à presque toutes les
sessions, mais permettez-moi de préciser que, oui, c'est un omnibus, mais la
loi, ici, c'est une loi édictée. C'est une loi... Dans le fond, c'est un...
c'est un morceau distinct, là, de l'omnibus. C'est une nouvelle loi, n'est-ce
pas?
Mme Laforest : C'est une
protection des élus municipaux. Donc, logiquement, ça va se faire
continuellement, parce que les élus, il faut le... C'est une mesure qu'on met
en place continuellement. Donc, c'est sûr qu'il va y avoir des vérifications
pour la suite des choses, avec la protection des élus municipaux, avec les
élections municipales qui arrivent.
Mme Setlakwe : Je
comprends que pour... OK, je vais reprendre mon... ma question. Pour un projet
de loi omnibus peut-être plus... plus standard, plus typique, là, où on a
affaire à une série de dispositions qui touchent à différents projets de loi,
je peux voir que ce n'est peut-être pas pertinent de faire un rapport de mise
en œuvre parce que l'omnibus touche à une variété de sujets. Nous, notre
demande ne porte que sur la nouvelle loi édictée, là, visant à protéger les
élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions, etc., qui
devient une loi distincte et autoportante, et c'est pour cette loi-là qu'on
demande un rapport de mise en œuvre, pas pour tout l'omnibus.
Mme Laforest : ...de le
mettre en place. On le fait aujourd'hui puis, après ça, on pourra voir. Il n'y
a pas de problème.
Mme Setlakwe : Est-ce
que c'est le délai de trois ans qui pose problème, si on changeait le délai, ou
c'est le principe?
Mme Laforest : Je n'ai
aucun... Je ne pourrais même pas dire si trois ans, ce serait opportun. Je ne
pourrais même pas vous le dire. C'est pour ça que je dis qu'on est... on est...
on met la loi en place puis, après ça, on pourrait voir. Peut-être ce serait à
chaque année, on ne le sait pas, peut-être aux deux ans, je ne suis pas en
mesure de vous le dire. C'est pour ça que je dis qu'on va appliquer cette
nouvelle protection là puis on va voir par la suite.
• (14 h 10) •
Mme Setlakwe : OK. Bien,
écoutez, on pourrait continuer, là. Je pense que, des deux côtés, on a exposé
notre façon de <voir les choses. Moi, je pense, ce serait important...
Mme Setlakwe :
...côtés,
on a exposé notre façon de >voir les choses. Moi, je pense, ce serait
important de faire cette reddition de comptes. Puis autant je suis sensible au
principe évidemment de l'indépendance des tribunaux puis de la confidentialité,
je ne... je ne pense pas que ces arguments-là s'appliquent à la demande qu'on
est en train de faire. On ne demande pas de... on ne demande pas de brimer, de
violer la règle de confidentialité puis d'indépendance des tribunaux puis je ne
pense pas qu'on demande une lourdeur administrative indue.
On sait que la population... Il y a eu une
attention médiatique quand même importante par rapport à ce projet de loi là,
et je pense que c'est tout à fait justifié, et j'ai de la difficulté à
comprendre la réticence, d'autant plus, puis je vais... je vais terminer
là-dessus, que votre gouvernement l'a accepté dans le 47, sur le protecteur de
l'élève, sur, je pense, c'est le 151, lutter contre les violences sexuelles,
les actes répréhensibles. S'il y a bien des dossiers sensibles et pour lesquels
la confidentialité est importante à être maintenue, ce sont bien ceux-là. Donc,
je ne comprends pas l'incohérence. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
d'autres questions? Non? Alors, nous allons mettre aux voix le sous-amendement.
Mme Setlakwe : On peut
faire... procéder au vote par appel nominal, s'il vous plaît?
Le Président (M. Schneeberger) : Par
vote nominal. Alors, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Pour, contre, abstention. Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire
: Mme Laforest
(Chicoutimi)?
Mme Laforest : Contre.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Contre.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Contre.
La Secrétaire
: Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Contre.
La Secrétaire
: M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Contre.
La Secrétaire
: M. Grandmont
(Taschereau)?
M. Grandmont : Pour.
La Secrétaire
:M.Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est rejeté. Nous en sommes maintenant à l'article principal
qui introduit la nouvelle loi, alors : «La loi visant à protéger les élus
municipaux et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions, dont le
texte figure au présent chapitre, est édictée.» Alors, à ce stade-ci, je me
dois de demander s'il y a des interventions sur le titre de la loi édictée.
Aucune? Est-ce qu'il y a des... est-ce que l'amendement remplaçant le contenu
de l'article 1 sous-amendé est adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Par
appel nominal. Alors, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Mme Laforest : Pour.
La Secrétaire
: M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Pour.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire
: Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Pour.
La Secrétaire
: M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire
: Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire : M. Grandmont
(Taschereau)?
M. Grandmont : Abstention.
Le Président (M. Schneeberger) : M.Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Alors, est-ce que l'article 1 amendé est
adopté? Oui. Alors, nous en sommes maintenant à la suite de nos travaux, et il
y a une série d'amendements. Alors, on est avec le numéro...
l'article 3.3.
Mme Laforest : Article 3.3 :
Insérer, après l'article 3.2 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Loi sur l'Assemblée nationale.»
3.3. L'article 55 de la Loi sur
l'Assemblée nationale (chapitre A-23.1) est modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 7°,
de «parlementaires ou» par «ou»;
2° par l'insertion, au deuxième
paragraphe 8°, de «intimider, harceler ou».
Alors, cet amendement modifie le
paragraphe 7° de l'article 55 de la Loi sur l'Assemblée nationale
afin que l'atteinte aux droits de l'Assemblée nationale prévue à ce paragraphe
couvre l'ensemble des fonctions d'un député et non pas uniquement ses fonctions
parlementaires. La modification proposée au paragraphe 8° vise à ajouter
le fait d'intimider et de harceler un député aux comportements qui peuvent
constituer une atteinte aux droits de l'Assemblée nationale.
Alors, ici, M. le Président, on vient
offrir un outil dissuasif quant à la commission des actes d'intimidation et de
harcèlement envers les élus de l'Assemblée nationale. On veut protéger les
institutions démocratiques et on veut favoriser encore une fois la fonction de
l'élu. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup pour les précisions. Questions sur 3.3? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Donc, on a quand même déjà parlé des modifications, si on peut dire,
quasi équivalentes, là, dans la Loi sur l'Assemblée nationale, donc je serai <brève.
Moi, ce que je...
Mme Setlakwe :
...quasi
équivalentes, là, dans la Loi sur l'Assemblée nationale, donc je serai >brève.
Moi, ce que je comprends des... Je comprends que les députés de l'Assemblée
nationale bénéficiaient déjà d'une protection, pas besoin de la décrire
complètement, mais les élus, les députés, donc, étaient... étaient protégés,
alors que les élus municipaux ne l'étaient pas suffisamment, mais j'aimerais
vous entendre sur... brièvement, là, sur ce qui vous a amené à apporter les
mêmes... les mêmes... si on veut, ou à mettre à jour... mettre à niveau le
régime de protection qui était déjà quand même... qui était quand même déjà...
déjà bon pour les députés.
Mme Laforest : Oui, en
fait, il y a deux notions qu'on vient considérer, qui n'étaient pas considérées
dans la Loi sur l'Assemblée nationale, parce que présentement, la Loi sur
l'Assemblée nationale ne couvre pas du tout les situations d'intimidation et de
harcèlement envers un élu. Donc, c'est pour ça qu'on vient ajouter ces
notions-là sur la Loi de l'Assemblée nationale. Donc, on doit ajouter ces
nouvelles dispositions là pour le respect des élus de l'Assemblée nationale en
lien avec l'intimidation et le harcèlement.
Mme Setlakwe : Merci.
Donc, ce que je comprends, c'est qu'on touche à deux sous-paragraphes, là, qui...
qui visent... On est... on est dans une disposition qui... qui vise à définir
ce que constitue une atteinte aux droits de l'Assemblée, puis là il y a toute
une série d'actions, et, quand on est dans «attaquer, gêner, rudoyer ou menacer
un député», ça, ça existe déjà, là, dans le libellé actuel. Corrigez-moi, là,
mais le paragraphe 7°, ces gestes-là étaient envers un député, là, on s'en...
on était uniquement, disons, au sein des murs du parlement, alors que... et la
raison dont je le comprends, c'est... en retirant, en supprimant le mot
«parlementaires», bien là on va offrir la protection même en dehors des murs du
parlement.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : C'est ça?
OK, très bien. Puis à 8°, là, je pense qu'on puisse dire que c'est de la
concordance en ajoutant «intimider, harceler» devant le mot «diffamer», qui
existait déjà, «et proférer des injures».
Mme Laforest : Voilà,
c'est ça, exactement.
Mme Setlakwe : Merci. Je
n'ai pas d'autre chose.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 3.3 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Parfait. Article 3.4.
Mme Laforest : 3.4.
Article 56.1 de la Loi sur l'Assemblée nationale. Insérer, après
l'article 3.3 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«56.1 Un député qui, du fait qu'il est
élu, fait l'objet de propos ou de gestes d'une personne autre qu'un député qui
entravent de manière abusive l'exercice de ses fonctions et qui constituent une
atteinte illicite à son droit à la vie privée, peut demander à la Cour
supérieure de prononcer une injonction pour mettre fin à cette situation.
«La Cour évalue la demande en tenant
compte de l'intérêt public. Elle peut notamment ordonner à une personne :
«1° de ne pas se trouver dans un local de
circonscription du député;
«2° de ne pas se trouver dans les bureaux
du cabinet ministériel d'un membre du Conseil exécutif;
«3° de cesser de communiquer avec le
député;
«4° de cesser de diffuser dans l'espace
public des propos visés au premier alinéa;
«Une demande est instruite et jugée
d'urgence.
«Aux fins du premier alinéa, ne constitue
pas une entrave le fait d'exprimer, par tout moyen, son opinion dans le respect
des valeurs démocratiques du Québec.
«Une copie de la demande doit être
notifiée au président.»
Donc, ici, on vient proposer un nouvel
article dans la Loi sur l'Assemblée nationale pour permettre à un député de
s'adresser, la même chose, en fait, à la Cour supérieure pour qu'elle prononce
une injonction lorsqu'elle fait l'objet de propos ou de gestes, du fait qu'il
est élu, qui entravent de manière abusive les fonctions, et une telle demande
serait jugée urgente, comme le cas d'un élu municipal, qui va permettre à la
Cour supérieure de prononcer ses ordonnances pour mettre fin à cette situation.
Donc la cour évaluerait la demande en tenant compte de l'intérêt public. Puis l'amendement
prévoit également qu'une copie de la demande doit être transmise au président
de l'Assemblée nationale. Voilà, merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Alors, questions sur l'article?
Mme Setlakwe : Oui, rapidement.
Donc là, le libellé est identique à celui pour les élus municipaux, à la
distinction près, là, de l'envoi d'une copie à la présidente de l'Assemblée
nationale. Est-ce que...
Mme Laforest : Oui,
exactement, l'obligation.
Mme Setlakwe : C'est
important de... oui, puis c'est ça, l'intention, d'avoir les mêmes critères
puis les... que, bien, vous utilisez le même libellé que celui qui est utilisé
pour le recours en injonction qui est offert maintenant aux élus municipaux.
Mme Laforest : Exactement
la même chose, mais la copie à l'Assemblée nationale.
Mme Setlakwe : On a eu
le débat, donc, sur les... au niveau des élus municipaux. Donc, voilà, je n'ai
pas d'autre chose.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 3.4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 3.5.
• (14 h 20) •
Mme Laforest : Article 3.5 :
Insérer, après l'article 3.4 du <projet de loi tel qu'amendé, le
suivant...
Mme Laforest :
...après
l'article 3.4 du >projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
3.5. L'article 85.1 de cette loi est
modifié :
1° par l'insertion, à la fin du deuxième
alinéa de «ou lorsqu'il prend le recours prévu à l'article 56.1.»;
2° par l'ajout, à la fin du troisième
alinéa, de la phrase suivante : «Il peut également refuser le
remboursement des frais engagés dans le cadre d'un recours pris en vertu de
l'article 56.1 seulement si la Cour supérieure a refusé de se prononcer...
de prononcer une injonction et que le jurisconsulte estime qu'un recours a été
pris sans motif raisonnable.»
Alors, ici, vous comprendrez que
l'amendement modifie l'article 85.1 de la Loi sur l'Assemblée nationale afin
qu'un député puisse recevoir le remboursement des frais d'une assistance
lorsqu'il entreprend le recours en injonction. Il prévoit également la
possibilité pour le Bureau de l'Assemblée nationale de refuser un tel
remboursement lorsque la Cour supérieure refuse de prononcer une injonction et
que le jurisconsulte estime que le recours a été pris sans motif raisonnable.
Alors, voilà, ici, on vient tout
simplement faciliter le recours en injonction et offrir un levier
supplémentaire pour faire cesser les situations de harcèlement envers les élus
de l'Assemblée nationale. Alors, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, questions sur 3.5? Oui.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Rapidement, donc, on a eu la discussion ce matin avec ma collègue de
Jeanne-Mance—Viger. Donc, ici, merci d'avoir introduit l'amendement pour
retirer «mauvaise foi», pour le remplacer par «motifs raisonnables». Je ne veux
répéter ce que ma collègue a dit précédemment. Donc, ce qui est compris, c'est
que le BAN, le Bureau de l'Assemblée nationale, pourra refuser le remboursement
des frais engagés, seulement si, puis là il y a deux conditions à respecter, la
cour a refusé de prononcer une injonction et le jurisconsulte aura estimé que
le recours avait été pris sans motif raisonnable. C'était conforme à la
demande.
Mme Laforest : À la demande
de la députée de Jeanne-Mance—Viger, exactement, oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 3.5 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 116.
Mme Laforest : L'article 116 :
L'article 659 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin du deuxième
alinéa, de la phrase suivante : «De plus, n'a pas de caractère public
l'adresse d'un candidat figurant sur sa déclaration de candidature, à
l'exception du nom de la municipalité.»
Donc, ici, on avait justement parlé en
briefing, quand nous nous étions rencontrés, que nous voulions retirer le
caractère public de l'adresse, évidemment, juste ajouter le nom de la
municipalité dans la déclaration de candidature pour, encore une fois, mieux
protéger nos élus ou même nos candidats. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur 116? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Peut-être
juste nous rappeler, donc, Mme la ministre, qu'est-ce que... L'objectif
souhaité, donc, moi, ce que je comprends, c'est d'assurer la confidentialité,
parce qu'un élu municipal... Est-ce qu'il y avait un... Quelle était la
disparité avec le régime qui s'applique aux élus des autres paliers?
Mme Laforest : Désolée, avant
de répondre... parce qu'il y a un amendement. J'ai oublié de lire l'amendement.
Voulez-vous...
Le Président (M. Schneeberger) : ...sur
l'article 116?
Mme Laforest : Oui,
l'article 116.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, est-ce que l'amendement est au greffe? Est-ce que vous l'avez? Sinon, on
va suspendre quelques instants pour qu'on puisse l'avoir. Vous l'avez? C'est
lui? OK. Alors, l'amendement est au... est au tableau.
Mme Laforest : OK. Alors,
l'article 16. L'article 659 de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités. Remplacer, dans l'article 116 du
projet de loi, «figurant sur sa déclaration de candidature, à l'exception du
nom de la municipalité» par «ou d'un candidat élu figurant sur sa déclaration
de candidature ou sur sa proclamation d'élection, selon le cas, à l'exception
du nom de la municipalité.»
Donc, ici, cet amendement ajouterait
l'adresse figurant sur la proclamation d'élection aux renseignements n'ayant
pas de caractère public prévus au deuxième alinéa de l'article 659 de la
LERM. Ici, le caractère public de la déclaration de candidature et de la
proclamation d'élection serait maintenu, mais l'adresse des candidats devrait
être caviardée, à l'exception de leur municipalité. Donc, l'adresse de
résidence des candidats serait mieux protégée pour la sécurité des candidats
aux élections.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Là, uniquement
sur l'amendement, là, ce que je comprends, c'est que vous aviez finalement
réalisé qu'il y avait deux documents sur lesquels se trouvait l'adresse. Donc,
quand on dépose sa déclaration de candidature, on remplit la déclaration avec
le greffier puis on mettait... ou le candidat mettait son <adresse
complète, mais...
Mme Setlakwe :
...avec
le greffier puis on mettait... ou le candidat mettait son >adresse
complète, mais il y a aussi, au niveau de la proclamation d'élection, plus tard
dans le processus, une fois qu'il est élu...
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Donc, dans les
deux cas, donc, l'amendement vise à couvrir les deux.
Mme Laforest : Les deux.
Mme Setlakwe : Les deux.
Donc, c'est parfait.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, à ce moment-là, est-ce que l'amendement sur
l'article 116 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, à ce moment-là, est-ce que l'article 116, tel qu'amendé, il y a des
questions?
Mme Setlakwe : Oui, s'il vous
plaît, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Donc, Mme la
ministre, rappelez-nous, là, la... Avant d'introduire cet amendement, est-ce
qu'il y avait une disparité avec les élus des autres paliers? Avec les députés,
par exemple, est-ce qu'il y a une...
Mme Laforest : On va
l'introduire également pour les députés.
Mme Setlakwe : Donc, on veut
protéger l'adresse
Mme Laforest : Oui, autant
les élus municipaux, qu'on va le faire aussi pour les députés. Il y a d'autres
articles qui s'en viennent.
Mme Setlakwe : Parfait. C'est
encore dans l'esprit de mieux protéger les élus, leur vie privée, etc., puis
s'assurer autant que possible qu'ils soient à l'abri de comportements abusifs.
Mme Laforest : Oui, exact.
Mme Setlakwe : Puis ça,
c'était une... ça, c'est une demande qui était...
Mme Laforest : Ah oui! Vraiment,
c'est une des premières demandes, je pense.
Mme Setlakwe : Puis, pour les
fins de... du respect de... Évidemment, il y a des critères à respecter avant
de pouvoir se porter candidat. Ça ne change rien, dans le fond, au fond, là,
quand la... quand la personne va... va se présenter auprès de... j'imagine,
d'un greffier, puis les formalités ou les exigences à respecter pour être
candidat ne sont pas changées. Si je le comprends bien, vous me confirmerez, je
pense, c'est plutôt ce qui est... ce qui est rendu public. On supprime un
élément pour que l'adresse ne soit pas rendue publique. C'est comme ça qu'on
doit le comprendre?
Mme Laforest : Exactement, tout
à fait. Quand c'était indiqué, là, on vient caviarder l'adresse des élus.
Mme Setlakwe : OK, mais la
personne doit toujours fournir son adresse, mais le public n'aura pas accès...
Mme Laforest : Non, pas du
tout, c'est interdit. Puis là on a le temps aussi, là, parce que les prochaines
élections, c'est dans un an et quelques, puis les élections, aussi,
provinciales sont dans deux ans et quelques. Donc, on a le temps, là.
Mme Setlakwe : OK,
question... mais je n'ai évidemment rien contre ce qu'on met de l'avant, quand
on fait un don, quand on fait une contribution financière...
Mme Laforest : C'est aussi
dans un prochain article.
Mme Setlakwe : On va y
arriver?
Mme Laforest : On va y
arriver.
Mme Setlakwe : Parfait.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, à ce moment-là, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 116, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 85.1.
Mme Laforest : Article 85.1.
L'article 171 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités. Insérer, après l'article 85 du projet de loi, le suivant :
85.1. L'article 171 de cette loi est
modifié par le remplacement du paragraphe 3° du premier alinéa par le
paragraphe suivant :
«3° Une mention permettant de distinguer
les candidats indépendants au même poste qui porte le même nom, le cas
échéant.»
Donc, cet amendement introduit dans le projet
de loi un nouvel article modifiant l'article 171 de la Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités afin de remplacer par une
autre mention l'adresse permettant de distinguer les candidats indépendants au
même poste que portent le même nom. La mention serait laissée au choix du
président. Ici, c'est encore une fois pour éviter que l'adresse des candidats
se retrouve sur des documents électoraux à large diffusion. Alors, voilà, merci,
même chose, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 85.1? Député de Taschereau.
M. Grandmont : Merci. Bien,
déjà, c'est une bonne nouvelle que de ne pas utiliser l'adresse pour
différencier chacun des candidats qui porteraient le même nom. Est-ce qu'on
pense à déjà... On a déjà testé des... différents types de mentions qui
pourraient arriver? Notamment, la profession, j'imagine, ça peut être à ça... à
quoi on fait référence, là.
Mme Laforest : Peu importe,
ça peut être, oui, la profession, ça peut être un surnom.
M. Grandmont : Un surnom?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Un quartier
dans lequel il habite, par exemple, ça pourrait être ça aussi?
Mme Laforest : Exact.
M. Grandmont : Un quartier,
ça pourrait-tu... J'ai l'impression que votre sous-ministre est un peu...
Mme Laforest : C'est plus la
municipalité, pas le quartier. C'est la municipalité et non le quartier, comme
on l'a indiqué...
M. Grandmont : Bien, la
municipalité... Là, on est dans la <i>loi sur les élections et
référendums dans les municipalités. Donc, ce serait difficile que ce soit la
municipalité parce que les deux devraient théoriquement avoir la même.
Mme Laforest : En fait, c'est
éviter de donner tout détail, là, qui...
M. Grandmont : Oui, je
comprends, je comprends, une autre profession, mais le nom de la municipalité
ne pourrait pas être un élément distinctif, normalement?
Mme Laforest : Non.
M. Grandmont : Quartier, ça
pourrait, à la limite, peut-être...
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : D'accord,
c'est intéressant. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autre question? Alors, à ce moment-là, est-ce que l'article 85.1
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
85.2.
• (14 h 30) •
Mme Laforest : Article 172
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. Insérer,
après l'article 85.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
85.2. L'article 172 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «, au nom et à
l'adresse» de «et au nom».
L'amendement proposé modifierait l'article
172 de...
14 h 30 (version révisée)
Mme Laforest : ...«, au nom et
à l'adresse» de «et au nom».
L'amendement proposé modifierait l'article 172
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités en
concordance avec la modification proposée à l'article 171 de cette loi par
un autre amendement, lequel prévoit la suppression de l'adresse comme mention
permettant de distinguer les candidats indépendants au même poste que porte le
même nom dans l'avis de scrutin. Donc, ici, encore une fois, on vient assurer
la concordance avec la suppression de toute adresse du candidat dans...
maintenant, en ce qui concerne l'avis de scrutin.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Questions? Pas de question. Alors, à ce moment-là, est-ce que 85.2 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
95.1.
Mme Laforest : L'article 116.1
(articles 659.0.1 à 659.0.3 de la Loi sur les élections et les référendums
dans les municipalités) :
Insérer, après l'article 116 du
projet de loi, le suivant :
116.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 659, des suivants :
«659.0.1. Même... Malgré l'article 659,
un membre d'un conseil d'une municipalité, y compris une municipalité régionale
de comté, peut refuser que soit communiquée son adresse inscrite sur tout
document prévu par la présente loi, autre qu'une liste électorale ou
référendaire.»
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Y a-tu une problématique?
Mme Laforest : Pas pour moi.
Le Président (M. Schneeberger) : Non?
OK.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
106. Est-ce que ça se pourrait que vous n'avez pas lu le bon article?
Mme Laforest : Mais on ne l'avait
pas dit pour le bulletin aussi, l'adresse? Non? OK.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Laforest : L'article 95.1 — désolée — (article 196
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités)
Insérer, après l'article 95 du projet
de loi, le suivant :
«95.1. L'article 196 de cette loi est
modifié par le remplacement du quatrième alinéa par le suivant :
«Lorsque plusieurs candidats indépendants
au même poste portent le même nom, une mention permettant de les distinguer
doit apparaître sur le bulletin de vote utilisé pour le scrutin à ce poste,
sous la mention de leur nom.».»
Donc, ici, on vient éviter que l'adresse
des candidats se retrouve sur des documents électoraux à large diffusion.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci. Questions sur 95.1? Alors, est-ce que l'article 95.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, là, nous en sommes à l'article 116.
Mme Laforest : Article 116.1 :
(articles 659.0.1 à 659.0.3 de la Loi sur les élections et les référendums
dans les municipalités) :
Insérer, après l'article 116 du
projet de loi, le suivant :
«116.1. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 659, des suivants :
«659.0.1. Malgré l'article 659, un
membre d'un conseil d'une municipalité, y compris une municipalité régionale de
comté, peut refuser que soit communiquée son adresse inscrite sur tout document
prévu par la loi, autre qu'une liste électorale ou référendaire.
«Il peut également refuser que soient
communiqués son nom, son adresse, sa date de naissance, son sexe, inscrits sur
une liste électorale ou référendaire, lors du dépôt d'une telle liste pour
consultation en vertu de l'article 121 ou de sa transmission à un parti
autorisé, à une équipe reconnue, à un candidat ou à un représentant des
personnes habiles à voter en vertu des articles 106, 109, 139, 184, 564 ou
659.5.
«Le membre du conseil avise le directeur
général de la municipalité
concernée de son refus, qui en informe le
directeur général des élections, le
président d'élection et le trésorier.
«Le refus du membre du conseil demeure
valide jusqu'à trois mois après la fin de son mandat.
«659.0.2. Malgré l'article 659, ne
peut être communiquée l'adresse d'un député de l'Assemblée nationale qui est
inscrite sur tout document prévu par la présente loi, autre qu'une liste
électorale ou référendaire.
«Le nom, l'adresse, la date de naissance
et le sexe de tout député qui sont inscrits sur une liste électorale ou
référendaire ne doivent pas être communiqués lors du dépôt de cette liste pour
consultation en vertu de l'article 121 ou de sa transmission à un parti
autorisé, à une équipe reconnue, à un candidat ou à un représentant des
personnes habiles à voter en vertu des articles 106, 109, 139,184, 564 ou
659.5.
«Le directeur général des élections doit
demander à chaque député de lui
indiquer toute adresse devant être visée par les
premier et deuxième alinéas. Il transmet ces informations au président d'élection
et au trésorier de chacune
des municipalités concernées.»
«659.0.3. Dans toute publication du
directeur général des élections relative à une liste d'électeurs ayant versé
une contribution ou un don à un parti autorisé ou à un candidat, le code postal
du député de l'Assemblée nationale et celui du membre d'un conseil d'une
municipalité ayant refusé la communication de ses renseignements en vertu de l'article 659.0.1
sont remplacés, respectivement, par le code postal du bureau de circonscription
de ce député et par celui de l'hôtel de ville de ce membre.».»
Ici, l'amendement proposé introduit l'article 659.0.1,
659.0.2 et 659.0.3 dans la LERM. Ces articles portent sur la protection et la
confidentialité des renseignements des élus <municipaux...
Mme Laforest :
...dans
la LERM. Ces articles portent sur la protection et la confidentialité des
renseignements des élus >municipaux et provinciaux dans les documents
prévus par la LERM.
Donc, ici, on prévoit la possibilité pour
un membre d'un conseil d'une municipalité de refuser que soit communiquée son
adresse inscrite sur tout document prévu dans la loi... dans la LERM, la loi
des élections des référendums et référendums municipaux. On fait la même chose,
M. le Président, avec l'adresse des députés de l'Assemblée nationale<i>.
Alors, voilà, merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, bon, là, il y a trois articles dans cet article-là. Je ne sais pas si
vous avez beaucoup de questions, on peut le diviser par trois, mais sinon, on
peut y aller aussi comme ça, étant donné que la lecture a été faite, là. Alors,
ce n'est pas... Comment?
Mme Setlakwe : Non, je
demanderais simplement, peut-être, à la ministre de... de résumer, là, ce qu'on
est en train de faire par ces... par ces articles-là. Je pense qu'on comprend
qu'on veut, encore une fois, protéger l'adresse, mais ça s'inscrit, donc, ici, dans
quel contexte?
Mme Laforest : Dans la loi
sur les élections et les référendums municipaux. Donc, l'article 659.0.1,
donc, on prévoit la possibilité qu'un membre du conseil d'une municipalité de
refuser que ce soit communiqué son adresse et tout document prévu par la loi
des élections et des référendums, autre qu'une liste électorale ou
référendaire. Ce refus s'étendrait à toute communication du document à un tiers
ou à une autre publication. Dans le 659.0.2, on prévoit la même chose, en fait,
mais pour que l'adresse du député, maintenant, ce n'est plus l'élu municipal,
la même chose pour tout document qui est prévu à la LERM, la loi sur les
élections et les référendums, autre que la liste électorale ou référendaire.
Et l'article 659.0.3, le nouvel
article 659.0.3, on prévoit que dans le registre des donateurs du Directeur
général des élections<i>, la même chose dans le registre, le code postal
et la municipalité d'un député soient remplacés et ceux d'un membre du conseil
d'une municipalité. Maintenant, on vient donner la possibilité, dans le
registre des donateurs du Directeur général des élections. Donc, les normes
qu'on applique, au niveau de la confidentialité pour les élus municipaux et
pour les députés de l'Assemblée nationale, on les prévoit ici pour le registre
des donateurs du Directeur général des élections.
Donc, ici, c'est, encore une fois, pour
mieux protéger les renseignements personnels des élus. Voilà.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Mme Setlakwe : Mais ça ne
sera pas de façon automatique, le... L'élu va devoir le demander.
Mme Laforest : Bien là,
comment ça va fonctionner... C'est-tu une nouvelle mesure, j'imagine? Bien,
c'est une obligation du Directeur général des élections<i>, à ce
moment-ci. Donc, les élus vont le demander, les députés vont le demander. Puis
il y a une obligation du Directeur général des élections, à ce moment-ci, de
respecter cette demande-là.
Mme Setlakwe : Donc, vous
n'avez pas souhaité que ce soit automatique.
Mme Laforest : Bien, on n'a
pas encore le nom des candidats, on n'a pas... On ne sait pas comment ça va
fonctionner, les prochaines élections, qui sera candidat, qui va se
représenter. Donc, c'était évident que, là, on ne pouvait pas...
Mme Setlakwe : Il va y avoir
une mécanique qui va être prévue pour que la personne puisse... je ne sais pas,
cocher la case, dire : Moi, je souhaite me prévaloir de ce droit-là.
Mme Laforest : Oui,
confidentialité, interdit de nommer...
Mme Setlakwe : Non, non.
C'est parfait. Puis ce qu'on comprend, c'est... par contre, ça exclut une liste
électorale.
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Les... toutes
les informations doivent s'y retrouver.
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors...
Mme Setlakwe : C'est bon.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors...
Mme Laforest : ...sur la
liste électorale. C'est ça qu'elle a ajouté.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 116 est... 116.1, pardon, est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 116.2.
Mme Laforest : Article 116.2
(article 888 de la Loi sur les élections et référendums dans les
municipalités)
Insérer, après l'article 116.1 du
projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«116.2. L'article 888 de cette loi
est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «et 579» par«,
579, 659.0.1 et 659.0.2».»
Donc, cet amendement ajouterait les
articles 659.0.1 et 659.0.2 proposés par un autre amendement aux articles
de la LERM, qui s'appliquent malgré l'article 9 de la Loi sur l'accès aux
documents des organismes publics et la protection des renseignements
personnels.
Donc, l'article 9 de cette loi
prévoit un droit d'accès général aux documents d'un organisme public.
Considérant que les articles 659.0.1 et 659.0.2 dérogeraient à ce principe
en interdisant la diffusion de renseignements publics, il est requis de prévoir
qu'ils s'appliquent malgré l'article 9 précipité.
• (14 h 40) •
Donc, ici, on vient prévoir explicitement
la dérogation à la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur
la protection des renseignements personnels, la loi sur l'accès. Donc, le reste
des élus municipaux et provinciaux pourrait être protégé malgré le droit à
toute personne qui en fait la demande d'avoir accès aux documents d'un <organisme...
Mme Laforest :
...d'avoir
accès aux documents d'un >organisme public. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 116.2? Non? Ça va? Alors, est-ce que 116.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 118.
Mme Laforest : ...les mêmes
mesures, en fait, on va toucher plus les députés, maintenant, avec la Loi
électorale.
118. L'article 246 de la Loi
électorale (chapitre E-3.3) est modifié par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
«À l'exception du nom de la municipalité,
l'adresse d'un candidat n'est pas accessible.»
Donc, ici, la... l'article 118 du
projet de loi modifie l'article 246 qui rend accessibles, pendant la
période électorale, la déclaration de candidature et les renseignements
contenus dans les documents qui l'accompagnent. La modification propose...
proposée consisterait à prévoir que l'adresse d'un candidat n'est pas
accessible, à l'exception du nom de sa municipalité, lorsqu'un électeur
consulte la déclaration de candidature et les documents qui l'accompagnent au
bureau du directeur de scrutin. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Question
sur 118? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. J'essayais juste de voir, à la fin, on dit : «Malgré... — là,
peut-être, je le comprends mal — ...seul un candidat peut obtenir
copie d'une...» Oh! non, non! C'est correct. On ne change pas le régime, on
fait juste dire qu'il y a des informations qui vont être biffées, c'est tout.
Mme Laforest : On est en
concordance.
Mme Setlakwe : Avec le
principe que vous mettez de l'avant.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : C'est bon.
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que que l'article 118 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 118.1.
Mme Laforest : L'article 118.1 (article 260
de la Loi électorale)
Insérer, après l'article 118 du
projet de loi, le suivant :
«118.1. L'article 260 de cette loi
est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «leur adresse»
par«le nom de leur municipalité».
Cet amendement modifierait
l'article 260 de la Loi électorale afin que l'adresse d'un candidat soit
remplacée par le nom de la municipalité. Actuellement, l'article 260 de la
Loi électorale prévoit notamment que l'avis de scrutin, qui doit être rendu
public, énonce le nom, le prénom et l'adresse domiciliaire des candidats. Donc,
même chose, M. le Président, question de concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 118.1? Est-ce que 118.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous en sommes à 117.1.
Mme Laforest : 117.1 :
Insérer, avant l'article 118 du projet de loi, le suivant :
«117.1. L'article 40.38.2 de la Loi
électorale (chapitre E-3.3) est modifié par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «électeur», de «, à l'exception de l'électeur qui est député et
d'un membre d'un conseil d'une municipalité qui s'est prévalu de son droit de
refuser la communication en vertu de l'article 659.0.1 de la Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités(chapitre E-2.2)».».
Donc, cet amendement modifierait
l'article 40.38.2 de la Loi électorale afin d'exclure la liste électorale
transmise en dehors d'une période électorale le nom, l'adresse, la date de
naissance et le sexe d'un député ou d'un membre d'un conseil d'une municipalité
qui a refusé la communication en vertu de l'article 159.0.1 de la Loi sur
les élections et les référendums dans les municipalités.
Donc, ici, on vient ajouter les mêmes
mesures pour que l'article s'applique à la Loi électorale et on précise que la
liste comprend... qui comprend le nom, l'adresse, la date de naissance et le
sexe serait confidentielle à partir de maintenant. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 117.1? Est-ce que 117.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
117.2.
Mme Laforest : Insérer après l'article 117.1
du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«117.2. L'article 93.1 de cette loi
est modifié :
1° dans le deuxième alinéa :
a) par le remplacement de
«l'électeur, la ville» par «l'électeur, le nom de la municipalité»;
b) par l'insertion, après
«contribution versée par un député» de «ou par un membre d'un conseil d'une
municipalité qui s'est prévalu de son droit de refuser la communication en
vertu de l'article 659.0.1 de la Loi sur les élections et les référendums
dans les municipalités (chapitre E-2.2)»;
c) par le remplacement de «la ville
et le code postal du bureau de circonscription de ce député plutôt que la ville
et le code postal de son domicile» par «le nom de la municipalité et le code
postal du bureau de circonscription de ce député ou le nom de la municipalité
et le code postal de l'hôtel de ville de la municipalité du membre s'étant
prévalu de son droit de refuser la communication, selon le cas, plutôt que le
nom de la municipalité et le code postal de son domicile.»
2° par le remplacement de la première
phrase du quatrième alinéa par la suivante :
«En outre, le directeur général des
élections modifie sur son site Internet le nom de la municipalité et le code
postal du domicile du député ou du membre d'un conseil d'une municipalité qui s'est
prévalu de son droit de refuser lacommunication en vertu de <l'article...
Mme Laforest :
...
de refuser la communication en vertu de >l'article 659.0.1 de la
Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités par le nom de
la municipalité et le code postal de son bureau de circonscription ou de l'hôtel
de ville, selon le cas, pour toute contribution versée avant son élection.»
Donc, ici, l'amendement modifie
l'article 93.1 de la Loi sur la loi sur les... la Loi électorale afin de
limiter l'accessibilité sur le site Internet, maintenant, du Directeur général
des élections, du nom de la municipalité, du code postal et du membre du
conseil d'une municipalité. Alors, voilà, on prévoit, ici, le mécanisme. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Juste
bien comprendre... l'amendement. C'est un amendement à la base, là, 117.2? OK,
parfait. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur 117.2? Pas de questions.
Est-ce que l'amendement est adopté? L'article est adopté.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté,
oui. 117.3.
Mme Laforest : Insérer, après
l'article 117.2 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant:
«117.3. L'article 126 de cette loi
est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, des paragraphes suivants :
«6° l'adresse du domicile d'un député.
«7° l'adresse du domicile d'un membre d'un
conseil d'une municipalité
qui s'est prévalu de son droit de refuser la
communication en vertu de l'article
659.0.1 de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités
(chapitre E-2.2).».»
Donc, cet amendement modifie encore une
fois la Loi électorale afin que les adresses des députés et les membres d'un
conseil d'une municipalité qui ont refusé la communication sur la Loi et les
élections et les référendums des municipalités n'aient plus un caractère public
dans les rapports et documents inscrits par le titre.
Alors, voilà. Merci, M. le Président. Même
chose, c'est de la concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est -que l'amendement 117.3 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 117.4.
Mme Laforest : Moi, M. le
Président, j'ai une question. Si on est juste la partie gouvernementale, est-ce
qu'on peut adopter les autres articles?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
bien on a le quorum. Moi, je n'ai eu aucune demande de suspension, alors je
continue. Moi, tant que j'ai le quorum, je continue.
Mme Laforest : Bon. Est-ce
qu'on peut adopter tout de suite de 117.4 à 147?
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
Ça, par contre, vous ne pouvez pas. Je suis souple, mais non négociable.
Mme Laforest : D'accord.
117.4. Articles 117.4 : Insérer, après l'article 117.3 du projet
de loi tel qu'amendé, le suivant:
1° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «l'électeur, la
ville» par «l'électeur, le nom de la
municipalité»;
2° dans le troisième alinéa :
a) par l'insertion, après
«contribution versée par un député» de «ou
par un membre d'un conseil d'une municipalité qui
s'est prévalu de son droit de refuser la communication en vertu de l'article 659.0.1
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (chapitre
E-2.2)»;
b) par le remplacement de «la ville
et le code postal du bureau de
circonscription de ce député plutôt que la ville
et le code postal de son domicile» par «le nom de la municipalité et le code
postal du bureau de circonscription de ce député ou le nom de la municipalité et
le code postal de l'hôtel de ville de la municipalité du membre s'étant prévalu
de son droit de refuser la communication, selon le cas, plutôt que le nom de la
municipalité et le code postal de son domicile.»;
3° par le remplacement de la première
phrase du cinquième alinéa par
la suivante :
«En outre, le directeur général des
élections modifie sur son site Internet le nom de la municipalité et le code
postal du domicile du député ou du membre d'un conseil d'une municipalité qui s'est
prévalu de son droit de refuser la communication en vertu de l'article 659.0.1
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités par le
nom de la municipalité et le code postal de son bureau de circonscription ou de
l'hôtel de ville, selon le cas, pour toute contribution versée avant son
élection.».» Donc, ici, M. le Président, même chose, c'est un amendement qui
modifie la loi, l'article 127.9 de la Loi électorale, pour apporter des
modifications équivalentes aux autres articles pour les contributions à une
campagne d'un parti concernant la confidentialité. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 117.4. Alors, est-ce que 117.4 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
117.5.
Mme Laforest : 117.5. Insérer,
après l'article 117.4 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant:
«117.5. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 147, du suivant:
«148. Toute liste transmise en application
du présent titre par le directeur général des élections ou par le directeur de
scrutin à un parti autorisé ou à un candidat ne comprend pas le nom, l'adresse,
la date de naissance et le sexe d'un électeur qui est député à l'expiration ou
à la dissolution de la dernière législature ou d'un électeur qui est membre d'un
conseil d'une municipalité et qui s'est prévalu de son droit de refuser la
communication en vertu de l'article 659.0.1 de la Loi sur les élections et
les référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2).».»
• (14 h 50) •
Donc, ici, M. le Président, l'amendement
introduit l'article a de la Loi électorale pour prévoir que toute liste
transmise en application du <titre...
Mme Laforest :
...électorale
pour prévoir que toute liste transmise en application du >titre V... IV
de la Loi électorale, c'est-à-dire en période électorale, par le directeur
général des élections ou par le directeur de scrutin, un parti ou un candidat
ne comprennent pas le nom, l'adresse, la date de naissance et le sexe de la
personne qui a été député à l'expiration ou à la dissolution de la dernière
législature.»
Alors, ici, on vient encore une fois
protéger l'adresse domiciliaire des députés et des élus municipaux qui refusent
la communication dans la Loi électorale. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur 117.5? Aucune. Est-ce que 117.5 est adopté?
Des voix : Adopté. 118.2.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 118.2.
Mme Laforest : 118.2.
Insérer, après l'article 118.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«118.2. L'article 488 de cette loi
est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Malgré le paragraphe 2°, l'adresse du
domicile d'un député ou d'un membre d'un conseil d'une municipalité qui s'est
prévalu de son droit de refuser la communication en vertu de l'article 659.0.1
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (chapitre
E-2.2) n'est pas accessible.»
Donc, ici, c'est une question de concordance
avec l'amendement qui modifie l'article 488 de la loi électorale afin que
l'adresse d'un député ou d'un membre d'un conseil d'une municipalité qui a refusé
la communication en vertu de l'article 659.0.1 de la Loi sur les élections
et les référendums dans les municipalités ne soit pas accessible. Voilà, M. le
Président. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions, 118.2? Aucune. Est-ce que 118.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 99.1.
Mme Laforest : Article...
l'article 99.1 (article 333 de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités)
Insérer, après l'article 99 du projet de
loi, le suivant:
«99.1. L'article 333 de cette loi est
modifié par l'ajout de l'alinéa suivant :
«Dans les 30 jours suivant la date à
laquelle le greffier ou greffier-trésorier constate la vacance, il en avise
également le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation
du territoire.».»
Donc, on introduit dans le projet de loi
un nouvel article modifiant l'article 333 de la Loi sur les élections et
les référendums dans les municipalités afin d'obliger le greffier ou le
greffier-trésorier d'aviser le conseil municipal, la ministre des Affaires municipales
de toute vacance à un poste du conseil dans les 30 jours de la vacance.
Donc, ici, M. le Président, on vient donner l'obligation d'aviser de toute
vacance d'un élu municipal au... par le greffier et le greffier-trésorier.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur 99.1? Aucune. Est-ce que 99.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 115.1.
Mme Laforest : Article 115(article 649
de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités)
Insérer, après l'article 115 du
projet de loi, le suivant :
«115.1. L'article 649 de cette loi
est modifié:
1° par le remplacement du premier alinéa
par le suivant :
«Le greffier ou greffier-trésorier doit,
au plus tard 30 jours après une élection, transmettre au ministre des
Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire et au
directeur général des élections un état mentionnant les personnes qui composent
le conseil de la municipalité. Il doit également, sur demande du ministre ou du
directeur général des élections et aux fins de brosser un portrait statistique
de l'élection, transmettre, le plus tôt possible, toute donnée relative aux
candidatures, à la participation des électeurs à l'élection ou aux résultats.»;
2° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «avise», de
«, dans un délai de 30 jours,».»
Ici, c'est un amendement qui modifie
l'article 649 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités pour imposer la transmission, dans un délai de 30 jours,
d'un avis de tout changement dans la composition du conseil municipal. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
Mme la ministre. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur 115.1?
Mme Setlakwe : Rapidement, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Mais ça, cette
obligation-là, elle n'existait pas déjà? Je comprends que dans l'article... OK,
l'article précédent, c'est... c'est un ajout, c'est une nouveauté, c'est de
prévoir que quand il y a une... quand il y a une vacance, là, vous... Il doit y
avoir une obligation d'en aviser... Puis je ne me souviens plus qui avise.
Est-ce que c'est le greffier qui doit aviser?
Mme Laforest : Oui, le
greffier doit aviser. Présentement, quand... quand vous dites : À chaque
semaine, je regardais le nombre de démissions, mais il n'y a pas d'obligation
du greffier d'envoyer une communication pour dire : Il y a eu démission,
un conseiller dans telle municipalité a démissionné. Donc, c'est sûr que, là,
ce qu'on dit, c'est que dès qu'il y a une démission, il faut aviser le
ministère des Affaires municipales et le greffier doit obligatoirement nous
aviser pour qu'on puisse suivre, malheureusement.
Mme Setlakwe : Mais ici,
c'est... ce n'est pas un avis sur une démission, c'est <suite...
Mme Setlakwe :
...ce
n'est pas un avis sur une démission, c'est >suite à une élection.
Mme Laforest : Hein?
Mme Setlakwe : Ça, ça
n'existait pas déjà...
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : ...l'obligation
de... d'envoyer un état mentionnant le nom des... le nom des personnes, le nom
des personnes qui composent le conseil?
Mme Laforest : En fait,
ce qu'on veut, c'est pour, justement, avoir un meilleur inventaire, au Québec,
de tous les élus. Au niveau des démissions, c'est quand il y a un changement,
on avise le ministère des Affaires municipales. C'est une obligation maintenant.
Une voix : ...
Mme Laforest : ...ce qui m'est
indiqué, là, aux fins de brosser un portrait statistique de l'élection.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : J'essaie
de... Il me semble qu'après chaque élection, il devait y avoir un... Non? Il
n'y avait aucune obligation d'envoyer au ministère...
Mme Laforest : Non. Ce
n'était pas obligé. Non.
Mme Setlakwe : OK.
Mme Laforest : C'est
spécial, hein?
Mme Setlakwe : Oui. OK.
Donc... Donc, dans le fond, vous allez être avisés de tout changement.
Mme Laforest : C'est ça.
Donc, peu importe quelle période durant l'année, on va avoir vraiment le nombre
d'élus, le nombre de démissions et les changements dans les conseils. Oui,
c'est spécial. On n'avait pas ça.
Mme Setlakwe : Oui.
Donc, vous, comme ministre, vous n'aviez pas accès à la liste des élus. OK
Mme Laforest : Non. Non.
Mme Setlakwe : OK
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors, est-ce que l'article 115.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
L'article 13.
Mme Laforest : Article 13.
L'article 333... L'article 331 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«331. Le conseil doit adopter un règlement
de régie interne et notamment y prévoir des normes concernant le maintien de
l'ordre, le respect et la civilité durant ses séances.»
Alors, voilà. L'article 13 du projet
de loi remplacerait l'article 331 de la Loi sur les cités et villes afin
de rendre obligatoire, pour le conseil d'une municipalité, l'adoption d'un
règlement de régie interne avec les règles sur le maintien de l'ordre, le
respect et la civilité durant les séances. Donc, on prévoit l'adoption d'un tel
régime par le conseil d'une municipalité. Actuellement, c'est facultatif.
Maintenant, on vient de l'obliger, comme on le mentionnait, là. Maintenant,
l'obligation d'un règlement interne dans toutes les municipalités est
maintenant, bien, après le projet de loi, sera obligatoire.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Oui...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Vous aurez les deux en même temps. En tout cas, je vais commencer... Député
de Taschereau, allez-y.
Une voix : ...
M. Grandmont : Merci
beaucoup. Donc, oui, on en a parlé quand même pas mal de ce qui se passe dans
les conseils municipaux. Donc, je comprends, c'est l'article auquel on a référé
plus tôt qui pourra prévoir... qui rendra obligatoire le conseil... par les
conseils d'une municipalité d'adopter des règlements de régie interne. Est-ce
que... D'abord, moi, je pense que c'est une bonne, c'est une bonne mesure, là.
On voyait que de manière facultative, ce n'est pas toutes les municipalités qui
s'en prévalaient. Est-ce que ça touche, aussi, tous les... toutes les
organisations paramunicipales, sociétés de transport, les régies
intermunicipales? Est-ce qu'également, ça va toucher les conseils
d'agglomération, les conseils... les communautés métropolitaines, les... bref,
tous les... toutes les instances sur lesquelles siègent des élus?
Mme Laforest : Tous les
articles, là, c'est... ce sera quasiment de la concordance, là. C'est...
M. Grandmont : Parfait. On
fait une concordance, pour, dans le fond, assujettir chacun de ces...
Mme Laforest : Oui. Oui.
M. Grandmont : Parfait.
Ça, c'est une bonne chose. Excellent! On avait dit tantôt que... plus tôt, que
ça allait être... qu'il allait avoir un modèle qui allait être déterminé en
partenariat avec les deux unions, principalement, ce qui donne cette obligation
de travailler avec les unions, et que, dans le fond, on aurait une base sur
laquelle on pourrait travailler. À partir de quand ça sera disponible pour les
municipalités?
Mme Laforest : Ah, le
plus tôt possible, là. De toute manière, il y en a plusieurs, des municipalités,
qui ont déjà leur régie interne, là. Puis c'est attendu, là. D'ailleurs, avec
le comité démocratie municipale, là, le comité a dit : Dès que le projet
de loi est adopté, là, ce sera la priorité.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent. Et donc, pour les municipalités qui ont déjà des règlements en
vigueur...
Mme Laforest : Oui...
M. Grandmont : ...donc,
ils devront faire un ajustement, donc rehausser si jamais les mesures qui
étaient en place n'étaient pas suffisantes.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : S'il y en
a qui sont déjà au-delà de ce qui est exigé comme un minimum, comme un
plancher, dans le fond, c'est correct. Il n'y a pas davantage d'objets que ça.
Quel sera le mécanisme pour s'assurer que chacune des municipalités du Québec
et autres instances ont adopté ces différentes réglementations?
Mme Laforest : Il y a un
mécanisme qui sera prévu également avec les unions. Les unions vont vérifier si
toutes leurs... tous leurs membres ont adopté leur régie interne.
M. Grandmont : Parfait.
Mais quelles sont les conséquences du non... du refus de mettre en place des
règlements?
• (15 heures) •
Mme Laforest : La ministre,
moi, je peux émettre une directive pour dire qu'il y a obligation puis ça... on
n'a pas eu, par exemple... Il n'y a pas eu la mise en place d'une régie interne
dans une municipalité.
M. Grandmont : D'accord,
et...
15 h (version révisée)
Mme Laforest : ...il n'y a pas
eu de... il n'y a pas eu la mise en place d'une régie interne dans une
municipalité.
M. Grandmont : D'accord. Mais
si...
Mme Laforest : Ça fait que,
ça, moi... On donne le pouvoir à la ministre ou au ministre d'obliger une régie
interne.
M. Grandmont : Parfait.
Est-ce qu'elle pourrait imposer... Est-ce que la ministre pourrait imposer un
règlement... l'ajout d'un article dans un règlement municipal?
Mme Laforest : Possiblement,
mais, comme je vous dis, moi, je ne veux pas passer par-dessus les unions.
M. Grandmont : Non, non, je
comprends, je...
Mme Laforest : Puis il y aura
des obligations, là, avec l'UMQ, la FQM. Il y a des modèles qui seront fournis
également.
M. Grandmont : Non, c'est ça,
mais en même temps les unions n'ont pas... n'ont pas force de loi. La ministre
l'a. Donc, je comprends que, s'il y a des récalcitrants, malgré des
interpellations de bonne foi de la part des unions qui pourraient faire ça, par
exemple, auprès de leurs membres, il y a un moment où, si jamais ce n'est pas
fait, c'est la ministre qui pourrait intervenir, à ce moment-là. C'est ce qu'on
entend.
Mme Laforest : Ah! c'est
certain, mais ça va se faire, obligatoirement, là.
M. Grandmont : Ah! Non, mais
j'en suis convaincu, là. J'ai l'impression que... De toute façon, ça a été une
commission quand même bien suivie, aussi, et puis je suis persuadé que ça va se
faire assez rondement, mais on préfère voir un peu comment pourront être réglés
des cas qui n'avanceraient pas. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autres questions? Alors, est-ce que l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 33.
Mme Laforest : L'article 33 :
Ce code est modifié par l'insertion, après l'article 159, du suivant :
«159.1. Le conseil doit adopter un
règlement de régie interne et notamment y prévoir des normes concernant le
maintien de l'ordre, le respect et la civilité durant ses séances.»
Donc, ici, on introduit un nouvel article 159.1.
Maintenant, on ajoute l'article au Code municipal du Québec. C'est de la
concordance, M. le Président, avec le Code municipal du Québec.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 33? Aucune? Est-ce que l'article 33 est adopté? Est-ce que l'article 33
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
37.
Mme Laforest : Donc, 37 :
L'article 491 de ce code est modifié par la suppression du paragraphe 2°.
L'article 37. L'article 37 du
projet de loi apporterait une modification de concordance à l'article 491
du Code municipal du Québec, une telle modification étant requise étant donné
que l'adoption d'un règlement de régie interne par un conseil municipal serait
dorénavant prévue à l'article 159.1 de ce code au lieu de l'article 491,
selon la modification par l'article 33 du projet de loi.
Donc, c'est une question de concordance
pour l'obligation d'adopter le règlement qui était prévue à l'article 33
du projet de loi. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 37? Aucune? Est-ce que l'article 37 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, 32.
Mme Laforest : Article 32 :
L'article 149.1 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «du paragraphe 2° de l'article 491» par «de l'article 159.1».
L'article 32. L'article 32 du
projet de loi apporterait une modification de concordance à l'article 149.1
du Code municipal du Québec qui est requise puisque l'adoption du règlement de
régie interne, qui permet notamment de régir l'utilisation d'appareils
technologiques lors de ses séances, ne serait plus prévue à l'article 491
du code comme c'est le cas actuellement, mais plutôt... qui serait déplacée à
l'article 159.1 par la modification que nous avons adoptée à l'article 33
du projet de loi.
Donc, c'est une question de concordance
avec l'obligation d'adopter le règlement de régime interne avec l'article 37
adopté précédemment.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur 32? Aucune? Est-ce que l'article 32 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 54.
Mme Laforest : Donc, ici,
même chose, M. le Président, avec la Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal.
L'article 54 : L'article 28
de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal (chapitre C-37.01)
est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Le conseil doit adopter des normes
concernant le maintien de l'ordre, le respect et la civilité durant les
séances.»
Même chose, même règlement, mais
maintenant qui s'applique pour la Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal, la CMM. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 54? Aucune? Est-ce que l'article 54
est adopté?
Mme Setlakwe : ...concordance
pour viser la CMM. Je comprends.
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté?
Des voix
: Adopté.
Mme Laforest : Adopté. Puis
là on fait la même chose pour viser la Communauté métropolitaine de Québec, l'article 60.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
article 60. Mme la ministre.
Mme Laforest : L'article 20
de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Québec (chapitre C-37.02)
est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Le conseil doit adopter des normes
concernant le maintien de l'ordre, le respect et la civilité durant les
séances.»
Même chose, mais pour la CMQ, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
des précisions. Est-ce qu'il y a des questions? Est-ce que l'article...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre... Mme la députée, allez-y.
Mme Setlakwe : Désolée. Ça
existe probablement déjà, mais il faut mettre l'obligation dans la loi, c'est
ça?
Mme Laforest : C'est l'obligation
dans la loi pour la CMQ, oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
parfait. Alors, est-ce que l'article 60 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, article 126.
Mme Laforest : L'article 126 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 14.1, du
suivant :
«14.2. Le ministre peut désigner une
personne pour conseiller un organisme <municipal...
Mme Laforest :
...«14.2.
Le ministre peut désigner une personne pour conseiller un organisme >municipal :
«1° dans la préparation de ses
séances et lors du déroulement de celles-ci;
«2° dans le cadre de ses relations
avec les citoyens.
«La personne ainsi désignée peut exiger
que l'organisme lui fournisse tout renseignement ou tout document utile aux
fins de l'exécution de son mandat.»
Ici, on vient appuyer les municipalités
qui vivent des situations conflictuelles, lors des séances du conseil, ou des
difficultés en raison de relations tendues avec les citoyens. Alors, ici, c'est
pour renforcer le bon fonctionnement des conseils municipaux. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci...
Mme Laforest : À la demande
de la municipalité.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'article 126? Députée de
Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci.
Donc, ici... Non, mais c'est important, ça, c'est un pouvoir important qui est
octroyé à la ministre ou le ministre. Je me demande, donc... Vous avez dit, à
la fin, «à la demande de la municipalité», mais je pense que vous avez... vous
n'avez pas besoin d'attendre une demande de la municipalité.
Mme Laforest : On donne le
pouvoir pour tout de suite se déplacer puis accompagner une ville.
Mme Setlakwe : Oui. Puis
est-ce que je comprends que vous... que vous allez pouvoir intervenir, juste
pour faire suite à notre discussion de ce matin, s'il y a une situation
difficile entre les élus qui fait que là il y a un dysfonctionnement? Ça ne
vise pas seulement, là, d'intervenir quand il y a des difficultés avec les
citoyens.
Mme Laforest : Non,
exactement, vous avez raison. Puis je ne sais pas si vous vous rappelez, en
consultations particulières, c'était demandé. Mais présentement, il faut que le
conseil municipal adopte une résolution. Donc, c'est sûr que parfois ça ne va
vraiment pas bien dans un conseil municipal, donc il y a des conseillers qui ne
veulent pas adopter une résolution. Ça fait que, là, c'est sûr que, même s'ils
n'adoptent pas de résolution, le ou la ministre pourra accompagner la
municipalité sans qu'ils le demandent. Parce qu'il y en a qui ne veulent pas le
demander. Bien, à ce moment-là, ça ne va pas mieux, puis il n'y a pas... il n'y
a pas de règlement, là, il n'y a pas de gestion des conflits.
Mme Setlakwe : OK. Est-ce que
vous êtes déjà intervenue suite à la demande d'une municipalité?
Mme Laforest : Non. Non,
parce qu'on n'avait pas le pouvoir.
Mme Setlakwe : Non, c'est ça,
parce que, vous dites, actuellement, ça prend une résolution. Mais actuellement
ça prenait une résolution pour... pas pour demander à la ministre, mais pour...
Mme Laforest : Oui.
Présentement, comment ça se passe, c'est que les directions régionales sont
toujours présentes dans les municipalités, puis il y a aussi parfois la CMQ.
Quand la CMQ voit que ça ne va pas bien dans une municipalité, la CMQ se
déplace.
Mme Setlakwe : Ça, ça demeure?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : L'intervention
à la demande d'une municipalité?
Mme Laforest : Ça demeure
aussi.
Mme Setlakwe : Intervention
de la direction générale, intervention de la CMQ? On ne veut pas...
Mme Laforest : Ça va rester,
oui.
Mme Setlakwe : On ne veut pas
leur enlever les pouvoirs qu'ils ont déjà, donc on ne touche pas à ce
mécanisme-là, mais vous, vous avez un pouvoir d'intervenir?
Mme Laforest : Oui, oui,
exactement.
Mme Setlakwe : De votre
propre chef?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Je pense que
c'est une bonne chose.
Mme Laforest : Bien, je pense
que c'est bien.
Mme Setlakwe : On espère que
vous n'aurez pas besoin, là, d'aller... d'intervenir, mais ça peut juste... Je
pense que c'est un outil qui pourrait s'avérer... s'avérer utile puis...
Mme Laforest : Puis il y a
aussi une chose, c'est que parfois la commission municipale peut y aller, la
direction régionale peut y aller puis, dans certains cas, une municipalité,
mais le problème persiste. Donc, parfois c'est bon soit que moi, je puisse
nommer quelqu'un pour aller accompagner la municipalité, quelqu'un complètement
d'indépendant, puis parfois ça peut réussir, là. Donc, c'était ce qui était
demandé en consultations particulières.
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Donc, c'est vous ou une personne que vous désignez, puis la personne peut
exiger que l'organisme lui fournisse, oui, tout renseignement ou document utile
aux fins de l'exécution de son mandat, évidemment. J'essaie de voir, dans les
faits, comment ça pourrait se dérouler. Parce que vous, vous n'allez pas savoir
forcément, là, de... mais vous pourriez... oui, vous pourriez être informée
soit par... j'imagine, par l'actualité. Essayer de voir comment ça va pouvoir
se dérouler ou...
Mme Laforest : Par les
directions régionales.
Mme Setlakwe : Par les
directions générales qui vont dire... qui vont vous aviser. Puis est-ce que ce
mécanisme de communication, là, cette courroie de transmission d'informations
existe pour que vous en soyez avisée? Parce que c'est bien beau d'avoir le
pouvoir...
Mme Laforest : Ah oui! On
a...
Mme Setlakwe : ...de le
faire, mais il faut que vous soyez informée.
Mme Laforest : Oui, oui, on a
un département, nous, aux Affaires municipales, qui travaille... qui ne fait
que travailler avec les directions régionales, donc on sait vraiment tout ce
qui se passe. Maintenant, pour se déplacer puis agir immédiatement ou encore envoyer
une... je ne sais pas, là, une spécialiste en ressources humaines ou peu
importe, là...
• (15 h 10) •
Mme Setlakwe : Un médiateur.
Mme Laforest : ...un médiateur,
on ne peut pas le faire. Ça fait que, là, on se donne le pouvoir pour aider la
ville.
Mme Setlakwe : Non, non, je
pense, c'est bien puis je pense que... Mais il va falloir que l'information
circule pour éviter une aggravation ou une... tu sais que les choses... comment
on dit ça, qu'il y ait une... oui, une espèce de gradation, là... une
dégradation de la situation.
Mme Laforest : Les directions
générales sont très heureuses d'avoir ça.
Mme Setlakwe : Oui. Puis,
quand vous dites qu'ils sont heureux, parce que... Est-ce que vous sentez ou
est-ce que vous savez que, dans les <derniers...
Mme Setlakwe :
...
parce que... Est-ce que vous sentez ou est-ce que vous savez que, dans les >derniers
temps, les dernières années, ils devaient faire face à un plus grand nombre de
situations où ils avaient des appels à l'aide, que les chiffres étaient
grandissants à cet égard-là?
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est la possibilité d'y aller rapidement, immédiatement. Parce que, parfois,
on voit que ça ne va pas bien dans une municipalité, puis ça passe, exemple,
dans les médias, là, on le voit. Mais parfois il y en a plusieurs qu'on ne voit
pas puis qu'on reçoit des courriels pour dire : Ça ne fonctionne vraiment
pas chez nous. Ça fait que c'est sûr qu'à ce moment-ci c'est là qu'on peut
dire : OK, on va aller vous accompagner, on va aller vous soutenir, on va
aller vous donner des moyens.
Mme Setlakwe : OK. Mais vous
dites que vous collaborez, je comprends, là, étroitement et...
Mme Laforest : Pas moi
nécessairement.
Mme Setlakwe : Non, non, non,
vos équipes, votre ministère.
Mme Laforest : Oui, exact, ou
quelqu'un de l'extérieur. On peut nommer un médiateur.
Mme Setlakwe : Non, non, non,
je voulais dire... J'essaie de m'assurer que l'information se rende à vous et
vos équipes, de la part des directions générales. Vous dites «on», on collabore
régulièrement, quotidiennement, même avec les directions générales. Puis ça se
comprend. Mais quel est le mécanisme pour s'assurer que... Ou à quel moment
est-ce que la direction générale doit absolument, là, vous informer que les
choses... que la situation se dégrade et qu'ils ont besoin d'une intervention
directe de votre part?
Mme Laforest : Bien, il y a
une équipe, comme je le dis, au ministère des Affaires municipales, et il y a
un sous-ministre dédié aux directions régionales. Donc, ce sous-ministre-là,
vraiment, c'est le grand chef, là, des directions régionales. Donc, on voit qu'est-ce
qui se passe. Parfois, c'est des problèmes aussi avec les budgets, les finances.
Puis ça dépend des demandes des municipalités, là.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, il n'y a pas d'autre question? Est-ce que l'article 126 est
adopté? Est-ce que l'article 126 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 29.
Mme Laforest : L'article 604.6
de cette loi est modifié :
1° par l'ajout, à la fin du premier
alinéa, du paragraphe suivant :
«4° offrir de l'assistance à une
personne qui est citée à comparaître, à l'occasion d'une enquête ou d'une
pré-enquête, relativement à ses fonctions de membre du conseil, de
fonctionnaire ou d'employé de la municipalité ou d'un organisme mandataire de
celle-ci.»;
2° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «représentation», de «ou si elle obtient de l'assistance du
procureur de son choix».
L'article 29 du projet de loi
modifierait l'article 604.6 de la Loi sur les cités et villes pour élargir
le régime de protection prévu actuellement à cet article de manière à couvrir
les frais d'assistance juridique d'un élu ou d'un employé municipal cité à
comparaître relativement à ses fonctions dans le cadre d'une enquête ou d'une
pré-enquête. Un élu ou un employé municipal recevant une telle citation à
comparaître pourrait décider, comme le prévoit le régime actuel, de se faire assister
par un procureur choisi par la municipalité ou plutôt par le procureur de son
choix.
Donc, ici, dans un contexte où la fonction
d'un élu municipal est assez complexe, on vient permettre à l'élu d'obtenir le
soutien nécessaire dans le cadre d'une enquête ou d'une pré-enquête
relativement à ses fonctions. On vient éviter la peur de ne pas pouvoir assumer
les frais juridiques importants qui sont vraiment un frein, dans le milieu
municipal, pour son engagement. On uniforme le régime des frais d'assistance
lors d'une enquête ou d'une pré-enquête à celui d'un député de l'Assemblée
nationale.
Donc, les municipalités ici qui sont
régies par la Loi sur les cités et villes seraient tenues d'offrir, de payer ou
de rembourser des frais raisonnables et proportionnels d'assistance d'un élu ou
d'un employé municipal à ces étapes. Ça, également, c'était vraiment demandé en
consultations particulières. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 29? Alors, est-ce que l'article 29 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 30.
Mme Laforest : L'article 604.7
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «de
la défense ou de la représentation que la personne assume elle-même ou par le
procureur de son choix» par «engagés en vertu du deuxième alinéa de l'article 604.6».
Alors, ici, l'article 30 du projet de
loi apporte une modification de concordance à l'article que nous venons
d'adopter sur la Loi sur les cités et villes, qui est nécessaire compte tenu de
la modification que nous venons d'adopter à l'article 29 du projet de loi.
Donc, c'est une modification de concordance pour les frais d'assistance
juridique payés par la municipalité. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 30?
Mme Setlakwe : Oui, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : J'aurais
peut-être dû poser ma... C'est une question, généralement, là, par rapport à 29
et 30. Je suis en train de me... Je n'ai rien contre, là, pas du tout. Je me
remets dans le contexte du document que vous nous avez fournis, là, qui est
excellent, là, les constats, puis la... Juste nous réexpliquer c'était quoi, la
problématique. Il y avait des interprétations divergentes.
Le Président (M. Schneeberger) : ...le
faire? Alors, consentement pour la prise de parole?
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : <
Alors,
Mme...
Le Président (M.
Schneeberger) :
... le faire? Alors, consentement pour la prise
de parole?
Mme Setlakwe :
Oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : >
Alors, Mme Kathy Petit, allez-y.
Mme Petit (Katia) : Merci, M.
le Président. En fait, effectivement, c'est qu'il y avait un flou, là, dans le
libellé qui faisait que, quand on... un élu, par exemple ou un employé était à
l'étape de l'enquête ou de la pré-enquête, qu'il n'avait pas droit à ces frais
juridiques. Or, il peut avoir droit à des services-conseils de façon ad hoc à
cette étape-là. Donc, la FQM, entre autres, est venue le mentionner qu'il y
aurait lieu de le clarifier une fois pour toutes. Parce qu'il y a déjà eu des
jugements qui sont venus dire : Bien, si le législateur ne l'a pas dit
clairement, c'est que ce n'était pas visé. Or, nous, dans notre interprétation,
c'était déjà le cas, mais on est venus le clarifier hors de tout doute pour
être sûrs qu'à ce moment-là ils ont droit au remboursement de leurs frais
juridiques. Bien entendu, ça s'inscrit, là, dans tout le régime de
remboursement des frais, là, où, si on est accusé au criminel, etc., là, ce
n'est pas remboursé, là. Donc, il y a toutes les modalités, mais on est juste
venus clarifier à l'étape de l'enquête et de la pré-enquête, qui était un flou
dans le corpus législatif actuel. Puis on le fait dans les trois lois... les
deux lois concernées.
Mme Setlakwe : Merci beaucoup
de l'explication. Je pense que ça vient... bien, c'est à l'avantage des élus,
ça vient... ça s'ajoute aux différentes mesures qui visent à les protéger puis
les rassurer dans leur rôle. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Puis je m'excuse, c'est «Katia» et non «Kathy», alors «Katia Petit».
Voilà. Alors, d'autres questions? Non, ça va. Alors, est-ce que
l'article 30 est adopté? Adopté. Article 41.
Mme Laforest : L'article 41 :
L'article 711.19.1 de ce code est modifié :
1° par l'ajout, à la fin du premier
alinéa, du paragraphe suivant :
«4° offrir de l'assistance à une
personne qui est citée à comparaître, à l'occasion d'une enquête ou d'une
pré-enquête, relativement à ses fonctions de membre du conseil, de
fonctionnaire ou d'employé de la municipalité ou d'un organisme mandataire de
celle-ci.»;
2° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «représentation», de «ou si elle obtient de l'assistance du
procureur de son choix».
Donc, ici, question de concordance avec le
<i>Code municipal pour élargir le régime de protection qui est prévu à
l'article de manière à couvrir les frais d'assistance juridique d'un élu ou
d'un employé municipal qui est cité à comparaître en fonction... à ses
fonctions dans le cadre d'une enquête ou d'une pré-enquête. Donc, un élu ou un
employé municipal recevant une telle citation à comparaître pourrait décider,
comme le prévoit le régime actuel, de se faire assister par un procureur choisi
par la municipalité ou plutôt par le procureur de son choix. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, est-ce qu'il y a des commentaires sur 41? Questions?
Mme Setlakwe : ...est encore
sur le même principe?
Mme Laforest : Même principe,
oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que 41 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 42.
Mme Laforest : L'article 711.19.2
de ce code est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «de la
défense ou de la représentation que la personne assume elle-même ou par le
procureur de son choix» par «engagés en vertu du deuxième alinéa de l'article 711.19.1».
Donc, ici, on vient... L'article 42
du projet de loi apporterait une modification de concordance à l'article 711.19
de la loi sur le Code municipal, qui est nécessaire compte tenu de la
modification proposée à l'article 41 du projet de loi. Donc, c'est une modification
de concordance qui vise à ce que les frais d'assistance juridique payés par la
municipalité au bénéfice d'un élu ou d'un employé puissent lui être remboursés
par ce dernier, comme c'est le cas actuellement pour les frais de défense et de
représentation, si les circonstances justifiant un tel remboursement sont
rencontrées. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'article 42? Est-ce que l'article 42 est adopté?
Adopté.
Mme Laforest : ...amendement
de la période de questions. On l'avait...
Le Président (M. Schneeberger) : Moi,
je n'ai pas de numéro sur ma liste, alors je vais vous laisser le dire.
Mme Laforest : Alors, M. le
Président...
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
les amendements 12.2 et...
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Parfait. Alors... Parce que moi, j'avais juste «amendement», mais on ne me
parlait pas duquel. Parfait.
• (15 h 20) •
Mme Laforest : Donc, on va
retirer l'amendement 12.2.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Laforest : Oui, puis on
va déposer un nouvel amendement, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
ça me prend le consentement pour le retrait. Est-ce que j'ai le consentement
pour le retrait? Consentement. Alors, Mme la ministre, je vous laisse lire,
s'il est déposé au greffe, le nouvel amendement 12.2.
Mme Laforest : Article 12.2 :
Article 322 de la Loi sur les cités et villes. Insérer, après l'article 12.1
du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
12.2. L'article 322 de cette loi
est modifié par l'ajout, à la fin du troisième alinéa, de la phrase suivante :
«Il peut aussi, par règlement, prévoir des mesures visant à donner préséance
aux questions posées par les personnes qui résident sur le territoire de la <municipalité...
Mme Laforest :
...
questions
posées par les personnes qui résident sur le territoire de la >municipalité
ou qui sont propriétaires d'un immeuble ou occupants d'un établissement d'entreprise
situé sur ce territoire.»
Sauf qu'on ne l'avait pas... On l'avait
déjà adopté, ça, que les gens de la ville puissent tout de suite participer aux
périodes de questions avant les gens de l'extérieur, on ne l'avait pas...
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! OK. Ah! c'est
vrai, on avait changé le terme «électeurs». Alors, vous avez raison. Donc,
l'amendement modifie l'article 322 de la Loi sur les cités et villes
pour... afin de donner au conseil municipal la possibilité de prévoir par
règlement des mesures visant à donner préséance, lors des périodes de
questions, des séances... des séances du conseil municipal, aux personnes qui
résident sur le territoire de la municipalité ou qui sont propriétaires d'un
immeuble. On avait discuté, c'était tout à fait logique. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Est-ce qu'il y a des questions sur 12.2? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Bien, je pense
que le nouveau libellé est préférable. On se souviendra, oui, Mme la ministre,
c'était... c'était une demande, une demande de certaines municipalités. Il y en
a même qui souhaitaient qu'on interdise aux non-résidents de venir participer à
la période des questions. En tout cas, nous, on n'était pas d'avis que ça, c'était
une bonne chose, d'ailleurs, vous non plus. Puis là vous aviez proposé un
amendement qui était... sur le fond, avec lequel on était en accord, et c'était
de dire : On va permettre, donner la possibilité, pas l'obliger, à des
villes de donner préséance aux résidents. Mais la façon, dont ça avait été
déposé, c'est... on parlait de donner préséance aux électeurs.
Mme Laforest : Oui, c'est
vrai, ça.
Mme Setlakwe : Moi, j'avais mentionné :
Mais si on utilise le terme «électeurs», bien, ça n'inclut pas les résidents
permanents qui sont... qui n'ont pas encore la citoyenneté, donc qui ne sont
pas des électeurs.
Mme Laforest : Je me rappelle
très bien, c'est vrai.
Mme Setlakwe : Puis on avait
parlé aussi du fait que ça excluait aussi des jeunes qui voudraient... qui
n'ont pas encore l'âge de la majorité, de venir s'exprimer, s'adresser aux
élus. Tu sais, ils n'auraient pas, eux, eu le bénéfice de la préséance. Donc, le
nouveau libellé me semble adéquat pour couvrir ces deux...
Mme Laforest : Oui, je m'en
rappelle très bien, là.
Mme Setlakwe : Oui. Donc là,
on donne préséance aux «personnes qui résident sur le territoire de la
municipalité ou qui sont propriétaires d'un immeuble ou occupants d'un
établissement d'entreprise situé sur ce territoire.» Moi, ça me semble tout à
fait parfait. Donc, quelqu'un qui aurait un chalet, une résidence secondaire, rentrerait,
quelqu'un qui aurait une entreprise, les jeunes, les nouveaux résidents, les
locataires, tout ça, eux, ils seraient... ils auraient préséance.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Puis c'est
vraiment ceux qui viennent de l'extérieur qui ne devraient pas... pas être
exclus, mais qui passeraient après.Donc, nous, ça nous convient. Je
vous remercie pour l'ajustement puis je pense que c'est une bonne chose.
Mme Laforest : Bonne idée.
Mme Setlakwe : Je pose une
question. Il y avait un élément additionnel que j'avais soulevé, c'était de
dire : Qu'arrive-t-il si une personne se présente à la séance du conseil
avec un proche aidant, donc une personne qui n'est peut-être pas capable
d'aller au micro puis est accompagnée d'un proche aidant, d'une proche aidante
qui n'est pas... qui ne remplit pas les catégories? Là, je comprends que ça
devient des cas exceptionnels. Est-ce que... Qu'est-ce que vous pensez de cette
situation-là?
Mme Laforest : Bien, c'est
certain, ils vont passer en priorité, là, c'est évident.
Mme Setlakwe : Mais je pense
que le libellé... le libellé est adéquat, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Bien, moi aussi, je salue les modifications qui sont apportées, évidemment, là.
Toutes les personnes qui n'ont pas la qualité d'électeur ou d'électrice étaient
oubliées dans la première version de ce qui était proposé. Puis évidemment,
aussi, on laisse de la place... évidemment, on laisse aussi de la place aux
gens qui sont de l'extérieur de la municipalité, mais ils n'ont pas priorité.
Ce qui veut dire qu'ils pourraient... ils pourraient devoir... Il n'y a pas de
mécanisme, en fait, là, pour s'assurer qu'une personne qui n'est pas de la
municipalité mais qui veut intervenir dans une municipalité autre que la sienne...
il n'y a pas de mécanisme pour garantir qu'un jour elle puisse être entendue
par la municipalité?
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
la ministre... Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : ...ça va
tout simplement être prévu dans les règles de régie interne. Souvent, ces
règles-là viennent aussi gérer la période de questions. Donc, ici, ce qu'on
prévoit, c'est qu'ils peuvent venir... venir donner priorité, Puis après ça,
les modalités, c'est eux-mêmes, comme gouvernements de proximité, évidemment,
qui vont venir le convenir, là, dans leur...
M. Grandmont : Mais vous
comprenez bien le fond de ma question, là. Une personne qui est à l'extérieur
de la municipalité, supposons qu'il y a suffisamment de citoyens pour remplir
l'entièreté de la période de questions ou d'échange avec le <conseil
municipal...
M. Grandmont :
...
citoyens pour remplir l'entièreté de la période de questions ou d'échange avec
le >conseil municipal, bien, elle ne pourra pas passer à cette période,
à cette assemblée-là, donc elle va devoir se représenter à la suivante, puis à
la suivante, puis à la suivante. Il y a-tu... Est-ce qu'il y a un moyen de
prévoir qu'un jour cette personne-là pourra être effectivement entendue?
Mme Petit (Katia) : En fait,
le genre de modalité qui pourrait être prévue, c'est que, par exemple,
75 % du temps est prévu aux gens locals puis qu'ils en gardent un 25 %
pour des personnes, par exemple, qui viendraient de l'extérieur. Donc, c'est le
genre de modalité qu'ils pourraient faire. Mais ça ne nous inquiète pas
vraiment, là. D'habitude, les municipalités ont des bonnes façons de gérer
leurs périodes de questions, là.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
est-ce qu'il y aura des balises pour s'assurer qu'il y a un maintien d'un
certain pourcentage de temps réservé à des gens qui seraient de l'extérieur de
la municipalité?
Mme Petit (Katia) : Ce qu'on
va faire, habituellement... Là, ça, on le laisse à la discrétion de la
municipalité dans son propre règlement de régie. Mais ce qu'on fait, nous,
après chaque projet de loi, on fait un muni-express puis on vient... où on
explique aux municipalités comment elles devraient l'appliquer et on va tout
simplement venir le prévoir puis donner des exemples de dispositions qui
pourraient être mises et préconisées, tout simplement.
M. Grandmont : Parce que je
vois des cas qu'il pourrait être important de maintenir... où il serait
important de maintenir une période de temps pour des gens qui sont de
l'extérieur. On peut envisager, par exemple, un voisin d'une municipalité,
donc, qui habite dans la municipalité voisine, mais, pour sortes de raisons, il
vit les inconvénients d'activités industrielles, ou autres, peu importe, dans
la municipalité voisine. Donc, s'il veut pouvoir avoir un certain pouvoir
d'adresser à la meilleure instance possible ses doléances, il doit le faire
dans la municipalité voisine, évidemment. Il est impacté, mais il n'habite pas
la municipalité. Donc, on doit absolument s'assurer de garder ce temps-là. Moi,
je... vraiment, là, je vous invite... Je comprends qu'il y a un mécanisme de
recommandation ou informatif... formatif qui sera envoyé aux municipalités,
mais je pense que c'est une bonne... une bonne mesure à mettre en place.
J'aurais une autre question aussi. On
dit... On dit que ça doit être, donc réservé en... préséance est donnée aux
personnes qui résident sur le territoire de la municipalité ou qui sont
propriétaires d'un immeuble ou occupants d'un établissement d'entreprise situé
sur ce territoire. Est-ce que ça comprend, par exemple, des travailleurs qui
occupent un bâtiment... des travailleurs qui travaillent au sein d'un OBNL qui
a pignon sur rue dans la municipalité?
Mme Petit (Katia) : En fait, «occupants
d'un établissement d'entreprise», c'est essentiellement ce que ça veut dire,
là. Donc, c'est très large, ça peut être un bureau de notaire, ça peut être des
OBNL qui sont présents sur le territoire, et autres. C'est utilisé, entre
autres, dans la loi... dans la LÉRM, là. Donc, on est venus récupérer le
concept, on l'a élargi encore plus pour être sûrs qu'on n'échappe personne.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
dans ce cas-là, par exemple, des travailleurs, travailleuses d'un OBNL qui
seraient locataires d'une bâtisse, ça rentre dans «établissement d'entreprise»,
donc ils auraient droit...
Mme Petit (Katia) : Tout à
fait.
M. Grandmont : ...ils
auraient préséance. Bon, d'accord. Maintenant, des travailleurs d'un syndicat,
par exemple, qui... Je vais prendre un exemple fictif, mais, mettons, des
travailleurs d'un syndicat, dans une municipalité, qui n'ont pas d'adresse
officielle, de permanence de syndicat, mais qui travaillent pour la
municipalité, pourraient vouloir aller, finalement, questionner le conseil
municipal. Ils ne sont pas... Ils n'ont pas... Ils ne sont pas occupants d'un
établissement d'entreprise, ils n'ont pas d'adresse physique... ils n'ont pas d'adresse
postale physique directe, ils sont... ils sont syndiqués, dans le fond, ils
sont regroupés, donc, ils ont une forme légale, mais ils n'ont pas
nécessairement d'adresse ou... en fait, ils peuvent avoir... ils doivent, au
sens de la loi, avoir une adresse, mais elle n'est pas nécessairement située
dans la municipalité, là. Mais ce cas-là, est-ce que ça peut poser problème?
Mme Petit (Katia) : Bien, en
fait, souvent, c'est que, dans ces cas-là, s'ils sont propriétaires, bon, c'est
clair. S'ils sont justes... Si c'est un groupe, etc., à ce moment-là, ils vont
probablement rentrer dans la deuxième catégorie, là.
Donc là, on a essayé de viser le plus...
le plus large possible, tu sais, pour s'assurer que tout le monde qui...
Essentiellement, c'est beaucoup une question d'avoir le droit à son... d'avoir
droit de parole dans sa démocratie locale. Donc, c'est ceux qui sont
directement impactés en priorité par les décisions que prend le conseil de
ville, tu sais, qu'on veut prioriser ici. À ce moment-là, des fois, il y a des
enjeux qui sont plus larges, etc.. Mais, comme on est venu le préciser, on
permet encore... on permet encore qu'ils interviennent. Ça se peut par contre
que dans certaines situations ils ne soient pas dans la première vague de
priorisés.
• (15 h 30) •
M. Grandmont : D'accord, mais
un syndicat est directement tributaire des décisions... Si c'est le syndicat,
par exemple, de la... tu sais, des employés de la municipalité, ils sont
directement tributaires des décisions qui sont prises au conseil municipal,
donc ils pourraient se qualifier, au sens de ce que vous disiez de la première
catégorie. Ils se retrouveraient potentiellement dans la deuxième parce qu'ils
n'auraient pas d'adresse. Ils travaillent dans les lieux physiques de la municipalité.
Est-ce que ça les qualifie au premier groupe?
Mme Laforest : Au second
groupe.
M. Grandmont : Au second
groupe?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Est-ce qu'on
trouve ça normal? Est-ce qu'on trouve ça adéquat comme situation...
15 h 30 (version révisée)
M. Grandmont : ...est-ce
qu'on trouve ça normal? Est-ce qu'on trouve ça adéquat comme... comme
situation?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui, c'est
ça, ce n'est pas... ce n'est pas au conseil municipal, le premier lieu... le...
le principal lieu, là.
M. Grandmont : Bien, c'est
parce que ça arrive souvent que des syndicats d'une municipalité intervient
directement dans le conseil municipal pour poser des questions.
Mme Laforest : Oui, puis
c'est encore un autre cas particulier, là.
M. Grandmont : Oui, c'est
ça, mais on essaie de trouver une loi qui va être la plus accommodante pour le
plus de cas de figure, à l'intérieur de certaines balises, on le comprend. En
même temps, là, c'est une possibilité qui pourrait arriver, là. Est-ce que,
finalement, le syndicat pourrait simplement avoir une boîte postale?
Mme Laforest : Bref, ce
qu'on veut faire, c'est prioriser et la municipalité... et, après ça,
admettons, comme on le mentionnait, là, si un groupe... C'est ça que vous
discutez, là?
Mme Petit (Katia) : Un groupe
syndiqué qui n'aurait pas d'adresse claire dans la...
Mme Laforest : Bien, c'est
certain que les... les syndicats, exemple, qui travaillent dans une entreprise
de la municipalité, ils ont priorité aussi, là.
M. Grandmont : Non, non,
je parlais d'un syndicat qui travaillerait dans... pour la municipalité, qui n'aurait
pas nécessairement d'adresse...
Mme Laforest : Bien, ce
serait surprenant, là.
M. Grandmont : OK, bien,
dans tous les cas, il pourrait avoir une adresse postale, il pourrait avoir une
boîte postale...
Mme Laforest : Il n'y en
a pas, de syndicats, qui n'ont pas d'adresse dans une ville, là.
M. Grandmont : Il
pourrait avoir une boîte postale, une adresse postale puis...
Mme Laforest : Bien oui,
puis ils en ont tous une, là. Ils en ont tous une.
M. Grandmont : Il serait
au minimum, donc, priorisé, dans ce cas là.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Donc, la
boîte postale pourrait être...
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : ...une
façon de dénouer ça, finalement.
Mme Laforest : Bien oui,
c'est certain, là. Puis, dans les municipalités, les syndicats ont tous une
boîte postale.
M. Grandmont : Parfait,
excellent. Je voulais juste clarifier ça. Merci.
Mme Laforest : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que... 12.2, pardon, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
32.1.
Mme Laforest : Donc,
ici, M. le Président, on va faire la préséance également, la même chose, là,
pour aller en concordance avec l'article 32.1. Je crois que c'est le
dernier article.
À l'article 150 du Code municipal du
Québec : Insérer, après l'article 32 du projet de loi, le suivant :
32.1. L'article 150 de ce code est
modifié par l'ajout, à la·fin du deuxième alinéa, de la phrase suivante : «Il
peut aussi, par règlement, prévoir des mesures visant à donner préséance aux
questions posées par les personnes qui résident sur le territoire de la
municipalité ou qui sont propriétaires d'un immeuble ou occupants d'un
établissement d'entreprise situé sur le territoire.»
Donc, ici, on vient modifier l'article 150
du <i>code municipal pour donner au conseil la possibilité de prévoir,
par règlement, des mesures visant à prioriser, lors de la période de questions,
les questions posées par certaines personnes. Mais ici, on touche la même chose
que la Loi sur les cités et villes avec le code municipal, donc on est en
concordance. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Alors, est-ce qu'il y a des questions? Député de Taschereau.
M. Grandmont : C'est un
autre cas de figure. Je voulais juste tester pour m'assurer, là, qu'on a quand
même toujours une possibilité de bien représenter les gens. Je reprends encore
mon exemple de société de transport. Le Réseau de transport de la Capitale, c'est
un service d'agglomération. Il y a trois municipalités qui sont couvertes par
le RTC : Québec, L'Ancienne-Lorette, Saint-Augustin. Donc, toutes les...
même si le siège social du RTC est à Québec et que les... les réunions du
conseil d'administration du RTC se passent... se déroulent à Québec, les gens
qui habitent Saint-Augustin et L'Ancienne-Lorette ont évidemment... Est-ce que
c'est le même code, en fait, qui s'applique sur les sociétés de transport et
autres...
Mme Laforest : ...même,
même chose avec le code municipal.
M. Grandmont : C'est la
même chose...
Mme Laforest : La même
chose pour la Loi sur les cités et villes, oui.
M. Grandmont : Parfait,
c'est ça que je pensais... C'est ce que je pensais. Et donc, là, dans ce cadre-là,
comme le service est offert sur le territoire de l'agglomération, c'est tous
les résidents de l'agglomération qui ont préséance. Il faut le comprendre comme
ça?
Mme Laforest : Oui, tout
à fait, tout à fait. Oui.
M. Grandmont : Parfait.
Donc, ils rentrent dans la première vague de personnes qui ont le droit...
Mme Laforest : Première...
oui... qui sont prioritaires, oui.
M. Grandmont : Parfait,
excellent. Merci.
Mme Laforest : M. le
Président, je crois que nous devrions suspendre.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! on va
voter, si vous voulez bien, l'article... l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : L'article 32.2.
Alors, est-ce que l'article 32.2 est...
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Comment?
32... 32.1, pardon.
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Parfait...
Mme Laforest : On va
suspendre quelques minutes. On va aller de l'autre côté puis on revient tout de
suite.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 35)
16 h (version révisée)
(Reprise à 16 h 14)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, nous reprenons les travaux. Premièrement, j'aurais besoin du
consentement pour le remplacement de la députée de Mille-Îles et du député de Marquette.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Consentement. Parfait. Alors, bonjour à vous, Mme la députée de Mille-Îles.
Et là, par la suite, je sais qu'il y a eu plusieurs changements, ça fait que je
vais vous laisser aller, parce que, là, je ne sais pas de qu'est-ce que vous
voulez faire. Alors, je vais vous demander d'y aller par... Je vous laisse la
parole, madame, députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M.
le Président. Si je ne me trompe pas, la première étape, c'est que je devrais
retirer l'amendement que j'avais déposé il y a de là... de ça quelque temps
déjà.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui.
Mme Dufour : Mais
malheureusement, je ne sais pas. Est-ce que c'était 2.1? Je ne me souviens pas
quel était le numéro de l'article que j'avais déposé.
Le Président (M. Schneeberger) :
C'est une très bonne question, parce que moi, je sais que j'ai un
amendement, mais il n'y a pas de numéro dessus. Alors...
Mme Dufour : C'était 2.1?
Une voix : ...
Mme Dufour : Oui. Il
avait été déposé officiellement.
Le Président (M. Schneeberger) :
2.1. OK. Alors...
Mme Dufour : Donc, on...
je demande de le retirer.
Le Président (M. Schneeberger) :
Consentement pour le retrait de l'amendement apporté par la députée de
Mille-Îles? Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Alors, je vous laisse...
Mme Dufour : Et
maintenant on va introduire un nouvel article 2.1.
Le Président (M. Schneeberger) :
OK. Allez-y. On a ça.
Mme Dufour : Mais avant...
avant de le lire, j'aimerais... j'aimerais juste expliquer la nature de ce qui
s'en vient.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Allez-y.
Mme Dufour : Bien, M. le
Président, vous avez déjà assisté à ces échanges-là dans d'autres commissions,
je vais vous parler de zonage différencié. Donc, vous savez, le... j'en ai
parlé dans les autres commissions, le zonage... le zonage différencié serait un
nouvel outil pour permettre aux municipalités de faire... d'offrir, sur un même
lot ou une même zone, deux densités différentes, dans le fond, selon la nature
du projet.
Donc, dans le cas d'un... de logement
social ou abordable, la municipalité pourrait <offrir...
Mme Dufour :
...social
ou abordable, la municipalité pourrait >offrir une densité supérieure
que pour du logement régulier.
Et là je voudrais peut-être juste
expliquer la différence avec le zonage incitatif, parce que, vous allez voir,
ça s'ajoute à la suite d'un outil qui a été introduit dans le projet de loi
n° 16 l'an dernier sur... sur, dans le fond, la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme. On... On avait introduit... La ministre des Affaires municipales
avait introduit le zonage incitatif. Et là je ne sais pas si on va pouvoir le
voir, mais je vais vous donner deux exemples de terrains différents où on
aurait, par exemple, ici le zonage différencié et ici le zonage incitatif.
Dans le cas du zonage incitatif, qui avait
été proposé, bien, si on était un promoteur de logement social ou abordable, on
voulait faire une densité supérieure, bien, on pouvait, avec... négocier avec
la municipalité, avec un contrat, une entente avec la municipalité puis faire
davantage de densité, jusqu'à 33 %, et 50 % sur des axes de transport
en commun. Donc, c'était... On pouvait faire davantage. Mais par contre, le
problème, c'est qu'un promoteur privé qui voulait faire du logement régulier
pouvait, peut aussi, dans le zonage incitatif, venir cogner à la porte de la
ville et dire : Bien, moi, je vous offre de vous faire un aménagement dans
le parc à côté en échange d'une densité supérieure, la même que pour le
zonage... que pour... que pour du logement abordable. Et un autre promoteur,
qui, lui aussi, veut faire du logement régulier, pourrait cogner à la porte de
la ville et dire : Bien, moi je voudrais cette densité-là puis, en
échange, je vais vous offrir un immeuble de... par exemple, LEED, avec une
norme environnementale supérieure. Donc, tous les projets se retrouvaient sur
le même pied d'égalité au moment d'acheter un terrain... et devoir négocier
avec la municipalité pour avoir une densité supérieure. Zonage incitatif.
Mais le zonage différencié, ce qu'on va
introduire ici, et je remercie la ministre pour son ouverture de me permettre
de le déposer, bien, c'est qu'ici, de facto, de plein droit, une municipalité
va pouvoir venir établir et dire : Bien, pour un projet de logement social
et abordable, bien, ici, vous allez pouvoir faire une densité x, mais, si vous
voulez faire seulement du projet... du logement régulier, bien, vous aurez une
densité moindre. Et donc tout le monde part avec les mêmes bases, tout le monde
sait qu'est-ce qu'ils peuvent obtenir. Pas de négociation. Et, à ce moment-là,
bien, les projets de logements sociaux et abordables ont un avantage
concurrentiel, où ils savent qu'ils vont pouvoir faire du... de la densité
supérieure, et donc le coût par unité va être moindre. Et évidemment, bien,
c'est un avantage financier, hein, parce que le coût du terrain, on doit le...
le diviser par le nombre d'unités. Et donc c'est une façon pour la municipalité
de... de donner un incitatif financier pour que ça coûte moins cher, faire du
logement social et abordable.
C'est un outil qui ne coûte rien, ni aux
municipalités ni au gouvernement, mais les municipalités ne pouvaient pas le
faire. Et c'est ce que maintenant les prochains articles vont venir introduire.
Et je rappellerai que j'avais déposé un projet de loi il y a quelques...
quelques mois pour permettre le zonage différencié. Les paramètres ont changé
quelque peu ici. Vous allez le voir, on ne vient pas préciser la nature
juridique de ceux qui portent les projets, donc ça peut être n'importe qui du
privé, ou des OBNL, ou offices municipaux, en autant que ce soit du logement
social et abordable. Voilà.
Donc... Donc, je vais maintenant procéder
à la lecture, M. le Président. Je veux juste boire un petit peu parce que ça va
être assez long.
• (16 h 20) •
Alors, je commence. Article 2.1 :
Insérer, après l'article 2 du projet de loi, le suivant :
«2.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 145.35.4, de ce qui suit :
«SECTION X.2
«LE ZONAGE DIFFÉRENCIÉ
«145.35.5. Toute municipalité peut adopter
un règlement relatif au zonage différencié afin de favoriser la construction de
logements abordables ou sociaux.
«145.35.6. Le règlement peut contenir
toute... toute norme conforme aux dispositions de l'article 113, à l'exclusion
d'une norme relative aux usages, qui est destinée à s'appliquer en remplacement
d'une norme contenue dans le règlement de zonage.
«Une norme de remplacement s'applique à un
projet lorsque les conditions suivantes sont réunies :
«1° le demandeur du permis de construction
ou du certificat d'autorisation indique à la municipalité qu'il souhaite être
assujetti aux normes de remplacement;
«2° le projet consiste principalement en
la construction d'unités de logement abordable ou social, conformément aux
exigences prévues à cette fin dans le règlement.
«145.35.7. Le règlement doit prévoir des
normes permettant d'assurer le caractère social ou abordable des logements pour
la durée qu'il détermine.
«Le règlement peut prévoir qu'une
infraction à l'une ou l'autre de ses dispositions en cette matière est
sanctionnée par une amende dont il est prescrit... dont il est prescrit les
montants minimal et maximal, pour autant <que...
Mme Dufour :
...les
montants minimal et maximal, pour autant >que le montant maximal n'excède
pas 10 000 $.
«Le règlement peut prévoir des montants
minimal et maximal distincts en cas de récidive et lorsque le contrevenant n'est
pas une personne physique.»
Donc, je ne pense pas que j'ai besoin de
lire les commentaires ici, là, j'ai comme déjà expliqué, c'est ça, toute la
nature, là. Je pense que j'ai... Voilà. Donc, merci, M. le Président. Puis
maintenant je peux répondre aux questions.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Pas de problème. Alors, est-ce qu'il y a des questions suite à l'amendement déposé
par la députée de Mille-Îles? Mme la ministre.
Mme Laforest : OK. OK. Bien,
moi, M. le Président, c'est sûr que la notion du zonage différencié,
honnêtement, on a eu quand même plusieurs discussions, ma collègue et moi,
collègue des Mille-Îles, et oui, c'est important d'amener ici, dans le projet
de loi, la notion du zonage différencié parce qu'on avait ajouté également le
zonage incitatif. Il y a eu certaines discussions lorsqu'on a suspendu la
commission. Alors, moi, les propos ont tous été... les informations ont été
données à ma collègue de Mille-Îles. Puis je crois que, pour elle, elle sera
très satisfaite d'amener ici, dans le projet de loi, «zonage différencié». On
est là pour faire évoluer les projets de loi, puis là, on peut l'amener à
cette... à ce stade-ci, considérant qu'on a amené d'autres mesures comme le
zonage incitatif également. Mais, moi, tout a été dit à ma collègue des
Mille-Îles. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Oui. Députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci. Puis je
tiens vraiment à remercier la ministre, qui a... qui a montré beaucoup
d'ouverture, là, à accueillir cette proposition. C'est sûr qu'il y a eu des
petits ajustements, mais... mais ça reste que c'était un outil qui était
demandé par les municipalités, demandé par plusieurs groupes qui font du
logement social ou abordable, notamment le groupe UTILE, qui fait du logement
pour étudiants. Il y a le chantier... le Chantier de l'économie sociale, Vivre
en Ville, qui l'avaient demandé.
Donc... Donc, c'est un outil qui n'est
pas, disons... qui est... qui est mieux encadré, dans le sens où, contrairement
au zonage incitatif ou même au superpouvoir qui a été octroyé dans le projet de
loi 31, où, là, il y a une certaine forme de discrétion du conseil
municipal, bien, ici, c'est de plein droit qu'on vient le préciser. Donc, tout
le monde connaît les règles, et ça vient limiter, pour les maires qui sont
inconfortables avec l'idée d'avoir à travailler avec du discrétionnaire et
peut-être l'apparence de conflits d'intérêts que ça peut... ça peut provoquer....
Donc, avec le zonage différencié, ici, tout le monde connaît les règles, c'est
clair. Donc, voilà. Merci, merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons mettre aux
voix l'article... l'amendement 2.1.
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Par
appel nominal. Alors, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Pour, contre, abstention. Mme... Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
Mme Setlakwe : Pour.
La Secrétaire : Mme Laforest
(Chicoutimi)?
Mme Laforest : Pour.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire :M. Grandmont
(Taschereau)?
M. Grandmont : Pour.
La Secrétaire : M.
Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Amendement 1.3.
Mme Dufour : Merci. Il y en a
quelques-uns, là. Les amendements suivants vont venir définir un peu, là, et
faire de la concordance.
Donc, article 1.3 : Insérer,
après l'article 1.2 du projet de loi, tel qu'amendé, le suivant :
«1.3. L'article 1, 2, 3 de cette loi
est modifié...» C'est-tu ça, l'article 1, 2, 3? C'est ça? 123?
Une voix : ...
Mme Dufour : OK. Parfait.
«1.3. L'article 123 de cette loi est
modifié par l'insertion, dans le paragraphe 2° du quatrième alinéa et après
«incitatif», de «ou le règlement relatif au zonage différencié».
Donc ici, là, je ne sais pas si je dois
absolument lire tout le paragraphe. Est-ce que je dois le lire s'il est à
l'écran?
Le Président (M. Schneeberger) : Bien,
moi, j'ai... Il n'y a pas une obligation de le lire. Je pense que c'est...
c'est de la concordance, alors, je pense, tout le monde a compris.
Mme Dufour : Dans le fond,
c'est... c'est de la concordance, là. Vous êtes à l'aise que je ne le lise pas
au complet?
Le Président (M. Schneeberger) : Si
quelqu'un veut le... en fait la demande, il peut. Moi, à ce moment-ci, je ne
vois pas la nécessité.
Mme Dufour : Dans le fond,
c'est... c'est ça, là où c'était déjà prévu qu'on prévoit un règlement relatif
au zonage incitatif, bien, maintenant, on va... on va dire «le règlement de
zonage incitatif ou le règlement relatif au zonage différencié», tout
simplement. Donc, ça, c'était l'article 1.3.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce que l'article 1.3 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 140.3.
Mme Dufour : OK. Là, on passe
à l'article <140.3?...
Mme Dufour :
...OK.
Là, on passe à l'article >140.3?
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
oui, 140.3.
Mme Dufour : Je vais juste
attendre qu'il s'ouvre. Parfait.
Donc, l'article 140.3 dit : Insérer,
après l'article 140.2 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«140.3. Malgré le paragraphe 2° du
quatrième alinéa de l'article 123 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
modifié par l'article 1.3 de la présente loi, un règlement relatif au
zonage différencié et un règlement qui modifie ou remplace ce règlement n'est
pas susceptible d'approbation référendaire lorsque le projet de règlement est
adopté avant le (indiquer ici la date qui suit de cinq ans celle de la sanction
de la présente loi).»
J'explique. Ici, l'objectif, c'est, en
fait, de ne pas imposer aux municipalités, au début... Et c'est la même chose
qui a été faite dans le zonage incitatif au début de l'étude du projet de loi
n° 57, là, de permettre aux municipalités d'adopter du zonage différencié,
mais sans avoir à faire tout le processus référendaire, là, qui pourrait
finalement être bloqué, tant que... Parce qu'au début ça va prendre une analyse
de territoire assez... assez complexe pour le faire sur l'ensemble du
territoire. Donc ici, ça va permettre aux municipalités d'agir rapidement sur
certains secteurs, le temps... Et, après un certain moment, elles devront donc
adopter des règlements, un règlement qui sera, lui, susceptible d'approbation
référendaire. Mais, compte tenu de l'urgence d'agir, de... comme ça a été fait,
puis c'était une demande de la mairesse de Longueuil, si je ne me trompe pas,
là, de... dans le zonage incitatif, de se donner un certain moment, c'est la
même chose qu'on... qu'on propose ici.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement proposé par la députée de
Mille-Îles? Aucune. Alors, est-ce que l'amendement qui introduit
l'article 1.3 est adopté... 140.3, je veux dire, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 1.1.
Mme Dufour : Parfait.
Article 1.1. Ici, encore une fois, c'est de la concordance.
Article 1.1 : Insérer, avant l'article 2
du projet de loi, le suivant :
«1.1. L'article 110.10.1 de la Loi
sur l'aménagement et l'urbanisme (chapitre A-19.1) est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «ou le règlement relatif au zonage
incitatif» par «, le règlement relatif au zonage incitatif ou le règlement
relatif au zonage différencié».
Donc, encore une fois, là, c'est...
c'est... on vient tout simplement faire une concordance pour permettre le
zonage différencié.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Questions sur l'amendement? Aucune. Alors, est-ce que l'amendement qui
introduit l'article 1.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 3.2.1.
Mme Dufour : Exactement. Ici,
encore une fois de la concordance. C'est pour permettre le zonage différencié.
Donc, article 3.2.1 : Insérer,
après l'article 3.2 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«3.2.1. L'article 264.0.9 de cette
loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «ou son
règlement relatif au zonage incitatif» par «, son règlement... relatif au
zonage incitatif ou son règlement relatif au zonage différencié». Donc, voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'amendement proposé? Aucune. Est-ce que l'amendement qui
introduit l'article 3.1.2... 3.2.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 1.2.
Mme Dufour : Encore une fois,
de la concordance.
Article 1.2 : Insérer, après l'article 1.1
du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«1.2. L'article 120 de cette... loi,
pardon, est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1 ° du premier
alinéa, de «au règlement adopté en vertu de l'article 116 et au règlement
adopté en vertu de l'article 145.21» par «au règlement... adopté en vertu
de l'article 116, 145.21 ou 145.35.5».
Ça, c'est le fameux zonage différencié,
encore une fois, qu'on a rajouté, la nouvelle disposition.
• (16 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'amendement proposé? Non. Est-ce que l'amendement qui introduit
l'article 1.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 4.1.
Mme Dufour : Article 4.1.
Encore une fois, de la concordance, mais cette fois dans la Charte de la Ville
de Longueuil.
Donc, article 4.1 : Insérer,
avant l'article 5 du projet de loi, le suivant :
«4.1. L'article 72 de la Charte de la
Ville de Longueuil (chapitre C-11.3) est modifié par l'insertion, dans le
premier alinéa et après «X.1», de «, X.2 ».
Commentaire...
16 h 30 (version révisée)
Mme Dufour : ..., X.2».
Commentaire. Non, je n'ai pas... Bien,
c'est ça, c'est... c'est de la concordance encore une fois, comme je disais,
dans la Charte de la Ville de Longueuil.
Le Président (M. Schneeberger) :
Questions? Est-ce que l'amendement qui introduit l'article 4.1 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 5.1.
Mme Dufour : Oui. Là, ça
va être maintenant la Charte de la Ville de Montréal. Vous comprendrez que c'est
à peu près la même chose. Donc, article 5.1. Insérer, avant l'article 6
du projet de loi, le suivant :
5.1. L'article 131 de la Charte de la
Ville de Montréal, métropole du Québec (chapitre C-11.4) est modifié par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «X.1», de «, X.2».
Donc, encore une fois, de la concordance
pour permettre le zonage différencié dans la Charte de la Ville de Montréal.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Questions? Est-ce que l'amendement qui introduit l'article 5.1
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 8.1.
Mme Dufour : C'est le
dernier, M. le Président. Cette fois, c'est la Charte de la Ville de Québec.
Donc, article 8.1. Insérer, avant l'article 9 du projet de loi, le suivant :
8.1. L'article 115 de la Charte de la
Ville de Québec, capitale nationale du Québec (chapitre C-11.5) est
modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après... après «X.1», de «,
X.2».
Donc, encore une fois, on rajoute le
zonage différencié dans la Charte de la Ville de Québec.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Questions? Est-ce que l'amendement qui introduit l'article 8.1
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, c'est tout pour les amendements. Alors, nous poursuivons
le...
Mme Dufour : Oui. Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui?
Mme Dufour : Oui, je
voulais juste remercier tout le monde pour cette collaboration. Puis c'est un
outil qui va être très utile, j'en suis convaincue, pour permettre plus de
logements sociaux et abordables.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parfait. Merci beaucoup.
Mme Dufour : Merci,
merci...
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, nous poursuivons. Article 147.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Y a-tu d'autres amendements? OK. Parfait. Alors...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce que vous l'avez eu?
Mme Laforest : Oui, on a
l'amendement, M. le Président, pour les commissions scolaires.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui.
Mme Laforest : Alors...
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce qu'il a été déposé au greffe?
Mme Laforest : Oui, tout
est déposé au greffe, là, c'est une question de... Bien, c'est important qu'on...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, oui. Alors, nous allons suspendre quelques instants, le temps qu'ils
procèdent, là. Alors, nous suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 33)
(Reprise à 16 h 55)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous recommençons les... reprenons les travaux. Alors, je laisse la parole à la
ministre avec l'article 147.
Mme Laforest : Alors, l'amendement...
Je vais lire l'article, M. le Président. 147 : Les dispositions des
articles 54, 55, 58, 61, 77, 81.1, 81.2, 99, 100, 125, 126, 128, 129, 130,
132, 133, 134.1, 174, 175, 177, 177.1, 178, 179, 182, 183, 300 et 341 de la Loi
sur les élections et les référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2)
et celles de l'annexe I de la Loi sur l'organisation territoriale (chapitre O-9),
telles qu'elles se <lisent...
Mme Laforest :
...et
celles de l'annexe I de la Loi sur l'organisation territoriale (chapitre O-9),
telles qu'elles se >lisent (indiquer ici la date que précède celle de la
sanction de la présente loi), continuent de s'appliquer à un processus
électoral qui débute avant l'élection générale municipale de 2025.
Les dispositions des articles 47 et
518 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités,
telles qu'elles se lisent le (indiquer ici la date qui précède celle de la
sanction de la présente loi), continuent de s'appliquer à un processus
électoral ou référendaire qui débute avant le 1er janvier 2025.
Les dispositions des articles 174.1
et 179.1 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités,
édictés par les articles 86 et 92 de la présente loi, ne s'appliquent pas
à un processus électoral qui débute avant l'élection générale municipale de
2025.
Aux fins du présent article, un processus
électoral débute lorsqu'un avis est donné conformément à l'article 99 de
la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités et un
processus référendaire débute lorsqu'un avis est donné conformément à l'article 539
de cette loi ou, en l'absence d'un tel avis, conformément à l'article 572
de cette loi.
Alors, ici, on vient assurer les
modifications aux procédures électorales, qui s'appliquent au même moment dans
toutes les municipalités, soit lors des prochaines élections générales.
Alors, ici, M. le Président, j'ai un
amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : ...Alors,
allez-y, vous pouvez le lire.
Mme Laforest : L'article 147.
Article 147 du projet de loi :
1° insérer, dans le premier alinéa et
après «électoral», «ou référendaire»;
2° insérer, après le deuxième alinéa, le
suivant :
«Les dispositions des articles 171 et
172 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités,
telles qu'elles se lisent le (indiquer ici la date qui précède celle de la
sanction de la présente loi), continuent de s'appliquer à un processus
électoral qui débute avant le (indiquer ici la date de la sanction de la
présente loi)»;
3° insérer, dans le troisième alinéa et
après «électoral», «ou référendaire».
Alors, cet amendement, M. le Président,
c'est une référence au processus référendaire dans le premier et le troisième
alinéa de l'article 147 du projet de loi, afin que les règles actuelles
puissent continuer à s'appliquer à ces processus de façon transitoire.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci...
Mme Laforest : Certains
de ces articles applicables en matière électorale s'appliquent également en
matière référendaire en vertu de l'article 567 de la LÉRM. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup pour les explications. Alors, premièrement, est-ce qu'il y a des
questions sur l'amendement présenté sur le 147? Non, aucun. Parfait. Alors, à
ce moment-là... L'article 147 tel qu'amendé, est-ce qu'il y a des
questions?
Mme Dufour : Non, M. le
Président, il n'y a pas de question.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article... l'amendement sur 147 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 147, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, à ce moment-là, on va y aller avec... Il y avait un amendement sur
147.1.
Mme Laforest : 147.1. Insérer,
après l'article 147 du projet de loi, le suivant :
147.1. Malgré les paragraphes 4° et 5° de
l'article 300 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités (chapitre E-2.2), aucun membre du conseil d'une municipalité
n'est inhabile pour le motif qu'il est membre élu, nommé ou désigné du conseil
d'administration d'un centre de services scolaire anglophone avant le 2
novembre 2025.
Voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement 147.1?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Aucunement?
Alors, est-ce que l'amendement qui introduit l'article 147.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté...
J'ai... La suite, 151. Parfait.
• (17 heures) •
Mme Laforest : 151. Les
dispositions de la présente loi entrent en vigueur le (indiquer ici la date de
la sanction de la présente loi), à l'exception :
1° de celles des articles 116 et 118,
qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui suit d'un mois celle de la
sanction de la présente loi);
2° de celles des articles 14, 15, 34,
38, 55, 61, 124 et 138, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui
suit les trois mois celle de la sanction de la présente loi);
3° de celles des articles 13, 16, 28,
32, 33, 37, 39, 43, 54, 56, 60, 62 et 139, qui entrent en vigueur le (indiquer
ici la date qui suit de six mois celle de la sanction de la présente loi);
4° de celles des articles 103 à 107,
109, 112, 113, 115 et 123, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2025;
5° de celles des paragraphes 2° et 3° de
l'article 97, qui entrent en vigueur le 19 septembre 2025;
6° de celles des articles 127 à 131,
qui entrent en vigueur le 2 novembre 2025;
7° de celles de l'article 95, qui
entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier règlement pris
après le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) modifiant le
Règlement sur les modèles du bulletin de vote et la formule de gabarit lors des
élections et des référendums municipaux (chapitre E-2.2. r. 1).
Alors, ici, l'article 51 du projet de loi
prévoit les dispositions de la loi qui entreraient...
17 h (version révisée)
Mme Laforest : ...(chapitre E-2.2,
r. 1).
Alors, ici, l'article 51 du projet de
loi prévoit les dispositions de la loi qui entreraient en vigueur le jour de sa
sanction, à l'exception :
des dispositions concernant le caractère
public à l'adresse des candidats, qui entreraient en vigueur un mois après la
sanction de la loi;
des dispositions concernant la
participation à distance aux séances du conseil d'un organisme municipal, qui
entreraient en vigueur trois mois après la sanction de la loi;
des dispositions concernant les normes en
matière d'ordre, de respect et de civilité pendant les séances du conseil d'un
organisme municipal, les codes d'éthique des régies intermunicipales et les
mesures favorisant l'achat de biens et de services québécois ou autrement
canadiens, qui entreraient en vigueur six mois après la sanction de la
loi;
des dispositions concernant la portabilité
au rôle des barrages qui sont la propriété de l'État ou dont il a l'administration
ou la gestion, qui entreraient en vigueur le 1er janvier 2025;
de plusieurs dispositions concernant les
élections municipales, dont certaines entreraient en vigueur au 1er janvier
2025 ou d'autres entreraient en vigueur aux fins des élections générales et
municipales de 2025;
des dispositions concernant l'élection et
le mandat du préfet d'une municipalité régionale de comté, qui entreraient en
vigueur le 2 novembre 2025;
des dispositions concernant la couleur des
bulletins de vote, qui entreraient en vigueur en même temps qu'un règlement
modifiant le règlement sur les modèles des bulletins de vote et la forme du
gabarit lors des élections et des référendums municipaux.
Alors ici, M. le Président, on vient tout
simplement déterminer les dates à partir desquelles les dispositions du projet
de loi, que nous avons étudié, entreraient en vigueur. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors
là, vous avez aussi lu l'amendement qui s'y rattachait, au 151, c'est ça? C'est
bien ça?
Mme Laforest : Oui, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : ...M. le
Président, je vais...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...je veux
juste poser une question générale. La ministre a mentionné les différentes
dispositions qui s'appliquent dans un mois, dans trois mois, dans six mois,
dans neuf mois. Juste préciser... C'est peut-être moi qui a manqué, là,
mais pour tout ce qui concerne... tout ce qui vise à améliorer le climat dans
lequel évoluent les élus. J'ai compris que c'était plutôt six mois, là,
comme l'obligation du... oui, il faut laisser du temps pour l'adoption du
règlement de régie interne, là, c'est six mois. Mais juste, généralement,
là, ce qui vise à améliorer le climat, puis les différents recours, et toutes
les différentes mesures... juste nous rassurer que tout ça va entrer en vigueur
à temps, là, pour que ça puisse avoir... qu'on puisse voir des effets positifs
à temps pour les prochaines élections.
Mme Laforest : Oui. Alors...
En fait, toutes les mesures vont entrer à la suite de l'adoption du projet de
loi, qu'on fera bientôt. Maintenant, c'est sûr que, par exemple, les mesures
comme la confidentialité des adresses des candidats pour les élections... C'est
pour ça ici qu'on vient ajouter des articles, parce qu'évidemment les
prochaines élections n'ont pas lieu. C'est en novembre 2025. Donc, c'est
des articles ici qu'on prévoit à des dates logiques pour introduire ces
nouvelles mesures. Mais toutes les autres mesures du projet de loi vont entrer
en vigueur immédiatement. Comme par exemple, dans les municipalités de 2 000
et moins, qu'on passait des conseillers... qu'on pouvait passer des conseillers
de 6 à 4, également, ça va passer aux prochaines élections. Mais tout le reste
en vigueur... entre en vigueur immédiatement pour la protection des élus, les
infractions, et tout, et tout.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends, puis il y a eu une réflexion. Mais qu'est-ce qui fait donc qu'on
attend dans certains cas jusqu'à neuf mois?
Mme Laforest : Ça dépend des
dates d'entrée en vigueur, tout simplement, pour... pour que les règlements
entrent en vigueur. Il faut respecter certaines mesures, dépendamment des...
Comme, si la formation des élus, c'est de six mois obligatoires, il faut
considérer ces dates-là aussi. C'est pour ça que chaque article est bien défini
ici.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui?
Parfait. Alors, à ce moment-là, est-ce que l'amendement de l'article 151
est adopté?
Mme Laforest : ...M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
vous l'avez... OK, vous ne l'aviez pas lu?
Mme Laforest : Non. Il faut
que je lise l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ah! OK. Parce que je vous ai demandé tantôt si vous l'aviez lu, vous m'avez dit
oui, alors... C'est parce que c'est très long.
Mme Laforest : Eh! J'ai dit
ça?
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui.
Mme Laforest : C'est
impossible. Non.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
la ministre...
Mme Laforest : Non, je...
Le Président (M. Schneeberger) :
...la ministre ne se trompe jamais.
Mme Laforest : Je dis
toujours la vérité.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
allez-y pour la lecture.
Mme Laforest : Article 151...
Bien, c'est important parce que là, c'est là que le projet de loi va entrer en
vigueur aussi avec les nouveaux... les nouvelles dispositions, suite aux
questions de ma collègue. Remplacer l'article 151 du projet de loi par le
suivant :
151. Les dispositions de la présente loi
entrent en vigueur le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi),
à l'exception :
1° de celles des articles 116,
118 et 118.1, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui suit d'un
mois celle de la sanction de la présente loi);
2° de celles des articles 14,
16, 34, 39, 55, 61, 124 et 138, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date
qui suit de trois mois celle de la sanction de la présente loi);
3° de celles des articles 13,
15, 28, 32, 33, 37, 38, 43, 54, 56, 60, 62 et 139, qui entrent en vigueur le
(indiquer ici la date qui suit de six mois celle de la sanction de la présente <loi)...
Mme Laforest :
...3° de
celles des articles 13, 15, 28, 32, 33, 37, 38, 43, 54, 56, 60, 62 et 139,
qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui suit de six mois celle de
la sanction de la présente >loi);
4° de celles des articles 116.1,
116.2, 117.1 à 117.5 et 118.2, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date
qui suit de neuf mois celle de la sanction de la présente loi);
5° de celles des articles 66,
103 à 107, 109, 112 à 115 et 123, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2025;
6° de celles des paragraphes 2° et 3°
de l'article 97 et de l'article 115.1, qui entrent en vigueur le 19
septembre 2025;
7° de celles des articles 99.1
et 127 à 131 qui entrent en vigueur le 2 novembre 2025;
8° de celles des articles 95 et
95.1, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier
règlement pris après le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi)
modifiant le Règlement sur les modèles de bulletins de vote et la forme du
gabarit lors d'élections et des référendums municipaux (chapitre E-2.2,
r.1);
9° de celles de l'article 12.1,
qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur des premiers montants
ou pourcentages fixés, après la sanction de la présente loi, par le ministre
des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, en
vertu de l'article 114.11 de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19).
Alors, voilà, M. le Président, on
détermine les dates avec les amendements, tous les amendements que nous avons
ajoutés dans le projet de loi pour les dispositions du projet de loi qui
entrent en vigueur. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, je vais répéter ma question. Est-ce qu'il y a des questions concernant
l'amendement sur le 151? Aucune. Alors, à ce moment-là, est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 151, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Là, nous en sommes au niveau du titre du projet de loi. Il y avait un
amendement au niveau de l'entrée en vigueur.
Mme Laforest : Oui. Insérer,
dans le titre du projet de loi et après «ÉLUS», «MUNICIPAUX».
Donc, cet amendement modifie le titre du
projet de loi en concordance avec les modifications qu'on a apportées lors de
la loi dont l'édiction est proposée par l'article 1 du projet de loi.
Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que c'est adopté, l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Après ça, on a les intitulés du chapitre I. Il y a un amendement aussi à
ce niveau-là.
Mme Laforest : Intitulé du
chapitre I. Insérer, dans l'intitulé du chapitre du projet de loi et après
«ÉLUS», «MUNICIPAUX».
Voilà. Même chose, concordance, M. le
projet de loi... «M. le projet de loi».
Le Président (M. Schneeberger) : Je
suis tout un projet. Voilà. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Bon. Alors, les intitulés des chapitres, tels qu'amendés, sont-ils
adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce qu'il y a des interventions sur le titre du projet de loi tel qu'amendé?
Ça va? Est-ce que le titre du projet de loi, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Je propose que la commission recommande la renumérotation du projet de loi
amendé et je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des
références. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous en sommes maintenant aux remarques finales. Alors, je laisserais la
députée de Mont-Royal—Outremont débuter. Voilà.
• (17 h 10) •
Mme Setlakwe : Bien, merci,
M. le Président. Non, je serai brève. Je pense que j'ai eu amplement
l'opportunité de m'exprimer sur ce projet de loi. Donc, bien, premièrement, je
voudrais remercier la ministre avec qui ce fut un plaisir, un véritable plaisir
de collaborer. Je pense que toutes nos sessions de travail se sont bien
déroulées. On a eu des discussions, des belles discussions de fond. Ça s'est
fait de façon constructive. Il y avait une excellente collaboration. Je
voudrais remercier tous les collègues, là, des banquettes du gouvernement, tous
les membres de la commission, tous les membres de vos équipes. Je ne veux pas...
je ne veux pas être trop spécifique parce que je vais en oublier, mais toutes
les personnes qui se sont présentées en commission sous différents volets, Mme
la sous-ministre, les légistes, c'était vraiment un plaisir. Merci à M. le
Président, à tous les membres de la commission.
Sur le fond, bien, écoutez, vous savez où
je loge par rapport... mais spécifiquement. Évidemment, on parle d'un omnibus
qui touche à différents volets du monde municipal. Puis moi, ayant oeuvré dans
le monde municipal, j'étais... je comprenais très bien, là, qu'on puisse... qu'on...
l'objectif visé de moderniser, donc, différents volets, c'était vraiment un
plaisir de pouvoir... de pouvoir contribuer à ces différentes nouvelles
mesures. Puis pour ce qui est, bien, du volet central du projet de loi, sur la
protection des élus, je suis fière d'avoir contribué à mettre en oeuvre ce
nouveau <régime...
Mme Setlakwe :
...je
suis fière d'avoir contribué à mettre en œuvre ce nouveau >régime. J'avais
des inquiétudes, je continue d'en avoir, des inquiétudes, par rapport à
l'atteinte du juste équilibre, là. Je ne voudrais surtout pas qu'on... que ces
nouvelles mesures qui visent vraiment à apporter des solutions à une véritable
problématique, je ne voudrais pas que ça ouvre la porte à des abus dans l'autre
sens puis que ça vienne brimer les citoyens dans leur... dans leur droit, là,
de s'exprimer.
Mais vous savez aussi où je loge par
rapport au rôle des élus, je l'ai dit, je le redis : Un élu doit être à
l'écoute, mais un élu a le droit d'évoluer dans un milieu empreint de respect
et de civilité. Puis je pense que, quand il y a... il y a justement des
comportements inacceptables, abusifs, mais ça ne nuit pas juste à l'élu, là, il
faut se le rappeler, ça nuit à l'institution, ça nuit à notre démocratie, puis
ça nuit aux autres citoyens qui veulent venir s'exprimer, qui ne le font
peut-être pas sur une base régulière, mais qui... qui n'ont pas envie non plus
d'intervenir dans un contexte difficile où... où, c'est ça, le climat est... le
climat se dégrade. Il y a vraiment eu une dégradation du climat dans le monde
municipal. Puis il n'y a rien de parfait, mais je pense qu'on a... on a...
Moi, en tout cas, on a voté pour, on a
contribué à un projet de loi qui vise à apporter des solutions puis on verra,
dans l'avenir, quels ajustements devront être mis en oeuvre, mais... mais voilà.
Je pense, c'était vraiment important de poser des gestes pour s'assurer qu'il y
ait une belle relève en politique municipale. C'est un domaine qui est vraiment
stimulant, vraiment intéressant. Puis il faut absolument s'assurer que ça
demeure attractif, puis qu'on ait... qu'on ait des candidats de qualité, des
gens motivés qui ont envie de s'impliquer. Il ne faut pas qu'ils soient
découragés par rapport à ce qu'ils entendent. Donc, voilà, je terminerais
là-dessus, M. le Président. Ce fut, encore une fois, un plaisir de collaborer
avec vous tous.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, je pense...
Mme Setlakwe : ...que je dise
merci à mon recherchiste, M. Angers, avec qui...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : ... — non,
mais là, je... ce n'est pas... ce n'est pas correct — avec qui j'ai
collaboré, qui a été d'un soutien incroyable. Donc, merci à Jean-Philippe
Angers, qui a été à mes côtés durant toute la période d'étude et des
consultations pour ce projet de loi n° 57.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Merci beaucoup. Alors, nous allons maintenant du côté de la ministre. Je vous
écoute.
Mme Laforest : Alors, merci
beaucoup, M. le Président. Écoutez, c'est un projet de loi assez particulier,
la protection des élus. Puis il y avait d'autres mesures également dans le
milieu municipal, également, pour des mesures, par exemple, avec ma collègue,
zonage différencié, le zonage incitatif qu'on a fait. C'est important de le
mentionner, M. le Président, d'emblée, que la liberté d'expression restera
toujours, et le travail des journalistes est essentiel. Donc, le projet de loi
n° 57, vraiment, si je peux dire, c'est pour donner le goût aux élus de se
présenter aux élections municipales. C'est pour protéger également les députés
de l'Assemblée nationale.
Donc, je remercie tout de suite mon
collègue ministre de la Justice, Simon, qui a vraiment collaboré avec le projet
de loi, également, mon ministre... le ministre responsable des Institutions
démocratiques, Jean-François, également, parce que tout le monde a mis, si je
peux dire, l'épaule à la roue.
Puis ce que je peux dire, je remercie
vraiment ma collègue de Mont-Royal—Outremont, parce que,
oui, on le voyait, on a eu quand même juste deux ou trois semaines pour
étudier le projet de loi, plus de 150 articles avec des amendements. Puis,
c'est sûr que je vous félicite, parce qu'on voit que vous aviez une belle
expérience dans le milieu municipal pour que ça fonctionne aussi bien.
Merci à mon collègue de Taschereau, des
Îles-de-la-Madeleine également, qui s'est présenté, c'est certain. Merci
beaucoup, M. Jean-Philippe Angers. Merci à vous. Surtout mes collègues, hein,
merci, vraiment. Je suis contente d'être avec vous. Votre patience, députés...
Et évidemment mon préféré qui est ici, dans la salle, député de Jonquière,
parce qu'il vient de ma région, à côté de chez moi, merci beaucoup. Évidemment,
député de Côte-du-Sud, qui est ici, Rouyn-Noranda, ma collègue, qui a été ici
également, de Rivière-du-Loup—Témiscouata. Toute l'équipe des Affaires
municipales, merci vraiment. Katia, sous-ministre extraordinaire, merci
beaucoup. Le directeur de cabinet, Anis Telmat, merci. Merci, M. le Président.
Merci, vraiment. Puis, en même temps, l'équipe qui n'est pas ici, mais qui est
aux Affaires municipales également. Merci beaucoup.
Donc, on a introduit plusieurs nouvelles
lois, mais en même temps, on le dit : Oui, on veut protéger les élus, mais
aux élus municipaux, ça prend un bon leadership, ça prend des qualités pour
être élu municipal, ça prend également beaucoup d'écoute envers les citoyens.
Donc, dites-vous que oui, on veut vous protéger, mais en même temps, posez-vous
la question, si vous y allez, est-ce que c'est pour les bonnes raisons? Parce
qu'on veut quand même des gens de qualité.
Maintenant, les règles sont beaucoup plus
claires avec les infractions ici, dans le projet de loi. Il va y avoir une
obligation de régie interne avec les conseils municipaux, donc ce sera vraiment
bien établi. Obligation de formation aussi à nos élus municipaux, les
six premiers <mois...
Mme Laforest :
...aussi
à nos élus municipaux, les six premiers >mois. Donc, les citoyens
le demandaient : Est-ce que nos élus sont bien formés? Bien, maintenant,
ce sera obligatoire d'avoir une bonne formation. De l'accompagnement également,
quand ça se passe mal dans une municipalité, bien, on va avoir le pouvoir,
comme ministre, d'envoyer tout de suite des gens pour aider, peu importent les
besoins, ça va se faire rapidement. Puis aussi pour les mamans enceintes ou qui
viennent d'avoir des bébés, c'était demandé des mères au municipal :
Est-ce qu'on pourrait voter à distance? Alors, voilà, on évolue vraiment. Parce
que, oui, il va y avoir la possibilité de voter à distance, puis c'était être
très, très bien accueilli dans le milieu.
Alors, moi, ce que je peux dire, c'est
qu'en tout respect pour mes collègues, honnêtement, ce projet de loi là vous
appartient, parce que vous êtes tous des élus. Puis je remercie encore une fois
mon gouvernement d'avoir... je crois que c'est... on est rendus au 10e projet
de loi, aux Affaires municipales. C'est une belle évolution dans le milieu
municipal, puis c'est un travail de collaboration à tous.
Ma collègue de Jeanne-Mance... Jeanne-Mance—Viger,
je crois qu'aussi elle est très satisfaite. Puis tout le monde a mis un peu, si
je peux dire, son grain de sel dans le projet de loi. Puis un... un omnibus
municipal, c'est pour ça. Merci également à mon sous-ministre Nicolas Paradis,
qui est toujours avec moi depuis le début. Merci vraiment. M. le Président,
merci. Des fois, c'est long, je comprends, mais vous avez bien fait le travail
encore une fois. Merci, tout le monde, je crois que la soirée sera bonne pour
tout le monde et notre journée de demain également. Alors, merci. Voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
merci, Mme la ministre. Et pour mon cas, bien, vous savez, hein, comme élu
depuis longue date, la première chose qu'on apprend : la meilleure qualité
d'un élu, c'est la patience. Alors, on est... on est habitués, mais oui, très
satisfait du projet de loi. Alors, merci aussi à toute l'équipe au secrétariat,
parce que souvent, bien, ils me ramènent à ma place... toujours plus brillants,
parce que ces gens-là nous suivent à la lettre. Alors, merci à tous au
secrétariat, à tous. Et puis je vous souhaite à tous une belle... une belle
soirée.
Et, à ce moment-ci, la commission, ayant
accompli son mandat, ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 17 h 18)